All language subtitles for Deux.enfoires.a.Saint-Tropez.1986.FRENCH.2160p.UHD.4KLight.HEVC.AAC.x265-FW

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic Download
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified) Download
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean Download
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian Download
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese Download
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Musique rythmée

- Et s'il veut se dégourdir les jambes ?

- Paul est allergique à certains mots comme "réveille-matin"

et "marche à pied".

C'est parti !

Tiens, pour le dérangement.

- En avant, camarade. N'importe où il y a de l'herbe.

- Genre Belleville ou bois de Boulogne ?

J'ai une affaire en béton à te proposer, mon vieux.

Paul !

Paul ! - Fous-moi la paix !

- Où tu vas ? - J'y retourne !

- Arrête, c'est pas un hôtel.

- Tu remontes dans ta poubelle, tu m'oublies, OK ?

- Cette poubelle, comme tu dis, est pas à moi.

Et si tu continues...

- Ah, en plus, c'est une voiture volée ?

- Pas volée, Paul. Juste empruntée.

Mais j'ai pas envie d'expliquer la nuance aux flics.

- T'as foutu quoi de mes chemises ? - Dans le placard avec le reste.

- Et on va où ? - Sur la côte.

- Pour y faire quoi ? - Rien !

T'as besoin de filles, mon vieux, d'oxygène, de soleil !

- Mais encore ? - Rien de plus.

Des vacances. Je t'offre des vacances.

- Des vacances... Et avec quoi ?

- Ce que nous a rapporté notre dernière affaire.

- A toi, que dalle. A moi, 4 mois ferme.

- Bon, j'ai un copain qui nous prête sa villa pendant 15 jours.

C'est super, non ?

T'auras juste à te bronzer tous les jours au soleil, pénard.

- La dernière fois, j'ai fini à l'ombre.

- Elle me paraît faire l'affaire. - Tu commences déjà tes conneries.

- Tu veux y aller à pied ? - Je veux pas voler de caisse.

- 8 jours à pied, 8 heures en voiture.

Tu choisis.

Musique rythmée

- Merde, j'ai pas pensé au bouchon.

- Bah, démerde-toi, c'est toi, le technicien.

- Allons, quand on fait du stop, faut s'attendre à tout.

J'aimerais faire un tour avec vous. - Foutez-moi la paix !

- Mais attendez-moi !

- Eh ! Y a embrouille avec une fille.

- Saloperie ! Elle est bonne ? - Officiellement.

- T'attends les hymnes, ou quoi, là ?

- C'est parti !

- Lâchez ce sac ! - Ecoutez, je plaisantais.

- Mettre la main au cul des filles que vous prenez en stop ?

- Chantal ! Tu fous quoi ? Ca fait une plombe qu'on t'attend !

Remarquez, je le comprends. Vous avez un beau cul.

Saute, avant qu'il réagisse.

- Elle s'appelle pas Chantal.

- Monsieur, s'il vous plaît. - Quoi ?

- 200 francs pour le plein. - Le plein...

Voilà. - Merci.

Merci, Monsieur !

- Merci, mais je m'appelle Evelyne, pas Chantal.

- C'est mieux.

- Il va nous poursuivre ? - Oh, ça m'étonnerait.

- Mais vous faites quoi, dans la vie ?

- Moi, rien.

- Et toi ? - Moi, je l'aide.

- Tu peux ouvrir la grille, Paul ?

- Julius ! - Alors ?

- T'es sûr que c'est là ? - Je crois, ouais.

- Tu crois ou t'es sûr ? - Je crois que je suis sûr.

- Viens voir.

- Y a quelqu'un ? - Pas quelqu'un, des quelqu'un.

Une horde de quelqu'un ! - Non.

- Si. - Officiellement ?

C'est incroyable, ça. C'est incroyable, hein ?

- Incroyable ou impossible ! - Quoi ?

- C'est impossible avec toi !

C'est incroyable que je t'aie encore suivi !

- Mais elle devait être déserte !

- Il reste de quoi rentrer à Paris, alors monte et ferme-la !

- Bon, moi, j'ai une maison et j'ai sommeil.

Alors, demi-tour. Demain, il fera jour. OK ?

Musique rythmée

A table.

- Il est quelle heure ?

- 10h.

- Du soir ou du matin ?

- Ca doit faire longtemps que vous vous levez tard.

- Si c'est un copain imaginaire, on est partis dans 1 heure.

- Te casse pas...

Je l'ai.

- Bonjour, ma tante ! - Bonjour, les enfants ! Bien dormi ?

Musique légère

- Bref, mais intense.

- Elle est irréelle. - Je l'adore.

- Elle est forte en mécanique.

- Et tu l'as pas vue peindre.

Musique rythmée

- Ca va, caïd ?

- Salut, Eric. Paul, mon associé. Eric Moretti, mon copain à la villa.

- Bonjour, Paul. - Bonjour.

- Bonjour, Madame Erickson. - Bonjour, Eric.

Paul ? - Oui, pardon ?

- Vous pouvez tenir mon ombrelle ? - Avec plaisir.

- Tu viens, on va boire un pot.

- Bon, ben, amuse-toi bien, hein.

Madame Erickson fredonne.

- Par là. - Salut, les filles.

- Eh, le plus beau ! - Salut, Fred !

Julius, un copain. - Très heureux.

- Fred, le patron.

- Ca va comme tu veux ? - Ca baigne.

- Fred ? - Ouais ?

Tu peux venir un instant ? - Bien sûr.

Excusez-moi, c'est le travail.

- Désolé pour hier soir.

Mais mon père a débarqué à l'improviste avec un client.

Impossible de t'héberger. Tu m'en veux pas ?

- Te mine pas, on a résolu le problème.

- Tu connais Evelyne ? - Ouais, depuis hier.

- Et t'es déjà chez elle ? - C'est un métier, la vie, non ?

- Vous restez ? - On n'a pas beaucoup de thunes.

- Eric ? - Oui ?

- Tu connais pas un maître-nageur ? - Pourquoi ?

- Il est parti avec une cliente. - C'est pire.

Paul. - Paul ?

- Mais oui, Paul ! Il est maître-nageur à Paris !

- Paul ? Ah oui, bien sûr.

- Il est libre ?

- Euh, depuis peu, ouais. Je vais le chercher ? J'y vais.

- Tu me sauves !

- Merci, mon petit Paul.

Vrombissements

Bye-bye. - Bye.

- Paul, amène-toi !

J'ai trouvé une situation.

- Encore un délire ? - Non, viens.

- Je fais pas un pas de plus tant que tu m'as pas expliqué.

- Eh, t'as pas confiance, là ?

