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Original subtitles

...

Musique rythmée

...

Sonnerie

*-La navette Express Antilles

aura un retard de 10 minutes.

...

Nous nous excusons pour la gĂȘne occasionnĂ©e.

...

- Et hop !

Musique épique

- Il se passe quoi ?

...

- Commandant Gabriel Saint-Barthélémy.

Vous ĂȘtes George ?

Enchanté.

Je suis pas venu Ă  la nage, il y avait

des pickpockets.

Je signale que je suis de la police.

On me saute dessus.

Cris d'effort

Je m'interpose.

Non, mon sac !

C'est méchant.

J'interviens.

Cris de lutte

...

Petit problĂšme technique. Je les neutralise

Bonne baignade !

- Chéri !

Je fais évacuer.

A l'eau !

- POUSSEZ-VOUS !

Cris

- Et hop !

Envoyez vos hommes.

Explosion

- Vous faites toujours ça ?

- Je me remets dans le bain.

Vibreur

- Vous croyez pas si bien dire. Une scĂšne de crime.

- Déjà ?

Générique

...

- Vous faites quoi ?

- Bah... C'est pour vos siÚges. Je suis trempé.

- On passe Ă  un lavomatique ?

- Vous inquiétez pas. J'ai la technique.

Musique rythmée

...

- Le commandant

serait un cador du 36.

- Il a grandi ici. - Ah bon ?

- Son pÚre était directeur du Tropicana.

- Le plus bel hĂŽtel de l'Ăźle ? Dis donc.

Ouais, la classe.

- Je déteste les scÚnes de crime.

Mais j'adore enquĂȘter.

Commandant Gabriel Saint-Barthélémy.

Si j'ai bien rĂ©visĂ©, vous ĂȘtes...

- Charlie. - Charlie.

- Ingénieure de police scientifique. - Théo, légiste ?

- Commandant. - Enchanté. Parfait.

On n'a pas de cadavre ?

- Ah... Si.

- Euh... Si, si.

- Oh, putain !

- Il nous fait quoi ?

Gabriel souffle.

Musique Ă  suspense

...

- Commandant ? - Oui ?

- Ca va ? - Oui, bien sûr.

J'écoute.

- Elle a été découverte à 6h11.

- Pas de téléphone. Mais on a trouvé ça sur elle.

- Merci.

Tina. OK. Tina...

- Tina Bellance, 25 ans. Elle était plagiste.

Elle vit en coloc' avec Mathieu Babin.

- OK. Alors Théo,

je ne regarde pas mais je suis tout ouĂŻe.

- Sympathique. Toujours au grand air.

Ca se voit Ă  ses pattes d'oies.

Sourire, soleil.

Vous savez, le corps, l'esprit,

tout est lié.

- OK, Théo. OK, OK.

Dites-moi de quoi

elle est morte.

- Regardez, là... - Non, non. Théo,

vous ĂȘtes mes yeux, OK ?

- OK.

Cyanose de la face,

spume au niveau de la bouche, du nez.

A priori, je dirais noyade, entre 23h et 1h.

- OK.

Mais alors...

Dans ce cas, pourquoi aller hisser le corps lĂ -haut ?

Faut ĂȘtre perchĂ©. Y a des traces de lutte ?

- Des écorchures

dans les mains

et la voûte plantaire.

Elle a des traces aux chevilles.

Le vernis est écaillé.

- Turquoise ?

- Pardon ?

- Le vernis. Turquoise ?

- Oui.

- On l'a pas attachée.

George.

Puis-je emprunter votre ceinture ?

Musique Ă  suspense

...

Merci.

Allez !

Vous avez jamais fait ça, jeune ? Et hop !

Hop ! Vous voyez ?

Hop lĂ  !

Gémissements d'effort

...

Si vous voulez mon avis...

On l'a pas hissée. Elle est montée seule.

Pour se cacher. D'oĂč les traces de liens aux chevilles.

- On n'a pas trouvé de ceinture.

- Exact, George.

Aïe, ça pique. Aïe.

Ouais... Sauf qu'elle avait ça !

- Sous scellé !

- Non, je le garde.

- Quoi ? - Je garde.

- Non, mais c'est pas la procédure.

- Je sais, Charlie, mais c'est mon objet totem.

- Ah ! - Alors...

Je garde toujours un objet de la victime,

je me mets Ă  sa place.

- D'accord.

- Eh, Théo ! - Oui ?

- MĂȘme type d'irritation ?

- Oui, je confirme.

- OK, Tina.

