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...
Musique rythmée
- Optez pour des séjours inoubliables.
Real Dream vous a sélectionné des villas uniques,
mêlant luxe et authenticité.
Des lieux décorés par les plus grands designers.
Une conciergerie qui répond à tous vos désirs.
Real Dream, nous faisons de vos rêves une réalité.
Musique à suspense
...
Générique
...
Musique rythmée
...
- Tu fais quoi ici ?
Salut !
Petit check ? Petite bise ?
Vibreur
Musique rythmée
...
Oui, George ?
J'ai eu vos appels, je suis en route, là.
Ca bouchonne, en plus.
Avance ! Tu vois bien que... Vous voyez ?
...
Vibreur
...
...
Dis donc, George,
vous savez recevoir. - Vous avancez pas trop.
Vous n'aimez pas les scènes de crime,
et notre victime a été écrasée par un gorille.
- Un gorille ?
Echappé d'un zoo ?
- Plutôt d'une galerie d'art.
- Quoi ?
Ah, la vache !
George,
prévenez !
Gabriel souffle. - Le pauvre.
Je peux pas imaginer ce que ça peut lui faire.
- Ben, rengorgement
des neurotransmetteurs,
cage thoracique écrasée...
- Je parle du commandant. - Ah...
- Trouver son père dans une piscine avec un cadavre,
on s'en remet pas.
Musique douce
...
Gabriel soupire.
- Ca va aller ?
- Oui, c'est juste que...
Crime et piscine, c'est pas mon cocktail préféré.
Il se racle la gorge.
Théo !
- Commandant ? - Bonjour, cher ami.
Alors,
pas facile de sonder son âme.
- J'avoue manquer d'éléments, mais...
Aux mains, on voit que c'était une personne manuelle.
Un type solide, fiable.
Pour le reste, ça va être un peu coton.
- 135 kg, de 4 m de haut.
- Oui, pas tombé tout seul. - Non.
C'était une sculpture
d'un artiste coté.
- Doucement, le gorille.
- OK, voilà.
- Y avait une alarme sur le socle.
Elle a sonné à 9h02.
- Ah !
On a l'heure de la mort. C'est bien.
- J'ai remonté l'identité grâce à son SUV...
Vincent Guérin, 40 ans, fiancé.
Il avait les clés d'une dizaine de villas
situées dans le coin.
Il était concierge.
Concierge de luxe.
Ménage, entretien, accueil des locataires...
- Les locataires sont où ? - Il n'y en avait pas ce week-end.
- Et les proprios ?
- En ce moment, ils sont à Taïwan.
- D'accord.
Musique mystérieuse
...
- Attention !
Attendez, mettez pas vos pattes partout, là.
- Excusez-moi.
Qu'est-ce que vous faites ?
- Eh bien, ça,
c'était du champagne.
- D'accord, vous allez ramasser tout le verre un à un ?
- Une pièce à conviction,
c'est une pièce à conviction.
- Vous avez trouvé ça où ?
- Juste là.
- J'imagine que vous avez déjà fait les relevés ?
- Aucune empreinte.
- Je peux vous le piquer ? - Vous allez faire votre truc ?
- Mon objet totem. - Objet totem.
- Objet totem. - Oui, objet totem, je connais.
- Alors, Vincent.
Tu viens ici pour mettre de l'ordre...
Tu fais le réassort de champagne...
- Et petite pause sur un transat.
- Ouais.
Ah, là, là, là, là... Vincent, Vincent, Vincent...
Que faisais-tu là à 9h du mat' avec du champagne ?
- Y a un truc qui colle pas.
- Je suis d'accord.
Un nouveau mystère à résoudre.
Musique à suspense
...
- Il est où ? Je veux le voir.
- On va vous poser quelques questions d'abord.
Suivez-moi.
Sanglots
- Il est la plus belle chose de ma vie.
Elle soupire.
On devait se marier.
C'est pas possible.
Sanglots
- Vous vous connaissiez depuis longtemps ?
- Depuis un an et demi.
On s'était rencontrés par le boulot.
- Vous êtes masseuse ? - Ouais.
J'étais venue proposer mes presta pour les clients des villas.
On s'est plus quittés.
Elle sanglote.
