All language subtitles for Dumas.S01E15.FRENCH.720p.WEB.H264-TFA

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

- C'est dommage, la vue est très ordinaire ici.

- C'est bien toi qui as arrêté Éric?

Oui.

Je suis devenue l'enquêteur désigné

au grenouillage d'Intelco.

- La loi sur les agences de sécurité privées

est très claire.

Quand un enquêteur est accusé au criminel, il doit être suspendu.

T'es pas en train de me dire

que c'est de ma faute quand même?

Regarde, que tu veuilles le suspendre ou non, ça te regarde.

Éric Bonin, c'est une personne d'intérêt,

dans une agression concernant ton ex-femme.

Si la vic...

Si la victime... J'ai de la difficulté à le dire.

Si la victime retire sa plainte?

- Une poursuite sans plaignante, ça se fait.

Pas avec la preuve que t'as.

- Mais tu sais quoi de la preuve que j'ai.

- C'est sa parole à elle contre sa parole à lui.

Et dois-je te rappeler qu'on parle de la personne

que vous avez accusée de complot pour meurtre

à l'égard de ma petite personne?

- On n'a pas été capable de le prouver.

- Parce que vous avez pas voulu fouiller plus loin.

Ce qu'elle veut, c'est de me mettre de la pression

pour que je lui vende ma compagnie.

- Ç'a rien à voir avec le geste allégué qu'a causé Éric Bonin.

- S'il est trouvé coupable, il va perdre son permis.

- C'est pas moi qui accuse. C'est le DPCP.

Je sais pas quoi dire d'autre.

Je te remercie pour ton excellent café, par exemple.

- Bon, ça, c'est les photos trouvées sur la clé USB

dans le coffre-fort.

Est-ce que tu la reconnais?

- Non, je pense pas. C'est dur à dire.

Je sais pas, je vois bien du monde.

Son nom, c'est Nadia Martin.

Vous savez son nom?

Les patrons nous ont fourni

la liste des employés avec leur photo.

- Nadia Martin, c'est une escorte.

- OK, sinon, il y a elle. Mélissa Desfossés.

- Ah oui. Oui, elle, je la connais.

Ça, c'est un boss des ressources humaines.

C'est clairement pris dans son bureau à son insu.

- C'est assez explicite comme photo.

- Dans le bureau de Samuel Rivard,

ils ont trouvé un calepin.

Ici, on dirait une liste de gens

qui doivent de l'argent à Rivard.

Si tu fouilles un peu plus loin ici,

t'as les 3 escortes qui visitent les boss dans leur bureau,

les montants, les dates.

- Du trafic de dope à grande échelle

et de la prostitution en prime?

On a déjà les noms.

- Là, on veut pas te mettre de la pression,

mais comme tu sais, il manque un achat de main à main.

Oui, on peut essayer.

On n'a rien à perdre anyway.

OK.

Bon.

J'ai mangé avec Allard.

Peu importe ce que le DPCP décide de faire,

si les accusations sont maintenues,

tu sais ce que ça veut dire?

C'est la suspension.

- Je peux continuer à travailler au bureau pour l'instant,

mais s'il y a procès, effectivement...

Trouvé coupable, je perds mon permis

puis je ne peux plus jamais travailler

dans une firme de sécurité privée.

- Mais là, je vais faire quelque chose pour toi.

Puis t'as pas idée comment tu vas me coûter cher.

Je vais te sortir de la marde encore une fois.

Mais là, si je t'appelle pour venir couper mon gazon samedi,

tu vas te présenter sans chialer, hein?

- Tu peux le couper seul ton gazon.

(sonnerie de téléphone)

Yo!

- Allô, c'est moi. Est-ce que ta mère est là?

- Si c'est pour lui dire de la marde, non.

Si c'est pour avoir une conversation raisonnable,

je pense que oui.

C'est pour lui donner du cash.

C'est une bonne réponse, ça?

Hum! Maman! Papa au téléphone.

Il paraît qu'il a bien de l'argent à te donner.

Ah bien!

Elle arrive en courant.

Évidemment...

Oui?

- Bon. Es-tu allée voir la police?

Pourquoi?

- Pour retirer ta plainte contre Éric. J'ai un chèque visé ici.

