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Original subtitles

Sous -titrage MFP.

Viens derrière.

Allez.

Vite !

Il n 'a presque plus

de peau.

Christiane prépare une piqûre de caféine.

Foncement compressif.

T 'as tiré une sapote ! Venez.

Madame, restez pas lĂ .

Qu 'est -ce qu 'ils font ? Il va crever sur l 'être comme ça.

J 'arrive pas à joindre l 'hôpital, ça répond pas.

Mais moi je peux y aller si vous voulez.

J 'ai mon vélo là.

Tu veux plus rien, c 'est terrible.

On peut rien faire, ils ont coupé le courant.

Ça va ? Ça me lente encore.

Il est mort, va.

L 'ambulance est lĂ .

Comment tu t 'appelles déjà ? Michel.

Il y a un théâtre dans la rue à côté. Va voir. Ils ont peut -être des bougies.

Merci.

Tu veux

un jus?

Je suis faite.

Va te reposer.

Il y a des douches lĂ  aussi, tu veux?

Merci.

Vous pouvez me gifler, j 'ai pas pu faire autrement.

Qu 'est -ce que tu fais lĂ  ? Tu t 'es pas fait mal ? Jacques ! Crouille ! Ma

main, elle est faible.

T 'es complètement fou de te balader comme ça.

Et l 'enfer est une tête, ta mère. T 'exagères.

Tiens, il n 'y a plus de sable.

Il n 'y a plus de sable.

Lâche le camion.

Qu 'est -ce que tu me planches, cette foutue mitrailleuse ?

Coupez -moi !

J 'ai eu peur.

Bon, prendre l 'hĂ´tel de ville Ă  une bande de fonctionnaires, c 'est pas

Austerlitz.

Le défendre contre deux divisions Panzer SS, ça risque d 'être un peu plus dur.

Ils seront Ă  Paris cette nuit.

Enfin, si c 'est pas bidon.

Alors, s 'il y en a qui veulent partir, ils partent. C 'est le moment.

La guerre républicaine ?

Envoyez -les Ă  Kosciuskopol.

Repos ! Gouze, vos hommes aux portes et aux fenêtres, côté façade et Rivoli, c

'est notre secteur. On s 'attend Ă  une attaque frontale.

Il est là où, Stéphane ? Il est à la préfecture.

Hamon vient d 'arriver.

Bon, prenez la suite.

En colonne par un ! Vivez -moi ! Rapidement.

En avant.

Monsieur, on l 'a trouvé.

Il y en a une centaine au bazar.

Très bien.

Distribue -moi ça.

Et puis tu m 'appelles chef, d 'accord ? Oui, chef.

C 'est la plus belle fille que j 'ai jamais vue, je te dis.

Plus belle qu 'Amélie Lecornu ? Tu te fiches de moi.

Amélie Lecornu, elle avait une dent moins de vent, elle était plate comme

limande. Elle avait 7 ans.

Pourquoi empêcher de me la pitié ? J 'avais 9 ans, mon vieux.

Michel,

en une nuit, on ne peut pas juger. On peut juger le cul.

mais pas la tĂŞte et mĂŞme le cul, en une nuit.

T 'es d 'une vulgarité.

C 'est marrant, les bourgeois.

On dirait que la vulgarité, c 'est un luxe. Tu vas pas me faire le numéro du

fils d 'un concierge.

Pourquoi t 'es pas revenu depuis deux ans ? Ma mère t 'a fait du mauvais

tu sais.

La mienne, pas du tout.

Tu l 'as eu, ton bac ? L 'année dernière, oui. Et depuis ? Je me suis

Je sais rien d 'elle, tu te rends compte ?

Elle a disparu au petit matin.

Luciane ? Vous avez son adresse ? Vous pouvez me la donner ?

Allo

? Qu 'est -ce qui se passe ? Qui ? Quittez pas !

Quittez, bidon !

On vous attend.

Faites vite.

De Gaulle est Ă  Rambouillet.

De Gaulle est Ă  Rambouillet.

Le général Leclerc est à la croix de Berni.

Les premiers chars de l 'armée française ont franchi la Seine au pont d

'Austerlitz.

Je me suis fait filmer.

On a pris l 'hôtel de ville. On en a eu 10 dans un camion. On a tiré et

j 'ai aidé à tuer des morts.

Des blessés. Tu as menti sur ton âge ? Il faut que je me dépêche. Le dernier

appel est Ă  11h.

Tu dors pas ici ? On dort au bataillon.

Je suis venu te prévenir.

On dirait ton père. Tu manques pas de culot.

Il te donne Ă  manger ? Oui, plein. Des lentilles.

On a mĂŞme du chocolat.

Engagé. C 'est fini. Paris est libéré.

C 'est fini.

Mais maman, la France, elle n 'est pas libérée.

Et papa, il est encore poussainier.

Et moi, je vais y aller en Allemagne. On va aller délivrer les poussainiers.

Il y a ton pyjama tout propre dans la commode.

On a formé un bataillon.

On va y aller sur le front.

Mais t 'es trop jeune.

Faut leur dire.

Bon, j 'y vais.

Dis donc, devine qui j 'ai retrouvé.

Jacques. Le petit Jacques, le petit Sénéchal. Il t 'embrasse, il est

Il a déjà tué deux frites.

Bien compris.

Enfin, il n 'y a pas un sous -officier d 'infanterie au bataillon ? Il y en a

bien un, mais... Mais quoi ? C 'est Hans, un Alsacien.

Il était caporal dans l 'armée française en 1939. Ils l 'ont incorporé dans la

Wehrmacht. 42 de force, d 'après lui.

Vous savez, les Alsaciens ? Je sais. Où il est ? À la cage, avec les

prisonniers. Enfin, vous êtes percuté, mon vieux ! Qu 'on aille le chercher !

Le rapport

d 'effectifs, mon capitaine.

Une centaine qui vient des équipes nationales.

Une cinquantaine d 'étudiants, dont quelques bacheliers.

Et puis le reste, des résistants, des réfractaires.

Quelques Bretons, il y a mĂŞme un ThaĂŻsien.

Moyenne d 'âge ? 18.

Mais ils sont gonflables.

Bon, nommez les plus vieux, les intellectuels responsables des sections.

Le prisonnier est lĂ , mon capitaine.

Faites -le entrer.

Quel grade ? Corporal -chef dans l 'armée française.

Deuxième classe dans l 'armée allemande, mon capitaine.

Vous savez coudre ? Robelotte, vous êtes sergent dans l 'armée française, mon

vieux. Vous allez me prendre en main tous ces bleusaillons et m 'en faire des

soldats. Allez.

Tenez, distribuez -moi ces galons.

Qu 'est -ce qui te prend ? Je suis sergent, mon

vieux. Sans blague.

Je te le couds, si tu veux. Oh, laisse.

Lillette s 'en occupera.

Lillette ? Ça fait deux ans que je vis avec elle. Enfin, chez elle.

