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AU DĂBUT DE 1995 UN RANDONNEUR DISPARUT
DANS LES MONTAGNES LOINTAINES DU CENTRE DE L'OREGON.
APRĂS PLUSIEURS OBSERVATIONS,
QUELQUES MEMBRES DE LA COMMUNAUTĂ LOCALE ISOLĂE
COMMENCĂRENT Ă PENSER QUE LE DISPARU AVAIT CONTRACTĂ
UN VIRUS D'ORIGINE ANIMALE QU'ILS NOMMAIENT 'FIĂVRE DES COLLINES'.
LES INDIGĂNES QUI ARRIVĂRENT PLUS TĂT
LUI DONNĂRENT UN AUTRE NOM :
MA'IINGAN ODENGWAAN OU "FACE DU LOUP".
ENTRĂE INTERDITE
RIEN ICI NE MĂRITE QU'ON Y PERDE LA VIE
Garde-Ă -vous!
Prends ton sac de chasse. On part Ă 0700.
On ne se lasse jamais de cette vue, hein?
MĂȘme aprĂšs tant de fois.
Ne t'approche pas de ça.
Ce sont des amanites phalloĂŻdes. Des champignons toxiques.
Manges-en un, tu te retrouves Ă la morgue,
Ă moins que quelqu'un ait un foie tout neuf Ă ta disposition.
Blake.
Blake.
Blake. Tu as entendu ce que j'ai dit?
Oui, monsieur.
Qu'est-ce que j'ai dit?
Mange pas les champignons.
Comment s'appellent-ils?
C'est ce que je veux dire. Tu ne m'entends pas.
Tu es dans ta foutue planĂšte.
C'est un bel endroit. Il est aussi dangereux.
Tu peux survivre si tu sais exactement quoi faire.
Oui, monsieur.
Les gens meurent en un éclair.
C'est pas dur de mourir. Rien de plus facile au monde.
On en est tousâŠ
trĂšs prĂšs.
Et je ne serai pas toujours là pour te protéger,
mais je veillerai Ă ce que tu saches survivre en tant queâŠ
Blake.
Blake!
Faut que tu restes à cÎté de moi!
Juste à cÎté de moi, mon gars!
Si tu m'écoutes pas, tu vas souffrir!
Tu veux souffrir?
Tu veux souffrir?
Non, monsieur. C'est justeâŠ
Je voulais mieux viser le chevreuil.
Grimpe dans la cabane.
Maintenant.
Couvre-toi les oreilles.
C'était quoi, papa?
Un ours.
Il y en a beaucoup dans le coin.
LĂšve-toi, allons-y pendant qu'il fait encore jour.
Kiel 714, ici Lovell 819.
Kiel 714, ici Lovell 819.
Kiel 714, ici Lovell 819. Tu me reçois?
T'es oĂč, Dan?
Il se passe quoi, Grady?
Dan?
Je l'ai vu.
Vu quoi?
Tu sais de quoi je parle.
Ce randonneur?
La face du loup?
Dan, c'est réel.
Je l'avais à ma portée.
J'ai failli le tuer.
Grady, ça sert à quoi de monter sur cette montagne, la nuit,
pour chercher ce qui ne veut pas ĂȘtre trouvĂ©?
Je le cherchais pas.
Je chassais le chevreuil Ă la riviĂšre.
Et il a chargé mon garçon.
Je vais le pogner, Dan.
Et faut que tu viennes avec moi.
Tu veux pas garder ton garçon en sécurité?
TRENTE ANS PLUS TARD
On peut acheter une glace? S'il te plaĂźt.
- S'il te plaßt. S'il te plaßt. - Tu as eu un chocolat chaud au musée.
C'est pas un dessert. C'est une boisson.
C'est un dessert, mademoiselle.
Tu sais que tu es le meilleur papa du monde?
Oui, je suis sûr que ça n'a rien à voir avec la glace.
Non. Je voulais juste te le dire.
Je suis sérieuse.
Ăa ressemble Ă une transaction.
Je comprends pas.
HĂ©, descends. Ginger.
