All language subtitles for A.cavallo.della.tigre.1961.fr

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Original subtitles

� CHEVAL SUR LE TIGRE

Cher Ma�tre

qui allez assurer ma d�fense,

Suite � votre requ�te,

je vous envoie le pr�sent m�moire en d�fense

afin que mon nom soit lav� de toute l'infamie

des accusations suivantes

complicit� d'�vasion, attaque � main arm�e,

refus de se soumettre, s�questration,

s�vices sur mineurs

chantage et viol

R�capitulons

Le 4 juin

Ou le 5

Le 4 juin 1 959,

aux alentours de Civitavecchia

Jusqu'� ce jour, cher Ma�tre,

m�me si ma femme me reprochait mon maigre salaire,

j'�tais un brave chauffeur

qui subvenait honn�tement aux besoins de sa petite famille

MINES D'ALUMlNlUM

Rien de grave.

Monsieur !

Au secours ! J'ai �t� braqu� !

Courez pr�venir les gendarmes !

Tout de suite !

L�-bas, il y a un homme qui a enterr� un sac plein d'argent,

mis un arbre sur la route et l'a percut� avec sa voiture.

ll s'est tap� la t�te sur un caillou et s'est ligot�.

J'ai tout vu. Au revoir.

Que dis-tu ?

Je vous dis que l�-bas...

Vous comprenez, Ma�tre ?

A cause de ce maudit p�cheur de fruits de mer,

j'ai pris trois ans sans le statut de malade mental

qui me revenait de droit du fait de mon �pilepsie infantile

Malgr� tout, j'ai r�ussi � d�crocher

la fonction d'aide-soignant, qu'aucun prisonnier ne voulait,

trouvant ce travail lourd et d�go�tant

Aide-soignant !

Jawohl, mein F�hrer !

Petit veinard !

R�veille-toi.

Celui qui crache par terre nettoiera avec sa langue.

Cette nuit, j'ai r�v� qu'Anita Ekberg me faisait du gringue.

Mais au moment crucial, un grand bruit a retenti

et elle s'est transform�e en moto.

Bonjour � tous !

- �a fait mal ? - Non.

Alors on peut d�pl�trer.

Etes-vous s�r que ma main retrouvera sa mobilit� naturelle ?

Pourvu que non, cette mobilit� vous a valu trois ans de prison !

C'est vrai.

J'aimerais mieux garder ce pl�tre et laisser au cachot

ce voyou de Tagliabue qui m'a fait �a.

�a fait 28 jours, commandant. �a ne vous suffit pas ?

Giacinto, la scie � pl�tre.

Pardon, j'ai eu une absence. Je n'en ai pas.

- De quoi ? - De cigarettes.

- La scie � pl�tre ! - Ah, la scie.

- Celle-ci ? - Oui.

Change la lame.

Le voil�.

Lui aussi, il m�riterait le cachot.

ll me tenait

et Tagliabue frappait.

Moi ? Je dormais.

Commandant, je vous lave votre linge ?

Oui, merci.

J'ai des fourmillements dans le bras.

S�rement de vraies fourmis !

lls le font sortir !

lls font sortir Tagliabue !

28 jours de cachot !

ll va sortir les ex-voto !

Je les ai piqu�s � la basilique Sainte-Th�r�se.

Trois colliers en argent et un cand�labre en or.

Ouvre.

Tiens-toi pr�t, Tagliabue.

Si c'est pour la douche, je me laverai une fois lib�r�.

Nous sommes l� pour �a.

Le bras du commandant est gu�ri.

Ce petit s�jour t'a plu ?

Et comment !

Je l'ai m�me trouv� trop court.

La prochaine fois, je lui casserai les deux bras.

Avance, au lieu de faire le malin.

Bas les pattes, je peux marcher tout seul.

C'est ainsi que Tagliabue,

Campanacci et Papaleo se sont trouv�s r�unis

Bienvenue parmi nous, mon vieux.

Trois sauvages un gorille, une souris

et un condamn� pour d�lit d'honneur, donc un cocu

Le lendemain, pendant mon service,

je ne me doutais pas que j'�tais guett�

par un cataclysme imminent, si vous me passez le terme

Une mouche...

C'est une sacr�e carie, Tagliabue.

�a a d�marr� quand ?

Quand j'�tais au cachot.

Un mois dans cette humidit�, nom d'un chien !

C'est profond, mais soignable.

Le dentiste vient dans une semaine. Je peux te l'arracher.

Merci, je pr�f�re attendre. Du temps, j'en ai.

Comme tu veux. La douleur va empirer.

Giacinto, donne-lui deux cachets.

A vos ordres !

Deux cachets au monsieur.

Les urinaux !

Tout de suite !

Tu viens de laver les urinaux ! Donne, je me sers.

Navr�, je ne faisais que mon travail. Si je peux me permettre...

Donne-moi un verre d'eau.

Un clou de girofle dans la dent, c'�tait le rem�de de ma tante.

Giacinto, les urinaux !

�a vient !

Trouve-moi la photo d'une cellule.

Dans le bureau du photographe.

La photo d'une cellule ?

Pour quoi faire ?

Pour quoi faire ?

J'ai aussi une tante, � qui je veux envoyer

une petite carte-souvenir.

Mais on ne me la donnera pas.

Bien s�r que non. Tu dois la chiper.

Aurais-je pu refuser ?

Rappelons que ledit Tagliabue servait une peine

pour avoir tu� un complice qui l'avait trahi

en essayant de le rouler dans le partage d'un butin

Tagliabue l'a poursuivi sur 30 kilom�tres et l'a tu�

L'expert m�dico-l�gal a compt� 1 8 coups de v�lo sur le corps

D'autre part, cette demande de photo

me paraissant repr�senter peu de danger,

j'ai accept�

Trop tard pour l'urinal. Cerioni s'est fait dessus.

V�rifiez le contenu des colis qui vous arrivent.

Un gilet.

Un slip.

Une tablette de chocolat, de la confiture.

Les cigarettes sont interdites.

Retour � l'envoyeur.

La photo.

Compris.

Maintenant, procure-nous 20 suppositoires.

Vous avez mal � la gorge ?

C'est toi qui auras mal si tu refuses.

Campanacci ! La Souris, ton colis !

Envoy� par Pagliuca Marilita,

21 Via del Traversone, � Rome.

Pagliuca Marilita, 21 Via del Traversone, � Rome.

Rossi Giacinto !

A vos ordres !

- Que fais-tu de tout ce tabac ? - De la soupe.

Envoy� par Picchioni Garibaldo, de Civitavecchia.

Que de chaussettes ! Tu es un mille-pattes ?

Emporte �a.

Des palourdes.

C'est le p�cheur qui m'a d�nonc� !

Sans savoir que c'�tait pour nourrir ma famille.

ll m'�crit sans arr�t pour implorer mon pardon.

Et il m'envoie des palourdes. J'en veux pas.

Moi non plus ! En plus, elles sont pourries.

A nous !

Camarade...

La mer

Est la voix de mon coeur

Et la voix de ton coeur

Qui nous unit encore

Mes baisers � moi Tes baisers � toi

Sont emport�s par la mer

Tu nous les casses !

Tu prends l'autre chaussure

si tu continues !

Pourquoi faites-vous �a ?

Donne une cigarette, j'ai fait mon num�ro.

Ton num�ro, c'est le z�ro !

