All language subtitles for Balthazar.S01E04.Les.ames.soeurs.FRENCH.1080p.WEB.H264-BTT

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Original subtitles

...

Musique douce

...

*Cet éclairage vous avantage.

*-C'est pour ça qu'on est ici.

*-Pas pour que je voie le travail de vos concurrents ?

*-Pas mal, hein ? *-Hm.

*-Je leur ai appris à faire ça.

*-Est-ce que les jeunes en faisaient autant à votre époque ?

*-Oui. Sinon, je ne serais pas venu ici.

- Il y a un médecin ?

S'il vous plaßt, un médecin !

- T'es médecin, non ?

- Non, non.

- S'il vous plaĂźt !

- Ici ! Lui, il est médecin.

Dis-le. - Oui. OK.

- DĂ©pĂȘchez-vous. - Coupable...

Qui a mangé trop de pop-corn ?

- J'ai prévenu les pompiers.

Elle titubait et elle s'est écroulée.

Il y a du sang partout. Elle a dĂ» ĂȘtre poignardĂ©e.

- Allez.

OK. Allez.

C'est qui ?

- Je sais pas. Je la vois passer tous les soirs.

- Allez.

Allez.

C'est fini.

Il n'y a plus rien Ă  faire.

Elle a été poignardée ?

- Oui, je pense.

- Attendez.

Il n'y a pas de plaie.

Oh, non. Pas de signe d'hémorragie extériorisée.

Merde !

Le sang, ce n'est pas le sien.

Vu la quantité, soit la personne est morte,

soit elle va l'ĂȘtre si on ne la retrouve pas.

Générique : "Balthazar"

...

- Le capitaine Bach sera lĂ  dans 10 minutes.

- C'est trop long.

On doit trouver la 2e victime.

- Comment ?

- En utilisant ce qu'on a : elle.

C'est des piqûres de rosier

qu'elle soigne avec du millepertuis.

Je reconnais l'odeur. - Une fleuriste ?

- Non, les fleuristes utilisent des gants.

Elle devait jardiner chez elle.

Il y a des jardinets, dans le coin ?

Ou des grands balcons ?

C'est lĂ . Appelez les secours.

Il y a quelqu'un ?

(Oh, merde.)

RĂąles

...

Qu'est-ce que tu as fait ?

C'est un coup de couteau ?

OK, ça va aller.

Pourquoi tu ne respires pas ?

Qu'est-ce que tu as, putain ? Pneumothorax.

- Balthazar ?

- Capitaine Bach, donnez-moi un stylo Ă  bille.

- Un stylo ?

- Un stylo Ă  bille.

Maintenant. Non. Enlevez la cartouche et le bitoniau.

Videz-le complĂštement. VoilĂ . Trouvez un alcool fort.

N'importe lequel.

Et aspergez-le.

- OK.

- Allez, HélÚne.

- Je l'ai. Je l'ai.

C'est bon.

- Merci. Appuyez lĂ -dessus.

Maintenez bien.

On draine le pneumothorax.

- Le quoi ? - Le pneumothorax.

5e intercostale. L'air va sortir. - Non.

- Allez, on y va.

PrĂȘte ? - Non.

- Allez. 3, 2, 1...

Cri - La vache.

L'homme tousse et reprend son souffle.

- J'ai parlé aux voisins.

Les victimes s'appellent Jasmine LefĂšvre et Lucas Giraud, 28 ans.

Heureux, sympas. Ils allaient se marier.

Il va s'en sortir ?

- Probablement, oui.

Mais elle, j'ai rien pu faire.

- Mon chéri. Tu es tellement incroyable.

- Attendez, je vous présente. Capitaine Bach : Iris,

une amie.

Et capitaine Bach...

Une collĂšgue de travail.

- Bonjour. - Enchantée.

- Enchantée.

- Bon, eh ben... Vous n'avez plus besoin de moi ?

- Non, c'est bon.

