All language subtitles for Balthazar.S02E02.Derniere.demeure.FRENCH.1080p.WEB.H264-BTT

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Original subtitles

...

Musique sombre

...

- Ca va ?

- Ca va, et toi ? - Ouais.

- Il y en a combien ?

- Pour les corps, j'en sais rien, pour les os, une cinquantaine.

Ils les ont trouvés en commençant les travaux.

- Ils ont pu être déposés hier soir comme il y a 500 ans.

- Vu l'endroit, c'est possible, mais même pour ça,

on doit le faire confirmer par un légiste.

- Bah les voilà.

T'as trouvé un truc à dire pour Balthazar ?

- Qu'il y avait pas

besoin qu'il se déplace.

Pourquoi ? Il y a un problème avec lui ?

- Il me fatigue.

- On a vu

une biche, c'était magnifique.

- Balthazar n'est pas là, on va être tranquilles.

Vrombissement de moteur

...

Musique intrigante ...

... ...

...

- C'était bouché sur l'A13.

Rire léger

Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai dit une connerie ?

Alors, qu'est-ce qu'on a ?

- Des os.

- C'est vague, mais c'est juste.

Eddy ?

- On a un humérus et deux ulnas.

- Des cubitus dans l'ancienne nomenclature.

- Oui, et il y a

un radius et quatre crânes donc quatre squelettes.

- Ah oui, quatre.

Bon, le corps humain est constitué de 206 os constants.

Fois 4, ça fait 824.

J'ai rien contre l'anthropologie

médico-légale, mais c'est un Mikado

donc ça va durer.

Musique à suspense

...

Absence totale

de fluorescence ultraviolette sur l'ensemble de l'os.

...

Balthazar renifle.

C'est très léger,

il ne sent rien.

Tu vois la cavité, là ?

C'est génial.

Mesures de l'émail

sur les faces occlusales...

Celles avec lesquelles on mastique.

Ce qui indique un régime alimentaire

riche en éléments

durs et ça confirme l'ancienneté à 5 ou 6 siècles.

- Donc du Moyen-âge. On refile l'affaire

aux archéologues. Merci, au revoir.

- J'ai pas fini mon analyse.

Capitaine, j'ai pas fini !

Dites au capitaine

que j'ai pas fini. - Hélène ?

- C'est bon, j'ai entendu.

- Celui-là

a l'émail beaucoup mieux entretenu.

Il y a même un pansement sur la première molaire.

- En effet.

Balthazar renifle.

- Vous êtes obligé

de tout renifler ? - Non, mais j'aime bien.

Et accessoirement,

ça fait partie de mon métier, aussi.

Ce crâne sent l'acide chlorhydrique.

Efficace pour dissoudre un corps.

On sent encore l'odeur piquante.

Ca date de huit jours maximum.

Donc on est peut-être en présence

de trois corps qui datent du Moyen-âge, mais celui-là,

il était encore vivant la semaine dernière.

Musique à suspense

Générique

...

- C'est moi ou c'est tendu, entre Bach

et Balthazar ? - C'est tendu.

- Elle en a marre de ses vannes ? - C'est de la tension sexuelle.

Ils ont peut-être même déjà couché ensemble.

En salle d'autopsie, si ça se trouve.

T'imagines, sur la table froide... - Attends... Stop !

- Quoi ? T'imagines jamais

les gens tout nus quand tu bosses ? - Non, pas du tout.

J'aimerais vraiment pas

être dans ta tête. - Ce que tu peux être prude.

- Bien, on a reconstitué les squelettes.

On est donc en présence de deux hommes et d'une femme

d'environ 55-60 ans, décédés selon le carbone 14

entre... - 1345 et 1385.

- Exactement !

Figurez-vous qu'on a envoyé les dents au labo

et qu'ils ont retrouvé des fragments d'ADN

de yersinia pestis,

le bacille de la peste.

Je trouve ça fascinant.

On n'a retrouvé aucun effet personnel.

Ils auraient été enterrés à la va-vite

dans la fosse commune. Mais à l'époque,

il y a eu une épidémie de peste noire très virulente dans cette région...

- La victime, hein ? On va...

- Ouais.

