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CHEZ TOMMY
Hé, réveille-toi.
Hé, Sam.
Tu veux manger ? Lève-toi.
Laisse-le cuver son vin. Mais planque la bouteille.
Vous écoutez KBEX, la radio proche de vous.
Restez avec nous, le Journal des Fermiers du Missouri
sera diffusé dans une quinzaine de minutes.
Deux plats du jour !
- Vous avez vu ça ? - Deux plats du jour !
C'est moi qui l'ai prise... La fille Blandish.
Elle vaut des millions.
J'étais à deux pas d'elle, dans la même pièce.
Visez le collier qu'elle porte.
Combien à votre avis ?
Il vaut combien d'après vous ?
- C'est quoi ? Des diamants ? - Je veux, mon neveu !
Cinquante sacs.
Vous avez entendu ? Cinquante sacs.
Et Heinie sait où elle portera son collier ce soir.
M. Le Photographe.
Mais quel bel homme ! Un vrai Tarzan.
Que quelqu'un l'arrête.
Ne bougeons plus. Levez la tête.
- Arrête. - Splendide !
Laisse-moi tranquille. Lâche-moi.
Lâche-moi ! Tu me ridiculises.
Jerry, ça suffit !
- Barbara ! - Tu es impossible.
- Barbara ! - Lâche-moi, bon sang !
Attends !
Ne pars pas comme ça.
Je m'amusais, c'est tout.
Je veux sortir.
Hé, faites attention.
- Barbara ! - Faites gaffe, vieux.
Je rigolais juste. Ne fais pas la tête.
Ils arrivent. Ils sont juste derrière moi.
- Les voilà. - T'es qu'un gamin.
Je voulais pas que tu danses avec lui, c'est tout.
Imbécile. Quand grandiras-tu ?
Je ne vois pas pourquoi tu prends la mouche ainsi.
Jerry McGowan vous êtes ridiculement jaloux.
- J'en ai bien le droit. - Absolument pas.
On faisait juste la fête. On s'amusait.
Veux-tu bien me ramener ?
Allons-y.
Bon, si tu le prends comme ça...
On y va ! Qu'est-ce que vous attendez ?
Bougez-vous !
LE SOULIER D'OR
Tu conduis comme un idiot, tu le sais au moins ?
- On va les perdre ! - Ils ont un bolide.
Double-les et bloque-les.
Tu m'as vraiment embarrassée ce soir.
Tu sais quoi, au fond ? Mon père avait raison.
Tu n'es qu'un crétin.
En parlant de crétins ! Qui c'est ce type qui nous suit ?
Je veux rentrer à la maison.
Bon, très bien, je vais prendre le raccourci.
- Chope-le ! - Il prend la vieille route.
Ce type conduit comme un malade.
On va l'avoir.
ROUTE BARREE
Il doit être ivre.
Il est saoul ?
C'est une blague. Tu es sobre toi, peut-être ?
Tu le tiens, Sam !
Bande de dingues !
Reste comme ça, Sam... Côte à côte.
Du balai ! Hors de mon chemin !
Inutile de les doubler.
Ramène-moi, tu veux ?
Et essaie de me ramener en un seul morceau.
Bouge pas, Sam.
Non mais ça va pas ? On devrait vous enfermer !
- Jerry, attention. - Connor, fais gaffe !
Jerry, il a une arme !
Oh, mon...
Pourquoi t'as fait ça ?
Débarrasse-toi de la bagnole !
- Sam ! - Ouais, j'arrive, j'arrive.
- Vous l'avez tué ! - Là, on est dans la mouise.
Ne me faites pas de mal ! Je vous en prie ! Non !
Ne la tue pas, elle aussi !
Tu nous a tous mis dans de beaux draps.
- Ouvre la porte. - Je l'ouvre, ça va.
Allez, ramène-toi !
Va prendre la manivelle. Magne-toi !
- C'est bon, j'y vais. - Grouille.
Efface tes empreintes.
- Et le corps ? - Monte et démarre !
Allez, on y va ! Démarre bon sang !
Bailey, espèce d'imbécile !
On va faire quoi d'elle ?
On y va, on dégage !
On n'avait jamais parlé de kidnapping.
Dépêche-toi, petit.
Appelle Anna, mais ne lui dis rien pour la fille.
Dis-lui qu'on sera chez Johnny un jour ou deux.
- Un jour ou deux ? - Dis-lui juste ça, point.
Ça fera 90 cents. Elle en a avalé six.
J'ai pas d'argent.
Allô ?
On va rester chez Johnny Hutchins.
Tu sors à Pendleton Road...
Pardon.
Du calme, les gars.
Je m'en occupe.
- Hé, Bailey ! - Salut, comment ça va ?
Fichu phare.
Hé, Bailey, tout va comme tu veux ?
- J'ai pas à me plaindre. - Sacré vieux Bailey.
Regardez-moi ça, rien que des vrais desperados.
- Salut, Sam. - Salut, Eddie.
Et le big boss en personne, M. Frankie Connor.
Et dites-moi, ça c'est de la compagnie. Quelle classe.
Un peu aristo pour des gars comme vous, non ?
Hé, Woppy !
Viens jeter un œil.
Ça faisait longtemps, Eddie. Dites, elle en tient une bonne.
Vous n'allez pas vous la taper tous les trois ?
Tu veux rire ?
Vaudrait mieux y aller.
Vous êtes pressés ?
Pourquoi tu dis ça, Eddie ? On va juste la raccompagner.
Je peux vous aider ?
Un de mes phares a lâché. Vous pouvez le changer ?
Je vais voir. C'est quoi ? Une Packard ?
- Ouais. - Je pense avoir ce qu'il faut.
Et voici un bulletin d'informations spécial.
Le jeune millionnaire et ex-arrière de l'équipe locale.
Jerry McGowan vient d'être retrouvé tué par balle
à trois kilomètres de Kansas City dans la soirée.
Son corps criblés de balles gisait sur un bas-côté
à deux pas de la ferme Anderson sur la Route 3.
Sa voiture a été retrouvée abandonnée non loin de là.
La jeune fille qui accompagnait Jerry McGowan.
Miss Barbara Blandish, 21 ans et fille
de John Blandish, est portée disparue.
Depuis la soirée, personne ne l'a revue,
et elle n'a donné aucun signe de vie,
ni à son père, ni à la police.
Celle-ci n'exclut pas la possibilité d'un kidnapping,
bien qu'aucune demande de rançon n'ait été reçue.
Plus de détails d'ici 15 minutes dans le Grand Journal.
Et maintenant, place à la musique
de Henry Busse depuis l'hôtel d'Edgewater Beach.
Ça devrait être ça.
Tu ne sais pas où mes amis sont allés ?
Les types qui viennent de partir ? Non, désolé.
Pas la moindre idée ?
Ben, l'un des gars a dit un truc au téléphone...
Ouais ?
Il a dit qu'il allait vers... C'était quoi déjà ?
Chez Johnny Hitchins.
Hitchins ?
Hutchins ! Ça vous dit quelque chose ?
Non, rien du tout. Combien pour l'ampoule ?
- Douze cents. - Tiens.
Garde la monnaie. Je dois utiliser ton téléphone.
- Allez, Johnny, ouvre ! - Qui est là ?
Ouvre cette foutue porte avant que je la défonce !
- J'avais pas reconnu ta voix. - C'est bon !
Allez, ma petite dame, debout.
Si tu l'ouvres, je te dévisse la tête, compris ?
On ne cherche pas les ennuis, Johnny.
Juste une planque pour quelque temps.
Rançon...
Elle va bien, Sam ?
Ouais, elle est encore groggy.
Oh, Seigneur.
Bailey. Bailey, regarde.
Va voir ce qu'ils veulent.
Je t'ai dit d'aller voir.
Vas-y, bon sang !
Vous étiez pas mal pressés hier soir.