Tu montes seule, t'as dû flipper, on fait pas ça

pour le plaisir.

OK.

- Donc, elle monte seule pour échapper à son poursuivant ?

- Et se noie

en haut du cocotier.

- Exactement !

- Ah...

- C'est ce que j'appelle du bon travail d'équipe.

Musique Ă  suspense

...

- A Mathieu Babin,

vous allez dire qu'elle s'est noyé sur un arbre ?

- Peu de détails.

On attend l'autopsie. - Par contre...

Vous lui dites pas dans cette tenue. - C'est pas faux.

Vous le faites ? Je me change pour l'interrogatoire.

Merci.

Musique pesante

...

- Bonjour, Mathieu Babin ?

...

- Merde !

...

Venez.

- Tina, c'est...

C'est ma petite soeur, on s'est rencontrés en foyer

quand sa mĂšre est morte.

Et ici, c'est...

son atelier.

Elle y passe son temps quand elle est pas au boulot.

- C'est elle qui faisait ça ? C'est beau !

- Ouais.

C'est sa mĂšre qui lui a appris Ă  coudre.

- Mmh...

Et...

vous l'avez vue quand ?

- Euh... Bah... Hier.

A la plage des Armateurs.

Vers 17h.

Elle fait les journées, moi, je travaille le soir.

- C'est elle qui l'a fait ?

- Ouais.

- Elle s'en sert pour son badge, son portable ?

- Ouais.

Elle met son téléphone autour du cou quand elle travaille.

- On l'a pas trouvĂ©. Vous savez oĂč il est ?

Machine Ă  coudre

- Ouh lĂ ... pardon.

Pardon.

Désolé.

Je vais réparer.

- Non, laissez.

- Je vais le débloquer.

- Laissez ça !

- C'est quoi, ça ?

- Ses économies

pour se prendre un local.

- Jolies économies ! Y a un petit 5 000 boules.

- Autant d'argent en étant plagiste ?

- Que voulez-vous, on travaille dur.

On se fait beaucoup de pourboires.

- Des pourboires...

C'est quoi le trafic ? - Y en a pas.

C'est ses économies. C'est tout.

- On va vérifier

Ă  la plage des Armateurs.

Musique rythmée

- VoilĂ . - Merci.

- C'est par lĂ .

...

- Appelez si quelque chose revient.

- Une Pina Colada, un Perrier. - Qu'est-ce qu'il fout ?

- Allez, on y va, on est dans le jus !

- Vous faites quoi ?

- Je travaille. Vous, ça avance ? - Non...

Vous faites quoi en plagiste ?

- Je suis à la place de Tina. C'était au vestiaire.

C'est mieux qu'un costume déchiré.

Alors, le cocktail du jour pour Monsieur, et Madame,

tenez, virgin mojito. VoilĂ .

Signora, signore Armani !

Vous inquiétez pas. Tout est sous contrÎle.

Buongiorno !

Come stai ?

- Tutto bene.

- Votre lit est lĂ .

Suivez-moi.

On apporte la serviette. Pas de soucis.

- Vous pouvez pas faire ça.

- Je suis dans les pas de Tina.

- PlutĂŽt dans ses pompes.

- Oui, exactement.

Vous saviez que...

La petite fille Ă  Armani est enceinte ?

Ne regardez pas, George.

- Je regarde pas. - Si.

Virgin mojito, spritz.

Subito !

Et le ministre

de l'Ecologie...

Ne regardez pas. Soyez discrĂšte.

Le ministre, genre "je suis végétarien".

Pris en flag', de mangeage de cĂŽte de boeuf.

La mauvaise nouvelle, c'est...

Benjamin Pavard.

George, vous regardez ! Vous avez regardé. Si.

Blessure Ă  la cheville.

Au milieu du championnat...

Je suis vert. - Vous qui aimez les ragots.

Tenez.

C'était dans le casier de Tina. Pas de drogue.

Pas de cash, juste ça.

- OK.

Vous pensez comme moi ? - C'est-Ă -dire ?

- Bonjour.

Vous faites quoi ? Tu fous quoi avec ces habits ?

- On se tutoie ?

- On est lĂ 

pour la mort de Tina.

- C'est quoi ce petit détail, là ?

ArrĂȘtez-moi si je me trompe.

C'est votre transat ?

Sacrément gaulé, Nikos.

Le voilĂ  le trafic.

- Les VIP sont la marchandise.

- Elle photographiait les stars.

Tina était paparazzi.

Bah dis donc...

Il est pas heureux d'avoir été photographié ici.