On a envoyé sa formule dentaire à l'ordre des chirurgiens

dentistes qui la diffuse

pour trouver un nom, mais selon mes analyses du crâne et du pubis,

c'était un homme.

Probablement moins de 20 ans.

- Il était vivant avant d'être jeté dans l'acide ?

- Très bonne question.

Vous voyez ces deux traits, Delgado ?

Il semblerait que sa mort soit consécutive à ce traumatisme

crânien dû à un choc direct et violent,

sûrement avant d'être dissous.

- C'est une bonne nouvelle.

- Je dirais pas ça.

- On a noté une quarantaine de traces de coups sur tout le corps.

D'après les impacts et l'analyse au microscope,

les lésions ont été provoquées par un objet tranchant

et contendant, genre pelle, avec une très forte énergie.

Ca a dû être violent.

- Donc il a été battu à mort avant d'être jeté dans l'acide ?

- Oui.

- On a un match : Arthur Joncour. Ca vient d'un dentiste

des Yvelines.

Il a les mêmes soins sur la première molaire.

Il avait 19 ans.

- Un homme, moins de 20 ans.

- Ouais.

Il est inscrit aux personnes recherchées.

Sa petite amie a signalé sa disparition

il y a 10 jours.

Bravo, vous avez bien travaillé.

- Bon bah...

merci à tous.

Pas de famille connue,

grandi en foyer, employé d'une supérette,

ni casier ni signalement, un gamin sans histoire.

- Perquisitionne son studio et demande ses relevés téléphoniques,

qu'on sache qui il a vu, où il était il y a 10 jours.

Je vais voir sa petite amie. - OK.

- Je vous emmène ?

- Pardon ?

- C'est... sur mon chemin.

- Bon, je te laisse, courage.

- Vous savez pas où je vais.

- Bah si.

Vous allez où ?

- A Hermeray dans les Yvelines.

- C'est sur mon chemin. - C'est ça.

- Soyez pas têtue,

il vaut mieux interroger les témoins le plus vite possible.

Et j'ai un autoradio, on n'aura pas à se parler.

Je vous laisserai me faire la gueule tranquillement.

Vous m'évitez ?

Vous êtes vraiment fâchée, là.

J'aurais dû vous le dire avant pour l'enquête sur la mort

de ma femme. - Vous avez fouillé dans mon bureau.

- Je suis désolé.

- Vous avez consulté mes dossiers sans mon autorisation.

- Désolé... - Vous m'avez prise

pour une conne en menant votre enquête.

- Je suis désolé.

- S'il y a un malade dans la nature, vous lui avez fait gagner du temps.

- Je sais pas quoi dire.

- Dites rien.

Je fais quoi, moi, maintenant ? Je vous dénonce ?

Ou je mens à ma hiérarchie ?

Vous vous rendez compte de ma situation ?

- Je vous demande juste de rouvrir l'enquête.

- C'est là.

Musique intrigante

...

Ils sonnent.

...

L'horloge sonne.

- Merci, Marie. - Je vous en prie.

- Marie ?

Vous pouvez monter les garçons dans leur chambre ?

- Bien sûr.

- Vous voulez du thé ?

- Non, merci.

- Heureusement que Marie est là.

Je ne sais pas ce qu'on ferait sans elle.

- Rose ?

Vous vous connaissiez depuis longtemps avec Arthur ?

- Depuis six mois, à peu près.

On s'est rencontrés

dans le supermarché dans lequel il bossait.

Musique inquiétante

...

Il m'a invitée

à boire un verre et...

j'ai flashé tout de suite.

C'était un super garçon.

...

- Il vous avait un peu

parlé de lui ?

- Il n'avait pas eu une vie facile.

Il... Il bossait comme un malade.

Il disait que comme ça, il mettrait nos futurs enfants à l'abri.

Qu'ils n'auraient pas la vie qu'il a eue.

(Merci.)

Un objet tombe.

- Ca va ? Tout va bien ?

- Oui, oui, ça va.

Musique inquiétante

...

- La dernière fois que vous l'avez vu,

c'était quand ? - C'était...

il y a 2 semaines.

On avait...

On avait décidé de vivre ensemble.

On devait se retrouver au... Au studio à Rambouillet...

mais il n'était pas là, donc... .

