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Original subtitles

Fais comme tu veux, mais je

veux me la faire.

Rappelez-moi l'Ăąge que vous avez.

Vous ne trouvez pas que vous

ĂȘtes un petit peu dĂ©cati Ă 

cÎté d'elle ?

Je ne vois pas du tout de

quoi tu veux parler.

Et puis continue comme ça et

tu l'auras, ta baffe.

Je suis vieux, mais bien conservé.

Je prends de la DHEA.

Et ça, avec le Viagra, je pÚcle.

Écoutez, vous savez quoi ?

Je vais l'inviter Ă  la

discothĂšque et lĂ , je vais

vous la présenter.

Ouais, comme ça.

Ça fera naturel.

Et lĂ , vous essayerez de la

séduire si vous y arrivez.

Parce qu'elle n'a pas le feu

au cul, celle-lĂ .

Oui, mais avec votre charisme

et puis votre charme, il y a

de l'espoir.

Salut.

Ouais, je te disais, je me

suis complÚtement plantée au partiel.

Faut dire aussi, moi, je

n'avais pas révisé la

géométrie spatiale, alors

j'étais super mal.

Oh, n'en parle pas.

Ça, plus les greffes, c'est le pompon.

Je ne te raconte pas la note

que je vais me payer.

Je suis verte.

J'espĂšre que les correcteurs

sont cools.

Sinon, je vais ĂȘtre encore

privée de sortie.

Ça ne fera que la vingtiùme

fois cette année.

Oui.

Décidément, depuis que tes

parents sont morts, ta sƓur

se défoule sur toi.

Je trouve ça dégueulasse.

T'inquiĂšte, tu vas bientĂŽt

ĂȘtre majeure.

Et lĂ , tu seras libre.

Vivement ce jour-lĂ .

J'en peux plus d'attendre.

Allez, je te laisse.

Salut.

Salut.

Excuse-moi d'ĂȘtre en retard,

j'étais en train de discuter avec Anna.

C'est rien, en plus, je viens

juste d'arriver.

Dis, si on allait manger des

sushis, qu'est-ce que t'en dis ?

Ah, ça, je suis d'accord.

J'adore la bouffe japonaise.

Monte vite, je t'emmĂšne au

resto, ma petite beauté.

T'es trop cool, tu sais.

Des fois, je me dis que j'ai

de la chance de t'avoir. Ça suffit.

Tes notes, c'est vraiment

n'importe quoi.

Est-ce que t'as oublié ce que

maman voulait ?

Elle voulait que tu fasses médecine.

Et d'une, arrĂȘte un peu de crier.

Et de deux, tu me fais chier.

Anna, ta sƓur essaye de t'aider.

Alors, arrĂȘte de lui parler comme ça.

Elle va finir par mal le prendre.

Ta sƓur dĂ©sire juste que tu

te concentres un peu sur tes études.

Elle s'inquiĂšte pour toi.

Ouais, tu le parles.

Elle veut juste m'emmerder

parce que je suis plus belle qu'elle.

Elle est jalouse, mais je

suis pourraisine.

Rien si elle est moche.

Alors, je ne vois pas

pourquoi j'aurais Ă  subir ces foudres.

Tout ça parce que c'est un

lait de rond.

J'en ai marre d'ĂȘtre

constamment victime.

Mais arrĂȘte de nous saouler

avec tes conneries, s'il te plaĂźt.

Ta grande sƓur et moi, on

commence Ă  en avoir assez.

Non seulement, tu ne fous

rien à l'école,

mais en plus, tu parles comme

une chartiĂšre.

Tu vas finir caissiĂšre dans

un supermarché.

Bon sang, Anna, est-ce que

c'est vraiment ça que tu veux

comme avenir ?

Alors, tu m'aimes toujours ?

Oh, que oui.

Plus qu'hier et moins que demain.

C'est vrai, ça ?

Eh bien, vivement demain, alors.

Dis, Franck, t'as une tĂȘte Ă 

avoir des problĂšmes.

Je ne peux vraiment rien te

cacher, toi.

Il y a un gars, je ne peux

pas te dire qui c'est, mais

tu le connais.

Eh bien, il veut me faire

chanter, le salopard.

Il veut que j'arrive Ă  lui

dégoter un rencard avec une

de tes copines.

Écoute, Franck, je ne sais

pas qui est cette personne,

mais il faut le dénoncer.

Il y a un ennui.

C'est qu'il détient des

preuves accablantes

des trucs que j'ai fait dans le passé.

Si je le dénonce,

lui aussi, il me dénonce.

Il faut m'aider.

OK. Oui, d'accord. Alors ?

T'arrives Ă  comprendre ?

Ça va, oui, ça peut aller.

Contrairement Ă  toi, moi, j'ai

un cerveau, tu vois.

ArrĂȘte de constamment m'agresser.

Je ne souhaite qu'une seule chose,

c'est que tu réussisses.

Que tu deviennes aussi

intelligente que ta grande sƓur,

mĂȘme si je sais que ça ne

te sera pas facile.