Descends tout de suite.
OK. Plus de glace dans trois, deux, un.
Non, le chien lĂąche pas sa laisse!
Je t'avais dit de descendre.
Pourquoi tu m'as pas écouté?
Pourquoi tu m'as pas écouté?
Désolé.
DĂ©solĂ© de m'ĂȘtre Ă©nervĂ©. Ăa ne me ressemble pas.
Je veux pas ĂȘtre comme ça.
Faut écouter quand je te dis quelque chose.
C'est quoi, mon travail?
De garder ta fille en sécurité.
C'est ça. Et toi, ton travail?
Lire dans les pensées.
Tu peux deviner ce que je pense, maintenant?
"J'aime ma petite fille."
Incroyable.
Exactement ce que je pensais. Comment tu fais?
TrÚs douée dans ton travail.
OK.
Désolé. Tu m'as fait peur, OK?
- Tu me dois un dollar. - Pourquoi?
- T'as dit un gros mot. - C'est dans ta tĂȘte.
Non, papa. T'as dit un gros mot.
Je vais t'en mettre.
Oh, non. OK, fais ça vite.
Superbe.
- C'est bien? - Oui.
Et comme ça?
T'es effrayant.
Alors, comme ça?
- Comme ça, Ginger? - Papa.
Non, je comprends.
Va mettre la table.
Non, mais j'ai⊠J'ai une deuxiÚme source.
Une minute.
Tu vas le publier,
ou laisser le Times nous devancer une fois de plus?
- Bonjour. - Bonjour, maman.
Alors on a un accord?
N'importe quoi. T'avais jamais demandé ça avant.
GRADY LOVELL, DĂCĂDĂ
Le temps que ça prend de faire tout ça,
on aurait pu devancer les autres.
On n'a pas besoin de le faire.
Promis. Tu peux le mettre sur Internet?
Va continuer dans l'autre piĂšce.
Je ne devrais pas faire ça.
Tu vas le faire ou pas?
Charlotte, tu peux continuer à cÎté?
Ăcoute, je sais ce que je fais.
Tu sais que je le sais parce que tu m'as appris Ă le faire.
Au revoir, Charlotte.
OK. Au revoir.
Peux-tuâŠ
Peux-tu ne pas faire ça s'il te plaßt?
Qu'est-ce que j'ai fait?
J'étais en conversation avec mon rédacteur en chef.
Tu es la seule Ă avoir des choses importantes en cours?
Je ne suis pas du tout occupé.
Si j'ai des enfants, je me disputerai jamais devant eux.
On se dispute pas, ma chérie. On a un échange dynamique.
OK.
AlorsâŠ
Je viens de découvrir que mon pÚre a enfin été déclaré décédé.
Officiellement, par l'Ătat de l'Oregon.
Désolée.
Ăa va.
Comment tu te sens?
On savait que cette lettre arriverait un jour.
Mais le cĂŽtĂ© dĂ©finitifâŠ
Je sais pas. C'est encore un choc.
Oui.
Tu es triste, papa?
Oui.
Pour plein de choses. J'aurais aimé le connaßtre mieux.
Mais il m'a toujours fait peur.
Alors, dÚs que j'ai été assez grand, je suis parti.
On s'était pas parlé depuis longtemps, c'était mon choix.
Maintenant que je peux plus lui parlerâŠ
j'en ai envie, tout Ă coup.
La totale.
Tout semblait ridicule.
Je vous rejoins plus tard.
C'est une surprise.
Je t'ai apporté à dßner.
Merci.
On n'a pas fait ça depuis longtemps.
Oui.
Tu es heureuse, Charlotte?
Oui.
Oui.
Vraiment?
Pourquoi tu me demandes ça?
Je crois pas qu'on aille bien en ce moment.
Je suis venu ici parce que quand j'ai reçu cette lettreâŠ
j'ai rĂ©alisĂ© que Ginger et toi, vous ĂȘtes la seule famille qui me reste.
On a si peu de temps Ă passer avec les gens.