- Vous aviez des projets ensemble ?
- On devait monter notre affaire.
- Dans quel domaine ? - Un spa.
On avait trouvé un vieux moulin,
près de là où j'ai grandi.
C'était mon rêve depuis petite.
On nous accordait pas de prêt,
alors Vincent se battait.
- Vous l'avez vu quand pour la dernière fois ?
- Ce matin. Quand il est parti.
Pardon.
Il fait le tour des villas tous les jours.
- Il avait des clients de luxe ?
- Mmh. - Ca se passait bien ?
- C'était pas toujours facile,
avec autant de gens à gérer.
C'était tendu avec le jardinier.
Elle renifle.
Soupir
- Vous faites quoi, là ?
Vous êtes pas le jardinier.
J'ai interrogé le voisin,
il dit que Vincent a viré le jardinier hier.
Ils ont failli en venir aux mains.
- Le jardinier ?
Pourquoi ? Elles sont magnifiques, ces plantes.
Oh, non.
George.
Venez voir, c'est magnifique, ça.
Alors, où vont
nous mener ces plantes ?
George ! Venez voir.
Il rit.
Petit quizz.
Quelle différence entre toutes les plantes ici
et celle-ci ? Vous avez 10 secondes.
10...
9... 8...
7... 6...
5... - C'est une fausse.
- Bien joué.
- Pas le genre ici.
- En effet.
Musique rythmée
...
Souriez, vous êtes filmée.
...
Pas de carte SD.
- Je convoque le jardinier.
...
- Ah, putain de photocopieuse, c'est pas possible.
Un téléphone sonne.
Avril ! Avril ! Ca va ?
- Gabriel.
- Quelle élégance, tes clients sont chanceux.
- Je suis normale. - Ah bon ?
Dis donc ! Toujours le même parfum.
- Je file, mon fils va à l'escrime. - Avril !
Je peux...
te demander un service ?
- Quoi ?
- J'aimerais accéder aux archives
du tribunal.
A Paris, ils ont fait une vente de vieilles pièces à conviction.
- Oui, la préf'a besoin de sous.
- Voilà, et dans ces objets...
y avait la montre de mon père.
- Tu sais
qu'elle est pas à l'heure ?
- Oui, elle est cassée.
T'as vu à quelle heure elle est bloquée ?
- 26... 0h57.
- Exactement, le 26 juin 2007 à 0h57.
- L'heure du crime. - Exactement.
- Je me rappelle, c'était un élément à charge.
- Après un choc, pendant le crime.
Sauf que ça tient pas.
- Pourquoi ? - Je me suis souvenu
qu'il avait pété sa montre avant.
J'en suis sûr, ça l'avait rendu dingue.
Comment la montre a pu se bloquer à l'heure du meurtre
alors qu'elle était déjà en panne ?
- Attends, Gabriel, tu te racontes un truc, là.
- Ca m'a remonté quand j'ai vu la montre.
J'en suis sûr.
- D'où ta mutation ici.
- C'est une raison valable.
- Mais... Gabriel...
Enfin... Ton père s'est enfui.
Y avait ses empreintes sur le couteau.
Tu penses pas
qu'il faudrait tourner la page ?
- J'arrive pas.
Ca fait des années que j'essaye, et j'arrive pas.
J'ai besoin de savoir ce qu'il s'est passé.
Je pourrai pas sans toi.
- Non, non, non. - S'il te plaît.
- J'ai pas du tout envie de me replonger là-dedans.
- Avril...
Franchement. - Désolée, mais je vais pas t'aider.
Il faut que j'y aille.
- Avril... - Oublie ça, je te jure.
- Avril !
C'est pas trop d'entretien, ce genre d'espèce ?
Pas trop d'eau ?
- J'arrose pas le plastique.
- Vous avez raison.
Parce que c'est moche.
En revanche, pour filmer des locataires...
y a pas mieux, mmh ?
- On a trouvé une vidéo d'une cliente
filmée à son insu.
- J'ai rien à voir avec ça.
- Vous voulez un chewing-gum au cassis ?
- Non, merci.
J'ai du travail, donc allez un peu plus vite.
- Vous avez tort...
Hum...
Ca a un petit goût inhabituel, c'est vrai, ça picote.