Mais il faut que tu essayes.

Il faut que tu t'accroches

jusqu'au bac.

OK.

Ensuite, tu feras ce que tu veux.

Puisque tu me parles gentiment,

je vais suivre tes conseils Ă 

la lettre.

Mais je veux que tu saches

que c'est moi la plus intelligente.

T'es conne, tu sais.

Courant les clés de votre caisse.

Elle est vraiment super.

Ouais, bon, à part ça, est-ce

que tu m'as rangé le cou

avec la petite gonzesse ?

Y a aucun problĂšme. Ma copine

l'a déjà prévenue.

Parfait.

Ouais. Salut, c'est moi qui te

trouve bonne.

Ça te dirait qu'on a Ă©tĂ©

tirés à coups, mais en tout

bien, tout honneur.

Sans compter que je te filerai

plein de thunes.

LĂąchez-moi, OK ?

Je suis le mec dont t'as parlé, Franck.

Attends, je vais le voir.

Il faudrait que tu baises

avec ce connard.

Si t'acceptes, il te filera

minimum 300 euros.

C'est classe, non ?

J'en ai rien Ă  foutre de son

prix, que je baiserai pas avec ce naze.

LĂ , tu me fous dans la merde.

Soit tu veux bien baiser avec

cette tĂąche,

soit je suis obligé de me refiler

ma petite copine.

Me fais pas ce coup-lĂ .

On m'aide Ă  la bĂȘte ?

Comme ça, ma vieille, je les

connais pas,

mes verbes irréguliers.

Mais merde, t'arriveras jamais

Ă  parler anglais.

À ton ñge, moi, je lisais

Shakespeare dans le texte.

Ah oui, et alors ?

Moi, d'abord, j'aime pas le théùtre.

C'est de ma faute si j'aime

pas la littérature.

Moi, j'aime le concret, pas

la branlette intellectuelle.

Mais t'es trop conne, ma pauvre.

Ce sont tes leçons et pas de

la branlette intellectuelle.

Ah, va te faire enculer.

Je voulais vraiment que vous m'excusiez

parce que hier, je me suis

comportée comme une conne.

Et ça ne me ressemble pas,

je vous l'assure.

Oui, je le sais.

Vous savez bien, t'es une

fille intelligente.

C'est pas faux. Dites, et si

on se voyait ?

J'ai un gros besoin de fric

en ce moment,

si vous voyez ce que je veux dire.

Tout Ă  fait, c'est trĂšs

fréquent à ton ùge.

Écoute, j'ai une idĂ©e, je

veux venir chez toi.

Tu diras que je suis un prof du lycée.

Ton idiote de sƓur, on y

verra que du feu.

Oui, c'est vrai qu'elle est stupide.

On va s'éclater un max tous les deux

et je vais te bourrer tes

petites fesses.

Tu verras, t'auras pas Ă  te

plaindre, ma belle.

Et je me ferai passer pour

un prof qui te fait réviser. Ok, salut.

Ciao.

Je suis M. Turlut, professeur

d'anglais au lycĂ©e de votre sƓur.

Comme elle a quelques

problĂšmes avec la langue de

Shakespeare,

je vais l'aider.

Et comme il est super cool,

tout ça, c'est gratuit.

Of course, absolutely, ma frĂšre.

AllĂŽ, oui ?

Oh, je dois vous laisser.

Je peux reprendre un gĂąteau ?

Évidemment.

Anna, je suis dans la merde.

Faut que tu m'aides.

C'est une question de vie ou de mort.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Je comprends rien.

Écoute, c'est la Qatar.

Ok, j'arrive, j'arrive. Je t'attends.

J'ai l'impression que vous

ĂȘtes bilingue au total.

Je me débrouille.

Je dois y aller.

Il y a une copine qui a un

petit problĂšme.

Alors, je vais la voir et je

reviens aussitĂŽt,

dÚs que j'aurai réglé son problÚme.

Je n'en ai pas pour plus d'une heure.

Je t'attendrai, ok.

Nous en profiterons pour

parler culture.

Je ne savais pas que ta sƓur

les échec-spirantait.

C'est étonnant, ça.

Je suis ébloui devant votre culture.

Et comme disait l'autre,

c'est tout bien, on est tout bi,

that is the question.

Surtout, tu rentres vite

réviser ton anglais.

Vous avez saisi la citation

que je vais faire. Salut !

Alors, qu'est-ce qui t'arrive ?

Tu te retrouves en cloque ou quoi ?

Non, j'ai fait un truc dégueu.

T'as couché avec ton oncle ?

Avec ton chien ?

Non, j'ai fait ça avec un

vieux porc tout dégueulasse.

Ah, c'est rien que ça.

La vache que t'as pu me

faire peur, t'es dingue.

Attends, je suis en train de te dire

que j'ai couché avec un vieux

et je l'ai fait pour Franck

parce que je l'aime.

Ma grande, croisons mon expérience.

Le sexe, il faut que ça

prenne le corps et pas la tĂȘte.

