All language subtitles for Law.and.Order.Special.Victims.Unit.S11E23.Wannabe.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP2.0.x264-NTb

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Original subtitles

Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

À New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite appelée Unité spéciale pour les victimes.

Voici leurs histoires.

C'est trop cool.

- Attention. C'est très cher. - À qui le dites-vous ?

Ces deux-là sont identiques. Pourquoi celle-ci coûte 200 $ de plus ?

Son taux de rafraîchissement est de 600 hertz pour plus de fluidité

- sans oublier... - Votre attention,

rendez-vous au rayon télévision pour une offre spéciale.

- Oh, laquelle ? - Euh, je ne sais pas. Je vais voir.

Beurk, qu'est-ce qu'il fait ?

- Oh, bon sang. Retourne-toi. - Coupez ça !

L'exhibitionniste a connecté une caméra.

On l'a en vidéosurveillance.

Au rayon téléphones portables.

Il a dissimulé son visage

mais il colle à la description d'un exhibitionniste branché fillettes.

Blanc, la trentaine, châtain.

Il a un signe particulier :

une tache de naissance au bas-ventre qui ressemble à la Floride.

Convoquer les agents de cinq postes pour un type qui montre sa nouille ?

L'exhibition dans ce magasin date d'il y a deux mois.

Depuis, il a violé trois filles à Central Park.

Colleen Johnson, 11 ans. Tina Harper, 15 ans.

Et Nicole Goshgarian, 12 ans.

Ces viols ont commencé il y a quatre semaines, tous le dimanche.

Inutile de vous dire quel jour on est.

On quadrille le parc pour le coincer et on reste en contact.

Sur le pont, avec une casquette.

Équipe G, passez côté est du lac.

Ici William, bien reçu.

On annule. Restez en place.

Agent à unité. Je viens d'empêcher un viol.

Donne le lieu.

Je le poursuis. Arrêtez ! Police !

Je suis au nord de la promenade.

Ça capte mal. Répète.

Redonne ta position.

- Où es-tu ? - Je cours vers le nord.

- Quelqu'un les voit ? - C'est bon. Au nord-est de la promenade.

Plus un geste.

Je suis près du pont de...

- Que se passe-t-il ? - Il s'enfuit !

- Parle-moi. - À toutes les unités,

l'agent a besoin d'aide au niveau de la promenade.

Je répète, agent introuvable.

NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

El, un pistolet.

Ici.

Ravie de te revoir. On se faisait du souci.

Ma radio a morflé pendant l'interpellation mais tout est sous contrôle.

J'imagine qu'il t'appartient, Agent... Fletcher ?

Euh, oui. Il m'a eu par surprise.

- Quel débutant. Ça n'arrivera plus. - Pas facile en solo.

Pourquoi m'arrêter ?

Tu as interrompu un viol ?

- Il faut une ambulance ? - Non, il venait de l'approcher.

Je demande l'heure et boum,

ce timbré m'agresse.

Je regarde ma montre, le flic arrive

et lui demande de baisser son pantalon. Trop bizarre.

Cet homme t'avait menacée ou touchée ?

Non, mais ce flic était très "tactile". Il lui baisse le pantalon, le type détale.

Je vous dis que c'est lui. Regardez.

De l'adhésif, un cutter. L'attirail du violeur.

- Je bricole. - Il s'appelle Wayne Hanket.

Wayne Hanket, vous avez le droit de garder le silence.

- Je lui ai dit ses droits. - On préfère être prudents.

Ne loupe rien. Assiste à tout le déroulement.

Retrouve-nous au poste. L'interpellation te revient.

Je n'ai rien fait.

Résister à l'arrestation et agresser un agent ?

C'est bien le violeur. Regardez.

Hé !

Arrêtez de me peloter.

Tu m'expliques ?

La tache de naissance. C'est bien lui.

Mieux vaut éviter en public.

On prendra des photos une fois au poste.

Sa tache sera toujours là.

- On dirait bien la Floride. - Moi, je lis "coupable".

Inutile d'aller plus bas.

- Laissez-moi ! - Ne déballez rien.

Asseyez-vous.

Restez habillé, M. Hanket.

Vous n'allez pas nier que vous êtes exhibitionniste.

Ce qui vient d'arriver était un accident.

Mon caleçon a glissé.

Comme dans ce magasin.

C'était une crise d'épilepsie ?

Ce n'était pas moi.

Votre tache est sur la vidéo de sécurité.

Tout le monde en a.