C'est pas juste.

Si tu veux une cigarette,

il faut que tu me chantes ''Un Uomo Vero''.

Non, pas question. Je ne chante pas �a.

Alors pas de clope.

- Giacinto ! - Quoi ?

Je t'en donne une.

Merci.

- Quoi ? - ll a la came dans sa veste.

Quel d�lice ! Un vrai sucre d'orge.

Tabac anglais.

La classe !

lci la petite carte, ici l'as. Suis bien des yeux.

On joue pour une cigarette.

Attention, je m�lange, je m�lange...

O� est l'as ?

lci.

- Non ! - Mais si !

- Mais non ! - Fais voir.

- Une cigarette. - J'en ai pas.

Tu m'en dois d�j� quatre.

- Giacinto ! - Oui, j'arrive !

- Change ce pansement. - Un pansement, voil�.

Vous vous �tes fait mal ?

Non, je me suis fait du bien.

Elle est bonne.

Pardon.

L'avion... Puissant, pas vrai ?

J'en avais fabriqu� un beau.

Avec des cro�tes de fromage.

Pour l'offrir � mon fils � ma sortie.

�a m'a pris deux mois.

Mais une souris a mang� une aile et la queue.

Tu es mari� ?

Oui, avec deux enfants. Les pauvres.

Deux enfants ?

Si tu veux les revoir, mets �a � la place de la vraie.

Et apporte-moi la vraie demain au lavoir.

Comment ?

L'objet que j'ai mis dans la bassine.

Voil� le pourquoi des suppositoires, Ma�tre

Avec les emballages,

ils avaient fait une r�plique de scie � pl�tre

Substitue-la � la vraie.

Compris ?

Vous allez me dire que l�,

j'ai �t� faible

Mais Papaleo �tait aussi un sale bonhomme

Rappelez-vous son crime, qui a d�fray� la chronique

Un homme surprend sa fianc�e au lit avec un autre,

et le tue d'un coup de fusil

Au tribunal, il dira

''Dommage que mon fusil n'ait pas eu deux canons

''Je l'aurais tu�e aussi: ''

Lire le reportage, page 8

Qu'y a-t-il, Papaleo ?

La cellule 98 est une vraie quarantaine.

La Souris a une bronchite chronique.

Tagliabue a une molaire pourrie, et vous tombez du lit.

- Qu'y a-t-il ? - Des cauchemars.

A ta place, je ferais ce qu'il te dit

pour �viter les ennuis.

Je me sens un peu fi�vreux, m�me en ce moment.

Pas de fi�vre, pouls r�gulier.

Combien ?

76 pulsations � la minute.

21 , 22, 23...

38 pulsations. La rel�ve se fait en 30 secondes.

Sachant qu'au tour de Meneghetti, avec ses petites jambes,

ce sera plus long.

Tu fais quoi ? Tu nous espionnes ?

Non, je passais.

Alors ?

Elle est � mes pieds.

Merci.

Maintenant, fichez-moi la paix.

- Giacinto ! - Oui ?

Giacinto !

Pardon, commandant. J'arrive !

Je te paie en cigarettes

pour laver mon linge, mais c'est de pire en pire.

Mes draps �taient ratatin�s comme du poisson s�ch�.

ll faudrait les changer plus souvent.

Sinon, le savon ne se dissout pas.

Vous pouvez baisser le bras.

ll se passe exactement ce que je supposais et redoutais.

Les articulations sont foutues.

Tu vois ?

A cause de ce salaud de Tagliabue, cette ordure, ce fumier...

Moi aussi, ils m'ont mis le grappin dessus.

Tagliabue et qui ?

- Et les deux autres. - Que t'ont-ils fait ?

lls m'ont oblig� � leur fournir

des suppositoires, une photo et un instrument.

Quel instrument ?

Je n'en dirai pas plus. Un instrument en dents de scie.

Je vois pourquoi il m'a cass� le bras.

Pour m'�loigner de la cellule et pr�parer une combine.

Dis-moi...

Combien te reste-t-il ?

10 mois, 3 semaines, 4 jours et 5 heures.

Et si je te faisais sortir six mois plus t�t ?

Serais-tu reconnaissant � ton commandant ?

ll faut voir.

Alors fais ce que je te dis, sans dire que �a vient de moi.

Va voir le directeur.

Avertis-le qu'une �vasion se pr�pare.

Tu sais pourquoi ?

En �change de ce tuyau, tu auras une note de bonne conduite

et une r�duction de peine.

A No�l, tu es chez toi.

A No�l ?

Chez moi ?

C'est une id�e de g�nie, merci !

Ne me remercie pas.

Si �a marche,

tu me laveras mon linge jusqu'� la fin de ta peine.

Gratis, bien s�r.

C'est le prix de la libert�.

- Quoi ? - Un palpage.

Je fus pris d'une frayeur, cher Ma�tre

Un palpage, c'est-�-dire une fouille improvis�e

Vous comprenez bien le danger que je courais

Si les autres �taient pris avec la scie � pl�tre,

votre serviteur lui aussi �tait fait comme un rat

Un moment de pure angoisse, croyez-moi

Les trois suivants !

C'est quoi ?

V�nus au bain.

- Tu me la donnes ? - Oui.

Je voulais lui fignoler les miches.

- Apr�s, tu me la donnes. - D'accord.

C'est bon.

Suivants !

Quoi ? Avance.

Je dois parler au directeur d'une affaire tr�s urgente.

- Demain. Ton nom ? - Rossi Giacinto.

Ce soir-l�, � l'id�e de parler au directeur,

j'�tais un autre homme, neuf et vivant

Mais sur ma t�te

pesait d�j� l'�p�e de Dracula

Tu fumes en te douchant, toi ?

Donne-la-moi.

C'est une merveille de tabac anglais. Je m'y connais.

Et le connaisseur en veut.

Qui vous l'a donn� ?

Vous �tes fauch�s et vous ne recevez jamais de colis.

Je peux ?

Vas-y, prends.

Chic alors, merci.

ll est pas � toi, ce tabac !

Non, il est � toi.

Au secours !

- Que fait-il ? - ll va me tuer !

Arr�tez.

Au secours !

ll va me tuer !

Pour une cigarette.

Silence !

Silence, j'ai dit !

Tiens �a.

Que se passe-t-il ?

C'est lui, il est devenu fou. ll voulait tous nous tuer.

- Je n'ai rien fait ! - Tu changes de cellule.

Tu as une place ?

lls ont tout maniganc� pour avoir plus de place.

Mettez-moi o� vous voulez.

Tout le monde m'aime bien.

Mais toutes les cellules sont compl�tes.

Une place s'est lib�r�e.

O� �a ?

L'�ternel probl�me du logement.

Entre.

Merci, garde.

Moi, je suis bien partout.

Bonsoir.

Je le pense.

ll est joli, ce pinson.

Comment tu t'appelles, petit oiseau ?

C'est bien d'aimer les b�tes.

C'est signe de bont�.

ll chante bien, en plus.

ll est aveugle.

Le pauvre, que s'est-il pass� ?

Je lui ai crev� les yeux.

Voil� pourquoi il chante bien.

Moi aussi, je chante bien. Tu veux entendre ?

Dinna, dinna, dinna, poup�e de strass

Dinna, dinna, dinna, poup�e de strass

Qui t'a appris, ma jolie

A chanter ?

A chanter ?