C'est ahurissant, tant

de connaissances.

Vous ĂȘtes un vilain flatteur,

vous dites donc.

Mais ça ne marchera pas.

Je ne suis pas la fille que

vous croyez.

Qu'est-ce que vous dites ?

Voyons, vous me gĂȘnez.

Je vous jure que j'ai

rarement vu une femme

aussi intelligente que vous.

Est-ce bien raisonnable de

vous dévoiler ainsi mes sentiments

alors que nous nous

connaissons Ă  peine ?

Vous ne seriez pas en train

de vous moquer de moi, lĂ  ?

J'avoue que cette déclaration

d'amour est brutale, oui.

Mais je suis tellement fou de vous.

I'm mad about you.

I'm mad about you.

Oh, Salomé, en quelle langue

dois-je vous le clamer

pour que vous daigniez croire

en mes sentiments ? Vous m'intriguez.

Et vous, vous m'excitez.

Je dirais mĂȘme plus, vous me

faites perdre la tĂȘte.

Je n'avais pas connu cette

sensation depuis des années.

Je me sens rajeunir en votre présence.

D'ailleurs, quelle présence.

Votre beauté est incomparable.

Un mot de vous et je me

jette Ă  vos pieds.

Laissez-moi vous adorer, que

dis-je, vous aduler.

Mais en attendant, je vais

vous laisser.

Je dois m'occuper.

Je dois m'occuper de ma mĂšre.

Tu verras, avec le temps, ça passera.

Et d'ailleurs, plus ça ira,

plus tes amants seront vieux.

Allez, cool, détends-toi, il

ne faut plus penser à ça.

Tu sais, dans la vie, il

faut passer les mauvais caps

avec humour et légÚreté.

Alors je veux que tu arrĂȘtes

de te prendre la tĂȘte.

Sinon, tu vas finir avec une

hernie hiatale.

Anna, viens voir.

Je pourrais te parler deux secondes ?

On se voit demain, salut.

Qu'est-ce qui se passe ?

Je viens de parler avec ta

sƓur et comme je l'avais prĂ©vu,

elle a tout robé de ce que j'ai dit.

Je vais pouvoir venir te

besogner Ă  chaque fois.

Une fois que j'en aurai envie.

Dis-moi, qu'est-ce qu'elle est

chaude, ta sƓur ?

Elle m'a fait des avances, si

elle savait pour toi et moi.

Donc, tu me fileras 300 euros ?

Oui, Ă  chaque fois que tu

accepteras de t'occuper de mon sexe.

Attention, c'est un gros calibre.

C'est un truc qui fait jouer

Ă  les filles qui jouent avec.

C'est un bĂąton de dynamite, tu vois.

Un énorme cigare de Cuba.

Je vois que monsieur est prétentieux.

Question longueur de sexe,

j'ai testé toutes les tailles.

Et je dois t'avouer que

j'ai absolument...

J'ai absolument peur de rien.

D'ailleurs, j'ai remarqué que

ceux qui se vantaient d'avoir

un gros kiki,

c'était des cons, des putains

de malades.

Moi qui croyais que t'étais pucelle.

Bon, ça ne fait rien, je me

contenterai de ce que tu

pourras me donner.

Je ne sais pas ce qui m'arrive.

Moi qui déteste les blondes,

c'est toi que je veux.

Je crois que tu m'as lancé un sort.

Tu t'es emparé de mon esprit.

Et lĂ , tu joues avec mon

esprit et mes sentiments.

Va falloir que je me calme,

question nana.

Force de vouloir me taper

tout ce qui bouge,

je deviens le pantin.

Bonne, ces dames.

Faut dire aussi que je suis

un grand sensible.

J'ai un petit cƓur qui a

faim de bonheur.

J'ai une envie pressante, je

reviens, t'inquiĂšte pas.

Fais comme chez toi, mais ne

réveille pas ma soeur.

Et compte sur moi.

Vous me voilĂ  ?

Non, vous ĂȘtes au mauvais numĂ©ro.

Ne me tuez pas, je ne veux

pas vous entendre.

Salut mon amour, oh ce que

tu me manques, t'as pas idée.

Toi aussi tu me manques, mais

je suis fatiguée.

Mon amour, rien que d'entendre

ta voix, je prenais enfin la vie.

Qu'est-ce que tu faisais ?

Euh, j'étais en train de...

Dis donc, mais tu te prends

pour l'inquiétude.

C'est une acquisition

espagnole, en quoi ça te regarde ?

Je voulais juste savoir ce

que tu faisais, ma gazelle.

Et puis je voulais aussi te

dire que je t'aime.

Eh bien moi aussi, mais lĂ 

il va falloir que je

raccroche, d'accord ?

D'accord, ma chupinette.

Je pense fort Ă  toi.

Moi aussi, moi aussi.

Salut.

Ça va ?

C'est...

C'est...

Ces deux soeurs sont vraiment

faites pour l'amour.

Elles ont ça dans le sang.

Je ne suis pas ennuyé cette nuit-là.

J'arrive, c'est bon.

