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Original subtitles

Plaidez-vous coupable ? - Non, non.

Ceci n'est pas une cour de justice.

S'il vous plaît, laissez-moi partir...

Vous avez été amené devant cette cour pour recevoir une juste punition

et payer ainsi pour vos crimes.

Le verdict.

Une boule noire pour la mort, une blanche pour l'acquittement.

La cour secrète demande la peine de mort, par pendaison.

La cour va maintenant voter.

Le verdict est unanime.

Mort par pendaison.

L'exécution va être réalisée immédiatement.

Je suis innocent ! Je suis innocent !

Je suis innocent ! À l'aide, à l'aide, à l'aide !

LE BOURREAU DE LONDRES

La même.

La même parodie d'exécution que dans les autres affaires.

Il s'agit du troisième lynchage.

Est-il possible que l'homme ait été mort avant d'être pendu ?

La pendaison a été appliquée à un homme encore vivant.

Il y a à peu près cinq heures.

Est-il possible qu'il ait été empoisonné ?

Non.

C'est la méthode habituelle du Bourreau de Londres.

Troisième affaire..

Certain ? - Absolument.

Deux cents livres en billets ont été trouvés sur le corps.

Ce n'est pas un vol.

Qui est-il ?

Il avait six passeports sur lui, chacun avec cette photographie...

Seuls les noms différaient.

Qui est-il, en réalité ?

Nous avons été capables de le découvrir.

Le dernier nom qu'il a utilisé est Dick Horsfelt.

Et Interpol nous a déjà alertés à son sujet...

Il était recherché pour avoir employé des matériaux défectueux

lors de constructions de taudis en Sicile.

Quand les maisons se sont effondrées, provoquant la mort de 18 personnes.

Il a été vu en Australie pour la dernière fois.

Avez-vous été informé de son arrivée ici ?

Non, les hommes du bourreau doivent l'avoir attendu,

soit à l'aéroport soit dans un port, puis l'avoir kidnappé.

Voilà le verdict. Merci.

Ils l'ont laissé pendre autour de son cou. Comme pour les autres meurtres.

Lumières...

C'est une brillante mise en accusation.

Même le procureur n'a pu fournir d'arguments plus convaincants.

À vous entendre, on croirait que ces exécutions privées sont justifiées.

- Non, monsieur, certainement pas. - Je vois

Cela doit s'arrêter.

Nous devons faire tout notre possible pour empêcher tout nouveau meurtre.

Je veux que chacun de vous fasse le nécessaire

pour que ce bourreau ne frappe pas à nouveau.

Le pays entier commence à être gagné par la panique.

Avez-vous vu les gros titres des journaux, aujourd'hui ?

"Nouvelle sensationnelle !"

"Troisième victime pour le Bourreau de Londres,

Scotland Yard impuissant."

Jusqu'où êtes-vous allé dans votre enquête sur les deux premières affaires ?

Les exécutions ont été réalisées

avec une perfection et une ingéniosité remarquables,

qui me laissent absolument perplexe.

Pas d'indices, pas de preuves, rien qui nous donne un début de piste.

Vous me désappointez, inspecteur Hillier.

Je n'ai qu'une certitude : les exécutions

ont été réalisées avec la même corde dans chaque cas.

Avec la même corde ? À quelle corde faites-vous allusion ?

C'est une corde de bourreau,

volée dans notre musée du crime où elle était exposée.

La corde y était suspendue..

Vous voulez dire que cette corde a été volée

dans l'unique but de pendre quelqu'un avec ?

Oui, M. le Commissaire..

C'est encore plus scandaleux ! Où est cette corde ?

Elle va être amenée ici.

En fouillant dans les archives ce matin,

j'ai remarqué que l'une des fenêtres avait été cassée.

Les barres métalliques ont été sciées.

Rien n'a été volé.

Seule la corde du bourreau, qui était exposée là.

Elle était présentée au musée comme un objet historique,

car de nombreux criminels ont été pendus avec à Tyburn et Pentonville.

Plus de 60... - Inspecteur Hillier, j'ai entendu dire

que vous faisiez partie des meilleurs policiers et que vous étiez ambitieux.

Cette affaire vous donnera une chance de le prouver !

C'est un cas des plus inhabituels.

Je ne crois pas qu'il puisse être abordé avec les méthodes habituelles du Yard.

C'est absurde, vous devez vous investir encore davantage, c'est tout.

Les victimes sont des criminels, monsieur.

Et comme cela a été démontré, méritaient tous la peine de mort.

Cet argument me sert de base.

Qu'ils soient coupables ou innocents

ne nous aide pas. Cela concerne les tribunaux.

Mais la personne qui les a pendus, y compris celui-ci,

est un meurtrier, et il vous appartient de le démasquer.

Je veux que ce Bourreau de Londres soit appréhendé et traduit en justice.

Alors, mettez-en un bon coup...

John. - Oui ?

C'est la même corde qui a été employée

pour les autres exécutions, n'est-ce pas ?

Oui, effectivement, elle a été volée avant chaque pendaison.

Et vous ne l'avez pas signalé ?

Non, je n'ai rien dit. Je l'ai remise à chaque fois.

Et à chaque fois elle a été volée à nouveau ?

À chacune de ses disparitions, j'ai su que le Bourreau de Londres

avait choisi un nouveau candidat à expédier en enfer.

La corde a été gardée avec vigilance,

Mais le tueur, ou les tueurs ont agi avec une grande ingéniosité.

La nuit dernière, le garde a été endormi avec de l'éther.

Pensez-vous qu'il s'agisse de quelqu'un de...

De quelqu'un de Scotland Yard ? - Oui.

Vous voulez dire que le voleur serait l'un d'entre nous ?

Il n'aurait pas à employer des méthodes aussi tortueuses. Non, Philip.

Toutefois, cette obsession à utiliser toujours cette même corde...

m'a procuré le seul indice que je possède.

Qu'allez-vous faire à présent ?

Remettez-la à sa place.

Merci.

Que faites-vous ici ?

J'espère que vous ne pensez pas que je me suis caché ici pour vous espionner.

Et pourquoi alors ?

Oh, si je suis ici, c'est par pur accident.

Tout à fait accidentellement, j'ai vu sortir un garde du musée, très énervé.

Il a laissé la porte ouverte, aussi suis-je entré.

Puis vous êtes apparu, et je me suis donc caché là, parmi les mannequins.

Qui êtes-vous ?

Je m'appelle Gabby Pennypacker.

Je fais partie de l'équipe de "Vraies Histoires de Police".

Un journaliste ?

Oui, et je veux être le premier journaliste

à faire un reportage sur la capture du terrible Bourreau de Londres.

Bien sûr, mentionner la corde volée ne me viendrait pas à l'esprit.

J'étais sur le point de le suggérer. - Oui...

Je suis ravi de vous rencontrer, Inspecteur Hillier.