Fred. - Oui ?

- Voici mon ami Paul.

- Salut, Paul. Tu vas apprendre à nager ?

- Pardon ? - Excuse-moi. Allô ? Oui ?

- Il veut m'apprendre à nager ? - Non, tu vas apprendre aux autres.

- T'es malade, je sais pas nager. - Et alors ? T'es pas dans l'eau.

- Entendu ! 2 personnes à 13h !

Merci. Alors ?

- OK. - Qu'est-ce que je vous offre ?

- C'est un enculé. - Hein ?

- Un verre de lait. C'est un vrai sportif.

- C'est super, Paul. Allez, fais pas la gueule.

Ca se passera bien !

- Et si un mec se noie ? Qu'est-ce que je vais branler ?

- Qu'est-ce que ça peut te foutre ? T'es pas sauveteur.

- Julius, les keufs.

- Messieurs. Votre voiture est mal garée.

- Ca m'étonnerait.

- Cette voiture est garée sur un stationnement interdit.

- Peut-être, mais c'est pas la nôtre.

- C'est pas la vôtre ? - Officiellement.

- Vos papiers, s'il vous plaît.

Alors ?

-Voiture immatriculée

782 FAF 75.

Propriétaire : Monsieur Denis Matthieu.

Résidant 13 rue Emile Zola à Paris 15e.

- Merci. - Mais y a pas de quoi.

Quand tu dis la vérité, on te croit pas.

- Julius !

Un problème ?

- Tu peux remonter Paul ? Je rentre avec Evelyne.

- OK, monte.

- Et la voiture ?

- Quelle voiture ? On n'a jamais eu de voiture.

- On va en boîte ce soir.

Musique romantique

Tu la connais ? - Hein ? Quoi ?

- Tu connais cette fille ?

- Un peu. Allons-y.

- Tiens, champion. Un cadeau pour toi.

Paul grommelle inintelligiblement.

- Tu trafiques quoi, là ?

- J'opère la bête avant que Tantine ne passe de la massue à la grenade.

- T'as raison. Ca ferait désordre.

- Tu vas avoir un gros succès.

- Malin, hein ?

- Eh, ton adjoint. En cas de coup dur.

- Va te noyer.

Sonnerie de téléphone

- Super.

- A l'huile. Ne quittez pas.

Madame Erickson !

C'est pour vous !

Allô, Houston ?

Ici la Lune. - Oui ?

- Une terrienne de vos amis désire rentrer en contact avec vous,

alors si vous vous voulez bien atterrir un court instant...

- Merci. Merci, mon petit Paul.

Oui ? Oui ? Ah...

Euh, un instant... Evelyne. Evelyne ! Ma chérie.

Dorothée cherche un professeur de danse rythmique.

Y aurait-il un garçon compétent parmi tes petits camarades ?

- Moi, je.

- Vraiment ? Vous pourriez, Julius ?

- Bien sûr, c'est mon métier.

- Alors là, là, ma chère, vous avez une chance inouïe.

- Bonjour, la chance.

- Il y a un garçon...

- Tu as l'intention de le faire ? - Officiellement.

- Tu crois que tu vas y arriver ? - Evidemment.

Prends Dominique Rocheteau. Fais-le jouer à la Courneuve.

Y a toujours un con dans la tribune pour dire :

"Il a le look de Rocheteau, mais il joue moins bien !"

Maintenant, si tu fais jouer son sosie au Parc des Princes,

45 000 personnes vont le trouver pas en forme,

mais y en a pas une seule qui va penser que c'est pas lui.

- Non mais t'as pris une secousse, ou quoi ?

- Laisse-toi porter... - Enfin, t'as jamais su danser.

T'es souple comme un verre de lampe.

- Laisse faire ceux qui savent.

Musique rythmée

- C'est super. Y a que toi qui saches les préparer.

- Il doit pas boire souvent.

- Non, mais il a tout compris aux gonzesses.

- Voilà mon père et ses invités.

- Ca va aller ? - On fera avec, hein. Julius.

Eh, tu vas te faire déborder dans la ligne droite, pépère.

- Tu m'as déjà vu me faire bordurer ? Oublie !

Je vous demande bien pardon de bien vouloir m'excuser.

Où est Eric ? - Dehors, avec Sophie.

- Julius ! C'est un garçon charmant.

Il enseigne la danse.

- Vous connaissez ce garçon ?

- Il habite chez moi,

lui et son ami.

Ce sont des relations de ma nièce. Très drôles.

Un peu cosmonautes, mais charmants.

- Je crois savoir où ils sont.

- Tirez pas sur le joint, c'est un ami.

- Tu m'as fait peur, imbécile. - C'est émotif, cet âge-là.

- Dis-moi, Eric, c'est qui, ce type qui accompagne ton père ?

Quand tu veux, hein.

- Le sapin de Noël ? - Celui-là même.

- Je sais pas vraiment, mais beaucoup d'argent, en tout cas.

- Eh ben, encore bravo et merci.

- Bah, je retourne danser. - A toute.

Musique douce

- Qui t'intéresse le plus ? Ce type ou la fille avec lui ?

- Tu veux une réponse tout de suite ? - Simple curiosité.

- Premièrement, je ne fais que les filles.

Deuxièmement... - Deuxièmement...

- Cette réponse te convient ? - A moitié.

- Je veux bien approfondir la question, mais...

- C'est le bateau de ma tante. Viens.

- Est-ce bien raisonnable ? - Tu es tout sauf raisonnable.

Vrombissements et explosions

- C'est la guerre ?

- Qu'ils la fassent sans nous...

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Tantine a dû négocier la Jeep à la grenade.

Musique douce

- Vous avez remarqué, Paul, comme la musique est intimement liée

avec les souvenirs, et va les faire vivre ?

- Madame Erickson...

vous êtes la plus adorable planeuse que j'ai jamais rencontrée.

On s'est couchés fracassés,

et la guerre est finie.

- Paul ? - Oui, Madame ?

- Vous n'avez jamais aimé ? - Si, Madame, j'ai déjà donné.

- Donner ? - C'est une expression.

- J'avoue ne pas toujours comprendre ce que vous dites, Julius et vous.

Mais... Je vous aime bien, vous savez ?

- Alors ?

- Alors elle fêtait l'anniversaire d'un amour perdu pendant la guerre.

- Laquelle ?

- 39-45 ! Un aviateur.

- Dis-moi, Evelyne, elle a connu

d'autres militaires ?

- Je sais pas, pourquoi ?

- Y a eu l'Indochine, l'Algérie, 1968,

alors bonjours les réveils bucoliques.

- Sans compter que je fais exulter le corps.