Ouais, tu peux me filer les

clés, s'il te plaßt ?

OĂč tu veux aller ?

Pas comme d'hab, au lycée.

Et tu vas au lycée en voiture ?

Je te laisse.

Ne t'inquiĂšte pas, ne t'inquiĂšte pas.

Qu'est-ce que tu m'as manqué ?

Je m'en doute, toi aussi tu

m'as un peu manqué.

J'en ai ras-le-bol !

T'attends, Manuela !

Je ne voulais pas te le

dire, mais lĂ , c'est la

goutte d'eau qui fait déborder

le vase !

Je ne t'aime plus, Manuela !

Je te prĂ©viens, t'as intĂ©rĂȘt

Ă  m'ouvrir la porte !

Sinon, je te jure que Jack

Nicholson dans Shining,

c'était de la roupite sans

soleil à cÎté de ce que je

veux m'énerver sur toi ! Attends !

J'ai tout cassé, moi !

Tu n'es qu'un petit salaud.

Comment ai-je fait pour vivre

avec toi pendant toutes ces années ?

Rien que de me souvenir que

tu as pu me pénétrer me fait vomir.

Calme-toi, ma poupée, c'est

pas bon de s'énerver ainsi.

Sans compter que si tu veux

que nous deux on divorce, il

va falloir obéir à mes ordres.

Sinon, ça va barder pour ton

matriculé, ton cabinet de psy,

je le fais sauter, je l'explose, moi !

Ce que tu me demandes de

faire n'est pas déontologique.

Et en plus, tu me fais gerber.

Jamais je ne t'aiderai dans

tes basses heures.

ArrĂȘte tes conneries une minute !

Je veux juste que tu

conseilles un peu mieux une

de tes nombreuses patientes.

Je ne t'ai pas demandé de

tuer quelqu'un.

Il faut simplement la

conseiller de faire ce que je

te conseillerais de lui

conseiller de faire.

Tu vois, ça mange pas de pain.

Qu'est-ce que t'as l'air

cruche, ma pauvre fille ?

Tu me demandes encore pourquoi

je me suis mariée avec toi.

J'aurais dû écouter ma mÚre.

Tu ressembles Ă  une serpillĂšre.

Tu sais, je suis un peu

fatiguée en ce moment.

Je dors trĂšs peu et j'ai mal Ă  la tĂȘte.

Tu veux une aspirine ?

Ça va aller.

Alors, une petite flûte de champagne ?

Je veux bien que tu m'en serves une.

Non, sers-toi.

Ça me fatigue de te voir comme ça.

D'ailleurs, j'ai déjà terminé

la bouteille.

Tu n'es qu'une vulgaire petite crotte.

T'es une sous-merde.

Tu essayes de me faire

craquer, espĂšce de salaud,

espĂšce de trou du cul.

Tu pourrais essayer de m'aider

psychologiquement au lieu de

m'écraser sans cesse comme une merde.

Tu sais ce que t'es ? T'es un porc.

Je ne sais pas ce que tu as

en ce moment.

Mais tu commences Ă  me faire chier.

Tu pourrais te forcer Ă  me

dire que je suis douce et belle.

Depuis combien de temps on

n'a pas fait l'amour ?

T'arrĂȘtes pas de crier.

Et tu me fais perdre la tĂȘte.

Tu sais ce qu'on va faire ?

J'ai une bonne idée.

Je vais t'emmener chez une

idiot de psychologue et on

s'y dira mieux.

D'accord.

Je ne veux que ton bien, tu sais.

Alors, je vais prendre un

rendez-vous pour toi.

D'accord.

Je suis sûr qu'elle va te

conseiller des trucs super sympas.

Alors, je vous explique

comment on fait.

D'accord.

Je vais te dire tout ce qui

vous passe par la tĂȘte quand

vous pensez Ă  ce qui vous

est arrivé dans le passé.

Je veux que vous vous

dĂ©tendiez de la tĂȘte aux

pieds et ce n'est qu'Ă  ce

moment que nous pourrons commencer.

C'est de cette maniĂšre que

nous pourrons avancer avec

vos problĂšmes.

Mais il va falloir que vous

vous investissiez.

Et il n'y a que comme ça

que nous pourrons résoudre vos

quelques traumas psychologiques.

J'en ai quelques-uns.

J'ai vécu derniÚrement quelque

chose de trĂšs dur.

Oui.

Quoi que je fasse,

cela me hante jour et nuit.

Je ne dors plus.

J'ai des migraines dingues.

Carabinés.

Tout ça parce qu'il y a une semaine,

j'ai découvert ce que c'était

que l'horreur.

Qu'est-ce que tu me fais rire

des fois, tu sais.

Quand tu bois, tu ne sais

plus ce que tu dis.

Et puis, je ne sais plus ce

que je fais.

Tu as vu quand je suis

montée sur la table et puis hop,

j'ai jeté mon soutien-gorge

sur la table.

C'est super, tu sais.

Ils étaient tous verts quand

ils ont vu la super poitrine de D.A.