Moi, à 4h00, je prends l'avion

puis je m'en vais en Europe pour un mois.

Fait qu'il te reste pas grand temps pour régler mon problème.

- Je sais pas si je peux retirer ma plainte.

Moi, je sais.

T'as juste à dire que t'étais soûle,

que tout ça, c'était un mauvais rêve.

T'es pas sûre si c'est arrivé pour de vrai.

- Tu sais que c'est illégal ce que tu fais là?

- Voyons, qu'est-ce que je fais d'illégal, moi?

- Payer une victime pour acheter son silence.

- J'achète pas ton silence, voyons.

Je règle notre divorce une fois pour toutes.

Jusqu'à 4h00. Sinon, ça va être le mois prochain.

Tu t'en vas où en Europe?

Je m'en vais nulle part.

C'est que ton affaire, il faut que ça soit réglé aujourd'hui.

Hé!

Je te prendrais une boîte de carton

que je puisse sacrer ça dedans.

- La chaudière? - Oui. Ça m'en prendrait deux.

Oui, je dois avoir ça.

C'est bon, ça?

Un gros merci.

- Pourquoi vouloir retirer votre plainte?

Il paraît que j'ai mal vu.

Vous avez mal vu?

- Quand j'ai dit qu'Éric m'avait pris la gorge,

c'était pas tout à fait ça.

Esti, vous autres...

Mais allez-y, racontez-moi ça, ces belles menteries-là.

- Bien, je mens pas. J'ai juste peut-être un peu exagéré.

- On vous a déjà arrêté une première fois.

On peut le faire une 2e fois.

Des faux renseignements à la police,

c'est une entrave à la justice.

- La vérité, c'est qu'Éric mérite pas ça.

J'étais choquée, j'ai dit des choses

que j'aurais pas dues puis lui aussi.

Qui a fait quoi, c'est... c'est pas clair dans ma tête.

Je l'ai peut-être un peu frappé.

Un peu? Hum.

Vous me dites le contraire de ce que vous m'avez dit

quand vous êtes venue me voir la dernière fois.

Il a comparu devant le juge. Vous le savez, ça?

- On vit du stress depuis la tentative

d'assassinat sur mon ex-mari.

Tout le monde me blâme, alors que j'ai rien à voir là-dedans.

Vous-même, vous le dites que je suis innocente.

- Je vous obstinerai pas là-dessus.

- Je veux pas "scrapper" sa vie à ce gars-là.

Il l'a pas eu facile. Je veux retirer ma plainte.

(soupir)

Hé! Viens m'aider.

Envoye.

(effort)

C'est bien pesant, ça.

- Pose pas de questions puis brasse-les pas trop. OK?

Il y a un gars qui va venir ici chercher les chaudières.

Tu les lui donnes puis tu fermes ta gueule.

Tu mets ça dans son truck, ni vu ni connu. OK?

Parfait.

Pas un mot sur la game.

Hé, Chris!

Comme un service en attire un autre...

(raclement de gorge)

Connais-tu un gars, toi, ici,

qui peut m'aider à finir ma journée?

Un autre gars?

- Non, je... manque d'énergie un peu.

Faut-il que je te fasse un dessin? Je manque de zip.

Je finirai pas ma journée, man.

Je reviens.

- OK, tu vas me faire un dossier sur chaque personne impliquée.

Le trafic de stups , prostitution.

- Là, ce que j'arrive pas à me faire confirmer,

c'est ce que font les 3 filles en question chez Quantum.

Elles travaillent au département du contrôle de la qualité.

Tout le monde semble savoir ce qu'elles font,

mais il y a personne qui est capable de me l'expliquer.

Mais les infos qu'on a,

ça vient tout du coffre-fort de Samuel chose.

- Exact! Les 3 filles travaillent pour une agence.

En fait, c'est la filature qu'on a faite sur Samuel Rivard

qui nous a menés au gars qui opère cette agence-là.

Fait que proxénète aussi, notre cher Samuel.

- Essaie de voir dans le petit livre du délégué,

la fréquence de visite des filles

dans les bureaux des patrons.

Regarde, ça nous prend notre preuve à nous autres aussi.