- Il vous a tagué sur X. - Anciennement Twitter.

- "Evitez les Armateurs si vous tenez à votre vie privée."

- Ca va,

ça arrive.

- Oui, mais bon... Votre commerce est la discrétion.

Et lĂ ...

Un scoop par semaine... En discrétion,

on est moyen.

- Du coup,

pourquoi ne pas licencier Tina ?

- C'Ă©tait peut-ĂȘtre plus simple de la tuer, George.

Mmh ?

Ca évite la paperasse.

- Vous racontez quoi, lĂ  ?

- Et euh... qu'avez-vous fait de son téléphone ?

- Son tĂ©lĂ©phone ? Vous ĂȘtes tarĂ©s !

OK. J'Ă©tais au courant. Vous ĂȘtes contents ?

Je l'alertais des arrivées de mecs connus.

Y a pas de mauvaise pub.

Ce business était bon pour la cote des Armateurs.

Par contre, si vous...

pouviez garder ça pour vous... - Oui, bien sûr.

La discrétion, on connaßt aussi.

- Cool.

Musique rythmée

- Point sur la situation.

Tina, officiellement,

était plagiste.

Mais nous avons découvert

qu'elle était aussi paparazzi.

Ils se font pas que des amis.

- Tuée pour un scoop ?

- Ca dépend du scoop.

- J'ai vu les agents immobiliers

Tina devait 10 000 pour la caution

d'un local.

- Moins les 5 000 trouvés chez elle.

Il fallait trouver un scoop juteux.

- A ce sujet, KaĂŻto dit qu'il sait rien.

- OK. KaĂŻto Mendes

est le patron de la plage.

George ! - Mmh ?

- J'ai cru déceler chez vous

une passion pour les potins people.

Je me suis permis de...

De ramener de la lecture.

- OK. - Merci.

- La liste des clients qu'elle aurait shootés.

- Et qui auraient pu la shooter. - Mmh...

C'est sympa, chez vous.

La commissaire, c'est... - LĂ -haut.

- D'accord.

- Courage.

Quelqu'un frappe Ă  la porte. - Le 28, 19h.

Salut.

... Entrez !

- Bonjour, Madame.

- Commandant, j'ai failli attendre.

- Enchanté aussi.

Gabriel Saint-Barthélémy.

- Je ne vous l'apprends pas,

nous avons ici plus de célébrités au mÚtre carré

que sur la Croisette.

- Mmh...

- Vous ne revenez pas pour faire des vagues ?

- Ah, pas du tout, c'est pas le genre de la maison.

- VoilĂ  de quoi vous habiller.

Téléphone... - Mmh...

- Badge.

Ce document, pour votre arme. - TrĂšs bien, merci.

Je peux disposer ?

- S'il vous plaĂźt. - Merci.

Bon aprĂšs-midi.

Musique rythmée

...

Bonjour. - Bonjour.

Propos indistincts

- Bonjour. - C'est bon ?

Bonjour.

Que puis-je pour vous ? - J'ai une chambre au nom

de Saint-Barthélémy. Avec un S.

Comme "sublime". - Un instant.

- C'est fou comme ça a changé, ici.

Je dis ça parce que...

j'ai grandi ici. Mon pÚre était le directeur.

C'est dingue, hein ?

- Je suis désolée, je n'ai rien à votre nom.

- Je me revois lĂ , petit.

Portant des caisses, des valises.

J'aidais. J'étais la mascotte.

Ca a bien changé niveau personnel.

En beaucoup mieux. Je dis pas ça pour vous.

Enfin si.

- Il raconte pas

qu'il a embouti une Ferrari

dans un mur.

- Auguste... Mon poto !

Oh lĂ  lĂ  lĂ  lĂ ...

Ah...

- C'est bon de te voir.

- Ah...

Je veux pas déranger.

- T'as disparu pour ça

pendant 16 ans ?

- Je me faisais désirer.

- On allait t'oublier.

- Je suis lĂ .

Oh lĂ  lĂ  !

Oh lĂ  lĂ  lĂ  lĂ  !

Que t'es beau, mon pote !

En costard, et tout... T'as pas chaud ?

- Euh... Si, depuis que t'es lĂ . Je l'enlĂšve.

Toi, tu fous quoi en plagiste ? - Rien.

Je t'expliquerai. - Ah ouais.

Je m'en occupe.

- D'accord, M. le directeur.

- "M. le directeur". - Ah, oui...

- Ca lui va bien.

M. le directeur. - Viens.

- Merci, Déborah.

- Bonne journée.

