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Dans le syst�me judiciaire,
les crimes sexuels sont consid�r�s comme particuli�rement atroces.
� New York, les inspecteurs qui enqu�tent sur ces crimes
sont membres de l'Unit� sp�ciale pour victimes.
Voici leurs histoires.
D�sol�, Tori. Je ne t'avais pas vue.
- �a fait 3 fois cette semaine. - Fais pas ta conne.
L�che-moi, Dennis. Il y a un client.
Sois gentille. Je suis pote avec le patron.
Je lui dirai que tu laisses les clients manger la marchandise.
Repose �a !
Ici, on paie d'abord et on mange apr�s !
Sexe f�minin. Environ 10 ans.
Graves l�sions vaginales.
Des h�matomes aux poignets. On a d� la plaquer au sol.
- Et les examens ? - On l'a d'abord soign�e.
Sachez qu'elle est d�shydrat�e, mal nourrie
et a du mal � bouger un bras. Une facture mal soign�e sans doute.
- Elle devait �tre prisonni�re. - Va savoir qui a fait �a.
Elle est totalement muette.
Salut.
Comment tu t'appelles ?
Je suis Olivia et voici Elliot. Nous sommes de la police.
Peux-tu nous dire ce qui t'est arriv� avant d'aller au magasin ?
Tu te sentiras mieux ensuite.
Tu ne dois pas parler ?
Sinon tu auras des probl�mes ? Mais c'est faux.
Tu as un joli pr�nom ?
Dis-le-nous pour qu'on trouve tes parents.
Ils doivent s'inqui�ter pour toi.
Je viens faire le pr�l�vement.
Ma puce, qu'est-ce qui se passe ?
Qu'y a-t-il ?
Il m'a prise en photo.
Votre victime refuse de parler ?
Elle ne dit m�me pas son nom.
On sait que le pervers prenait des photos en la violant.
- Il l'a forc�e au silence. - Les examens r�v�lent rien,
pas de fluide, de fibre. Et elle n'est pas port�e disparue.
Ses parents ne signaleraient pas sa disparition ?
Le p�re est l'agresseur.
- Identifions d'abord l'enfant. - Pas de presse.
Sinon le coupable va s'enfuir.
Cette fillette en sang ne pouvait aller loin
sans se faire remarquer. Elle �tait pr�s du supermarch�.
Les donn�es du recensement pourraient nous aider.
Sexe f�minin.
10 ans.
Caucasienne.
Voil� les foyers ayant une fille de 10 ans.
Allez y faire un tour avec Munch et Fin.
Elle ne vit pas ici. J'aurais bien aim�.
Cecilia pourrait jouer avec une fille.
Non, je ne l'ai jamais vue.
Voil� notre fille.
Bob est all� la d�poser � son camp de vacances.
Je reste ici avec Kimbo.
On mange �a au P�rou.
Elle n'est pas dans le club.
- Vous l'avez vue dans le coin ? - Non.
Il lui est arriv� un truc ?
Elle a �t� viol�e, hier soir, sans doute pr�s d'ici.
J'aimerais pouvoir vous aider !
Gina, tu as vu cette fille ?
Oui, tr�s souvent.
Et hier, dans la rue ?
Dans un couloir, quand je livre chez ses parents.
Elle ne dit rien, me fixe.
- Il nous faut son adresse. - 230, 28e rue, appartement 4B.
- Vous �tes s�re que cette fille vit l� ? - Et j'ai entendu la voix d'un gar�on.
NYPD, ouvrez !
J'entends une t�l�.
On sait que vous �tes l�. Ouvrez !
Papa, non.
Non ! Maman, aide-moi !
Au secours !
M. et Mme Samonsky !
Tu l'as sauv� la derni�re fois. Moi, j'y suis presque.
- Ne le laisse pas tomber. - Je sais ce que je fais.
Jeff...
- Fais gaffe, � gauche. - Va chercher Caleb.
Cette salet� !
- Je le bute. - Tiens bon, Caleb.
- Maman arrive. - D�p�che ! Tu t'endors.