Votre renommée est si grande.

Je ne suis qu'un pauvre journaliste criminel, voilà tout.

Détective amateur, pourriez-vous dire.

Mais j'ai un grand service à vous demander...

Auriez-vous l'opportunité d'employer mes services ?

Vous avez remarqué mon... don pour les déguisements.

Et j'en ai bien d'autres à mon répertoire.

Une fois, dans un concours de photographie, j'ai remporté un prix

comme étant l'homme aux mille visages.

Premier prix, je suppose ? - Non, le sixième. Mais...

Je suis désolé, mais nous ne pouvons faire appel à vos services.

Scotland Yard n'emploie pas de détectives privés.

Une honte. C'est une honte. - Auriez-vous la bonté de partir, alors ?

Encore un moment, je vous prie.

Si vous changez d'avis, j'accourrai.

Vous le laissez partir comme ça ? - Pourquoi pas ? Il est inoffensif.

Une peine tout à fait justifiée.

Quand j'étais juge, j'aurais été incapable de faire mieux.

Témoignage, preuves, tout est rigoureusement convaincant.

Absolument valable. Cet homme, à mon avis, méritait la peine capitale.

J'ai examiné le verdict très soigneusement

et je suis convaincu qu'il vient d'un homme de loi expérimenté.

Vous nous avez été d'une grande aide, Sir Francis,

Je ne puis vous exprimer assez notre gratitude.

Vous pensez que ce document, qui était attaché au cou du pendu,

est une vraie preuve qu'il a été exécuté à la suite d'un procès ?

Sans aucun doute. J'ai été juge plus de quarante ans,

et si une telle affaire m'avait été soumise,

j'aurais rendu le même verdict.

Mort par pendaison.

J'ai condamné 35 meurtriers impitoyables à la peine capitale,

et celui-ci aurait été le trente-sixième.

Qu'a donc fait cet homme ?

C'était un entrepreneur qui construisait des bâtiments

avec des matériaux défectueux et sans mesures de sécurité...

Et quelques-unes des maisons se sont effondrées.

Des familles entières,

femmes et enfants compris, ont péri dans la catastrophe.

Il pensait être en sûreté ici,

parce qu'il ne pouvait être extradé depuis notre pays.

Néanmoins, il a été arrêté et jugé...

pas devant un vrai tribunal, certes, mais qui a agi comme tel,

une cour qui a entrepris de punir tous les criminels qui,

jusqu'à maintenant, ont réussi avec succès à profiter des failles de la loi.

Merci, Jérôme.

Les gens disent souvent que j'étais un juge des plus sévères.

Je n'étais pas sévère,

je me contentais d'appliquer consciencieusement les lois.

Un humble et loyal serviteur de la justice.

Combien de criminels vivent-ils encore parmi nous ?

Combien d'empoisonneurs n'ont-ils jamais été attrapés ?

Combien de maîtres chanteurs n'ont-ils jamais été découverts ?

Ces réponses, si nous les connaissions, nous rempliraient d'effroi.

À vrai dire, j'en frémis presque quand je suis assis ici,

forcé d'être un témoin impuissant quand ces prétendues méthodes humanitaires

sont employées au tribunal...

Des psychiatres, des experts médicaux...

C'est à cause d'eux que tant de criminels ne reçoivent pas ce qu'ils méritent.

À mon époque, c'était différent. - Oui, père.

Et le pays vous a remercié pour votre œuvre, y compris la Reine.

Au soixante-dixième anniversaire de père, il y a eu une cérémonie spéciale,

Et le ministère a fait placer un buste de père à la bibliothèque d'Old Bailey.

Il me ressemble... Mais il est moins bavard.

Les gens qui voient le buste évoqueront le célèbre Sir Francis,

qui a appliqué la justice à leur bénéfice dans tant d'affaires criminelles.

Et maintenant, avec votre permission, j'aimerais porter un toast à sa santé.

Venez, Jérôme, buvez avec nous.

Ici.

Merci, merci beaucoup.

Il a certes plaidé devant les tribunaux à de nombreuses occasions.

Mais Sir Francis n'a jamais accordé aucun pardon.

Et le criminel le savait d'avance.

Pitié, circonstances atténuantes...

Non, rien de tout cela n'existait pour Sir Francis.

Pour tous ces crimes, nous ne parlons jamais que des coupables.

Mais jamais des victimes, ou de leurs familles.

Demandez à l'inspecteur Hillier,

il peut vous faire part de son expérience.

Vous ne nous en avez jamais parlé.

Ma sœur a été assassinée.

Après la mort de nos parents, c'était ma responsabilité de m'occuper d'elle.

Je l'aimais profondément...

Assassinée ?

Vous pouviez bien le dire...

C'était un crime sexuel.

Elle a été la victime d'un maniaque qui assassine des jeunes filles.

Dites-lui, docteur.

Vous avez examiné le corps de la sœur de l'inspecteur Hillier.

Elle... elle a été découverte cachée sous un buisson.

Oui, parmi les fleurs, avec sa tête coupée.

Et le meurtrier ? - Le meurtrier n'a jamais été découvert.

Le dernier meurtre a eu lieu il y a deux mois.

Il continuera à tuer des jeunes filles.

Je suppose qu'un psychiatre attestera sans nul doute de son irresponsabilité

et que l'assassin échappera encore au bourreau.

De nombreux criminels sont réellement malades.

Ils ne devraient pas être en prison, ou sur l'échafaud,

mais dans un institut psychiatrique...

John, si ce mystérieux bourreau

pendait la personne responsable de la mort de votre sœur,

n'en seriez-vous pas satisfait ?

Oui.

Venez, venez ici, docteur.

Je veux vous montrer quelques rapports officiels.

Le nombre de crimes a connu une forte diminution

depuis que ce bourreau inconnu a commencé son travail...

Ce majordome travaille-t-il depuis longtemps pour votre père ?

Oui, il est employé depuis aussi longtemps que je me souvienne.

C'est un homme fort étrange.

Il y a quelques années,

il devait être exécuté pour le crime de quelqu'un d'autre.

Une erreur judiciaire. C'est père qui l'a sauvé.

En fait, il l'a sauvé du gibet à la toute dernière minute.

Venez ici, j'ai quelque chose qui devrait vous intéresser.

Cela vient d'un de mes amis à la Cour d'appel.

S'il te plaît, ouvre cette boîte.

Attention, n'ouvrez pas cette boîte, jetez-la dehors...

John ! John !

Merci, merci...

Vous saviez que cette chose allait exploser ?

Je l'ai deviné. - Comment ?

Sous mes différents déguisements, je m'aventure parfois au sein de la pègre.

C'est comme ça que j'en ai entendu parler.

Qu'avez-vous entendu ?

Voici Joe, il est surnommé Joe le cran d'arrêt.

Il vient de passer huit ans en prison

et n'a été libéré qu'hier.