- On retourne au cinéma, alors.

Allez.

- C'est fou, quand mĂȘme.

On se dit "jusqu'à ce que la mort nous sépare".

On se dit

que c'est dans longtemps qu'on sera vieux,

qu'on n'aura plus envie de faire l'amour,

de voyager...

Qu'on aura eu des enfants

et qu'ils nous oublieront déjà,

trÚs occupés à vivre cette vie qu'on a déjà vécue.

Jamais on pense que ça peut arriver si vite,

que ça peut finir, à 25 ans.

- Peut-ĂȘtre que...

Lucas, il va la vivre, sa vie.

Peut-ĂȘtre... qu'il finira vieux,

ridé, décati

et heureux.

Et qu'il aimera Ă  nouveau.

- Qui tu veux convaincre, Raphaël ?

Moi ?

Ou toi ?

Une porte s'ouvre.

- C'est parti ?

- C'est parti.

*-Alexandre, le cousin, qui est lĂ . Juste lĂ .

Ma tante.

Ca va ou quoi ? *-Ca va. Pas mal.

Tintement de verre

*-Votre attention. Avec Jasmine, on a un truc Ă  vous dire.

Mais lĂšve-toi...

*-C'est toi qui le dis. *-D'accord.

Euh... VoilĂ  : avec Jasmine, on va se marier.

Cris de joie et applaudissements

*-Bravo, frangin.

...

*-ArrĂȘte de filmer.

*-Ca va ! Mon petit frĂšre se marie !

- C'était il y a 2 mois.

On sait ce qui s'est passé ?

- Des voisins ont vu une silhouette cagoulée sortir de chez eux.

Pour le reste, il nous faut du temps.

Parlez-nous de vos enfants.

- Jasmine est formidable. C'est une battante.

Quand ma femme est morte il y a 5 ans,

moi, je me suis écroulé.

Mais pas elle.

Elle a bien tenu le cap. Elle a bossé comme une tarée

et elle a décroché ce boulot dans le cabinet d'architectes.

- On a une ecchymose de 4 cm sur 3 cm

en région occipitale droite, causée par un objet contondant.

Le choc a provoqué

un hématome sous-dural,

probable cause de la mort.

Elle a dû s'évanouir quand l'agresseur s'occupait de Lucas.

- Elle a pu se réveiller et aller chercher de l'aide ?

- Oui.

L'hématome met du temps à se développer.

- Putain, elle l'a sauvé.

- On dirait, oui. On dirait.

- Lucas l'a aimée tout de suite.

Ils n'Ă©taient pas du mĂȘme milieu,

mais ça ne le gĂȘnait pas. Rire

- Parce que vous, oui. Hein ?

Elle n'était pas assez bien pour vous.

- Pierre, vous savez qu'on aimait Jasmine.

- Lucas, il faisait quoi ?

- On voulait qu'il reprenne l'hĂŽtel.

Ca marche bien et on voulait travailler en famille.

Il avait d'autres idées.

C'est un artiste.

Fragile. Sensible.

- Avec lui,

Jasmine était tellement heureuse.

Oui.

Elle disait qu'elle n'avait jamais été aussi heureuse.

- Lésions d'automutilation sur les cuisses.

Et sur les avant-bras.

Vu la cicatrisation,

certaines lésions semblent récentes.

- Elle devait souffrir.

- Eddy, tu peux me sortir la radio du pied droit ?

Fracture du calcanéum

qui date d'environ 10 jours.

La consolidation osseuse a à peine démarré.

C'est bizarre,

elle n'a pas de plĂątre.

Ca devait lui faire mal.

Passe-moi un scalpel.

- Et dans leur couple,

ça allait bien ?

- Oui, trĂšs bien.

Ils voulaient un enfant.

Musique de suspense

...

- Un implant contraceptif.

Posé il y a environ 2 ou 3 mois.

C'est bon.

Tout va bien.