Est-ce qu'elle appartient Ă  ma

petite femme que j'aime ?

S'ils savaient que ma

poitrine, elle est presque

moche comparée à mon qui.

Ah, il n'est pas mal aussi.

Il est mĂȘme plutĂŽt extra.

D'ailleurs, en parlant de ça,

j'ai mon sexe qui s'est mis

au garde Ă  vous.

Ce soir-lĂ , nous avons fait

l'amour avec Alécresse.

Ensuite, fourbus par ses étreintes,

nous nous sommes endormis dans

les bras l'un de l'autre.

C'est l'heure de s'ennuyer !

Qu'est-ce qui se passe ?

Filez-vous du blé, sinon j'en

suis le loup !

D'accord, d'accord, prenez tout

ce que vous voulez !

Y'a intĂ©rĂȘt Ă  la cancotte !

On va tout vous piquer, et

plus c'est infinité !

Ah, je sens qu'on va bien,

c'est que la vie est dans le bac !

Cet homme était un véritable rustre.

Oui, il était vulgaire, il

avait une haleine épouvantable,

il puait la biĂšre.

Et cet idiot était maquillé

comme le bassiste de Kiss,

vous voyez le genre ?

Il se comportait comme un

animal, et un animal

particuliĂšrement sauvage.

Et Ă  quel animal est-ce que

vous pensez ?

Euh, Ă  un tigre.

Oui.

Un tigre féroce, un peu comme

celui qu'il y avait dans le

film Gladiator.

D'ailleurs, j'avoue que j'ai

bien aimé ce film, je l'ai

trouvé formidable.

MĂȘme s'il y a un peu trop de violence.

C'est intéressant, vous

comparez cet homme Ă  un

tigre, et vous l'associez Ă 

un film que vous aimez.

Et alors, que voulez-vous que

j'y fasse ?

C'est comme ça.

J'ai des goûts plutÎt

étranges, question cinéma.

Et pareil pour la musique,

j'adore Pavarotti !

Oui, en effet.

Mais, s'il vous plaĂźt...

Continuez de me raconter cette

fameuse nuit, si vous le voulez bien.

Que s'est-il passé aprÚs cela ?

J'ai besoin que vous me

détaillez la scÚne étape par étape.

Alain, mon mari, est parti

dans le bureau.

Il est allé chercher dans son

coffre de l'argent.

Et moi, je suis restée assise

sur le lit, Ă  prier que ces

chiens me laissent en vie.

J'ai vu défiler toute ma vie

durant cette longue attente.

Je vais te dire un truc que

je n'ai jamais dit auparavant,

alors ouvre bien tes escourdes.

Je te trouve super bandante.

Si jamais vous me dites que

c'est pas vrai, je vais te

dire un truc.

Si vous me touchez, mon mari

vous tuera.

Oh, qu'est-ce que je trompe !

C'est vrai qu'il n'est pas costaud.

Mais il connaĂźt des gens qui

sont trÚs haut placés.

Moi aussi, cocotte.

Je partouse avec la haute société.

J'ai des magistrats dans ma poche.

Qu'est-ce que vous voulez dire ?

Je suis connu dans le coin.

J'organise des soirées privées,

oĂč stars, notaires, flics et

juges viennent chez moi sans

brillant l'air.

Alors ton mari et ses

relations, je te jure que

j'en ai rien Ă  carrer.

J'étais pétrifiée.

J'étais pétrifiée. J'étais pétrifiée.

Je me suis hantée le vice et

la vulgarité.

On aurait dit le mal absolu.

Oui, il était effrayant.

C'était un peu comme Al

Pacino dans L'Avocat du Diable.

Ce film aussi, je l'ai bien aimé.

Concentrez-vous un peu sur

cette soirée, Emanuela.

Je fais ce que je peux.

Mais c'est dur.

C'est si dur.

Oh non ! C'est atroce.

J'exécre la violence.

Je la hais, je la mords, je la conchis.

Docteur, j'ai mal.

Je suis mal.

Je suis souffre, c'est affreux.

Nous allons faire des progrĂšs.

DÚs que vous m'aurez raconté

cet épisode douloureux, vous

vous sentirez mieux.

Emanuela, je suis fiĂšre de vous.

C'était une excellente séance.

Mais la prochaine fois, on ne

parlera pas de cinéma.

Sauf si cela vous permet de

sortir cet épisode si douloureux.

Ça vous fera 300 euros.

Avec grand plaisir, docteur.

Dites, ça ne vous dérange pas

que j'appelle mon mari ?

Laissez votre message aprĂšs le bip.

Et je vous re-tĂ©lĂ©phone peut-ĂȘtre.

Oui, c'est moi.

Ça y est, la sĂ©ance est terminĂ©e.

Tu viens me chercher ?

Je crois que je ne vais pas

pouvoir la supporter encore longtemps.

Il faut qu'elle accepte le divorce.

Ne t'en fais pas pour ça.

Ma femme va l'embrouiller avec

Freud et tutti quanti, tu vas voir.