Donc je l'ai appelé, il ne répondait pas

et... le supermarché m'a dit

qu'il n'était pas venu bosser. J'étais sûre

qu'il lui était arrivé quelque chose.

C'est tellement injuste ! - (Ma chérie...)

Rose pleure.

Musique douce

... ...

...

- Ils sont bizarres.

- Ils sont morts de trouille. - Pourquoi vous dites ça ?

- Le pantalon du père est trop grand. Il a perdu

au moins 10 kg et c'est récent

parce qu'il a pas pu changer sa garde-robe,

les ongles de la mère sont rongés

jusqu'au sang, la petite a des démangeaisons.

Même la femme de ménage

a l'air tendue.

Ils sont terrifiés.

- Ils ont tué Arthur et ils ont peur qu'on le découvre ?

- Mmh... Vu l'impétiginisation des lésions autour des ongles

et les lésions liées aux démangeaisons,

ça date d'il y a plus de 15 jours.

Ce qui les terrifie est antérieur à la mort d'Arthur.

- En même temps, cette maison fout les jetons.

Musique sombre

- Ouais, c'est vrai que

c'est pas accueillant. - Tiens, c'est pour toi.

- C'est gentil, merci.

...

C'est nous, ça ? - Oui.

- Et c'est quoi, le rouge, là ?

- TON SANG.

...

- C'est Babaou qui nous a fait ça ? - Oui, avec une pelle.

(- LAISSEZ-NOUS TRANQUILLES

(OU IL VOUS TUERA, COMME ARTHUR.)

...

Musique inquiétante

...

- Et sur les Laborie, tu as trouvé quoi ?

- Ils ont quitté Paris il y a 8 mois.

Ils ont hérité de la baraque d'une vieille tante

et ils ont tout plaqué pour faire des chambres d'hôtes.

A part ça, RAS.

- Et sur Arthur, rien de plus ?

- Non. La perquis' du studio n'a rien donné.

D'après son employeur, c'était un super gamin,

pareil pour ses potes.

Il était fou de Rose. Il en parlait tout le temps.

L'amoureux, quoi.

- Et sur Babaou, tu as quoi ? - Aucune mention

dans les fichiers. Le seul que j'ai

trouvé sur le Web, c'est lui : le croque-mitaine,

un personnage créé pour foutre la trouille aux enfants.

- Donc la seule piste qu'on ait, c'est un monstre qui fait peur

aux enfants ?

- C'est ça. C'est déprimant, mais c'est ça.

Musique mystérieuse

...

- Tu cherches quoi, là ?

- Une indication sur ton tueur.

Sa taille, s'il est gaucher, droitier,

n'importe quoi qui permettrait

de l'identifier lui ou la scène du crime.

- Rose et moi, on aurait eu une petite maison,

deux enfants, un gros chat. Rien de fou, tu vois.

Il faut croire que c'était déjà trop demandé.

- Je sais, je suis désolé. Tu as eu une vie courte,

mais une belle vie : tu as aimé, tu as été aimé...

C'est ce qu'il y a de plus important, crois-moi.

- Et toi, qu'est-ce que tu attends ?

- Non, tu vas pas t'y mettre aussi.

- Le jouvenceau a raison. - Au lieu de faire giguedouille

avec des paillardes, tu devrais trouver épousailles

et géniture. Raphaël rit.

- Merci pour le conseil, mais je suis un célibataire heureux.

- Tu trouilles de courtiser

la pucelle du quai royal. - T'attends quoi ?

- On parle de Bach ? - Dis-lui que tu la chéris

ou il ne te restera que la mortaille...

- Chut !

Là, sur l'humérus...

j'ai quelque chose.

*"I Got News For You", Marc Ferrari & Michael McGregor

*...

J'ai relevé 43 lésions osseuses sur l'ensemble

du squelette d'Arthur. 42 d'entre elles

sont des lésions tranchantes et contondantes

évocatrices de coups de pelle.

- Et la 43e ? - Pas un coup de pelle.

- Ca, je m'en doute. C'est quoi ?

- Une balle dans le bras gauche.

- On lui a tiré dessus ?

- Oui, mais pas avec n'importe quelle arme.

J'ai retrouvé un fragment. La balistique est formelle :

ça provient d'un fusil ancien avec un canon rayé.