Depuis que j 'ai dix mères de parents.

Lillette ? Mais c 'est de l 'histoire ancienne. Ça fait trois mois qu 'on

plus ensemble.

Enfin, presque plus.

Depuis deux ans, tu vis chez elle.

Depuis deux ans, tu profites d 'elle, quoi.

Elle a un deux pièces.

Elle est bonne fille.

Elle est plus toute jeune. Elle y trouve son compte. Et moi aussi.

Quel âge ? 25.

25 ?

On marque la mienne, elle en a bien 19.

Et tu l 'as retrouvée, la tienne ? Oui.

Elle s 'appelle Christiane.

Christiane Mercier.

Sa copine m 'a rangé un rendez -vous.

Oh.

Tiens, t 'as vu, je n 'ose plus.

C 'est Néchal.

Il y a une jeune fille qui te demande en bas. C 'est encore Lilette, ça.

Ça m 'étonnerait, à cette heure -ci.

Lilette, elle danse le French Kanko au chantier.

Toi, tu dors plus ? Je suis en merde.

Dis -donc, il les prend vers ça, maintenant.

C 'est sa soeur.

Attention!

Métis un blanc pas moins de trois mètres.

Eh, p'tit gant ! T 'es eu, t 'es mort ! Allez, recule, redescends maintenant !

J'm 'en ai pas eu du tout, là, j 'étais derrière le rocher, hein ! T 'étais

plein de cibles ! J't 'ai eu en plein poing ! Recule, merde ! Bon, ben ça y

j 'ai reculé ! P'tit gant, redescends, j'te vois une offensive ! J't 'emmerde !

D 'abord, vous êtes encerclés, alors ! À trois, ça balance ! Un, deux,

trois ! Laisse le feu ! Tiens, tirez, nom de Dieu ! C 'est

moi, mon lieutenant !

Chasseur Michel Fournier, mon lieutenant.

Vous me ferez 4 jours. Mon lieutenant, c 'était une... 8 jours.

Lâche un peu, ouais. Je t 'emmerde.

Il est lĂ , Fournier ? Euh, oui, sergent.

Michel ! J 'ai une bonne nouvelle, tu sors demain.

Je n 'ai rien Ă  fiche.

C 'est ce soir que j 'ai rendez -vous avec elle.

Sors -moi de lĂ .

Maintenant, tout de suite.

T 'es sergent ou au merde.

Mais je ne peux pas.

Le bataillon est consigné. Même moi, si je le voulais, je ne pourrais pas

sortir. Franchement, poser un lapin Ă  une poule, ce n 'est pas cool.

Ça fait deux semaines que j 'attends ça.

Je veux la voir.

Elle va m 'attendre. Je n 'ai pas son numéro de téléphone. Je ne peux pas la

prévenir. Elle serait furieuse.

Elle ne voudrait plus me revoir.

C 'est où le rendez -vous ? Je vais essayer de la prévenir.

Tu faisais pour moi ? Ce serait formidable.

Jacques, ne me pique pas.

C 'est oĂą ?

Je viens de la part de Michel.

Il est en prison.

En prison ? Juste ce soir, c 'est pas grave.

L 'armée.

Ah, il est dans l 'armée ? Alors si ça vous va, demain, même heure, même

endroit. Je pourrai pas demain, je travaille Ă  l 'hĂ´pital.

De toute façon, j 'étais venue lui dire... Vous êtes son ami ou vous le

connaissez juste comme ça ? Je le connais depuis dix ans.

Asseyez -vous.

Bon, allez, viens.

Vous étiez à l 'école ensemble ? On habitait le même immeuble. C 'est le

de... de voisin de mes parents.

Vous pouvez lui dire quelque chose de ma part ? Dites -lui que... Ben alors ?

L 'île est devant Bâme, Mairie -le -Duc, chez Seine -Mercier.

Asseyez -vous, on mange un morceau ici.

Ici ? C 'est loin du théâtre, le spectacle est à 10h, le temps qu 'on se

C 'est de moi -même ton prêté, est -ce qu 'on peut commander ? Ah oui, oui,

Toi aussi t 'es prêté, non ? Je vais rentrer.

Mais non, pourquoi ? Il me reste trois Merlins avec ticket, deux poulets

avec ticket et des rutabagas à volonté.

Tu veux bien ? Je t 'explique. On a tous un signe et un ascendant.

Moi, par exemple, je suis le mois de mars.

Alors, je suis poisson, ascendant, capricorne. Moi, je suis l 'an de

Septembre. T 'es vierge ! Reçois les lettres, écoute -le.

Entière, exclusive, sentimentale, les vierges croient au grand amour.

Et vous, vous y croyez ? Mon grand amour ? Pas vraiment.

Tu demandes à tes parents l 'heure à laquelle tu es né.

Je ne leur demande mĂŞme pas l 'heure qu 'il est Ă  mes parents.

Vous demandez Ă  vos parents l 'heure de votre naissance.

Ils sont morts.

Tous les deux ? Je n 'ai pas envie d 'en parler.

Alors, c 'est Michel, c 'est votre amoureux ? C 'est un gosse.

Il a quel âge ? C 'est un type idéaliste et pur.

Il n 'est pas un gosse du tout.

Idéaliste et pur, il n 'est pas un gosse.

En tout cas, ça ne vous a pas empêché de coucher avec lui.

Jacques, je suis ravie d 'avoir couché avec lui.

J 'ai passé la première partie de la nuit avec des mourants et des cadavres,

la seconde avec un petit gars pur et idéaliste qui m 'a très bien fait l

Ça vous dérange ? Ce qui me dérange, ce sont les femmes qui se fichent de la

gueule des hommes sous prétexte qu 'ils sont des enfants.

Les femmes ? Les hommes ? Vous classifiez, vous tranchez.

Je parie que vous êtes les poules et les poulettes. Ah oui, ça.

C 'est quoi votre signe ? Bourgeois pendant Goujat ? Et vous, c 'est quoi ?

Gourgandine pendant Suffragette ? Bon, ben nous, on va y aller.

Viens, Mireille.

Vous venez pas voir le spectacle ? Viens, je te dis.

Quand ça commence comme ça, c 'est fini dans le sang ou dans le plumard.

L 'addition, s 'il vous plaît.

Viens, monsieur.

Christiane, je sais pas ce que vous voulez dire Ă  Michel, mais vous lui

vous -mĂŞme.

Vous -mĂŞme.

D 'ailleurs, je ne rentre pas Ă  la caserne pour un autre rendez -vous.

Vous savez, Michel, ça a été un incident.

Joli, mais un incident.

J 'ai envie d 'ĂŞtre libre, de rire, de danser, d 'aimer.

Vous trouvez ça mal ? J 'ai l 'air.

Vous me joindrez à ce numéro.

Vous êtes aussi fidèle en amour qu 'en amitié.

Bon, ben, au revoir.

C 'est Ă  vous.

Je vous dépose ? J 'habite à De Paz. Eh bien, justement.

