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La Wibbly Wobbly Team présente :
DOCTOR WHO CLASSIC
Traduction : Sejalik Correction : ezri200
Sous-titrage : Albinou
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SUSAN : Grand-père !
1x04 "MARCO POLO"
Partie VI : "MIGHTY KUBLAI KHAN"
IAN : Tegana... TEGANA : Restez là.
IAN : Laissez-la partir. TEGANA : Non.
IAN : Laissez-nous partir. Je vous en supplie.
Quelle différence cela vous fait-il ? Vous détestez Marco.
TEGANA : Est-ce que le vieil homme est dans la caravane ?
IAN : Oui.
TEGANA : Et l'autre femme ? IAN : Oui.
TEGANA : Dites-leur de sortir. Faites ce que je vous dis !
Barbara et le Docteur apparaissent.
Le Docteur verrouille le TARDIS lorsque Marco arrive.
DOCTEUR : Pas la peine.
MARCO : Que s'est-il passé ?
TEGANA : Ils se seraient tous échappés si je n'avais pas attrapé celle-là.
DOCTEUR : Dites à cet homme d'ôter ses mains de ma petite-fille.
MARCO : D'abord la clef, Docteur.
Le Docteur lui remet la clef.
Relâche-la, Tegana.
Tegana repousse Susan et se jette sur les voyageurs. Marco l'arrête.
MARCO : Qu'est-ce que tu...
TEGANA : Vas-tu me laisser... les tuer tous ? Qu'on en finisse.
MARCO : Nous n'allons tuer personne.
TEGANA : As-tu perdu l'esprit ? Ils vont s'échapper de nouveau.
MARCO : Je n'en suis pas si sûr.
SUSAN : Je suis désolée, Grand-père.
DOCTEUR : Tu n'as rien, Susan. C'est tout ce qui compte.
MARCO : Où avez-vous eu cette clef, Docteur ?
Ping-Cho entre dans les écuries.
PING-CHO : Messire Marco...
IAN : Je l'ai prise.
MARCO : Vraiment ?
IAN : Oui, j'ai fouillé votre chambre la nuit dernière.
MARCO : Je vois.
IAN : Qu'allez-vous en faire ?
MARCO : Demain à l'aube, nous arriverons à Shang-Tu.
La prochaine fois que vous verrez votre caravane,
ce sera dans le Palais d'été du Grand Khan. C'est tout.
Une dure journée de voyage.
Nous avons quitté Cheng-Ting à l'aube
et à la tombée de la nuit, nous avions parcouru 65 km.
Comme c'est une zone densément peuplée de Cathay,
le logement n'est pas difficile à trouver
et nous nous sommes arrêtés pour la nuit dans une auberge.
Nos bagages, ainsi que la caravane du Docteur,
nous suivaient dans une caravane marchande.
IAN : Comment va le Docteur ? Déjà sur son cheval ?
BARBARA : Non, je pense que nous ne le verrons plus de sitôt sur un cheval.
Nous avons besoin du TARDIS. Tu devrais parler à Marco.
IAN : Parler à Marco ! Je ne fais rien d'autre que de parler à Marco !
BARBARA : Oh, Marco. Ian voulait vous dire un mot.
Je me sens si fatiguée, je vais aller me coucher.
IAN : Mais... attends... Barbara, reviens !
MARCO : Eh bien ?
IAN : Marco, vous devriez nous rendre le TARDIS.
MARCO : C'est de ça que vous vouliez me parler ?
IAN : Oui.
MARCO : Écoutez, je vous l'ai déjà dit, Ian,
vous savez ce que cette caravane représente pour moi.
Si je l'offre au Khan, il me laissera rentrer chez moi.
IAN : Mais nous voulons rentrer aussi Marco !
Et nous ne le pouvons pas sans le TARDIS.
MARCO : Je vous ai proposé de vous emmener à Venise
et de garantir votre sécurité jusque là.