Poursuivez.

Qu'est-ce que c'est ?

Nous l'avons trouvé près d'ici.

Je suis heureux de voir que vous allez bien, Sir Francis.

Oui... Oui, je vais bien.

Nous voudrions vous remercier pour être arrivé au bon moment,

et nous avoir sauvés d'un cadeau d'anniversaire aussi explosif.

Il venait de Joe. Vous vous souvenez de Joe ?

C'est vous qui l'avez expédié en prison. Il s'est fait une promesse.

Laquelle ? - Il a juré que le jour de sa libération,

il tuerait Sir Francis.

Je me suis donc déguisé en policier

pour protéger Sir Francis de ce meurtrier.

Vous avez été très prévenant, et je suis vraiment votre obligé.

N'êtes-vous pas convaincu à présent que je peux vous aider ?

Donnez-moi un ordre. Vous verrez ce que je peux faire.

Non, non...

Je ne peux vous employer.

Une honte, c'est une honte.

Bonsoir...

Volée.

La corde a été volée... - Mais c'est impossible...

Cela signifie donc que... - Cela signifie donc que...

que le Bourreau de Londres va pendre un autre criminel jusqu'ici impuni.

Et quand ?

Amenez ma voiture.

Que vous arrive-t-il, John ? - Oh, rien, juste un peu de surmenage...

Je ne suis pas rentré chez depuis une semaine et je n'ai pas dormi assez.

Et voilà que cela recommence encore. - Qu'allez-vous faire, alors ?

Que puis-je faire ?

Attendre... Demain un nouveau cadavre va atterrir à la morgue.

Lancez l'alarme générale, les mesures de sécurité doivent être renforcées.

John. - Oui ?

Calmez-vous, vous ne pouvez rien faire d'autre qu'attendre.

Oui ?

J'arrive.

Je ne veux pas être pendu. Pas par le Bourreau de Londres.

Je déclare ouvert le procès de François Breya.

Plaidez-vous coupable ou non coupable ?

Non coupable.

Je ne suis pas coupable.

De quoi suis-je accusé ?

Je n'ai rien fait de mal !

François Breya, cette cour vous accuse de meurtre

et de fraude envers différentes compagnies d'assurance.

Je suis innocent. - Parlez-nous de votre frère

Quand est-il mort ? Où et comment est-il mort ?

Mon frère ? - Oui, votre frère.

Anatole Breya, né le 10 juin, plus âgé que vous de cinq ans.

Oh, mais la police française a enquêté méticuleusement sur cette affaire

et j'ai été entièrement lavé de tout soupçon quant à la mort de mon frère.

C'était un accident.

Nous étions tous les deux en train de faire de l'escalade,

sur le Mont-Blanc.

Il a glissé...

Je n'ai rien pu faire pour l'aider. - Et le corps n'a jamais été retrouvé ?

Non, c'était un ravin très profond.

Nous l'avons cherché toute la journée, mais il neigeait.

Et vous avez reçu l'argent de l'assurance.

42 millions de francs.

Répondez !

Ces 42 millions de francs vous ont-ils été versés ?

J'étais le bénéficiaire de son testament,

tout comme il l'était dans le mien.

Mais vous êtes encore vivant.

Et votre frère est mort.

L'argent vous a été remis, même si son corps n'a jamais été découvert.

À présent, votre défunt frère a été retrouvé.

Il a été retrouvé ? Où ?

Il n'est pas mort en tombant d'une montagne,

mais de trois balles de révolver qui ont été découvertes dans sa tête.

Avec ces trois balles, vous l'avez tué.

Vous tout seul, François Breya... Avec votre révolver.

Vous pensiez que la façon dont vous avez caché le cadavre

de votre frère assassiné était si sûre qu'il ne pourrait jamais être retrouvé.

Pourtant, il a été retrouvé.

Le voilà !

Voici votre frère !

Nous l'avons ramené du Musée égyptien,

où il était exposé sou le nom du Pharaon Sethos I.

Oui, c'est votre frère que vous avez abattu dans les montagnes.

Dont vous avez préparé et momifié le corps,

puis placé dans un antique sarcophage de pierre

et enfin vendu au musée en tant que momie du pharaon.

Vous avez payé 120.000 francs pour faire embaumer son corps, voici le reçu.

Vous espériez que ce subterfuge ne serait jamais découvert.

Vous espériez qu'il disparaîtrait dans le musée pour toujours,

en même temps que tout risque de découvrir les causes de sa mort...

Non, non, non, non !

Vous n'êtes jamais retourné au musée pour revoir votre frère.

Faites-le maintenant, il est devant vous. - Je ne le regarderai pas.

Je veux partir... Laissez-moi partir !

Avouez...

que vous avez abattu votre frère pour avoir l'argent de l'assurance.

Que vous avez vendu son corps au musée, puis quitté le pays.

Que vous avez vendu l'entreprise de votre frère et, avec l'argent,

vous avez acheté la maison dans laquelle vous vivez avec la femme de votre frère.

Avouez...

Avouez !

La cour secrète requiert la peine capitale...

Nous allons maintenant voter.

Le verdict est unanime : mort par pendaison.

L'exécution sera réalisée immédiatement.

Arrêtez !

Avancez !

Oui ?

Quoi ?

Installez des barrages, ne laissez passer aucun journaliste.

Que se passe-t-il ?

Circulez, s'il vous plaît, un homme a été pendu.

Comme c'est horrible.

Vous aviez encore raison.

Il s'agit encore de l'œuvre du Bourreau.

Qui est-ce ? - Un meurtrier et escroc à l'assurance.

Ce n'est ni un vol, ni un suicide,

juste une nouvelle victime du Bourreau de Londres...

François Breya.

C'est une affaire que nous traitions déjà.

On avait des pistes et quelques preuves,

il ne nous manquait que l'homme.

Le Bourreau ne me fait pas seulement passer pour un idiot,

mais il me coupe l'herbe sous le pied au moment où j'allais boucler l'affaire.

Et, pour faire bonne mesure, cela resserre le nœud coulant.

Que faites-vous ici ?

Je voulais être là le plus tôt possible.

C'est si désolant pour vous, inspecteur.

Néanmoins, si vous n'aviez pas refusé mes modestes services,

nous ne serions pas ici aujourd'hui. - Allez-vous partir ?

Une honte, c'est une honte.

Écoutez cela :

"Le Bourreau de Londres a encore frappé."

L'homme est consciencieux, on doit lui reconnaître ça.

Je suis convaincu que la victime était coupable, encore plus qu'avant.

Toutefois, l'homme n'a pas été jugé devant une véritable cour de justice.

Ici :

"Quand mettront-ils un terme au jeu de ce bourreau privé ?

Le grand public, la soi-disant voix du peuple,

jugeant les affaires criminelles d'une manière juste et incorruptible,

semble se poser des questions quant à l'œuvre de ce bourreau.