- Mais ouais, je bouge. - D�bout !
Arr�tez �a !
- La pi�ce de Janus. - Je sais, j'essaie.
- Tiens bon. - Attrape la pi�ce de Janus !
Ta gueule. Je l'ai !
- Vous sortez d'o� ? - Du monde r�el. Venez.
- Non. Rebranchez �a ! - Debout.
On est au niveau 20, le royaume de Galagor.
Le petit a besoin de nous.
Vu votre fa�on de faire, il est mieux o� il est.
Ne me laisse pas mourir !
Laissez-moi partir. Faut que j'y retourne.
- Tu es accro au jeu vid�o, non ? - Pas du tout.
Tu transpires...
et tu pues comme si tu te lavais plus. Tu es super accro.
Je m'arr�te quand je veux. C'est Amber qui a un probl�me.
C'est Amber !
On s'est rencontr�s sur le net, l'an dernier,
lors d'une comp�t de jeu en ligne.
Son avatar �tait chou.
Et il vivait pas loin.
On ne sait jamais ce que l'avenir r�serve.
On a commenc� � jouer en mai apr�s que la ville m'a indemnis�e.
- Pourquoi ? - Un bus a renvers� Amber.
On allait au magasin pour aller acheter un nouveau jeu...
Le son que sa t�te a fait en tapant sur le trottoir.
Et pour votre enfant, vous n'�tes pas triste ?
Caleb a encore plusieurs vies.
Je parle de votre vraie fille, Jeff !
- Votre fille. - Elle ?
Rose n'est pas ma gosse.
Elle m'appelle parfois papa...
mais c'est un autre qui a engross� Amber, pas moi.
Vous �tes le beau-p�re qui l'enferme.
Vous lui refilez de la pizza de temps en temps.
Quand vous saturez des jeux vid�o, vous la violez.
Si elle ne s'�tait pas �chapp�e, elle serait morte.
Rose s'est �chapp�e ?
- Quelqu'un l'a viol�e ? - C'est pas quelqu'un, Jeff.
Vous avez viol� une fillette qui vous appelle papa.
Attendez. Pause.
Je n'ai pas fait l'amour avec qui que ce soit depuis 6 mois.
Au moins 6 mois !
Je vous l'ai dit, c'est pas ma fille.
- Pas ma fille. - Mais votre fille s'appelle Rose.
J'ai une fille quelque part.
Ce n'est pas elle ?
On dirait elle, et cette fille vit dans notre appartement,
mais c'est une menteuse.
Une menteuse ?
Elle dit qu'elle est Rose,
me raconte des anecdotes sur notre vie avant Jeff.
Et elle m'appelle maman.
C'est parce que c'est votre fille.
Arr�tez de dire �a !
Ce n'est pas ma Rose !
Mme Samonsky a le d�lire d'illusion des sosies de Capgras.
Jamais entendu parler.
C'est un trouble tr�s rare.
Les gens croient que leurs proches ont �t� remplac�s par des sosies.
L'Invasion des profanateurs ?
- Pour Amber, Rose est un alien ? - Il n'y a pas d'alien.
Une l�sion c�r�brale a d�truit sa relation � sa fille.
�a a d� arriver apr�s l'accident.
Amber voit qu'elle parle et agit exactement comme Rose,
mais elle ne ressent plus d'amour pour elle.
Alors, elle ne l'a pas prot�g�e contre les agissements du beau-p�re.
Le beau-p�re est aussi malade ?
� part qu'il est accro � Internet ? Non, c'est juste un salaud.
La m�re doit le d�noncer.
Le syndrome de Capgras est d� � un d�faut de connexion visuelle.
Quand Amber voit Rose, elle ne croit pas que c'est sa fille.
Mais si elle entend Rose ?
Je peux y aller. Caleb a besoin de moi.
Pas encore. Vous allez parler � quelqu'un.
Qui ?
Maman ?
Rose ?
C'est toi ?
C'est moi.
C'est vraiment moi.
C'est ma fille.
Je veux la voir !