- Allez, M. le directeur. - ArrĂȘte, arrĂȘte.

ArrĂȘte, arrĂȘte.

Désolé, mon pote. Tu m'as prévenu un peu last minute.

Je voulais te loger Ă  la maison,

mais Ă  7h, ma langoustine fait du yoga dans l'autre chambre.

- Ta langoustine ? - Ouais.

- GisĂšle ? - Ouais.

- Oh, la vache...

- Elle est Ă  cheval sur les horaires,

les enfants, tout ça. - OK.

T'inquiÚte. Une suite avec vue mer, ça me va.

- En pleine saison ? - Eh, oh, c'est moi !

Eh, alors, dis donc !

J'en reviens pas.

T'es pas sérieux ? - Mmh...

- Tu veux me faire chialer ? - Ouais.

- Non...

Il a pas bougé. - Il a pas bougé !

Musique douce

- Oh lĂ  lĂ ... mais non...

...

Mais non...

...

T'as tout gardé de ma chambre d'ado ? - Oui.

- Waouh...

- J'ai pas eu le temps de m'en occuper.

- T'es malade... Non ! La console !

La télé et tout... C'est pas vrai.

Le hamac...

1 000 ans pour faire ça.

C'est incroyable.

...

Oh lĂ  lĂ ... Cette photo.

Cette tĂȘte... On Ă©tait mignons, tous les 3.

- T'as appelé Avril ?

- Je viens d'arriver.

J'ai 5 minutes. - Je lui ai dit que t'étais là.

Tu vas la croiser Ă  l'hĂŽtel, t'auras l'air con.

- Et le daron... - Mmh...

...

T'as pas de nouvelles ?

- J'en attends plus. - Tu crois qu'il est oĂč ?

- Je sais pas. Sur une plage au Costa Rica ou...

...

Allez ! On va bouffer ?

- Ah... Alors c'est-Ă -dire... On est le 12.

Et le 12 du mois est notre fĂȘte de rencontre

avec mon écrevisse. - Chaque 12 ?

- On est hyper fleur bleue. Par contre,

tu vas au resto, c'est pour moi. - Ah, merci.

- Euh... J'avais des cadeaux pour les enfants.

Dans mon sac qui est tombé à l'eau.

GalĂšre. - Ils seront ravis de te rencontrer.

- D'ailleurs...

T'as gardé des habits à moi ?

- Euh...

Peut-ĂȘtre lĂ -dedans.

Gabriel rit.

- T'as gardé toutes mes chemises !

Je savais que t'étais un sentimental, mon poto !

D'ailleurs,

le cabri, t'en as fait quoi ?

- Le cabriolet ? Sous sa bĂąche.

- On va le voir ?

S'il te plaĂźt...

Propos en créole

Yes ! - Elle démarrera jamais.

- Yes !

PrĂȘt ?

- Mmh... - Tu vas voir.

Allez, bébé !

Gabriel essaie de démarrer.

Hein ?

Allez, bébé ! Allez !

...

... Allez, allez, allez, allez !

Putain...

Allez...

1... 2...

La voiture démarre.

Yes !

*Musique rap

...

...

Bonjour.

Enchanté, bonjour. - Salut

- Bonjour.

- On a bien pris votre déposition.

On fera le maximum pour trouver votre mari.

Sanglots

- Bonjour, George.

C'était ? - Dispute conjugale.

Pour se calmer, le mari nage Ă  Cala Longa.

LĂ , il est jamais revenu.

- Quand ? - Y a 2 jours.

- Un peu long pour un pĂšre.

- On est dessus, commandant. - Bien.

- Vous avez pas trouvé votre sac. - Non.

Ca, je savais que ça vous plairait.

Musique Ă  suspense

- C'est le pĂšre du commandant ?

- Ouais.

(- C'est un meurtrier.)

- Dur Ă  porter.

...

- Alors il est en prison ?

- Non. Il est en cavale.

- Tout ce temps ?

- Alors, ces gossip ?

Ca avance ? - Bonjour. Elle...

est belle, votre chemise.

- Merci, Charlie.

- L'autopsie est finie.

Tina est morte noyée en haut du cocotier.

- Tiens, donc... - Noyade sĂšche. Quand on boit

la tasse, on meurt pas de suite.

Le décÚs peut arriver entre 3 et 24 heures aprÚs.

TrĂšs rare, mais fatal.

- Donc...

Le meurtrier veut la noyer,

elle grimpe pour fuir, mais meurt.

- C'est ça.

- OK. Et vous, George ?