En l'occurrence, il y a de plus en plus de doutes

sur la compétence de notre police..."

Bonsoir, mon enfant. - Bonsoir, Père.

Votre pauvre John...

Ils vont le tenir responsable pour chaque nouvelle affaire,

tout cela parce qu'il n'a pas encore appréhendé le Bourreau de Londres.

Pour ma part, je ne lui reproche rien, hein, Jérôme ?

Nous ne trouvons pas anormal que l'inspecteur Hillier

ne soit parvenu pour l'instant à aucune conclusion...

"Aucune piste pour le Bourreau"...

Non, écoutez ça :

"La momie du pharaon Sethos I, vieille de plusieurs milliers d'années,

a été volée au Musée Égyptien il y a quelques jours.

Après quelques jours, les voleurs l'ont remise à sa place.

Ils n'ont laissé aucune trace..."

Très bonne nouvelle pour Scotland Yard...

Je ne vais plus encaisser

les reproches du gouvernement sur l'échec de Scotland Yard.

Je vais leur donner votre nom en tant qu'unique responsable...

Vous croyez que je vais mettre ma place en jeu ?

Parfois, j'ai l'impression que vous êtes heureux de ne pas attraper ce tueur.

Je réfute toute accusation de ce genre, Inspecteur en Chef...

Hillier,

votre carrière est aussi menacée que la mienne,

si cela ne cesse pas vite...

Les meurtres de ce bourreau ne sont pas les seules affaires non résolues...

Que voulez-vous dire ?

La série de meurtres de jeunes filles

qui inquiète tant le public n'est pas terminée,

et nous n'en avons pas plus arrêté le coupable.

Hillier, ne vous servez pas de l'échec

d'autres services pour expliquer le vôtre.

Ce n'est pas mon intention,

mais je vous supplie de me donner une autre mission...

Vous êtes fou !

Pourquoi m'avez-vous imposé l'enquête sur le Bourreau ?

Vous m'avez enlevé de l'affaire des filles

assassinées pour traquer cet exécuteur...

Je suis dans une impasse, Inspecteur en Chef...

Donnez cette mission à quelqu'un d'autre,

et rendez-moi celle des meurtres de filles.

Impossible, vous allez garder cette affaire.

Et la corde reste ici.

Voyons si elle se fait voler à nouveau.

Je suis si inquiète pour John.

Moi aussi.

Cette succession de pendaisons lui porte sur les nerfs.

Il est terriblement à cran et a perdu toute confiance en lui.

J'aimerais être capable de l'aider. Mais comment ?

Nous le voulons tous.

Chacun d'entre nous.

À chaque nouvelle pendaison, nous nous sentons aussi abattus que lui.

Quoi qu’il fasse, il ne parvient à faire aucun progrès.

Peut-être devrait-on essayer de le distraire.

J'ai des tickets pour un concert.

Pensez-vous qu'il viendra avec moi ?

Avec vous ? Évidemment...

Convainquez-le de venir avec nous.

Moi ?

Tous les trois, nous avons toujours passé des moments merveilleux ensemble.

J'ai trois tickets et le concert commence dans deux heures.

Bon, je peux sûrement tenter le coup, mais...

Bonjour, Anne.

Je vous attendais ici.

Philip m'a gentiment tenu compagnie.

Des nouvelles ?

J'ai eu une idée, pourquoi ne sortons-nous pas ce soir ?

Non, je ne peux pas.

Peut-être Philip peut-il vous accompagner ?

Nous voulions y aller tous ensemble, vous, Anne et moi...

John, vous devez essayer de vous détendre...

Vous tournez en rond avec ces meurtres.

L'idée d'Anne me paraît frappée au coin du bon sens.

John...

S'il vous plaît...

- D'accord, je vais venir. - Merci.

Passerez-vous me chercher ? J'entends, tous les deux ?

Nous viendrons tous les deux, à bientôt. - À bientôt.

John.

Des fois, je pense que vous oubliez que je vous aime...

Hillier.

Bonjour, Inspecteur.

- Ici Gabby Pennypacker... - Qui ?

J'ai quelque chose de très important pour vous.

Je suis au bar Lampignon.

Oh non, je ne suis pas ici pour boire.

Je travaille ici comme musicien.

Ce que vous faites ne m'intéresse pas.

Et je vous prie d'arrêter de me harceler.

Ne raccrochez pas !

Cela concerne le Bourreau de Londres.

Oui, j'ai entendu quelque chose.

Non, non pas de suppositions.

Je le tiens pour assurer, ce soir,

la cour secrète va se réunir.

Inspecteur, vous devez me croire, l'information est sûre.

Je suis tombé dessus par hasard.

Répétez ce que vous venez de dire.

Ce soir, un nouveau procès aura lieu, suivi d'une autre exécution.

- Je connais aussi le lieu de la réunion. - Où ça ?

Oh chérie, je ne peux tout simplement pas venir chez toi ce soir.

J'ai été engagée pour une soirée privée.

Je vais faire de la musique.

- Que se passe-t-il ? - Oh, s'il te plaît, ne raccroche pas.

- Je veux t'entendre dire que tu m'aimes. - Qu'est-ce que c'est que ça ?

Mon chou...

Désolé, quelqu'un nous écoutait...

Donc, ce soir, à 11 heures, sur les quais.

Compagnie Indienne de Transport Maritime, 137 Fleet Street.

Dans Chinatown. Je vous attendrai là.

Viendrez-vous ? - Je viendrai. Très bien.

Il semble que la cour secrète se réunisse à nouveau.

Je ne suis pas certain que ce soit vrai, mais je dois prendre le risque.

"Ce soir, à 11 heures, sur les quais.

Compagnie Indienne de Transport Maritime, 137 Fleet Street."

Et à propos de ça ?

Je ne peux pas y aller..

Passez-moi la section B.

Je garde les doigts croisés. - Merci.

Je veux que vous bloquiez les deux extrémités de Fleet street.

Alertez toutes les voitures de police sur la rive droite de la Tamise.

Tous les hommes ont été postés, suivant le plan spécial.

Ce sont les entrepôts de la Compagnie Indienne de Transport Maritime.

les bateaux de police attendent des ordres complémentaires, près du canal.

Les appels radio ont été renvoyés via le central jusqu'ici.

Au fait, où se trouve le Bar Lampignon ?

Dans le pub sur la lande.

Quelqu'un joue et chante.

Une chanson parlant de séparation.

Un chœur l'entoure, la chanson est obsédante.

Oui, elle reste là, jusqu'à notre prochaine rencontre.

Quand nous nous retrouverons tous ensemble.

Quand nous reviendrons en ce lieu.

Quand nous nous assiérons à nouveau ensemble.

Et profiterons de notre chance de rêve.

L'un aime son gin ou son brandy.

Un autre veut juste être riche ah ah, qui ne le voudrait pas).