On devait ramener l'autre pocharde chez elle.
C'est sa maison de campagne ?
Elle n'habite pas ici.
Tu sais quoi, Bailey ? Ça je l'avais déjà deviné.
Connor est là ?
- Je vais le chercher. - Non, non.
Reste où tu es.
Dis-lui juste de sortir un instant.
Hé, Frank ?
Frank, viens voir un peu.
Tu m'entends, Connor ? Sors deux minutes !
On prenait des nouvelles de ta fiancée.
C'est comme il a dit, on l'a ramenée.
Mais pourquoi il nous ment ? Pourquoi il fait un truc pareil ?
Je ne mens pas.
Si, il ment. La fille est ici.
Elle est là-haut. Ils l'ont amenée.
Parfait, Johnny. Je vais te dire...
Tu vas monter chercher la fille et la faire sortir.
Avec plaisir.
Connor, pourquoi tu nous as menti ainsi ?
C'est mal élevé. Tes parents te l'ont jamais dit ?
Slim, on a son collier... il vaut 50 sacs.
La fille elle, elle vaut beaucoup plus.
Écoute, on peut s'arranger.
On garde les cailloux et vous, vous prenez la fille.
Allez, Slim, c'est réglo.
Ben, je sais pas trop. Fais voir les cailloux.
D'accord.
Comme dis Ma, ces types c'est des vrais bons à rien.
Mais alors, rien de rien.
Montre le collier, Bailey.
Mazette ! C'est joli.
Ouais !
Pourquoi elle hurle ?
Faites-la taire !
Allez, arrête de gueuler ! Boucle-la !
Ne lui fais pas mal !
Ne lui fais pas mal !
On ne vous veut aucun mal.
On va bien s'occuper de vous.
C'est votre collier, non ?
Tenez, regardez, je vous le rends.
On ne vous veut pas de mal.
Tenez, prenez-le, je vous le rends.
Allez, chérie, tu vois bien qu'il te fait un cadeau.
Allez-y, prenez-le.
Vous voulez que je vous aide ?
D'accord, je vais vous aider.
Vos cheveux sont si doux.
Attention !
- Y'a quelqu'un d'autre ? - Pas un chat.
Woppy, vas vérifier avec Johnny.
Ramène-toi, Johnny.
Mace, emmène ton pote faire un petit tour.
Tout de suite !
Avance. Allez, avance.
- S'il te plait, Mace. - La ferme.
Toi et moi... On est potes depuis longtemps.
Joe, cogne-moi et cours aussi vite que tu peux.
Fais-le.
Slim, laisse-moi.
Je suis réglo. Demande à Mace. Je sais la boucler.
Vous voyez, Mam'zelle ?
On est venus vous protéger.
Les autres là, ils étaient bêtes comme leurs pieds.
Mais nous, on s'occupera bien de vous. Alors ?
C'est comme il a dit, y'a plus un chat.
Dans ce cas, on se tire.
Et pour Johnny ?
C'était un bon boxeur.
Eddie, occupe-toi donc de notre bon vieux Johnny.
Vous faites pas de souci, miss.
Je me charge de tout.
Fais pas ça.
Fais le ménage, Johnny. Balance la voiture dans le lac,
et enterre ces trois mariolles.
Puis va t'acheter une bonne bouteille et fais le mort.
Tu as entendu ce que j'ai dit, Johnny ?
Laisse faire le vieux Johnny.
Je suis sûre qu'il n'y aura pas de problème.
Nous pouvons certainement trouver un bon compromis.
Serait-il possible que je téléphone à mon père ?
Il paiera ce que vous demandez.
Oh, tu crois ça, chérie ?
Combien ton cher Papa est-il prêt à débourser ?
Un million de dollars ?
Tu penses que ton Papa cracherait un million de biftons
pour récupérer son petit bébé ?
- Ma, un million de dollars ? - Ouais, un million.
T'as entendu ça, Eddie ? Un million de dollars !
Et s'il ne payait pas ?
Oh, voyons, chérie.
Voyons, voyons !
Tu as bien vu ce qui est arrivé à ces trois vauriens.
Dans notre famille, faut pas nous prendre pour des idiots.
Tu as bien compris, chérie ?
À vrai dire...
On n'a pas souvent des invités pour le week-end.
Mais on fera de notre mieux pour t'accueillir.
Sois bien sage et tu seras vite chez toi.
Eddie, montre donc la chambre d'ami à notre invitée.
Avec plaisir, Ma. C'est quelle pièce déjà ?
La chambre d'ami ?
Qu'elle prenne la mienne. J'irai dormir avec votre mère.
Je vais lui montrer, Ma.
Eddie peut le faire, Slim.
J'ai dit que j'allais lui montrer.
Comme tu veux, Slim.
D'accord.
Filez tous les deux et allez jouer.
Si t'en as assez de jouer, Slim, appelle-moi.
"Si t'en as assez de..."
Tu me tues, toi !
Et ça veut dire quoi ?
Quoi ?
Ce que tu viens de dire.
Oh, ça !
Juste une petite blague comme celles à la radio.
- J'ai pas compris ta blague. - Il a pas compris la blague !
Il me tue.
Ta mère a dit de filer et d'aller jouer,
alors j'ai dit : "Si tu..."
Laisse tomber, Slim.
T'en fais pas. Eddie n'est pas drôle ce matin.
- Une blague ça doit être drôle. - Oui, tu as raison.
Si ça fait pas rire, ça sert à rien.
Tu as raison. Maintenant, file.
Tu sais, Gladys, c'est un joli brin de fille.
Un joli brin.
Vous faites pas d'idées, personne ne jouera avec elle.
Slim a une concession ?
Slim ?
Slim n'est jamais allé avec une femme de sa vie, tu le sais.
Ah ouais ? Et en ce moment il fait quoi tu crois ?
- Tu as l'esprit mal tourné. - Sans blague ?
Slim ne quitte pas cette cocotte des yeux depuis chez Johnny.
- C'est pas vrai, Mace ? - C'est la vérité, Ma.
Woppy ?
C'est bien vrai, Ma. Tu l'as vu toi-même.
Il lui a même rendu son collier.
Peut-être, mais c'est le dernier de nos soucis.
Je vais vous apprendre un truc sur les kidnappeurs...
Ils se font presque toujours prendre.
Il a pas tort, Ma.
Moi aussi je vais vous dire un truc.
Quand ils se font prendre,
c'est toujours après avoir rendu leur victime,
et ça ne va pas nous arriver
parce que nous, on va rien rendre du tout.
Une fois qu'on aura le fric...
... on élimine la fille.
C'est la seule solution. On liquide la fille.
Et voici qu'ils rentrent dans la dernière ligne droite.
Jeremy Joy est en tête d'une demi-longueur.
Et Mickey Lynn le rattrape à la corde...
- C'est pour quoi ? - COURSES HIPPIQUES
DAVE FENNER CONSULTANT EN SECURITE
Si c'est pour le loyer, croisez les doigts pour cette course.
Je ne suis pas venu pour le loyer.
Juré ?
Et c'est Hey Betty qui l'emporte d'une courte tête !
Deuxième Jeremy Joy et Mickey Lynn troisième.
Vous êtes M. Fenner ?
Hey Betty montée par Alan Metcalf remporte la course.
À la deuxième place...
Certains disent que les jockeys sont corrompus.
Moi je pencherais plutôt pour les chevaux.
Je m'appelle John P...
Je sais qui vous êtes, M. Blandish.
Si vous avez une tasse, servez-vous.
Non, sans façon.
Le Capitaine McLaine m'a suggéré de vous contacter.
Il vous a décrit comme sérieux et digne de confiance.
Il a vraiment dit tout ça sur moi ?
Il a dit que vous feriez un excellent intermédiaire.
Alors ils vous ont demandé une rançon ?
Doux Jésus.