- Entre les clients de l'Armateur et ceux ici

durant le meurtre,

on a un match : Many.

- Le rappeur ?

Il est sympa, non ?

- Il a un mobile.

J'ai appelé le magazine.

Tina devait le photographier avec sa maĂźtresse.

- Ah...

- Il est marié ? - Mmh...

Depuis 3 mois.

- Laissez-moi deviner...

Tina a demandé 5 000 euros pour ça.

- Mmh... - Laissez-moi encore deviner...

Le magazine n'a jamais reçu la photo. - Exact.

Ils ont changé la couverture.

La commissaire

va pas aimer.

Musique rythmée

...

- Bonjour.

...

- Vous allez pas refaire le service. - Mais non !

C'est pour vous. Vous avez rien mangé.

Faut prendre des forces, mmh ?

- Ca va pas le faire, nous 2.

- On se connaĂźt Ă  peine. - Je sais,

vous aviez de bons résultats au 36, mais vos méthodes...

- A la place de la victime ?

- En gĂ©nĂ©ral. Vous ĂȘtes trop...

Naturel. Voilà. C'est ça.

- Bon...

Ecoutez, George.

Je fais pas comme tout le monde.

Ca peut ĂȘtre compliquĂ©. Mais on y arrivera.

Vous savez pourquoi ?

On a le mĂȘme objectif. Coincer l'enfoirĂ© qui a tuĂ© Tina.

Brouhaha

...

George, laissez-moi vous prouver qu'on peut faire équipe.

- OK.

- On y va ?

- Je pose un 16 mesures.

Rires

C'est moi, le taulier !

C'est banco. Ca y est.

- Bonjour, Messieurs. Police.

On se joint Ă  vous ?

- Fais-leur une place.

- Merci.

- Ah... - Omar,

mets-leur du champagne.

Il se passe quoi ?

- On a des questions.

- J'écoute. - Merci.

On a maté tous vos clips.

Votre vie est pareille.

Jet privé,

yacht privé, cabriolet.

- J'ai charbonné. Maintenant je savoure.

Musique de tension

...

- Et votre femme ?

Elle va bien ?

Elle est pas lĂ  pour savourer avec vous ?

- Non. Elle est Ă  Paris. Elle avait un shooting.

- On a vu votre mariage sur Internet.

- TrĂšs beau mariage.

Dubaï, 500 invités, feux d'artifice.

Psahtek le mariage.

- C'était y a 3 mois.

- Omar, langoustes.

...

- Et...

3 mois, c'est pas tĂŽt pour la tromper ?

- Si on avait posté

des photos avec une autre...

- Elle aurait pas savouré.

...

- Je capte pas, lĂ ... Vous me reprochez quoi, en fait ?

- Ce magazine... - Ouais.

- En couverture, ça aurait dĂ» ĂȘtre vous et une nana

vous bécotant sur la plage.

- C'est quoi, le problĂšme ?

- La rédaction n'a jamais reçu les photos.

Pourquoi ?

- Plus d'encre ?

Rires

- Tina a été tuée avant de pouvoir les envoyer.

- Oh lĂ  lĂ ... Qu'est-ce que vous racontez ?

Si je tuais les paparazzis qui m'ont cassé les couilles...

Je serais un serial killer.

- Tous les scoop ne finissent pas en divorce Ă  6 millions.

- Ecoute, Magnum.

Je poste 2 sons.

6 millions, je les fais facile.

Sans forcer.

- Vous Ă©tiez oĂč avant-hier entre 23h et 1h ?

- Sur mon yacht, avec une amie.

Gabriel rit.

...

- Son alibi, une maĂźtresse.

Il est bon.

- Omar, téléphone.

C'est vrai, y a de sacrés fouilles-merdes, ici.

Mais la personne qui me photographiait

c'était pas Tina, mais Mathieu.

Le trou du cul du bar de la plage.

...

C'est bon ?

- Ah ! Mathieu !

Viens me voir.

On est inquiets, avec George.

On t'appelle, ça répond pas.

En mĂȘme temps, ton tĂ©lĂ©phone est dans un sale Ă©tat.

Il y est allé, Many.

Pas vrai ? Mais petit veinard que tu es,

nous avons pu le restaurer

intégralement. Et regarde.

On a récupéré

toutes tes photos.

Pas mal, hein ?

- Vous alliez les envoyer Ă  VoilĂ  pour avoir l'argent.

- Pas gentil pour ta coloc'ça. Mmh ?

- Voler son scoop est pas un crime.

