Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Juan.
Où es-tu?
Que deviens-tu?
Je t'ai attendu, incapable de dormir.
Mais le jour s'est levé...
Et pas de nouvelles de toi.
Tu es parti pour de bon.
Je préfère encore ça qu'il te soit arrivé quelque chose.
Que tu sois mort.
Je ne peux pas vivre sans toi, Juan.
Reviens. Reviens-moi.
Allumez.
Du nerf les gars, on ouvre dans une heure.
Bravo. Bravo, Nina.
Ce soir, le monde découvrira notre nouveau rythme.
Le 'paco-chico'.
- Non, pas ce soir. - Pourquoi?
C'était affreux.
L'orchestre n'était pas encore chaud.
Je ne parle pas de l'orchestre.
Mais de moi.
Des nouvelles du jeune?
- Quel jeune? - Juan, le barman.
Non, rien depuis 3 jours.
Pas grave, on en trouvera un autre.
Et s'il lui était arrivé quelque chose?
Oui, c'est possible.
Et alors?
- On peut y aller, patron? - Pourquoi?
Impossible de rien en tirer.
Il a juste avoué avoir volé un jouet à l'âge de 7 ans.
- Miguel est là? - Oui.
Attendez-moi en bas.
- Tu connais celle du perroquet? - Non.
C'est une veuve qui a un beau perroquet...
Et si tu allais dormir, l'ami?
J'attends un appel de Juan.
Tu as trop confiance en lui.
Ce n'est qu'un petit truand.
Avant oui, mais il a changé.
À ta place, je ne m'y fierais pas trop.
J'ai appris à mieux le connaitre.
Il a juste besoin qu'on lui fasse confiance.
Il n'empêche...
Vous, vous m'avez bien fait confiance, non?
D'accord, tu as gagné. Mais va dormir un peu.
- La journée a été rude. - J'attends encore un peu.
S'il n'appelle pas, je m'en vais. A demain.
Salut.
Salut, Miguel.
Envoie, Manolo.
Allez, joue.
Allez-y, mes petits.
C'est qui, elle?
Il se prend pour un tombeur.
- Il va se faire jeter. - Avec son chapeau ridicule...
Pardon, Manolo. Je devais te parler.
Qu'est-ce que tu fous là?
En plus, j'étais en chance.
Je m'inquiète pour Juan.
Pour ce type?
Je suis sûr que c'est un indic, ton type.
Sa mère n'a pas de nouvelles depuis 2 jours.
- Sa mère, il s'en fout bien! - Ne dis pas ça.
Juan l'appelle tous les jours.
On ne l'a pas vu depuis 2 jours, c'est tout ce que je sais.
- Merci, Manolo. Encore pardon. - Attends.
- Tu as demandé à Jimmy? - Oui.
Il va parfois chez lui jouer au billard.
Il est taré. D'abord il sympathise avec ce flic,
et maintenant il est barman au Stardust.
Il porte une veste blanche et une cravate.
Il ressemble à un clown.
- C'est toi, Miguel? - Oui.
Tu ne dors pas?
Cet orage m'en empêche. Quelle heure est-il?
- Environ 1h. - Tu as diné?
Un sandwich et une bière.
Il y a du poulet froid au frigo.
- Tu as vu Juan? - Non.
Il a dû lui arriver quelque chose. Je m'en veux.
- Ça fait longtemps? - 3 jours.
Il était passé au commissariat,
tout semblait aller bien.
Avec un sourire, il m'a dit: "Ne t'en fais pas pour moi."
"J'aurais bientôt une surprise pour toi."
"Si je ne peux pas venir, je t'appellerai."
Et depuis, rien.
Il n'aurait peut-être pas dû...
aller travailler dans ce repaire de brigands qu'est le Stardust.
- Qui est-ce? - C'est moi, Juan.
Tu m'entends?
Juan, où es-tu?
Je suis grillé, je n'ai pas pu appeler avant,
mais j'ai réussi à les semer.
Dis-moi où tu es, vite.
Je t'avais promis une surprise, n'est-ce pas?
J'ai la preuve que c'est Leprince qui chapeaute tout.
Tout lui appartient, même le cabaret.
Si c'est vrai, tu cours un grand danger.
J'ai tout.