Un million de dollars... J'en ai le tournis.
Souhaitez-vous refuser cette offre, M. Fenner ?
M. Blandish, la dernière fois qu'on a passé cette porte
pour m'offrir un boulot, c'était il y a deux mois.
Alors si vous voulez que je transporte cette rançon, ok.
Je serai payé combien ?
Le Capitaine McLaine m'a glissé le chiffre de 200 $.
Vous aurez sûrement deviné que McLaine est un bon ami.
- Va pour 200 $. - Merci, M. Fenner.
Je recevrai les dernières instructions demain.
Nous irons à la banque, chercher l'argent,
et vous vous chargerez de le livrer en temps voulu.
J'aime pas trop manger.
En fait, je mange presque jamais de viande,
sauf les pâtés en croûte de Ma.
Et les cookies.
Elle fait de super bons cookies.
Ta Ma fait de bons cookies ?
Hein ?
Alors, dis ?
Je ne m'en souviens pas. Mon père a-t-il répondu ?
Ben, pas encore, mais...
Le Doc lui a écrit.
Te fais donc pas de souci.
- Tu veux un cookie ? - Non.
C'est Ma qui les a fait.
Tu sais combien j'en ai déjà mangé ?
12, rien qu'aujourd'hui.
Tu sais quoi ?
Je t'ai jamais demandé c'était quoi ton prénom.
Barbara.
C'est un joli prénom, ça.
- Pourquoi t'as fait ça ? - Ne me touchez pas.
Et pourquoi je pourrais pas ?
Y'a rien de mal à toucher.
Tu sais quoi ?
Je suis bien plus fort que toi, ça oui.
Je suis si fort que je pourrais t'embrasser.
Je faisais que que plaisanter.
Juste un petit baiser.
Pourquoi tu veux pas ?
Pourquoi ?
Parce que vous êtes odieux, voilà pourquoi.
Regardez-vous... Sale et puant.
Vous croyez que je laisserais un arriéré me toucher ?
Comment tu m'as appelé ?
Arriéré ! Crétin ! Dégénéré !
Sortez d'ici, espèce de sale porc dégoûtant !
Espèce de sale... Dehors !
Je vous hais !
Ne m'approchez plus ! Restez loin de moi !
Sortez d'ici, sale vermine repoussante !
Dehors ! Vous me faites horreur.
Vous me donnez envie de vomir !
Ma, elle dit des horreurs !
Du calme, du calme, raconte-moi tout.
- Elle dit des méchancetés ! - Doucement, Slim !
Tu m'as dit que tu en ferais mon amie.
Tu as promis ! Et elle dit que des méchancetés.
Elle a dit que je puais, que j'étais stupide
et arriéré et plein d'horreurs !
Elle a dit que j'étais odieux !
- Doucement, mon garçon. - Tu as promis, Ma !
Du calme.
Ma, tu as promis ! Tu as promis.
C'est vrai, non ? Tu as promis d'en faire mon amie.
Tu as promis !
Que vas-tu faire ?
Éloigne tes fesses de là, chérie.
Sale petite snob de garce.
Je parie que personne ne t'a jamais mis de raclée.
Écoute bien...
Tu vas être gentille avec mon Slim...
Compris, chérie ?
Pauvre vieille vache.
Vous croyez vraiment que je le laisserai me toucher ?
Je préfère brûler en enfer.
Tu te réserves pour un riche mari, c'est ça ?
Vous savez ce que vous êtes ?
De la pourriture. Des rebuts de société.
Vous et votre imbécile de fils.
Oh, allons, chérie.
Ce n'est pas la peine de devenir grossière
juste parce que nous sommes des gens ordinaires.
Tu veux peut-être encore y goûter une fois ?
Parce que si c'est pas le cas,
tu ferais mieux d'être bien gentille avec mon petit Slim.
Pigé, chérie ?
Tu m'as donné la migraine.
Vas-y, frappe-moi donc.
Espèce de sale...
Je suis persuadé que ta mère
aurait donné du fil à retordre à Dempsey.
À l'aide ! Au secours !
Non, je vous en prie, non !
Nom d'un chien !
Tu sais que tu es vraiment une drôle de fille.
Je te parle, là !
Tu veux que j'appelle un médecin ?
Ma t'a dit d'être gentille avec moi.
Allez, sois gentille avec moi.
Tu m'entends ?
Ouais ? Qui est là ?
C'est moi, Heinie.
Seigneur.
C'est pas un peu tôt pour une visite ?
Je travaille la moitié de la nuit.
Salut, Anna. Je peux entrer ?
Pourquoi faire ?
Écoute, je veux juste discuter.
Tu as des nouvelles de Frankie ?
Quelles genre de nouvelles ?
Frankie me doit des sous.
Et moi je savais pas qu'ils allaient kidnapper la fille !
Kidnapper ? Quelle fille ?
La fille Blandish ! Tu ne lis pas la presse ?
Il paraît qu'ils réclament un million de rançon.
Ils disent qu'il a demandé un million ?
Non, Frankie n'est pas cité expressément.
Son nom n'est pas dans les journaux.
Je savais vraiment pas qu'ils allaient la kidnapper.
Bon sang... C'est du sérieux, un kidnapping.
S'il lui arrivait quelque chose, ce serait un crime capital.
- C'est quoi un crime capital ? - La peine de mort.
Purée, ils vous pendraient pour ça ?
Ce pays n'est vraiment plus vivable.
J'aurais besoin d'un remontant. Mes nerfs lâchent.
Tiens, prends une praline au rhum.
Et un verre d'eau, je peux en prendre un ?
Je voulais juste être sûr que tu ne dirais rien.
Qui, moi ? Tu penses que je balancerais mon mec ?
J'ai pas dit ça.
Il faut qu'on fasse très attention.
Ça vaut aussi pour toi, Heinie.
Alors t'avise pas d'aller cracher le morceau.
- Plutôt mourir. - Ce serait le cas
si jamais Frankie l'apprenait.
Un million de dollars !
Un million de dollars !
- T'as vu ça ? - Un peu, oui, Mace.
Un million de biftons !
Tout le monde a bien admiré la marchandise ?
Eddie, Woppy, mettez cette valise dans l'autre pièce.
Fais gaffe, fais gaffe.
- Tout en douceur. - C'est lourd, hein ?
Pourquoi c'est toujours moi qui porte le plus lourd ?
Doucement.
Quand est-ce qu'on fait le partage ?
Partage ? Dans un an environ.
Dans un an. Tu plaisantes, là ?
Non. Pour l'instant,
ce fric nous est aussi utile qu'un billet de 4 $.
Mais enfin, Ma, de quoi tu parles ?
- C'est logique, Mace. - Je vois aucune logique.
Tu crois qu'une banque lâche un million
dans la nature sans relever les numéros ?
Nous avons un accord.
Quelqu'un est prêt à nous donner 400 000 $ propres
- en échange de ce million. - 400 000 $ ? Tu es dingue ?
- On a un million là... - De quoi tu te plains ?
Hier encore tu devais mendier cinq sous pour un café.
- Ma, on a un million. - La ferme, Mace.
Écoute ce que Ma a à dire.
Vous aurez tous votre argent de poche, pas de souci.
Avec 400 000 $, on peut voir grand et en toute légalité.
Avec ce pognon, on va ouvrir un night-club.
Tant que durera la Prohibition, on s'en mettra plein les poches.
Et si jamais elle s'arrêtait, on aurait toujours le jeu.
Comme dit M. Hoover, la richesse est au coin de la rue.
Et on va en croquer !
Croyez-moi, c'est une sacrée leçon d'économie.
Souvenez-vous juste
que vous avez 66 sacs chacun.
T'en penses quoi, Eddie ?
Je pense que j'ai jamais eu 66 sacs avant aujourd'hui.
C'est ce que je pense aussi.
- Vous êtes sûrs ? - Ouais.