Puis ça, ça fait partie du mandat de toute façon.

Tout ce qui apparaît illégal.

- Ça suppose encore des caméras de surveillance,

mais dans les bureaux des patrons.

- Bien là, il faut ce qu'il faut. Hum?

Oui, Maïssa?

Oh, Stéphanie!

Il en est pas question.

Qu'elle attende, je vais aller la chercher!

Bon, là, il y a une intruse qui veut me rendre visite.

Fait que si je suis pas sorti de mon bureau

dans une demi-heure...

J'appelle la police?

Hum!

- T'as changé le code de sécurité de la porte d'entrée?

- Oui. Puis je t'avertis, Maïssa est armée.

Puis elle a ordre de tirer sur tous ceux qui sont pas invités.

(soupir)

- C'est pas moi qui te donne ça, OK?

Combien?

- Pas de cash ici. On s'en reparle après ta journée.

- Puis qu'est-ce qui me dit que t'as vraiment retiré ta plainte?

Bien, moi, je te le dis.

- Je suis pas sûr que ta parole puisse me suffire.

J'ai signé une déclaration.

Je reviens.

(sonnerie de téléphone)

- Sergent-détective Allard.

- Jean Dumas. - J'aurais dû m'en douter.

- Pourquoi? - Qu'est-ce que tu veux?

- La madame est allée retirer sa plainte?

- Les nouvelles vont vite. - Comme ça, c'est vrai.

- Je te l'ai déjà dit, une accusation de violence

déposée par la DPCP sans plaignante, ça s'est déjà vu.

- Soit sérieuse, on parle pas de violence conjugale.

- Un acte violent, c'est un acte violent.

Il y a quand même eu comparution devant le juge.

Ça s'efface pas comme ça, ce genre d'accusation.

Si elle a retiré sa plainte,

qui tu vas faire témoigner?

- TOI! C'est toi que je vais faire témoigner.

Ris pas de moi, Jean Dumas. Je haïs bien ça.

De la visite?

- Je suis venue régler ce que j'ai à régler avec ton père.

- Il m'a demandé de venir vous rejoindre

au cas où vous auriez des questions.

- Ça fait des mois que ça traîne.

Je pense qu'on a répondu à toutes nos questions.

Bon!

Il t'a fait signer une déclaration?

- Que moi je te le dise, c'était pas suffisant?

Non, pas vraiment.

Eh! Dépense-le pas tout en partant sur le party.

Je te connais.

Attention.

- OK, hé! Ça suffit le niaisage.

- Bon, toi, tu vas signer comme témoin? Vas-y.

T'es généreux.

- C'est ta signature qu'on veut. Pas ton avis.

- À qui je charge mes honoraires?

- Intelco. Ils sont riches.

Une bonne affaire.

On n'entendra plus jamais parler de ce divorce-là.

- Mets-en!

Compte-toi chanceux.

Chanceux pourquoi?

- Tu demanderas à ton boss, il va t'expliquer.

Oh, Éric, c'est officiel.

Samedi matin, mon char lavé, ciré.

(petit rire)

- On a un achat de main à main avec Jean-Luc.

Il vient de m'appeler.

- OK, appelle les stups , il faut que Jean-Luc

passe un test sanguin pour prouver qu'il a pas consommé.

Ça presse.

T'as rien consommé?

- Pas de poudre, non. - Il faut te tester quand même.

- On va aller s'asseoir avec le patron de Quantum

pour lui montrer ce qu'on a.

- Ça sera à lui de prendre la décision.

- Je le sais que tu le connais à peine, mais selon toi,

Christian Pagé, si on l'arrête, il accepte de collaborer?

Il a l'air fidèle à Rivard.

- Si vous dites qu'il a une arme chargée dans un coffre-fort,

on n'aura pas le choix d'intervenir.

Il va falloir rentrer là le plus vite possible.

- On est prêts, nous aussi, je pense.

On a les preuves qu'il faut pour le trafic de stups .

- Pour les accusations de proxénétisme,

je pense qu'on devrait mettre des caméras

dans le bureau de certains patrons.

- La question des relations sexuelles dans l'entreprise,

c'est important aussi.

- Il va falloir reparler à Michael Powers.