- Vous vous souvenez de quelque chose ?

- Je devais ĂȘtre au match.

J'avais mal Ă  la tĂȘte,

alors j'ai préféré rentrer.

Quand je suis rentré,

elle était là.

Par terre.

Elle ne bougeait plus.

Je me suis précipité et...

c'est là qu'on m'a sauté dessus.

J'ai rien vu.

Je me suis battu.

AprĂšs, c'est le trou noir.

- Vous aviez eu des ennuis ?

Entre Jasmine et vous, ça allait bien ?

(- Oui.)

Pourquoi ?

- On pouvait lui en vouloir ?

(- Non, pas du tout.)

Tout le monde adorait Jasmine.

Elle était géniale.

Gentille...

DrĂŽle.

Elle était douce.

- Elle n'a pas changé de comportement

il y a environ 2 mois ?

- A ton retour d'Espagne,

tu ne l'as pas trouvée chelou ?

(- Si.)

Quand je suis rentré,

l'appartement était dégueulasse.

Comme si elle n'était pas sortie

depuis des jours. Et puis...

Elle était... bizarre.

- Bizarre comment ?

- Elle délirait.

Elle disait que c'était un monstre,

qu'on n'avait rien Ă  faire ensemble.

Mais...

le lendemain, tout allait mieux.

- Merci.

Reposez-vous.

- Docteur ?

Pourquoi vous m'avez sauvé ?

- Parce que c'est mon métier.

- Oui...

Pourquoi vous ne l'avez pas sauvée ?

- Je suis désolé. Il était trop tard.

- Il fallait me laisser crever.

- Jasmine a bien reçu un choc, mais elle n'a rien dit.

Creuse ses relevés bancaires, ses mouvements GPS...

Qu'on sache pourquoi elle est partie en vrille.

Oui. Salut, Delgado.

Ca va ?

- Ce sera dur pour lui.

De vivre sans la femme de sa vie.

Désolé, je suis sentimental, ce soir.

C'est le stylo dans le thorax, ça crée des liens.

Allez, bonne soirée.

- Bah. - Hmm.

- Je déteste les encornets.

- Mais comme tu es morte, je mange ce que je veux.

- ArrĂȘte. Tu as tout fait pour me forcer Ă  les manger.

- Si on avait eu des gosses, tu en aurais mis dans leur biberon.

- Avec toi, ça aurait été jambon-coquillettes.

- Oui, ben... Ils auraient adoré.

Tout le monde aime ça.

- J'aurais adoré avoir des enfants avec toi.

Musique mélancolique

...

Il faut que...

j'accÚde à la base de données des flics.

Rapport Ă  l'odeur de bougie

que Sarlat a sentie en trouvant ton corps.

Pour voir s'il y a eu des affaires similaires.

- Tu as interdiction d'enquĂȘter.

C'est pas un peu risqué ?

- J'ai pas le choix.

Je peux pas rester sans rien faire. Un innocent croupit en prison...

et ton tueur est en liberté.

Je peux pas.

- OK.

Mais fais attention Ă  toi.

Sonnerie de portable

...

- Oui, Delgado.

Je suis chez Jasmine et Lucas.

Pour m'assurer qu'on n'a rien laissé passer.

Je te rappelle.

Musique inquiétante

...

Quelqu'un marche à l'étage.

... ...

Police ! - Oh !

- Pourquoi vous ĂȘtes lĂ  ?

- Je veux comprendre ce qui s'est passé avec Jasmine il y a 2 mois.

Baissez votre arme.

- Pardon. - Merci.

- Vous alliez tirer.

- Non. - Si.

Vous aviez le doigt sur la gĂąchette.

C'est bon ? - Oui. Je descends.

- OK.

Rire nerveux

Balthazar éternue. - A vos souhaits.

- Merci.

- Elle est charmante, votre copine.

- Ingrid ?

- Iris, je crois.

- Oui, Iris, oui.

C'est pas ma petite amie.