On sait tous les deux où on a vu ce genre de fusil récemment. Montez.

Il démarre. *La musique reprend.

Musique inquiétante

... Un corbeau croasse.

...

- Quelqu'un a tiré sur Arthur avec ce fusil.

Quelqu'un qui a accès à cette maison.

Musique douce intrigante

...

On aura la preuve dès qu'on aura fait les tirs de comparaison.

Alors ?

Bon ben, on vous arrête et on met les jumeaux en foyer.

- Non ! - C'est la maison !

C'est cette maison

qui m'a obligé.

- Comment ça, c'est cette maison ?

Musique sombre

- Quand ma tante nous l'a léguée, on avait plein de projets :

ouvrir les chambres d'hôtes, cultiver la terre,

vivre au grand air... mais tout a foiré.

- Les ouvriers ont enchaîné les accidents.

Au bout de 3 semaines, plus personne ne voulait venir.

Tout notre argent y est passé. On est coincés ici.

- La nuit, des bruits nous réveillent.

Les fenêtres s'ouvrent et se ferment.

Les gens ont peur. Raphaël tousse.

Musique sombre

...

Il y a un étang au fond du parc. Il y a cinq ans,

ils ont retrouvé tous les poissons morts à la surface.

Ca sentait le soufre, ça moussait,

l'eau était jaune fluo.

Les locaux disent que...

...

le Diable a pissé dedans.

... L'horloge sonne.

... ...

- On a tout fouillé, en vain. On a même fait sceller les volets

au cas où ça viendrait de l'extérieur.

- Leur tante aussi pensait que la maison était maudite.

Elle disait qu'un mauvais esprit vivait là et qu'il voulait sa mort.

- Mais vous, vous continuez à travailler ici ?

- Je n'ai pas le choix.

Je dois payer les études de mon fils aux Etats-Unis.

- Ce mauvais esprit dont la tante parlait...

ce ne serait pas Babaou, par hasard ?

Musique inquiétante

- C'est ce que disaient les jumeaux.

...

Vous nous prenez pour des dingues, hein ?

...

Comme Arthur.

Je lui ai expliqué que la maison était maudite, mais...

il ne m'a pas crue.

- Bon, et qu'est-ce qui s'est passé avec Arthur ?

- C'était la nuit.

Il y a 3 semaines. J'avais pas dormi depuis des jours.

J'ai vu une silhouette se faufiler dans le parc.

J'ai cru que c'était ce...

Ce fantôme.

J'ai pris mon fusil et j'ai tiré.

- C'était Arthur.

Il était venu me faire une surprise. - Et vous l'avez tué.

- NON.

- La balle est ressortie du bras.

On l'a soigné.

- Je l'ai supplié

de ne pas porter plainte.

Il a accepté, à condition que je quitte cette maison.

- Je ne l'ai pas tué.

Je vous jure. C'est cette maison.

On devient complètement fous !

- Vous vous expliquerez au procureur demain matin, M. Laborie.

Balthazar essaie de démarrer la voiture.

...

Qu'y a-t-il ? - Attendez.

...

Problème de batterie.

- Elle est déjà pétée,

votre nouvelle voiture ?

- Non, elle est pas déjà pétée, ma nouvelle voiture.

Alors...

Musique menaçante

...

Je comprends pas, tout a l'air en ordre.

Cris au loin

Appelez Delgado, qu'il vienne nous chercher.

...

- J'ai pas de réseau.

- Moi non plus. - Mais c'est cette baraque !

- Elle est loin, la prochaine habitation ?

- 25 km, par les bois.

Elle soupire.

- A demain.

Marc Laborie va passer la nuit là.

- Si vous voulez, je reste devant la porte.

- Allez dormir, vous avez une sale tête.

De toute façon, je ne crois pas qu'il soit dangereux.

- OK, capitaine, comme vous voudrez.

Bonne nuit. Ah ! Et...

faites attention aux esprits.

Musique sombre

...

Bruits de pas

...

Battement de porte

Grincement

...

Battement de porte

Grincement

Musique angoissante

...

Claquement et grincement

... ...

...

- Je le savais,

vous êtes réveillée.