Le troisième préfère une Fräulein.

Mais sur un point, nous sommes tous les mêmes,

Et si nous nous séparons en Alaska

Puis nous nous retrouvons à Soho

Et après cela à Madagascar

La prochaine fois nous dirons juste :

Mes chers amis...

Mes chères amies...

Je suis ravi de constater que ma longue absence

dans une maison d'arrêt ne m'a pas effacé de vos souvenirs.

Et, mieux encore, je ne vous ai pas oubliés non plus.

Je suis très heureux que le plaisir

de ces retrouvailles si attendues soit mutuelles.

Ceux qui ont lancé leurs propres opérations pendant mon absence...

vont le regretter amèrement.

J'espère que nous travaillerons ensemble

dans le même état d'esprit qu'auparavant.

Je vous remercie.

Du calme ! Du calme !

Joe est à nouveau parmi nous.

Joe est content de nous voir.

Hourrah pour Joe !

Pourquoi votre père n'est-il pas venu ?

Mon père ne comprend pas la musique moderne.

Je crois que je vais aussi partir maintenant.

Restez, s'il vous plaît, je préférerais être seule...

Vous allez bien ? Puis-je vous aider ?

Anne ! Anne !

Oh, jeune homme. - Dégagez !

Tout le monde a besoin de compagnie une nuit comme celle-ci.

Inspecteur Hillier...

Pas mal, hein ?

À quoi cela rime-t-il ? Êtes-vous devenu fou ?

Je n'ai pas amené mes hommes ici pour une soirée chic.

Ce n'est pas une soirée, dans quelques minutes, les choses seront sérieuses.

Vous le constaterez vous-même.

Pennypacker, si vous nous avez amenés ici sur une fausse piste...

vous allez le regretter pour le reste de votre existence.

Venez avec moi, vous verrez que je sais de quoi je parle. Allez.

Quel est le problème ?

Un chat noir, ça porte malheur. - C'est absurde, venez.

Qu'attendez-vous ?

Nous déclarons ouvert le procès de Percy Lister.

S'il vous plaît, Votre Honneur.

Jimmy Brown. Avancez...

Énumérez ses condamnations...

Deux pour cambriolage,

une pour contrefaçon de documents,

et une pour falsification de passeports.

Lisez l'acte d'accusation...

Vous, accusé, êtes inculpé d'avoir assassiné

la regrettée Mme Mary Simpson, alors qu'elle vous recevait dans sa cuisine.

Vous l'avez poignardée avec un couteau de cuisine,

placé son corps dans la douche,

puis fouillé les tiroirs pour voler ses affaires personnelles :

argent, bijoux et un album de photographies.

Vous avez quitté l'appartement et y êtes retourné la nuit.

Vous avez transporté son cadavre dans un camion de primeurs,

et vous en êtes débarrassé dans une décharge,

en l'enterrant sous les ordures,

après quoi vous avez dissimulé le camion de primeurs.

Accusé, levez-vous.

Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?

J'ai rencontré pour la première fois Mary Simpson dans une soirée dansante,

au Club des Cheminots.

D'accord, poursuivez.

Vous vous êtes présenté comme un ingénieur, et avez fini par la demander en mariage.

Pas tout de suite.

Oui, d'abord, vous vous êtes livré à une enquête

sur l'avenir de cette veuve, n'est-ce pas ?

Oui.

Puis vous avez envoyé votre photographie à Mme Simpson.

C'est exact, votre honneur.

Et c'est précisément la raison qui vous a fait voler l'album de famille.

Oui...

L'accusé ne doit pas rire !

Vous ne semblez pas avoir conscience de la gravité de votre situation.

Vous êtes accusé d'un meurtre barbare.

L'accusé va continuer son histoire.

Je vais vous dire ce que vous avez fait.

Plus tard, quand vous avez vu que votre ami, avec lequel

vous aviez volé les diamants,

avait été tué par l'un des gardes,

vous l'avez abandonné...

Vous avez tiré sur le garde, mais seulement pour couvrir votre fuite.

Combien avez-vous touché de la vente des pierres à Amsterdam et à Paris ?

J'ai vendu les bijoux pour bien moins que leur valeur réelle.

- Le montant ? - Le receleur m'a escroqué.

Le montant !

Deux millions de francs.

Nous avons la preuve que vous avez reçu deux fois plus.

- Ce n'est pas vrai ! - C'est vrai !

Avez-vous aidé la veuve de votre défunt ami et ses enfants avec l'argent ?

Il ne leur a pas donné un penny !

Et vos autres complices, les avez-vous payés avec la somme convenue

pour leur aide dans ce cambriolage ? Et pour vous avoir aidé à vous échapper ?

Non, vous ne l'avez pas fait.

Vous avez également volé leurs parts.

Tout le bénéfice du cambriolage est allé exclusivement dans votre poche.

Accusé, vous êtes bien conscient du type de punition qui vous attend.

En le déduisant de ce que vous avez lu dans les journaux à propos

des autres procès tenus par le Bourreau de Londres ?

Il n'y a qu'une sentence...

La cour va maintenant délibérer.

La cour secrète recommande la peine de mort.

Que ceux qui sont d'accord lèvent la main...

Le verdict est unanime.

Vous serez pendu par le cou jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Accusé, avez-vous des dernières paroles ?

Qu'avez-vous à dire ?

Pitié...

Pitié...

Vous avez le dernier mot, accusé....

Qu'avez-vous à dire ?

Vous ne pouvez pas me pendre, vous ne pouvez pas.

Oh mais si, nous pouvons le faire.

Mais nous voulons vous donner une autre chance.

Signez cette déclaration.

Si demain midi, vous nous payez deux millions de francs,

nous suspendrons l'exécution.

Je vous amènerai l'argent.

Qu'est-ce que c'est ? - Il y a quelqu'un en haut !

C'est une fille ! - Amenez-la ici !

Elle nous a espionnés.

Que devons-nous faire d'elle ?

Jolie...

C'est une chanteuse du pub.

Qu'en penseriez-vous, si nous vous pendions maintenant ?

Il devrait chanter une dernière fois. - Chante ! - Chante !

Ne bougez pas !

Allez, descendez...

Il y a quelqu'un d'autre en haut...

John !

Poursuivez-le... Personne ne doit s'échapper.

Police !

Haut les mains !

Contre le mur.

C'est Joe le Cran d'Arrêt

qui a envoyé la bombe à Sir Francis pour son anniversaire.

Vous ne pouvez tout de même penser, John,

que je vais croire un instant

que cet ex-taulard, Joe le Cran d'Arrêt, est le Bourreau de Londres.

Jérôme et moi avons ri quand nous l'avons lu dans le journal.

Quelle preuve avez-vous de cette affirmation ?

Les exécutions ont cessé, n'est-ce pas une bonne preuve ?

Est-il possible de parler d'autre chose ?