C'est une copine. Enfin... Une connaissance.

- Vos connaissances vous appellent "chéri" ?

Vous avez de la chance.

- Vous ĂȘtes jalouse ?

- Simple curiosité.

Déformation professionnelle.

Il éternue.

J'ai rien trouvé. Et vous ?

- Des antidépresseurs. Prescrits il y a 2 mois.

Elle était en dépression. Ca ne nous avance pas.

Ah, et des gouttes pour chats. Je suis allergique aux chats...

- Ce papier est bizarre, non ?

- Je n'aurais pas choisi ça.

- Tout est net, propre, bien rangé et...

Il est mal collé.

...

- Vous avez vu le chat ?

- Non.

Une voiture l'a renversé il y a 1 semaine.

- Il s'appelait comment ?

- PĂąquerette.

Je vous laisse vous recueillir,

j'appelle l'IJ. Pour le papier peint.

- Hm. Il a une pelle, le voisin ?

- Vous allez l'autopsier ?

- Oui. Il est mort 1 semaine

avant sa propriétaire. Je me pose des questions.

Et j'ai l'habitude.

- Comment ça, l'habitude ?

- Ben...

Quand j'étais mÎme, je m'entraßnais sur les chats du quartier.

- C'est une blague ?

- Non.

Comment j'ai fini 1er de ma promo ?

Je vous ai eue.

Je vous ai eue.

Vous croyiez vraiment que je torturais des chats.

- Vous avez de l'humour.

- On y est.

Alors, PĂąquerette...

Non,

tu me charries ?

Miaulement

Tu vas aussi me sermonner ?

T'es un chat.

C'est ça. Fais le malin.

- Oh...

Ca pue.

- Hm.

- Tu trouves quoi ?

- Ca peut ĂȘtre le choc avec une voiture ou autre chose. On va voir.

- Fatim ne voulait pas venir. - Ah ?

- Elle a dit : "Les humains, OK, mais pas les chats."

Franchement, qui dit ça ? Qui dit ça ?

Elle est tarée. Et elle rit jamais à mes vannes.

Je ne serais pas surpris que ce soit un tueur en série.

- Méfie-toi,

si c'est le cas, tu risques d'ĂȘtre sa premiĂšre victime.

- Ah, ouais ?

Merde.

- Bingo.

- J'ai les analyses balistiques de la balle.

Vous devinerez jamais.

Le flingue a servi Ă  braquer un hĂŽtel.

- Non, l'hĂŽtel de... - Jean-Paul Giraud.

Le pĂšre de Lucas.

Le futur beau-pĂšre de Jasmine.

- Ils ont piqué quoi ? - Absolument rien.

Un vigile les a surpris, ils ont tiré sur lui et sont partis.

- Jasmine a vu quelque chose et on a buté son chat

pour la faire taire ?

- On va voir ça.

J'ai les vidéos. Je peux ?

*-Pousse-toi. Pousse-toi.

Recule ! Recule ! Ton sac.

Cris

Détonation

Recule ! Recule !

- La petite cachottiĂšre. - Pardon ?

- Remontez un peu

en arriĂšre.

Regardez le braqueur.

Il prend un coup sur la cheville.

Regardez comment il marche.

- Il se fait mal.

A part ça, rien.

- La fracture de Jasmine.

- Elle ne s'est pas fait soigner car elle avait peur

qu'on remonte jusqu'Ă  elle.

- Le lien entre Jasmine

et le braquage,

c'est qu'elle l'a monté.

- Pourquoi elle a fait ça ?

- C'est ce qu'on essaie de comprendre.

- On finançait l'appartement, le roman de Lucas, leurs vacances...

Elle n'avait qu'Ă  demander

de l'argent.

- Elle avait posé des questions sur la sécurité ?

Les codes, les vigiles...

- Oui.

Il y a quelques semaines.

Pour son boulot. Elle refaisait un hĂŽtel

et elle voulait des infos

sur la sécurité.