- Hé! Il y a un homme chargé à bloc dans la place.

Il faut intervenir le plus rapidement possible.

S'il fallait que quelqu'un se fasse tuer avec cette arme-là,

on aurait l'air de quoi nous autres?

T'as pas tort.

- C'est ma dernière offre: 2.5 millions.

T'as l'option de racheter les parts d'Amadeo pour 2.1.

Quoiqu'à 2 millions, il accepterait, il a pas le choix.

Qui t'a dit ça, toi?

- C'est ma job de savoir ces affaires-là.

- Donc si j'accepte ton offre, il me reste 500 000$?

Luigi est en prison et c'est lui qui part avec le cash.

- T'as jusqu'à demain 5h00 pour accepter son offre.

Sinon, c'est Delphine qui rachète les parts d'Amadeo.

- Elle a pas cet argent-là, Delphine.

Non. Toi non plus.

La différence, c'est qu'elle est capable d'aller le chercher.

Regarde.

Je te donne 2.5 millions.

Tu remets 2 millions à Amadeo pour ses parts.

Il te reste 500 000$.

Je deviens actionnaire à 51%.

Dans un an, si j'ai triplé le chiffre d'affaires,

on renégocie puis je te rachète le reste de tes parts.

Et si je veux pas partir?

- Bien, je vais devenir tellement insupportable

que t'auras pas le choix.

Mais c'est comme tu veux.

C'est ça ou sinon, Delphine te rachète la moitié de ta shop.

- Elle fait quand même du bon travail ici, Delphine.

T'étais même d'accord avec ce qu'elle nous a proposé.

Mais ç'a pas marché.

C'est dommage, mais c'est ça.

Delphine Proulx est sur le payroll de Jean Dumas.

- Ah, ça, c'est quelque chose que t'assumes

ou c'est quelque chose que tu sais?

- J'assume. Je me trompe pas.

Je le connais, Jean Dumas.

Delphine joue sur 2 tableaux.

Il faut que ça arrête.

T'as le choix. C'est moi ou c'est Delphine.

Ça peut pas être les deux.

- Tu veux que je me débarrasse d'elle en plus?

- Il y a pas de place pour elle et moi ici.

Moi, je vais la remonter ta boîte.

Mais je le ferai pas pour lui faire plaisir.

- Je me vois pas du tout lui annoncer ça.

(soupir)

T'as jusqu'à demain 5h00.

J'attends ton appel.

La surveillance par caméra

doit se fonder sur un ou des motifs réels et sérieux.

Il doit exister une forte probabilité

que la surveillance par caméra

aide à régler ou élucider certains crimes commis

sur les lieux de travail.

Cette surveillance doit être dirigée

sur le foyer du problème aux endroits clés.

- Mais justement, on a identifié le bureau de Marchand,

le directeur de l'approvisionnement,

comme target pour la prostitution.

- Moi, j'attends un appel de Michael Powers

avant de bouger là-dessus.

- Il faut faire ça vite. Lapierre veut pas attendre.

Il y a une arme chargée dans le coffre de Samuel Rivard.

- Si Pagé décide de se fermer la boîte,

on n'est pas plus avancés.

Maïssa, je dois parler au sergent-détective Lapierre

le plus rapidement possible, s'il te plaît.

Je vais le prendre dans mon bureau, merci.

Oublie pas Michael Powers.

- Non, j'oublierai pas Michael Powers.

- J'ai des choix à faire, Delphine.

- Comme tout le monde, j'imagine?

- Je dois bouger avant demain 5h00

si je veux me porter acquéreur des actions de Luigi.

- J'ai déjà fait une offre à lui aussi.

- Ouais, sauf que ça fonctionnera pas pour toi.

J'ai une option pour racheter ses parts et je vais l'exercer.

- As-tu gagné à la loto en fin de semaine puis je le sais pas?

- Non, mais il y a eu des développements.

Il s'est passé des choses.

Puis tu peux pas m'en parler?

Oui et non.

J'ai un nouveau partenaire d'affaires, voilà.

(petit rire)

- On s'entend pour dire une nouvelle partenaire d'affaires.

Tu peux me dire n'importe quoi,

mais prends-moi pas pour une conne.