C'est comme l'ADN ou les empreintes.

Il n'y en a pas deux pareilles.

Et celles-ci sont exactement les mêmes.

Inutile de le nier. C'est bien vous.

On aurait dû vous retrouver

quand il ne s'agissait encore que de ça, M. Hanket.

Vous n'auriez eu qu'à suivre une thérapie.

Je n'ai aucun souci.

Si ce n'est un sérieux problème d'estime de soi, hein ?

Un sentiment d'impuissance.

Vous imposez de tels actes à des petites filles

- pour être remarqué. - Leurs réactions vous excitent.

Les voir choquées, apeurées, gênées.

- C'est toujours ça de pris. - Sauf les rires.

Ça doit être castrateur.

- Personne n'a ri. - Elle, si.

Elle vous a traité de nul et vous a ri au nez.

Et vous l'avez violée.

Pour la première fois, vous vous êtes senti surpuissant.

Mais Colleen s'est enfuie avant la fin. La fois suivante, vous étiez mieux préparé.

Voilà son attirail.

- Belle prise, agent Fletcher. - Merci.

Je vais joindre une recommandation. Qui est ton chef ?

- Je suis au poste 27. - C'est mon ancien poste.

Je parlerai de toi à Van Buren.

Je n'ai fait que mon métier.

Débarrasser nos rues d'un violeur permet d'évoluer plus vite.

- Continue comme ça. - Merci. Promis.

Dis.

Tu n'oublies rien ?

- Quoi donc ? - Mets ça sous scellés.

Bonne paperasse.

Où se trouve l'agent Fletcher ?

Bon sang. Ici.

Le "W" bloque mais tu as dû le voir.

Oui, ça existe toujours ?

Je n'avais jamais vu de machine à écrire.

Lui non plus. Mais à son époque, ça n'existait pas encore.

Pourquoi ne pas se servir d'ordinateurs ?

On aime ces couleurs.

Sans duplicatas roses, verts ou jaunes, on ne saurait pas où les mettre.

Et ils copinent avec l'industrie du carbone.

Bref. On a interrogé cette fille a qui tu as épargné ce viol.

- Elle va bien ? - Plutôt, oui.

Elle dit qu'Hanket ne l'a pas touchée.

Ou menacée.

Qu'il ne tenait aucun cutter.

Fallait attendre qu'il la tire dans les buissons ?

Relax. C'est une belle prise.

Il colle à la description et elle a le profil des victimes.

Tu l'as bien sauvée.

- Quel est le souci ? - Il n'y en a pas. Décris-nous la scène.

Vous rôdiez en quête de la victime idéale.

Jeune, vulnérable, isolée.

Mais c'est leur tour de jouer.

Les trois vous ont déjà identifié grâce à la tache de naissance.

Elles sont en route pour le confirmer.

Ce sera facile, vous êtes exhibitionniste,

vous ne portez jamais de masque.

Oh, tu parles d'une comédie.

- Nous savons que c'est vous. - Achève-le.

Mais nous cherchons à comprendre pourquoi.

Vous êtes mauvais ? Malade ?

J'avais dit à mon père que quelque chose ne tournait pas rond,

que j'avais besoin d'aide.

Mais il ne voulait pas... en entendre parler.

- La faute à Papa... - On a un problème.

L'affaire nous paraît bancale.

- Quoi ? - Tu devrais parler à cet agent.

- Dis donc, tu fais drôlement jeune. - J'ai 22 ans, Madame.

Jo Marlowe, la Procureur.

Eh bien, l'agent qui a intercepté le violeur de Central Park

méritait que je me déplace.

C'est gentil.

- Pourquoi me faire ça ? - Tu n'es qu'un crétin.

On n'enseigne plus les procédures de base à l'École de police ?

Tout était carré.

Quand il a refusé de montrer sa tache,

il fallait le notifier et l'emmener ici pour l'interroger.

Il existe un tas de moyens d'obtenir cette information.

Je l'ai pris à part. Je lui ai demandé de me la montrer,

- je ne l'ai pas exigé. - Et quand il a refusé,

tu as violé ses droits constitutionnels en matière de fouille.

En baissant son caleçon ?

Non. Il voulait s'enfuir.

J'ai attrapé l'élastique pour le retenir. C'est là que j'ai vu la tache.

Cette fille dit que tu as baissé son caleçon et qu'il a pris la fuite.

Ça s'est passé si vite. C'est... vraiment dur à dire.