IAN : En bateau. Nous ne pouvons pas y aller en bateau, Marco.
Nous avons besoin du TARDIS.
MARCO : Pourquoi Ian ? Pourquoi ?
IAN : Très bien, je vais vous le dire.
C'est la pure vérité. Je ne m'attends pas à ce que vous me croyiez, mais bon.
Comme je vous l'ai dit, je viens d'Angleterre. Barbara aussi.
MARCO : Je vous l'accorde, le voyage jusqu'en Angleterre est long,
mais pas impossible, Ian. Les Croisés l'ont fait.
IAN : Les Croisés ! Oh Marco, pour moi, les Croisés ont vécus il y a 700 ans.
MARCO : De quoi parlez-vous ? Les Croisés étaient en Terre Sainte il y a 25 ans.
IAN : Je viens d'un autre temps.
Notre caravane ne permet pas seulement de parcourir de longues distances.
Elle permet de parcourir le temps.
MARCO : Voyager dans le passé et le futur ?
IAN : Oui... Je sais que c'est difficile à croire, mais c'est vrai.
MARCO : Mes voyages à Cathay, Ian,
m'ont fait croire à beaucoup de choses que je rejetais avant.
Quand j'étais petit, à Venise,
on m'a dit qu'à Cathay il y avait des pierres qui brûlaient,
je n'y ai pas cru. Mais ces pierres existent, je les ai vues.
IAN : Elles sont noires ? MARCO : Oui.
IAN : Du charbon.
MARCO : À Cathay, ils les appellent pierres qui brûlent.
Et si une pierre peut brûler, pourquoi une caravane ne pourrait-elle pas voler ?
Les oiseaux volent. J'ai même vu des poissons voler.
Vous me demandez de croire que votre caravane peut défier les levers du soleil,
se déplacer d'un endroit vers un autre,
mais aussi de demain vers hier ?
- Non, Ian, je ne peux pas l'accepter. IAN : Je vous dis la vérité, Marco.
MARCO : Vraiment, Ian ? IAN : Je le jure.
Marco sort la clef du TARDIS.
MARCO : Où avez-vous eu ça ? IAN : Dans votre chambre.
MARCO : Où exactement ? Où l'avais-je cachée ?
Allez Ian ! Vous devez sûrement savoir où elle se trouvait.
Vous ne l'avez pas trouvée, n'est-ce pas ?
Elle vous a été donnée et vous mentez pour protéger Ping-Cho.
Ian, ne voyez-vous pas qu'il m'importe peu pourquoi vous mentez ?
Ce qui est important c'est le fait que vous puissiez mentir.
IAN : Donc vous ne pensez pas que je puisse venir d'une autre époque.
MARCO : Si c'était le cas, Ian, je vous donnerais la clef.
PING-CHO : Au revoir Susan.
Pendant que Susan dort, Ping-Cho enfile sa cape et s'en va.
BARBARA : Alors ? IAN : Aucun signe.
BARBARA : Elle a dû s'enfuir. Mais pourquoi ?
IAN : À cause de cette clef apparemment.
SUSAN : Je suis désolée, Messire Marco, je n'ai rien entendu.
MARCO : Je ne te reproche rien, Susan. Mais nous devons la trouver. Et vite.
BARBARA : Susan, as-tu une idée de l'endroit où elle pourrait être ?
Eh bien ?
MARCO : Il y a des voleurs et des coupe-gorges sur la route !
SUSAN : Je pense qu'elle pourrait essayer de rentrer chez elle.
MARCO : Samarkand ? Mais c'est à 1600 kilomètres d'ici !
TEGANA : Allons-nous retourner la chercher ?
MARCO : Nous devrions...
TEGANA : Le Khan t'a ordonné de venir rapidement à Shang-Tu.
MARCO : Je suis aussi responsable de la sécurité de Ping-Cho.
TEGANA : Tu seras celui qui fera face au Khan.
IAN : Est-ce que le Khan sera en colère, Marco ?