Hein ? Mais alors, c'est très bon.
Il mâchouille. Une bonne mâche.
Hum...
- Et ça, c'est à vous.
On les a retrouvés dans vos affaires.
- C'est avec un chewing-gum cassis
que cette petite caméra
a été fixée dans le pot.
- Et alors ?
On les trouve partout.
- C'est votre ADN
qu'on va retrouver dessus, non ?
- On peut attendre les résultats ensemble.
Mais bon...
Le suspense est pas terrible, on a le temps.
Franchement... Hein, George ?
- On s'ennuie déjà.
Mastication du chewing-gum
- Bien, je résume.
Vous filmez les locataires, Vincent le découvre et vous vire.
Ca vous vexe, vous sortez les crocs.
- Attendez, attendez.
C'est moi, la caméra, mais je l'ai pas tué.
Je m'en fous d'être viré.
Je fais ça, j'ai du boulot.
Elles veulent toutes que je rafraîchisse
leur bougainvillier.
- "Rafraîchir le bougainvillier" ?
C'est fleuri, comme expression.
Notez-la, George.
Vous êtes plutôt beau gosse,
vous avez un talent de rafraîchisseur de bougainvillier.
- Votre voyeurisme pouvait vous coûter
5 ans de prison, s'il vous dénonçait.
- Et là,
on dirait un mobile.
Mastication du chewing-gum
- Vous avez les clés, son emploi du temps...
- Et alors, il a porté plainte, Vincent ?
Je serais curieux de voir, ça m'étonnerait.
Il avait pas trop intérêt,
j'avais pire sur lui.
Tenez.
C'est une vidéo de la semaine dernière,
et c'était pas en période de location.
- Alors, qu'est-ce que tu fous ?
Musique intrigante
Avancez un peu, s'il vous plaît.
- Oui.
Charlie crie.
- 14 minutes. - Bingo !
Un plan cul. - Pourquoi ça ?
- Excusez-moi...
ils jouent pas à la dinette.
Charlie crie.
Et un 2e plan cul.
Bien, mon Vincent, bravo.
- Le concierge qui fait ça à la villa,
c'est pas fiable. - Ce n'est pas
le mari idéal.
Mais comment annoncer ça à sa fiancée ?
Chants de cigales
George, je compte sur vous.
Pas de sensibleries. - C'est vous qui dites ça.
(Elle est en robe de mariée.)
(- Oui, écoutez, George...)
Gabriel se racle la gorge.
Chants de cigales
- Et voilà.
...
Désolée, je suis ridicule dans cette tenue.
J'arrive pas à réaliser.
- Vous inquiétez pas, on...
Je comprends tout à fait.
- Merci. (- Merci.)
Euh...
Il se racle la gorge.
Chants de cigales
Euh... Madame, est-ce que...
...
Il se racle la gorge.
Chants de cigales
Est-ce que vous aviez remarqué que...
Que votre fiancé...
Passait beaucoup de temps à la villa ?
- Oui, il bossait beaucoup, oui.
- Euh...
Il travaillait beaucoup.
Ouais, il travaillait beaucoup, mais, euh...
parfois, il y restait
jusqu'à 2 ou 3h du matin...
Est-ce que c'est quelque chose... Enfin...
Vous avez jamais
trouvé ça louche ?
- Je comprends pas...
- Il parle de ses maîtresses. - Quoi ?
- Ses maîtresses.
- Mais ça va pas ?
Vincent n'en avait pas.
Notre couple était épanoui,
on allait se marier.
Il a jamais regardé
une autre que moi.
- L'alarme
a sonné à 9h02, que faisiez-vous à cette heure-là ?
- J'étais en train de masser un client.
Sa famille est témoin.
Vous voulez vérifier ? - S'il vous plaît.
Elle souffle.
Chants de cigales
...
Musique de tension
Crochetage de la porte
...
...
*Communication radio ...
... ...
...
- Psst !
...
(- Putain !)
(J'en étais sûre.)
(T'es infernal. Tu lâches pas l'affaire ?)
- J'en étais sûr aussi.
- Quoi ? - Tu fais semblant d'être relou.
- Je le suis pas.
- Un peu.
- C'est la seule fois que je t'aide. - Oui.