Dis-leur ce que Jeff m'a fait.
Il m'a fait mal.
Ma puce...
je suis d�sol�e.
O� �tais-tu partie ?
- Je t'ai cherch�e. - Il m'a mise dans cette pi�ce.
Je n'avais rien � manger.
Mon ange...
je ne savais pas.
Jeff a dit que tu allais bien. Une autre fille est venue � ta place.
Pourquoi tu ne m'aimes plus ?
Mais non, ma puce...
je t'aime de tout mon c�ur.
Je t'aime aussi.
- Tu n'es pas Rose ! - Si, c'est moi.
Ne me touche pas ! Esp�ce de petite salope !
C'est pas ma fille !
D�gage ! Tu n'es pas ma fille.
Que va-t-il se passer avec ma m�re ?
Rose, ta maman est tr�s malade.
Elle a laiss� ton beau-p�re te faire de vilaines choses.
Mais il ne t'enfermera plus.
Et il ne te fera plus jamais saigner comme il l'a fait.
Ce n'�tait pas lui.
Ton beau-p�re n'est pas celui qui t'a agress�, hier soir ?
Non.
Un autre homme m'a fait mal...
l�.
Apr�s que tu t'es enfuie de chez toi.
J'avais faim. Je suis sortie pour manger.
Et l�, l'autre homme m'a attaqu�e.
Tu sais � quoi il ressemblait ?
Il portait quelque chose sur le visage.
Il parlait m�chamment.
�a s'est pass� o� ?
Tu t'en souviens ?
Le centre de loisirs Laffy Time.
Le centre de loisirs, paradis du rire et des agressions sexuelles.
J'y �tais hier et j'ai montr� la photo de Rose � la directrice.
- Des douzaines d'enfants. - La sc�ne de crime ?
A-t-elle pr�cis� qu'elle employait un pervers ?
J'ai trouv� ce commentaire sur le site.
"N'allez pas � Laffy Time.
"On y tripote vos enfants."
Mme Linderbee ?
Rebonjour.
Vous avez pu identifier la fillette ?
On a son nom, mais il nous en faut un autre.
- Attention. - Un homme travaille ici ?
Il n'y a pas d'employ� de sexe masculin.
Je pr�f�re employer des femmes.
Excusez-moi.
C'est un pervers b�n�vole ?
C'est Stuart.
Ne faites pas de mal � Stuart.
�a va aller.
C'est mon fils.
Vous m'emmenez en prison ?
Stuart, �a d�pend o� tu �tais avant hier soir.
Avant hier, c'�tait mardi soir.
J'�tais � l'�glise.
J'aime l'�glise car Dieu m'aime.
- Des gens t'ont vu l�-bas. - Oui, plein.
Maman �tait l� aussi, mais vous ne me croirez pas.
Pourquoi ?
Parce que je suis dans le fichier des d�linquants sexuels.
- C'est vrai ? - Oui, c'est ce qui a �t� retenu mais...
c'est une erreur.
C'est un crime de le laisser s'approcher des enfants.
Maman me paie pour que je r�pare des choses,
mais je dois rester cach� pour �viter les probl�mes.
Stuart, tais-toi.
Il est diff�rent.
- Il a le syndrome de Noonan. - Je ne suis pas intelligent.
Quand a-t-il �t� fich� ?
Un �t�, il y a 2 ans.
Il ramasse les balles d'une �quipe de softball.
Un jour, il a fait pipi dans les buissons.
On a vu mon zizi.
On l'a accus� d'�tre exhibitionniste.
- Le juge l'a � peine regard�... - Et c'est un pervers.
�a a �t� comme �a toute sa vie.
On se moque, on le traite de tous les noms.
Les enfants l'adorent.
Ce sont les adultes qui r�agissent mal.
On a mis un commentaire d�sobligeant sur votre site.
J'ai essay� de l'effacer.
C'est la m�me personne...
qui pose ces affiches.
"Je tripote les enfants � Laffy Time"
�a vient du CCAP.
C'est le Collectif Citoyen Anti-Pr�dateur.