- Non. Mais le meurtre, oui.

- Je l'ai pas tuée.

- OK, je te le fais.

Tu prends la photo de Many. Il te crame.

Il éclate ton portable.

Toi, tu te sens con. Pour oublier, tu te mets minable.

Tina comprend que t'as volé le scoop.

Elle t'engueule, tu pĂšte un cĂąble.

- Tina est venue.

Elle m'a embrouillé, oui.

Euh... aprĂšs,

on a discuté, on s'est expliqué. C'est tout.

- Il lui fallait l'argent pour le local.

Il allait lui passer à cÎté.

Je l'imagine mal écouter gentiment tes explications foireuses.

- Elle avait un plan B.

- Un plan B ?

- Elle a pas lùché l'affaire et...

Elle voulait aller Ă  la source.

VoilĂ .

- Accouche, c'est long.

- Au yacht de Many Ă  Cala Longa.

- OĂč le pĂšre a disparu ?

- Le soir de la mort de Tina.

- Tina avait un plus gros scoop...

- Votre hypothĂšse est

que le pĂšre de famille

s'incruste sur le yacht

et Many le balance par-dessus bord. Mais il a un alibi.

- Fourni par sa maĂźtresse.

- Vous n'avez rien de probant.

- Il me faut une commission pour perquisitionner son yacht.

- Vous espérez trouver quoi ? - Une preuve.

Un lien entre nos 2 affaires.

La mort de Tina et la disparition du pĂšre.

- C'est non. Vous laissez Many tranquille.

Saint-Barth. - Quoi ?

- On est d'accord, pas de vague ?

- Ca fait du bien une virée entre potes.

- A l'ancienne. - Yes !

- Ca fait 1 000 ans que j'ai pas pĂȘchĂ©.

On est prĂšs de la mer, on n'en profite pas.

- Bah ouais.

- Comme les Parisiens et la tour Eiffel...

- File-moi les manettes.

- Attends, tu vas oĂč, lĂ  ? - LĂ  oĂč ça mord.

- Comment tu sais ? - J'ai vu des sardines.

- Des sardines ? - Oui.

- Ou une chasse Ă  l'Ammonite. - Possible.

- On se rapproche du bateau.

- Ouais, t'inquiĂšte.

- On est de plus en plus prĂšs.

C'est Ă  qui ? - A Many.

- A Many, le rappeur ? - Ouais.

- Tu le connais ?

- Ouais. - Non.

ArrĂȘte. - J'ai mangĂ© avec lui.

Son pote Omar mange des langoustes.

- On va se faire casser la figure.

- Mais non. Allez !

Il est parti avec tout son staff. Viens.

- Je monte pas lĂ -dessus.

- Viens, on kiffe. - Non.

- On est bien, lĂ .

Stresse pas, y a personne sur le bateau.

- Si on nous choppe, mon petit crabe va me découper.

- Ah oui, tiens d'ailleurs...

GisÚle. Tu me la présentes quand ?

- Euh... Beh... BientĂŽt, tu penses.

- Hop, hop, hop... Fais-moi voir ta tĂȘte.

T'as pas l'air chaud.

Tu veux pas ? - Bah non. Si !

Parce que... non. Je lui ai beaucoup parlé de nous.

Elle sait qu'on faisait des conneries ensemble.

Elle est pas rassurée.

- Des conneries ? - Oui.

- Boh ! Jamais !

- Si, plein.

Musique intrigante

Oh lĂ ...

- Alors, Tina.

...

T'es venue

pour faire les photos Ă  17h30.

Donc ça veut dire...

que Many et sa maßtresse étaient là.

- Pourquoi lĂ  ?

- C'était le sunset. Le soleil

se couche lĂ .

- Ouais... - T'invites une meuf sur ton yacht...

Couché de soleil, non ?

- Ouais. - Ils s'installent lĂ .

- Il fume un pétard.

- Comment tu sais ?

- Il met une chaussette sur le détecteur.

Donc, tu te fumes un pétard, pénard.

Tu mets un petit son.

- Ah ouais... Petit son bien chaud.

Waouh ! Waouh !

- Hop, tu te sers

le "drinks".

- OK... - Tranquille...

Petite ambiance, OK...

Santé, bébé !

*Musique RnB

- Ah ! - Ah, ouais !

Rires

Tu sors le grand jeu.

*...

- Le grand jeu, j'ai dit. - Attention.

Je sens un truc.

- Yeah bébé ! Sonnerie

... - Attends !

... C'est mon bulot.

... Chut...

Oui ?