Je veux juste qu'on s'apprécie
et qu'on essaie d'ĂȘtre heureux en famille tant qu'on est lĂ .
Je veux ĂȘtre heureuse aussi maisâŠ
J'ai pensé que tu pourrais venir dans l'Oregon avec moi.
J'ai les affaires de mon pĂšre Ă charger dans un camion.
Si on y allait ensemble?
On passerait l'été.
Ăa nous ferait du bien.
C'est vraiment superbe.
Il y a une vallée non loin de la ferme entre ces montagnes.
Et quel que soit le nombre de fois oĂč on la voit,
la vue te fait sentir que tout ira bien.
Je veux que vous la voyiez, Ginger et toi.
C'est tentant, mais je ne peux pas quitter mon travail.
Tu peux travailler Ă distance.
Prends un petit congé.
Ginger adorerait ça. Tu pourras passer du temps avec elle.
Travailler sur ton livre.
Oui, je neâŠ
Je suis mĂȘme pas sĂ»re d'ĂȘtre encore douĂ©e pour ça.
Tu es un super écrivain.
Je veux dire, pour passer du temps avec ma fille.
ElleâŠ
Elle a un lien plus fort avec toi qu'avec moi.
Tu es une mĂšre incroyable.
C'est vrai.
Viens avec moi.
BIENVENUE DANS L'OREGON
OK. J'en ai un.
Tu vis dans l'eau?
- Non. - OK.
Tu vis dans la forĂȘt?
Quelquefois.
Tu peux voler?
Non.
Tu marches Ă quatre pattes?
- Oui. - Ah, oui?
Es-tu un chevreuil?
Non.
- Tu es un ours? - Non.
Tu es un chien?
- Non. - Non.
Je sais pas ce que tu es⊠je sais pas la réponse.
Non, je suis un faon.
- Un faon? Quoi? J'ai dit un chevreuil. - Ouais.
- Un faon, c'est pas un chevreuil. - C'est⊠C'est unâŠ
- Non. - Quoi? C'est un bébé chevreuil.
- Non. - Les faons vivent dans la forĂȘt.
Parfois. Mais parfois, ils sont dans les jardins des gens, alorsâŠ
Quoi? Trop c'est trop.
- Tu es une tricheuse. - Quel aplomb.
- C'est trop. Tu sais ce qui t'attend? - Non. ArrĂȘte!
Maman, dis Ă papa qu'il est immature.
ArrĂȘte de me chatouiller.
- Je peux ĂȘtre aussi immature que lui. - Maman! ArrĂȘte!
- Pourquoi tu crois que je suis mĂ»re? - ArrĂȘte, maman! ArrĂȘte.
Je t'en prie, maman, arrĂȘte!
- Maman, arrĂȘte. - S'il te plaĂźt?
S'il te plaĂźt, maman, arrĂȘte.
Une minute. C'est ça? Merde.
- Papa. - Désolé, chéri. Zut.
Je vais vérifier la carte.
Pas de réseau.
Moi non plus.
Ăa me semble pourtant familier.
Fais voir.
Il y a quelqu'un dans la cabane.
OĂč ça?
LĂ -bas.
Elle a raison. Il y a quelqu'un dedans.
- Allons-y, Blake. - Non, ça va.
Non, il a un fusil.
Tout le monde a un fusil, par ici.
Tu peux démarrer?
- Bonsoir. - HĂ©.
Vous allez oĂč?
Je cherche la ferme de mon pĂšre.
Je suis pas venu ici depuis longtemps. J'ai oubliĂ©âŠ
Qui est votre pĂšre?
Grady Lovell.
T'étais pas venu depuis longtemps, Blake.
Une minute. Je vous connais?
Je suis Derek. Le fils de Dan Kiel.
D'accord.
Derek. Merde.
- Papa. - Désolé.
Oui, non, je me souviens de toi.
Comment ça va? Content de te voir.
On n'est plus nombreux Ă vivre ici.
Ăa fait pas partie du monde.
Ouais. Je suis d'accord.