Ça passera comme une lettre à la poste lors du procès.

Il s'est enfui, ce qui constitue un motif pour que je le fouille.

Ce détail va tout faire capoter.

N'importe quel avocat s'en servira pour que la preuve soit rejetée.

Génial. Liv et El le cuisinent depuis des heures.

Suite à une arrestation résultant d'une fouille illégale,

tout ce qu'il dit sera tout simplement inutilisable.

Où est ce Fletcher ?

Au QG, à essayer de s'en remettre.

Par chance, tu n'es pas la première personne à l'avoir agressé.

Au moins, on peut retenir Hanket pour avoir agressé un agent.

Où il est passé ?

Il devait remettre ça à la salle des dépôts.

Même si tu le fais, il a enfreint le protocole.

Quelqu'un a vu Fletcher ?

Qui ?

- Quel Fletcher ? - L'agent qui a arrêté ce type.

Il n'est pas aux toilettes. J'en sors.

Aidez-moi à retrouver Fletcher.

Le poste 27 nous l'a envoyé pour l'intervention.

Je vais tacher de me renseigner.

Ça ne me dit rien qui vaille.

Van Buren ne pas l'a pas envoyé.

Elle a vérifié. Ils n'ont aucun agent Fletcher.

D'où il vient ?

Je doute qu'il soit flic.

Ses empreintes étaient sur la machine,

on a vérifié, il ne fait pas partie de la police.

La presse va littéralement adorer.

Un bâtiment rempli de flics incapables de reconnaître cet imposteur ?

Il y avait 30 inconnus. Tu as vu ce bazar. Il ne dénotait pas.

Il y a forcément un moyen. Tu as vérifié ses empreintes

- dans le système ? - Rien.

Pareil pour l'affaire tant qu'on ne le retrouve pas.

Au-delà de l'embarras dans lequel ça nous plonge,

le fait que Fletcher ne soit pas flic nous aide.

- Ces preuves sont utilisables. - Oui.

Le 4e Amendement en matière de fouilles

ne s'applique qu'aux policiers, pas aux civils.

Même si notre violeur peut poursuivre Fletcher.

Tant qu'on dispose des preuves,

on devrait s'en tirer.

Oui, mais il faut le retrouver.

Je dois changer cette appréhension en arrestation de civil.

Qu'il soit flic ou non, il me faut sa signature.

Tu as 24 h à compter de l'arrestation,

- ce qui nous laisse huit heures. - Au moins, on a une photo.

Un curieux a photographié l'arrestation.

- On l'envoie aux médias ? - Pas encore.

Ça ne paraîtrait pas avant demain.

Pourquoi se tirer une balle dans le pied ?

Vous avez jusqu'à 16 h.

Si Fletcher est bidon, son uniforme ne l'est pas.

Un étudiant a récupéré sa casquette de chez Marcum dans le parc.

Marcum, tu as énervé beaucoup de monde suite au 11 septembre

à vendre ces banderoles commémoratives à prix d'or.

Comment ça ? Elles étaient à peine rentables.

Tu équipes 4 000 flics. Pourquoi vendre aux civils ?

Je vous jure que...

Ce type n'est pas un flic et tu l'as laissé s'équiper.

Tu devais demander sa carte. Tu lui as vendu un badge et une arme.

Tu es bon pour la taule.

Je lui ai peut-être vendu un uniforme et l'équipement

mais jamais je ne lui aurais vendu un flingue sans vérifier.

Il avait oublié sa carte.

Sa carte bancaire correspondait au nom sur l'uniforme ?

Il a payé en liquide.

Tout collait, l'apparence, l'intonation, la coupe de cheveux.

Il disait sortir de l'école de police et je l'ai cru.

L'école forme 4 000 recrues par an. Fletcher n'en fait pas partie.

Il n'a peut-être pas son diplôme mais il est calé.

Il a peut-être jeté l'éponge.

Peut-être même qu'on l'a recalé à l'examen d'entrée.

Ce qui étend la recherche à 13 000.

J'ai appelé le centre d'évaluation.

Vingt Fletchers ont tenté le coup ces deux dernières années.

- L'espoir fait vivre. - Donne-moi la liste.

Je suis sur le serveur de la Préfecture.

Il y a un tas de moyens de connaître notre jargon

- sans formation. - Les magazines, Internet...

J'interviens parfois sur certains forums.

Ces clowns estiment pouvoir m'apprendre mon métier.

Si certains parlent moins que toi, je suis preneur.