Mais elle n'a pas pu

- Arr�tez ! - Sale espion !

Mais elle n'a pas pu

Elle n'a pas pu

Tu voulais lui dire quoi, au directeur ?

Tra�tre !

Silence !

Silence, j'ai dit !

Aide-soignant !

Alors ?

Je renonce � parler au directeur.

Je d�missionne de mon r�le d'aide-soignant.

- Trouvez quelqu'un d'autre. - Pourquoi ?

J'ai pass� une sale nuit, comme si on m'avait rou� de coups.

C'est un travail volontaire, et je ne le suis plus.

Et puis personne ne m'aime, ici.

- Alors je te raye. - C'est �a.

Je n'ai jamais compris pourquoi on t'avait choisi.

Parce qu'au service militaire,

j'�tais dans le service de sant�.

Un jour, mon colonel me dit : ''Ecoute, Giacinto...''

Pardon, o� en �tais-je ?

Ah oui, Nunzio Filogamo, de la chorale de Civitavecchia.

Je lui ai chant� trois chansons de suite.

Mais il m'a dit que ce n'�tait pas fait pour moi,

que je n'avais aucune chance.

Si j'�tais aveugle, je chanterais peut-�tre mieux.

C'est vrai.

C'est � l'asile que tu devrais �tre.

C'est �a, bonsoir.

ll faut toujours que vous plaisantiez.

ll vous emb�te ?

S'il vous ennuie, appelez.

lls passent de gauche � droite et de haut en bas.

Donc...

ll faut scier en diagonale et � l'envers.

On comble le trou de mie de pain noircie

pour que �a fasse le m�me bruit.

C'est une m�thode infaillible.

Et le crochet ?

On coupe ici, puis l�.

Quelles sont vos intentions vis-�-vis de moi ?

- Tu viens avec nous. - Laisse-moi parler.

Tu viens avec nous.

C'est ce que j'ai dit.

- Pourquoi ? - Parce que.

On ne peut pas risquer que tu donnes l'alerte

et que tu nous prives de notre petite marge de manoeuvre.

Sans compter que tu en sais trop.

Tais-toi, pipelette !

Vous croyez � la Vierge ? Faites-le pour elle.

ll me reste dix mois, avec une possible r�duction.

Mais si je m'�vade, ma vie est fichue.

Ma femme et mes enfants seront expuls�s.

M�me le p�cheur qui m'a d�nonc�

en est boulevers�, regardez.

Je ne vous mens pas.

ll m'�crit : ''Cher Giacinto,

''Je ne savais pas que c'�tait pour nourrir ta famille.''

ll implore mon pardon. Quel pardon ?

Je ne pardonne pas aux tra�tres, je les m�prise.

Aussi, partez sans crainte. Je reste ici et je ne parlerai pas.

Si, tu vas moucharder.

Non, jamais.

M�me si je te frappe ?

Je serai muet comme une carpe.

D'accord.

On peut avoir confiance.

Mais dis-nous qui t'a donn� l'id�e de parler au directeur.

Non, je ne suis pas une balance.

C'est le commandant !

Tu viens avec nous.

Deux jours plus tard, le 20 exactement,

ou le 21,

le 23 juillet au maximum,

La Souris recevait un autre colis de cette dame

qui �tait en fait sa concubine,

pour parler poliment

Un envoi banal � premi�re vue,

mais d'une importance cruciale

Marilita m'a envoy� des figues.

Et �a aussi.

C'est pour quand ?

Attends, on va les compter.

Tr�s bonnes.

Tu manges quoi ?

Tu ne vas pas hurler pour une figue !

Une figue ? Une seule ?

Deux. Qu'est-ce que �a peut faire ?

Moi, j'ai partag� la brioche qu'on m'avait envoy�e.

lmb�cile !

Le nombre de figues, c'est la date � laquelle

sa copine vient avec les fringues et le pognon !

- O� �a ? - Au bunker.

Au 13e kilom�tre de la voie ferr�e.

Toutes mes excuses.

Mais vous ne me dites rien.

Parce que tu es un imb�cile !

Ah non, je t'interdis.

Je me mutile pour le bien commun et voil� comment mes amis me parlent.

Tes amis ?

Ecoute, Papaleo de mes deux,

c'est des salades, tes histoires d'amiti�.

Toi, un ami ?

Taisez-vous !

Lui, oui !

Avare de mots, g�n�reux en actes.

Vous allez rameuter les gardes.

Dieu seul d�cide. L'incident est clos.

�a, c'est � moi d'en d�cider.

Monsieur le bouseux,

tu te crois tr�s intelligent avec tes lunettes.

Au nom du d�lit d'honneur, tu as �vit� la perp�tuit�.

Toi, dans onze ans, tu retrouves ta belle vie.

Que sais-tu de mes projets ?

A ma sortie, je la tue.

Et je reviens ici, l'honneur lav� et sauf.

La belle vie !

Si vous pouviez lire l�-dedans,

vous �prouveriez un m�lange de piti� et d'horreur.

Arr�te ta com�die.

ll y a 23 figues s�ch�es.

Plus deux, 25.

C'est apr�s-demain !

Vous avez compris, Ma�tre ? Dans deux jours,

ils allaient r�aliser leur projet fou

lls ne m 'ont pas quitt� des yeux

de toute la nuit,

tout en fumant comme des pompiers

des cigarettes faites avec un outil fabriqu� par La Souris,

homme aux doigts de f�e et au coeur de pierre

Avertir les gardes �tait inutile

Le dimanche � la messe,

j'ai voulu confesser l'horrible v�rit� au chapelain

Les autres m 'en ont emp�ch�,

me privant ainsi du r�confort religieux

Tu aiguises une cuill�re ?

Tout peut devenir une arme.

Crache.

Pour quoi faire ?

Pour toi, si tu fais le malin.

La garde !

Un, deux, trois, quatre.

Que voulez-vous ?

Ne me faites pas mal !

Sous ce couvre-lit, j'ai cru qu'ils allaient me faire ma f�te

Je faisais d�j� ma pri�re,

quand j'ai compris que ce n'�tait pas du tout �a

lls ne voulaient pas que je voie

la cachette secr�te de leur dispositif myst�rieux

lls �taient sacr�ment �quip�s

cordes faites de chaussettes, tubes en carton

et m�me un revolver

Relais !

Bon Dieu ! Dans deux heures, la libert�.

Allez, au travail.

Au boulot, simplet !

Evadez-vous, je ne viens pas.

Plut�t que g�cher ma vie, je pr�f�re me tuer.

Je ne plaisante pas !

Je me fais sauter la cervelle.

ll est fait en mie de pain, idiot.

Scie.

C'est tr�s bien fait.

On dirait un vrai.

Allez, coupe.

Tagliabue, une fois dans la cour, tu ouvres la bouche d'�gout.

On s'�chappe par le collecteur.

Et on ressort ici, par le c�t�... ouest.

- Compris. - Vite, il est dix heures.

Tout est pr�t. Remettez le lit.

Rossi !

Que fais-tu l� ?

Habille-toi et sors.

D�p�che-toi.

Moi ? Sortir ?

Tout de suite !

Merci, ce r�veil est le plus beau jour de ma vie !

- On est le 25 ? - �a va pas, non ?

Le 25 juillet, anniversaire

de ma lib�ration de l'enfer sur Terre !

Tu vas bien voir. Avance.