Tu t'en souviens peut-ĂȘtre pas,
mais on n'aime pas ĂȘtre dehors quand il fait nuit dans la montagne.
Y a pas de réseau électrique.
Je croyais que c'était juste mon pÚre.
En fait, je suis un peu perdu.
J'étais sûr que c'était son entrée.
Ăa l'est pas.
Vraiment?
C'est la mienne.
Ouais, OK. Désolé.
La route pour aller chez Grady est coupée.
Je t'emmĂšne, tu t'installeras plus vite.
OK.
Quoi? Non, absolument pas.
- Ăa va. Laisse-le nous guider. - NonâŠ
Pourquoi ne pas nous dire oĂč c'est?
- Il est lĂ . - Quoi?
- Ouvre la portiĂšre. - Qu'est-ceâŠ
- Il l'ouvre. - ArrĂȘteâŠ
Bonjour.
Bonjour⊠Non, non. Ăa va.
Je vais derriĂšre.
Merci, madame.
Attention Ă vos pieds.
Va tout droit.
HĂ©, salut, ma belle.
Derek, c'est Ginger et ma femme, Charlotte.
Salut.
Combien de temps vous comptez rester?
- Pas longtemps. - Quelque temps.
On s'habitue avec le temps.
Y a des choses auxquelles faut s'adapter, ici.
Des animaux.
Des maladies.
On est⊠assez coriaces.
Vraiment?
Vous m'avez pas l'air si coriaces.
C'est une bonne chose.
Ăa veut dire que vous avez une bonne vie. Vous ĂȘtes en bonne santĂ©, en sĂ©curitĂ©.
La maison de ton pĂšre est juste devant.
- Tu fais quoi comme travail, Blake? - Je suis écrivain.
Je ne travaille pas en ce moment.
AlorsâŠ
Je suis le papa du petit monstre en arriĂšre.
Je suis journaliste.
Tu dois les regarder chaque jour
en te demandant comment tu as la chance d'avoir une famille si belle et si douée.
C'est vrai.
Oh, mon Dieu.
Ginger?
- Ăa va? - Ăa va.
Charlotte, ça va?
Tu es blessée? Tu vas bien?
- Char, tu es blessée? - Non, Dieu merci.
- Hein? - Non.
Derek, ça va?
HĂ©. HĂ©, non. Non, non!
Oh, merde!
OK, il faut sortir de lĂ .
- Ginger, Ginger, regarde-moi. - Non, non!
Faut que tu sortes par la vitre.
Regarde-moi, Ginger. Sors par la vitre.
Tu vas y arriver.
- Vas-y. - Non, j'ai peur!
- Ăa va aller. - Je vais tomber!
Ăa va. Passe par en haut.
Reste là . Reste là , ma chérie.
Reste là , ma chérie. Maman s'en vient.
Charlotte, vas-y.
Ăa va?
Restez lĂ . J'arrive.
JeâŠ
Merde.
Faut descendre. Attendez lĂ .
Allez.
Ginger, ma chérie, faut y aller. Vas-y. Je vais t'attraper.
OK. D'accord, Charlotte, vas-y.
- Ăa va? Oui? - Non, oui. Oui.
- Ginger, es-tu blessée? - Non.
Venez. Faut trouver la maison.
Attention oĂč vous marchez. Faut se dĂ©pĂȘcher.
Venez.
Attention, ma chérie. Attention.
- Je suis fatiguée. - Quoi?
- Je peux pas continuer. - OK.
Charlotte.
Tout va bien, ma chérie.
Venez. Je reconnais l'endroit. On est tout prĂšs.
- Je te pose par terre. - OK.
Donne-moi ta main.
Venez.
- Venez. - Fais attention.
Viens.
C'est lĂ .
Courez. Courez.
Cours, ma chérie.
Vite, ma chérie.
Allez.
Allez. Allez.
Allez.
Papa, dĂ©pĂȘche-toi!
Entrez.
Attendez.
Non, descends de lĂ .
OK. OK.
- Restez ici. - OĂč tu vas?
- Je reviens. Reste avec maman. - Papa. Papa. Papa!
Lampe de poche.