- Toi, tu fais exulter le corps ? - Je pine, si tu préfères.

- Dis pas ça.

- Tu trouves ça vulgaire ? - C'est pas ça, Julius.

Piner, c'est baiser. Mais tu me fais l'amour.

Le jour où tu me pines, comme tu dis...

je te jette.

- Alors ça, c'est incroyable.

Tu n'aimes pas quand je dis "piner" alors que je te fais l'amour ?

- Mais ça a rien à voir.

Enfin, Paul, j'ai pas tort. - Il a dit qu'il avait raison.

Eh oui.

- Je le comprends pas.

- Moi non plus.

- Comment tu sais

que c'est pas pareil ?

- Evelyne.

Tu me casses les couilles.

Elle me gonfle, ta copine. - Oh, elle est énervante.

- Mais t'as été un peu dur. C'est quand même sa maison.

- C'est vrai, ouais. Elle est adorable, en plus, hein.

- Démerde-toi, c'est ta gonzesse. - Dis pas "gonzesse", Paul !

Dis "copine" ou "fiancée" ou "petite amie".

- On est tous les 2, là ! - Justement !

- Quoi, on a toujours dit "gonzesse", non ?

Y a personne pour entendre ! - Voilà !

On le dit et c'est comme ça qu'on perd une maison !

Je vais lui parler. - Oui, tu me rejoins à la plage.

- Eh, oublie pas ta bouée.

- Amusant.

Musique légère

Jamais dans l'eau, la tête.

Jamais.

- Tu viens boire un verre, Paul ? - Bientôt !

- A tout de suite, alors.

- Hors de l'eau, la tête.

Hors de l'eau.

- Comment ça se passe, pour Paul ? - Ca baigne.

Musique romantique

- Paul.

Paul, tu me donnes une glace ?

- Tu crois que tu l'as méritée ?

T'as de beaux yeux.

- Embrasse-moi.

- T'es une star

chez les mômes, Paul.

- Tu vois, ça se passe bien.

- J'attends avec impatience de le voir à l'oeuvre.

- Je te dirai le résultat des courses.

- Facile.

Musique rythmée

Facile.

Vous savez où est le patron ?

- Ah non, cher Monsieur. Voyez ça avec le petit personnel.

- Dites-moi,

lequel de vous 2 s'occupe de cette plage ?

- Ca dépend, pourquoi ?

- J'ai pas le temps pour les devinettes.

Je dois voir Monsieur Moretti, l'expert en tableaux.

- Ah, vous venez pour le maître. - Non, pour le voir.

- Que puis-je faire pour vous, Monsieur...

- Saedi. Monsieur Saedi.

Je suis attendu par Monsieur Moretti.

- Il est là. Je vous accompagne, Monsieur.

- Alors, tu viens ?

- Paul.

- Bon, je vais me baigner.

Vous venez ?

- A nos retrouvailles ! - Tchin !

- Ah, la vérité, ça aurait été dommage.

Cette robe, elle vous rajeunit d'au moins 20 ans.

- Flatteur. Et combien me donnez-vous ?

- A peine 50.

- Jo, enfin. - Qu'est-ce que j'ai dit ?

Eh, vous nous donnerez une autre bouteille de Piper.

Et fraîche, cette fois-ci. Avec un café. Chaud, si possible.

Eh !

Les cafés, on les prendra au bar.

- J'ai jamais vu un mec aussi con que ce Saedi.

- Il doit s'entraîner.

- Salut, les petites. - SALUT.

- N'oublie pas qu'on a rendez-vous à 19h pour ta leçon.

- Je le sens pas, ce mec-là.

- Le contraire m'aurait étonné. - Ah oui ? Pourquoi ?

- Parce que t'es accro. - A Evelyne ?

- C'est officiel.

- Le café, Messeigneurs. - Merci, Franky.

- Paul, tu peux me rendre un service ?

- Dis toujours.

- Remplace-moi, je fais du ski nautique à 15h30.

- Pourquoi, t'as le mal de mer ? - Non.

J'ai une affaire urgente à négocier.

- Ah, ouais, je vois. OK, pour moi, c'est d'accord.

Mais Fred...

- Fred s'en fout du moment que le boulot est fait...

Merci.

- Comment tu trouves la mère ?

- Calme. - Mais pas celle-là, l'autre.

- Comment ça, l'autre ? - La brune.

Arrête de planer.

La mère du nain.

Celui qui trempe sur son matelas.

- On en a baisé des plus laides, hein.

Pourquoi ? - Parce que t'as une barre d'enfer.

Vas-y, attaque dans le dur, y a qu'à pousser, là !

- T'as une idée, non ? - Me perds pas de vue.

L'enfant crie.

- Maman !

- Ca va, petit ?

- Maman ! - Pleure pas, petit.

- Merci, Monsieur. - Paul, je m'appelle Paul.

- Merci, Paul.

- De rien, je suis payé pour ça.

- Julius !

- Ouais, bébé ?

- Est-ce que ma tante te branche ?

- Non. Enfin, ouais. Je sais pas. Pourquoi ?

- Parce que si c'est le cas, demande-moi avant.

Pas la peine de me noyer.

Musique douce

- Tu sais que tu me plais, toi, petit bout ?

On se fait une glace ?

- T'essaierais pas de me draguer, des fois ?

- Si, mais fais attention, ma fiancée est jalouse.

- Moi aussi. - Ca promet.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui te fait rire ?

- Mais rien, Jo. Le délire de ces grands enfants.

- Mais il a quoi ? Tu lui trouves quoi ?

- Rien, il me fait rire, c'est tout.

- C'est tout. C'est bien sûr ? (-Tu vas pas recommencer, non ?)

- Ah oui, parce que c'est de ma faute.

- Joseph. - Oui ?

- Vous allez être étonné par le talent de Madame Erickson.

Elle peint des tableaux originaux.

- Oh, Charles... Incorrigible flatteur.

- Eh !

Professeur ?

On a rendez-vous, je crois, non ?

- Installez-vous.

Je suis à vous dans une minute. - Je te laisse.

- Ca va pas, non ? Allez, Milka. Monte avec le marin.

L'air du large te fera du bien, ma fille, tu vas voir.

- Bon, puisque tu y tiens.

- Bienvenue à bord, Madame. - Mademoiselle.

- Vous savez faire du ski ?

- A moi, il me demande si je sais faire du ski ?

Je suis né avec des skis nautiques aux pieds, m'a dit ma mère.

Alors, pour la vitesse, vous occupez pas.

Allez, allons-y.

- Te voilà professeur de ski nautique.

- Ouais. Et maître-nageur. - Je sais.

J'ai pu apprécier la qualité de ton sauvetage héroïque.