Leprince contrôle les filles,
le trafic de drogues et plein d'autres choses.
Vous avez 10 fois de quoi l'arrêter.
Il faut qu'on se rencontre. Qui t'a débusqué?
C'est Puig.
Mais ils n'ont pas réussi... à me faire parler.
Dis-lui de venir ici.
J'ai entendu Pilar.
Mais le mieux est que tu viennes ici les récupérer.
Ils me cherchent toujours.
Je t'attends place San Martin dans 1/2h.
- Devant le café Bolivar. - Je serai là.
- Sois prudent. - Pas d'inquiétude.
Salue Pilar de ma part.
- Vous prendrez? - Un café. Double.
Si vous êtes un réprésentant, je vous...
Police. Dites à votre maître que je veux le voir immédiatement.
Mr Leprince se repose. J'ai ordre...
Tout de suite!
Entrez.
Je vais prévenir son secrétaire.
- Qui dois-je annoncer? - Inspecteur Miguel mora.
Asseyez-vous.
Mr Mora.
Mario Alonso, secrétaire de Mr Leprince.
Comment puis-je vous aider?
Vous ne pouvez pas. Je veux voir votre patron.
C'est impossible.
C'est certainement urgent, mais...
Mr Leprince a travaillé jusque tard
sur un important projet d'irrigation
concernant de vastes régions du pays.
Actuellement, il se repose.
Si vous pouviez revenir...
- en fin de matinée. - Non.
Tout de suite, où je le sors moi-même du lit.
Très bien. Suivez-moi.
Un moment, s'il vous plaît.
Mr Leprince.
Excusez-moi, Mr Leprince.
- Qu'y a-t-il, imbécile? - Quelqu'un demande à vous voir.
- Tu plaisantes? - Un policier.
- Qu'est-ce qu'il veut? - Je n'en sais rien.
Il veut vous parler urgemment.
Ce flic se souviendra de moi!
Je ne voulais pas vous déranger, mais...
J'ai bien vu qu'il était prêt à tout.
Il est inspecteur.
Il s'appelle Miguel mora.
Miguel mora?
Jamais entendu parler.
Comment osez-vous?
Mr Leprince, je présume.
J'ai vu votre photo sur les murs.
Sortez d'ici!
Je sais que vous dirigez ce bouge qu'est le Stardust.
Un jeune y travaillait, Juan solano.
Vous connaissez?
J'ignore de quoi vous parlez.
Je ne connais pas cet endroit.
Qui est cet homme, Maurice?
Et elle, vous la connaissez?
Je peux vous la présenter.
Nina Laverne, vedette du Stardust.
De quel droit venez-vous chez moi?
Je vous dénoncerai pour perquisition abusive!
- Vous avez 10s pour sortir! - Ça suffira.
Si vous ne me remettez pas Juan solano dans les 24h, je vous tue!
D'ici-là, vous m'aurez peut-être fait virer.
Mais rappelez-vous que j'aurais toujours mon flingue.
Excusez, Mlle.
Bonne journée.
- Excusez-moi. - Bonjour.
Le perfide Daniel réalisera-t-il son plan odieux?
Zorro réussira-t-il à se défaire de ses ennemis?
Vous le saurez au prochain épisode,
réalisé par Joaquin romero.
Une série proposée par la crème de maïs 'Alimefia'.
Pour votre bébé, Mme.
Pour vous, Mr.
Zorro, un programme proposé par le maïs 'Alimefia'.
Un instant de poésie, par Andrés Labarta.
Miguel, où vas-tu?
N'y va pas! Ils te tueront!
Je voudrais parler à Mr Leprince.
Savez-vous où il se trouve?
Personne n'a de nouvelles.
- Tu as vérifié son vestiaire? - Je n'y ai pas accès.
Il faut vérifier si son costume y est.
- Pourquoi? - Il le laisse toujours en partant.
- Il doit y avoir un accès. - Oui, la porte de derrière.
Navré, Mr, nous sommes complets.
Je ne veux pas manger.
Pour quelqu'un qui ne connait pas cet endroit, vous y êtes à l'aise.
Vous n'auriez pas dû venir.
Vous l'avez tué parce qu'il avait tout découvert.
Ne bougez pas.
Rattrapez-le!