Et ensuite, elle acceptera le divorce ?

C'est du tout cuit.

C'est une pro dans cette

catégorie, ça je peux te le dire.

C'est d'ailleurs l'une des

raisons pour laquelle je la quitte.

J'en avais ma clave.

Toi aussi, tu divorces ?

Ouais, on pourra enfin vivre ensemble.

John, c'est merveilleux.

DĂšs que tout ceci sera fini,

je partirai au Brésil et je

me ferai enfin opérer.

Je deviendrai la femme dont

tu as toujours rĂȘvĂ©, mon Johnny.

Parce que je peux t'aimer ma

grande folle.

Tu sais, je t'ai attendu chez le psy.

Tu m'as oublié ?

J'avais envie de faire dodo.

Et tu sais que je suis

incapable de résister à

l'appel de Morphée ?

Oui, ça c'est vrai.

Je suis un peu comme un gros bébé.

Alors, la psy, comment c'était ?

Super, c'était vraiment super.

On a mĂȘme parlĂ© de cinĂ©ma.

Elle m'a dit que j'étais sur

la voie de faire des progrĂšs.

Et que je vais aller mieux.

Je vais pouvoir bien m'occuper

de mon mari. TrĂšs bientĂŽt.

C'est génial, non ? Johnny ?

HĂ©, quoi de neuf ?

OĂč c'est que t'es ?

T'es déjà au Brésil, c'est ça ?

ArrĂȘte tes conneries, putain de Johnny.

Je te jure, c'est la catar.

Il y a l'autre conne qui dit

qu'elle est bien mieux.

HĂ©, relaxe, ma lolote.

C'est ce qui arrive Ă  la fin

de la premiÚre séance.

C'est normal, je te jure.

Elle fait toujours ça pour

accrocher la cliente.

Johnny, rien Ă  foutre qu'elle accroche.

Ce que je veux, c'est qu'elle

y conseille le divorce.

Ouais, d'accord.

Mais il va falloir ĂȘtre

patient, mon lapin.

Je veux pas que tu te prennes la tĂȘte.

Elle est si jolie, ta petite

bouille d'amour.

Ah, mon amour. Je t'embrasse.

Partout, partout. Je t'adore.

Je crois qu'il fréquente une fille.

Je l'ai entendue hier au téléphone.

Il lui susurrait des mots d'amour.

Je sens que toute cette

histoire va finir comme dans

le liaison fatal.

Je le sens.

Et vous vous souvenez de la

violence de ce film ? C'était atroce.

Vous recommencez.

Vous recommencez Ă  me parler

de cinéma, Manuela.

Je vous avais pourtant...

T'en dis d'arrĂȘter.

Comment faut-il que je vous le dise ?

Le cinéma, c'est le contraire

de la réalité.

La vie, ce n'est pas ce que

montre Hollywood.

Dans les films américains, ça

se termine toujours avec plein

de coups de pistolet.

Mais nous ne sommes pas aux Etats-Unis.

Et encore moins dans un film.

Vos peurs sont vraiment sans fondement.

J'avoue que parfois, Hollywood

nous offre de bons films.

Mais c'est tellement rare.

Tenez, par exemple, un film

comme Mafia Blues.

Les relations entre le psy et

son client sont farfelues.

Comment voulez-vous que l'on rentre...

dans un film pareil ?

C'est tout Ă  fait exact, en effet.

En fait, tout ça est dû à

ma vie monotone.

J'essaie d'y échapper en

regardant la télé.

Ce qu'il me faudrait, c'est

une expérience nouvelle.

Quelque chose d'amusant.

Je ne sais pas...

Un truc de dingue...

qui me fasse soudain oublier

qui je suis.

Un peu comme dans mes mentaux.

Je crois que j'ai exactement

ce qu'il vous faut.

Ah oui ?

Il va falloir auparavant me

promettre de ne plus regarder

ces bĂȘtises Ă  la tĂ©lĂ©.

Je vous le promets.

Je vais essayer.

Tout marche comme sur des roues.

Roulette, t'auras bientĂŽt ton

divorce, mon poulet.

Encore une petite semaine et

tu pourras partir au Brésil.

Oh, qu'est-ce que je suis content.

T'es vraiment un gars

fantastique, tu sais.

Ben, c'est pas pour rien que

tu veux vivre avec moi, non ?

Viens que je te fasse un bisou.

Ne t'aimes pas avant ton opération.

Et en plus, j'aime pas les

necs avec une barbe.

Vous m'avez dit que vous

aviez une idĂ©e en tĂȘte.

Oui, je crois que j'ai

quelque chose qui va vous intéresser.

Vous savez, docteur, pour

trouver quelque chose que je

n'ai pas fait,

il va falloir vous lever tĂŽt

parce que j'ai vraiment goûté à tout.

Dans la vie, il n'y a que

la nouveauté qui m'excite.

Je vous assure, j'ai fait de

ces trucs quand j'étais jeune.

Dingue.