- Plus que quatre heures. On en est où ? - À faire des suppositions.

Regarde. Ce n'est pas parfait mais ce Phil Fletcher

lui ressemble un peu, non ? Il est peut-être de sa famille.

DOMICILE DES FLETCHER LUNDI 10 MAI

- Peut-être. Qui sait ? - Vous n'en savez rien ?

Mon père, un ancien flic qui m'a forcé à passer cet examen,

ne parle qu'à deux de ses six frères.

- J'ai un tas de cousins. - Où puis-je trouver votre père ?

Papa, une policière est là.

- Elle aimerait te parler. - Merci.

- Ça vous est arrivé en service ? - Si seulement.

Je toucherais bien plus.

J'ai trop picolé et je suis tombé sur une écoutille.

Aïe. S'agirait-il de l'un de vos neveux ?

Non, il a l'air trop intelligent. Minute.

21 ans de maison. Je n'oublie pas un visage.

On doit vite le retrouver.

- McGinty's, un bar de flics... - Sur la troisième, merci.

- La même chose, Timmy. - Hannigan, ça fait tôt, même pour toi.

Lâche-moi, Stabler. J'ai bossé de nuit.

De nuit ? Tu as donc terminé il y a quatre heures et demie.

Tu parles d'une nuit.

Un gamin de trois ans abattu lors d'un règlement de compte entre dealers.

C'est ce qu'il y a de plus dur.

On est aussi sur une affaire d'enfants. Un violeur en série.

On recherche ce témoin. Tu l'as déjà vu ici ?

- Pas ce tocard. - Tu le connais ?

Oui. Brad... quelque chose.

Il ne boit jamais d'alcool.

Il paie des verres, quémande des histoires. Une vraie groupie.

- Où le trouver ? - Je ne lui parle pas.

Je ne parle qu'aux vrais.

Repassez ce soir.

On n'a pas jusqu'à ce soir.

Bon, je vais passer quelques appels, voir si quelqu'un le connaît.

Rien ?

Ne me dites pas que vous n'avez rien.

Je suis avec Fletcher. Il se fait passer pour Liv.

Ce n'est pas drôle. Plus que trois heures et demie.

On a parlé à quelqu'un.

Il nous a donné la liste d'habitués d'un bar de flics où va Fletcher.

On va tacher de le retrouver.

Je dois décider si je lance la procédure.

Trois victimes de viol et leurs parents m'attendent dans cette pièce.

- Qu'est-ce que tu fais là ? - Je m'aère un peu. Je...

- Ce sont des gamines. - Je comprends.

Je m'occupe de Tina, Colleen et Nicole depuis le début.

C'est à moi d'y aller.

Bougez-vous et retrouvez ce Fletcher.

Je lance la procédure. Ne me plantez pas.

C'est le numéro deux.

Le numéro deux ?

Le numéro deux.

Je sais que c'est lui.

Elle a choisi le bon ?

C'est très bien.

On a terminé.

Nicole aimerait féliciter cet agent.

- Est-il là ? - Bonne question. Est-il là, Don ?

Pas pour l'instant, mais il ne devrait plus tarder.

Moins de trois heures, désormais.

Deux filles ont identifié Hanket. On tient bientôt Fletcher ?

- On a un prénom. - On est dans l'impasse.

Pas de Brad Fletcher de moins de 40 ans doté d'un permis.

Rien aux bureaux de vote, pas de location à son nom.

Sûrement un pseudo. Plus le choix.

- Donnons sa photo à la presse. - Trop tard.

Hanket sera libéré avant sa diffusion.

Plus vite on identifiera Fletcher, plus vite on arrêtera Hanket.

Je sais où je serai d'ici là.

Nos virées me manquent. Je peux t'accompagner ?

Hannigan est au bar.

Il a quelqu'un qui connaît Fletcher. Je t'écoute.

CENTRE DE RÉINSERTION LUNDI 10 MAI

Brigadier Duncan ?

Je peux vous aider ?

Vous le connaissez ? Il se fait passer pour Brad Fletcher.

C'est son nom.

- Tout le monde le recherche. - Pourquoi ?

Vous lui avez trop bien appris les rouages du métier.

C'est le but du programme.

Vous êtes censés remettre des gamins sur les rails,

pas en faire des illuminés.

Déjà, Brad n'est jamais parti en vrille.

Il s'est inscrit le jour de ses 14 ans

avec l'intention de devenir policier un jour.

Il était bien parti.