- C'est Juan? - Je n'en sais rien.
Je ne vois pas bien.
Je crois que c'est le flic qui protégeait Juan.
- Il respire? - Je crois.
Il a dégusté.
- J'appelle la police? - Non, surtout pas.
- Le téléphone, s'il vous plaît? - Là-bas.
Le commissariat, svp.
Il y a un homme mal en point sur le quai.
Ça suffira. Comme ça, on reste anonymes.
Miguel!
- Il vivra, Dr? - Oui.
J'ai besoin de son témoignage.
Navré, commissaire, mais il faudra attendre.
Bonne nuit.
Vous avez un visiteur, Mr le commissaire.
Comment as-tu pu voler cette voiture sans qu'ils te voient?
Ils ne m'ont pas vu parce que je n'ai rien fait.
Change de disque, l'ami.
Bonjour, commissaire.
Voici mon avocat, Mr Mayora.
Enchanté.
Que me vaut l'honneur?
Eh bien...
Mon client m'a demandé de l'accompagner
pour gérer une affaire délicate.
Veuillez noter l'attitude louable de Mr Leprince.
N'importe qui d'autre aurait pu utiliser...
des méthodes plus expéditives.
Soyez bref.
Vous employez bien un dénommé Miguel mora?
Inspecteur Miguel mora.
Merci.
L'inspecteur Miguel mora, donc,
ne cesse de harceler mon client depuis quelques jours,
en toute illégalité.
Il a pénétré de force, sans mandat,
abusant par là même des pouvoirs de sa fonction,
chez mon client Mr Leprince.
Il est entré illégalement dans sa chambre,
proférant insultes et menaces...
C'est déjà assez pour l'inculper.
Un peu plus tard, mon client se trouvait dans un nightclub,
lorsqu'il s'est jeté sur lui pour l'agresser.
J'ose espérer que vous ne saviez rien de ses agissements.
Vous m'apprenez tout ça à l'instant.
Nous nous en doutions.
Mr Leprince veut se montrer magnanime.
Nous sommes venus vous demander...
de prendre les mesures nécessaires,
afin que cela ne se reproduise plus.
Dans le cas contraire,
mon client et moi vous poursuivrons pour harcèlement.
Saviez-vous que l'inspecteur Mora...
se trouve actuellement à l'hôpital,
à la suite d'une altercation...
dans ce nightclub dont vous parlez?
C'est regrettable.
J'ignorais ce qui s'était passé près mon départ.
Après qu'un groupe d'amis nous ont séparés,
j'ai quitté les lieux, choqué...
par la violence de cette attaque injustifiée.
- Vos amis l'ont presque tué. - Ils ne faisaient que me défendre.
- Vous avez de très bons amis. - Oui, je n'ai pas à me plaindre.
Jusque-là, tout le monde était aimable avec moi.
Je vous remercie infiniment de m'avoir reçu.
Je me suis toujours demandé...
pourquoi vous étiez arrivé dans ce pays en...
Avril 1944.
Raisons médicales.
La clémence du climat d'Amérique centrale.
Très bien. Je puis vous assurer que l'inspecteur Mora
ne vous importunera plus.
Tu te rappelles, Juan? Ce premier jour d'avril?
Cette longue promenade au bord de la plage?
Cette année, nous avons beaucoup de vent.
Le beau temps tarde à venir.
Comme s'il t'attendait.
Juan, c'est affreux de savoir que tu es mort.
De continuer à vivre alors que tu n'es plus là.
Apporte ma canne.
Pourquoi continuer à te torturer avec ça?
C'est mon devoir.
Le commissaire t'as interdit de t'en mêler.
Il ne m'empêchera pas de retrouver les assassins de Juan.
- Ce sont eux? - Oui.
Rivera, Miralles et Chico Torres.
Les mêmes qui ont essayé de me tuer.
Juan a eu moins de chance.
Pourquoi vouloir m'en empêcher alors que tu penses comme moi?
Une autre vodka, Jimmy.
Calme le jeu sur la vodka, où tu vas devenir communiste.
Moi, un communiste? Je suis pour la démocratie.
J'aime ma liberté.
Fais la caisse, on va fermer.
Et ne te trompes pas, Jimmy!