Je pensais pas... - T'as de la merde dans les yeux.

- C'est bon. ArrĂȘte.

- Elle profitait de Lucas.

- ArrĂȘte. Elle n'avait pas de thunes,

mais elle l'aimait.

Elle Ă©tait honnĂȘte.

- Au point de nous cambrioler ?

- Désolée, je dois y aller.

Ma chérie.

Ca va ? - Ca va.

- C'est ta cheville ?

T'as mal ? - Oui, j'ai mal. ArrĂȘte.

- T'as vu un médecin ? - Non, ça dure 3 plombes.

- C'est le proviseur qui t'a amenée ?

- Non.

J'étais pas en cours.

- T'Ă©tais oĂč ?

Manon, t'Ă©tais oĂč ?

- A Montreuil. Dans un squat.

- Pardon ?

- Il y avait des skateurs, des graffeurs...

C'était pour faire un tour.

- T'étais dans un squat ? Mais tu as 13 ans.

Qu'est-ce que tu fous ? T'as l'Ăąge de jouer Ă  la dĂźnette.

- Je suis plus un bébé. Tu le comprends pas, t'es jamais là.

Et vu la honte que j'ai eue, j'y retournerai pas.

- Je sais pas quoi dire.

- Ben, dis rien.

Un téléphone vibre.

...

- C'est papa.

...

Oui.

Chambre 215, au bout du couloir.

Ben, si.

Ah, t'es lĂ .

- Ca va ?

- C'est une grosse entorse. T'Ă©tais oĂč ?

- Au ciné.

- Depuis 17h ?

- Oui. Manon Ă©tait censĂ©e ĂȘtre au collĂšge.

- Elle n'y était pas. Elle était dans un squat.

A 13 ans. A 17 ans, elle va nous faire un braquage ?

- Elle a dĂ» rejoindre Bryan. - Qui ?

- Ca te dit rien ?

Un graffeur de 3e. Elle est folle de lui.

Ah ben, non. Comment tu le saurais ? Tu la vois 1/2 heure par jour.

- Commence pas Ă  me faire chier.

Ouais, je travaille et je finis tard.

Et merde.

On parle de ta carriĂšre ?

Avec tes soi-disant séminaires de reconversion à Lyon.

Un téléphone vibre.

...

- Vas-y, décroche.

...

- Oui ? *-Le complice du braquage

a laissé ses empreintes chez Jasmine. L'IJ nous appellera.

*-Tiens-moi au courant. - OK.

- Le braquage n'explique pas sa dépression, les scarifications...

- C'était une nana instable, elle a profité des Giraud.

- Non. Je crois Ă  leur amour.

- Vous enchaĂźnez les nanas, mais vous ĂȘtes un romantique.

- A ce sujet...

- Ah ! Je vais enfin savoir ce qu'on fout ici.

- Ca a été ? - Oui. Super.

C'est délicat. Prenez un dessert.

- Je prends le macaron. C'est mon péché mignon. Et vous ?

- Une tarte tatin. - Parfait.

- Tin tin tin.

- Euh...

Ca reste entre nous. - Bien sûr.

- J'ai couché avec une fille tarée.

Et... Bref,

pour faire court...

Elle a changé les mots de passe de mon téléphone, ma box, tout.

Je n'ai plus accĂšs Ă  rien.

- Vous voulez que je m'occupe d'elle ?

- Non, je veux que vous m'aidiez Ă  trouver le mot de passe.

- Ah...

A part les idiots qui mettent "123456"...

Merci.

La plupart du temps, les mots de passe,

c'est le nom du conjoint,

le groupe préféré, le chien...

Moi, je suis seul, j'aime que le zouk...

- Vous avez un chien ?

- Ouais. Pupuce.

- Pupuce ?

- Ben, ouais.

Téléphone

- Merci.

- OK.

On a un nom pour le complice.