Il va par lĂ  !

Distribuez ça.

Emportez toutes vos affaires.

Rassemblement dans 20 minutes.

Il n 'y a pas de bretelles. Démarrez -vous.

Silence, nom de Dieu.

Allez, debout, fournez vite.

On dégage.

Qu 'est -ce qui se passe ? Ce bataillon fait mouvement des parents d 'une heure.

Bouille.

Donne -moi un peu d 'échelle.

Tiens. On s 'en va oĂą ? On va peut -ĂŞtre au front.

On ne compte pas mieux que la nuit.

Et pourquoi on demande des scènes ? Sans bretelles, comment ça se porte ? C 'est

peut -être à côté des avions qu 'on parle la nuit.

On ne prévient pas les parents ?

Les gars, qu 'est -ce qui se passe ? J 'ai préparé ton pactage. T 'as pas vu

Sénéchal ? C

'est l 'éther, je ne veux rien entendre dans les rangs.

Qu 'est -ce que t 'as foutu ? Depuis 10 heures, je suis à la Vallée un quartier.

Qu 'est -ce qui se passe ? On monte au front.

On rejoint de là, la 1re armée. Et alors ? Ils veulent nous incorporer au FTP.

Tu vois la tête de quartier ? Alors on déserte.

On déserte pour aller se battre, quoi. Exactement.

On suit de Gaulle.

Désobéir un colonel pour obéir à un général, moi, ça me va. À gauche,

! En silence ! Alignez -vous en silence !

Il n 'y a pas de bretelles, mon lieutenant.

Pas le savoir, saco d 'eau ! Saco d 'eau ! Et vous, vous étiez ? Dans ma

cravalle. Dépôt.

Les bretelles ! Faites embarquer, vivement. À vos ordres, mon lieutenant.

En main, la bretelle ! Reviens, peloton ! À l 'avant !

Merci pas mon frère.

Michel, qu 'est -ce que je vais leur dire, moi, au STP ? Tu leur diras que je

tire.

J 'ai pas fait quatre ans de maquille avec De Gaulle pour aller au bois de

Boulogne me battre avec une unité communiste.

Et tu vas les faire tuer ? Ils sont pas prĂŞts ? Ils seront prĂŞts. Allez !

Tu l 'as vue ? Comment tu l 'as trouvée ? Très bien.

Pas mal.

Elle t 'a parlé de moi. Elle t 'a donné un ancien dégoût.

Oui.

Elle m 'a donné ça.

Son numéro de téléphone, elle te l 'a donné pour moi.

Et t 'as eu le temps de lui dire que je l 'aime, que c 'est très sérieux.

Michel, des filles, il y en a mille, dix mille.

Tu te dépoules. C 'est ça que tu vas me dire. Pas du tout.

Ce que je vais dire, on s 'en va.

On va enfin se battre, on va baiser, on va bouffer, on va vivre, merde ! On va

peut -ĂŞtre crever aussi.

A mon

commandement

! Présentez !

que les volontaires pour s 'engager au premier régiment de chasseurs

-parachutistes avancent d 'un pas. Bataillon Ă  mon commandement ! Un pas en

avant ! Marche ! On va être parachutistes, nous ? Témoignez le

VoilĂ .

Euh... Oui ? Je dois passer mon bac cette année.

Ton nom ? Bonnard.

Alors mes parents, ils sont pas... Tu vas rentrer chez tes parents, mon petit

gars. Tout de suite ? Tout de suite.

Je t 'emmerde.

Je te rappelle qu 'il était beau chef.

Oui, mais je l 'emmerde.

Regarde, c 'est tout neuf. Il y a encore les étiquettes.

Tu as vu, il y a mĂŞme des antifrices.

Ça, c 'est quoi, ça ? C 'est écrit en américain.

Ça vaut un bar, mais tu n 'en as pas besoin.

ArrĂŞte. On va avoir de la neige.

Sûrement. Tu crois qu 'on s 'est au parachute ? Quand vous serez brevetés,

de rampants, c 'est pas demain la veille.

Et ça, là, c 'est normal, ça ? Oui, non.

Pour ceux qui en avaient, les grades FFI Ă  la poubelle.

Les grades homologués.

Les grades homologués seulement sont maintenus.

J 'en avais trois, j 'en ai deux.

On ne ricane pas.

Vous disiez mon capitaine, vous direz mon lieutenant.

Le bataillon va être réparti dans le régiment.

Vous serez mélangés aux anciens.

Tout à l 'heure, vous allez défiler devant le commandant fort.

Je ne veux pas voir d 'enfant de cœur, de boy scout ou de majorette.

Je veux leur montrer que les jeunes parisiens, eux aussi, ont des couilles.

Et qu 'ils sont prĂŞts Ă  combattre pour redonner Ă  la France son rang parmi les

alliés.

Je veux des visages volontaires, déterminés.

Je veux des regards d 'acquies.

Tournez fièrement vers vos nouveaux officiers ! Vous m 'avez compris ?

... ... ...

...

On te rapporte une belle bouillotte. Une bouillotte avec de gros titis ? Mais

vous n 'aurez pas quoi en faire.

C 'est maman qui le... Ah, mon gros bébé. C 'est le petit qui a un tarac. Re

-dodo. Putain de merde.

Mais oui, c 'est mignon, tu vois.

Sous -titrage

ST'

501

Allez.

Allez ? Grenadine.

Dix minutes d 'attente. Merci, madame.

Ah ! Et qui c 'est la fille en jaune ? Vous la connaissez ? Basse de la

chancleur !

Amour, amour, j 'adore.

On... On danse ? On danse ? J 'ai mal aux pieds.

Amour, amour, mademoiselle ? Oui ?

Dix minutes d 'attente.

Dis donc, t 'as une touche ?

On dirait Bécassine.

C 'est pour moi ? C 'est moi.

AllĂ´ ? C 'est Paris. Dans la cabine, sur l 'escalier.

C 'est pas... Allô ? Allô ? La nouvelle Cristal Mercier, s 'il vous plaît.

Vous, vous n 'êtes pas d 'ici ? Non, je suis de Besançon.

Ah bon ? Vous dansez ? Oui, j 'aime bien.

AllĂ´ ? AllĂ´ ? AllĂ´, Christiane ?

AllĂ´, c 'est Michel.

C 'est moi, Michel.

Michel Fournier.

Je vous entends mal, oĂą ĂŞtes -vous ? Dans le Jura.

On est partis comme ça, sans préavis.

J 'entends mal, c 'est la musique.

AllĂ´ ? Je voulais te dire, je suis toi, hein ? Si vous voulez, mon petit Michel,

bien sûr.

J 'ai pas pu t 'appeler, mais j 'ai pas arrêté de penser à vous. Et votre ami,

il est parti avec vous ? Non, en ce moment, il flirte avec Bécassine.

On est parachutistes, vous savez.

Tous les deux ? Oui, tous les deux.

Vous avez reçu mes lettres.