- Je le fais seulement pour t'éviter des emmerdes.
- Comme avant.
- Bon, on y va.
(- Tu prends là et je prends là.)
Bon, alors...
tu te planques où, Papa ?
Ca te rappelle pas quand on tapait en douce
dans les cuisines ?
- Un peu trop, justement.
Gabriel rit.
- Bon, alors... Tu te caches où, Papa ?
Musique de tension
- Je l'ai !
- Hein ? - Je l'ai, c'est ça !
- Arrête ?
T'es sûre ?
- "Frank Saint-Barthélémy".
- T'es trop forte. - Je sais.
- On se casse. - Tu fous quoi ?
Pars pas avec.
- Bah, si, on va pas lire
300 pages maintenant.
J'ai toute la nuit, mais...
T'as le temps ?
- Très drôle. - Viens là.
La porte s'ouvre.
*Communication radio
...
Chut, chut.
La porte se ferme.
Musique douce
...
- T'as cru que j'allais t'embrasser ? - N'importe quoi.
- Si, t'as fait... - Jamais de la vie.
(T'es insupportable, tu rêves.)
- Qui sort en 1er ? Je suis coincé.
(- Moi aussi.)
- Bah, vas-y.
(- Vas-y, sors.)
(Dégage, je te dis.) (- Chut.)
(- Putain.)
(- On y va !)
Avril soupire.
Chants de cigales
Crochetage de serrure
...
- Salut.
- Coucou.
- Ca va ? - Oui, et toi, le policeman ?
- Ca va, merci. Galère, ou quoi ?
- Non, pas du tout, il m'a mangé ma pièce.
- Faut pas mettre de pièce, jamais.
- Bah, pourquoi ?
- Tu connais pas la technique ? Ta mère t'apprend quoi ?
Jerry, mon ami !
- Oui ? - T'aurais un...
Un allume-gaz, s'il te plaît ? - Oui !
- On faisait toujours ça, avec ta mère.
Merci.
T'enlèves ça, OK ?
Tu mets en contact les 2 fils.
D'accord ? - Ouais.
Lou rit.
- Attends.
Tu les mets dans la fente,
à la place de la pièce.
Là, et t'appuies sur la gâchette.
- C'est trop stylé !
- Ca, pièce à conviction, OK ?
- J'en parle à personne.
- C'est juste le secret des dieux.
- T'inquiète pas.
Top secret. - Je te le laisse.
- T'es hyper cool
pour ton âge, t'es pas comme les autres darons.
Je serai comme toi.
Mais en un peu mieux. - Merci.
Allez, bonne journée. - Salut.
Musique rythmée
...
Charlie chantonne.
- Ca va pas là, non...
Charlie soupire.
Oh, merde !
- Waouh ! Bonjour, le gorille.
Bonjour, Charlie.
Vous vous lancez dans l'art contemporain ?
On a plus urgent.
Mmh ?
- Mais, commandant,
c'est la pièce à conviction.
- Je sais, c'est de l'humour.
- Ah !
Vous m'avez fait peur.
- Commandant,
l'alibi de Mme Delgado est confirmé.
- Si c'est pas elle qui l'a tué, c'est un des plans cul.
- On a aucune trace d'elles, l'avis de recherche donne rien.
- Si ça peut aider,
j'ai déchiffré ce qu'il répétait devant la glace.
- Vous lisez sur les lèvres ?
- Evidemment.
Il a ramené un de ses plans...
- Ses quoi ?
- Ses plans cul.
Bon, jusqu'ici,
j'ai réussi à isoler que ça.
"Alors, mesdames, on fait sans ca..."
Mots étouffés
- "Sans ca" quoi ?
- Justement, avec la serviette on perd sa bouche, et...
- "Sans ca" ?
Musique énigmatique
- Alors, qu'est-ce que tu racontes ici ?
"Sans ca" quoi ? Sans ca... Sans caféine ?
Sans calorie ? Super sexy.
Qu'est-ce que tu dis dans ce miroir ?
Sans capotes ? C'est nul.
C'est pas possi...
...
Le Reynald Tennis Club ?
Stanislas Perfitte ? A quoi tu jouais, Vincent ?
Tu te prenais pour un autre ?
C'est quoi cette photo, là ?