Et toi, rentre chez toi!
- Chico Torres est parti? - Il y a un moment.
Avec sa copine.
Avec elle? Quel goût de chiotte.
Mets ça sur ma note, Jimmy.
Antonio.
- Tu bois beaucoup. - Moi? 2 ou 3 verres.
Rien de bien méchant.
Deux ou trois cents. Tu te fais du mal.
Et potentiellement à nous aussi.
Pourquoi? C'est mon foie à moi.
Ton foie m'importe peu.
Mais si après un coup de trop,
tu fais le mariole et que Leprince l'apprend...
Ça n'arrivera que si tu lui dis, et tu auras affaire à moi!
Que crois-tu qu'il t'arrivera
si je mets Leprince au courant de tes magouilles?
Lâche-moi! Lâche-moi!
Lâche-moi!
Je te connais trop bien.
Tu es le mal incarné.
Comme avec le pauvre Juan, salopard.
Pourquoi tu remets ça avec lui, sale con?
Ah, c'est donc ça. C'est ça qui te turlupine.
Tu regrettes, hein?
C'est toi qui l'a buté.
Tes deux potes le tenaient pendant que toi,
tu l'as massacré à coups-de-poing!
Je t'ai hurlé d'arrêter, qu'il en avait assez!
Mais tu t'es acharné!
La ferme! La ferme!
Fous le camp et ne reviens pas!
Je ne suis pas un saint...
Mais toi, tu me dégoûtes!
Sortie des artistes.
Juan, ne meurs pas.
Je n'ai pas pu m'en empêcher!
La crosse de mon révolver s'abattait mécaniquement...
Comme folle.
- Tu te souviens de Juan solano? - Non!
Bonjour.
Tu es bien matinal.
- Où est Pilar? - Dans la chambre.
Je voulais te parler seul à seul.
Il y a un problème?
Assieds-toi. Ne reste pas debout.
- Que se passe-t-il? - Où étais-tu?
Je me baladais.
- Tu cherchais Rivera, hein? - Non. Enfin, si...
Lui et les autres. Juste pour la forme.
Je t'ai déjà dit de lâcher l'affaire.
Un flic peut surveiller un criminel, non?
Un flic relevé de ses fonctions, non.
- Tu l'as trouvé? - Qui ça?
- Rivera. - Non.
J'ai surveillé l'entrée du club jusqu'à la fermeture.
Je ne l'ai pas vu sortir.
On a assassiné Antonio Rivera...
Il y a un peu plus de deux heures.
Et tu crois que c'est moi?
Ça se pourrait bien.
Tu avais le mobile.
Et tu reviens ici 2h après le meurtre.
J'étais devant l'entrée jusqu'à 4:30.
Tout le monde est sorti.
Puis je suis allé fureter autour de la maison de Rivera.
Sa fenêtre était ouverte et les lumières éteintes.
J'ai un peu attendu, en vain.
- Et ensuite? - Je suis allé chez Chico Torres.
Il habite au centre-ville, dans une pension.
Il faut traverser le bar pour atteindre les chambres.
Mais la propriétaire m'en a empêché.
Elle a dit que Chico Torres était avec une fille,
et que ce n'était pas le moment de le déranger.
Il était quelle heure?
C'était il y a 2h environ.
La propriétaire pourra confirmer?
Bien sûr.
Il vaudrait mieux.
Reste en dehors de ça!
Ne surveille personne, ne fais rien.
C'est un ordre.
Si tu ne t'y conformes pas, tu seras expulsé de la police.
Tu n'auras pas à le faire.
Je démissionne.
Tu es fou ou quoi? Que comptes-tu faire?
Tu détruis ta carrière pour une affaire personnelle?
Laisse-moi te donner un conseil.
Oublie cette affaire. Quelqu'un d'autre va s'en occuper.
Un autre que tu enverras au casse-pipe.
Je ne te permets pas!
Noublie pas que je suis encore ton supérieur.
Je t'ai déjà dit de ne pas venir ici.
Lis ça.
Un danseur assassiné à Michoacán.
- Qui a fait ça? - Je ne sais pas.
- Tu sais s'il avait des ennuis? - Non.
Mr Leprince, un appel pour vous.
Je ne veux pas être dérangé.