J'ai été dans la cuisine voir s'il y avait rien à manger,

et je nous ai préparé un petit repas champêtre.

Alors, on a sandwich au fromage frais...

et légumes du jardin, et tisane valériane...

et passiflore.

Vous avez pensé à mon enquête ?

- Je ne fais que ça, Balthazar.

- Et vous avez décidé quoi ?

- Si je dis pas d'où je tire mes infos,

je me trahis.

Si je dis la vérité, vous perdez votre boulot.

Réjouissant, comme choix.

- Je vous ai mise dans la merde.

Je suis désolé.

- Arrêtez de dire ça tout le temps, c'est pénible.

- Désolé.

Enfin...

- Merci.

Avec Lise, vous vous connaissiez depuis longtemps ?

- Euh... 8 ans.

On se connaissait depuis 8 ans.

On s'était rencontrés à une soirée

d'amis en commun.

Elle dansait comme si elle était seule au monde.

Elle voulait tout vivre

à fond, librement.

La première fois qu'on est sortis...

Il rit.

...

La première fois qu'on est sortis,

on est rentrés par effraction

au zoo de Vincennes, de nuit.

Elle m'a forcé à me baigner avec les pingouins dans le bassin.

...

C'est là que je me suis dit que...

Que je pourrais pas vivre sans elle.

Musique mélancolique

...

Quand on...

Quand on l'a...

...

Quand elle est...

...

Balthazar se racle la gorge.

Bref, je...

Je pensais que j'allais devenir fou.

Et...

...

Je pense que c'est aussi pour ça

que je ne vous ai pas parlé de mon enquête.

J'ai beaucoup de mal à parler de Lise.

...

Claquement de porte

On descend des escaliers.

- Vous avez croisé quelqu'un ? - Non, tout le monde dort, là.

Bruits suspects

Musique inquiétante

...

Miaulement

- C'est là.

... ...

Le jouet chute et s'arrête.

Les jumeaux ont dû mettre ça ici pour nous faire flipper.

Bruit suspect

Musique de tension

...

Bruit métallique

...

Bruits suspects

... ...

...

Bruit strident

...

Ah putain !

...

- Vous dormiez ?

- Non, j'étais... Je méditais.

- Vous dormiez.

- OK, je dormais. Et vous, vous avez dormi,

un peu ?

- Pas vraiment, non.

On a fouillé la maison jusqu'à l'aube,

on n'a rien trouvé. Enfin, rien qui puisse expliquer

ce qui s'est passé.

- Vous avez interrogé Marc Laborie ?

- Oui. Il persiste à dire qu'il n'a pas tué Arthur.

Mais on n'a rien qui prouve le contraire.

En même temps, comment aurait-il pu

exploser ces verres depuis sa chambre ?

Il y a quelque chose qu'on ne comprend pas.

Il parle la bouche pleine.

- Pardon ?

- Il y a quelque chose que vous ne comprenez pas.

Tintement du verre

Ting !

Non ?

- De quoi vous parlez ?

- La fréquence de résonnance. Ca vous dit rien ?

Tintement du verre Enregistrement audio

Voilà.

J'ai enregistré le son.

Ce qu'il faut savoir, c'est que chaque objet

a sa propre fréquence de résonance.

Dans notre cas, c'est 442 hertz.

- Balthazar. Je suis fatiguée.

- OK. J'accélère.

Donc 442 hertz, c'est la fréquence de résonance.

Tout ce qu'on a à faire maintenant, c'est renvoyer ce son,

à travers un amplificateur et une enceinte,

pour faire rentrer l'objet en résonance.

Démonstration.

Musique mystérieuse

Je pose le verre.

Je le recouvre

d'une cloche cubique.

Une enceinte, reliée à mon ordinateur,

qui a enregistré la bonne fréquence...

...

Mettez ça.

Vous êtes prête ?

Tintement de verre amplifié

...

Et voilà. Pas mal, non ?

Il suffit d'avoir

un bon ampli, de ne pas être trop loin de la maison,

et avec la bonne fréquence, on fait tout péter.

- Quelqu'un cherchait à rendre fous les Laborie.

Elle voulait qu'on croie cette histoire de maison hantée

et de fantôme. Peut-être qu'Arthur a vu

une chose qu'il n'aurait pas dû : l'identité du fantôme.