Mais c'est quoi, ça ?

- Cadeau de Julius.

- Tu sais toujours pas nager ?

- Fais-toi du souci pour ton blair de mec.

- T'inquiète pas, il sait nager. - J'espère pour lui.

Musique rythmée

- Tu penses encore à cette fille. - Pas du tout.

- C'est bien imité, toujours.

En tout cas, tu es préoccupé.

- Pas préoccupé, simplement curieux.

- Tu as peur que Paul te la souffle sous le nez ?

- Paul ne peut pas me prendre

ce qui lui appartient déjà.

- C'est une habitude, de me quitter sans prévenir ?

- Fallait pas

me laisser partir.

- C'est quoi, ce bordel ?

Dis à ce con de repartir. - Il me gonfle !

- Allez, va !

Arrête ! Il est fou !

- Ralentis, Paul, tu vas le noyer !

- Ca le rendrait moins con.

- Arrête ! S'il te plaît !

- Arrête !

- Qu'est-ce que tu peux lui trouver de bien, à ce mec ?

- Je sécurise. - Et à quel prix ?

- Précise ta pensée.

- Ca m'ennuie de voir

que t'es devenue une plante verte aux ordres de ce blair.

Mais ça fait plaisir de voir que t'as gardé ta personnalité.

- Je te déteste ! - La flatterie ne mène à rien !

- Vous avez eu un problème ?

- Ce con m'a fait perdre l'équilibre !

Il y a des gifles qui se perdent ! - Je vous le fais pas dire.

- Bonjour. - Salut, belle revenante.

Evelyne. Milka.

- Milka !

- Si tu veux, je peux te faire un mot d'excuse.

- Tu vas pas t'y mettre, toi aussi !

- Alors, ça s'est bien passé ? - Lâche-moi, tu veux.

- Ca s'est pas bien passé.

- 7 et 8, et 1, 2...

- On commence quand, Maman ?

- Quand le prof sera là.

- Bon... - Et 1, 2...

- 3, 4, 5, 6, 7, 8.

Et 1, 2, 3, 4, 5...

On frappe à la porte. - Entrez.

- Dorothée ?

- Elle-même.

- Madame Erickson m'envoie.

- Entrez.

- Mais, Nanouchka ne m'avait pas dit que vous étiez blessé.

- Elle le savait pas.

- Je comprends pas.

- Tout à l'heure, je suis tombé de moto.

Mais comme j'ai promis à Madame Erickson

malgré un programme chargé

de vous...

Vous dépanner pour vos cours de danse...

- Je vous connais, vous. - Ah ?

- Je vous ai vu à la télé. Avec Maurice Béjart !

Vous êtes un danseur de sa troupe !

- Ouais, effectivement. - Vous dansez pour Béjart ?

Saedi crie inintelligiblement.

- Rebonjour.

- Julius n'est pas avec toi ? - Non, il donne un cours de danse.

- Julius donne un cours de danse ? - Oui, c'est son nouveau truc.

- Out !

- Comment ça, out !

- Elle est derrière la ligne.

- Tu veux mes lunettes, ou quoi !

Il se prend pour McEnroe, celui-là !

- T'en veux une ? - Merci.

- Tu te prépares avant de recevoir la balle.

Voilà, allez.

- Amoureuse ?

- Ouais. C'est mon 1er Martien.

Je sais pas ce que ça va donner.

- Eh, les commentaires dans le journal !

Comment voulez-vous que je me concentre si vous parlez ?

Donne-moi la serviette, toi !

Je te jure, celui-là, ma parole, je vais me le faire, tu vas voir !

Comme une merguez !

On se demande où il a appris à jouer, ma parole !

Alors, on y va !

Tu me la lances ! Un service ! Allez, je t'en prie !

- Il est sympathique, ton ami. - Tu trouves ?

- Non.

- Tape devant toi. Voilà...

- Qu'est-ce que tu fais, à Saint-Tropez ?

- Rien, j'ai suivi Jo, en voyage d'affaires.

- Il est dans les antiquités ? - Dans les affaires.

- Putain de sa mère, va !

- Bon, je crois que c'est à moi. François a gagné par abandon.

- Non mais t'as vu ce qu'il a fait ? T'as vu ?

- Un superbe lob.

- Un lob, mon cul, oui ! Un saucisson, tu veux dire !

Il a complètement raté et elle est dehors !

- 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8.

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8.

T'étais pas obligé de dire à ta mère que j'étais pédé comme un phoque.

- On a enlevé le morceau, non ? Ca la rassure.

Au moins, pas d'histoire de cul avec les filles du cours.

Musique rythmée

Julius chante en yaourt.

Dis-moi, Julius ? - Oui, petit bout ?

- Qu'est-ce que vous faites réellement dans la vie ?

- On fait gaffe.

- T'as appris le grand écart à un semi-remorque ?

- Où est mon associé ? - Aux toilettes.

Eh, attends, il est pas tout seul. Il négocie la mère du nain.

- Dans les chiottes ? - Là où il a pied.

Gémissements de femme

- Paul...

Oui...

Oui... Je viens ! Je viens ! Je viens !

- Elle arrive.

- J'espère qu'elle jouit pas en bégayant.

Cri de jouissance

Tirage de chasse d'eau

- Il l'a noyée.

- C'est d'un romantique. Bravo !

- Pourquoi t'as un plâtre ? - On prend son pied comme on peut.

Musique rythmée

- Un métier, hein ?

- Merde, la mère de Gustine. - Et alors ?

- Alors, je vais me farcir mon plâtre toute la soirée.

- Ah, mon petit Julius, vous voilà.

Vous avez conquis ma fille. - Elle est absolument charmante.

- Eh, t'as disjoncté, ou quoi ?

- C'est Gustine qui m'a torpillé. Je t'expliquerai.

Oh, un barbecue ! Comme c'est chou.

- Ils bougent, nos cailloux. - Pardon ?

- Dorothée, je vous présente mon camarade Paul.

- Bonjour, Paul. - Bonjour.

- Dommage.

- Je sens que je vais me faire un phoque.

- Il est un peu brutal, vous savez ?

- Dorothée !

Dorothée, ma chérie. Viens.

- Excusez-moi, mon petit Julius. - Qu'est-ce que tu as encore fait ?

- Mon possible. - Gustine nous a déjà tout dit.

- Tu balances, maintenant ?

- Non, je renseigne.

- Vous ne trouvez pas qu'elles sortent de l'ordinaire ?

- La vérité, elles sortent vraiment de l'ordinaire...

- Si on les laissait discuter affaires ?

- Vous pourriez en placer quelques-unes ?

- J'aime pas ce type-là.