La personne dit que c'est important.
- Qui est-ce? - C'est au sujet de Juan Solano.
Oui?
Leprince, tu te souviens de Juan solano?
Qui est à l'appareil?
Rivera est mort la nuit dernière, Chico Torres est le prochain.
Puis Miralles, et enfin toi.
Attendez, ne raccrochez pas!
Dis quelque chose.
Qui était-ce? Que voulait-il?
Je n'en sais rien.
Sûrement une farce.
Mais de très mauvais goût.
La fille est bien mais le joueur de bongo est génial.
Comment peut-il faire comme si rien ne s'était passé?
- C'était peut-être pas lui. - Je travaille pour Leprince.
Oui, mais dans un bureau aux chantiers navals.
Et alors? Tout le monde connait les gorilles de Leprince.
Et ce qu'ils font.
Ok, il en est bien capable.
Je critiquais Juan, mais c'était mon ami.
Excusez-moi.
Laisse-moi conduire.
Tu crois que je suis soûl ou quoi?
Non, mais j'adore conduire la nuit.
- Tu m'achèteras une voiture? - Oui. Tout ce que tu veux.
- Tu es riche? - Ça va.
- Tu fais quoi? - Je travaille.
On va chez toi?
Non, chez toi. Je crois que ma coloc n'est pas seule.
Comment va, ma belle?
Salut, beau brun. Tu es seul?
Seul, moi? Regarde!
- Tu as de la bonne musique? - C'est à dire?
Chopin, Lucho Gatica...
Que des trucs modernes.
Ça te plaît?
- Tu l'as acheté quand? - Aujourd'hui. Je suis à la page.
- Whisky ou gin? - Whisky, avec des glaçons.
Je vais à la cuisine.
Tu veux autre chose?
Oui. Que tu reviennes vite.
Tu te souviens de Juan solano?
Pour une politique juste et tolérante.
Votez Leprince, votez pour la démocratie.
Votez Leprince, votez pour la liberté.
Votez Leprince, votez pour la prospérité.
Votez Leprince en dignes citoyens de votre pays.
Une âme généreuse, qui apportera tout son soutien
aux projets les plus audacieux, du moment
qu'ils participent au bien-être de la communauté.
Un homme intègre, qui s'est fait tout seul.
Devenu ce qu'il est au prix d'un travail acharné.
Un homme raffiné, mélange de culture française
et d'esprit de conquête américain.
Mesdames et messieurs,
votre candidat au sénat:
Maurice Leprince.
Il y a 20 ans,
un pauvre immigrant français,
voyageant en classe économique depuis Marseille,
est arrivé dans ce pays.
Le navire se rapprochait du rivage,
et les yeux de l'immigrant s'embuèrent d'émotion
à la vue du spectacle
d'uu paysage si exhubérant,
si grandiose, si majestueux.
Surplombant ces extraordinaires cascades de couleurs,
l'esprit bienveillant de Christophe Colomb
lui ouvrait les bras.
L'espoir emplit le coeur
du pauvre immigrant,
alors que, pour la première fois, il posait le pied
sur le sol de notre beau pays.
Ce pauvre et humble immigrant...
s'appelait Maurice Leprince.
Et il jura de consacrer sa vie à cette liberté qui lui était offerte.
De lutter pour conserver cette hospitalité.
Je souhaitais vous dire...
que chacun d'entre vous...
m'a tendu la main à ce moment précis,
spontanément et généreusement.
Si je suis élu sénateur, je me battrais pour vous tous,
afin d'honorer la promesse faite à mon arrivée.
Et pour vous remercier
d'avoir fait de moi ce que je suis.
Un humble citoyen américain.
Mes amis,
le geste de cette femme m'a profondément ému,
qui a cru voir en moi son fils,
peut-être mort à la guerre.
Et je suis d'autant plus ému,
que ma mère était ainsi.
Sensible et travailleuse.
Que cette étreinte devienne le symbole
de ce que je souhaite donner à toutes les mères de ce pays.
- Tu as payé la vieille? - Oui, 50 pesos.
Dis-lui de ne pas me serrer autant la prochaine fois.
Dis-lui aussi de faire attention à son haleine.
Oui, Mr Leprince. Je lui dirai.
Vous avez un beau pied.