MARCO : Bien sûr.
IAN : Bien. Continuez votre chemin, je vais aller chercher Ping-Cho.
MARCO : Seul ?
IAN : Pourquoi pas ? Je me souviens du chemin. Elle ne peut pas être loin.
Mais elle est en danger et vous ne pouvez pas y aller...
MARCO : Que pensez-vous obtenir avec ce geste, Ian ?
Je suis désolé. Quand partez-vous ?
IAN : Dès que possible.
MARCO : Va avec Messire Ian, prépare un cheval et des provisions.
Ian quitte la pièce.
BARBARA : Ne vous inquiétez pas, Marco. Il la ramènera.
Vous ne devriez pas le sous-estimer.
TEGANA : Très bon conseil, Marco.
Ping-Cho est revenue à Cheng-Ting.
WANG-LO : Quand les brodeuses arriveront,
envoie-les directement chez la dame May-Ching.
Mesdames, je ne saurais dire à quel point... à quel point c'est merveilleux de...
Wang-Lo s'adresse à deux jeunes femmes, Kuiju le suit de près.
Pardonnez-nous... Excusez-moi.
Que voulez-vous ?
KUIJU : La caravane marchande pour Shang-Tu.
WANG-LO : Où est l'autre homme ?
KUIJU : Le vieil homme n'est pas ici.
Kuiju remet un document à Wang-Lo.
KUIJU : Il est de mon autorité d'emporter le...
WANG-LO : Je vois ! J'ai des yeux. Il est dans les écuries.
KUIJU : Hé ! Donnez-moi ça !
WANG-LO : À présent, retournez à vos affaires.
KUIJU : Le vieil homme est un idiot... WANG-LO : Suivez-moi.
Kuiju se dirige vers les écuries pour récupérer le TARDIS.
PING-CHO : Mon Seigneur ? KUIJU : Oui ?
PING-CHO : Êtes-vous avec la caravane, mon seigneur ?
KUIJU : Oui, madame.
PING-CHO : Est-ce que vous allez en direction de Samarkand ?
KUIJU : Possible. Pourquoi ?
PING-CHO : Je voudrais voyager avec votre caravane,
à moins qu'elle n'aille à Shang-Tu.
KUIJU : Euh... pourquoi pas...
PING-CHO : Je peux payer.
KUIJU : Euh... je vais y réfléchir... nous voyageons par les terres...
je vais parler au commandant de la caravane.
PING-CHO : Est-ce que je peux venir avec vous ?
KUIJU : Non, attendez là. Donnez-moi l'argent...
KUIJU : Ne vous inquiétez pas, je vais tout arranger.
Kuiju laisse Ping-Cho seule dans le jardin.
WANG-LO : Tu as donné l'argent ? Enfant insensée.
Tu as été volée.
PING-CHO : Volée ? Que dois-je faire ? C'était tout ce que j'avais.
WANG-LO : Ne t'ai-je pas déjà vue ? Il n'y a pas longtemps...
Je sais ! Avec la caravane de Messire Marco Polo.
PING-CHO : Non, mon seigneur...
WANG-LO : Qu'as-tu fait, enfant ? Tu t'es enfuie ?
Elle essaie de s'enfuir mais il la retient.
Ian arrive.
IAN : Ping-Cho, pourquoi as-tu fait ça ?
PING-CHO : La clef... et je ne peux pas me marier à un homme
assez vieux pour être mon grand-père.
Je ne peux pas. S'il vous plait, ne me ramenez pas. Pitié...
IAN : Je le dois Ping-Cho. J'ai promis à Marco...
WANG-LO : Je savais que je l'avais vue avant. Stupide enfant, se laisser voler.
IAN : Quoi ?
WANG-LO : Oh, un vilain se présentant comme un conducteur de caravane
a pris tout son argent en lui promettant de l'emmener avec lui.
IAN : Où as-tu rencontré cet homme ? PING-CHO : Ici.