- Je t'ai jamais pris pour une conne.

- Ta nouvelle partenaire, c'est Stéphanie Guérin?

- Il y a rien de coulé dans le béton, mais...

- Arrête de tergiverser puis assume-toi, calvaire!

Elle t'a dit: "Je ne veux plus la voir. Mets-la dehors."

- C'est ça? - Non. C'est ma décision à moi.

- T'as jamais été capable de prendre une décision de ta vie.

Tu t'es toujours fié aux autres.

Bien, tu viens de te faire attacher les 2 mains

puis dans un an, tu vas te chercher une autre job.

Tu sauras me le dire.

- On attend quoi pour faire intervenir

les forces policières?

- C'est des photos qu'on a trouvées

dans le coffre-fort du délégué syndical.

Comme c'est pas nous qui les avons prises...

Ça change quoi?

Devant les tribunaux,

ça risque de changer certaines choses.

Comment les photos ont été prises,

est-ce que ça va être écarté des preuves, tout ça.

- Mais c'est qui qui parle de tribunaux ici?

- Il y a quand même des actes criminels qui ont été commis.

- Comme? - Trafic de stupéfiants.

Le fait que le délégué syndical soit armé.

Il y a aussi la question du proxénétisme.

- Bon, est-ce qu'on est obligés de l'arrêter

à l'intérieur de l'entreprise?

- Ça, c'est la décision des forces de l'ordre.

- La caméra dans le bureau de Marchand...

Non, c'est non.

J'ai pas d'objections comme telles,

mais j'en vois pas l'utilité.

Pas avec les photos que vous avez là.

C'est votre décision.

J'espère bien.

- Moi, je suis en contact avec le sergent-détective Lapierre.

C'est lui qui est chargé de cette opération-là.

Je vais vous tenir au courant des procédures

dans les prochaines heures.

- Pensez-vous que ça va se faire aujourd'hui?

Je sais pas.

- Bien, j'aimerais ça avoir le temps

de rédiger un communiqué quand même.

- Faites-le rapidement, puis soyez prudent.

Il faut éviter de leur mettre la puce à l'oreille.

Tu m'aides pas fort, fort.

Je peux pas t'aider, Luigi.

T'as été dénoncé par un co-détenu.

Je peux pas intervenir.

C'est un bon avocat qu'il te faut, pas Investcan.

J'ai décidé d'exercer mon option pour le rachat de tes actions.

2.1 millions.

Pas une cenne de moins. Parce que j'ai déjà quelqu'un à 2.1.

C'est OK pour 2.1.

Je suis venu te le signifier en personne

et j'ai envoyé une lettre enregistrée à ton avocat.

- Où t'as pris l'argent? T'as pas une crisse de cenne.

- Je me suis organisé. - OK.

Stéphanie Guérin, c'est ça?

Ça se peut, ouais.

- Tu fais une grosse erreur. Elle va t'avaler tout rond.

Elle a voulu se débarrasser de son ex.

Son chum s'en est occupé, il est mort.

Puis elle, elle est toujours en liberté.

- Mais tu sais que j'ai absolument rien à voir avec ça.

- Heu, tu savais très bien que ça se préparait, Cazal.

- Mais jamais de la vie. J'aurais dit non.

Il y a des choses qui se font et d'autres qui se font pas,

c'est tout.

J'ai jusqu'à demain 5h00.

Tout d'un coup que j'aurais une meilleure offre.

Luigi...

tu n'as plus un rond.

Tes avocats te coûtent une fortune.

T'as rien devant toi, sauf une accusation de meurtre.

Alors je pense que ce serait mieux

que tu te montres un peu raisonnable.

- Hé! Je viens de parler à Lapierre.

Ils veulent absolument arrêter Samuel Rivard

avec l'aide de Christian Pagé.

Ils sont convaincus qu'il va se mettre à table.

On est sûrs de ça?

- Ils ont surement des choses sur lui qu'on n'a pas.

Ils l'ont peut-être enquêté.

- De toute façon, ça change rien.

Nous, on ferme la job d'une manière ou d'une autre.

Qu'il rentre là ce soir ou demain,

on a fait ce qu'on avait à faire.

- Regarde, moi, je veux juste coordonner avec mon client.