Tu te souviens de Juan Solano? Chico Torres est mort.
C'est au tour de Miralles. Et ensuite, toi.
Où sont Chico et Miralles?
Allo? Le standard de la pension?
Mr Torres, s'il vous plaît.
Il a été assassiné la nuit dernière.
Préviens Miralles et Puig,
s'ils sont encore en vie.
- Tu sais qui c'est? - Ne dis pas de bêtises.
Ça pourrait être n'importe qui.
Puig ou même toi.
Merci. Tu me prêtes au moins cette aptitude.
Suffit!
Ce pourrait être ce flic qui vous a menacé.
Quelle erreur de l'avoir laissé en vie.
Non!
L'erreur, ça a été de tuer Juan solano!
Tu dis ça parce que tu couchais avec lui?
Oui!
Miralles, ramène-toi fissa.
Tu sais pour Torres?
- Après tout, je m'en fous. - Menteur!
C'est pour ça que tu l'as tué!
Pour toi? Tu te prends pour qui?
Tu rêves, ma pauvre! Tu n'es qu'une passade.
Un caprice qui me coûte cher!
Et si tu n'es pas contente, va-t'en!
Au fond, ça m'arrangerait!
Tu ne me connais pas, Maurice.
Tu regretteras ces paroles!
Bonsoir, je suis Miguel mora.
Miguel mora, le policier ami de mon pauvre Juan?
- Oui, Mme. - Entrez, ne restez pas là.
- Je vous sers un verre? - Pas la peine, merci.
J'aimerais rencontrer la fille que fréquentait Juan,
elle est du quartier.
Elle est là. Elle est venue m'aider.
Nous nous sommes vus l'autre jour.
Vous vous souvenez?
Je voudrais vous poser quelques questions.
Allez-y.
Que faisiez-vous chez Maurice leprince?
Je travaillais.
- Vous travaillez encore pour lui? - Oui, Mr.
De quel travail s'agit-il?
Secrétaire au bureau des exportations.
Et que pensez-vous de Mr Leprince?
Tout le monde sait qu'il est responsable de la mort de Juan.
Je ne sais pas ce que vous attendez pour l'arrêter.
Je ne fais plus partie de la police.
Va me chercher une serviette.
Et je pense la même chose que vous.
Quelles étaient exactement vos relations avec Juan?
J'aurais aimé qu'ils se marient.
Pourquoi travailler pour Leprince?
Ici, tout le monde ou presque travaille pour lui.
Avez-vous tenté de savoir qui a tué Juan?
Non. J'ai essayé de le chercher quand il a disparu.
J'étais au Stardust avec mon ami le jour où ils vous ont battu.
- Comment le savez-vous? - C'est Manolo qui vous a sorti de l'eau.
On les a vus vous jeter à l'eau.
Vous pourriez en témoigner à la police?
- Oui. - Alors, cette serviette?
Tiens.
Pas moi, je ne veux pas d'ennuis.
Je vous le dis en privé, par amitié.
Merci bien.
Bonsoir.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Combien? - 1,5.
Merci.
- Pourquoi m'avoir fait venir? - Vous étiez un ami de Juan.
Moi, j'étais plus que ça.
Nous avons été amants 2 mois.
Tout le monde l'adorait depuis le jour de son arrivée.
Il savait se faire apprécier, il était très habile.
J'ai eu le coup de foudre dès le premier jour.
Comme beaucoup d'autres.
Il a profité de moi, mais je m'en foutais.
J'étais très amoureuse.
Je sais bien que ce n'était pas réciproque
Mais ces deux mois ont été fabuleux.
C'est tout ce qui compte.
J'aimais sa façon d'être.
Je l'aimais énormément.
- Vous avez des preuves contre Leprince? - Non, aucune.
Il est très malin.
Mais je sais où il cache tous les documents compromettants.
Dans le coffre-fort d'une pièce de sa villa,
derrière une statue.
Une statue de Bouddha.
La clé du coffre...
est sur une chaine autour du cou de Leprince.
A l'intérieur d'un médaillon
à l'effigie d'un taureau.
Vous savez autre chose?
Non.
Ah si, une chose.
La valise de Juan.
Quand nous étions ensemble, nous louions une chambre.