- Vous pensez tous pareil ? - Il n'y a pas d'autre façon.
- Et pour la fille ? - Elle sera partie d'ici peu.
- Pourquoi pas tout de suite ? - Parce que je le dis, Eddie.
T'as quoi en tête, Ma ? Faire de Slim un homme ?
Elle sera partie d'ici quelques jours. Point.
Si ce que Slim fait ne te convient pas,
va lui en toucher deux mots.
Les dames ne devraient pas boire.
Pas d'alcool fort.
Vraiment ?
En matière de dames, votre savoir est assez limité.
Je sais pour l'alcool.
Oui, ça je le sais.
Et bien cette dame-ci elle aime bien boire.
D'ailleurs en ce moment, cette dame voudrait un...
Un martini bien, bien sec.
Un martini sec ?
S'il vous plait.
Et n'oubliez pas l'olive.
- L'olive ? - C'est ça, l'olive.
Voilà pourquoi j'adore les mercredis soirs.
- Ça a l'air délicieux. - Ouais, vraiment bon.
Passe-moi le plat.
Tu te joins à nous pour une petite fête ?
Quelle genre de fête ?
Une fête pour célébrer les belles choses de la vie.
Mis à part l'élimination de la fille bien sûr.
De quoi il parle ?
Tu sais bien, Slim... Liquider la gonzesse.
Tu n'as donc rien dit à Slim, Ma ?
Il parle de tuer la fille là-haut ?
C'est de ça qu'il parle ?
Pouvons-nous en discuter après le souper, Slim ?
On n'a pas le choix, fils.
Si tu touches à cette fille, je te tue.
Je tue n'importe qui s'approchera d'elle !
Tant qu'elle est vivante on est en danger.
- Ça m'est égal. - Voyons, Slim.
Tu t'es bien amusé.
La ferme !
Tu m'entends ?
Ferme ta foutue gueule !
J'ai toujours tout fait pour ton bien, Slim.
Écoute ce que dit ta mère, Slim.
Personne ne me la prendra, personne vous entendez !
Ça fait longtemps qu'on évite les ennuis
parce que Ma sait toujours ce qu'il faut faire.
Tu crois que j'ai envie de voir un de mes garçons
perdre la tête pour une sale petite traînée ?
Je les laisserais pas. Et toi, je te...
Tu crois que je n'oserais pas ?
Que Dieu me pardonne.
Si je peux tuer ma maman,
je peux tuer n'importe qui.
Vous avez entendu ?
Cette fille est à moi !
Et elle va rester avec moi !
C'est bien compris ?
C'est clair.
Vous avez tous compris.
Elle reste avec moi !
Ok ?
Doc, tu sais comment faire un martini sec ?
Un martini ?
Il te faut du gin et du vermouth aussi.
Et une olive ? Il faut une olive, hein ?
Je pense que oui.
- On a du gin. - Va le chercher.
On a du Coca-cola aussi.
Peut-être qu'elle aimerait un peu de Coca dedans.
Pourquoi on n'a pas de vermouth ?
On n'a pas vraiment l'habitude d'en boire ici.
- Je veux que tu en achètes. - Oui, bien sûr.
Voilà ton gin.
Et le Coca.
- Et l'olive ? - L'olive ?
Je veux que tu achètes une foutue olive.
Aucun problème, Slim.
La prochaine fois qu'on ira en ville j'en achèterai.
Ça lui passera.
C'est certain.
- Il lui faut un peu de temps. - Ouais, un peu de temps.
C'est ça.
Juste quelques jours.
Bien sûr, Ma.
Après tout, Slim est un bon petit gars.
Il fait toujours ce que dit sa maman.
Passe-moi les patates, Mace.
STATIONNEMENT INTERDIT
CHEZ ROCKY
Pause !
Je sais ce que c'est, Rocky. Il faut que tu y réfléchisses.
Pas de problème. Réfléchis.
On reviendra demain soir à 18 h 00.
Ok, Ma. Je vais y penser.
Je ne sors pas le soir
J'préfère être en solo
Chez moi dès 8 h 00 juste moi et ma radio
Oui, j'suis une brave fille
Oui, j'suis une brave fille
Car je garde
Mon amour pour toi
Anna, tu peux faire une petite pause ?
Ok, les gars.
C'est qui cette fille, Rocky ?
Anna Borg. La régulière de Frankie Connor.
Tu connais Frankie, non ? Il opère à St. Louis.
- C'était super, les gars. - Tu nous présentes, Rocky ?
Anna, je te présente Ma Grissom et Doc.
Et voici Eddie Hagan.
- Bonjour. - Ravie.
Vu qu'on va comme qui dirait devenir actionnaires ici,
peut-être qu'on pourrait discuter de ton show ?
Vous savez ce qu'on dit : "Vivons le moment présent."
Ravie d'avoir fait votre connaissance.
Concentre-toi sur ce que tu as déjà, Roméo.
Je vais me changer.
Besoin d'un coup de main ?
Je vais y réfléchir.
T'es mignon, Eddie.
Prends donc un verre.
Merci.
- Je t'en prépare un ? - Non.
Ce numéro, ça demande pas mal de travail, pas vrai ?
Ouais. Mais ça vaut le coup de répéter.
Je suppose que oui.
Ok, connard.
Maintenant dis-moi où est mon Frankie ?
- Mais de quoi tu parles ? - Fais pas l'innocent !
Tu as vu Frankie, et depuis il s'est volatilisé.
Écoute, poupée, range-moi donc ce joujou.
Je vais te faire exploser ta cervelle, oui !
Bon, ça va, j'ai vu Frankie.
Lui et la fille Blandish se seraient tirés ensemble.
Il a fait quoi ?
Ils auraient eu le coup de foudre avant de s'éclipser.
Ok, chérie, maintenant on peut causer.
La rumeur dit que Frankie ne veut pas rendre la fille.
Qui t'a dit ça ? Heinie ?
Heinie ? Le photographe ?
J'ai rien dit de tel.
Je suppose qu'ils l'ont laissé tomber lui aussi.
C'est lui qui t'a dit que j'avais vu Frankie ?
Non. Le gosse de la station-service.
Mon Frankie ne ferait jamais une chose pareille.
Écoute, mon chou, c'est juste une rumeur.
Moi mon avis, c'est que Frankie est un gars réglo.
Il fait profil bas mais il t'appellera bientôt.
Cet espèce de traître !
Allons, chérie, ne sois pas trop dure avec lui.
Tu ne le connais pas. J'ai vécu deux ans avec lui.
Les deux meilleures années de ma vie.
Je dirais que t'as encore de belles années.
Tiens, tu veux ça ?
Si j'entends autre chose,
je passerai te le dire.
Merci.
Je le pense, chérie.
Je veux dire...
J'aimerais vraiment te revoir.
D'accord ?
Ouais, d'accord.
Super.
Le plein, messieurs ?
- Comment ça va, Heinie ? - Hé, salut.
On voudrait te causer en privé.
J'étais sur le point de prendre une photo là.
Tu la prendras plus tard.
Ça ne vous dérange pas ?
Non, non.
- Je vais juste ranger mon... - Non, pas la peine.
Donne-le à Woppy. Il en prendra bien soin.
Woppy, hein ?
Tiens, prends-le, Woppy.
Allons dans un endroit plus calme. Aux toilettes.
Ouais, d'accord.
C'est bon, vas-y, avance.
- Vous pouvez me garder ça ? - Oui, bien sûr.
On revient dans un instant.
- T'as une pièce ? - Ouais.
Merci.
Je vais appeler les flics.
Tu leur diras ce que tu sais sur l'affaire Blandish.
Mais je sais rien du tout.
Tu es au courant pour Connor et Bailey,
alors tu vas le dire aux poulets.
Oui, passez-moi la police. C'est urgent.
Hé, ouvrez cette porte !