- Arrête, ça date !
- On dirait Yannick Noah.
Tu t'es dit que t'allais jouer aussi bien que lui ?
- C'est pas à moi de le dire. - OK.
- Ca me fait très plaisir.
C'est une fortune, je viens jamais.
- Des excuses. Je vais te mettre une rouste.
- Et moi une dérouillée. - Ah, d'accord.
- Pas peur.
C'est parti.
- C'est naturel.
Elles rient.
- C'est pas juste.
Pas d'étirements
et je le sens.
- Ma fille, on vieillit !
- Bonjour.
- Bonjour.
- Un petit double vous tente ?
Je suis avec mon ami, un ancien pro.
Il a peur de s'ennuyer avec moi.
- Ca te dit, Ingrid ?
- Pourquoi pas ?
- Très bien. On y va ?
(- On devait pas jouer tous les 2 ?)
- Juste un set.
- T'es chiant.
Musique sensuelle
...
- Vous jouez souvent ici ?
- 3 fois par semaine.
- Vous connaissez Vincent Guérin ?
- Mmh... Non, ça me dit rien. - Ah bon ?
Et Stanislas Perfitte ?
- Stanislas ?
C'est l'associé d'Ingrid.
- C'est son associé ?
- Oui.
Ils organisent les dîners d'investisseurs.
Waouh, joli ! - Merde.
- On tourne ?
- OK.
- Vous êtes un timide, ça se voit. - Je suis pas timide.
- Non, mais vous inquiétez pas.
Je trouve ça craquant.
- Je suis pas timide.
- On joue ?
...
- Vous êtes dans les affaires ? - Ouais.
- Finance. CAC 40.
Et vous ? - Je suis dans le bien-être.
J'ai un projet de spa dans un moulin
avec mon associé.
- Un spa dans un moulin ? Original.
- On organise un dîner ce soir
avec les investisseurs.
On a pas mal
de villas, ici.
- Marlène investit ?
- Bien sûr ! Elle est venue à un dîner.
Elle a adoré le projet.
- Et il faut quoi pour venir ?
- 100 000.
(- 100 K.)
- 100 K.
- Evidemment, c'est ça ! 100 K.
- 30-A ? On compte les points ?
- Bien sûr !
- J'aurais pas joué pareil. Je vais...
- C'était ça, les 100 K. C'était ça, putain ! 100 K...
Cri de douleur
- Ouh là là ! - Je suis désolé.
- Ca va ? Ca a tapé fort. - Excuse-moi, poto.
- Dans les bonbons.
- Laissez-moi voir.
- Je vais... - Montrez-moi.
- Je vais pas montrer ma... . Je... Tout nu...
Je vais pas me mettre nu.
Pause.
- C'est dommage. On s'amusait.
- Et Stanislas ?
Il sera là ce soir ? - Non.
- Il a un empêchement. Pourquoi ?
- Du genre :
Stanislas s'appelle Vincent ?
Pas propriétaire, mais concierge ?
Surtout, euh...
assassiné hier.
- Vous n'êtes pas dans la finance.
- Pas du tout. Commandant Gabriel Saint-Barthélémy.
On joue le 2e set en salle d'interrogatoire ?
On frappe à la porte.
- Ah, mon avocate.
- Bonjour. - Bonjour.
- Commandant.
- Maître.
- Vous avez pas commencé avec ma cliente, j'espère ?
- Non, on faisait connaissance.
C'était pas désagréable.
- Non, du tout.
- Bien, puisque maître Rosier est enfin là,
nous allons commencer cet interrogatoire.
Alors, Mme Sonberg...
il semble que vous ayez déjà des faits d'armes
en termes de...
"investissement participatif".
Arnaque à l'assurance...
- Y a eu non-lieu.
- Complicité dans une affaire de cambriolage.
- Soupçons de complicité.
- Ouh !
On matche ! J'adore.
- Mme Sonberg.
Vous me laissez faire mon travail ?
- Bah, maître.
L'humour est signe d'intelligence, mmh ?
Alors...
avec cette intelligence, j'imagine
que vous êtes le cerveau ?
- Même pas. - Ah bon ? Tiens donc.
- C'est Vincent.