Votre père a raison, Anne.

Nous n'avons pas attrapé le vrai Bourreau.

Ils l'ont pourtant tous cru...

J'ai donc été réaffecté à l'affaire que je traitais avant. Les meurtres sexuels.

Vous voyez ?

Même s'il est de mon avis...

Mais qui d'autre cela pourrait-il être ?

À Scotland Yard, il y a quelqu'un qui sait.

Quelqu'un qui sait et ne dira rien ? - Ou qui est le tueur.

Qui a accès à tous les dossiers du Yard concernant les pendaisons ?

Vous ne voulez quand même pas dire que...

Qui ?

Eh bien, l'Inspecteur en Chef Smith, mais nous pouvons l'éliminer des suspects...

Personne ne peut être écarté.

Pour être franc, je ne l'aime pas.

Moi non plus, mais ce n'est pas une raison.

Il ferait n'importe quoi pour sa carrière,

il a même été directeur de prison jadis.

Non, non... - D'accord, laissez Smith de côté. Continuez, qui d'autre ?

Le Dr Trooper est aussi susceptible d'être un suspect.

Je lui ai laissé accès à tous les résultats de l'enquête, mais...

J'ai confiance en lui, c'est mon ami...

Hé, hé, hé, c'est mon whisky !

Désolé.

Finalement, si je devais nommer tous ceux qui ont accès aux dossiers,

Je devrais aussi vous ajouter à la liste, Sir Francis.

je vous ai toujours communiqué les dossiers, pour avoir votre avis...

Résidence de Sir Francis.

Scotland Yard...

Merci.

Hillier.

Merci.

Un corps a été trouvé...

Une nouvelle victime du tueur de filles. Venez, Phillip.

Emmenez-moi !

Oui, profitez-en pour lui montrer de quoi sont capables les humains.

La façon dont la tête a été coupée indique une grande dextérité.

Je parierais que l'opération a été réalisée par un docteur.

Encore une autre. - Le tueur de filles.

L'un les pend, l'autre leur coupe la tête.

Et l'un a été arrêté, tandis que l'autre court toujours.

Continuez de circuler, s'il vous plaît. Avancez.

Continuez de circuler, s'il vous plaît.

Je suis désolée, je ferme, maintenant. - Fermez-vous toujours aussi tard ?

Toujours.

Nous fermons...

Où allons-nous ?

Il se fait tard, mais si vous voulez,

Je connais un endroit vraiment extra, où nous serions très bien installés,

sans risque d'être dérangés...

Nous pourrions manger et boire. - Où ça ?

Chez moi.

Qu'en dites-vous ?

Il n'y a pas à avoir peur.

Nous sommes fermés...

Le verdict ?

La Cour secrète recommande la peine capitale.

Mort par pendaison.

La cour va maintenant voter...

Le verdict est unanime, mort par pendaison...

L'exécution va être réalisée immédiatement.

Non ! Non ! Non !

Non !

Voilà le corps, par là.

La cinquième victime du criminel sexuel.

Tout comme les autres.

Elle a également été retrouvée sans tête.

Un travail très habile d'amputation

Comme d'habitude.

Et lui ?

Lui ? Vous n'avez pas besoin de vous inquiéter à son sujet.

Celui-là n'est plus votre problème, John.

Une nouvelle victime du Bourreau de Londres.

Au fait, ce corps a été trouvé

grâce à notre ami, le détective privé Gabby Pennypacker.

Il était pendu dans une vieille baraque de Whitechapel.

Quand la police est arrivée, après réception de mon coup de téléphone,

il n'était mort que depuis une demi-heure.

Des indices ?

Des indices ?

Non, non, non, non...

Ceci.

L'homme a été retrouvé pendu dans la même maison

où, il y a plusieurs années, il avait tué toute sa famille de sang-froid.

Il a tué sa femme et ses deux enfants,

afin de pouvoir s'éclipser avec sa jeune maîtresse.

Voilà l'acte d'accusation et le verdict qu'ils ont laissé autour de son cou...

Cela ne fait aucun doute.

Encore un coup du Bourreau de Londres.

Il avait déjà été jugé par un véritable tribunal par contumace

et condamné à mort.

Mais il a réussi à se réfugier en Amérique du Sud.

Après plusieurs années, il a cru que la pression était retombée,

et est revenu à Londres.

Le Bourreau est intervenu alors et s'est assuré que justice était faite.

Où allez-vous avec ça ?

Voir l'inspecteur en chef.

Attendez un peu, John. - Oui ?

La nuit dernière, Anne et moi sommes sortis et je l'ai ramenée assez tard.

Avez-vous pris du bon temps ?

Sir Francis et son majordome...

Après minuit, ils n'étaient toujours pas rentrés au bercail...

Oui, et alors ?

La nuit dernière, il y a eu une nouvelle pendaison...

Qu'essayez-vous de dire ? - Vous le savez pertinemment.

Je parierais que vous et moi commençons à partager les mêmes soupçons.

Quels soupçons ?

Que Sir Francis et son majordome ont un lien quelconque

avec ce bourreau et ces procès secrets.

Vous devez être fou.

Soyez honnête, John...

J'ai toujours pensé que le fait qu'Anne soit la fille de cet homme

vous avait poussé à demander d'être dessaisi de l'enquête sur le Bourreau.

Vous le croyez vraiment ?

Vous avez tort, Philip...

S'il y a un traître à Scotland Yard,

il s'agit de quelqu'un d'autre.

Quelle est la signification de tout cela ?

La dernière exécution a été réalisée avec la même corde.

Impossible, j'ai fait enfermer la corde dans mon coffre.

C'est la même corde !

La clé a été volée !

Je la porte toujours dans la poche...

Pas toujours.

Quelqu'un a réussi à voler la clé dans ma poche,

et à ouvrir le coffre avec.

Chez moi...

Pendant mon sommeil...

Un cambrioleur...

Très possible.

Les journalistes sont-ils au courant ? - Non, j'espère que non.

Ce serait désastreux s'ils découvraient

que le coffre du Commissaire de Scotland Yard avait été forcé,

et la corde des exécutions volée.

Ou, pire encore, empruntée.

Hillier, je compte sur vous pour que cela ne soit pas ébruité.

Je serai muet comme une tombe à ce sujet.

On a offert une récompense

pour toute information aidant la capture du bourreau.

La plus grosse récompense jamais offerte... Qu'en pensez-vous ?

Cela aurait dû être fait il y a longtemps.

Oui, peut-être avez-vous raison.

Que dois-je faire avec la corde, maintenant ?

Elle ne doit plus être utilisée pour pendre un autre homme.

Je ne sais pas...

Le Bourreau de Londres n'est plus mon souci.

Mais j'espère arrêter bientôt l'homme responsable pour ces crimes sexuels...

D'accord, que se passe-t-il avec mon cœur ?

A-t-il arrêté de battre ?