Sauf qu'il a déraillé. Vous êtes en contact ?

Bien sûr. Il continue.

L'âge limite est de 20 ans.

Quel âge a-t-il d'après vous ?

Tu as 16 ans ?

Je peux tout expliquer.

Pas le temps.

La procureur n'a plus que 40 minutes. Signe là.

Où ton violeur sera libéré.

Vous plaisantez ? C'est ma plus grande fierté.

D'avoir coffré ce type.

Je suis parti après avoir été descendu par la proc.

- C'est bon ? C'est réglé ? - Bientôt.

- Vous faites quoi ? - Je vous arrête

pour avoir joué les agents. Vous avez le droit de garder le silence,

tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.

J'ai toujours voulu être flic.

Il portait le costume à chaque Halloween.

Tu voulais le respect et faire respecter la loi sans efforts.

C'est faux. Il lit.

Tout ce qu'il trouve.

J'ai même appris le code pénal.

- Je deviendrai policier. - Tu peux dire adieu à ton rêve.

La moindre infraction sur ton casier est rédhibitoire.

- Je n'ai pas commis d'infraction. - Deux.

Te faire passer pour un agent et porter une arme à feu.

- Non. L'arme est enregistrée. - À votre nom.

Ça ne va pas ? Confier une arme à votre gosse ?

Il faut avoir 21 ans pour disposer d'un permis.

Tu n'es peut-être pas si calé que ça.

Ne t'en fais pas. Tu auras le temps de lire en prison.

J'ai attrapé ce violeur ! J'ai sauvé cette fille.

Et voilà sa récompense ?

Ce violeur a manqué d'être libéré par sa faute.

Mais ça n'arrivera pas. Hein ?

Ma motion.

Fletcher a violé les droits constitutionnels de mon client.

C'est un civil, M. le Juge. Son argument est irrecevable.

L'agent Fletcher, puisqu'il s'est présenté ainsi à mon client,

ne portait pas seulement l'uniforme.

Il agissait en tant qu'agent de police sous leurs ordres.

Jamais il n'a été autorisé à agir en tant qu'agent.

- Il n'était pas habilité. - Il a assisté à votre réunion.

Il était briefé sur l'affaire, avait des consignes à suivre,

avait un secteur du parc à surveiller.

Tout semble indiquer qu'il agissait en policier.

Bien que ce soit gênant pour chacun de nous

et malgré son petit numéro convaincant,

Brad Fletcher est un gosse de 16 ans

qui a voulu jouer aux gendarmes et aux voleurs.

Des menottes, une matraque, un neuf millimètre ?

Il n'avait pas l'air de jouer.

Non. Et tout ce qu'il a effectué sous leurs ordres

est vicié et doit être rejeté.

C'est un cas de force majeure.

Je doute que nous ayons la même définition du terme "majeur".

J'étudie cette motion et je vous tiens au courant.

Je ferai une demande de non-lieu.

M. le Juge, sachez

qu'aucun membre de la police n'approuve les actions de M. Fletcher.

Je rêve. Ils parlaient même de le décorer.

Du tout. Le bureau du procureur poursuit ce délinquant juvénile

et on m'attend justement aux affaires familiales.

AFFAIRES FAMILIALES MARDI 11 MAI

Ce n'est pas juste. Ils avaient promis de me lâcher.

- C'est comme ça. - Estimez-vous heureux.

Votre casier restera vierge.

Il est question d'usurpation d'identité préméditée.

Que plaide l'accusé ?

Coupable.

Il y a un accord avec remise de peine ?

En effet.

- Avez-vous validé cet accord ? - Tout à fait.

Dans ce cas, l'accusé plaide coupable

d'avoir tenté de se faire passer pour un agent de police,

un délit grave, et est condamné à 100 h de travaux d'intérêt général.

L'accusé s'engage également à se séparer de tout objet affilié à la police,

uniforme, badge, menottes,

matraque, talkies-walkie et radio.

L'accusé ne pourra plus se connecter à des sites Internet, des forums

et des forums portant sur la police.

Il ne pourra posséder ou s'abonner à des revues sur la police,

des magazines d'enquêtes criminelles, des manuels de médecine légale

et devra se séparer de toute arme à feu.

Si ces conditions sont bien respectées,

à l'issue de ces six mois, l'affaire fera l'objet d'un non-lieu

et sera radiée de votre casier le jour de votre 21 e anniversaire.

- Merci, Mme la Juge. - Affaire suivante.