Et vous avez sauté en parachute ? Sauté ? Oh non, pas encore.

Christiane, je voulais vous demander, est -ce que tu veux bien ĂŞtre ma reine

guerre ? Oui, enfin, qu 'est -ce qu 'il faut que je fasse ? Répondre aux

lettres, par exemple.

Je voudrais une photo de vous.

Je la montrerai Ă  personne.

Ou plutĂ´t si je la montrerai Ă  tout le monde et je dirai, vous vous rendez

compte ? VoilĂ  la fille que j 'ai... que j 'aime.

C 'est très sérieux, vous savez.

Dès que j 'ai une ferme, je... Allô ?

Ah merde, t 'es coupé !

Ça y est !

Ça y est, je l 'ai eu, elle est ma marraine de guerre !

On ne peut plus se lever.

Bande de fĂŞtards.

Feignant. Il est 6 heures, lĂ .

Allez, fichez -vous.

Allons.

Oh, les cons. Oh, les cons.

Oh, des cons.

Suivez les balises.

C 'est du lait ? Ben oui !

Tout ça a bougé, là.

On fait la chasse aux fruits de l 'impĂ´t.

Je le connais.

C 'est quelqu 'un d 'ici.

Ça te regarde ? Enfin, tu sais qui c 'est.

Écoute, s 'il faut payer avec des aveux, je préfère la Marseillaise à la rue des

Abesses.

T 'as jugé utile d 'en parler au père

? C 'est un mĂ´me.

Je ne vais pas avoir un mĂ´me avec un mĂ´me.

Pour lui, c 'était la première fois. Je vais pas lui faire ça.

Pour moi aussi, c 'est la première fois.

C 'est grave.

Tu sais que je reste les pires emmerdements ? Je sais.

Tu m 'épates. Je sais pas ce que je ferais, moi, si ça m 'arrivait.

Tu vas arrĂŞter de faire la morale ? Mais je te fais pas la morale.

Je suis du orpheline. Je vais pas être fille mère, maintenant.

On a crevé de faim. On a été privés de tout depuis 4 ans.

C 'est pas le moment d 'être piégés.

Ni par un homme, ni par un enfant.

J 'ai aucune envie d 'échanger mes tickets de tabac entre les tickets de

Oui. Et si t 'étais amoureuse ? Mon

amie Nadine a rencontré un Américain.

Son père est pasteur et celui de Franck, l 'Américain, aussi.

Elle dit que c 'est un signe du destin.

En attendant, elle ne parle plus qu 'anglais et ne rĂŞve plus que d

Dans l 'ensemble, je trouve les Parisiens hypocrites, égoïstes.

Ils ont tout oublié, sauf qu 'ils ont eu faim, parce qu 'on a toujours faim.

Et qu 'ils ont eu peur, parce qu 'on a encore peur.

Mais la guerre, ils ne veulent plus en entendre parler.

Dans le vigaro de ce matin, le général de Gaulle s 'indigne.

Parler de notre armée, a -t -il dit aux journalistes.

Nos soldats ont besoin de se sentir soutenus par tous.

On lui a répondu, les sujets militaires n 'intéressent plus nos lecteurs.

C 'est agréable.

Ça t 'étonne ? Bah, continue.

Ah non, la suite, c 'est privé.

Mon petit Michel, vos lettres sont bouleversantes.

Je ne peux m 'empĂŞcher d 'avoir peur.

Fort pour vous tous, si près et pourtant si loin.

J 'espère vous envoyer dans mes lettres quelques bouffées de cette aire de

liberté que nous respirons à Paris et que vous défendez si chèrement là -bas.

Votre marraine de guerre, Christiane.

P .S.

Votre ami Jacques est -il avec vous ? Je peux mettre ça dans le colis pour ta

mère ? Bien sûr, vas -y.

Je vais récupérer mon père, moi.

Toutes les 20 secondes.

C 'est du 4 -28.

Tire dehors seulement.

T 'inquiète pas, fils. Quand tu l 'entends, c 'est pas pour toi.

Et quand c 'est pour moi ? Tu l 'entends pas.

Elle est amoureuse comme une bĂŞte.

T 'achètes l 'âne ? Ouais.

Fournier, poule nue ! On vous demande un poste de secours régimentaire.

Tu vois, c 'est pour lui répondre que je suis dans la merde.

Toi, t 'écris tout le temps, alors... Tiens, ça doit être là.

Qu 'est -ce que tu veux lui dire ? Que je l 'aime, que je voudrais une photo d

'elle, que j 'aimerais bien qu 'on se prenne un autre rendez -vous.

Enfin, qu 'on se revoie, quoi.

Alors, tu pourras m 'aider ? Oui.

Deuxième classe, Fournier.

Deuxième classe, Pouledu.

Rapport. Dégagez.

Fournier, vous avez fait du scourisme, il paraît.

Déshabillez -vous.

Déshabillez -vous.

Au scout, mon capitaine, mais j 'avais 12 ans. Et pendant l 'insurrection

parisienne ? J 'ai un peu brancardé, mais... Non, vous remplacerez Fleury.

êtes infirmier de compagnie. Mon capitaine ? Oui ? Je me suis engagée

battre. Mais t 'inquiètez pas, vous vous battrez.

Viens.

Sulfamine.

Pince de cochère pour pincer les vaisseaux.

Patel de cramère.

Gareau, coton, ceinture diode, pansement, ferment anti -tétanique.

Pirate de Morphine et votre carnet bleu. Oui ? Déhabillez -vous, j 'ai dit.

C 'est écrit en anglais. Faites pas attention.

Rédigez le diagnostic en français et vous l 'accrochez sur le blessé. Le

diagnostic ? Bon, approchez.

Première priorité.

Plaie du cou avec suffocation.

Deuxième priorité, plaie vasculaire, artère ou veine. Mettre un garrot.

Troisième priorité, le ventre.

Exemple, un éclat d 'ovule ou de grenade est rentré là.

Vous écrivez, plaie profonde à l 'abdomen, demande évacuation d 'urgence.

Et qu 'est -ce que je fais ? Si les intestins sont en balade, vous remettez

tout à l 'intérieur.

Vous bandez, faites une piqûre de morphine, c 'est le type gueule.

Dernière priorité, la tête.

Une balle est rentrée là. Vous écrivez, balle plein front, matière cervicale

apparente. Demande évacuation.

Inutile. L 'équipe de ramassage a autre chose à faire que de s 'occuper des

morts. Piqûre de morphine, c 'est le type gueule.

Vu ? Bon.

Autre exemple, blessure en céton avec fracture ouverte de l 'humérus.

De quoi ? L 'humérus, c 'est ça.

LĂ , ici.

Sulfamide. Nettoyez la plaie, posez des attelles de cramère, tâture diode,

pansement compressif. C 'est le type gueule.

En cas d 'hémorragie, vous mentionnez toujours sur votre rapport si la

ou l 'artère fémorale est coupée.