Morceau rap provenant d'un appartement

...

- Police ! - Bouge pas ! Bouge pas !

Bouge pas !

Ferme ta gueule. A genoux ! Ferme ta gueule.

Toi, ferme ta gueule.

- Vas-y.

- Police ! Bouge pas ! - A terre ! Magne-toi.

Magne-toi !

...

(- OK.)

Bip

...

Alerte sonore

(Alors... "Infraction.")

(Homicide.)

(Bougie.)

Une porte claque.

- Appelle le proc'. Je m'occupe de lui.

Il y a vos empreintes chez Jasmine LefĂšvre.

Vous avez tué son chat.

- Quoi ? Vous faites une descente chez moi pour un chat ?

- Pas que. Vous avez aussi braqué un hÎtel avec elle.

Vous ĂȘtes allĂ© chez elle et avez tuĂ© son chat.

Et une semaine aprÚs, vous la tuez et vous attaquez son fiancé ?

- N'importe quoi. Pas du tout. J'ai jamais fait ça.

(Salope.)

- Pardon ? "Salope" ?

Un peu de garde à vue, ça va te détendre.

- Attendez. Deux minutes.

On peut se parler, non ?

- Vas-y. Je t'écoute.

- Le braquage, lĂ ,

j'y étais.

Le chat aussi, c'est moi.

Mais pas ça. Non, j'ai jamais fait ça.

- Alors raconte-moi.

- Avec Jasmine, on a grandi dans le mĂȘme quartier.

On se connaßt depuis toujours, sauf qu'elle a fait des études.

Vous voyez le genre ?

On s'est perdus de vue. Récemment,

elle se pointe dans un bar oĂč je traĂźne.

Je l'avais pas vue depuis 1 000 ans. Elle débarque, super mignonne,

elle m'allume, on discute et elle me dit qu'elle a un plan

pour braquer un hĂŽtel de bourges oĂč les clients paient en liquide,

ce qui fait que le tiroir-caisse, il est blindé.

C'était du tout cuit. Le braquage,

la meuf...

J'ai dit oui.

Comme un con.

- Ca a merdé ?

- Oui. Il y a un vigile qui est arrivé.

Elle a paniqué, on s'est barrés sans rien.

Je l'avais mauvaise.

Je la retrouve, je vais chez elle,

et je vois qu'elle m'a pris pour un con.

Elle vit en couple avec un petit mec, posé.

Ca m'a fait vriller.

Je lui ai dit : "Tu m'as promis de l'argent. Trouve-m'en."

VoilĂ .

J'avoue, j'ai buté son chat. Pour lui mettre la pression.

- Une semaine aprÚs, elle est tuée. C'est bizarre, comme coïncidence.

- HĂ©, je les baise, tes coĂŻncidences. OK ?

Je l'ai pas tuée,

cette connasse.

- EmmĂšne-le en GAV.

A demain, M. Bartez.

- Je t'emmerde.

- Bonne nuit Ă  vous aussi.

Qu'est-ce que vous faites lĂ  ?

- Je m'ennuie. Il n'y a rien à la télé.

J'apporte le rapport d'autopsie dans l'affaire Fréjus.

- OK.

- Il a avoué ?

- Pas encore, non.

Je ne ressemble Ă  rien. Je vais dormir

et je le réinterrogerai aprÚs.

- C'est pas gagné.

- De ressembler Ă  quelque chose ?

- Non. De dormir.

- Il est lĂ , l'assassin ?

- Pourquoi t'es lĂ  ?

- C'est lui ?

C'est toi, enculé ?

- Calme-toi. Calme-toi !

- Casse-toi !

Cassez-vous.

Bouge.

- Lucas.

Calme-toi. - Je vais te buter. Il l'a tuée.

- Donne-moi cette arme.

- Il l'a tuée !

- Je l'ai pas tuée. Fais pas le con. Je l'ai pas tuée.

- Et son chat ?