La valise y est encore.
Elle est pleine de documents divers. Notes, lettres, reçus...
Ça pourrait vous intéresser.
J'ai l'impression que nous ne connaissions pas le même Juan.
C'était vraiment un tombeur?
Il se nourrissait des femmes. Il était très séduisant.
Trop.
On avait envie de le dorloter.
Dans la valise, vous aurez la preuve que je dis la vérité.
Ecoutez, la commissaire craint le pouvoir de Leprince.
Pas moi. Vous devez m'aider.
Tout ce que vous voulez.
Reprenez contact avec Leprince.
Demandez-lui de vous pardonner, ou n'importe quoi,
mais emparez-vous de cette clé et des documents dans le coffre.
Revenez ce soir au Stardust.
D'accord.
Elle n'était pas partie?
Oui, mais elle est revenue. Ils sont à l'intérieur.
Où en es-tu?
Rien à craindre de la famille de Juan.
Une vieille folle et son mari bedonnant,
un crétin et un ivrogne.
Il y a aussi une ex-petite amie de Juan.
Elle travaille pour vous au secrétariat des exportations.
Vous croyez que...?
Aucune idée, je connais à peine mes secrétaires.
- Comment va, Nina? - Bonjour, Nina.
Que dirais-tu d'aller boire un verre au bar du phare?
Allons-y.
D'accord, je vais demander un mandat pour le cabaret.
Pourquoi ne pas y aller de suite?
Un jour de plus ou de moins, ce n'est pas grave.
Il faut agir dans les règles.
N'oublie pas que c'est un homme puissant.
Commissaire, vous avez peur.
Vous conserverez peut-être votre poste, avec même une promotion,
mais vous aurez sur la conscience d'avoir laissé un criminel en liberté.
Herman! Avance deux voitures!
Comment allez-vous, commissaire?
La forme?
- Vous ne vieillissez pas. - Bonjour, Puig.
Je vous sers un verre? C'est pour moi.
- Pourquoi pas? - 4 whiskies.
Tenez-vous prêts.
Cette soirée s'annonce spéciale.
Commissaire!
Tu as une minute...
pour me dire où est la marchandise.
J'ignore de quoi vous parlez.
Ne fais pas le malin, je n'ai pas de temps à perdre!
- Je vous jure... - Ecoute!
Ça fait un bail que je vous surveille, et j'en ai marre de votre trafic.
Tu vas parler.
Dis-moi où elle est.
Ou bien je te tue!
- Tu me connais. - Je vous jure que..
Je n'y comprends rien!
Il te reste 10 secondes.
Si d'ici-là...
Tu n'as pas parlé...
Je te tue!
Un.
Deux.
- Trois. - Je ne peux rien dire!
- Je ne sais rien! - Quatre.
Cinq.
Six.
C'est ta dernière chance.
Si tu parles, tu auras l'impunité.
Sept.
Huit.
Neuf.
Qui me prouve que vous ne mentez pas?
Tu as ma parole.
Le lustre. Celui au centre.
N'oubliez pas votre promesse.
Ce n'est pas mon genre.
- L'inspecteur est gravement blessé? - Une balle dans le poumon.
- L'ambulance arrive? - Oui.
- Enbarquez cette racaille! - Oui, Mr!
Emmenez-les!
Regardez ce qu'il y avait dans le lustre, commissaire.
- Cocaïne. - Cette fois, Puig y a droit.
Oui, mais Leprince...
Va s'en sortir, comme toujours.
- Viens-là. - Pas maintenant.
Je suis fatiguée.
Fatiguée?
C'est pas tous les jours qu'on peut embrasser un sénateur.
- Tu ne l'es pas encore. - Quasiment. Tu verras.
Ils voteront tous pour moi.
Et toi, pour qui voteras-tu?
Pour... pour...
Pour Leprince.
Je n'y suis pour personne.
- Mr Leprince! Mr Leprince! - Quoi? Qu'y a-t-il?
Mr Leprince, j'essaie désespérement de vous joindre.
La police a débarqué au Stardust.
Ils ont tout découvert. Quelqu'un a parlé.
Je pense que c'est Nina.
Tu en es sûr?
- Sois franc. - Oui, Mr Leprince.