- Même pas ma concierge, elle en veut.

C'est de la merde.

- Un bouc rentre de chez le coiffeur et dit...

- Milka !

Je ferai peut-être un effort si notre affaire se fait.

- Rappelez-vous, Jo. C'est la dernière fois...

- Tu m'as appelée, Jo ?

- L'Aziza, sers-moi un autre Martini, s'il te plaît.

- T'as pas assez bu ?

- Ecoute, te mêle pas, je t'en prie, hein !

Mon ami Moretti et moi-même, on fait une nouvelle affaire.

- Sers-toi ! Je suis pas ta bonne !

- Elle a du caractère, hein ?

Musique rythmée

Je suis tombé sur un ami à Courchevel.

- Et vous vous êtes faits mal ?

- Tomber... fait mal... Aïe, aïe, aïe.

- Je peux ? - Si Monsieur Moretti te voit...

- Il est au courant, et comme c'est un gentleman,

il ne fait pas de commentaire.

- Il faut faire quelque chose. - On s'en occupe.

- Alors, Julius ?

Et cette jambe ? - Oh, ça va, ça vient.

- Je prendrais bien aussi un Martini rosé.

- Si.

- Julius...

Qu'est-ce que vous feriez si vous aviez 100 millions ?

- Je me casse. - Où ?

- Ca dépend à qui ils sont.

- Ah, oui, c'est bien ce que je pensais.

Venez, je vais vous montrer quelque chose.

- J'ai gagné mon 1er milliard à 25 ans.

- C'est captivant !

- Et vous avez perdu votre 1re femme à quel âge ?

- Alors, qu'en pensez-vous ? - C'est très joli.

Fin, vous savez, je comprends pas grand-chose à l'art.

Ca vaut cher ?

- Environ 300 millions de centimes.

Les 2.

- Ah bon ?

Il s'agit pas de la casser. - Aucune importance.

Elles sont fausses.

- Où voulez-vous en venir, Monsieur Moretti ?

- Julius, vous permettez que je vous appelle Julius ?

Julius, j'ai un problème.

Et mon fils Eric pense que vous pouvez m'aider.

- Je vous écoute.

- Je raccompagne Gustine, il fait frais.

- Merci, mon petit Paul.

- Plus fort, la musique !

- Tu devrais accompagner Paul.

On peut pas se mentir.

On s'en occupe.

Sauve-toi.

- Il reste une petite place ? - Avec plaisir.

- Alors, Tantine, ça baigne ?

- J'ai... Madame Erickson tousse.

Comme une grosse fêlure, vois-tu ?

- Mais comment tu parles, Tantine.

- Mais Tantine se branche, ma chérie.

- Joseph Saedi, un receleur.

J'arrive pas à le croire. - C'est la vérité.

- Mais s'il a les originaux, que vous veut-il ?

- C'est un homme prudent

et il veut s'assurer de l'authenticité des statuettes.

- Vous pouvez me dire quoi sur les originaux ?

- Pas grand-chose, je sais qu'un complice

de Saedi les amènera par bateau.

Et que l'expertise aura lieu à bord.

Une fois Saedi fixé,

les statuettes repartent par le même chemin.

- Ca laisse peu de temps pour procéder à l'échange.

- Il faut impérativement

que la substitution ait lieu avant l'expertise.

Impérativement.

- Tu fais toujours mannequin ?

- Non, j'ai arrêté. Jo ne voulait pas que je travaille.

- Tu l'as trouvé où, cet oiseau rare ?

- Au cours d'une soirée dans le prêt-à-porter.

Après t'avoir quitté.

Musique romantique

Et si on allait se baigner ?

- Bonne idée. Tu ramèneras mon cadavre à Julius.

Musique rythmée

- Milka ! Viens !

J'ai envie de toi !

Mais qu'est-ce qu'elle fait ?

Milka ! Merde !

Amène-toi !

- Fous-moi la paix ! T'as ce qu'il te faut, non ?

- Elle a un foutu caractère, hein ?

- Alors, nous sommes d'accord.

- En ce qui me concerne, pas de problème.

On n'a pas souvent l'occasion de ramasser 100 000 d'un coup.

Il faudra convaincre Paul. Je ne fais rien sans lui.

- Mais je vous fais confiance. Vous arriverez bien à le décider.

- Votre optimisme me bouleverse, Monsieur Moretti.

- Mais où étiez-vous passés, tous les 2 ?

- Où est Paul ? - Où est Milka ?

- Et l'autre acrobate ?

- Il cuve.

- C'est bien la 1re fois

que je te vois aller aussi loin dans l'eau.

T'avais presque plus pieds.

Musique romantique

Milka soupire.

Milka gémit.

Pourquoi m'as-tu laissée partir, Paul ?

- Qu'avais-je à t'offrir, Milka ?

- Mais qu'est-ce que vous fuyez, Julius et toi ?

L'amour fait si peur ?

- Tout à l'heure, en raccompagnant Gustine,

j'ai eu un drôle de flash.

Je me suis imaginé avec une femme et un enfant.

- Ca devait être horrible. - Pas horrible.

Non, pas horrible.

Utopique. Pour l'instant.

Non, Milka. L'amour ne nous fait pas peur.

Nous en rêvons tous.

Mais pas à n'importe quel prix. Pas n'importe comment.

- Faut que je rentre.

- Il faut mettre plus de grâce, Madame, toujours en souplesse.

La tête jamais dans l'eau.

Jamais dans l'eau...

- Ca s'est bien passé, hier soir ? - Quoi ?

- Ca a collé ?

Hier soir, avec Milka. - Ah ouais, très bien, merci, Franky.

- Dis, t'as pas la banane, ce matin.

- Fais gaffe à ton cachalot, Paul.

- Attention, bon sang ! Je ne sais pas nager !

- Moi non plus !

Est-ce que je crie ?

Mais qu'est-ce que je dis, moi ?

Non, Madame, c'est très bien

pour une 1re leçon !

C'est parfait, très bien.

- T'as un problème.

- T'occupe, va chercher ta bouée, c'est à toi.

- Pas question. - Tiens donc.

Et pourrais-je connaître la raison de votre refus ?

- Parce que j'ai l'intention de vivre vieille.

Un maître-nageur qui ne sait pas nager,

c'est déjà dangereux.

Et en plus amoureux, c'est carrément un suicide.

- Eh, dis donc, p'tit bout.

T'en sais des choses, toi. Ca se voit tant que ça ?

- Tu veux une glace ?

- Tiens, Tantine. - Mon crâne... Chérie, pas si fort.

Champagne ? - Alka-Seltzer.

Tantine, Tantine, t'as une touche ! - Ah oui ? Avec qui ?