- O� m'emmenez-vous ? - Allez !

Je suis innocent.

Le voil�.

- Qu'y a-t-il ? - Tu reconnais �a ?

C'est quoi ?

La fausse scie !

Je veux parler au directeur.

Non, parle-moi. O� est la vraie scie ?

Je veux parler au directeur.

O� l'as-tu trouv�e ?

Dans l'armoire � instruments.

La derni�re fois qu'elle a servi, tu �tais encore aide-soignant.

Je ne dirai la v�rit� qu'au directeur.

lls s'�chapperont par la fen�tre, dans la cour ?

C'est la v�rit� ! lls m'ont extorqu� la scie � pl�tre.

J'ai essay� de vous pr�venir.

Demandez-leur !

Dites-lui que c'est vrai !

Et les deux autres, ils sont o� ?

Mes camarades de cellule ont mont� un plan

pour me faire transf�rer avec les trois autres !

Regardez ce sale fumier !

ll est de m�che avec ces voyous !

C'est moi qui ai trouv� la scie !

Tu as une grande gueule.

Mais pas de cervelle.

Tu te prends pour qui ?

En nettoyant, il a vu la fausse scie et nous a avertis.

- D'accord. - Et alors ?

Quoi, alors ?

C'est tout ce qu'ils savent dire.

Au coin de la cour 4, il y a bien

une bouche d'�gout ?

Non, comment �a s'appelle ?

Un collecteur !

lls veulent s'�chapper par ce collecteur

et d�boucher sur le mur...

Le mur ouest !

Monsieur le collecteur, je veux aider.

Vous saurez r�compenser mon honn�tet�.

Vous parlez � un homme s�rieux, pas � un idiot.

Un p�re de famille

souhaitant une remise de peine.

- Quel est son d�lit ? - Simulation de vol.

Remettez-le en cellule.

En cellule ?

�a suffit, ce plan d'�vasion est totalement absurde.

Je vous jure que c'est vrai. Faites-moi pr�ter serment.

Regardez, M. le directeur.

Regardez ces photos.

Voici ma femme, mon fils et ma fille. Regardez.

Non, attendez.

Assez plaisant�. Emmenez-les tous les deux !

Si je mens, que je ne les revoie plus jamais !

C'est le serment d'un p�re. Vous devez me croire.

D'accord. Mais tu dois retourner en cellule.

Sinon, ils se m�fieront.

Tu veux les prendre sur le fait et aider la justice ?

Oui, je veux aider la justice. Mais vous arriverez vite ?

Dis que tu as �t� appel� au sujet d'une affaire familiale.

Excellente id�e, monsieur le directeur.

Excellente id�e.

Si mes informations sont exactes,

vous me promettez une remise de peine ?

- Pour No�l ? - Je ne te promets rien.

Merci.

Comment �a ?

Pr�pare une escouade.

Elle est morte !

Ma femme !

Avant-hier !

Elle est morte de...

Ma pauvre petite femme !

Quoi, non ?

Quoi, encore ?

- Tu as mouchard� ? - Pas du tout !

Je n'ai rien dit, je le jure.

Je l'ai jur� sur ma femme.

- Elle n'est pas morte ? - Si.

Je ne veux pas te faire de mal. Calme-toi.

Tu as tout caft� au directeur, hein ?

Tu as bien fait. C'est ce qu'on voulait.

Allons-y !

Quoi ?

Eh oui, tout �tait calcul�.

M�me celui qui a trouv� la fausse scie ?

Bien s�r, il est de m�che avec nous.

Vas-y !

Mais vous �tes fous !

Compl�tement fous.

J'ai compris !

Vous avez compris, cher Ma�tre ?

C'est l� qu'ils cachaient l'attirail

ll pleut des cordes !

Attendez que la pluie s'arr�te.

Ouvre la 98.

Restez en arri�re, on ne sait jamais.

Elle est vide !

lls ont rus� et emmen� le gar�on.

lnterceptons-les � la sortie du collecteur du mur ouest.

Donnez l'alerte.

Sonnez l'alarme !

Allumez les projecteurs ! Toutes les �quipes c�t� ouest !

D�p�chons-nous !

Tu m'entends ? ll n'y a personne ici.

La porte est ferm�e. lls ne sont pas pass�s par l�.

H�, toi ! Pas de blagues ou je t'�trangle.

Sortez de l� !

Sortez !

A terre !

Ces idiots risquent de se noyer dans les conduits.

- Et moi ? - Tu restes ici.

Non, remonte-moi ou je crie !

Sinon, ils auront ma peau.

Baissez-vous !

Rendez-vous, vous pouvez encore vous en sortir

Sortez l

Restez l�.

Le directeur sera cl�ment

Tagliabue l

Papaleo, Campanacci l

Venez, partons par l�, il n'y a personne.

La Souris d'abord,

puis vous deux, puis moi.

�a, c'est la corde de rappel.

Je descends.

Tu fais quoi, ta pri�re ? Descends, bougre d'imb�cile !

Sortez ! Vous �tes pris au pi�ge !

Si vous vous rendez, le directeur sera cl�ment.

Vous allez vous noyer !

Un trou dans le plafond de la 98 !

C'est vide.

Entre le plafond et le toit, il y a de la place pour 10 personnes.

Je savais que c'�tait louche.

Ce petit simulateur a voulu brouiller les pistes.

ll me le paiera !

Sortez les chiens.

Courons jusqu'au foss�, puis � la voie ferr�e.

Attendez-moi ! Ne me laissez pas !

Tagliabue ! Papaleo ! La Souris !

Attendez-moi, je ne connais pas le chemin

du bunker.

O� �tes-vous ? Attendez-moi !

Nom de Dieu, il n'y a personne.

- Elle est peut-�tre en retard. - Esp�rons-le.

Ne restons pas ici. Mettons-nous � l'abri.

C'est elle ?

Non, c'est le simplet.

O� �tes-vous ?

Cet imb�cile va nous faire rep�rer.

O� �tes-vous, � la fin ?

Simplet !

Par ici !

Je vous entends sans vous voir.

On est l� !

Viens, abruti !

Pas la peine de m'insulter !

Cache-toi !

J'ai vol� ces habits dans une ferme.

Marilita n'est pas l� ?

- C'�tait bien aujourd'hui ? - On est le 25, non ?

- Tu as mang� deux figues ? - Tu ne me crois pas ?

Quel rapport avec les figues ?

- Tu en as mang� ? - Oui.

- Combien ? - Trois... Non...

Quatre. Pourquoi ?

L'imb�cile ! Tagliabue, tue-le !

Non, ne me faites pas de mal !

Ne me faites pas de mal !

Pas sur la t�te, je suis fragile !

Je suis fragile !

J'ai attrap� une maladie...

au combat en Albanie.

Ayez piti� !

Tuez-moi, mais ne me faites pas mal !

Arr�te !

Merci, Tagliabue. Tu es un vrai ami.

Un ami ?

Toi, un ami, sale vermine ? Tu es un mouchard.

Tu ne sais pas ce qu'est un ami.

Je t'interdis de prononcer ce mot !

L'un de nous doit se risquer.

Comment �a ?

ll nous faut des habits et une voiture

pour aller chez Marilita.

C'est vrai. Sortez votre argent.

J'ai 10 000 lires dans mes chaussures.

Avec mes 5 000, �a fait 15 000.