On conna�t l'un d'entre eux.
Tapez !
Bloquez !
Frappez !
Tapez !
Bloquez !
Frappez !
Salut. Daniele...
On s'y remet !
Salut, Olivia.
- Enchant�. - Vous entra�nez ?
On m'a demand� de leur donner des cours de d�fense.
Et �a, c'est pour quoi ?
Il y a un probl�me ?
Les gens ont le droit de savoir s'il y a un pervers dans le coin.
- Ce n'est pas une fa�on de faire. - C'est une information publique
qu'on trouve sur Internet facilement avec ce genre d'application.
On sait o� sont les pervers du quartier.
Pour chercher les pervers ?
Un des membres a cr�� �a.
On se connecte au fichier officiel, on a trouv� Stuart comme �a.
Sans tout savoir.
- Vous le d�fendez ? - Non.
Tous les criminels sont diff�rents. Il y a plusieurs niveaux.
Il peut y avoir des erreurs.
G�n�ralement non. La police pourrait tous les surveiller ?
Vous pensez mieux faire ?
L'affiche, c'�tait exag�r�.
Mais je vis ici et je peux mieux les surveiller.
D'ailleurs...
- Je suis plus libre que la police. - Pas de milice !
Aidez-nous l�galement en montrant cette photo.
Oh, non. Cette fille a �t� agress�e ?
Demandez si quelqu'un l'a aper�ue, mardi soir ?
Si c'est le cas, ne faites rien, appelez-nous.
- Et votre num�ro ? - Il y a le num�ro du central.
Je suis dispo pour prendre un caf�.
J'y croyais plus.
Elle a �t� agress�e il y a 2 jours, �a sert � rien.
- Il y a des gouttes, ici. - C'est blanc et gluant.
Le kit de pr�l�vement !
Vous avez besoin d'aide ?
Que fais-tu l� ? Tu devrais pas �tre ici.
- Je vous observe. Vous cherchez quoi ? - �a te regarde pas.
Sc�ne de crime. Va derri�re le ruban jaune.
Je ne me sens pas bien.
Allez, viens avec moi.
D'accord. Merci quand m�me.
Ils ont trouv� quoi ?
Assez de vomis et de crottes de nez pour faire un an de test.
Alors, ni preuve ni t�moin.
Tess Chang, Cha�ne 3.
Parlez-nous du violeur de fillettes de Kips Bay.
Il y a rien � dire.
- Cette fillette n'a pas �t� viol�e ? - D'o� �a vient ?
Je r�v�le pas mes sources.
- On montre pas les victimes. - On est en direct.
Je vous emp�che en direct de violer sa vie priv�e.
Et la libert� d'expression ?
- Je vais tuer Erik. - Il ameute les journalistes !
Quelle performance !
- On nous a provoqu�s. - Vous retournez d'o� vous venez.
- Je m'excuserai pas. - C'est pas ce que je vous demande.
Une autre fille a �t� viol�e.
Ma fille a besoin de moi.
Mon �quipi�re est avec elle. Racontez-moi.
Mandy a son cours de natation.
Je la r�cup�re au coin de la rue.
- J'�tais en retard. - Avez-vous aper�u un homme ?
Non, elle �tait en sang, sur le trottoir.
Mandy...
Tu n'as jamais vu son visage ?
Mandy,
il ne peut plus te faire de mal quoi qu'il ait dit.
Il portait un masque.
Et il faisait noir o� on �tait...
sauf quand il m'a pris en photo.
- C'�tait derri�re la barri�re ? - J'ai essay� de me d�battre.
Bien s�r. Tu es tr�s courageuse.
Je suis l�, ma puce.
J'ai encore quelques questions � te poser,
puis tu verras le m�decin.
Allez sur notre site.
Le Collectif Citoyen Anti-Pr�dateur.
Allez y jeter un coup d'�il.
- C'est quoi, le probl�me ? - Vous.
Vous avez donn� la photo de Rose � la t�l� !
- Non, � d'autres membres. - L'un d'eux l'a donn�e.