- Peut-être.

- Je vais tout reprendre sur les Laborie.

L'emménagement a pu déplaire à quelqu'un.

- Je vais rendre ce qui reste du corps d'Arthur à Rose,

pour qu'elle dise enfin adieu à son amoureux.

Musique mystérieuse

- Pourquoi ne pas envisager du tout qu'un vrai fantôme l'ait tué ?

- Tu sais très bien pourquoi.

Parce que les fantômes n'existent pas.

Voilà. Tu es content ?

C'est juste une manière de gérer la mort, l'inconcevable.

C'est un peu comme l'amputation d'un membre.

Ceux qui se font amputer d'un membre

ressentent souvent une douleur là où il n'y a plus rien.

Les fantômes, c'est un peu ça.

C'est la douleur du manque.

- Et Babaou, c'est qui, d'après toi ?

- Je sais pas encore, mais les Laborie sont dans une psychose collective

qui peut inspirer n'importe quoi, sauf que

pour te briser ainsi les os, il faut être

bien réel, crois-moi.

...

- C'est quoi, cette couleur ? - Ca ?

La preuve que c'est pas le Diable qui a pissé dans la mare.

...

- Vous parliez d'une découverte capitale pour l'enquête,

pas d'une partie de pêche.

- Alors figurez-vous

qu'en nettoyant les ossements d'Arthur à l'IML

l'eau a changé de couleur

pour un très joli jaune fluo,

exactement comme la mare au Diable il y a 5 ans.

J'ai donc décidé d'y faire trempette. Je vous explique ?

- Allez.

- Regardez.

Au contact de l'acide chlorhydrique,

le pH de l'eau devient très acide. Cette acidité-là

a fait ressortir tous les résidus de la mare : fer,

manganèse, matière organique.

C'est ça qui a donné

la couleur jaune à la mare, pas le Diable.

- On a dissout un autre corps dans l'acide puis jeté les os ici.

- Voilà. Notre victime est un jeune garçon

en fin de puberté, 15 ans, environ.

Sur ses os, j'ai retrouvé

les mêmes traces que sur ceux d'Arthur.

Lui aussi a donc été tué à coups de pelle, il y a 5 ans.

Musique mystérieuse

...

- Ca fait 5 ans qu'on cherche Pierre.

Vous êtes sûre de ce que vous dites ?

- Les comparaisons

ADN sont formelles à 99, 9 %.

Ce sont bien les ossements de votre fils.

Je suis désolée.

- J'étais sûr qu'il s'était passé quelque chose.

On répétait que Pierre n'avait pas fugué

mais les flics n'écoutaient rien.

- Vous habitiez alors Hermeray ?

- Pas loin, oui.

Quand Pierre a disparu,

ma femme s'est laissée mourir.

Alors j'ai quitté le coin. J'avais trop de souvenirs.

- Vous connaissiez

cette maison ?

- Oui. Tous les mômes du coin allaient

se faire peur là-bas. Mais je n'y suis jamais allé.

- Et Pierre ?

Musique sombre

- Non, pas que je sache. Pourquoi ?

...

- Quelqu'un aurait pu lui en vouloir ?

- Vous étiez où pendant 5 ans ?

Pendant qu'on attendait, pendus au téléphone ?

Qu'on tractait des avis

de disparition ? Vous étiez où ?

...

- Je sais que c'est trop tard pour Pierre. Désolée.

Aidez-moi à retrouver celui qui lui a fait ça.

- C'était un gentil gosse.

Je vois vraiment pas qui aurait pu lui faire du mal.

- Il y a 5 ans,

pourquoi mes collègues ont pensé à une fugue ?

- Pour une histoire de fille à la con.

Pierre et son meilleur copain étaient amoureux de la même gamine.

Ils s'étaient disputés.

- Vous avez leurs noms ?

- Elle s'appelait Adeline Bassague.

Et le meilleur ami de Pierre, c'était Baptiste Perrin. Attendez.

Je crois que j'ai une photo.

C'est lui, là. Avec Pierre.

C'était un drôle de gosse, Baptiste.

Il me foutait la trouille.

Il avait un surnom.

Ah oui !

Tout le monde l'appelait

Babaou.