Ensuite, j'ai rencontré Alain,

mon mari,

et c'est grĂące Ă  lui que je

me suis rendu compte

qu'il y avait pire que moi

sur cette terre.

Alain est tellement étrange.

Pour jouir, il faut que je

lui introduise des objets

oblongs dans le rectum.

Vous voyez ?

Il est tellement bizarre.

Je l'ai toujours adoré.

Mais là, il dépasse les

bornes Ă  force de m'insulter.

Il me rabaisse sans cesse.

C'est dĂ» peut-ĂȘtre Ă  un Ă©norme...

Un énorme complexe

d'infériorité de sa part.

Il doit envier votre force,

trĂšs probablement.

C'est un vrai nabot.

Je crois qu'il m'insupporte.

Et surtout depuis qu'il a

décidé de devenir barbu.

Ça lui donne un air bĂȘte. Cela dĂ©pend.

Certains hommes la portent trĂšs bien.

C'est un attribut de virilité

qui, semble-t-il, manquait Ă 

votre mari.

Son cas m'a l'air trÚs intéressant.

Bref, revenons plutÎt à l'idée

que je veux vous soumettre.

Que diriez-vous de vous

envoyer en l'air avec une

femme bien, sous tout rapport,

intelligente, plutĂŽt pas mal,

blonde, qui porte des lunettes

et qui a un travail qui est

les plus passionnant ?

Et tout ça gratuitement, évidemment.

Je ne dis pas non.

Qui sait ?

Vous ĂȘtes trĂšs curieuse, dites donc.

Vous savez que c'est un

vilain défaut, Manuela.

Je sais, oui.

On me le dit trĂšs souvent. Vous, alors.

Je crois que vous me plaisez.

Bon, quand est-ce qu'on

pourrait organiser une petite sauterie

entre vous et cette fabuleuse

bombe sexuelle ?

Que diriez-vous de ce sujet ?

Bonsoir.

ArrĂȘtons cette sĂ©ance ici et

laissons nos corps se régaler.

Qu'est-ce que vous faites ?

Ben, je m'allonge, faites de mĂȘme.

En fait, c'est moi la blonde.

Viens, Manuela.

Viens ici. Forza, viens.

Prends-le.

Prends-le dans la bouche. Comme ça.

Oui, relaxe-toi.

Tu es si belle.

Oui.

Viens, donne-le-moi maintenant.

Viens.

Maintenant, prends-le dans la bouche.

Mets-toi.

Tu dois ĂȘtre plus participatif.

Prends-le.

Prends-le dans la bouche.

Prends-le dans la bouche.

Tu es une belle femme.

Tu ne fais pas ça.

Si elle apprenait que son

mari s'amusait Ă  la faire

violer, ça la ferait rire.

Qu'est-ce que tu en dis ?

Allez, vas-y, file-moi de la thune.

Mais tout de suite.

Si tu veux, mĂȘme, je double la somme.

Il suffit simplement que tu

t'y remettes.

Je veux que tu la traumatises

Ă  mort, t'as compris ? Manuela ?

OĂč sais-tu que t'es ?

Je suis là, enculé.

Ben, qu'est-ce qui te prend ?

Qu'est-ce que tu fais, lĂ  ?

Je vais te tuer.

Je vais te tuer.

Je vais te tuer comme Ă  la

télé, t'entends ?

Je vais me débarrasser de toi

comme dans Le Facteur sonne

toujours deux fois.

Je vais te massacrer comme

dans Vendredi 13.

T'as entendu ?

Je me souviens de tout ce

qui s'est passé, maintenant.

Je me souviens que tu m'as

fait violer par un gars maquillé.

Oui, enculé, je m'en souviens.

Je vais te faire la peau, sale abruti.

Ensuite, je te découperai ton

cadavre et je le jetterai Ă 

des sanglias affamés.

Mais...

Laisse-toi !

Alain, tu vas mourir.

Je vais te faire payer pour

ce que tu m'as fait.

Je vais te trouer le buffet.

Mais ces trous-lĂ , mĂȘme en

les bouchant, ils ne feront pas jouir.

Chiennasse !

Tu t'es crue dans un film,

hein, c'est ça ?

Quel dommage que tu ne

tiennes pas ton flingue comme

John Wayne.

Parce que lĂ , j'aurais pas pu

te le reprendre, espĂšce de

femelle dégénérée.

C'est toi, maintenant, qui vas mourir.

Je t'ai bien baisé.

Je t'ai eu en beauté.

Je vais pouvoir enfin partir

au Brésil, dÚs que je me

serai débarrassé de ta carcasse.

Lùche immédiatement ce flingue,

tĂȘte de fion.

Sinon, on va y avoir ta

cervelle sur les murs.

Je sais pas s'il y en aura

beaucoup, mais ce que je peux te dire,

c'est qu'ensuite, t'iras direct

Ă  la morgue.

Et malheureusement pour toi,

tu mourras dans ce corps

d'homme que tu regrettes tant.

Minable !

Fumier !

Tu mérites pas de vivre !

Tu ne mĂ©rites mĂȘme pas cette

balle que je vais te tirer.