Vous �tes un amateur.
- Vous les pros, vous assurez. - Weber, allez-vous-en.
O� �a ? Ce quartier, c'est notre lieu de vie.
- Vos gosses se baladent pas ici. - �a regorge de p�dophiles.
Que font les flics ?
Nous travaillons aussi vite que possible pour arr�ter ce type.
Qui est le suspect ?
Le violeur r�cidiviste, � 2 rues d'ici ?
Le pervers du club pour enfants ?
Et le violeur de b�b�, en bas de la rue ?
Appartement 335. Vous allez le choper ?
N'agitez rien sous mon nez.
La m�re de Mandy veut te parler.
Erik ?
- �coutez... - Comment vous faites avec lui ?
Laissez-nous faire notre boulot !
Je suis d�sol�.
J'aurais d� faire attention avec la photo.
D�s qu'une petite se fait agresser...
Vous pensez � votre s�ur.
Grace.
Je comprends que �a vous touche.
�a nous touche aussi.
Ce n'est pas bon de trop s'impliquer, on y voit moins clair.
Je suis lucide.
J'ai d�couvert plein d'infos sur les pervers du quartier.
Vous ne savez rien.
Erik, �a suffit.
Vous doutez de Stabler, mais faites-moi confiance.
On va coincer ce type, mais de fa�on l�gale.
Voici les p�dophiles dans les environs des sc�nes de crime.
Il faut interroger tous ces pervers.
Quel scandale ! On veut voir notre client.
Ce sera bient�t le cas, mais l�, on est d�bord�s.
- Un t�moin de votre week-end au vert ? - Mes beaux-parents en Floride.
C'est o�, Laffy Time ?
� c�t� de chez toi, cr�tin.
- Pourquoi je suis l� ? - Tu as viol� 2 fillettes.
Vous vous plantez de mec !
J'ai rien fait.
Vous avez agress� votre cousin en 2006 et la fille d'un voisin en 2008 !
C'�tait un malentendu.
Innocent.
Innocent. Tous les alibis ont �t� v�rifi�s.
On fait d�sinfecter nos bureaux ?
En plus, on a eu des faux aveux.
Parfois, on secoue le prunier pour rien.
On trouvera d'autres pruniers, demain. Rentrez chez vous.
Tu penses comme moi ?
- J'esp�re que non. - Il a des infos secr�tes.
Justement.
Ce qu'il va nous dire peut �tre rejet� par le juge.
Ou cela sauvera une autre fillette.
Et si on me voit �changer des informations.
Tu vois juste un mec qui t'aime bien.
J'esp�re que �a va.
- J'ai plus de caf�. - Vu ma journ�e, le vin, c'est mieux.
Je suis ravi qu'on...
Erik, c'est professionnel.
Vous �tes artiste.
Je cr�e surtout des sites.
�a doit vous para�tre bien ennuyeux.
J'ai d�couvert le CCAP comme �a. J'ai con�u leur site.
Ils ont eu de la chance avec vous.
- Vous �tes dou�. - Merci.
C'est votre s�ur, n'est-ce pas ?
Oui. J'ai peint ce tableau � 16 ans.
Apr�s l'agression.
C'est tr�s beau.
Je voulais montrer � quel point Grace �tait joyeuse,
et lui rendre espoir.
Mais le violeur l'a d�truite.
Trois mois plus tard...
ma m�re l'a trouv�e pendue.
Je suis d�sol�e.
Moi aussi j'ai vu la vie en noir.
J'�tais le grand fr�re...
- J'aurais d� la prot�ger. - Vous �tiez jeune.
Plus apr�s sa mort.
Je voulais agir.
Il est trop tard pour Grace, mais...
Je vais vous montrer un truc.
Erik, il faut faire attention.
- C'est vous qui �tes venue ? - Oui.
Vous �tes un civile.
Je ne dois vous forcer � rien, surtout si c'est ill�gal.
Pas d'inqui�tude. J'ai fait �a seul, il y a des mois.
Fait quoi ?
Pour les p�dophiles, rester dans l'ombre est primordial.