Et toi, Papaleo ?

Je ne sais pas. Je regarde.

Le revolver.

Laisse-moi y aller.

Tu as d�j� beaucoup fait et tu es le plus vieux.

Non, j'y vais.

Comme tu veux.

Tiens, �a peut te servir.

Salut, La Souris.

Bon Dieu, La Souris s'est fait prendre.

Sinon, il serait revenu.

ll s'est sacrifi�.

Ce n'est pas un sacrifice.

C'est mourir au nom de ses principes, et l'amiti� en est un.

Sans oublier l'honneur, qualit� pr�cieuse de l'Homme,

n'en d�plaise aux mat�rialistes, �galement appel�s marxistes.

C'est juste.

Bon Dieu !

D�cid�ment, me voil� bien entour� !

Un casse-pieds et un cr�tin !

Et maintenant ?

Qu'est-ce qu'on fait ? Sans La Souris, nous sommes perdus.

Que voulez-vous qu'on fasse, sans lui ?

On n'a pas l'adresse de cette fille.

Je l'ai sue, moi.

ll dit qu'il la conna�t.

Tu sais o� elle habite ?

Sauf que j'ai oubli�.

Concentre-toi !

ll y a quelqu'un ?

Romulus, Numa Pompilius, Ancus Marcius, Tullus Hostilius...

J'oublie toujours les trois autres.

- 21 Via del Traversone ! - S�r ?

Je l'ai entendu � la distribution des colis.

Maintenant, trouvons des v�tements.

Servius Tullius, Tarquin l'Ancien et Tarquin le Superbe.

Et qui sont-ils ?

Bonjour, brigadier.

Tu as vu quelqu'un par ici ?

Non. Pourquoi, qui doit venir ?

Tu faisais des conserves ?

O� est ta famille ?

Au champ, � faucher le foin. Vous cherchez qui ?

C'est ton b�b� ?

Vous allez lui faire peur. ll n'y a personne ici.

On va jeter un oeil alentour.

- Je vous ai tach�. - Ce n'est rien.

Sachez que ce sont des bandits.

Ne vous en faites pas.

Quelle chaleur !

- Au revoir, Maria. - Au revoir.

Nini ! Que lui avez-vous fait ?

ll faut le changer, il s'est fait dessus.

Moins de bruit, le marmot. Sinon...

Ordure !

Venez m'aider !

Reste tranquille !

J'ai toujours aim� les femmes � poigne.

Venez la tenir !

Tagliabue, tu as perdu la t�te !

Va donc,

sale bouseuse !

Elle m'a fait mal.

Maman est l�.

Pardon du d�rangement.

Bande de salauds !

On lui a fait une belle frayeur.

Mais tu n'aurais pas tu� le b�b�.

- Quoi ? - Tu ne l'aurais pas tu� ?

Si elle avait parl�, si.

Bien s�r.

Les gens sont tous des tra�tres et des salauds.

Leur point faible, c'est les m�mes. ll faut l'exploiter.

Tr�s juste.

Sans compter que ce marmot

pourrait devenir flic plus tard.

Vous voyez, Ma�tre, � quelles crapules

j'avais affaire ?

Maintenant qu'on est en civil, il nous faut un v�hicule.

Allez, avance !

�a, c'est une voiture de prestige.

Ma femme en serait baba si j'arrivais avec cette voiture.

Avec essuie-glaces � deux vitesses.

Premi�re, seconde. La classe !

Baisse-toi, bougre d'imb�cile ! Toi aussi !

Tiens ta droite.

ll n'y a personne derri�re.

Circulez.

Votre carte grise.

La police !

Vous venez de Milan ?

Vous vous �tes arr�t�s en route ?

A Florence pour faire le plein. Pourquoi ?

Pour rien.

C'est bon, allez-y.

On s'est arr�t�s apr�s Traviglia.

On n'allait quand m�me pas leur dire qu'on avait pris une pute.

Qu'est-ce que tu fais ? Le danger est pass�.

ll s'est �vanoui.

- Qu'y a-t-il ? - Rien. Pardon.

Et Papaleo ?

ll est parti venger son honneur, ce couillon.

S'il ne se fait pas choper avant, ce sera dans les journaux du soir.

Tagliabue, j'ai faim.

Olga !

Quoi ?

Alors, tu viens avec nous ?

Non.

Je pr�f�re me rafra�chir.

Qui est l� ?

Ciccillo !

Tu m'as poignard�e.

Ce n'est qu'une cuill�re.

Salet� de cuill�re !

Ciccillo...

Ce diminutif est mort avec toi et moi.

C'est moi qui meurs.

Tu m'as fait mal.

Et le mal que tu m'as fait, alors ?

Un probl�me, Olga ?

R�ponds !

Ce n'est rien.

Je tirais une valise et elle m'est tomb�e sur la t�te.

Quelle idiote tu fais !

J'ai �chou�.

L'alcool.

- L'alcool ? - Dans le tiroir.

Tout le monde se fout que j'aie pris la perp�tuit�.

Rejet� et ha� de tous depuis mon crime.

Ton amant pr�sentait bien, lui, avec pipe et foulard.

�a br�le !

Tu as du sparadrap ?

Dans la bo�te.

La police va te rechercher.

Je la devancerai. Je me livrerai, comme l'autre fois.

Mais cette fois...

Quel l�che je suis !

Mon ch�ri...

Qu'y a-t-il entre nous pour que tu m'appelles ainsi ?

Tu as d� en baver, mon pauvre ch�ri.

Tu veux manger un morceau ?

Toi...

ll faut que tu ram�nes �a aux besoins mat�riels.

Dans un moment pareil !

L�che donc ma main.

Tu as les traits tir�s, tu es maigre.

Ne bouge pas.

C'est le plat qu'on se pr�pare entre nous.

Qu'est-ce que c'est ?

Des boulettes de viande. Go�te-les !

Je les fais pour le personnel.

S'il te pla�t.

ll s'en est pass�, des choses, depuis que tu es parti.

La comtesse Santopoli, dans sa grande bont�,

m'a trouv� cet emploi de cuisini�re.

Comment refuser ?

Qui d'autre m'aurait tendu la main dans ma situation ?

On dirait celles de la prison.

Avec de l'ail en plus, non ?

Non, je n'ai mis que du persil.

Ah bon ?

Moi, j'aurais mis un peu d'ail.

Mais elles sont d�licieuses.

J'ai appris � cuisiner pour toi, pas pour ces morveux.

Maman a pass� du temps � m'apprendre.

Ta m�re ? O� est-elle, maintenant ?

lci, avec moi.

Elle est aussi en cuisine.

Je te laisse deviner son titre.

Nous sommes maudits.

Au m�me moment, le fou furieux et moi

arrivions au pas de course au 21 Via del Traversone,

au milieu d'une circulation d�cupl�e pendant notre absence

Vous vous demandez pourquoi,

moi qui suis si intelligent,

je n'ai pas sem� ce compagnon ind�sirable

Comme disent les Chinois, j'�tais � cheval sur le tigre

ll est dangereux de rester dessus, mais plus encore d'en descendre

Car il risque de vous manger

C'est un cin�ma.

C'est le 21 . �a doit �tre au-dessus.

Mademoiselle Marilita ?

- On peut entrer ? - Qui �tes-vous ?

Des amis de La Souris. Tr�s intimes.

Que faites-vous ici ?

