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Devenu guide de tourisme équestre, Franck Péry ne parvient pas à oublier
déconvenus de sa vie privée. Un héritage dont il a été frustré, un amour qu 'il
a perdu.
Béatrice lui a en effet préféré Walter Picard, avec lequel elle s 'est enfuie.
Il y a quelqu 'un ? Oh, il n 'y a personne ?
Il y
a quelqu 'un ? VoilĂ , voilĂ .
Excusez -moi, je n 'avais pas entendu.
Bonjour. Bonjour.
Cette ferme vous appartient ? Elle est dans la famille depuis plus de 100 ans.
On y faisait l 'élevage de pigeons, à cause de la colombine.
La colombine ? Oui, la fiante.
C 'était un engrais extraordinaire.
Et maintenant, avec tous leurs trucs chimiques, c 'est fini.
De toute façon, il n 'y a plus personne sur le course, alors... C 'est juste,
hein ? Eh oui.
Pas de bruit, pas de fumée, pas de pollution.
Rien que de l 'air pur et du calme.
Mais les gens ne supportent plus ça.
Allez donc, lĂ .
Ă la vĂŽtre.
Et que tout le mal des villes leur fasse beaucoup de bien. Moi, je demande pas
mieux.
C 'est pas tout Ă fait juste.
Quoi ? Ce que vous dites, que les gens n 'ont plus besoin d 'air pur.
Si c 'était vrai, j 'aurais choisi un autre métier.
Qu 'est -ce que c 'est au juste, votre métier ? Je cherche des itinéraires pour
que les gens se baladent en pleine nature pendant plusieurs jours.
Il y a un chouelle.
C 'est tout le charme.
Voyez, monsieur Cazard, j 'ai esquissé une premiÚre route qui couperait votre
bois.
Est -ce que vous accepteriez de nous laisser passer, mes clients et moi ? Ăa
créer une servitude, ça.
Non, le cas est prévu par la législation.
Le seul problĂšme, c 'est de loger mes chevaux et mes jambes.
Alors ça, vous ne trouverez pas.
Dans un rayon de 20 kilomĂštres, il n 'y a rien.
Pourquoi pas ici ?
Ici ? Pour les murs
blanchis, pour les chevaux, ce serait parfait.
Et les cavaliers, vous pourriez les loger ? Bon, j 'ai bien une vieille
lĂ -bas.
On peut voir ?
Ah oui.
Ici, on pourrait faire un dortoir pour les randonneurs.
Vous avez d 'autres chambres ? Ce n 'est pas la place qui manque ici.
J 'en ai cinq en dehors de la mienne.
Dites -donc...
On peut demander combien par tĂȘte de pipe ? Ăa dĂ©pend de ce que vous offrez.
D 'abord, il faudrait donner un bon coup de peinture à tout ça.
Peinture, peinture, vous parlez tout le temps de peinture. J 'ai pas les moyens,
moi.
Demandez une subvention.
Ă quel titre ? L 'habitat rural.
Il ne va y avoir aucun problĂšme.
Vous ĂȘtes drĂŽlement ferrĂ© sur toutes ces questions -lĂ .
Je vais me passer un examen. Il faut bien que ça serve à quelque chose.
Je vais vous dire, moi, je serais pas franchi de voir un peu de monde.
Je suis pas un sauvage, moi.
Vous savez, c 'est... C 'est les gens qui sont partis.
C 'est pas moi qui les ai quittés.
Vous en verrez, M.
Cazal. Et de toute sorte. C 'est que je les aime bien, moi, les gens.
C 'est vrai dire.
L 'homme, c 'est bon comme le pain.
C 'est franc comme l 'or.
On voit qu 'il y a longtemps que vous n 'en avez pas rencontré.
Il n 'y a personne ? Si, il y a quelqu 'un.
Il s 'en touche au dining room.
Quoi ? Au dining room.
Oh, dining room.
C 'est pour le week -end ou pour la nuit ? La nuit.
Je dessine votre cheval ? Non, je prĂ©fĂšre m 'en occuper moi -mĂȘme.
Faites comme chez vous.
Pour la chambre, vous vous adressez au saloon.
Bonjour, Beatrice.
Il y a longtemps.
Presque un an.
Et comment avez -vous su que je vivais ici ? Je ne savais pas.
AprÚs avoir cherché sans trouver, il arrive qu 'on trouve sans chercher.
Le hasard, alors ? Le hasard, pas tout Ă fait.
Vous vous souvenez quand vous m 'avez dit que je m 'étais fait voler mon
héritage ? Oui.
Eh bien, je me suis lancĂ© dans une enquĂȘte.
Et c 'est cette enquĂȘte qui m 'amĂšne dans votre pays.
Oh, monsieur Frank Perry, bienvenue Ă White Rocks.
Dis -moi, c 'est quatre personnes qui voudraient faire une randonnée avant de
coucher du soleil. Tu peux les emmener ? Mais avec quel cheval ? Et ceux -lĂ ?
Ils viennent de rentrer.
Non, mais je ne peux pas perdre une course.
Non, non, non, tu vas me faire le plaisir de les emmener jusqu 'aux
la cave.
Comme tu voudras.
Ne décelez pas, nous repartons tout de suite.
Tout le monde en selle.
Je vais faire le maximum en toute saison, sinon l 'affaire n 'est pas
Elle est rentable ? Je ne me plains pas.
Il faut dire aussi que je pratique des prix imbattables.
J 'organise des stages Wranglers, 15 jours, tout compris 800 francs.
Et puis le cÎté rente, je plais beaucoup.
C 'est vous qui parlez ainsi.
Vous, Walter Picard.
Je fais de l 'argent.
Ah, au fait, tous les samedis, nous organisons une soirée western.
Venez, ça vous distraira.
Descendez ! Et remontez ! Tournez
! Vous n 'avez pas l 'air de vous
amuser beaucoup.
En effet.
Travaillez.
Non, pourquoi ?
Et on rigole et on s 'amuse.
Quatre verres pour les marrons.
Alors, M.
Perry, surpris ?
Parfois, vous vous retrouvez tous les deux en patron de bistrot.
Il n 'y a pas de sommetier.
Non.
Seulement, il y a des chutes ridicules, pitoyables.
C 'est pour ça que vous ĂȘtes si brutal ? Brutal ? Je ne serai jamais assez.
Vous ne connaissez pas ces deux filles ? Quelles filles ? Les deux sĆurs, les
demoiselles Fourcault.
Je vous accorde qu 'en apparence, Il n 'y a rien de plus sympathique.
Mais dans le fond, dans le fond, si je suis tombé dans toute cette mascarade,
cette dérision, il y en a elle que je le dois.
Ah, vous, vous vous ĂȘtes tirĂ© sans trop de mal de leur vif.
Oui,
j 'arrive.
Alors, félicitez -vous -en.
Et filez, sans demander votre reste.
Sous -titrage Société Radio -Canada
La chanson de Jésus.
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