Vous avez la fièvre, vous feriez mieux d'aller au lit.

C'est ridicule, c'est la ligne droite pour le cimetière.

J'entends bien vivre encore pendant très longtemps !

Il y a encore tant de choses que j'aimerais faire.

Qui a parlé de mourir, Sir Francis ?

Vous avez attrapé un rhume et vous avez besoin de vous reposer.

C'est absurde, pas quand Scotland Yard est plongé dans les ennuis

avec ce mystérieux Bourreau.

J'espère vivre assez longtemps pour découvrir l'identité des juges

de cette cour secrète et celle du Bourreau...

Je pourrais même plaider leur cause au tribunal le moment venu.

Je lève mon chapeau à ces grands hommes

pour qui la vérité et la justice ont conservé quelque sens.

Et quiconque n'est pas d'accord peut aussi bien aller se faire pendre.

Merci de vous assurer qu'il va bien se coucher.

Le juge est très têtu. Il déteste rester au lit

Qu'il soit malade ou pas, il exècre les lits.

Il préfère sortir la nuit.

S'est-il enrhumé hier soir pendant sa sortie ?

D'accord, il n'était pas chez lui. Où était-il ?

Je suis désolé, mais je ne peux vous donner une telle information...

Pourquoi pas ?

Un bon serviteur n'est pas censé parler de la vie privée de son maître.

Je suis son docteur. - Il n'y a pas d'exceptions,

même pas son médecin.

Bonne journée. - Bonne journée.

Eh bien, que voulait savoir notre docteur ?

Si vous étiez sorti la nuit dernière. - Et qu'avez-vous répondu ?

Je ne lui ai rien du tout. - C'est bien, très bien.

J'aurais bien aimé voir son expression si vous lui aviez dit

que nous sommes allés au cinéma pour la dernière séance.

Il ne l'aurait pas cru. J'aurais fait la même chose...

La fille travaillait dans un snack-bar.

Vingt-deux ans, blonde comme vous.

Le tueur doit être très malade, probablement un dément.

Les filles qu'il ramasse la nuit sont assassinées durant la même soirée.

Il laisse ensuite leurs cadavres décapités dans des parcs.

Nous n'avons jamais retrouvé aucune des têtes.

Ni même un indice...

C'est ce qui rend cette affaire si déroutante.

John, j'ai toujours voulu vous aider.

Je crois en être capable à présent.

Vous ?

Comment pourriez-vous m'aider ?

Amenez-moi à l'endroit où le tueur rencontre ces filles.

Vous, un appât ?

Non, impossible. - John, je vous en prie.

Je sais que votre sœur a été tuée par cet homme,

et j'ai vu cette fille couchée sur un lit de fleurs.

Je dois vous aider...

D'accord, Anne.

Mais vous devez suivre mes instructions à la lettre.

C'est très dangereux. - J'en suis consciente.

Mes hommes et moi veillerons à ce qu'il ne vous arrive rien.

Les dernières fois, il a levé les filles dans un parc d'attractions.

Mesdames et messieurs,

ici enfin vous pouvez voir le vrai Bourreau de Londres.

Nous vous devons l'explication de ce mystère.

L'énigme est finalement résolue.

Le vrai Bourreau de Londres. fera une démonstration sur notre scène

avec trois exécutions parfaites telles qu'elles se sont réellement déroulées.

Notre dernier spectacle de la soirée est sur le point de commencer.

L'entrée n'est autorisée qu'aux adultes.

Mesdames et messieurs, seuls quelques sièges sont encore disponibles.

Vous avez encore l'occasion de participer à notre représentation.

Entrez, entrez...

Cette petite cloche va annoncer le début du spectacle.

Cela vous plairait-il d'entrer pour voir le spectacle ?

C'est si bruyant, ici. Allons dans un endroit plus tranquille.

Où ?

À vous de choisir.

Voudriez-vous manger quelque chose ? - Non, merci, j'ai déjà mangé.

Je connais un lieu qui serait bien plus confortable.

Ma collection d'art est bien plus jolie et intéressante

que tout ce que vous pouvez voir ici, dans ce parc d'attractions.

Allez, partons d'ici.

Par-là, je vous prie.

Entrez, je vous prie.

Entrez.

Il est temps que je me présente.

Je m'appelle McFerguson, Dr McFerguson, je suis chirurgien.

Mais je n'ai pas de cabinet.

Pourquoi ne jetez-vous pas un coup d'œil ?

Comment trouvez-vous mon musée privé ?

Très beau.

Regardez celui-là...

C'est le paradis...

Oh, peut-être voulez-vous asseoir ? Peut-être ici, ou là ?

Elle a été réalisée par un peintre sous l'emprise de l'opium.

C'est intéressant...

Inhabituel...

Ne croyez-vous pas ?

Je peux dire, par la façon dont vous regardez mes peintures,

que vous pouvez voir ce qui est caché sous la surface.

Vous appréciez l'art.

Je suis content que ce soit vous.

Je serais très heureux de vous montrer tous mes trésors artistiques...

Quel est le numéro d'immatriculation ? - Nous n'avons pas pu le noter.

Tout ce qui est mystique et étrange a toujours, même depuis mon enfance,

exercé une fascination sur moi.

L'esprit humain est incapable d'interpréter

quoi que ce soit dans le monde spirituel.

Ce qui signifie

que le corps humain est un fardeau pour l'esprit...

En le ramenant à la réalité et aux choses matérielles.

Je me demande si vous comprenez cela ? - Bien sûr que si.

Depuis quelques temps, j'ai conduit certaines expériences

dans l'idée de séparer l'esprit et le corps...

Afin que la tête de l'être humain, contenant toutes ses pensées

et centre de son esprit,

puisse être capable de subsister et de se développer sans corps.

De manière à ce qu'elle puisse vivre et penser, et donc

être ouverte et libre d'expérimenter la spiritualité sous tous ses aspects.

Me suivez-vous ? - Oui, je le crois

Si ce sujet vous intéresse,

Je peux vous l'expliquer plus précisément dans mon laboratoire, en bas.

Cela vous plairait-il ?

Oui, volontiers.

Je ne suis guère un hôte accompli, n'est-ce pas ? J'ai oublié le thé.

Puis-je ouvrir la fenêtre ? Il fait très chaud, ici.

Oui, bien sûr, à votre guise.

Restez assise, je vous en prie.

Ici.

Servez-vous.

Du thé ?

Oui, certainement...

Pourquoi ne nous asseyons-nous pas ?

Les expériences que je poursuis, si je réussis,

vont provoquer une révolution au niveau mondial.

Le concevez-vous ?

La victoire de l'esprit humain sur la matière.

Cela signifierait la fin de la souffrance physique pour toute l'humanité.

Une vie de perfection spirituelle.

Une cigarette ?

Pour moi, ce serait l'accomplissement de l'œuvre de toute ma vie.