Et le braquage ? - Ca, si. Mais je te jure,

je l'ai pas tuée.

- Ta gueule. - Bon, baissez vos armes.

- Lucas, tu sais ce qui se passe quand on tire dans la tĂȘte

de quelqu'un ?

La balle rentre dans le crĂąne,

rebondit sur l'os

et transforme le cerveau en purée de légumes,

comme un mixeur.

Résultat, ça crée

une cavité énergétique pressurisée.

Pour évacuer cette pression... Pardon, monsieur.

Le crĂąne explose.

Du coup, lui, il est mort.

Du moins, on lui souhaite. Donc il s'en fout. Toi,

tu auras sa cervelle dans tes narines, sur tes yeux

et dans la bouche. Et s'il y a un truc

que je ne voudrais pas,

c'est avoir sa cervelle dans ma bouche.

Ah, autre chose :

t'as pas chargé la 1re balle.

- LĂąche. LĂąche.

LĂąche ton arme.

- C'est bon.

Il s'est calmé.

Hé, Lucas, ça va ?

T'es calmé ?

Ca va ? Ho.

Regarde-moi.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- La neurofibromatose, tu connais ?

Ca génÚre des inflammations le long des trajets nerveux.

Ca se manifeste par des taches couleur café au lait

sur la peau ou dans les yeux.

- De quoi tu parles ? ArrĂȘte.

- Et Lucas et toi,

vous avez la mĂȘme maladie.

Alors qu'elle est rare.

TrĂšs rare, mĂȘme.

Et elle se transmet génétiquement.

- Tais-toi. Ca m'a coûté trop cher de garder ce secret.

- Je suis désolé.

J'ai pas le choix.

J'aurais pu trouver plus tĂŽt

si j'avais comparé les bonnes choses.

Comme ton ADN...

et celui de Lucas.

C'était pas juste ton fiancé.

C'était ton frÚre.

- C'est la commission rogatoire pour perquisitionner votre domicile.

On sait tout.

- Pardon ?

- Karima Latoufi, il y a 26 ans.

Elle était femme de chambre ici.

Vous avez eu une liaison. Elle a eu une fille. Jasmine.

- De quoi vous parlez ?

- On a épluché vos relevés bancaires.

Vous avez fait un virement Ă  BioFab,

un laboratoire qui fait des tests de paternité.

Vous saviez qu'elle était votre fille.

Elle avait tout découvert et vous l'avez tuée.

- Je ne comprends rien.

- Ca va, papa ?

- Oui, oui, ça va.

- Vous en ĂȘtes sĂ»r ?

On a trouvé ça.

Ca a été nettoyé.

- Il reste des traces ?

- Il en reste.

- C'est Ă  vous ?

- Oui, ce sont les miens.

Vous avez raison.

J'ai tué Jasmine.

Il y a 3 mois, Jasmine et Lucas ont dßné à la maison.

Jasmine a sorti une photo de sa maman, qui est décédée.

Et lĂ , j'ai... J'ai reconnu Karima.

On avait eu une liaison. Quelques semaines.

Il y a 26 ans.

L'Ăąge de Jasmine.

Je n'étais pas sûr. J'ai fait un test de paternité.

- Jasmine était votre fille

et elle couchait avec son demi-frĂšre.

- Hm. Je l'ai dit à Jasmine quand Lucas était en Espagne.

Je lui ai dit de partir. C'était monstrueux. Elle a refusé.

Elle a dit qu'elle aimait Lucas plus que tout

et que s'ils voulaient un enfant,

ils feraient des tests génétiques.

J'ai essayé d'oublier.

C'était impossible.

Ca me dégoûtait.

- Vous avez proposé de l'argent à Jasmine ?

- Elle est devenue folle.

Elle m'a dit qu'elle avait braqué l'hÎtel

et qu'elle était capable de tout si je la séparais de Lucas.

Alors j'ai décidé de la tuer.

- Vous avez décidé de...