Ce n'est pas terminé.

J'ai besoin que tu témoignes contre Hanket.

Je le ferai avec joie.

- Besoin d'autre chose ? - Non.

Attends.

J'ai un peu de temps libre. Si ta mère est d'accord,

j'aimerais que tu viennes plancher sur ton témoignage.

Je ne tiens pas à ce que tu sabotes ça aussi.

M. Fletcher, ne venez-vous pas d'être condamné ?

Comment ça ? On avait convenu d'un délit.

- Vous... - Brad.

Je procède au contre-interrogatoire en jouant l'avocate de la défense.

Et crois-moi,

- elle ne te fera pas de cadeaux. - Oui, pardon.

Pond va chercher à te discréditer.

Il n'est pas question de toi mais de ces victimes.

Si tu t'emballes, elle te pulvérisera.

Ça ne devrait pas être dur pour un menteur.

Ce n'est...

Ce n'est pas vrai.

C'est mieux.

Lorsque vous vous faisiez passer pour un agent,

avez-vous vu mon client faire quoi que ce soit d'illégal ?

Je l'ai vu approcher sa victime.

Supposition. L'avocate fera objection

et elle sera retenue.

On ordonnera au jury de ne pas en tenir compte.

Mais ils le feront.

- Vous avez été policière. - Dans une autre vie.

- C'était comment ? - Brad.

Pourquoi cette médaille ?

J'ai démantelé un cartel de drogue.

Je veux tout savoir.

- Sérieux, c'est... - Minute.

Salut.

Moi aussi.

On en parlera plus tard. J'ai quelqu'un au bureau.

Mais ce soir, après le boulot.

Pose ça.

Je regardais. Je n'allais pas la prendre.

Tant mieux, car ce serait une infraction.

Et là, je devrais te tuer.

Le juge Ridenour te demande dans la salle d'audience.

Ce ne sera pas long. Ne bouge pas et ne touche à rien.

Cette décision n'a pas été facile.

Mais je considère que M. Fletcher agissait en tant qu'agent de police

et de ce fait, j'accepte la requête visant à ne pas accepter ces preuves.

Puisque l'affaire ne tient plus, je demande un non-lieu.

Non-lieu prononcé.

- Sans le moindre recours ? - Bien sûr.

Si de nouvelles preuves font surface, libre à vous de réitérer.

Quinze minutes.

Qu'est-ce que tu fais là ? Je t'avais dit de ne pas bouger.

Et aussi que ces charges contre moi

garantiraient de mettre Hanket derrière les barreaux.

Comment pouvez-vous le laisser s'en tirer ?

Ce n'est que temporaire. Tu as entendu le Juge.

Je dois simplement trouver de nouvelles preuves.

Quelles preuves ?

Toutes sont liées à cette fouille.

On a infligé à ces filles le traumatisme de le revoir pour rien.

Bien que ça n'arrange rien,

Fletcher s'en veut à mort.

Repassons nos preuves en revue.

Les faits, les interrogatoires, la vidéo.

Et nous n'avons pas géré ses exhibitions précédentes.

On pourrait entendre les victimes.

L'une d'elles pourrait nous fournir une preuve

qui n'est pas liée à Fletcher.

Trouver quelqu'un d'autre pour qui il va baisser son froc.

- On récupérera la tache de naissance. - Hé.

Lors de son interrogatoire, il l'a fait devant nous.

- On peut l'arrêter pour ça ? - Ça ne vaut rien.

Et ça faisait suite à l'arrestation de Fletcher.

Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne viole encore.

- Alors, on le piste H24. - "On" ?

C'est là.

Forcément dans le Queens, à 20 minutes de chez moi.

Qui vit encore chez son père à 38 ans ?

Et ils ne sont pas proches.

Hanket a dit à son père qu'il était malade,

le père n'a pas voulu en entendre parler.

Il ne veut pas l'entendre

mais il l'a fliqué toute sa vie.

Il pourrait nous montrer sa tache sans lien avec Fletcher.

Allons voir si Papa veut récupérer sa cave.

Il suffit de balancer son fils.

Envoyez une ambulance au 8635, Corona Avenue.

- Police. Lâchez votre arme. - Ce n'est pas moi.

- Cette enflure est entrée chez moi. - Donnez votre arme.

Fletcher. Qu'est-ce que tu faisais là ?

Mains sur la rambarde.

Allez. Tiens bon, petit.

Tiens bon.

- Que s'est-il passé ? - Tu t'es pris une balle en service.