J'ai eu un petit problĂšme.

Je suis dans un taxi.

Oh, un petit 45 minutes,

je pense...

OK, bon je te laisse.

Au revoir, mon petit anchois. Bisous, bisous !

T'es obligé ?

- T'as pas dit Ă  GisĂšle qu'on pĂȘchait.

- T'appelles ça pĂȘcher ? - Ouais.

PĂȘche aux infos !

Tiens, regarde. Capotes à portée de main.

Tu connais... - Mais elle est pleine.

- Ah...

Many se l'ai mise

derriĂšre l'oreille.

- Ils viennent jusqu'ici,

et puis rien ?

- Regarde.

Le vase.

- Il a gagné

Roland-Garros ?

- Il est cassé.

- Ouais...

(- Putain...)

- C'est quoi ? - Un talon de 12.

Oh... Y a eu embrouille.

- TrĂšs grosse embrouille. - Ouais, ouais.

- Il manque un Golden.

- Comment tu sais ?

- Je sais que Many a eu 3 disques d'or

et 2 Golden.

Je l'ai lu.

Bon... Many est lĂ , OK ?

Sa maĂźtresse est lĂ .

Elle fait une crise et lui balance

tout ce qu'elle a.

"Enfoiré, t'as juré que tu l'avais quittée !

"Je te déteste !" - "Calme-toi, ça ira.

"C'est juste une question de temps." - Oh, réplique de tocard.

Elle voit rouge, devient furax.

- Ouais.

- "Ton Golden de merde !"

- Il le prend dans la tronche !

- Je l'aurais vu, ça fait 10 kg.

- Ah, ouais.

Mais y a aucune trace.

- Ou alors...

Musique intrigante

...

La baie vitrée est ouverte. Et là...

- PLOUF.

- Le Golden tombe par-dessus bord.

- Et il tombe sur notre pĂšre qui fait trempette.

- T'es encore plus barge qu'avant !

...

Tu fous quoi ? - Je vais chercher le Golden.

- Non, mais t'es malade !

Oh, merde.

Moteur de bateau

Oh, merde, merde, merde !

... Musique rythmée

... ...

- Je l'ai ! - Oh !

Vous vous foutez de ma gueule, lĂ  !

Je vous parle !

- Là, c'est sûr, ça va faire des vagues.

...

- J'ai retrouvé le Golden.

- Many a le droit

de le jeter si ça lui chante !

- Sur un baigneur ?

- On n'a pas de corps. Pas de trace de sang.

Rien ! Vous n'avez aucune preuve.

Elles seraient inexploitables

avec tout ça !

Cette mutation était une erreur.

Vous rentrez Ă  Paris.

Votre avion décolle demain. - Quoi ?

- George reprend l'enquĂȘte.

- Vous pouvez pas faire ça, je suis à ça de la résoudre !

Musique pesante

...

Bruissement de vagues

...

Oh, putain !

Musique de tension

...

Cri de douleur - Ca va pas ?

- Excuse-moi !

J'ai cru... - On n'est pas tranquille !

- Je te sauvais.

- J'ai une gueule Ă  me noyer ?

- Lou ? Ca va ?

(Qu'est-ce qui se passe ?)

Gabriel ?

- Avril ?

- J'ai cru qu'elle se noyait.

- J'ai eu peur.

- Tu m'as démonté...

- Tout de suite ! Chochotte.

- Ca fait 2 fois en 2 jours. - Un problĂšme ?

Avril ?

- Hein ? Pardon.

Gabriel,

Clothaire, mon mari.

Chéri, Gabriel,

un pote que j'ai pas vu depuis...

- 16 ans, pour ĂȘtre prĂ©cis.

- 16 ans...

- Enchanté.

- Enchanté.

- Et Lou, notre fille.

- D'accord, je comprends mieux le...

- Et Jules aussi, lĂ -bas.

- D'accord.

- Vous prenez un café ? - Non... Je dois faire

mes bagages.

- J'ai pas le temps.

Tu restes pas ?

- J'aurais adoré, mais je dois rentrer.

- Comme d'hab', quoi.

- Mmh...

- C'est dommage. A une prochaine.

- Ouais.

- Bah, salut.

- Salut. Salut, Lou.

- Salut. - Ca va, chérie ?

- Papa,

je prends ta place.

- Prends mes dossiers, alors.

Musique douce

...

Chant du coq

Charlie chantonne.

- Charlie, Charlie !

Je vais vous le reprendre. - Hein ?

- Merci.

Je me suis pas mis assez Ă  la place de la victime.