Elle se tente comment, l 'artère fémorale ? Bon, pour les détails, voyez

'adjudant Valentin. Bon, capitaine !

Eh ben ! Vous allez passer de la théorie à la pratique. Votre compagnie est

engagée demain.

Pour le but, vous serez moins cardiaque.

Bah, réveillez -vous, mon vieux.

Bon, allez, on prend tout à zéro.

C 'est quoi, ça ?

Mon capitaine, le commandant Lestrade ne veut pas suivre la manœuvre.

Qu 'est -ce que c 'est que ces biches ? On l 'attaque dans cinq minutes. Vous

allez balancer mes hommes, ils sont tous bien blindés, non ? Il y a deux tigres

embusqués à la lisière du bois. Pas question de faire avancer mes chars. On

fait descendre comme on tire aux pigeons.

Mais j 'en ai rien Ă  foutre, moi.

C 'est mes casiers, les pigeons. Ils sont pas blindés, eux. Il les a perdus

chars comme ça, hier.

Pas question d 'avancer tant qu 'ils seront lĂ .

On l 'attaque dans trois minutes. Faites passer. Et Bazooka, Ă  moi.

C 'est Bazooka, vous suivez le capitaine.

A tous les 22, ennemis Ă  midi, ouverture du feu Ă  vos commandants.

Je suis OK, laissez -moi faire.

Qu 'est -ce que j 'ai Michel ? Qu 'est -ce que j 'ai ?

J 'ai rien ? J 'ai rien ? Si, t 'as du pot.

Regroupez les hommes derrière les chars, on attaque le village.

Sous -titrage ST'

501

Nadine, c 'est David, mon caméraman. Je t 'ai parlé de lui. Salut.

Bon, devons -nous y aller ?

Vous allez vous régaler.

Franck, bonjour.

David, bonjour.

Qu 'est -ce qu 'il y a de my friend?

You look like a present.

Hey, come on, let's go.

Qu 'est -ce qu 'il a dit? T 'as l 'air d 'un cadeau.

On se grouille, j 'ai une perle, je pars avec eux.

On va réveiller le néant, je pense.

Vous allez oĂą?

En Hadza.

We go east.

Qu 'est -ce qu 'elle est belle.

Mais oui, mais oui, viens avec nous.

Mais oui.

Chocolat, confiture et la dinde de Noël.

T 'es content ? Oui.

Vous allez vous régaler.

Il est oĂą le sac de maman, le vieux, en cuir ? OĂą tu vas ? En

Alsace.

Ça t 'ennuie pas, hein, grand -père ? En Alsace, maintenant ? Mais réveillons.

Oui, je réveillonne en Alsace avec des Américains. Mais il y a la guerre en

Alsace, c 'est dangereux.

Pas à Saverne, grand -mère, c 'est à 50 km du front.

Tu es ma force, mon courage, mon talisman, mon bouclier contre les

antidote contre la peur.

Je t 'espionne.

Ton petit Michel s 'averne le 20 décembre 1941.

Oh, et le passe -pantin oĂą tu l 'as pas pris, c 'est qu 'elle n 'a pas dans l

'oeil. Ne vous inquiétez pas.

Je vous aime. Je suis lĂ  dans deux jours.

Salut, Sylvie.

Joyeux Noël.

Merry Christmas.

Oh, le chocolat.

Hey,

let's have some music.

David. Non, merci.

Vous ĂŞtes du premier RTP ? Oui, mademoiselle.

Vous connaissez Jacques Ténéchal et Michel Fournier ? C 'est vrai que plus

Ils doivent pas ĂŞtre bien loin.

Fournier, il est Ă  la main de Minuit.

Et Ténéchal ? Il doit être aux alentours.

Tiens, c 'est lĂ .

T 'es pas encore prĂŞt ? Mon dieu ! Je vais prendre les choses en main. Les

mangent, lieutenant.

Sacre bleu.

Lieutenant Poupon, mes hommages.

C 'est salé.

S 'il vous plaît.

T 'as rien ? C 'est bon, hein ? J 'ai

enlevé mon barda et celui de Jacques et j 'ai mis des draps brodés.

Bah alors, t 'as rien à boire ? Oh, parce que j 'ai respecté l 'incordance.

Biscuit, moi, maintenant.

Elle a fait ça sans borne, tout de même.

Pas la Chatelaine qui aurait fait taire pour lui. Qu 'est Chatelaine ? C 'est la

petite métayée.

Elle habite quand même au château, non ? Oui, oui, oui !

Jeudiane ? Nicole.

Joyeux ! Allez !

Parfait. C

'est l 'eau chaque fois.

Ça vous arrive d 'arriver tout seul ? De partir, souvent.

Tu connais Jacques ? Il faudrait peut -être pas oublier le dîner.

Si mesdames peuvent nous aider quelques instants au cuisine, s 'il vous plaît.

Elle est venue.

Elle a fait ça sa bande pour me voir. Pour me voir moi.

Tu te rends compte ? Une nuit.

Bon ! À mon commandement ! Fournier et la choucroute, c 'est des chânes, le

Valentin, le pain, choucroute, les chaises. Raisa, le phono.

Allez, allez, exécution !

La table.

Mais qu 'est -ce que vous ĂŞtes venu faire ici ? Je suis venue passer la nuit

avec vous.

Pourquoi vous ne l 'avez pas répondu à ma lettre ? Michel vous écrit tous les

jours. Et alors ? Alors, il ne fallait pas lui raconter toutes ces conneries.

Maintenant, c 'est trop tard.

Raconter quoi ? Moi, je lui réponds par gentillesse pour lui donner du courage.

Je suis sa marraine de guerre.

Bravo, ça lui en a donné du courage. Il ne peut plus s 'en passer de vos lettres

Ă  l 'eau de rose.

Alors maintenant que vous ĂŞtes lĂ , il faut ĂŞtre gentil jusqu 'au bout.

Ça veut dire quoi ? Personne ne vous a obligé à coucher avec lui la première

fois.

Personne ne m 'obligera Ă  coucher avec lui la seconde.

J 'ai continué à l 'écrire pour rester en contact avec vous.

Est -ce que vous répondiez pas ? Je vous ai cru mort quelques fois.

Et alors ? Il n 'y a rien entre nous, Christiane.

Quand t 'es pas sûrement pour lui dire que ça remonce à du bidon et votre

Ă  Canular.

Je suis très capable de lui dire moi -même.

Ce soir.

Sous -titrage Société Radio

-Canada

Tu ne vas pas partir cette nuit.

Ça sent pas le brûlé ? Oh, merde, ma darde ! Tu

permets ?

Bien, c 'est la blague.

Et alors, ça finit comment ?

Je l 'aime toujours, Ashley.

Ça finit mal, tout ça.

Tu viens danser ?

Il est oĂą les chambres ? Les chambres ? Elle est lĂ  -haut.

On y va ?

Oui.

Il faut dire que la première fois, cette nuit, il faisait froid.