Musique sombre

- Pierre Rivelli n'a jamais fugué.

Balthazar a examiné ses os : tué aussi à coups de pelle,

probablement par son ami Baptiste, dit Babaou, qui a aussi tué

Arthur 5 ans après. - Pierre, OK,

pour une fille. Mais Arthur, quel mobile ?

- Rose.

- Il est amoureux de Rose. Arthur voulait

l'emmener loin d'Hermeray. Baptiste l'empêche en le tuant.

- Mais y a aucun Baptiste Perrin

dans l'entourage de Rose.

- Peut-être qu'il l'aime en secret.

On a quoi sur lui ?

- On va voir.

Musique mystérieuse

...

Alors, Baptiste Perrin.

Né à Hermeray, en 98.

Pas d'adresse, pas de portable,

pas de carte grise ni relevé bancaire.

Il s'est volatilisé il y a 5 ans. Comme s'il

n'existait plus.

Oh merde.

Sa mère, c'est Marie Pastore, la femme de ménage des Laborie.

...

Musique sombre

- Je vous l'ai dit.

Baptiste fait ses études aux Etats-Unis.

- C'est votre mensonge pour tout le monde depuis cinq ans.

Mais il n'est pas sorti du territoire.

Où il se cache ?

- Il est en 2e année de droit à l'université de Georgetown.

Pourquoi il se cacherait ?

- Pour avoir tué Pierre Rivelli

à coups de pelle.

- C'était un accident.

- Un accident ?

Il y a des dizaines de traces de coups sur le corps

de Pierre. Il a recommencé avec Arthur.

C'était pas un accident et vous le savez.

Mme Pastore, je...

Je comprends qu'une mère protège son fils.

Mais Baptiste est dangereux.

Dites-moi où il est.

Musique mystérieuse

- Tout ça, c'est de ma faute.

Quand son père est parti, j'ai été seule.

J'ai dû fait plus de ménages.

Je partais tôt. Je rentrais tard.

Je n'étais jamais là, en fait.

Baptiste a

...

commencé à avoir des accès de colère.

- Oui, j'ai lu son dossier.

Ses professeurs étaient impressionnés

par son intelligence, hein ?

Mais ils ont aussi voulu vous alerter sur sa violence.

Vous n'avez pas écouté.

- Je n'ai pas voulu voir.

...

J'étais lâche.

...

Jusqu'au jour où je l'ai retrouvé dans le parc,

avec la pelle pleine de sang et

le corps de Pierre à côté.

- Pourquoi vous n'avez pas appelé la police ?

- Pour qu'il finisse à l'hôpital psychiatrique ?

...

Ou en prison ?

- Alors vous l'avez couvert, c'est ça ?

C'est vous qui avez dissout le corps de Pierre dans l'acide.

...

Vous avez recommencé avec Arthur.

Bach soupire.

Vous allez continuer

comme ça longtemps ?

Il va recommencer, Marie. Vous le savez très bien.

Faites-le pour vous. Dites-moi où il se cache.

Il vous faut combien de morts ?

- C'est peut-être un monstre, mais c'est mon fils.

Sa voix tremble. Je suis désolée...

Elle sanglote.

- Il fait une fixette sur Rose. Si elle est là, lui aussi.

Fouille le parc, je prends la baraque.

Delgado ? - Ouais ?

- Il est dangereux.

- J'ai pas peur du croque-mitaine. On garde le contact radio.

Bach sonne à la cloche.

- Les plombs ont sauté.

- Il nous a vus arriver.

- Qui a coupé le courant ?

- Le fils de Marie Pastore.

- Il est où ?

- Ici.

Delgado ? Delgado pour Bach !

Delgado ?

Coups violents

Qu'est-ce que vous faites là ?

- J'ai jeté un oeil aux médicaments de chez Marie Pastore.

Elle a des antifongiques systémiques contre l'aspergillose.

- C'est quoi ?

- Une infection des bronches

qu'on retrouve chez les immunodépressifs.

Mais moi, je viens d'examiner Marie Pastore.

Elle n'a pas cette maladie.

- Les médicaments sont pour lui.

Coup violent

Bruits métalliques.

- Il a verrouillé. - Ils sont où, les petits ?

- Dans le salon. - Enfermez-vous avec eux.