Tu n'es qu'une sous-merde, une

petite ordure.

Allez, comme on dit dans les

films qu'Emmanuela fait tes priĂšres,

tu vas bientĂŽt retrouver

notre créateur.

Quant à moi, j'ai décidé

d'abandonner mon boulot et de

devenir tueuse en série.

Écoute, Bernard, je te propose

un deal qui devrait

plutÎt t'intéresser.

Ce soir, j'ai invité ma copine, Marie.

Et j'attends de toi que tu

nous baises toutes les deux.

Ça me botte.

Et si tu arrives Ă  nous

faire jouir toutes les deux,

je t'offrirai un super truc,

quelque chose qui te fera plaisir.

Quel conne j'ai été !

J'aurais mieux fait de te

faire un deal.

J'aurais mieux fait de me la fermer.

Mon mari m'a dit, tu sais ce

qui me ferait plaisir ?

C'est que tu commences Ă 

ramener du fric Ă  la maison.

Je vais organiser des petites

soirées et tu t'occuperas des invités.

Le salaud !

Quoique, finalement, c'est pas

trop déplaisant.

Je suis Ă  tes ordres ! Repos, Benito.

Est-ce que tu m'autorises Ă 

aller m'acheter des petits

soldats de plomb ?

C'est super important !

Benito, voyons, tu fais ce que tu veux.

Tu n'as pas Ă  me demander

mon autorisation.

Je suis Ă  tes ordres, ma

chérie, voyons, tu le sais bien.

Et puis, j'ai besoin de...

Philippine, toi seule, c'est

me recadrer.

Alors, tu m'autorises ? Oui, Benito.

À vos ordres !

Mission accomplie !

Je me suis acheté plein de

soldats, je suis super content !

Moi aussi, je suis contente,

mais Ă  quoi vont-ils te servir ?

Avec Francis, on s'est dit

qu'on allait rejouer les

mouvements de nos troupes en Irak.

D'ailleurs, on fait ça ce soir.

Mais, on avait prĂ©vu de fĂȘter

notre anniversaire de mariage.

Disons que je me suis dit

que, vu qu'il y en a un tous les ans,

on pouvait reporter ça l'année

prochaine,

sans compter que je n'y ai pas acheté.

GĂąteau !

Écoute, Benito, que tu

retombes en enfance, c'est une chose.

L'ennui, c'est qu'il est hors

de question que tu brises notre couple

avec tes bĂȘtises de soldat de plomb.

Mais, chérie, ce ne sont pas

des bĂȘtises, tu sais.

C'est un vrai jeu de stratégie.

Francis m'a dit qu'il n'y

avait rien de mieux pour se détendre.

Il paraßt que Napoléon

lui-mĂȘme refaisait les grandes

batailles avec des petits soldats.

Eh bien, va jouer à Napoléon.

Moi, je vais sortir avec

Janine, ma copine, et on va

se faire une toile.

Tu me déçois énormément.

Et surtout, ne me salues pas

en partant.

T'es trop con.

Salut, Janine, ça va ?

Elle est oĂč, Sylvie ?

Elle m'a dit qu'elle ne

pouvait pas venir parce

qu'elle était malade.

On se retrouve toutes les deux.

Oh, merde, chaque fois qu'on

se fait des soirées ensemble,

on fait des conneries.

Comme la derniĂšre fois oĂč ton

idiot de mari était allé voir

ce défilé.

Je trouve vraiment que c'est

un demeuret.

Si je te dis que ce soir,

il va jouer chez Francis aux

petits soldats de plomb,

tu me croirais ?

Benito va jouer avec des

petits soldats de plomb. Oui, j'écoute.

Et alors ?

Vas-y, raconte, tu t'es acheté

des petits soldats.

Oh, Francis, ils sont magnifiques.

Avec eux, je sens que je

vais te mettre une raclée.

C'est beau de rĂȘver, mais je

vais devoir t'apprendre les

deux réalités de la vie, mon bonhomme.

Tu sais, j'ai une demande

qu'Ă  apprendre.

Tu es le maĂźtre de la

stratégie militaire.

Je suis sûr qu'à ton contact,

je vais pouvoir m'améliorer.

J'arrive dans 10 Ă  15 minutes.

Salut, Ă  tout de suite.

Regarde les deux mecs

derriĂšre, ils n'arrĂȘtent pas

de nous mater.

10, ça te dirait de t'envoyer

en l'air ce soir ?

Comme ça, avec les deux abrutis, là.

Jette Ă  coup d'oeil, ils sont

chauds comme de la braise.

Ok.

Ils rendraient complĂštement dingue.

Oui, d'accord.

Vas-y.

Deviens qui c'est qui a gagné.

Oh, je suis sûre que c'est

peut-ĂȘtre toi.

En fait, pas tout à fait, chérie.

Et j'ai mes chars qui sont

enlisés dans le désert, alors

je suis arrivé deuxiÚme juste

derriĂšre Francie.

Chapeau ! HĂ© !

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