La dernière fois, j 'étais tellement émue que je ne réalisais pas.

Alors que cette nuit, enfin hier soir, c 'était quand même bien, non ? Oui, oui.

En tout cas, imagine que... Tu comprends que tu as des ennuis.

J 'assume, tu sais.

J 'aurai 18 ans le 3 mai.

On se marierait tout de suite.

Mon oncle m 'a promis du travail.

C 'est devant les TSF, oui, papy.

Michel. Je dis rien.

Si c 'est lui, je suis pas sûr de pouvoir répondre à l 'appel.

Le lami noir Ă  mec, comme des choucrounes.

On s 'en sortira pas tous.

Et si c 'est non, je préfère continuer à croire que c 'était lui.

Tu pleures ?

Mon plus beau Noël.

Tu sais... Tu

sais, j 'aurai une perle

bientĂ´t.

Luciane !

Ris -moi.

Merci.

Et toi ? J 'ose même pas te dire, tellement c 'était bien.

C 'est pas vrai que c 'est pas bien la première fois.

Puis attends, il m 'a demandé un mariage.

Avant ou après ? Avant.

T 'as couché avec lui parce qu 'il t 'a demandé un mariage ? Non.

Enfin... Si, peut -ĂŞtre un peu.

Et alors ? Excuse -moi.

David était rudement déçu.

Il y avait un bal, la dinde, des glaces.

Il m 'a posé plein de questions sur toi.

Si t 'avais un amoureux, sur tes parents, tout ça.

Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Tu l 'as vu au moins ? Qu 'est -ce que tu lui as

dit à David ? Que t 'avais deux fiancés.

Ça l 'a rassuré.

OĂą est -ce que tu vas dans le mariage ? Michel ? Je

le déteste.

Michel ? Non, Jacques.

Bonjour, sergent Raisin.

Première compagnie de parachutistes. On vient vous relever.

26, 27, 28, 29, 30.

Cinq jours sans lettres.

Je ne compte pas le 31.

Jusqu 'Ă  minuit, je ne compte pas le 31.

C 'est normal.

Avec Noël, la nouvelle année, ils sont submergés à la poste.

C 'est normal, non ? Remarque, avec un peu de chance, on sera Ă  Paris dans une

semaine. Oh, tu sais les rumeurs de perles.

Raisin, tu filmes, Lucky ? Merci.

J 'arrive chez Christiane avec un bouquet de fleurs Ă  la main.

Je la préviens, tu crois ou je lui fais la surprise ? Silence, merde ! Ils sont

pas loin.

Tu sais les surprises ? Quoi les surprises ? Laisse tomber.

Tu vois toujours le mauvais côté des gens, toi.

Tu veux dire le cul ? Tu crois Ă  rien, Ă  personne.

L 'amour c 'est le cul, les sentiments c 'est con, les femmes sont toutes des

putes.

Tiens, regarde les étoiles, le ciel, la beauté, Dieu, tout ça.

Tu veux même pas que ça existe.

La terre est une pomme pourrie dont nous sommes la vermine.

Tu sais qui fait Jean Cocteau ? Un grand poète.

Quand on était petits, tu venais le dimanche avec nous à la messe.

Maintenant, tu te fiches de moi quand je vais à l 'église.

Je vais encore te faire rigoler.

Moi, je veux me marier devant Dieu.

Avoir une femme avec des enfants.

Une femme que je respecte.

Michel. Ce que tu aimes, c 'est ton idée de l 'amour.

Ton idéal de l 'amour. Tu regardes cette fille, tu vois la beauté, la douceur.

Si ça se trouvait, c 'est même pas faire clair en elle.

C 'est comme le ciel. Tu regardes le ciel, toi, tu vois des étoiles. Et qu

-ce qui tombe de lĂ  -haut ? Des obus de merde.

Je sens plus mes pieds.

C 'est ça, la neige. R .A .F.

Allez, les gars, il est minuit, on va se la boire.

Happy New Year.

Hey Frenchie, Happy New Year. Bonne année.

Let's have some champagne.

Merci beaucoup.

Oh la la.

Happy New Year, honey.

My

gift.

Words.

C 'est tout lĂ  -bas.

C 'est ce que je veux dire.

Je peux danser le swing.

Oh, come along, I'll teach you. Vas -y.

Come on, then.

Je vais probablement te connaître, si je veux.

Tu n 'entends pas, non ? Pas de mots ? Je veux ce sourire

chaque jour de ma vie.

Ton accent, tu ne le perds pas, non ? Pas de mots ? Je

veux six enfants, six filles.

Je ne

fais

pas de grand câlin, moi.

Elle n

'a

pas volé. J 'ai tapé trois glaces à la fraise et une au chocolat.

De toute façon, il faut rentrer.

Écoute, Suzanne, elle a 19 ans.

Elle fait ce qu 'elle veut.

Il ne t 'amuse pas ? Jamais ?

Ça va mieux ? Je me fais trop de glace.

Ça va mieux.

Et oui, on est fers !

C 'est fini pour nous. À votre tour d 'aller vous faire.

Alors, c 'est des jumeaux.

Qu 'Ă  toi, c 'est une catastrophe.

C 'est pas possible. C 'est pas vrai.

Qu 'est -ce que je vais faire ? Septembre, octobre, novembre, décembre,

février, mars, avril.

Mais... Christiane, il y a un père, quand même, quelque part.

Il neige.

Les flammes projettent.

Ombres et lumières...

Sur les visages fatigués des copains.

Sur les visages fatigués des copains.

Étrange harmonie.

Étrange harmonie. Avec un H, je peux le dire, harmonie.

De la neige et du feu.

Harmonie.

Le mot me fait penser Ă  ton visage.

Le mot me fait penser encore une fois

Ă  ton visage.

La courbe de ta joue, l 'ombre de tes cils, ton regard

si doux, clair, intense, mystérieux.

Ça te chiadait, ça ?

Courrier. Courrier.

Coule -du.

Fénéchal. Je la prends, je lui donne. Rien pour moi ? Ah non, choucroune non

plus.

De mĂŞme.

Tiens, c 'est ta mère.

Toujours rien pour moi.

Écoute ça, je t 'attends. Je te ferai cadeau de mon amour.

C 'est ma pureté. Ah, parce qu 'elle est capsulée, la chatelaine ? Allez, on

fait le plein de rations car on est de la fĂŞte.

On est oĂą de la fĂŞte ? Rosfeld.

Les Marsois ont libéré le village, mais depuis ce matin, ils sont encerclés. On

va essayer de les dégager.

Sous -titrage

ST'

501

Ce sera de nouveau la vôtre française qui inspirera le nouveau monde grâce à

derniers aristocrates de la forme que sont aujourd 'hui nos grands couturiers.

C 'est l 'écho.

On verra les belles parisiennes ce dimanche Ă  Auteuil pour le premier grand

de l 'année.

Citons parmi les partants les Mirabelles d 'Irlande, les Flèches du Pâques, les

Poucars et le grand favori de l 'écurie du Baron Plesac, Franck Ouest.