Ils sont obs�d�s par la s�curit� informatique,
pour cacher leurs discussions sur le net ou �changer des films pornos.
Alors, j'ai invent� ce truc-l�.
"Vous voulez rester anonyme ? Prenez un effaceur d'identit�."
J'ai fait le quartier pour accrocher �a sur les portes des pervers fich�s.
- Ils ont mordu � l'hame�on ? - � fond.
J'ai eu acc�s au disque dur
d'au moins 50 ou 60 personnes, tout �a gr�ce � Internet,
sans aller chez quiconque.
Votre syst�me de s�curit� n'�tait pas s�r.
C'est un cheval de Troie qui donne acc�s � leur ordinateur,
et ainsi je peux avoir tout ce qu'ils t�l�chargent ou �changent. Tout.
Je ne peux pas voir tout �a parce que c'est ill�gal.
Savez-vous qu'en 2007,
la police de Californie a utilis� les informations d'un hacker
afin de poursuivre un des juges de la cour d'�tat ?
Son ordinateur contenait des milliers de fichiers pornos.
Pareil ici.
Voil�.
Sur tous les disques durs de ces p�dophiles.
Oh, mon Dieu.
Chacun d'eux a des centaines d'images.
Vous �tes g�nial.
C'est le jackpot.
Vous pouvez chercher par sexe ?
Et par date.
Images de filles.
Ces deux derniers jours.
Toutes ces victimes...
Plus pour longtemps.
Retournez en arri�re.
Arr�tez.
C'est la 1re fille, Rose Samonsky.
�a vient...
d'un ordinateur dans l'Upper East Side.
La photo a �t� t�l�charg�e 90 min apr�s l'agression.
C'est pas la fille d'hier ?
Mandy LeCompte.
On a trouv� le violeur.
Je rentrerai tard, ce soir.
� plus tard, ch�ri.
- Je t'aime. - Moi aussi.
Edwin Adelson ? Vous �tes en �tat d'arrestation.
- Vous pouvez garder le silence. - Vos ordinateurs.
Ce que vous direz sera retenu contre vous.
Vous avez droit � un avocat.
- Edwin ? - Louise !
Pourquoi je suis ici ?
Que faisiez-vous dans une prison du Connecticut en 1997 ?
Vous �tiez coupable d'attouchements sexuels sur une fille de 10 ans.
Pourquoi avez-vous �t� arr�t� dans le Maryland en 2002 ?
Attouchements sur une enfant de 9 ans.
J'ai plaid� coupable, puis pay� ma dette.
Vraiment ?
O� �tiez-vous � 16 h 30, hier ?
Je lis l'apr�s-midi, dans un parc, pr�s de mon bureau.
Kips Bay ?
- Rose et Mandy y ont �t� viol�es. - Qui ?
Edwin.
- On vous a vu l�-bas ? - Sans doute.
Vous lisiez "Lolita" pour vous exciter avant d'agresser Mandy ?
Je sais pas qui c'est.
Vous leur avez pas demand� leur nom.
C'est � vous ?
Je n'ai pas pris �a.
Comment se fait-il que c'�tait dans votre ordinateur ?
Quoi ?
Vous vous adonnez � la p�dophilie,
et votre femme enceinte ach�te des v�tements pour b�b�.
Ce sera une fille ?
Je n'ai rien fait. Laissez-moi partir.
Louise ne sait rien.
Vous �tes fich� et voyez un contr�leur judiciaire.
J'ai gard� �a secret.
On se conna�t depuis un an. C'est all� vite.
Retour � la r�alit�.
Edwin, Connecticut, Maryland et New York...
vous �tes cuit.
Je veux voir mon avocat tout de suite.
- J'adore quand ils craquent. - �a me met en joie.
Inspecteurs Benson ou Stabler ?
C'est nous.
Brenda Fairchild, avocate des Adelson. Je veux voir Edwin.
Trop tard. Il va au tribunal.
- Pour quelles raisons ? - Viol de deux mineurs.
C'est une erreur.