De tuer votre propre fille.

- Alors ?

- J'ai eu le proc. On le défÚre au parquet.

Balthazar...

- Vous avez vu ?

- Quoi ? - Attendez !

- Stylo.

- Ca recommence ? - Attendez.

- Il respire bien, lui.

- Ramassez.

Allez-y. Ramassez.

OK. Stop. Stop. Stop.

La neurofibromatose, vous connaissez ?

La maladie que vous avez transmise Ă  Jasmine et Lucas.

Une maladie bénigne

avec des complications comme la compression médullaire.

La tumeur vous comprime la moelle épiniÚre.

Ca crée des problÚmes de dos

et les bras perdent en force et en mobilité. Donc...

- Il n'a pas pu pousser Jasmine ni poignarder Lucas.

- Vous protégez qui ?

...

- J'ai consacré ma vie à cet endroit.

Il va me manquer.

Je pense que...

ça peut disculper Jean-Paul.

J'ai pris ses gants, pensant que c'était les miens.

J'ai tout fait.

Il a avoué pour me protéger.

- On sait tout.

Que s'est-il passé ?

- Je l'ai entendue parler avec mon mari.

Je savais qui c'était.

La fille de mon mari et de cette pute de Karima.

Elle allait épouser mon fils.

Faire des enfants avec lui.

Avec son frĂšre.

Hors de question.

Elle allait détruire ma famille, mon fils,

prendre notre hĂŽtel...

Elle devait mourir. C'était la seule solution.

- Vous ĂȘtes entrĂ©e

chez eux ?

- Lucas devait ĂȘtre absent.

J'ai assommé Jasmine et il a débarqué.

Il a attrapé un couteau et...

Ca a merdé. On s'est battus...

et je lui ai planté...

un couteau dans le torse.

Elle sanglote.

...

J'ai failli tuer mon fils.

Vous comprenez ?

Je voulais protéger ma famille.

- Je vous laisse expliquer ça à Lucas.

...

*-Ils vont se marier !

*-Mon petit frĂšre se marie !

- Ouais, Balthazar.

*-Oui, je voulais vous féliciter pour votre arrestation. Bravo.

- Bravo à vous. Sans vous, on n'y serait pas arrivés.

- Disons qu'on fait une bonne équipe. *-Oui.

Oui. Disons ça, oui.

C'est moi.

Je dois vous laisser. *-Pourquoi ? Pardon.

Je sais. C'est votre mari.

Il vous attend. Nu. Avec une érection.

- Exactement.

Et vous ?

- Ce soir, j'ai R. -V. avec une bonne bouteille de whisky.

Je vous ferai goûter, un jour.

*-Je tiens mal l'alcool. - Raison de plus.

- Au revoir.

- Bonne soirée.

Quoi ?

- Rien.

- Vas-y. Balance.

- Tu l'aimes bien, le capitaine Bach.

Ballade blues

...

Elle frappe. - Hm ?

- Comment ça va ?

- Ca va. J'ai des potes qui sont passés me voir.

- Il y avait Bryan ? - Comment tu connais son prénom ?

T'as encore fait ta flic ? - HĂ©, ho.

- C'est ma raclure de frĂšre ?

- Ta "raclure de frÚre" ? C'est marqué

sur ton plĂątre.

- Regarde. C'est lui. - C'est lui ?

- Il est grave beau, hein ?

- Ouah. Ouais, il est...

Il est grave beau.

- Hm. - Hm.

- Merci.

Respiration haletante

...

- Merde.

...

La mĂȘme marque sur le pouce. La mĂȘme odeur de bougie.

6 meurtres avec le mĂȘme mode opĂ©ratoire.

- Sarlat ?

- Impossible.

Il était en prison. C'est pas lui.

Il va recommencer, Lise.

Si on ne l'arrĂȘte pas, il va tuer Ă  nouveau.

Sous-titrage : Nice Fellow

.

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