OK.
Merde.
Papa.
Ăa va. On est en sĂ©curitĂ©.
Je veux rentrer Ă la maison.
Je sais. On va rentrer.
Mais on peut pas sortir maintenant. Allonge-toi.
Faut attendre demain matin.
D'accord?
Non, t'en va pas.
OK, OK. Je suis lĂ .
Je ne vais nulle part. Je reste ici.
Juste ici.
Cet homme est mort?
L'homme qui est sorti de la cabane?
Je ne sais pas.
Il est sûrement mort.
Je suis désolé que ça te soit arrivé.
C'est mon devoir de te protéger.
Et je l'ai pas fait.
Je t'ai fait vivre quelque chose d'effrayant.
Je ne me le pardonnerais jamais si tu restais marquée pour toujours.
Tu sais? Si ça te traumatisait à vie.
Parfois, quand on est un papa,
on a si peur de traumatiser ses enfants,
qu'on devient ce qui les traumatise.
Ă quoi je pense, maintenant?
"J'aime ma petite fille."
C'est incroyable.
Tu dois lire les pensées car c'est exactement à quoi je pensais.
Mot pour mot.
D'accord.
Je t'aime. Je reviens tout de suite.
Souviens-toi, c'est mon devoir. Je ne laisserai rien t'arriver.
Je crois qu'on devraitâŠ
Faut barricader la porte, car si cette choseâŠ
essaie encore d'entrer, la porte peut sortir de ses gonds.
C'était quoi?
Quoi?
C'était quoi, cette chose, Blake?
Je ne sais pas.
On aurait dit un animalâŠ
Mais je l'ai regardé en face quand on a failli le frapper,
et je jure qu'il se tenait debout sur deux jambes, comme une personne.
Blake.
Ăa va tenir?
Peut-ĂȘtre.
On devrait appeler quelqu'un Ă l'aide.
Comment?
AllĂŽ? Test.
AllĂŽ. Ici Lovell 819. Quelqu'un m'entend?
AllĂŽ?
AllâŠ
Seigneur, c'est quoi, cette odeur?
Qu'est-ce que tu as dit?
AllĂŽ?
AllĂŽ?
J'ai trouvé à manger. La viande séchée de mon pÚre.
Ma mĂąchoire. J'ai dĂ» me la frapper sur le volant.
Oh, merde.
Tiens. Tiens.
Oh, mon Dieu. Viens. Assieds-toi.
Assieds-toi. Ăa va aller.
LĂšve ton bras.
J'ai dĂ» me couper sur la vitre dans le camion.
Ăa n'a pas l'air d'ĂȘtre une coupure de verre.
LĂšve ton bras.
Essaie juste un peu.
Ăa va aller.
Merci.
Continue d'essayer de faire marcher le CB.
D'accord?
Seigneur, Ginger.
Je t'ai réveillée, ma chérie. Retourne te coucher.
Faut que tu te reposes.
Ginger.
Fais ce que je dis, s'il te plaĂźt. Retourne au lit. Il est presque minuit.
Tu as contacté quelqu'un sur le CB?
Je neâŠ
J'aurai fini dans une minute.
Qu'est-ce que tuâŠ
- Blake! Blake! - Non!
- Charlotte! - Blake! Non!
Maman!
Maman!
- Recule! Recule! - Maman!
- Maman! - Recule!
Blake.
Char?
AllĂŽ? Ce truc fonctionne?
AllĂŽ?
Quelqu'un peut m'entendre?
Ici Charlotte Lovell.
Si quelqu'un m'entend, répondez-moi.
Mon⊠Mon mari est malade.
Si quelqu'un m'entendâŠ
appelez quelqu'un Ă l'aide.
On a été attaqués par un genre d'animal,
et je⊠je crois qu'il a infecté mon mari.
Il n'estâŠ
Il n'est plus lui-mĂȘme.
Et il ne peut pas parler.
Il n'a pas l'air de savoir qu'il est malade, maisâŠ
Si quelqu'un entend ce que je dis, aidez-moi.
AllĂŽ?