Mon nom deviendrait connu du monde entier,

en raison de ma découverte.

Me croyez-vous ?

Oui, je vous crois.

Pourquoi ne buvez-vous pas ?

Inspecteur Hillier ? - C'est moi.

Pas de nouvelles, même de l'autre permanence...

Qu'y a-t-il, un problème ?

Il semble que oui, Inspecteur en Chef. Je crains que nous ne les ayons perdus.

Comment une telle chose a-t-elle pu arriver ?

Le type est malin, il s'est vraiment joué de nous... Je vais revenir...

Inspecteur Hillier, station 11, quelles nouvelles ?

Rien à signaler, Inspecteur.

Merci.

Et pour Anne ?

J'essaie de retrouver à nouveau sa trace. - Quelque chose est-il arrivé ?

J'espère que non. - Que voulez-vous dire par là ?

Pourrais-je offrir mes services ?

Laissez-moi tranquille.

Je dois y aller... - Non, ce n'est pas nécessaire.

Si, j'ai trop abusé de votre hospitalité. - Non, non, pas du tout.

J'aimerais tant vous montrer l'équipement que j'utilise pour mes expériences.

Ne partez pas, pas tout de suite. Si vous partez, je serai si déçu.

S'il vous plaît, venez.

S'il vous plaît, venez.

Ce que je vais vous montrer maintenant

vous emplira de la plus grande admiration.

Venez.

Qu'est-ce que c'est ?

Bientôt, vous connaîtrez mon invention.

Venez.

À présent, asseyez-vous là et ne bougez plus.

Regardez, un gant.

Permettez-moi de vous présenter... - Merci.

"Scotland Yard, Docteur Ma..." - Une lettre d'amour ?

Donne-moi ça... Laisse-moi-la lire...

Il 'est invraisemblable que vous ayez laissé Anne s'occuper de ce tueur fou.

C'est elle qui l'a voulu.

Mais on ne joue pas avec la vie de celle que l'on aime.

Ou qu'on prétend aimer.

Si un homme aime réellement une femme,

il ne pensera pas une seconde à l'exposer à un tel danger.

Rien.

C'est un cœur artificiel.

À présent, je vais le mettre en marche.

Et ceci est un appareil des plus ingénieux,

qui remplit la fonction des poumons.

Ainsi,

l'oxygène peut pénétrer le système sanguin.

La tête d'un être humain,

une fois connectée à ce nouveau corps artificiel,

connectée à l'air et à la circulation sanguine,

pourrait continuer à vivre indépendamment.

En voyant, pensant, parlant...

"A l'aide" était écrit dessus, on a donc cru que c'était important.

Pouvez-vous le répéter, lentement.

"À l'aide. Scotland Yard."

"Docteur McFerguson." - Docteur McFerguson...

"Rue de la Licorne." - Rue de la Licorne.

"Anne." - Anne. - Merci.

Je répète : "Rue de la Licorne, Anne."

Eh... Attendez ! Stop !

Dr McFerguson !

Mettez-la dans la voiture. - Aidez-moi à l'installer, vite.

C'est terminé.

Rendez-vous.

Cette fois-ci, vous ne nous échapperez pas.

Faites vite.

Eh, où est-il ? Je dois prendre sa photo.

Je veux l'exclusivité.

Là-dedans ?

Où est Anne ?

Elle est entre de bonnes mains. Le Dr Trooper s'occupe d'elle.

Mes compliments, félicitations...

Nous avons longtemps attendu ce moment.

Oui. Malheureusement, nous ne pouvons plus rien faire pour les autres filles.

J'espère que ce monstre aura la punition qu'il mérite.

Merci beaucoup.

Jerome, le téléphone.

Je veux appeler John pour le féliciter.

John...

John, aidez-moi...

Anne. - Aidez-moi...

Anne !

Ça va.

Compris. Je viens tout de suite.

Bien. J'arrive tout de suite.

Oui ?

J'arrive tout de suite.

Commencez votre rapport.

Lancez l'enregistrement.

Où est le prisonnier ?

Il n'est pas dans sa cellule.

Il s'est évadé ?

Non, la voiture ne l'a pas encore amené.

Quoi, mais c'est impossible, il devrait être arrivé depuis longtemps.

Hillier, qu'est-ce que ça signifie ?

Ma voiture, s'il vous plaît, tout de suite.

Je vous appellerai si j'ai besoin de vous.

Je comprends, je viens immédiatement. - Bien.

Docteur McFerguson.

Vous êtes accusé d'avoir assassiné cinq femmes.

Accusé,

nous savons que depuis avez tué cinq jeunes filles d'une manière atroce.

Non, je suis innocent.

Je me suis fait le champion d'une grande cause.

Je voulais contribuer à la victoire spirituelle de l'humanité.

Les sacrifices sont nécessaires.

Les filles sont mortes au service d'une grande cause.

Cette stupide arrestation a interrompu ma plus grande expérience.

Ma dernière expérience pour libérer la puissance de la pensée pure.

Cette cour sera un jour sévèrement punie pour cela.

Les plus grands scientifiques du monde vous condamneront pour vos actions.

Cette fois, si mon expérience avait réussi,

je n'aurais pas été votre prisonnier.

Non, vous vous seriez prosternés devant moi.

Silence !

Le monde entier se serait agenouillé devant moi.

Oui, je reconnais aussi cette fille.

Je l'ai utilisée pour ma dernière expérience.

Ah oui...

Oui, elle aussi...

Je n'avais pas ajusté correctement le mécanisme du cœur artificiel.

Ce fut la raison de mon échec.

Ah oui, oui...

J'ai commencé par elle ma série d'expériences

Le verdict est unanime.

Mort par pendaison.

Je suis innocent...

Je suis innocent !

Je suis innocent !

Les mains en l'air ! Les mains en l'air !

Je suis innocent !

Je suis innocent ! Je suis innocent !

Je suis innocent ! Je suis...

Bloquez les sorties. Ne tirez pas.

Revenez !

L'inspecteur Hillier était un ennemi acharné du crime.

Toutefois, après le meurtre de sa sœur,

et à force d'avoir côtoyé la pègre,

il a développé un sens de la justice pathologiquement faussé,

qui l'a finalement mené à créer cette cour

et à devenir le Bourreau de Londres.

Il a choisi soigneusement ses victimes

et n'a puni que les criminels qui avaient échappé à la justice.

Plus tard, il a persuadé les familles des filles assassinées

à le joindre dans sa croisade contre le crime,

et, pour satisfaire leur désir de vengeance jusqu'ici frustré,

ils sont devenus ses complices.

Toutefois, nous devons la résolution de cette affaire

à M. Tom Jenkins, appartenant à notre service secret.

Ses services ont été requis quand tous les autres enquêteurs ont échoué.

Il est donc celui qui a mis un terme aux activités du Bourreau de Londres.

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