Hors service ! Revenez dans cinq minutes.
Écoutez, les gars, je comprends vraiment pas.
J'en ai pas retiré un sous de cette affaire, j'le jure !
Un instant, je vous prie.
Passe-leur juste le message, Heinie, fais-nous plaisir.
Allô, la police ?
J'ai des informations sur l'affaire Blandish.
Frank Connor et Joe Bailey...
Les noms suffiront, Heinie.
Les flics sont pas cons. Ils feront le rapprochement.
Ouais, je suppose.
Je peux y aller maintenant ?
J'ai des clients qui attendent.
Faut bien gagner sa vie, pas vrai ?
Non, attendez un peu.
Je ferais jamais rien contre vous les gars.
Vous êtes mes amis... Je vous ferais rien.
Écoutez, les gars...
Vous savez comment je suis. J'aime aider autrui.
Je suis toujours prêt à rendre service.
D'après toi, Eddie ?
Slim est arrivé à se la faire ?
Il y a passé du temps.
Ça m'étonne qu'il soit parti en ville avec Ma et Doc.
- C'est plutôt dégoûtant, non ? - Quoi ?
Tuer la fille d'accord,
mais laisser Slim se vautrer sur elle ainsi, c'est pas bien.
C'est pas bien du tout.
Si j'étais une fille roulée comme elle
et qu'un macaque comme Slim me saute dessus,
je préférerais être morte.
Tu me dois 200, Woppy.
T'as la clé ?
Je me retire. Pourquoi tu veux la clé ?
Peut-être qu'elle ne se sent pas très bien.
Tu vas pas monter, Eddie ?
Faut aller voir si elle va bien.
Il a raison. Passe-moi la clé, Mace.
Je vais y aller.
- Eddie, tu le laisses faire ? - Tu l'as entendu.
Une fille comme elle doit se sentir seule là-haut.
Surtout un canon pareil !
Ça va bien, miss ?
J'voudrais un autre verre.
Mais bien sûr.
Donnez-moi un instant.
Elle est bourrée. Et elle veut un autre verre.
Eddie, tu ne vas pas monter toi aussi ?
Bouge pas d'ici, Mace.
Si tu entends arriver Slim, tu me préviens.
Eddie, fais pas ça.
Je veux juste me montrer sociable.
Bon sang, Eddie, ce n'est qu'une gamine !
Faut bien qu'elle apprenne les choses de la vie.
Woppy dit que vous avez soif.
La maison n'a plus de martini.
Pas grave, c'est aussi très bon comme ça.
Slim vous traite correctement ?
Vous savez à quoi il me fait penser ?
À une limace.
Une grosse limace gluante.
C'est sûr qu'il se colle ici assez souvent.
Oui, souvent.
- C'est quoi, votre nom ? - Eddie.
Et moi c'est Woppy.
Salut, Woppy.
Vous avez l'air d'un type sympa.
Je voudrais vous poser une question, Eddie.
Vous gênez pas.
Pourquoi vous me laissez pas partir ?
Pas avant que ton paternel paie la rançon, chérie.
Je suis sûre qu'elle a déjà été payée, Eddie.
Ça fait trop longtemps.
Ce genre de tractations prennent beaucoup de temps,
et d'organisation.
C'est vrai ça... Beaucoup d'organisation.
Alors pourquoi ne pas me laisser appeler mon père ?
Je veux dire, vous...
Vous aimez cette grosse limace gluante de Slim ?
Vous pourriez m'emmener
et garder toute la rançon rien que pour vous.
C'est une bonne idée, non ?
Ce ne serait pas très juste quand même.
Un peu comme tricher.
Je voudrais juste ne plus revoir ce Slim.
Ne te fais donc pas de souci pour ça, chérie.
Je veux m'en aller d'ici, c'est tout.
Aidez-moi, je vous en prie.
Eddie, c'est Slim ! Eddie, Slim ! Slim est là !
C'est Slim !
Salut, Slim.
Qu'est-ce que vous faisiez là-haut ?
On causait, Slim.
Qu'est-ce qu'ils faisaient ?
Rien que causer, Slim. C'est vrai, rien que ça.
C'est la vérité, Slim. On avait entendu du bruit.
On voulait juste voir si tout allait bien.
Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?
Tu as fait des choses avec eux ?
Hé, je te parle !
Sale petite snob.
Ils t'ont touchée ?
Eddie t'a touchée ?
Il a été charmant. Absolument charmant.
Charmant ?
Charmant ?
Il veut te tuer !
Il veut se débarrasser de toi !
Tu m'entends ?
Ce sont eux qui veulent t'éliminer.
Et tu sais qui te sauve la peau ? Moi !
Je suis le seul à te protéger !
Alors la rançon a été payée ?
Bordel, oui, la rançon a été payée.
Personne ne m'a jamais dit que j'étais un crétin.
Personne n'a jamais appelé Slim Grissom un crétin !
Et aujourd'hui...
Nom d'un chien, tu fais de moi un crétin !
Eddie et tous les autres, ils veulent juste te tuer.
Même Ma veut te tuer !
Oh ouais.
Même ma propre Ma.
Tu m'as entendu ?
Alcool.
Les dames ne doivent pas boire d'alcool !
Mais pourquoi ?
Je ne suis pas dangereuse.
Dangereuse ?
Oh, non, tu peux juste nous faire pendre.
Oh, mon Dieu.
Oh, mon Dieu.
Oh, Seigneur.
Ça va aller.
Je t'ai dit que j'allais te protéger, non ?
Pourquoi se méfieraient-ils ?
Je ne dirai rien.
Je le jure.
Laisse-moi partir. Pitié.
Mon père te donnera plus d'argent. Demande-lui.
Il n'ira pas voir la police.
Si je pouvais faire plus, mais c'est impossible.
Alors laisse-moi parler à ta mère.
Ma veut te voir morte.
Mais que puis-je promettre d'autre ?
Slim, je t'en prie.
Tu serais déjà morte si je n'étais pas là.
Que comptes-tu faire ? Me garder ici pour toujours ?
Ouais. Je suppose que oui.
C'est mieux que d'être morte, non ?
Et si jamais un jour, tu...
ne voulais plus de moi ?
En fait, ça dépend un peu de toi, non ?
Si tu continues à me crier dessus, à m'insulter...
Je vais pas aimer ça.
Tu crois pas ?
Tu pourrais commencer à être plus gentille.
Tu crois que tu saurais ?
Je pense, oui.
Tu es sûre ?
Oui...
Je suis sûre.
Dans ce cas, ne te tracasse plus.
Je peux vraiment
me montrer gentille.
Je ferais mieux d'aller chercher à manger.
Slim, reste.
S'il te plait.
Bonjour.
Comment tu vas ce matin ?
On dirait que ça va être une sacrée belle journée.
Oh, oui, sacrément belle.
Une belle, belle journée.
Tu n'es pas fâchée, dis ?
Tu n'es pas fâchée à cause de hier soir ?
Je... je t'ai pas forcée ni rien.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu te fais encore du souci à cause des autres ?
Mais, je te l'ai dit,
je ne les laisserai pas te faire de mal.
Plus maintenant.
Surtout plus maintenant.
Je t'aime tellement fort.
J'ai jamais dit que tu devais m'aimer aussi.
Mais... tu apprendras à m'aimer un peu, dis ?
Après la nuit dernière et...
Je t'ai sauvé la vie.
Tu peux quand même m'aimer un peu pour ça.
C'est la voiture de Slim ?
- Un de vous est monté ? - Non, Slim, personne. Juré.
Tu penses quoi du costume, Eddie ?
Du quoi ?
Du costume.
Tourne-toi pour voir.
Alors ?
C'est pas mal, non ?
C'est un...classique.
Un quoi ?
Un classique. Qui l'a créé ? Les automobiles Ford ?
C'est pas drôle. Ils font pas de costumes.