- Elle était vraiment bien réussie, cette petite fête, hein, ma chérie ?

Mais tu as quoi depuis hier soir ? - Milka est un peu fatiguée.

- Et alors ? Je la touche quand même.

- Dis-moi, Paul. - Ouais ?

- Ca te dirait de poser les valises une bonne fois pour toutes ?

- C'est toi qui me demandes ça. - On pourrait arrêter de galérer.

Qu'est-ce que t'en penses ? - On n'a pas les moyens.

- Faut voir. - Mais on n'a pas une thune.

- Pour l'instant.

Mais si on fait un bon coup... - Je t'ai dit non.

- Me touche pas !

- Vous êtes fou !

- Je vais le crever ! - Fais pas le con.

- Où vous croyez-vous ?

- Arrête ça !

- Ca va aller ? - Ca va, Franck, merci.

- C'est fini, maintenant.

Allez, assieds-toi et calmos.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Je n'en peux plus.

- Mais calmez-vous, je n'ai rien. Un moment d'humeur.

- Allez faire un tour.

- Qu'est-ce qui se passe ? C'est la fête ?

Il a pas l'air content. Qu'est-ce qu'il a ?

- Allez, toi, je veux plus te voir ! Et toi, je veux faire un tour !

- Eh, Paul !

- Laisse, je m'en occupe.

- Ah, les affaires reprennent.

- Fais pas le con, Paul...

Vrombissement de moteur

Musique rythmée

- Qu'est-ce qu'il va faire ? - Sûrement une connerie.

- Ca va pas, non ? Allez, va !

Relève-moi !

Relève-moi, je te dis !

Une grosse merde ! Arrête !

- Oh, nom de Dieu !

- Arrête !

Il est fou ! Il est fou !

Relève-moi !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Sur la vie de ma mère, je rêve ou quoi ?

Il a coupé ! Il a fait ça, ce con !

Si je t'attrape toi et ton bateau, j'y mets la bombe !

Ma parole, j'y mets la bombe ! Mais où je vais ?

Où je vais ?

Ils vont me faire payer plus pour la visite touristique !

Et dire que ma mère croit que je m'amuse !

- Eh, d'où il sort, celui-là ?

- Je me pointe ou je tire cet étranger ?

- C'est pas vrai !

- Tu te sens mieux ? - Alors, Moustique, on s'éclate.

S'il essaie encore de te toucher, je le casse en 2.

- On ne pourra pas recommencer. Lui et moi, c'est fini.

- Tu comptes faire quoi ? - T'as pas une petite idée ?

- Tu vas encore galérer...

- Je m'en fous.

- Paul !

Amène-toi, faut qu'on cause.

- Bon, bah, à tout à l'heure.

Comment Moretti peut traiter avec une trompette comme Saedi ?

- A cause d'une vieille expertise bidon.

- Je vois.

- Si on remplace les vraies par des fausses,

Moretti peut faire son expertise sans se mouiller.

- On y gagne quoi ?

- 100 briques.

On refourgue les vraies contre 100 briques

que l'assurance nous donnera, au lieu de 300 à son client.

Alors, tu marches ? - Quand et où le bateau arrive ?

Je m'en doutais.

- Tu les as connus comment ?

- Il y a 3 ans. Ils sont tombés dans mon lit.

- Tous les 2 ?

- Il est venu à l'appartement au-dessus de chez moi.

Ils sont passés à travers la véranda.

- Qu'est-ce que t'as dit ? - Bah, rien. J'étais sidérée.

Paul m'a regardée en souriant et m'a dit :

"Devine qui vient dîner ce soir ?"

- Alors ?

- Je suis restée 2 ans et demi avec Paul.

Enfin, 2 ans de délire et 6 mois de parloir.

- Pourquoi t'es partie ?

- J'arrivais pas à suivre le rythme. Je voulais souffler.

- Et maintenant ?

- Maintenant, rien.

Je me pose plus de questions. On verra bien.

- Paul ! Ecoute-moi, Paul !

- J'ai dit non ! - C'est une affaire en béton !

- Justement, ton béton à toi, ou on s'enlise quand il est mou,

où on se fracasse la tête quand il durcit.

Merci, Madame.

- Donne-moi une seule raison valable pour refuser.

- J'ai pas envie de retourner en taule.

- Evidemment, c'est une bonne raison.

Paul !

Paul !

Paul !

Oh, merde !

Eh, Paul !

Paul ! Paul ! Réfléchis !

100 briques ! C'est des thunes, non ?

- Grimpe et ferme-la, tu veux ?

- Bon, d'accord, on fait pas le coup, admettons.

Alors explique-moi comment tu vas vivre avec Milka.

- Je vais travailler. - Toi ?

- Officiellement. - Tu sais pas comment ça s'écrit !

Travailleur, c'est un métier. Faut être né dedans.

- Julius ? - Oui ?

- Tu me gonfles.

- Bon, Paul.

- Bonjour, Dorothée.

- Bonjour. Et votre plâtre, Julius ?

- Quoi, mon plâtre ? - Vous l'avez enlevé ?

- Prescription du médecin. Faut laisser reposer.

- Votre jambe ? - Non, le plâtre.

- T'as un problème ? - J'ai crevé.

- Monte, je vais chercher Gustine. Après, je t'accompagne, OK ?

- Bonjour, Maman. Tu gagnes ? - Pour l'instant, ça se tient.

- Salut. Où est Julius ?

- Dans le vestiaire des filles.

Julius crie.

- Si tu enlevais ton pantalon, ce serait plus facile.

- Pas le temps.

- Tout se passe bien pour toi ?

- Ca devient bon, j'arrive.

- Salaud !

- Evelyne !

- Tu viens, toi ? Allez, tu viens ?

- Qu'est-ce qui te prend ?

- Allez, viens, François, on va être en retard.

- Ecoute, Julius, je veux bien recoudre ton bouton,

mais si tu gesticules, tu te démerdes tout seul.

- Ils sont bien, vos oiseaux. - Ce sont pas des oiseaux.

Ce sont des V. - Ah bon.

J'ai pas l'intention de te suivre.

- Bon, je reconnais : j'ai eu tort de m'emporter.

Ca va, comme ça ?

Ecoute.

J'ai un ami qui arrive demain après-midi en bateau.

On peut en profiter pour aller à Monte-Carlo.

- C'est fini, Jo. Tu perds ton temps.

- Au revoir, M. Saedi.

- Merci, Madame.

- Ce type me casse les...

Enfin, vous voyez ce que je veux dire.

- Tu prends une prise marteau et une prise revers, comme ça.

Allez, en arrière.

Passe ta raquette derrière la nuque.