Edwin Adelson est un comptable et un chr�tien respectable.
Il est aussi fich� comme p�dophile.
Vous l'ignoriez.
Edwin sait garder les secrets, lui.
Arr�tez !
Avoue, ordure !
L�chez-moi !
Laissez-le.
On se calme.
Il a viol� ces fillettes !
L�chez-moi !
Aidez-moi...
- Il est de la police ? - Al McCutcheon, secteur 18.
Il a menti en disant qu'il venait transf�rer un prisonnier.
Vous tabassez souvent les suspects en garde � vue ?
�coutez, je suis d�sol�...
Ma fille prend des cours de natation avec la petite.
Carla l'a d�j� invit�e � dormir.
J'ai appris que vous aviez chop� ce salaud...
Vous avez d�cid� de le punir.
J'ai rien d�cid�, j'ai juste...
vu rouge.
Votre carri�re va en prendre un coup.
Je sais.
- J'aurais pas d� lire ces messages. - Des messages de qui ?
Un groupe de surveillance qui donne des infos sur les p�dophiles.
Alerte aux pervers.
Ces alertes aux pervers passent sur Internet.
Elles ont conduit � une agression tr�s violente de mon client.
- De plus, par un policier. - Il m'a presque cass� la m�choire.
Attaqu� pendant sa garde � vue, Mme West ?
Je m'interroge sur votre demande de placement en d�tention pr�ventive.
C'est un incident impr�vu, Votre Honneur.
La capitaine Cragen a assur� que �a n'arriverait plus.
Capitaine Cragen, pouvez-vous vous lever ?
J'ai quelques questions.
Capitaine, combien d'agents sont rattach�s � vos bureaux ?
- Environ une centaine. - Malgr� tous ces policiers...
un homme tout seul a r�ussi � entrer ?
L'agent McCutcheon est arriv� avec de faux papiers de transfert.
R�pondez seulement par oui ou par non.
Le capitaine ne doit pas �tre mis en accusation.
Si vous lib�rez cet homme sous caution, il risque de s'enfuir.
Il va avoir un b�b� dans un mois,
c'est une raison bien suffisante pour qu'il reste dans ce quartier.
Les gens ont besoin d'�tre prot�g� d'Edwin Adelson.
Non, j'ai besoin d'�tre prot�g� de la police.
Je ne peux qu'�tre d'accord, M. Adelson.
� cause des manquements � la s�curit� de votre service, capitaine.
La caution se monte � 50 000 dollars
et M. Adelson va nous remettre son passeport.
Un peu de paperasse, puis votre femme viendra vous chercher.
Non, ni Louise ni personne ne doit savoir ce qui se passe.
On est l� pour qu'Edwin Adelson sache qu'on le surveille.
On s'inqui�te de la s�curit� des enfants.
On ne comprend pas qu'un violeur d'enfants soit lib�r� sous caution.
Gr�ce � Erik Weber, expert informatique,
M. Adelson a �t� r�cemment agress�
par un policier ayant re�u un de vos messages d'alerte.
- Enregistrez, Mlle Chang. - Partez.
On va bien surveiller M. Adelson.
M. Adelson !
Qu'avez- vous � dire ? Vous avez des commentaires � faire ?
Louise !
Edwin !
Reculez !
Quel choc...
quand Edwin Adelson, p�dophile pr�sum�, s'est donn� la mort
plut�t que d'affronter les accusations.
C'est dingue.
Ce groupe met une belle pression aux pervers
et nous �vite le co�t d'un proc�s.
Est-ce que c'est vrai ?
L'homme est r�ellement mort ?
Oui, Mandy, c'est vrai.
Il se sentait si coupable qu'il s'est suicid�.
Vous pouvez venir avec moi ?
Inspecteur Stabler ?
Pas le temps.
M�me pour des preuves ?
Ce disque dur contient toutes les informations
relatives � mon enqu�te.
J'ignore si �a vous sera utile,
mais c'est pour la police.
Merci.
- Safe Horizon ? - Un soutien psychologique de la ville
pour les victimes d'agression. Et tout sera pris en charge.