Je rigolais, Slim. Sur toi, il est très bien.
Woppy ne pourrait pas en porter, il est trop gros.
Tu sais quoi ?
Woppy n'entrerait pas dans un tracteur Ford.
Digère-moi celle-là, Woppy.
Tordant, vraiment.
Surprise !
J'ai un nouveau costume.
Eddie pense que c'est un classique.
Ça doit sûrement l'être.
Et ça c'est pour toi.
Vas-y, ouvre-les.
Toi, ouvre-les.
Les types qu'on recherche...
Connor...
Bailey.
On sait qu'ils ont été vus à la station-service.
Et puis, ils disparaissent...
Mexico city, Californie, Buenos Aires...
On ignore où ils peuvent être.
Pourtant, des billets de la rançon circulent déjà.
On a une seule piste...
Anna Borg, la fiancée de Connor.
On l'a cuisinée, suivie, harcelée.
Mais une carpe serait plus bavarde.
Par où traîne-t-elle ?
Au club de Rocky Neilson. Elle y chante.
C'est la bande à Ma Grissom qui le fait tourner depuis peu.
Très bien.
Oublie ça. Si c'était aussi simple.
Dans cette affaire, une seule chose est sûre...
La fille Blandish est morte.
Oui, madame.
La vraie classe.
Regarde ça.
Tu sais depuis combien de temps on prépare ça ?
Depuis deux mois... jour et nuit et même dimanche.
Tous les meubles viennent d'un autre état.
Regarde un peu le lit.
C'est un matelas double.
Et avec des ressorts... Vraiment confortable.
Pas de fenêtres ?
Pas la peine. On a mis l'air conditionné.
Et ça, regarde.
Tu as déjà vu un truc pareil ?
Exactement comme dans les cinémas.
Et viens voir par ici.
La cerise du gâteau. Tu vas adorer.
Regarde, regarde.
Tu as vu les serviettes ? Y'a nos initiales dessus.
Et ça, regarde.
Avec de l'eau chaude. Tu pourras prendre un bain.
J'ai aussi acheté des savons parfumés.
Et regarde ceci.
Et ici aussi, viens voir.
C'est pas fantastique ?
Une toilette en feuille d'or. Regarde.
Tu t'assois dessus, tu fermes la porte.
Et ça, c'est ma grande surprise pour toi.
On y a travaillé longtemps. Bouge pas, regarde.
Des portes coulissantes.
Ta propre cuisine.
Tu as vu l'évier ? C'est quelque chose, hein ?
Et puis il y a le frigidaire. Avec compartiment à glace.
Et là... Des olives.
Tu as une cuisinière. Des marmites, des casseroles.
Tu vas pouvoir mijoter des bons petits plats.
Moi ?
Mais oui.
Ma et Woppy ne vont pas cuisiner le restant de nos jours.
Plus maintenant...
Avec notre propre appartement et tout.
Je ne cuisine pas.
Chez Rocky
- Un steak ça te dit ? - Ouais, un steak c'est bien.
Avec des patates au four.
Et pour ma deuxième requête, Rocky...
Dis-lui qu'un célèbre agent de New York
a vu son show et l'a adoré.
- Ouais, mais je... - Fais-le, c'est tout.
Et maintenant, mesdames et messieurs,
nous avons le privilège de vous présenter Miss Anna Borg !
C'est elle, là.
On a bien essayé
Le jeu du dédain
Mais le prix à payer
Était surhumain
Sans toi dans ma vie
Quel est mon destin
Je dépose les armes
Sous mon air hautain
Mon rire cristallin
Se cachent les larmes
Tu es mon unique destin
Mon cœur en tisse la trame
Et murmure mon chéri
Je dépose les armes
Pourquoi tu bouges jamais de ce pieu ?
C'est bien là que tu me préfère, non ?
Je ne parierais pas trop la dessus, mon chou.
Tu devais m'emmener aux courses aujourd'hui.
J'allais le faire.
J'ai voulu t'entrer dans la 5éme mais les règles l'interdisent.
Oh, Seigneur !
Je sors avec le fils de W.C. Fields.
J'ai un rendez-vous d'affaires.
Génial ! Pourquoi je ne vais plus nulle part ?
- Pourquoi ? - Ouais, pourquoi ?
Tu sais pas la fermer et tu m'embarrasses.
Oh, Bon Dieu !
Attrape !
Espèce de sale crétin !
Tire-toi d'ici !
Retourne donc vivre dans ta porcherie, sale porc !
Va au diable, face de rat !
Va au diable, connard !
Mademoiselle Borg ?
Pourrais-je vous parler un petit instant, Miss Borg ?
Quoi encore ? Le représentant en aspirateur ?
T'excites pas. J'ai dit que j'arrivais.
Ok, vieux, tu vends quoi ?
- Miss Anna Borg ? - Qui la demande ?
Je représente l'agence Lucas, Herman & Heller, de New York.
Ouais, c'est ça.
Si vous me le permettiez, j'ai une proposition à vous faire.
Mon gars, si j'avais autant de fric que de propositions...
Sans doute, mais celle-ci s'avère être sérieuse.
J'étais au club hier soir. Rocky ne vous l'a pas dit ?
L'agent !
- Entrez ! - Merci.
- Asseyez-vous donc. - Merci.
Regardez-moi ça.
Un jouet. Il n'est pas chargé, vous savez.
Vous allez sans doute penser que c'est une blague,
mais un client de notre agence monte une pièce sur Broadway.
Et ce millionnaire du Missouri vous a remarqué ici,
et il a suggéré...
En fait il a exigé que vous soyez la vedette de sa pièce.
- Moi ? - Exactement.
Il admire votre talent et...
Attendez, vous me chambrez ?
Non, Miss Borg, cela se passe ainsi dans le show business.
Bien entendu, il vous faudra passer une audition préalable.
À New York ?
À notre charge, bien sûr.
- Je devrais chanter et danser ? - Et être radieuse.
Et ce millionnaire, je le connais ?
En tout cas, ça ne devrait plus tarder.
Et le premier rôle masculin ?
- Ils l'ont déjà trouvé. - Qui est-ce ?
Vous êtes bien assise, Miss Borg ?
Ouais !
Rudy Vallee.
Rudy Vallee ?
Le Poète Vagabond... Rudy Vallee en personne.
Rudy Vallee...
et moi ? On va chanter ensemble ?
Exactement.
C'est incroyable !
C'est comme dans un rêve... comme dans un film.
Par où dois-je commencer ?
Vous comprendrez aisément que devenir star à Broadway
va attirer les journalistes et la radio.
- Ça ne me dérange pas. - J'en suis ravi.
Puis-je vous appeler Anna ?
Bien sûr. Avec grand plaisir.
Anna, les journalistes sont des rapaces.
Pourquoi ne pas vous asseoir ?
Les journalistes recherchent toujours ce qui est croustillant.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, Anna.
Vos connaissances passées nous préoccupent un peu.
Des gens comme... ce type de l'affaire Blandish.
Connor. Frankie Connor. C'est bien son nom ?
Et puis après ?
Une star a bien le droit à sa vie privée.
Si ça pouvait être aussi simple, Anna.
Nous avons déjà étudié la question.
Nous pensons avoir trouvé la parade.
Qu'est-ce que c'est ?
Une jeune provinciale tombe en mauvaise compagnie.
Oui !
Mais elle décide de changer.
Elle va voir la police pour leur donner des informations,
un indice qui permet de résoudre toute l'affaire.
Mais vous me prenez pour qui ? Une balance ?
Anna, ça n'a rien à voir avec être une balance.
Vous ne faites que votre devoir de citoyenne.
Mais leur dire quoi ? Je ne sais rien du tout.
N'avez-vous pas parlé à Connor après le rapt ?
Et puis même ?
Il vous a appelé ?
Je suis sûre qu'il n'était pour rien dans cette histoire.