WANG-LO : Dans ma station ? Impossible !
PING-CHO : Non, mon seigneur, il était dans la cour avec vous.
WANG-LO : Oh, celui-ci ! Mais il allait à Shang-Tu.
J'ai le document l'autorisant à prendre
la caravane du vieil homme dans les étables. Ah voilà.
IAN : Donc le TARDIS est en route pour Shang-Tu ?
WANG-LO : Oui, mon seigneur.
Un vieil homme s'approche de Wang-Lo.
COURRIER : Caravane marchande pour Shang-Tu,
excellence, nous avons quelque chose à récupérer.
WANG-LO : Oh, mais l'autre homme a dit que vous étiez malade !
COURRIER : Quel autre homme ?
WANG-LO : Celui qui a pris la caravane du vieil homme.
Il remet également un papier à Wang-Lo.
COURRIER : Mais voyez mon autorisation. WANG-LO : Mais... mais...
IAN : Qu'est-ce qui ne va pas ?
WANG-LO : Oh, rien, mon seigneur. Juste une erreur.
Je suis sûr que ça peut s'arranger...
IAN : Il a été volé ?
Le TARDIS a été volé !
J'espère que tout va bien et que Ian a trouvé Ping-Cho.
Notre avancée vers Shang-Tu est toujours aussi bonne
et nous sommes passés de l'autre côté de la Grande Muraille.
Nous avons passé notre quatrième nuit
dans une auberge à environ 80 km du Palais d'été.
TEGANA : Tu fais trop confiance et ne doutes pas assez !
Marco, laisse-moi aller le chercher.
MARCO : Je ne suis pas d'accord !
TEGANA : Mais Marco... MARCO : C'est inutile !
Comment est-ce que je vais paraître devant le Khan sans toi ?
Tu parles pour Noghai... Le silence pourrait se traduire par la guerre...
TEGANA : Mais...
MARCO : Tu dois être au Palais d'été. Tu le dois !
TEGANA : Marco, la caravane du magicien.
Pourquoi crois-tu que Ian s'est proposé
avec une telle ardeur... pour aller chercher Ping-Cho ?
MARCO : Où veux-tu en venir ?
TEGANA : Ping-Cho pourrait être n'importe où.
Les chances... de la retrouver sont infimes.
Mais Ian sait où est la caravane... il sait exactement où elle est.
MARCO : Tu as tort, Tegana. Je pense connaître en partie son caractère...
TEGANA : Tu ne peux pas tout savoir.
Marco, donne-moi juste un bon cheval... je peux les ramener tous les deux.
Je peux t'amener la fille et la caravane sera en sécurité.
Tu as besoin de la caravane.
Parce que quand la paix sera signée avec Kublai Khan,
il pourrait très bien t'échanger la caravane du magicien
contre ton retour à Venise.
Ils entendent Barbara et Susan approcher.
TEGANA : Ah... ils sont du côté de Ping-Cho.
Ils sont tous contre le mariage.
MARCO : Alors pourquoi Ian est-il retourné la chercher ?
TEGANA : Exactement.
Barbara et Susan entrent.
TEGANA : Je suis content de voir que votre humour
n'est pas affecté par notre malheur.
BARBARA : Que voulez-vous dire ? Quel malheur ?
TEGANA : Eh bien... votre ami Ian n'est pas revenu.
Nous ne pouvons que supposer qu'il n'a pas trouvé Ping-Cho.
BARBARA : Oh, il n'en a pas encore eu le temps.
SUSAN : Et j'en suis contente. J'espère qu'il ne la trouvera pas.
TEGANA : Oh, je vois. Tu veux la voir seule ?
Sans amis ? Elle pourrait se faire kidnapper, tuer...
SUSAN : Ça ne lui arrivera pas. Elle a de l'argent.
Elle peut se payer un voyage en toute sécurité...
TEGANA : De l'argent !