Il m'a abordée au club, il voulait me pigeonner.
Moi !
Ingrid rit.
- En passant pour Stanislas ?
- Exactement.
- Lever des fonds, facile pour un homme d'affaires.
On vous la fait pas.
Vous avez capté sa double identité.
Vous lui avez tordu le bras et vous lui avez dit :
"Ou je croque, ou je te balance."
C'est ça ?
Elle acquiesce.
Bien joué.
- Merci.
- On se comprend bien.
- J'ai l'impression.
Gabriel rit.
- Commandant.
- Oui ?
- On peut parler ?
- Si vous le désirez.
- Oui, je le désire.
Tu me fais quoi, là ? - Mmh ?
Bah, rien. Quoi ?
Qu'est-ce qu'il y a ? - On bosse !
- Merci, je sais.
Mon boulot, c'est faire parler.
Elle parle, donc je bosse.
- Donc tu peux flirter ?
- Je flirte pas.
- Si.
- Bien sûr que non. - Oh, si.
Arrête, c'est illégal.
- T'es jalouse ?
T'es jalouse ! - T'es insupportable.
Si tu continues, je fais valoir un vice de procédure.
T'arrêtes ça tout de suite. - Jalousie.
Il se râcle la gorge.
Allons-y.
Musique de tension
Vous n'avez pas bougé.
Alors, où en étions-nous ?
- Que ma cliente n'a aucun mobile pour ce meurtre.
Pourquoi tuer la poule aux oeufs d'or ?
- Un point pour maître Rosier.
Enfin, 15-A, du coup.
...
- Peut-être parce que...
...
Vincent avait découvert
qu'elle avait tapé dans la caisse.
...
J'ai quelques factures.
30 000 euros pour des bijoux,
40 000 pour un sac à main.
Hein ? Et là, lâchage intersidéral.
La dernière Merco.
- Il est très fort. 30-15.
- Quand Vincent a compris, il a voulu arrêter.
Elle n'était pas d'accord et l'a tué.
- Il est fort. Il est fort. 40-15.
On toque à la porte.
- Elle était au Reynald à l'heure du crime.
- Madame, vous pouviez pas le dire ?
- Merci pour ce moment incroyable.
Délicieuse partie, mais maître Rosier a gagné.
- J'ai pas fini. Veuillez vous rasseoir.
Une petite ligne
vient d'arriver sur le compte de votre société.
Séjour d'un mois
au Marina Lodge.
- Un hôtel 5 étoiles.
On se refuse rien.
- Une suite pour 2.
- Qui est l'heureux élu ?
- Ca va vous plaire.
Diego Vasseur. - Le jardinier ?
Dis donc, bravo, Mme Sonberg.
Gabriel soupire.
C'est un ace ?
Non ?
Musique cocasse
Musique rythmée
...
Elle lâche rien, la Sonberg.
Elle se tape le jardinier.
- Faites le tour.
- C'est pas la peine.
M. Vasseur !
Vous partez ?
Moteur
Crissement des pneus
...
Tu as fait le check out ?
- Hein ?
- Faut pas voler les vêtements.
Je prends les produits de beauté et les pantoufles.
On y va ? Allez.
Sans les pantoufles, ça pique. Eh oui.
Fallait prendre les pantoufles.
...
Moteur
...
C'est beau l'amour, et c'est par amour
que vous avez accepté de poser la caméra.
Pour faire chanter Vincent.
Mmh ?
Et vous, ça vous allait que Vincent couche avec vos clientes.
- Mme Sonberg,
votre avocate ne souhaite plus vous représenter.
- Et... ces billets pour Miami, alors ?
C'était pour la lune de miel ? Ou un autre projet ?
Ah non, je suis bête, vous les avez achetés hier.
C'était quoi, le projet ?
Un dernier coup ?
- On peut plus partir sur un coup de tête, par passion ?
- Qu'en pensez-vous ?
- La passion est un mobile.
- Tuer pour couvrir sa belle, chevaleresque.
C'était pas con, les gants.
C'est mieux avec des gants propres.
- Le révélateur chimique
a relevé des traces de désherbant.
Musique intrigante
- N'importe qui peut avoir mis mes gants.
...
- C'est ça, vos preuves ?
C'est des traces de gants ?