- D'où vous a-t-il appelé ? - De chez Johnny Hutchins.
Vous l'avez dit à la police ?
C'est quoi tout ça ? Vous êtes flic, c'est ça ?
Je viens de chez Lucas, Herman & Heller.
Mon œil, j'en ai jamais entendu parler de ceux-là.
Hé, Anna, ouvre-moi.
J'ai oublié de prendre mon fichu flingue.
Anna l'a gentiment caché dans sa chemise de nuit.
Il est là.
Si j'étais toi, Eddie, je n'y penserais même pas.
- Tu fous quoi ici, Fenner ? - Fenner ? Tu le connais ?
J'espère que tu n'as pas ouvert to clapet, Anna.
Oh, Anna a été charmante.
Bon, c'est pas tout mais il faut que j'y aille.
Espèce de sale con ! Est-ce que ça va ?
- Bien le bonjour à Broadway. - Salopard !
Allez, debout. Ça va aller ?
Qu'est-ce qu'il voulait ?
Il m'a dit qu'il était agent à New York.
Et puis il s'est mis à parler de l'affaire Blandish.
Je vais te chercher une serviette. Ne bouge pas.
L'affaire Blandish ?
- Il t'a posé des questions ? - Quoi ?
Quel genre de questions il t'a posé sur cette affaire ?
Rien que des trucs sur Frankie. Tiens.
- Tu veux un verre ? - Non. De la glace.
J'en ai tout plein.
Que voulait-il savoir sur Frankie ?
Si je lui avais parlé après le kidnapping.
- T'as dit quoi ? - J'ai dit que...
Donne-moi ça.
Je lui ai dit que j'avais bien parlé à Frankie.
Que Frankie m'avait appelée de chez le vieux Johnny.
Tu lui a dit quoi ?
Je lui dois rien, à Frankie.
Il m'a larguée. Tiens.
Pauvre imbécile.
T'essaies de faire quoi ? Tout foutre en l'air ?
Tout foutre en l'air ?
Hé, une minute, pas si vite. Foutre en l'air quoi ?
La ferme !
Tu savais que Frankie était là-bas ?
Tu le savais ?
La ferme !
Comment ça se fait que tu en saches autant ?
Qu'as-tu fait à Frankie ?
Je t'avais dit que t'allais tout faire capoter.
Moi j'ai tout fait capoter ? Espèce de salaud !
Salopard ! Qu'est-ce que tu as fait...
Pauvre imbécile, Anna.
T'étais vraiment stupide.
Donne-moi le fusil, Johnny.
Rentrons.
Qui t'a dit que je viendrais te voir, Johnny ?
Comme tu veux, Johnny.
Je voudrais causer de Frankie et de la fille Blandish.
Moi, j'ai rien à dire à personne.
Johnny, écoute-moi.
On peut faire ça à la manière forte s'il le faut.
C'est toi qui vois.
Tout le monde sait
que j'ai la mémoire qui flanche.
D'accord, Johnny.
Tu aimes être ici, Johnny ?
Si l'affaire Blandish est résolue, tu vas en taule.
T'aimerais finir tes jours au violon ?
Johnny, rien que pour une fois...
Juste une fois, essaie de tirer ton épingle du jeu.
Ils t'ont déjà payé ?
Il y a une sacrée récompense. Tu peux en croquer.
Pour moi ?
Frankie Connor et Joe Bailey sont venus ici cette nuit-là ?
Ils sont jamais repartis.
C'est moi qui les ai enterrés dans le jardin.
Qui les a tués ?
Tu devrais peut-être en parler à Slim Grissom.
Maintenant, Woppy.
- Ça va, Woppy ? - Ouais, ouais.
Passe-moi la grenade.
Chopez-les.
Les flics ! Les flics !
Slim, Woppy, les poulets !
Les flics arrivent !
Allez ! Allez ! Allez !
Ils sont juste derrière ! Allez !
- Monte, vite ! - Fais gaffe à mon épaule !
Suivez-les ! Entrons.
Doux Jésus, regarde-moi ça !
Doug, viens m'aider.
Hé, Fenner.
Hé, Fenner, debout, la sieste est finie.
Allez, on y va. Debout.
Ça va aller. Allez, on y va.
Où est-elle, Ma ?
Où est-elle ?
Eddie l'a emmenée.
Tu bois ça comme du petit lait.
- Et les flics ? - Oh, ouais, bien sûr.
Quel arrangement ils me proposeraient ?
Toi, tu vas rester avec moi.
Jusqu'à ce que ton paternel et moi tombions d'accord.
Slim vous tuera.
Sans blague ?
Et où crois-tu que Slim va se retrouver ?
Au trou... Voilà où.
Il va tuer personne ton cher Slim.
J'essaie de te sortir d'ici et ça te plait pas.
C'est quoi au juste que toi et Slim faisiez tout ce temps ?
On dansait.
T'as pris goût à passer tes nuits avec lui, c'est ça ?
Moi je te parle de faire un marché.
Ton paternel ne veut peut-être plus de toi.
Tu vaux plus vraiment un million.
T'es plus toute fraîche.
- Laissez-moi. - Te tracasse pas pour moi.
Je ne suis pas difficile.
Allez, chérie, on a tout notre temps.
Allez quoi, où est la différence ?
- Tu as bien laissé Slim. - J'étais obligée !
Maintenant t'es plus obligée.
Mais tu vas le faire quand même.
Ouais, c'est bien, chérie.
T'aurais dû éteindre les lumières, Eddie.
Attends, tu comprends pas.
Ma voulait la tuer, Slim.
J'te jure, Slim.
C'est la vérité.
Monsieur l'élégant, hein ?
Tu te croyais toujours le plus chic.
Elle est où ton élégance maintenant ?
Je lui ai dit que tu le tuerais.
Rhabille-toi.
Rhabille-toi.
Dites aux hommes qu'on entre dans deux minutes.
Ma, il y en a aussi derrière.
Alors ça va saigner.
D'accord.
On va se battre.
Je couvre ce côté-ci, Ma.
J'ai jamais été un très bon tireur.
Tu ne vas pas nous laisser tomber, Doc ?
Gladys, tu ne peux pas
affronter toutes les Forces de Police de Kansas City.
Si les enjeux sont trop élevés, retire-toi de la partie.
Ici le Chef de Police McLaine.
Le club est encerclé. Vous avez deux minutes...
Deux minutes pour sortir les mains en l'air.
Autrement, nous donnerons l'assaut.
Vous m'avez entendu ?
Deux minutes à partir de... maintenant.
- Tu as entendu ? - Gladys, sois raisonnable.
Si nous sortons, nous avons une chance.
Ils n'ont pas encore prouvé notre culpabilité.
Doc, je me suis occupée de toi longtemps.
L'heure est venue de prendre tes responsabilités.
Une minute.
Bien sûr.
Je suis navré, Gladys.
À bientôt.
C'était quoi ça ?
- La fille Blandish ! - Avec Slim Grissom !
Vous, suivez-les, vite !
Allons-y.
Par ici ! Allumez-moi ce projecteur !
Éclairez la fenêtre.
Allez-y ! Allez-y de ce côté !
Visez la fenêtre d'en bas !
Par terre ! Par terre !
Allez, amenez-moi ce bélier !
On entre !
Vite, vite ! On y va.
Dépêchez-vous !
Allez !
Salopards !
Allez ! Nettoyez-moi cette pièce !
Renforts ! Allez-y !
Laissez pas monter ces journalistes.
Je veux pas les voir fouiner partout.
Attention. Laissez passer le médecin légiste.
Les gars de la météo peuvent aussi se tromper
quand il s'agit de prévisions.
Espérons qu'ils aient raison au sujet
de ce qui doit nous arriver du nord demain soir.
Ma femme dit que s'il ne pleut pas bientôt,
elle tentera une de ces danses Cherokee
apprises quand elle enseignait dans une Réserve Indienne.