Allons-nous continuer à nous inquiéter tous pour elle...
et son futur mari à désespérer ?
SUSAN : Oh, même vous ne pourriez être si cruel
au point de vouloir la voir mariée à un homme qui a quatre fois son âge !
TEGANA : Même moi ? Je vous remercie, madame.
C'est aussi votre opinion j'imagine ?
BARABARA : Je crois bien.
MARCO : Attendez. Êtes-vous contre le mariage de Ping-Cho ?
BARBARA : Écoutez... Pourquoi...
MARCO : Répondez à ma question, s'il vous plait.
BARBARA : Oui, je suis totalement opposée à ce mariage.
TEGANA : Comme c'est inhabituel que vous ne soyez pas d'accord avec Ian.
BARBARA : Il n'y a rien d'inhabituel là-dedans.
Nous ne sommes pas d'accord sur tout un tas de choses.
Mais dans ce cas, nous sommes en parfait accord. Nous tous.
MARCO : Ce mariage a la bénédiction du Khan.
Dois-je comprendre que vous vous y opposez ? C'est bien ça ?
BARBARA : Oui.
MARCO : Vous quatre ? BARBARA : Oui, nous quatre.
MARCO : Prends un cheval, Tegana. Tu as mon autorisation pour partir.
Sers-toi de mon nom ou de tout pouvoir que tu juges nécessaire,
mais ramène-les au palais d'été.
TEGANA : Je le ferai.
Tegana s'en va.
SUSAN : Pourquoi avez-vous fait ça ? MARCO : Pour être sûr.
SUSAN : Sûr de quoi ?
MARCO : Que Ian est parti chercher Ping-Cho et pas votre caravane.
Des dames chinoises rient des commentaires de Wang-Lo.
IAN : Je dois le trouver. Je le dois. Mais où ?
PING-CHO : Peut-être est-il toujours ici.
IAN : Non, non, Ping-Cho. Nous aurions entendu. Non, il a été emmené.
Certainement par une vieille route... une route qui n'est plus utilisée...
PING-CHO : La route de Karakorum.
IAN : Karakorum ? Mais Karakorum est la capitale de l'Empire Mongol.
PING-CHO : Plus maintenant.
Plus depuis que le Khan a construit son palais à Pekin.
IAN : Oui, mais c'est quand même un endroit important.
La caravane pourrait aller là-bas.
PING-CHO : Karakorum n'était pas une ville en pierre.
C'était juste un ensemble de tentes.
Quand le Khan a déménagé, les Mongols se sont dispersés.
IAN : Donc la route n'est plus utilisée ?
PING-CHO : Plus du tout. IAN : Alors c'est la réponse !
PING-CHO : Pourquoi quelqu'un emmènerait le TARDIS à Karakorum ?
IAN : Je ne sais pas, Ping-Cho.
Mais tant que je ne l'aurai pas trouvé,
nous ne quitterons pas le Cathay de Kublai Khan...
Le Khan se fait attendre dans le Palais d'été de Shang-Tu.
VIZIR : Le Grand Seigneur de Guerre et Maitre du Monde, le puissant Kublai Khan
va vous accorder une audience.
MARCO : Nous attendrons le Grand Khan.
Le Vizir salue et s'en va.
DOCTEUR : C'est Chinois. Très intéressant. Hum !
C'est étrange qu'un Mongol choisisse l'architecture chinoise.
SUSAN : Avez-vous vu ces beaux pavillons ?
BARBARA : Oui, ils sont magnifiques.
MARCO : Certains sont faits en or massif. SUSAN : Vraiment ?
DOCTEUR : De quelles dimensions sont les motifs ?
MARCO : Oh, ils sont énormes. Ils devaient refléter
les deux grandes passions du Khan : la chasse et la fauconnerie.
Savez-vous que dans ses écuries, il a des dizaines de milliers d'étalons blancs ?
DOCTEUR : Oui, eh bien, un seul me suffirait, jeune homme.
Rouge, blanc ou bleu !