L'�vasion a r�ussi.

Vous ne l'avez pas su ?

Le rendez-vous �tait le 29.

C'est � cause de lui, ce tra�tre mangeur de figues.

Malgr� �a, nous avons r�ussi.

Mais... La Souris s'est fait attraper.

Que dites-vous ? Comment est-ce arriv� ?

Eh oui, c'est comme �a.

Pauvre Gigino... Je l'aimais tellement.

La derni�re fois qu'on s'est vus, il m'a dit :

''Si jamais je me fais prendre, va chez Marilita...''

21 Via del Traversone.

''Demande-lui tout ce que tu veux.

''Elle te le donnera.''

Pas vrai ?

H�, simplet !

- ll a dit �a ? - Mot pour mot.

Un v�ritable ami. Bon Dieu !

- Tagliabue ! - Quoi ?

On parle de nous dans le journal.

''Ruse d'�vasion pour tromper le directeur.

''Celui-ci a d�clar�...''

Ecoute un peu �a.

''Je d�tenais Ro...

''Rossi Giacinto.''

ll parle de moi.

''ll semblait simple d'esprit

''mais il s'agissait en fait d'une ruse sournoise

''afin de dissimuler un plan diabolique

''con�u et orchestr� par lui.''

Pas une ligne sur moi ?

C'est pas moi qui l'ai �crit.

Votre peigne.

Cette machine � rouler, j'ai vu La Souris la fabriquer.

ll avait des doigts de f�e.

Serait-ce trop demander de la garder en souvenir ?

Ce sont les hasards de la vie.

Lui, il est en prison alors que son instrument est ici.

O� est-il ?

Que voulez-vous ?

Viens !

Qui cherche-t-il ?

O� est-il ?

Si je le trouve, je le tue.

Sors de l�, esp�ce de fumier !

ll est ici ?

Si je le trouve...

ll n'y a personne ici !

O� est-il ? O� te caches-tu ?

Au secours !

Esp�ce d'ordure, l�che, tra�tre !

Je t'explique.

J'avais la police � mes trousses, alors...

C'est de la mie de pain !

Je vous en supplie... Gino, je t'en prie.

Je vous donnerai tout ce que j'ai. 300 000 lires.

Moiti�-moiti�, puisqu'on est deux.

Tu es une ordure.

On est trois. ll y a aussi l'imb�cile.

Merci.

On est rep�r�s.

C'est la police ?

Va ouvrir, dis que ce n'est rien.

Cachons-nous dehors !

Et le coup de feu ?

Dis que la bouteille de gaz a explos�.

J'ai une cuisini�re �lectrique.

Bonjour.

- lls sont l� ? - ll n'y a personne.

N'ayez crainte, je suis un ami de La Souris.

Papaleo, que fais-tu ici ?

Je vois avec plaisir que tu t'en es sorti, toi aussi !

�a va vous �tonner, mais j'ai r�fl�chi et j'ai renonc�.

Tant mieux.

D'o� viens-tu ?

Enfin r�unis, entre amis. Tu m'autorises le mot, Tagliabue ?

Adieu la mauvaise �toile. Nous sommes des v�tres.

Qui �a, nous ?

Viens, Olga.

La voici.

Mademoiselle Olga, ma fianc�e.

M. Tagliabue.

Enchant�e.

L'ami Giacinto.

C'est la m�re de ma fianc�e.

La chaleur ?

Les escaliers.

ll y a aussi notre ami La Souris.

O� est-il pass� ?

Peut-�tre aux toilettes.

Son pistolet !

ll n'est pas b�te, lui !

Filons !

Filez, j'essaie de les retenir.

lls te guettaient chez ta fianc�e.

Tu aurais mieux fait de la liquider.

Je suis confus.

Ciccillo !

Vite !

lmpossible de passer.

Suivez-nous !

- Poussez ! - Mais non, tirez !

Par le d�me du cin�ma.

Regarde si on peut passer.

Ciccillo, la valise !

A�e, bon sang !

Vite, Papaleo !

Et maman ?

Ne nous laisse pas.

C'est de la folie, on va se faire prendre !

Sans �tre m�chant, elle nous ralentit.

Tu me rejoindras, je t'�crirai !

En voil� un !

La fille s'est �vanouie.

- Vous avez appel� l'ambulance ? - Oui.

Du calme.

De l'autre c�t� !

Je passe les d�tails des p�rip�ties suivantes

un sous-sol de couvent, une d�charge

et une charrette remplie de pl�tras

A l'aube du 30, nous �tions d�sesp�r�s,

dans une bourgade agricole surnomm�e Canemorto

- Descends ! - Qu'y a-t-il ?

- Fouille-le. - Vous avez combien ?

Je n'ai rien sur moi. Trois ou quatre mille lires.

L�-dedans.

Je sors sans argent car j'habite par ici.

- O� �a ? - Vous voyez les fils �lectriques ?

Le village est derri�re.

Tu as de l'argent chez toi ?

Oui, bien s�r.

J'en ai un peu.

Va chez toi et rapporte-moi 300 000 lires.

Ta fille reste ici.

- 300 000 ? - Pas un sou de moins.

Si tu finasses, je liquide la petite.

D�p�che-toi !

On t'attend en haut.

Surtout ne bouge pas et ne dis rien, d'accord ?

Allez, file.

Tu as compris ?

Tu aimes les m�res ?

Comment t'appelles-tu ?

On s'en fiche.

Marcella.

- ll fait quoi, ton papa ? - Mineur.

Dans les mines d'aluminium, � Tolfa ?

Non, de charbon.

De charbon ?

Mais non, b�casse. Que dis-tu ?

ll n'y a pas de charbon, ici.

Mon papa ne travaille pas ici, mais � Charleroi.

- O� �a ? - A Charleroi.

En Belgique.

Et lui, c'est qui ?

Je le connais pas, il m'a prise en stop.

J'allais acheter des oeufs chez Menicuccio,

l�-haut, dans le village.

Nom de nom !

C'�tait pas ton papa...

Viens !

Au revoir, Marcella.

Cette ultime tentative de trouver de l'argent fut un �chec

ll restait � aller � Civitavecchia,

d'o� s'embarquent parfois des clandestins

L�-bas, je connaissais le p�cheur de palourdes repenti

C'est s�r, il nous aidera,

me disais-je

Viens, emmerdeur !

Je veux un peu d'eau.

Tu en as de bonnes.

Rien qu'une petite goutte.

Des grenouilles !

Et alors ?

Qui dit grenouilles dit eau !

De l'eau ! De l'eau !

Que c'est bon, l'eau ! Encore meilleur que le vin.

Viens ici !

lls sont apr�s nous ?

Tagliabue, ils nous gazent !

On va s'asphyxier !

Quelle puanteur !

Ne bois pas, c'est de l'anti-moustiques toxique.

Vu les puces qu'on a sur le dos...

Quel carnage !

Laisse-moi ici, Tagliabue.

Je n'en peux plus.

Et moi, alors ?

C'est moi qui te portes, je te signale.

Va voir le p�cheur de palourdes de ma part.

Moi, je reste ici.

Regarde mon �tat, je suis peut-�tre en train de mourir.

Giacinto, la mer !

O� �a ? Je ne la vois pas.

Oui, c'est la mer !

Regarde, bon sang ! C'est la mer !

Tu vois, nous sommes arriv�s ! A la mer !