Et le poids du corps en avant.

- On recommence ? - Allez. Tu te mets en position.

La prise légèrement de revers.

Tourne un peu ta raquette. Voilà.

Tu te déplies. Comme un oiseau. Voilà.

- Il fait quoi, ce con, là ?

- Passe l'épaule devant et finis ton geste.

- Apparemment,

il lui enseigne le service.

- Bon, on va faire un double ?

- Je pensais que t'en avais rien à foutre.

- Allez, amène-toi.

Musique rythmée

On se fait une partie ? - Mais vous pouvez pas courir ?

- Mais si. Evelyne, tu joues avec Paul.

Moi, avec le pousseur de balles, ça équilibre.

Je sers.

- Tu te chauffes pas ? - Je suis déjà bouillant.

- Tu sais servir ?

- Aïe !

Ma tête !

Ma tête... Aïe, aïe...

Ma main ! - Ca va, François ?

- Qu'est-ce qui m'arrive ? - Elle m'a échappée.

- T'es plus adroit avec les filles.

- Bah explique-lui, Paul. Fais quelque chose !

- Evelyne ! Ecoute-moi !

- Fous-moi la paix ! - Enfin, sois pas idiote !

Julius a craqué son pantalon.

- Et il a retiré son plâtre pour mettre les fleurs dedans.

C'est ça ? - Ouais. Enfin, non ! Non.

- Si je crois pas celle-là, t'en as une autre ?

- Alors ?

Musique douce

- Je suis bien, tu sais. - Moi aussi, chéri.

Moi aussi.

- J'ai encore envie de toi. - Chiche !

- Ca va pas, ma chérie ? - Aide-moi à fermer ma robe.

- Dis donc, c'est plutôt le travail de Julius, non ?

Vous êtes fâchés ? - Je l'ai remercié.

- Oh ! Bah alors tout va bien. - Tout va mal, au contraire.

- Ecoute, tu me dis que tu l'as remercié.

- Ecoute, ma tante. Je souffre et c'est déjà difficile.

Si en plus je dois te traduire, ça devient impossible.

Des grillons stridulent.

- Tu t'es faite si belle pour moi ? - Non.

- Evelyne !

- Tu sors avec cette momie ?

- Bonne nuit.

- Je t'assure que je tombe par terre.

Je savais pas que Jo avait une double vie.

J'y pense.

Maintenant que tu m'en parles, quand Jo est venu me relancer,

il m'a parlé d'un ami à lui qui arrive demain en bateau.

- T'es sûre ? - Certaine.

- T'as un coup de blues, ou quoi ? - Où est Evelyne ?

- Elle est sortie avec l'autre tronche de cake.

- Tu t'es carbonisé ? - Un genre.

- Après tout, c'est pas grave. T'en as rien à faire. Hein, Julius ?

- Vous voulez pas aller en boîte ? Comme ça, juste pour dire ?

Musique rock

- Tu veux pas danser, alors ? - Non, merci.

- On est assis là-bas.

Bon, faut que je vous parle. - Je vais danser.

- T'es en embrouille avec Evelyne ? - Non, il s'est fait distancer.

- Ce malentendu est né d'une erreur provoquée par une méprise.

- C'était un problème de couture, mais elle a cru

qu'il se faisait éponger.

- Bon, on débat de problèmes de cul ou t'as quelque chose de sérieux

à nous dire ?

- Mon père doit expertiser les statuettes après-demain.

Mais il sait pas encore quand doit arriver le bateau.

- Demain après-midi.

- Comment tu sais ça, toi ? - C'est un métier, hein.

- Il vous manque rien pour opérer. - Si, l'accord de Paul.

- Pourquoi, tu marches pas ?

- Faut voir. Saedi n'est pas facile à suivre.

S'il nous repère ou si on le perd, c'est foutu pour trouver le bateau.

- Laisse faire ceux qui savent.

- Vous avez décidé de sortir, finalement ?

- Julius nous a un peu forcé la main.

- Qu'est-ce qu'ils font ? - Ils complotent.

- Je peux participer à la conversation ?

- Excusez-moi. Tu viens ?

Musique de slow

- Bon, Fred a réglé l'embrouille avec Saedi.

Mais tu touches plus le parachute, ni le ski nautique.

- Tu viens danser ? - Oh, pardon !

- Je m'en occupe.

Les toilettes, s'il vous plaît ? - De l'autre côté.

- Les toilettes, s'il vous plaît ?

Passe-toi de l'eau sur le visage.

Tiens, enfile-toi ça sur le pif. Voilà. Lève la tête. Ca va aller.

Ca va aller. Lève la tête.

Gémissements de douleur

- Qu'est-ce qu'il a ? Il va pas bien ?

- Y a des jours comme ça, hein.

- Eh, il tourne carrément le dos au port !

- Commence pas à te prendre la tête ! On verra bien !

Vrombissement

- Je savais pas que tu savais piloter ces trucs-là !

- Moi non plus !

Malin, le mec !

Sans mon idée géniale, on l'aurait eu dans le cul !

- Ouais, mais on serait vivants !

- Eh, mate un peu !

On va descendre voir ça de plus près !

- Tu crois que tu vas arriver à te poser en douceur ?

- C'est un métier !

- Fin du coup. - Comment ça, fin du coup ?

On vient de repérer le bateau. - Et il est pas où il devrait être.

- Enfin, t'as quoi contre ce bateau ? - Il est dans l'eau !

- Evidemment ! Où tu voulais qu'il soit ?

Dans la garrigue ?

- J'espère qu'il va pas nous repérer.

- Y a pas de danger.

- Apparemment, son petit copain a l'air seul à bord.

- Seul ou avec 50 mecs, ça change rien, on laisse tomber.

- Ce bateau est à 50 m du rivage. C'est quand même pas la mer à boire.

- Pour moi, si. Justement. - Te bile pas.

J'ai tout prévu. - C'est bien ce qui m'inquiète.

- Salut, Fred. A demain. - Salut.

Allez, va ranger le ballon. Il se fait tard.

- Bon, j'y vais.

Lâcheur !

- Qu'est-ce que tu fais là ? - Et toi ?

- Je suis venu chercher de quoi faire de la plongée.

- Tu veux faire de la plongée de nuit ?

(La chasse sous-marine est interdite.)

(-Je sais, c'est pour ça qu'il faut pas faire de bruit.)

(Pour pas que Fred le sache.) (-Je comprends.)

(-Attrape la bouée de Paul.) (-Oui.)

(Tiens.) (-Merci.)

(Paul vient avec toi, alors ?) (-Bien sûr.)

- Julius. - Oui ?

- Si tu me continues à me prendre

pour une trompette, je hurle.