Bonsoir jeune homme, que voulez-vous ?
Le plein.
Ça prendra une minute. Je dois juste recharger.
Et restez à l'écoute de KBEX.
KBEX, la radio proche de vous.
Dès que nous en saurons plus sur la fusillade du centre-ville,
vous serez les tous premiers à l'apprendre.
Quelle bataille, mes amis.
Le vieux Tubbs nous a dit qu'il y avait plus de balles
que de mouches sur un tas de fumier.
Mais assez de bavardages.
Retournons à de la bonne musique country.
C'est quoi cette histoire de fusillade ?
Il parait que la police les a tués tous les quatre.
Ma aussi ?
Ma ?
Feller a bien parlé d'une femme, ouais.
Ils ont tué Ma.
C'est des sales types, tu vois ?
Ils ont tué une vieille dame.
Et maintenant, je fais quoi ?
Ils ont tué... Ils ont...
C'est si triste, hein ?
J'aimais ma maman !
Bon sang, c'est pas croyable.
Quel coup de théâtre, hein ?
J'arrive pas à y croire.
Ouais, Roméo et Juliette.
Dis donc, quel luxe.
Tu crois qu'elle s'est vraiment entichée de ce crétin ?
Après tout, c'est un sacré nid d'amour ici.
J'ai lu un truc sur ces filles de la haute.
La plupart ne rêvent que de routiers,
de gros types sales et repoussants.
Et de flics aussi ?
Fenner, voyons.
Je ne vois ni chaînes ni menottes ici.
Et puis regarde un peu tout ce luxe.
Elle était pas au pain sec et à l'eau.
Il y a un double verrou à l'extérieur de la porte.
Et les fenêtres ?
Peut-être qu'ils craignaient les voleurs.
- Qu'est-ce que tu vas... - Par ici, monsieur.
M. Blandish.
Capitaine McLaine.
M. Fenner, votre message disait ma fille vivante.
C'est exact, monsieur.
Vous l'avez vue ?
Elle était dans une voiture avec Grissom.
Après tout ce temps ? Je n'en crois rien.
Ceci était leur pièce, M. Blandish.
Elle vivait ici avec ce Grissom.
Genre mari et femme.
Ce que vous dites est abject, Capitaine McLaine.
Voyez vous-même.
Ce que le capitaine veut dire c'est qu'il semblerait
que Grissom forçait votre fille à rester ici.
Vous ne connaissez pas ma fille, M. Fenner.
Elle ne tolérerais jamais une telle situation.
Elle n'avait pas le choix.
On ne choisit pas dans pareil cas.
M. Blandish, Grissom n'est pas un type que l'on raisonne
attablé au country club autour d'un whisky soda.
C'est un psychopathe, cruel et vicieux.
Soit vous faites ce qu'il dit, soit vous êtes mort.
Alors il vaudrait mieux qu'elle soit morte.
Elle aura besoin d'aide. Elle sera en état de choc.
Il nous faudra un médecin.
Ce genre de décision me revient, M. Fenner.
Et que fait la police ?
Ils ne quitteront pas l'état. C'est une question de temps.
Tenez-moi informé.
Je souhaite être présent quand vous la trouverez.
On dirait qu'il a compris le message, hein, Sherlock ?
On dirait.
Élu Père de l'Année, hein ?
Une belle épaule sur laquelle pleurer, pas vrai ?
Ça pourrait bien être lui, mon garçon.
Prends ce téléphone et appelle la police.
De suite, P'pa.
Ça va ?
Tiens, prends ma veste si tu veux.
Essaye de dormir un peu.
D'accord ?
Tu sais où on va aller ensuite ?
Non.
À El Paso, peut-être.
Ils t'arrêteront, n'est-ce pas ?
Et puis ensuite ?
Ils te pendront.
Mais j'ai pas peur.
Si je me fais prendre, tu pourras rentrer chez toi.
Je suppose que oui.
Je ne me fais pas d'illusions.
Tu seras contente de rentrer, non ?
Je ne sais pas trop.
Ça fait si longtemps.
Je ne suis plus sûre de rien.
Sans doute suis-je un peu...
effrayée par ce que les gens diront.
Peut-être qu'Eddie avait raison.
Peut-être que mon Père ne sera pas ravi de me voir.
Tu plaisantes ?
T'as laissé Eddie t'embobiner ?
Ton papa sera drôlement content de te revoir.
Comme moi je le serais de revoir Ma.
Mais, évidemment, ils doivent d'abord me tuer.
Ça ne vaut pas la peine de mourir pour moi.
Personne n'en vaut la peine.
Si t'es pas là, peu importe ce qui m'arrivera.
Mais c'est ridicule.
Tu n'as jamais aimé quelqu'un ?
Pas de cette façon.
Personne ne m'a jamais aimé comme ça non plus.
On me l'a souvent dit...
Mais je crois qu'ils n'étaient pas sincères.
Ça veut dire que je vaux mieux que ces types ?
Slim, ne te fais pas tuer.
Pas pour moi.
S'il te plaît.
Ça te ferait vraiment de la peine ?
C'est gentil de me le dire.
Maintenant, dors un peu. Et arrête de te tracasser.
Ne t'inquiète pas pour moi.
Allez, repose-toi. Tu veux encore un peu d'eau ?
Bonne nuit.
Inviter la presse, c'était ton idée à toi ?
Une affaire pareille, j'en aurai une seule dans ma carrière.
Elle doit vraiment endurer tout ça, Capitaine McLaine ?
Nous sommes dans un pays libre, M. Blandish.
Comment savez-vous qu'il ne va pas la tuer ?
Il l'a laissée vivre jusqu'ici.
Il ne reste qu'à espérer qu'il continue.
C'est dégoûtant.
Peut-être ferais-je mieux de partir.
Si elle s'en sort, elle aura besoin de votre aide.
Elle aura besoin de toute l'aide du monde.
Ici le Capitaine McLaine.
La grange est entièrement encerclée.
Vous n'avez aucune chance de vous échapper.
Laissez partir la fille.
Et sortez les mains en l'air. Vous m'entendez ?
Laissez partir la fille et sortez les mains en l'air.
Soyez raisonnable. Vous n'avez aucune chance.
Laissez partir la fille et sortez les mains en...
Allez, venez !
Venez donc me chercher !
Allez, venez, espèce d'assassins !
Slim, ça va ?
Ça ne vous servira à rien, Grissom. Sortez de là.
Voyons, Grissom. Vous n'avez aucune chance.
Laissez partir la fille et sortez les mains en l'air.
Slim, je t'en prie !
Attends. S'il te plait.
C'est terminé, Grissom.
Sortez de cette grange.
Te fais pas tuer ! Je t'en prie !
Tu vas rentrer chez toi.
Ça n'a plus d'importance.
Je t'en prie, Slim.
Écarte-toi de lui.
- Quoi ? - Écarte-toi de lui !
Tu m'entends ? Écarte-toi de lui.
Papa, ne sois pas fâché.
Je voulais simplement rester en vie.
Et ça en valait la peine ?
Il ne voulait pas que je parte.
Il m'aimait.
Tu peux comprendre ça ?
Non, je ne peux pas.
Et je ne le pourrai jamais.
M. Fenner va s'occuper de toi.
Laissez-la, les gars. Soyez sympas.
Ça vous fait quoi que Grissom soit mort ?
- Il vous gardait attachée ? - Avez-vous tenté de fuir ?
M. Blandish, je suis la personne...
Je voulais juste... Au sujet de la récompense.
Vous saurez tout plus tard. Poussez-vous !
Mais laissez-moi passer.
Allez vas-y. Demande-lui.
M. Blandish, je suis celui qui a averti la police.
Et pour cette récompense...
Allez, dis-lui.
La radio et les journaux...
Hé, doucement !
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