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Franck Péry, jeune américain de mer française, est appelé en Europe pour l
'ouverture du testament de son oncle. Cet oncle est très riche et toutes les
espérances sont ouvertes à Franck, mais, déception, il n 'hérite que d 'un
cheval.
J 'ai beau me creuser la tête, je ne trouve pas la réponse.
Pourquoi mon oncle m 'a -t -il déshérité ? Car enfin j 'ai bien vu.
C 'était moi son héritier le plus direct, et de très loin.
Vous comprenez, vous ? Non, monsieur Franck, moi non plus, j 'ai pas compris.
Asseyez -vous.
Vous m 'avez bien dit qu 'il adorait sa soeur.
Il avait tellement changé.
Dans les derniers temps, j 'ai souvent pleuré, vous savez.
C 'est pas que je suis sensible, mais il avait quelquefois des mots si durs.
C 'est sans doute parce qu 'il était malade.
Je ne vois pas d 'autre explication.
Ce qu 'il a pu changer, cet homme, c 'est pas croyable.
Lui qui était si sociable, il ne voyait plus personne.
À la fin, seul son infirmière pouvait l 'approcher.
Ce n 'est pas une raison pour se moquer de moi.
Comment se moquer de vous ? Ce cheval.
Il ne pouvait pas me déshériter sans me laisser un cheval.
Ah non, ça, il ne pouvait pas.
Pourquoi ? C 'est une tradition de famille.
Voilà mon taxi.
Quelle tradition ? Chez les gamins, les écuries ont toujours été dévolues au
premier mâle.
Il ne restait plus que Cyrus.
Vous avez eu Cyrus ? Eh bien, elle est ridicule, cette tradition.
Ce n 'est pas ça qui me fera aimer la France.
Mais le cheval, c 'est le symbole de la noblesse, de la fierté, de la vie.
Il ne faut pas prendre ça comme ça, monsieur Franck.
C 'est un blason comme un autre.
Ne me faites pas rire avec vos blasons. Laissez, laissez.
Ça fait marre.
C 'est 30 ans de ma vie.
Pourquoi vous ne restez pas?
Je suis trop vieille pour me faire un nouveau maître.
Et à une nouvelle maison, c 'est pas pire?
Je vais chez ma soeur, à Trébordenne.
C 'est pas un château, mais il y a la mer.
Vous viendrez me voir, j 'en suis sûre.
Naturellement, je viendrai vous voir, mais comment pouvez -vous en être sûre?
Parce que vous êtes un jamin.
Quoi que vous en pensiez, et les gamins ont toujours considéré leurs serviteurs
comme des amis.
Votre servante, Monsieur Franck.
Votre servante.
Alors tu décides.
Oh, écoute, il faut lui parler.
Ça fait 15 jours qu 'il est ici.
Il ne va quand même pas y passer sa vie.
Délicat. Eh bien, ce qui est délicat, si tu me permets de te le dire, c 'est
plutôt... Bonjour.
Bonjour, M. Perry.
Vous avez bien dormi ? Très bien. Je me suis fait ouvrir les grenons et
maintenant, ça va.
Café ? Oui, s 'il vous plaît.
Nous parlions justement de vous.
Nous nous demandions quelles étaient exactement vos intentions.
Vous voulez dire concernant mon départ ? Oui.
Je ne voudrais pas avoir l 'air de vous mettre à la porte, mais nous aimerions
bien connaître votre date.
Moi aussi, j 'aimerais bien la connaître.
Quand je partirai, je n 'en sais rien.
Comment rien ? Je n 'ai pas d 'argent.
Vous voulez dire pas d 'argent liquide ? Non, pas d 'argent du tout.
Pas le moindre dollar et aucun espoir d 'en trouver.
Et votre famille ? Oh, ma famille.
They're broke.
Broke ? Fauché.
Fauché ? Fauché.
Oh, ben ça alors.
C 'est combien le prix de votre billet ? Oh, à peu près 400 dollars.
Vendre le cheval ? Vendre Sirius ? Oui.
Pour y en tirer un bon prix.
Combien ? Je ne sais pas, moi.
Un peu près.
C 'est un cheval très beau, très amusant.
Disons 8 000 francs.
Pourquoi ne l 'achèteriez -vous pas ? Oh, moi, non.
Pourquoi, puisqu 'il est si amusant ? Un peu trop pour moi.
Je ne suis pas assez bon cavalier.
Le colonel ne l 'a monté pas ? Il était bien le seul.
Il est beau, c 'est vrai. J 'ai envie de l 'essayer.
On a l 'habitude ? On a l 'habitude.
Oui.
Méfiez -vous, les chevaux qui ne travaillent pas deviennent vite
L 'autre jour, il a désarçonné Marcel, le pelfronnier.
Il est chatouilleux, et même un peu ramingue.
Ramingue ?
Qu 'est -ce que c 'est ? Il n 'est pas tardé à le savoir.
Ok, ok.
Je vois, nous allons faire connaissance.
Et vous avez de l 'ange ?
Il parait que tu as encore de l 'eau dans les oreilles, mon vieux.
Ça t 'apprendra à te rouler sur le dos.
Je crois que je vous ai trouvé un acheteur.
Un certain Fourman.
Qui est ce monsieur ?
Un Parisien. Il possède une propriété à trois lieux d 'ici, Carrefour
-Boisseuil.
Il a déjà acheté deux chevaux de sel pour ses fils.
J 'ai appris qu 'il en cherchait un troisième.
Quand viendra -t -il ? Demain à quatre heures.
Vous en faites une tête, ce que vous avez.
Je ne suis pas très fier.
Il me semble un cheval comme celui -là, on ne le vend pas.
Nécessité fait droit.
C 'est un cheval qui a du corsage, je ne dis pas, mais... Il est un peu plate
derrière.
Le cheval parfait n 'existe pas, mais celui -ci a du sang et de la lame.
Ouais. Enfin, les canons sont un peu longs, il est un peu fragile.
Puis son papier n 'est pas extraordinaire.
Qu 'est -ce qu 'il vous faut ? Avizo et kéfir ? Ouais.
Quatre mille.
Huit.
Pas un franc de moins.
Bon, on en reparlera quand je l 'aurai essayé.
Bon, je le prends. Mais je connais quelqu 'un qui va le dresser, moi.
Allez, viens, monte.
Ah, soyez assez gentils de le livrer à la vinerie. C 'est à deux pas d 'ici.
OK. Parfait.
Je la connais.
Sous -titrage ST' 501
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