Waouh...
- Gardez votre défense pour le juge.
...
Il souffle.
- C'est pas vrai.
- Ca va ?
- Ah !
- Ah, ouais.
Ca va pas mieux ?
- A ton avis ? - Encore désolé.
Gabriel rit.
- Ah oui, c'est drôle.
Je comprends pas,
le flipper se fait siphonner.
- Ah bon ? C'est relou.
- Salut, Gugus et l'inspecteur.
- SALUT, LOU !
- Je lui ai dit de pas m'appeler comme ça ici.
- Ca va...
- Sérieux, qui siphonne un flipper ?
Auguste souffle.
- Va savoir.
Charlie soupire.
- Je ne vous félicite pas.
- Pour ? - Votre numéro au Reynald.
Mais bon, c'est le jardinier, affaire classée,
on range le gorille.
N'est-ce pas ?
- Vous avancez bien, Charlie.
- Mouais, bof.
Attention !
Vous pouvez me rendre mon bouchon ?
- Il manque une pièce au puzzle.
- Quel puzzle ?
Saint-Barth !
- Allez, il est passé où, ce morceau de verre ?
Musique de tension
...
Tu foutais quoi sur ce transat avec du champagne
alors que t'es dans la merde ?
Allez, allez !
...
Allez, putain.
...
Ah, vous avez pas envie de prendre un petit bain ?
Non, hein ?
C'est vrai qu'elle est pas très propre.
La faute à qui ?
A ce petit robot.
Véritable bijou de modernité,
il est propulsé
par un moteur hydraulique, les 2 chenilles
lui offrent une adhérence
maximale.
Il fera de votre piscine
un merveilleux lagon.
Il rit.
Et pourtant, il est tombé en panne y a 2 jours.
Mais en phase avec son époque,
il est connecté à une application de domotique.
- Il a pas fonctionné depuis le matin du crime.
- Le matin du crime, à 8h, pour être exact.
Et pourtant,
c'est dans le ventre de ce monstre des piscines
que j'ai retrouvé...
Musique mystérieuse
Ce petit morceau de verre.
Charlie ?
- Oui !
...
- Suspens.
...
Elle a été brisée avant 8h, quand le robot fonctionnait.
Et pas à 9h.
- C'est pas moi.
- Exactement.
Le gorille n'a pas tué Vincent.
Voici...
la véritable arme du crime.
Vincent a eu le crâne
explosé par une bouteille, pas par King Kong.
George, la suite ?
- Quand vous revenez à 9h,
vous trouvez Vincent ici et savez que c'est Ingrid
qui l'a tué.
Vous savez que la statue a une alarme
alors vous changez l'heure du crime avec.
...
- Idée renversante pour trouver
un alibi pour la femme que vous aimez.
- Je rappelle que moi,
à 8h, j'étais au tennis.
- C'est vrai.
Ce matin-là, de 7 à 8,
vous étiez au bar en train de siroter
un petit jus détox
citron, gingembre, basilic, avant le match.
- Exactement.
- Vous pensiez la couvrir
et vous avez couvert quelqu'un d'autre.
- Donc on est innocents.
- Hop, hop, hop, attention.
Pas trop vite.
On est sur une falsification de scène de crime.
Mais c'est le moindre mal. C'est une bonne nouvelle.
Et les bonnes nouvelles...
c'est comme les plantes,
ça s'arrose.
Cri
Cri d'oiseau
Waouh ! Nice shot, baby.
Ils rient.
Le saviez-vous ?
Les bouchons de champagne vont à une vitesse supersonique.
N'est-ce pas, Mme Delgado ?
...
Voici l'arme du crime.
Vous l'avez ouverte et explosée sur son crâne.
- Non.
Je vous jure que non.
- Vous voyez l'étoile, là ?
C'est la particularité de cette cuvée spéciale.
- On a trouvé 6 caisses chez vous.
- Mme Delgado...
la bouteille venait de chez vous.
- Bah, oui.
Vincent s'est servi dans notre réserve.
Et alors ?
- Faire le réassort
d'une villa avec le champagne de votre mariage...
Pas très élégant.
Ca vous a pas trop plu, alors...
Vous l'avez suivi...
Vous avez vu ce qu'il cachait.