AllĂŽ?
Nom de Dieu.
Je suis tellement inquiĂšte pour toi.
Je ne sais pas quoi faire.
Oh, mon Dieu.
Oh, mon Dieu. Viens.
On va t'emmener en haut. Viens.
LĂ . Peux-tuâŠ
Peux-tu l'écrire?
Dis-moi ce qui ne va pas.
MOURANT
Non.
Tu es malade. C'est tout.
Mais on va te guérir.
BlakeâŠ
Tu vas guérir parce que Ginger a besoin de toi.
J'ai besoin de toi.
Je ne peux pas faire ça sans toi.
Ce que je veux dire, c'estâŠ
c'est queâŠ
c'est que je t'aime, Blake.
Je ne veux rien faire dans ma vie sans toi.
Tu es mon meilleur ami.
Je t'aime tellement.
CharlotteâŠ
que se passe-t-il?
Je n'arrive pas Ă te comprendre.
Qu'est-ce que tu dis?
Qu'est-ce qu'il a?
Bonjour.
Ăa va.
Viens lĂ .
Papa ne se sent pas bien,
mais demain matin, on va l'emmener chez le docteur le plus vite possible.
Tu es malade, papa?
Qu'est-ce que c'est?
Pourquoi tu saignes?
Pourquoi le bras de papa est comme ça?
GingerâŠ
Aide-le, maman.
Ma chérie, va dans la piÚce à cÎté.
Oh, mon Dieu.
Blake.
Maman?
OK, venez. Venez.
Bravo. C'est bien.
C'est bien. C'est bien.
Par ici, ma chérie.
OK, venez. Venez.
Maman, et s'ilâŠ
Non.
Allez.
Allez.
Allez.
Oh, mon Dieu.
OK. OK.
Maman, il arrive!
En haut! Vite! Grimpe en haut!
Bouge plus.
Maman, je t'en prie! Maman, je vais tomber!
Maman, aide-moi!
Viens.
Tu l'as laissé.
- Quoi? - Tu as laissé papa dehors!
Il va ĂȘtre blessĂ©. Il va mourir. Tu l'as laissĂ© mourir dehors!
Non, il essayait de te protéger.
Reste ici.
C'est papa?
Il est malade. Il a besoin de nous.
Ouvre la porte, maman.
Papa?
Papa?
Papa,
Ă quoi je pense, maintenant?
Ă quoi je pense?
Je pense que je t'aime.
Je t'aime tellement.
Papa?
Papa? Papa, tu m'entends?
Papa?
Papa, tu vas bien?
Je t'aime tellement.
Allez. Allez. LĂšve-toi. LĂšve-toi. Allez. Allez.
Papa.
Entre.
Maman!
Maman!
Maman!
Maman?
Pourquoi papa est tombé malade?
Le pĂšre de papaâŠ
Il y a quelque temps, il est partiâŠ
dans la forĂȘt et il n'est jamais revenu.
Tout le monde le pensait mort maisâŠ
je crois qu'il est tombé malade.
Malade comme papa?
Oui.
Je crois qu'il a peut-ĂȘtreâŠ
transmis sa maladie Ă papa.
Je veux qu'il redevienne comme avant.
Je sais, moi aussi, ma chérie. Je⊠je le veux aussi.
Je serai toujours lĂ pour toi.
Non. Maman. Maman.
Ăa va.
Recule! Recule! Recule! Recule! Recule! Recule!
S'il te plaĂźt, papa. Tu me fais peur.
Non! Non!
Maman!
Maman! Maman!
LĂ -dedans! Viens! LĂ -dedans! Bien! LĂ -dedans!
Viens!
Allez. Allez.
Vite, maman. Il arrive.
Ici. Tiens ça. Prends-la.
Allez. Allez.
Allez. Ăa va. Allez.
Allez. Allez. Allez.
Allez.
D'accord. Allez.
Maman.
Il veut en finir.
LOUP-GAROU
EN MĂMOIRE AIMANTE DE CHANDLER TUCK
Sous-titres : Laurence Roth
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