- Il se passe quoi ? Il devait pas faire ses valises ?

- Si, mais il vient de réaliser

qu'on allait trop lui manquer.

Musique intrigante

- Comment tu es allée sur ce yacht ?

Mathieu, comment elle est allée

sur le yacht, Tina ?

- Je sais pas.

...

- Avec ce bateau ?

- Non, c'est au patron,

y a qu'une clé.

- Et ça, y a quoi dedans ?

- On stocke transats, paddles,

un bateau gonflable...

Il a été crevé la semaine derniÚre.

- Ah. OK, merci.

Musique Ă  suspense

...

Il est pas du tout crevé.

...

Attends, c'est ton vernis, ça.

...

Pschit

Ah, OK.

OK, OK, Tina. OK.

Tu fais une rustine avec ton vernis.

Tu regonfles.

Et tu rames pour ton scoop.

Non, c'est pas possible. Tu es tuée là-bas, le bateau est ici.

Ou alors...

ton assassin le remet là, mais sait pas qu'il est crevé.

Musique intrigante

...

Oui, George ?

Je suis aux Armateurs.

Je sais, c'est pas la procédure, on s'en fout !

Venez, c'est Kaïto qui a tué...

- Pose ton téléphone. - Dans le sable ?

Pour les téléphones, c'est pas.. - La ferme.

- A mon avis, en termes de communication, c'est...

- Ferme ta gueule, je te dis ! - OK.

- Viens.

- Les réseaux... - Chut !

...

Cri de surprise

Gabriel grogne de douleur

- Je suis désolé !

- Va falloir qu'on discute !

Musique d'action

...

Tu vas voir !

...

- Il fout quoi ?

- Yes !

...

Vrombissement de moteur

...

- Mais non...

...

Coups de feu

... ...

Le moteur cale.

...

- Merde, merde ! Putain, démarre !

- Vous avez perdu ça ?

...

Tina tenait un vrai scoop.

N'est-ce pas, M. Mendes ?

Alors...

Le soir de sa mort,

vous vous engueulez tranquillement.

Lorsque M. Flamand

a le culot de venir barboter sous votre yacht...

quand le Golden passe par la fenĂȘtre.

- Il le reçoit pile sur la tĂȘte.

- Vous constatez qu'il est mort.

Oh, stupeur ! "Que vais-je faire ?"

Si j'appelais mon copain Mendes ?

Pour vous rendre

un petit service : vous débarrasser du noyé.

M. Many doit investir pour les Armateurs.

- Et un business angel, ça se dorlote.

Ca se bichonne.

Ca se chouchoute.

Sauf que Tina filme tout.

Vous la rattrapez.

Elle a beau vous promettre

qu'elle dira rien...

Trop risqué.

Faut s'en débarrasser.

- Vous la braquez et lui attachez le palonnier.

- Là, promenade tractée. Mais sans les skis.

- Aucun trace de lutte, et vous voulez

faire croire Ă  une noyade.

- Sauf qu'elle était vaillante, Tina.

Pendant que vous la traßniez, elle a réussi à se libérer,

Ă  nager jusqu'Ă  la plage et Ă  se hisser dans un cocotier.

OĂč elle est morte.

- Noyée dans un cocotier.

- J'avais pas le choix.

- On a toujours le choix.

Vous avez choisi de sacrifier le petit poisson pour le gros.

Musique rythmée

...

Et voilĂ .

- Merci, commandant.

- Alors, George.

Vous pensez quoi de ma boum ?

- Vous avez

failli y passer.

- Tout de suite les grands mots. Ca va !

- 2 bateaux explosés en 3 jours. Touché, coulé ?

- Sans vous, je fais n'importe quoi.

- Je suis pas baby-sitter. - Je sais. Un verre ?

- Non merci.

- Il est léger et validé

par le commandant.

Ah, Charlie !

- TrĂšs gentil d'organiser un pot.

- On n'est pas VIP, mais on a droit aux soirées privées.

- Vous croyez pas si bien dire. Tenez.

- Oh !

Ca s'appelle une arrivée discrÚte.

- PlutĂŽt fracassante !

Rires

- VIP : Very Important Policeman.

- Saint-Barth, voici MaĂźtre Rosier, une des meilleures avocates

de l'Ăźle.

- Avocate ? D'accord.

On va se voir souvent.

- Parce que tu restes ?

- Il semblerait.

- D'accord, vous vous connaissez déjà.

Musique douce

...

- Un peu ?

...

Sous-titrage : BLUE ELEMENTS

...

...

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