C'est la voix de mon coeur...

Tu me prends dans tes bras ?

Marche sur la route, c'est plus pratique.

Elle est toute droite, c'est mieux.

Cours, d�p�chons-nous !

H�, le p�cheur !

Garibaldo !

Garibaldo, mon ami !

- Qui es-tu ? - C'est moi.

On se conna�t ?

Giacinto, l'homme que tu as d�truit.

Tu es r�pugnant.

Nous sommes poursuivis par la police. Cache-nous.

Trouve-nous un moyen d'embarquer pour l'Extr�me-Orient.

Le p�cheur, le temps de nous trouver une solution,

nous avait cach�s dans un bateau en fer

abandonn� sous le soleil de plomb de cet �t� caniculaire

Tu ne manges pas les palourdes ?

Elles puent.

C'est vrai.

Je les jette ?

Bon sang !

�a br�le.

ll tape, le soleil.

En prison, il faisait plus frais.

Mais la libert�, c'est mieux.

Merci.

Oui, c'est mieux.

Tu m'en donnes un peu ?

De quoi ?

Qu'est-ce que tu manges ?

Rien, je suis enfl�.

Ah oui, ta dent.

�a te fait mal ?

Qui va l� ?

C'est moi, qui veux-tu que ce soit ?

- Qu'apportes-tu ? - Des palourdes.

Des palourdes, il n'y a que �a, ici.

On meurt de soif. Tu peux nous apporter de l'eau ?

J'ai oubli�.

- Quelles nouvelles ? - Une bonne, une mauvaise.

J'ai trouv� un bateau turc

qui embarque apr�s-demain soir pour Port-Sa�d.

C'est loin, en Afrique. Voil� la bonne nouvelle.

La mauvaise, c'est que le marin turc veut 200 000 lires.

Tu aurais gagn� du temps en commen�ant par la mauvaise.

Comment veux-tu qu'on trouve 200 000 lires ?

Ecoute, je me suis rachet� du mal que je t'ai fait.

Je t'ai apport� des palourdes, je me suis d�men�.

Tu veux que je trouve l'argent, en plus ?

Personne n'a dit �a !

Le marin turc exige cette somme.

Sans �a, rien � faire. Allez, � demain matin.

Garibaldo !

N'apporte plus de palourdes. Plut�t...

Une omelette avec de la salade.

Au revoir !

Tu l'as entendu ?

Qui nous donnera 200 000 lires ?

Je ne sais pas.

Je n'ai ni amis ni parents.

Attends !

Ma femme... Je pourrais essayer.

Garibaldo !

- Quoi ? - Reviens !

J'ai besoin d'un service.

C'est pas vrai...

Le brave homme m 'emmena lui-m�me

voir ma famille qui s'�tait fait expulser

et qui vivait � 5 km de Palidoro, dans le village de Maraccia

Notez bien

� partir d'ici et jusqu'� la fin, mon tr�s cher Ma�tre,

tout ce que je vous dis devra rester entre nous

et mourir avec nous,

car il en va de la vie de quatre personnes

Alors bouche cousue, si vous me passez l'expression

Vous avez bien compris ?

lleana !

C'est moi, Giacinto.

Tu crois que je ne t'ai pas reconnu ?

Va-t'en !

Tu veux encore g�cher ma vie ?

Va-t'en !

Calme-toi. Je vais t'expliquer.

Ce n'est pas chez toi, ici. Ni chez moi.

Je suis une invit�e, depuis qu'on s'est fait expulser.

Que veux-tu ? Que viens-tu chercher ?

Qui es-tu ?

Cher Ma�tre, tout change dans la vie

Mais elle, c'�tait trop

Notre mariage, c'�tait hier encore

Fille d'instituteur

En ce grand jour, tous les �l�ves �taient venus � la c�r�monie

Et elle, si jeune, passait presque pour l'une d'eux

Une belle journ�e ensoleill�e et joyeuse,

dont je ch�ris le souvenir en ces temps difficiles

Qu'y a-t-il, Mme lleana ?

Bonsoir.

Mon mari. ll est...

- Je sais. - Merci.

Doucement, les enfants dorment.

- Les v�tres ? - Les siens.

Donc les miens.

O� vas-tu ? Tu n'es pas chez toi.

O� sont-ils ?

Ne les r�veille pas.

Duilio a un gros nez qui pousse.

lci, c'est quoi ?

Les toilettes.

Et l� ?

La cuisine.

Le petit a h�rit� du gros pif de son grand-p�re.

Mais vous, o� dormez-vous ?

Eh oui !

Tu es en prison depuis 3 ans, je te rappelle.

J'ai perdu mon poste, j'ai d� faire la bonne.

J'ai trim� pour un quignon de pain.

Qui s'est occup� des petits, hein ?

Qui les a nourris et a soign� la pneumonie de Marinella ?

Dis-moi, qui ?

Je ne sais pas.

Tu devrais remercier M. Coppola.

C'est gr�ce � lui que je suis en vie.

Tu devrais lui baiser les pieds.

Calme-toi.

Lui baiser les pieds, tu entends !

J'ai compris.

Ecoutez...

ll n'y a rien � expliquer. C'est lui qui devrait avoir honte.

M. Coppola s'est serr� la ceinture

pour nourrir tes enfants, tu comprends ?

Regarde-le.

Regarde son �tat, il est malade.

ll a mal aux dents, et la silicose.

ll a perdu sa maison, ses meubles.

ll s'est endett�, il a vendu jusqu'� sa montre.

Cette maison, il l'a b�tie de ses mains.

ll a une mutuelle.

Tu sais ce que �a co�te ? 10 000 lires par mois.

Un autre aurait flanch� � sa place, mais pas lui.

Parce qu'il a du coeur, lui.

C'est un vrai p�re, lui.

C'est un bosseur,

pas un d�linquant fain�ant ni un salaud,

ni un bon � rien qui a d�truit ma vie.

Le nom de votre maladie ?

La silicose.

C'est quoi ?

Je travaillais dans une usine de briques et de carrelage vitrifi�.

La poudre de silice m'a infect� les poumons.

Ah oui.

Je ne suis pas dupe.

Je sais pourquoi tu es ici.

Pourquoi ?

- Pour de l'argent. - Moi ?

Mais tu as perdu la t�te !

ll veut de l'argent.

ll tombe bien...

Va-t'en, Giacinto.

Tu veux que la police arrive ? Que ma vie soit fichue ?

Plut�t qu'�tre arr�t�e,

je te d�noncerai, je te pr�viens !

Les enfants !

Au moins, je toucherai la r�compense.

Regarde ton portrait.

Simulateur, voleur,

avec tentative de viol et s�vices sur mineure !

Quelle tentative de viol ?

Sur la fermi�re qui nous a pr�t� �a ? Ce n'�tait pas moi.

J'ai l'air d'un bourreau d'enfants ?

Je ne sais pas pourquoi c'est �crit dans le journal.

Tu peux me croire !

Marinella !

C'est qui, lui ?

Un oncle venu d'Am�rique.

ll repart.

- Combien, la r�compense ? - Un million.

La vache !

Tu n'as jamais gagn� autant dans ta vie.

Tu ne peux pas la toucher.

Pourquoi ?

Tu ne peux pas t�moigner contre ton mari.

Encore une loi �crite par des hommes !

Les femmes ne sont bonnes qu'� trimer en silence.