- C'est vrai ? - Non.

J'ai voulu te faire plaisir.

Cette balle est passée à 50 mm de ton aorte.

- C'était le père d'Hanket. - Oui.

Tu es rentré chez eux.

Tu as enfreint les conditions. Bonjour les ennuis.

Je me devais de réagir.

Eh bien, ils portent plainte maintenant.

Contre toi.

Comment es-tu entré ?

Je m'occupais de la mise sous scellés, je suis tombé sur sa clé.

Vous m'aviez dit que j'avais tout fait foirer.

Je voulais trouver de nouvelles preuves.

En entrant par effraction ?

Tu as gâché ta dernière chance d'entrer à l'école de police.

Je ne pouvais pas...

le laisser violer une autre fille.

Tu as sacrifié ton avenir pour rien.

Non. Vous n'avez pas vu ce que j'ai vu.

Il est... complètement cintré.

- Oui, on le sait. - Non.

Pas Wayne. Pas Wayne. Son père.

Quoi ?

Wayne dormait.

Je fouillais sa chambre

et j'ai entendu des cris étouffés.

J'ai pensé qu'on agressait quelqu'un.

- Une autre fille. - C'était quoi ?

Son père était dans la pièce du fond

à regarder la vidéo de Wayne en train de violer Tina Harper.

La victime du second viol ?

- Tu en es sûr ? - Oui, certain.

Cragen nous a montré les photos des victimes lors du briefing.

Il s'agissait du viol en question.

Son père prenait son pied à la regarder.

D'accord.

Bon, si ça aboutit...

tu auras peut-être regagné ta place à l'école de police.

Mais je ne veux plus te voir ici pendant cinq ans.

- C'est compris ? - Oui.

OK.

Ça ne tient pas debout. Wayne ne bandait pas leurs yeux.

Aucune n'a parlé de caméra.

Fletcher est perfusé. Peut-être la morphine.

Ou il dit la vérité.

On sait que Wayne est branché caméras.

Il a trafiqué tout un rayon de téléviseurs pour qu'on le voie se masturber.

- Où était la caméra ? - Peut-être installée avant.

Dans les buissons ?

Non. Fletcher a dit qu'il y avait le visage de Tina en gros plan.

Comme si Travis voyait ce viol par procuration.

Une caméra cachée sur lui.

Ils en font des minuscules.

Ça peut tenir dans un bouton.

Sa casquette.

Toutes ont dit qu'il l'avait gardée.

Prenez un mandat. Fouillez la maison.

Je ne vois rien dans ces casquettes.

Je les prends toutes, on verra ce que trouve Morales.

Il n'y a rien à trouver. Vous divaguez.

Sacré stock de porno.

Ça n'a rien d'illégal.

- Sauf s'il y a des mineures. - Ou des viols.

Vous regardiez des films maison de votre fils hier soir.

Vous devez être fier.

- Où sont ces films ? - J'ignore de quoi vous parlez.

Ce faux flic en veut à mon fils. C'est une vraie fixette.

- Il s'en prend à moi. - Vous lui avez tiré dessus.

Il est entré chez moi en pleine nuit.

Il n'était pas armé et fuyait. Vous avez tiré trois fois.

Il accourait vers moi. Je craignais pour ma vie.

J'ignore ce qu'il vous a dit mais cette ordure venait tuer mon fils.

Et où est votre adorable fils ?

Il est sorti prendre l'air.

- Il portait une casquette ? - Oui, une casquette.

Il a pris le métro à Manhattan. On a dû faire pareil.

- Il est dans un peep-show. - Demande si on doit l'embarquer.

Bien, compris. Ils ont un mandat pour la casquette. On y va.

Ça a drôlement duré.

On s'est occupé de vous ou vous avez dû la violer ?

Mon avocate a dit que je n'avais pas à vous parler.

Ce n'est pas le but.

- Hé, rendez ça. - Je crains que non.

On dirait qu'on a du nouveau.

C'est quoi ?

La fin de ta carrière de réalisateur.

La seule vidéo récupérée est celle du peep-show.

- Je ne tiens pas à voir ça. - On a plein d'autres choses.

Liv et Elliot ont fouillé la maison

et ont trouvé ça sous une lame du plancher.

- Ne me faites pas de mal. - Silence.

Ouvre les yeux.

Regarde-moi.

Éteins ça

Ça nous permet d'inculper Wayne. Comment coincer le père ?