On va le chercher.

Balthazar renifle la tapisserie.

- Qu'est-ce que vous reniflez ?

- Il y a une forte odeur d'humidité.

- Et ?

- La maladie dont il souffre,

son principal mode de contamination, c'est l'inhalation

de spores de champignons d'un environnement humide,

qui se propagent dans l'air.

Des champignons

comme ceux-ci. - On a tout fouillé

entre ces quatre putains de mur !

- Non, pas tout. On n'a pas fouillé

derrière les murs.

Musique inquiétante

...

Il a toujours été là.

A quelques centimètres de nous.

Complètement invisible.

- Rose...

Son cri est étouffé.

- Chérie, viens m'aider !

Rose !

Rose !

Rose !

Rose !

Rooose !

Rooose !

- Mme Laborie, c'est le capitaine Bach, ouvrez !

Mme Laborie, ouvrez-moi.

- Rose a disparu !

Elle était là...

Il y a 30 secondes !

- OK, calmez-vous. Calmez-vous, Florence.

On va la retrouver, hein ?

Occupez-vous des petits.

Florence sanglote.

...

- Elle était où quand elle a disparu ?

- Là.

Exactement là.

- OK.

Alors, derrière les murs...

Derrière les murs...

Musique angoissante

...

Bruit métallique

...

...

- Il observait tout depuis le début.

...

Cris étouffés

...

...

...

...

- Baptiste, pose ce couteau.

...

Tu lui fais peur. Pose ce couteau.

- Lâchez ça, sinon, je vous jure, je le fais.

- OK.

Regarde.

Tu vois, je pose mon arme.

Pose ton couteau. On sait que tu ne veux pas

lui faire du mal.

- Faire du mal.

C'est elle qui m'en fait ! Elle veut se barrer d'ici !

Elle en a rien à foutre !

Et moi, je suis tout seul !

Je vais mourir avec elle.

- Pense à ce que ta mère a fait

pour toi. - Ma mère ?

C'est elle qui me cache ici, parce qu'elle a honte de moi.

Elle crie.

Le couteau tombe. Elle reprend sa respiration.

- C'est bon, je m'en occupe.

Retourne-toi.

Elle respire nerveusement.

- Ca y est, c'est fini.

Musique douce

- Tu bouges pas !

...

- Allez, tout va bien. C'est fini.

Allez.

Allez.

...

- Balthazar ? - Quoi ?

- Pourquoi t'as pas...

- Allez, on y va.

- C'est à cette heure que t'arrives ?

- Fatim ?

Balthazar sifflote.

- C'est bon, j'ai le dossier.

Eddy, tu... Tu veux jeter un oeil ?

- Non, ça va. Merci.

- Allez.

Eddy ?

C'est toi qui ouvres ? - Non.

Il crie.

Tu ne me parles plus jamais de tes fantasmes.

Il soupire. Il s'éclaircit la voix.

*"Soul Sista", Marc Ferrari & Michael McGregor

...

Yeah yeah

...

Yeah

...

Don't you know

All about it

Say it out loud

Don't ever shout it

There's a shame coming If you want to give up

Time to make some noise

I'm a soul sista

I'm gonna go get her

I'm a straight kid

Won't you say mister ?

I'm a soul sista

I'm gonna go get her

I'm a straight kid

Won't you say mister ?

La musique s'atténue.

Musique intrigante

- Qu'est-ce que tu fais, là ?

Pourquoi t'es triste, comme ça ?

- Tu m'oublies, Raph.

Je disparais, petit à petit.

Je me sens tellement seule.

Comme Baptiste entre ces murs.

Sonnette

Je suis sûre que c'est elle.

Musique douce

...

Sonnette

...

- Capitaine.

Quelle surprise.

- Que vous m'ayez menti des semaines, je vous le pardonne pas.

- Ne vous fatiguez pas, j'ai compris.

Vous êtes venue me dire que vous allez me dénoncer.

Pas la peine de prendre des gants, je l'ai bien cherché.

- J'ai décidé que j'allais pas parler de vous au procureur.

L'enquête sur la mort de Lise est officiellement rouverte.

Je suis en charge du dossier.

...

(- Merci.)

...

(Merci.)

...

SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA

.

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