- Tu n'as pas été suivi? - J'ai réussi à m'enfuir.
Je t'attends ici dans une heure.
Alors, tu viens?
Tu ne m'aimes plus?
J'arrive!
Eh bien, tu entres sans frapper?
Maurice.
Maurice.
Maurice.
Ouvrez.
C'est Miralles.
J'ai eu du mal à venir jusqu'ici,
il y a des flics partout.
Ils sont à ma recherche.
- En voiture, c'était impossible. - C'est bon, tu y es arrivé.
Je t'aiderai, mais il faut d'abord s'occuper d'elle.
Tu avais raison, Nina nous a trahis.
Aide-moi.
Pardon, Mr Leprince. Vous pouvez y aller.
- Vous m'avez reconnu? - J'ai voté pour vous.
Merci. Pourquoi toute cette agitation?
Il se passe quelque chose?
Nous pourchassons un criminel, un nommé Miralles.
C'est malheureux de voir encore des gens comme ça.
- Bonne chance. - Merci. Au revoir.
Descends, vite.
Train de marchandise 37, quatrième wagon.
On se recontacte bientôt.
Qui est là?
Tu te souviens de Juan solano?
On se baladait sur la côte, le corps était coincé sur un rocher.
- C'est moi qui l'ai répéré. - Merci.
Alors, docteur?
Elle est dans un sale état. On l'a balancée de haut.
Mais après l'avoir abattue à bout portant.
...de l'homme qui représentera notre région au sénat.
Emiliano madero: 32512 votes.
Angel capucci: 18753 votes.
Maurice leprince: 489231 votes.
C'est une victoire écrasante pour Maurice Leprince,
et tous nos concitoyens peuvent se réjouir.
Je n'ai pas vu la jeune fille depuis un moment.
Il reste peu d'affaires. Nous voulons louer l'appartement.
Je sais, c'est pourquoi je suis là.
- Vous la connaissez? - Oui, nous sommes amis.
- Mme Angustias? - J'arrive.
Veuillez m'excuser.
Pourquoi ne viens-tu pas plus souvent?
Je m'ennuie tant avec mon mari.
Sans toi, rien n'est plus pareil.
Tu me manques trop. Reviens-moi vite.
Au revoir, mon amour. Christina.
Juan. Je t'aime, je t'aime, je t'aime!
Pardonne-moi pour l'autre nuit.
Ça ne se reproduira plus. Bisous. Alicia.
Mon amour. Il me tarde de te revoir.
Dans deux jours, nos corps seront à nouveau entremêlés.
Juan, écris-moi davantage.
Vivre sans nouvelles de toi est insupportable.
J'ai besoin de toi.
J'ai constamment l'espoir de t'aperçevoir dans la rue.
Hélas non.
Depuis le jour béni où Miguel t'as amené ici,
je t'attends.
Je t'aimerai toujours. Ta Pilar.
Juan,
où que tu sois...
Vois-tu ce qui arrive ici?
Ma vengeance touche à sa fin.
La fébrilité qui m'animait est sur le point de s'éteindre.
Maintenant,
plus que jamais, je sens combien mon âme est vide...
depuis ta mort.
Tu étais là?
Qu'y a-t-il? Quelque chose ne va pas?
Tu connais ceci?
Miguel! Ne pars pas!
Ne me quitte pas!
Adieu.
On viendra chercher mes affaires.
Miguel!
Commissaire Vargas?
Il sera là dans quelques minutes.
Dites-lui de venir chez Maurice Leprince dans exactement une heure.
- De la part de? - Miguel Mora
Vous désirez quelque chose, Mr?
Vous pouvez disposer. Vous rangerez demain après mon départ.
Je vous aide à faire vos bagages?
Inutile. Je ne serai absent que quelques jours.
- Une valise suffira. - Bien, Mr.
Bon voyage.
Un seul geste et je t'abats.
Ouvre le coffre ou je tire.
Ça vous coûtera cher.
Que cherchez-vous?
Tous les documents.
Pourquoi?
Pour t'envoyer au bagne.
Arrêtez-vous!
Restez ici!
Miguel! Miguel!
Cette fois, Leprince...
ne pourra pas avoir d'alibi.
Tu avais raison, Miguel.
Mais je l'ai compris trop tard.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.