Le Vizir revient.
VIZIR : Quand le grand Kublai Khan arrivera,
vous vous prosternerez devant lui en signe d'obéissance.
Ainsi il vous regardera avec bienveillance et épargnera vos misérables vies.
DOCTEUR : Prions alors. Qu'est-ce que je suis sensé faire ?
VIZIR : Vous agenouiller
et toucher le sol par trois fois avec votre front.
DOCTEUR : Je ne ferai jamais ça !
VIZIR : Kublai Khan est l'homme le plus magnifique que le monde ait jamais vu.
Ne pas lui rendre hommage vous coûtera votre tête.
DOCTEUR : Si ça casse mon dos, il peut prendre tout ce qu'il voudra !
Pourquoi gaspiller du temps en si petites choses ?
SUSAN : Grand-père, s'il vous plait...
DOCTEUR : Oh, ne dis rien, mon enfant !
Je ne vais pas me donner en spectacle pour...
VIZIR : Silence !
Ceux qui ont osé venir voir le grand Kublai Khan, prosternez-vous.
À genoux devant le Seigneur de Guerre de tous les Seigneurs de Guerre.
Le plus redoutable de tous.
Connu de l'Asie, de l'Inde, de Cathay et d'autres contrées.
À genoux devant le Maitre du Monde.
Tous, excepté le Docteur, se prosternent.
SUSAN : Grand-père, allez, baissez-vous...
VIZIR : À genoux ! À genoux !
DOCTEUR : Oui, oui, oui... Je vais le faire...
VIZIR : À genoux !
Le Khan boitille douloureusement dans la pièce.
Le Docteur ne peux pas se baisser assez bas pour se prosterner.
KHAN : Vous vous moquez de nos châtiments ?
DOCTEUR : C'est mon dos...
KHAN : Qu'est-ce qu'il a ? DOCTEUR : Il est cassé !
VIZIR : Ne soyez pas impertinent !
DOCTEUR : Je ne suis pas impertinent. Je suis loin d'être...
VIZIR : Comment osez-vous parler !
VIZIR : Cette goutte sera la dernière !
KHAN : Levez-vous. MARCO : Mon seigneur...
KHAN : Levez-vous tous.
Ils se relèvent tous.
KHAN : Ces charmantes dames vous accompagnent ?
MARCO : Oui, mon seigneur.
KHAN : Nous vous souhaitons la bienvenue dans notre Cour... mesdames.
Le Khan voit le Docteur se frotter et faire tourner son épaule.
Que lui arrive-t-il ?
MARCO : Oh, cinq jours à dos de cheval, mon seigneur.
Le Docteur n'en avait pas l'habitude.
KHAN : Docteur ? Oh ? Vraiment ? Seriez-vous médecin par hasard ?
DOCTEUR : Je ne suis pas un docteur en médecine, monsieur,
mais je pense être en mesure de guérir certaines choses.
KHAN : Oh, quel dommage. Où est le Seigneur de Guerre Tegana ?
MARCO : En route pour Shang-Tu, mon seigneur,
avec la dame Ping-Cho et un compagnon.
KHAN : L'armée de Noghai est basée à Karakorum.
MARCO : Mais c'est impossible, mon seigneur !
Quand Tegana a rejoint ma caravane,
l'armée de Noghai était à 60 km au nord de Samarkand.
KHAN : Puis ils sont restés à 160 km de Shang-Tu.
Nous sommes impatients d'entendre
les explications de Tegana sur la conduite de son maitre.
MARCO : Je peux le comprendre, mon seigneur.
Et c'est entièrement de ma faute s'il n'est pas là.
KHAN : Nous sommes sur nos gardes vis-à-vis d'une éventuelle trahison...
Nos patrouilles surveillent la route de Karakorum et demain, nous irons à Pekin.
SUSAN : Il faut qu'on y aille aussi ?
VIZIR : Silence ! Ne parlez que quand on vous y autorise !