Gabriel soupire.
Vous voyez ce bouchon ?
Il était sur la scène de crime.
On s'est dit que c'était celui de la bouteille.
- Si c'était le cas,
il porterait le même motif.
- Et sur ce bouchon...
y a pas d'étoile.
- En revanche...
on a retrouvé le bon bouchon.
- De l'autre côté du mur, sur un talus.
une distance normale pour un bouchon de champagne.
Vous saviez qu'il y avait vos empreintes.
Mais impossible de le retrouver.
- Du coup vous prenez une autre bouteille,
sans mettre d'empreintes, cette fois.
Et vous déposez le bouchon pour nous embrouiller.
- Mais dans le minibar,
toutes les bouteilles, c'était pas cette marque.
Vous pouviez pas le savoir.
Musique dramatique
...
Moi, je pense
que vous aviez découvert son arnaque.
...
Elle renifle.
- Je me posais des questions.
Il était bizarre.
Il rentrait tard, il était agité.
- Qu'est-ce qu'il vous a dit ?
- Qu'il était en train de tout arranger.
...
Qu'on allait pouvoir repartir à zéro.
Que c'était une bonne nouvelle.
...
J'étais hors de moi.
C'était pas une simple histoire de tromperie.
Il m'a menti sur tout.
Je me suis sentie trahie.
...
Sanglots
...
J'ai pété un plomb.
...
J'avais la bouteille à la main...
et j'ai pété un plomb.
Je sais pas pourquoi.
Je vous jure que je sais pas pourquoi.
Elle renifle.
...
Elle pleure.
...
- Salut. - Salut !
- Tu t'en souviens ?
- Tu l'as gardé ? - Je te le rends.
- Ah bon ? - Ouais.
- Pourquoi ?
- Il se sentira mieux ici.
- OK.
- OK, on fait comme ça, à bientôt !
Au revoir.
Auguste soupire d'aise.
C'est bon de se retrouver à 3.
- Et pour l'occasion,
je nous ai apporté
un petit millésime !
- Waouh !
- Tu l'ouvres ?
- Attends...
C'est quoi ? - Du champagne.
- T'as volé la bouteille du crime ?
- Jamais.
Musique rythmée
Je pourrais pas.
Ouverture des bouteilles
- Mais je rêve !
Le mec pique
les scellés. - C'en est un ?
- Mais ça va !
Allez, sers !
- C'est quoi, ce flic ? Je rêve.
- Ouais ! - Hop là.
- Allez. - A nous.
- Tchin.
Oh, tes origamis !
- Toujours à faire un truc
avec ses mains.
Oh, là, là.
Vous avez l'esprit très mal placé.
- Ah, parce que c'est nous ?
- Je pensais au poney
qu'il avait fait
avec ta copie.
- C'était un zèbre.
- Ah. - Je vous l'ai dit 1 000 fois.
- Ca ressemblait à un poney.
- Ca ressemblait... - La relou.
- Marlène ? C'est qui ?
- Oui, c'est qui, ça ?
Soupir
- Ca ça... ça, c'est... une...
C'est un fournisseuse,
c'est rien.
- "Un fournisseuse" ? - Elle me lâche pas.
- Elle t'a envoyé 3 abricots.
- Elle travaille dans les fruits et légumes.
Ils rient.
- Tu as commandé des abricots ?
- 3 caisses. Je lui réponds. - En attendant, j'ai gagné.
1 jeu à 0.
- T'as rien gagné.
- Pardon ?
- J'ai gagné, ma cliente est innocente.
- Oui, mais grâce à qui ?
- T'es pas possible.
- "T'es pas possible."
Y avait avantage, moi.
Donc 1 à 0.
- Avantage, toi ? C'est pas français.
Et y avait égalité.
- Non, sinon on aurait fait un tie-break.
- Tu sais ce que c'est ?
- Oui. - Non.
Il connaît pas.
- Je reste en dehors de ça.
- Y aura plein
d'autres matchs.
- Pfff...
Musique douce
...
- Y a des matchs
qui durent plusieurs jours.
...
Même plusieurs années.
...
Vibreur
- Elle m'a envoyé une aubergine.
...
Sous-titrage : BLUE ELEMENTS
...
...
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