Ça dépend. On sait qu'il les regardait.

À quel point était-il impliqué dans les perversions de son fils ?

- Je dois voir mon père. - Papa ne peut rien pour vous, Wayne.

Vous ne lui avez pas fait assez de peine ?

- Quoi ? - Le pauvre homme.

Ça a dû être dur pour lui. Vous élever seul,

vous soutenir depuis toujours et vous anéantissez sa vie.

- Ce n'est pas vrai. - Allons, Wayne.

Ce n'est pas lui, le malade. Il n'a pas de casier.

Cet homme honnête est impliqué malgré lui.

- Pour avoir aidé son fils. - Non, c'était son idée.

- De filmer ces viols ? - Oui. Tout.

Je ne voulais pas toucher ces filles.

- Il ne vous a pas forcé à les violer. - Si.

Comment ?

Comment, Wayne ?

Il vous a mis un pistolet sur la tempe et vous a forcé à les violer ?

Il me rabaisse depuis des années.

Il me traitait de folasse, disait avoir honte de moi.

Il disait que je ne valais rien, que je n'irai nulle part.

Donc, votre père vous a fait du mal

mais vous devez assumer vos actes.

Comme quand j'ai tué ma mère ?

Qu'est-ce que vous racontez ?

J'avais 12 ans quand elle est morte par ma faute.

Il m'a dit que...

que je l'inquiétais au point de lui avoir donné le cancer.

Mais vous savez que c'est faux.

Puis, qu'il ne pourrait jamais plus se marier

car aucune femme ne voudrait d'un fils comme moi.

Là, il se met à boire

et à faire venir des prostituées.

Et il m'oblige à regarder

pour que j'apprenne à devenir un homme.

Ça a démarré quand vous aviez 12 ans ?

Et puis...

il en fait venir une en plus...

pour moi. Et...

ça n'a pas marché.

Je ne pouvais pas faire ça devant lui.

Il m'a encore plus détesté ensuite.

Wayne.

Désolée que personne ne vous ait aidé, plus jeune.

Mais vous avez 38 ans.

Pourquoi ne pas partir à 18 ans ?

Ce tocard n'aurait jamais pu se débrouiller.

Vous l'avez entretenu tout ce temps.

- Vous ne vouliez pas qu'il parte ? - Si, bien sûr.

Je voulais partir à la retraite il y a deux ans.

- C'est lui qui devrait m'aider. - Eh bien...

Exhibitionniste n'est pas un métier qui rapporte.

Vous étiez au courant.

Je lui disais de voir des filles.

Mais c'était trop demandé.

- Vous l'avez encouragé à violer ? - Jamais de la vie.

Vous saviez ce qu'il faisait. Vous ne pouviez pas jouir sans regarder.

J'ai trouvé cette cassette. J'ignorais ce qu'elle contenait.

Et vous aviez l'air d'adorer ce qui passait.

Quel est le souci ?

- Vous n'arrivez plus à jouir seul ? - J'en ai eu plein.

Comme vous taper des prostituées sous les yeux de votre fils.

Et une fois impuissant, Wayne a fait office de substitut.

Vous violez ces filles à travers lui.

- Wayne invente tout ça. - Il nous a tout dit.

Ces années d'abus, ce lavage de cerveau...

Pourquoi est-il né ? C'est un cas désespéré.

Surtout en électronique, hein ?

Vous avez 35 ans de métier dans ce domaine ?

Vous avez installé ces caméras.

Sans savoir ce qu'il allait filmer.

On a revu la vidéo du magasin. Et devinez quoi ?

Vous êtes dessus.

À regarder votre fils s'astiquer devant ces gamines.

Je voulais seulement l'aider.

- À devenir un pervers ? - Je rêve.

Votre fils avait un problème et vous vouliez en faire un homme.

Le sexe ne l'intéressait pas.

Je me devais de régler ça.

Il n'aurait jamais trouvé de fille autrement.

Vous avez agi en bon père.

Que va-t-il m'arriver ?

Nous allons vous transférer au palais de justice.

- On aurait dû avorter. - Arrêtez.

- Papa. - Venez. Venez, Wayne.

- Papa. - Venez, Wayne.

- Pardon d'avoir créé des ennuis. - Éloignez ce rebut.

- Ça suffit. - Fais le sortir.

- Tu es mort à mes yeux. - Papa !

- Tu es mort à mes yeux ! - Je t'aime !

Mort !

Je t'aime, Papa !

CECI EST UNE FICTION

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