- Tu me crois pas ?

- Pas du tout.

- On doit causer des choses de la vie, nous 2.

- Tu veux quoi ?

- On prend un Zodiac jusqu'au bateau et ensuite, on se glisse à bord.

- Oui. Et si le type nous détronche ? - Pas grave !

Vas-y. - Attends.

- D'abord, avec les combinaisons, il nous reconnaîtra pas.

Et s'il bouge une oreille, on le braque avec ça.

- Ouais ? Et s'il bouge quand même ? - Eh !

Tu broncherais, toi, avec ça sur le bide ?

Musique de tension

Sors la pagaie !

Cris de surprise

- Aide-moi, merde ! - Lâche pas le fusil !

- Y a pas de danger !

- Evelyne !

- Ouais ?

- Est-ce que tu vois ce que je vois ?

Musique cocasse

- Julius ! - Ouais ?

- Les filles nous observent. On fait quoi ?

- Reste cool. Souris. - Ouais.

- A quoi ils jouent ? - Je n'en ai pas la moindre idée.

- Souris, je te dis.

- Vous en faites une tête. Qu'est-ce qui se passe ?

- Tu le croirais pas. - Bon, on retourne danser.

(-Plan béton, hein !) (-De quoi tu te plains ?)

(Tu voulais un bateau au port, tu l'as, non ?)

Pour l'instant, on s'en sort bien. C'est pas grâce à toi.

T'es vivant, non ? Alors arrête de râler.

- Quand je fais un coup, c'est pas pour finir en taule.

- Tu me gonfles, avec la taule ! T'as pas plongé seul.

- Je fais pas un concours. - Attends.

- Tu devais pas venir au port avant demain matin.

- C'est pas toi qui te fais chier sur ce bateau.

- Tu les as ? - Oui.

- Allez.

(-Allons-y.)

(-Avec tes conneries, je vais finir à l'hôpital ou dans un bocal.)

(-Amène-toi, l'intrépide.)

Musique rythmée

Musique à suspense

- Bon, de toute façon, tout sera OK demain matin.

Et comme t'es là, allons boire un verre.

- C'est la seule issue possible. - Je le crains.

- Eh, attends-moi là, j'ai oublié de fermer le coffre.

- C'est fait, mon petit, c'est fait ! Allez !

- Ferme-la. (-Pourquoi ?)

- Revoilà le pote à Saedi.

(Allez, magne-toi !)

- C'était moins une.

- C'est les bonnes, t'es sûr ? - Eh !

Parfois, j'ai l'impression que tu me prends que pour un con.

- Alors, on s'arrache ?

- L'essayer, c'est l'adopter. - On barbote plus.

- Et tu veux rentrer comment ? - Vivant.

Bonjour.

- Monsieur l'agent !

- Monsieur. - Vous n'auriez pas 1 franc ?

C'est pour téléphoner.

Contrairement aux apparences,

j'ai pas de liquide.

Musique rythmée

Merci.

- Alors, cette pêche ?

- Chut, moustique, y a un keuf.

- M. Moretti ? C'est fait.

Merci, hein. - On se connaît ?

- Ah ? Ah, bah, c'est possible.

On est la brigade fluviale.

- Oui, on vient de repêcher cette petite fille dans le port.

- On va te ramener chez tes parents. N'aie pas peur.

- J'ai eu si peur.

J'ai souffert.

L'eau rentrait dans mes petits poumons.

J'étais seule.

Abandonnée au milieu de l'océan immense.

- Bon, ça va.

- Je vous l'emprunte une seconde.

Excusez-moi, hein.

Merci.

- Vous vous êtes fait avoir.

- Comment ça ?

- Vous êtes tombé sur un collectionneur prudent.

Ces statuettes sont fausses.

Des répliques. - Vous en êtes sûr ?

- Qu'est-ce que vous voulez dire ?

- Y a pas d'erreur ?

- Convaincu ?

- Merde ! C'est pas vrai !

Merde, merde !

- Gardez celle-là en souvenir. Cela reste une belle reproduction.

- T'es contrarié ?

- Pas du tout, non, mais j'ai du mal à réaliser que pour une fois,

on n'est pas passés au travers.

- Je me demande si, au final, j'aurais pas préféré un échec.

- T'es sérieuse ? - On va s'ennuyer, maintenant.

Musique douce

On part quand ?

- Dès que Julius

a bouclé ses valises.

- Alors, tu t'en vas ? - On s'en va.

- Pourquoi ? Tu m'emmènes ? - Evidemment.

J'ai pas prévu de piquer une voiture.

Pas de risques inutiles, surtout maintenant.

- C'est la seule raison ? - T'en vois une autre ?

- Tu as 2 secondes pour en trouver une meilleure,

sinon tu pars tout seul.

- Tiens, voilà le Père Noël.

- Je vous laisse.

- Bonjour, très chères. - Alors, Papa, ça roule ?

- Je vous demande pardon ? - Elle vous demande si ça va.

Si ça baigne, quoi. - Oui, branchez-vous un peu.

Je vais pas vous traduire à chaque fois.

- Ah bon ? Très bien, je vais essayer.

- Vraiment pas dans le coup.

- Alors, M. Moretti, satisfait ?

- Le fait d'avoir dû fracasser 2 statuettes authentiques

de la période précolombienne ne m'a pas particulièrement réjoui.

- En clair ?

- En clair, vous êtes repartis avec les imitations.

- C'est une blague. - Vous le voyez, je meurs de rire.

- Julius !

- On n'avait pas à voler

la voiture de Saedi.

- Pas voler, emprunter. C'est pas pareil.

- Ne commençons pas à vivre au-dessus de nos moyens.

Avec la Jeep pourrie, on aurait mis des heures pour remonter.

T'es d'accord, Paul ?

Tu vas pas faire la gueule pendant 10 ans, quand même ?

OK, je me suis gouré de statues. Ca arrive, non ?

- Non, Julius. Ca n'arrive qu'à toi.

Musique rythmée

- Arrête-toi !

- Qu'est-ce qui t'arrive ? - Les statuettes sont fausses.

- Ouais, c'est pas un scoop. - Donc, impossibles à négocier.

- Et où tu veux en venir ? - J'ai un super coup !

- Ca le reprend. - Paul !

- Je t'écoute plus ! - Ecoute-moi !

- Tu veux toujours essayer de les contrôler ?

- Plus que jamais.

- On se procure un faux certificat d'authenticité pour les refourguer !

- Fous-moi la paix. - Bon, écoute, Paul !

- A toi l'honneur.

- Paul ! Réfléchis. C'est du béton !

Sous-titrage : BLUE ELEMENTS

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.