Allons -en aux pesards, on suit par la Comtesse d 'Aubigné présentant son...

Détendez -vous ! Fracas ouvert, jambe

gauche. Aucun coup perçu d 'aval.

Bon, on est lĂ  -bas.

Partez pas, je vais avoir besoin de vous.

Amputation, anesthésie à l 'éther. Préparez le masque d 'robotade.

Morphine et atropédine.

Pouledou, allez voir ce qui se passe.

Les Panzers, ils ont imité nos Shermans.

Tirez bien le rétracteur.

Maintenez la jambe.

Contre -attaque des blindés allemands, mon capitaine.

Restez pas lĂ .

Rendez -vous ici. Il y a des blessés, mon Dieu.

Ça va ?

Débarrassez

-vous de ces jambes.

C 'est ce que vous attendez.

Merci.

Merci Ă  tous.

Sous -titrage Société Radio -Canada

Le vrai père.

Qui est le père, Chris ?

Il est mort.

Libération de Paris.

Je suppose que ça prend soin de ça.

Je suis désolé, mais ça me rend très heureux.

Je suis désolé.

Avez -vous aimé lui ? Non.

Avez -vous aimé quelqu 'un d 'autre ? Pas plus.

Chris ? Veux -tu me marier ?

Mathieu. Andurand, Bonafait, Tubuis, Florec,

Pouledu, Rigbourg, Sénéchal, Saint -Brice,

Soumaille et Bernier.

Départ du permissionnaire à 15 heures.

Rompez les rangs !

Mon capitaine, je demande l 'autorisation de permuter ma permission

de Fourny.

C 'est très généreux de votre part, Saint -Échal. Mais Fourny vient de

mission sanitaire avec le médecin capitaine Buisson.

Dites -moi, Séléchal, vous avez eu un deuil dans votre famille dernièrement,

? Votre mère a sûrement besoin de vous.

C 'est bien d 'aller la voir.

Je peux disposer, mon capitaine.

Michel va bien.

Excuse -moi.

Chaque seconde, je me dis que mon petit peut mourir.

7000.

Mon Michel, il est aussi creusé que toi.

Je te dis, toi, on ne va pas changer.

Entre, j 'ai un reste de bof mode. Il faut que je monte.

C 'est le drapeau allemand de Michel.

C 'est chic, non ? Très chic, oui.

Je reviens pour le bœuf.

Pour ton papa, je voulais te dire.

Je l 'aimais bien, malgré tout.

C 'est le porto de tante Alice.

Il m 'en reste encore quelques bouteilles.

Tu as faim ? Nous n 'avons pas grand -chose.

J 'ai des biscuits, si tu veux.

On a bien nourri l 'armée.

Vous avez de la chance.

Ă€ Paris, il n 'y a plus rien.

Tu n 'enlèves pas ton manteau ? C 'est vrai, il fait un froid de canard.

Nous souffrons tellement du froid.

Catherine dort dans mon lit.

On se tient chaud, n 'est -ce pas ?

Combien de temps tu restes ? A peine deux jours.

Il est oĂą le tableau ? Je l 'ai vendu.

Mal, évidemment.

Les gens profitent toujours du malheur des autres.

Pas toujours.

Tu sais, ils m 'ont gardée à l 'école.

La diarhétrice a été gentille.

Maman avait peur qu 'on m 'envoie.

Il n 'a rien fait de mal, Jacques.

Rien.

Au procès, beaucoup de témoins sont venus dire combien il a rendu service.

Mais Valadon, Mme Carcassonne aussi, tu ne savais pas qu 'elle était juive, n

'est -ce pas ? Tu ne t 'es jamais flatté d 'avoir des amis juifs ? Il a été

très courageux.

Ce qui lui a fait le plus de mal, c 'est d 'être accusé d 'intelligence avec l

'ennemi. Ses articles en faveur de la collaboration n 'avaient jamais... Je

ai lus, maman.

Je voudrais parler seule à ton frère.

Ça t 'ennuie pas, Katie ? Tu viens boire ?

En

prison,

jusqu 'à la dernière minute, il a espéré un signe de toi.

Et toi et ton père accusés d 'intelligence avec les Allemands ?

Je n 'ai rien à me reprocher. Tous ceux qui n 'ont pas crevé

de faim ont quelque chose Ă  se reprocher.

Tu es un tribunal Ă  toi tout seul.

Ils ne sont pas volés de moi dans la résistance à cause de papa.

Tant mieux, tu serais peut -être mort aujourd 'hui. Tu m 'aurais prouvé grâce

tes relations. En effet, ton père a pris beaucoup de risques pour sauver

certains. Papa a pris les risques pour que tu bouffes de la langouste entre

collections de chez Paquin et trois cotes Telché.

J 'ai ce merveilleux monsieur Junger, c 'est comme ça que ça plaît, non ?

Où l 'ineffable ambassadeur Abbesque appréciait tellement tes recettes de

cuisine et je ne sais quoi encore.

Je ne peux pas t 'obliger Ă  m 'aimer.

Je t 'interdis de me juger.

J 'ai écrit à papa.

Mademoiselle Mercier ? C 'est moi.

Chrétien Mercier.

Entrez, je vous en prie.

Elle n 'est pas lĂ , mais vous pouvez l 'attendre si vous voulez.

C 'est grand -père.

Alors, c 'est vous ? Vous ne l 'avez pas prévenu ? Apprenez -vous.

On a dîné, mais je peux vous faire réchauffer quelque chose, si vous le

Non, merci.

Vous savez oĂą elle est ? Elle sort du cours, mais elle est... Enfin, vous la

connaissez ? Malgré quoi ? Vous avez du chocolat et des chewing -gums ?

Peut -ĂŞtre bien.

C 'est belle, j 'aurais dĂ»... Ah, si, tenez.

Pour mon grand -père.

Merci.

Vos parents ?

Moi, j 'ai pas voulu les voir dans la voiture, après la rafale.

Christiane en a couru dans les champs.

Et puis, Christiane est retournée dans la voiture.

Pas moi.

Tu me sens que je garde cette image -lĂ  ? Exactement.

Elle peut bien raconter, non ? Elle est bizarre.

Elle parle tout le temps, puis finalement, elle dit rien.

Bon, ben...

Je vais y aller.

Vous voulez dire que... Vous ĂŞtes au courant, n 'est -ce pas ? Elle est

enceinte.

Devant Michel.

Il ne vous l 'a pas dit ? Vous savez pourquoi il ne vous l 'a pas dit ? Parce

'elle veut partir en Amérique avec votre bébé.

VoilĂ  pourquoi.

Moi, je trouve pas ça bien.

C 'est type.

C 'est le monde.

Vous êtes venu me donner des nouvelles de Michel ? Je lui ai écrit aujourd

Je lui ai tout dit.

Tout ? Il est américain, il m 'a demandé de l 'épouser.

Je vais partir, Jacques.