KHAN : Tut... tut... tut... Qu'avez-vous dit ?
SUSAN : Je me demandais si nous allions attendre Ping-Cho, mon seigneur.
KHAN : Non, je pense que c'est mieux que vous nous accompagniez.
DOCTEUR : Oh non, encore un cheval. KHAN : Vous disiez ?!
DOCTEUR : Je disais que je ne pourrai pas remonter sur un cheval.
KHAN : Alors vous marcherez.
DOCTEUR : Dans mon état, mon seigneur ? Qu'en est-il de votre transport, hum ?
VIZIR : Le Maitre du Monde a son transport officiel.
DOCTEUR : Eh bien, il est chanceux... il n'aura pas à marcher...
KHAN : Demain, vous partirez dans l'équipage avec nous.
DOCTEUR : Merci.
Le Khan descend du trône en souffrant le martyre.
KHAN : Installe nos invités. VIZIR : Comme mon seigneur voudra.
KHAN : Marco... MARCO : Mon seigneur ?
KHAN : Dès que Tegana arrive, envoyez-le nous.
MARCO : Très bien, mon seigneur.
KHAN : Nous... nous avons des eaux qui guérissent.
Venez... voir leurs effets sur les douleurs et les souffrances...
DOCTEUR : Très bien... très bien...
KHAN : Oh, quelle épreuve que ce grand âge.
DOCTEUR : Il faut le supporter avec dignité, monsieur.
KHAN : Oh, de la dignité... oui certainement. Prenez mon bras, l'ami.
Le Docteur prend le bras du Khan puis il s'en vont tous deux en clopinant.
SUSAN : Voilà le puissant Kublai Khan !
MARCO : Ris si le cœur t'en dit, Susan.
Mais il est le plus grand administrateur que le monde ait jamais connu.
SUSAN : Je suis désolée, Messire Marco.
BARBARA : Marco, nous ne pouvons pas partir demain, pas sans Ian et Ping-Cho.
MARCO : J'ai bien peur que nous n'ayons pas le choix, Barbara.
Ne vous inquiétez pas, Tegana va les ramener.
BARBARA : En êtes-vous sûr ?
Ping-Cho et Ian avancent furtivement pour chercher Kuiju.
Ils voient Kuiju s'occuper d'un feu.
PING-CHO : C'est lui, Messire Ian. C'est l'homme qui m'a dépouillée.
IAN : Oui... Il a l'air d'attendre quelque chose... Ou quelqu'un...
C'est pourquoi il a emmené le TARDIS ici.
Cache-toi, Ping-Cho.
Ian avance lentement, Kuiju l'entend et sort sa dague.
KUIJU : Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?
Parlez !
PING-CHO : Où est mon argent ?
Distrait, Kuiju se tourne vers Ping-Cho et Ian saute sur lui.
Kuiju perd son couteau, Ping-Cho le donne à Ian.
IAN : Où est-il ? Où est l'argent de la jeune fille ?
KUIJU : Dans ma poche, mon seigneur.
IAN : Prends-le, Ping-Cho...
Ping-Cho prend l'argent de la ceinture de Kuiju.
IAN : Vous êtes un homme de main, n'est-ce pas ?
Et vous avez pris la caravane du vieil homme pour avoir de l'argent, j'imagine ?
- N'est-ce pas ? KUIJU : Oui, mon seigneur !
IAN : Et qui va vous donner l'argent ? Dites-moi ! Dites-moi !
Ian met le couteau sous la gorge de Kuiju.
KUIJU : Le Seigneur de Guerre Tegana ! IAN : Tegana !
IAN : Je vais le tuer ! TEGANA : Allez-y. Il m'importe peu.
Ian relâche Kuiju.
Tegana fouette l'air avec son épée.
TEGANA : Venez...
Venez...
Prochain épisode : Partie VII : "ASSASSIN AT PEKING"
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Traduction : Sejalik Correction : ezri200
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