La d�nonciation ne vaut que faite par un �tranger.

Quelqu'un d'ext�rieur � la famille.

Navr�, je dis �a comme �a.

Je vous en prie.

�a n'arrangerait rien, tu le sais.

Avec nos dettes, pr�s de 400 000 lires...

500 000, tu veux dire.

Le pensionnat pour le petit...

On voulait le mettre � l'lmmacolatella.

Mais entre la pension, le mat�riel et le reste,

ce sont 100 ou 150 000 lires de d�penses.

A l'lmmacolatella ?

Avec ce qu'on a mis au clou, l'expulsion, les meubles...

Avec tout �a...

�a ne suffira pas. Combler le d�ficit ne r�soudra rien.

Le renvoyer en prison pour un gain ponctuel,

c'est un sacrifice inutile.

ll n'est pas question de sacrifice.

C'est pour les enfants.

Pardonnez-moi, mais...

- O� comptez-vous aller ? - Eh bien...

Rester ici, c'est bien joli, mais c'est impossible.

Ton mari est intelligent.

ll sait qu'il sera repris un jour ou l'autre.

Et qu'un sale cafteur touchera la r�compense.

Ce ne serait pas juste.

N'est-ce pas ?

Je ne sais pas.

On a compris, Augusto, mais il n'y a pas...

Quoi, pr�cis�ment ?

C'est ce que je dis : pr�cis�ment.

Merci.

Si on pouvait reprendre la Cenciarella...

Le pensionnat du petit ?

- Non, c'est l'lmmacolatella. - Ah oui.

La Cenciarella est l'usine o� je travaillais.

Le propri�taire voudrait la vendre, ne pouvant plus s'en occuper.

- ll est malade. - La silicose ?

Non, le diab�te. Une maladie d'homme.

Si je reprenais la briqueterie avec un cousin,

en mettant 800 ou 900 000 lires chacun,

ce serait une affaire prometteuse.

ll faudrait qu'il vaille le double.

Mais h�las, non.

A moins que...

Que quoi ?

L'autre, il sera repris aussi. O� est-il ?

Qui, Tagliabue ?

Un million chacun. O� est-il cach� ?

ll n'a rien � voir l�-dedans.

Pourquoi prot�ges-tu cet assassin ?

C'est un ami.

Giacinto, dis-moi une chose.

Qui compte le plus, la famille ou les amis ?

La famille, bien s�r.

Mais c'est abject.

C'est abject de faire �a !

Tiens.

Giacinto !

Comme un b�b�.

- ll a quel �ge ? - 40 ans pass�s.

J'ai craqu� et accept�

de retourner au bateau, l'air de rien

M: Coppola allait nous d�noncer, et je ne devais rien faire,

� part feindre indignation et stupeur � l'arriv�e de la police

Une com�die difficile � jouer,

carje me sentais tel Judas vis-�-vis du malheureux

Tagliabue !

C'est moi, Giacinto.

Tu te sens mal ?

- J'ai froid. - On meurt de chaud.

Prends ma chemise.

Fais-moi voir.

Ne me touche pas.

�a a l'air d'aller mieux.

�a a d�senfl�, c'est bon signe.

Tu as vu ta femme ?

Et le bl� ?

L'argent ?

L'argent, c'est bon. Quelle heure est-il ?

- Tu l'as sur toi ? - Non.

Mais c'est r�gl�.

lleana s'en occupe.

Elle va le chercher chez un ami et nous l'apporte.

Va voir si le bateau est encore l�.

Tout de suite.

Le bateau turc est l�, il nous attend.

Tant mieux.

Giacinto... ll est o�, ce Port-Sa�d ?

Quelle importance ? ll est l� o� il est.

Les ltaliens �migr�s sont toujours bien re�us.

Ecoute...

- Rends-moi service. - Tout ce que tu veux.

Arrache-moi cette maudite dent.

Mais comment ?

Arrache-la-moi, nom de nom !

D'accord, attends.

Qui va l� ?

C'est le pape.

Tiens �a.

Qu'est-ce que tu fais ?

Je la d�sinfecte. Aie confiance, je suis infirmier.

Donne-la-moi.

Ouvre.

C'est toi qui l'as voulu.

Ouvre et ne crie pas, on nous entendrait.

Ouvre la bouche.

C'est quelle dent ?

Tu es s�r ?

Ouvre grand, allez.

Ce n'est rien, ce ne sera pas long.

Ouvre bien, ce n'est rien.

Tais-toi !

Qu'est-ce que tu lui fais ? Assassin !

L�che-le !

- Sa dent. - Bon Dieu !

Tiens, un peu de vin.

On l'entendait dans tout le port.

En plus d'une dent, il y a un os.

Je suis d�sol�, mais le marin turc veut le double.

ll sait pour la r�compense.

Quelle r�compense ?

Je ne sais pas.

Un million pour chacun.

Du coup, le marin turc exige 400 000 lires.

Quel fils de...

Giacinto !

Pas de politesses entre nous.

Comment �a ?

L'argent qu'apporte ta femme suffit pour toi.

Tu peux refaire ta vie, moi non.

Pars, toi. Moi, je reste.

Que dis-tu, Tagliabue ?

Fais ce que je te dis, bougre d'imb�cile !

Alors, on fait quoi ?

En �change...

Fais-moi une faveur.

Tout ce que tu veux.

Si jamais tu as un autre morveux...

Baptise-le comme moi.

Mario ?

Je sais, c'est tr�s commun.

Je comprendrai si tu ne veux pas.

�a ne fait rien.

Non, attends. On l'appellera Tagliabue.

''Tailleboeuf' Rossi, �a sonne bien.

Et si c'est une fille ?

Alors on l'appellera ''Taillevache'', c'est assez mignon.

Ne me fais pas rire !

La police ! Qui a parl� ?

Pas moi !

- C'est lui ! - �a va pas ?

- Je vais te tuer ! - Arr�te !

- Je vais te tuer ! - Au secours !

Esp�ce d'ordure !

Tu vas voir !

- Giacinto ! - Je vais le tuer !

Laisse ce fumier et sauvons-nous !

ll faut se jeter � la mer. Tu sais nager ?

On va se sauver � la nage. Saute � la mer !

- A la mer. - Vite, abruti ! Tu as peur ?

Pas un geste !

Ne tirez pas ! Je me fais prisonnier, je me rends.

Sors de l�.

Allez, avance !

Rends-toi !

Jette ton arme !

Allez, remonte.

�a a mal tourn�. Ce sera pour une autre fois.

Adieu, mon ami.

Le cerveau de l'�vasion est arr�t�.

Rossi, quelques mots.

ll a l'air �puis�.

D'o� vous est venu ce plan d�moniaque d'�vasion ?

Comment avez-vous dup� le directeur ?

Moi, j'�tais bien en prison.

Et un jour, le commandant m'a dit :

''Fais ce que je te dis, d�nonce ce dessein criminel

''et tu seras chez toi � No�l.''

Quand on a deux enfants...

Qui est ce commandant ?

Parlez sans crainte.

Allez, on l'emm�ne.

Et ainsi, cher Ma�tre,

je vous demande de bien plaider ma cause

Je n'ai pas un sou pour vous payer,

mais je vous donne toute ma confiance

Cordialement, sign�

Monsieur Giacinto Rossi

Adaptation : Ana�s Duchet

Sous-titrage : DUBBING BROTHERS

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