Je ne serais pas honnête de laisser espérer Michel.

Non, tu ne serais pas honnĂŞte.

Eh bien, merci d 'ĂŞtre venu.

Bonsoir.

Ça s 'appelle alors David Junior ?

Vous l 'avez dit à Michel, ça aussi ? Vous n 'avez pas le droit de faire ça. J

'ai tous les droits. Un enfant, c 'est fait par deux personnes.

Ah oui ? Vous avez pourtant le droit de ficher le camp, vous les gardez quand ça

vous arrange. C 'est pas le genre de Michel.

Et alors ? J 'ai voulu faire passer cet enfant, si vous voulez savoir, et ça n

'a pas marché.

Alors maintenant qu 'il est lĂ , je l 'ai vrai comme je veux, oĂą je veux, et avec

le père que je veux.

Et c 'est pas parce que je députe là un gamin, un sort de panique, qu 'il a des

droits sur ma vie et pour la vie.

Et Daddy, il se pose pas de questions ? Ça pourrait être un petit frite aussi.

C 'est la guerre, chacun son tour. Quand les femmes couchaient avec les

Allemands, on les tondait. Maintenant qu 'elles couchaient avec les Américains,

c 'est elles qui les tondent.

La deuxième aujourd 'hui.

Ça vous vient pas à l 'esprit qu 'on peut tout simplement faire les choses

amour ? Vous l 'aimez ? Oui, je l 'aime.

Vous l 'aimez ou c 'est pour foutre le camp d 'ici ? Je l 'aime parce qu 'il

veut me faire foutre le camp d 'ici.

Je l 'aime parce que lui m 'aime.

Parce qu 'il veut cet enfant qui est pas de lui.

J 'aime parce que j 'en ai marre du gris, de la médiocrité, parce que j

'Amérique, les banilons, les films et Glenn Miller.

Et alors ? Y a de quoi avoir honte.

J 'ai jamais honte de rien avec lui.

Parce que c 'est quelqu 'un de généreux, quelqu 'un qui vous donne envie de

prendre ce qu 'il vous donne.

Avec vous, j 'ai toujours honte de tout.

que c 'est Michel pour vous.

C 'est votre alibi pour vous convaincre que vous ĂŞtes capable d 'aimer quelqu

'un.

Pourquoi vous détestez tout le monde et les femmes encore plus que les autres?

Je n 'étais pas venu pour vous donner les nouvelles de Michel.

Pourquoi alors?

Parait que c 'est le grand binz.

Rassemblez vos pactages, faites ce des permissionnaires. Et nos permes Ă  nous.

Supprimez les permes. Pas une depuis octobre, tant de mémoires.

T 'as plus besoin de ces michels ? Oui, merci.

Tu l 'as vu ? Ta mère ?

Elle se fait un sang d 'encre, mais ça va.

Ils ont essayé un chemisier avec mon drapeau.

Christiane, tu l 'as vu ? Oui,

je l 'ai vu.

Elle ne crée plus depuis Noël.

C 'est peut -être pas ce qu 'elle t 'écrit à toi.

T 'es qu 'un salaud.

Un faucheton.

Tu l 'as sauté.

Le premier soir, tu l 'as sauté.

C 'est pour ça que tu les écoutais une pute comme les autres.

Tu es une ordure.

Tu salis tout ce que tu touches.

J 'ai toujours su que tu avais couché avec elle.

J 'ai pas couché avec elle parce que t 'es mon ami. Ton ami ? Je suis le fils

la concierge, moi.

Alors que toi, tu es monsieur Sénéchal.

Pourtant, il n 'y a pas de quoi être fier de s 'appeler Sénéchal. Répète un

ce que tu viens de dire.

Toi, tu montes dans le camion.

Toi, tu vas t 'équiper.

Toi, tu m 'entends ? Un enfant de toi ! Un enfant.

Un enfant.

Lâchez -moi la paix.

On va s 'occuper de toi.

Il est foutu, sortez -le.

Mais il respire, mon homme.

Sortez -le, merde !

Bouledu,

viens m 'aider.

Mais serrez le carreau, il est placé trop haut.

Bouledu,

couriez ! Michel, viens.

Bouledu !

Germane ? Non, tigre !

Merci. Merci. Merci.

Michel, on va prendre un pot ? On a des choses Ă  se dire, non ? Je crois, oui.

Je vais pas tout péter, surtout au foyer, d 'accord ?

Ils ont même laissé les lits tout faits dans les chambres. Ils ont pas laissé

les filles dedans, non ?

Chère Christiane, bientôt trois mois que Michel nous a quittés.

L 'issue si proche de cette guerre terrible chaque jour se précise.

Et ce dernier galop de mort précipite nos soldats dans l 'oubli avant même qu

'il n 'ait donné leur vie.

C 'est cruel, dérisoire, comme la mort de Michel.

Peut -ĂŞtre ne lirez -vous jamais cette lettre.

Vous n 'avez pas répondu à la dernière.

Êtes -vous déjà parti, corps et âme, pour l 'Amérique ? Oui, corps et âme au

pluriel, car je ne peux m 'empĂŞcher de penser Ă  l 'enfant que vous portez.

et qui restera, que vous le vouliez ou non, l 'enfant de Michel.

Peut -être un jour, lorsque les plaies seront fermées, éprouverez -vous le

besoin de me le faire connaître.

David, l 'avion attend de toi.

Je dois y aller.

Ils signent la paix Ă  Berlin demain.

Désolé, je suis en russe. David, je ne vais pas en Amérique.

Viens, Castelli.

On t 'attend.

Merde, la guerre est finie. C 'est ma vie, putain.

Ne bouge pas. Ne pense pas.

Ne fais pas de décisions.

Sous -titrage

MFP.

Tu montes ? Aujourd 'hui, pas encore.

Je peux dire à maman que tu es rentrée ? Que tu l 'embrasses ? Mais oui.

Dis -lui que je l 'embrasse.

Merci pour tes lettres.

Dis -moi.

Je vous promets, je vous dirai tout.

Donnez -moi ça ce jour.

Vous avez des nouvelles de votre mari ? Il va rentrer d 'un jour Ă  l 'autre. La

Croix -Rouge m 'a prévenue.

Il ne sait rien, évidemment.

Je ne sais pas comment je vais pouvoir lui dire.

Tu sais que je vais être grand -mère ? Une jeune fille, enfin une jeune femme,

est venue me voir.

Christiane Mercier, tu la connais ? Oui, je la connais.

Jacques, est -ce que Michel l 'aimait ? Oui, il l 'aimait.

Il a su ? Oui.

Il était très heureux.

Entre, tu veux boire quelque chose ?

Elle est venue vous voir quand ? Il y a quelques jours.

Mais elle n 'est pas partie pour l 'Amérique, alors ? Elle n 'a pas parlé

Je dois même aller voir le petit dès que...

Il y a du monde?

T 'es le père du bébé, grand -père.

Bon, on y va?

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