Je ne savais pas.
J'ai eu une autre id�e pour l'aider.
Mandy...
- Aimerais-tu apprendre le karat� ? - Oui, cool.
Erik ! Vous avez une seconde ?
Erik Weber, voici Mandy et June.
Vous pouvez apprendre � Mandy � se d�fendre ?
- C'est une championne de natation. - Elle est la bienvenue.
Viens quand tu veux. J'enseigne � Kips Bay.
Venez aussi. Le karat�, c'est pour tout le monde.
C'est g�nial, n'est-ce pas, ma puce ?
On s'appelle.
Mandy ?
�a va ?
On peut rentrer ?
Bien s�r, ma ch�rie.
- Au revoir. - Au revoir, Mandy.
Du pipi.
Qu'y a-t-il ?
Mandy a retrouv� son violeur.
Quelle surprise !
On prend un verre ? L'autre fois, c'�tait super.
D�sol�. Je n'ai plus de vin.
Olivia, j'ai r�fl�chi.
- Malgr� notre soir�e... - Vous ne voulez plus me voir ?
C'est pas votre faute.
J'ai �t� boulevers� par cette affaire.
- Les souvenirs de Grace me hantent. - �videmment.
Et je suis pas votre genre, non ? Je suis trop vieille.
- Je comprends pas. - Vous mentez.
Pardon ?
Tout ce que vous m'avez dit est un tissu de mensonge.
- Je comprends vraiment pas. - Vous recommencez...
n'est-ce pas ?
La cerise sur le g�teau est votre haine des p�dophiles.
Vous lutteriez contre les p�dophiles ?
M'appelez pas comme �a !
Je l'ai pas fait.
R�action �trange.
C'est pas parce que je ne veux pas sortir avec vous...
Dites la v�rit�, juste une fois !
Vous vous fichez de moi. Vous vouliez d�couvrir ce qu'on savait.
Vous vous �tes rapproch� pour me montrer comment �pingler les pervers,
et votre programme d'anonymat,
pour �tre s�r qu'on s'occupe du p�dophile au bout de la rue.
Le type du parc...
Je crois que vous �tes venu vivre ici expr�s pour �a.
Quelle planque pour violer les fillettes.
Je veux que vous sortiez.
C'est vous le prof de karat�, faites-moi sortir.
- O� allez-vous, Erik ? - Appeler la police.
Pour dire quoi ?
Que vous avez fait arr�ter Adelson pour votre crime ?
Il a viol� ces fillettes.
On aurait pu le croire.
Il avait d�j� un casier, n'avait pas d'alibi quand il lisait au parc.
Vous avez mis dans son ordinateur les images des filles
comme s'il les avait photographi�es.
C'est lui qui l'a fait.
- Puis il s'est tu�. - Vous l'y avez forc�.
- Vous avez essay� avec votre s�ur. - Vous d�lirez.
Grace s'est pendue en 1982.
Alors, comment suis-je l� ?
Grace.
Facile de la retrouver dans l'annuaire du Delaware.
Mais sa mort �tait...
une couverture qui vous rendait intouchable.
Tu m'as viol�e, Erik.
Tu es entr� dans ma chambre,
j'avais que 9 ans.
Tu m'as fait croire que c'�tait un moment d'�garement.
Tu as promis que �a n'arriverait plus.
Mais tu as recommenc� !
Combien y en a-t-il eu ?
Tu as peint le portait de combien d'enfants ?
Je peux pas m'en emp�cher !
Je suis malade !
- Je peux pas me contr�ler. - Du calme.
Tu peux pas imaginer l'enfer que c'est pour moi !
Je lutte tellement...
pour ne pas les regarder.
Pour ne pas �couter cette voix.
Je me bats sans arr�t contre cette pression,
mais je finis toujours par c�der.
Arr�tez de nous faire pleurer.
- Me juge pas, salope ! - Tournez-vous.
Tu me fais vomir.
Quand tu es l�,
- je m'emp�che de respirer. - Enfin la v�rit�.
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