Il a une business à protéger.

Il veut éviter la mauvaise presse puis je comprends ça.

- J'aimerais mieux que Rivard se fasse arrêter

en dehors des murs de l'entreprise.

Ça va passer comme une job de la police qu'une job d'Intelco.

- Ça change quoi qu'Interlco soit impliqué?

- Bien, on parle de trafic de stups, boss.

C'est pas tous des lumières là-dedans.

Il y en a une couple de crinqués puis je trouve qu'il y a déjà

assez de monde qui t'en veut comme c'est là.

- Oui. Là, il faut que je m'absente une couple d'heures,

mais s'il arrive quelque chose, vous m'appelez.

- On a le go pour parler à Lapierre?

- Suis-tu dans les meetings

ou s'il faut tout te répéter 2 fois tout le temps?

Il est pas tout seul.

Moi, j'ai suivi puis c'était pas clair, hein? C'est ça.

(sirène de police se rapprochant)

Christian Pagé?

Sergent-détective Lapierre. Mon collègue, Sergent Bilodeau.

- Qu'est-ce que je peux faire pour vous?

J'aimerais ça vous parler.

- Parlez-moi, je suis là. - Pas ici.

- Est-ce que je suis en état d'arrestation?

Parce que je suis pas obligé de vous parler.

- Pas obligé, mais si vous tenez absolument

qu'on vous mette en état d'arrestation, on peut le faire.

- Pourquoi on peut pas se parler en dedans ici?

- Pas sûr que c'est une bonne idée de faire ça devant

votre femme Marie puis vos 2 ados.

- Vous avez pris vos informations avant d'arriver.

- Montez dans la voiture, on va venir vous reconduire après.

- Il faut que je parle à ma femme.

On s'en occupe.

Ça veut pas dire qu'elle sera pas inquiète pareil.

Mais au moins... elle va savoir pourquoi. Go!

(ouverture de porte)

- On sait que c'est toi le bras droit de Samuel Rivard.

C'est toi qui ramasses la dope, puis tu l'apportes à Rivard.

On t'a sur vidéo, mon homme. On te suit depuis un bon moment.

Pas dur.

Tu nous aides, puis on peut être conciliant avec toi.

Tu nous aides pas, tu te fais accuser.

T'as un dossier criminel. C'est fatigant, ça.

Tu t'en vas en dedans, mon homme.

Ton petit revenu d'appoint que t'aimais bien

parce que ça te permettait d'amener ta femme au restaurant

puis tes kids en vacances, c'est fini.

Ta vie change du jour au lendemain.

Je vais aller me chercher un café.

Je peux t'en apporter un.

Ça va t'aider à réfléchir.

(ouverture de porte)

Il vient de m'annoncer ça.

Je l'ai pressé en disant que c'était Stéphanie.

- Il a fini par l'avouer. - Ç'a pas pris de temps.

Moi, aussitôt que j'ai réglé avec elle,

elle s'est revirée de bord, elle a fait son offre à Cazal.

- C'était impensable que je reste là.

Moi, je le savais. Toi, tu le savais.

(soupir)

Mais là, je fais quoi?

J'ai quelque chose pour toi.

Quoi exactement?

- Il faut travailler Julien Marcoux.

Marcoux de JMFUSION?

- En plein ça, oui. Gros mandat. - Il veut quoi?

- C'est pas lui le client. C'est la cible.

Oh... Le mandat vient de qui?

- Je peux en dire trop pour le moment.

Julien Marcoux, c'est gros.

Je veux pas me ramasser avec

la moitié des avocats de la province sur le dos.

Il faut faire attention à ce que je dis et à ce que je fais.

- Avant, Jean, on va avoir une discussion toi puis moi.

Concernant...

Mon avenir chez vous.

- Je te l'ai dit. Les portes sont toujours ouvertes.

- J'ai connu un Cazal, je m'en taperai pas un deuxième.

- Tu me compares pas à lui quand même?

- Ce qui m'inquiète pas, c'est pas ce qui arrive aujourd'hui.

C'est ce qui va se passer

après que tu vas m'avoir mise dehors...

quand tu n'en pourras plus de Delphine Proulx.

Fais-moi surtout pas l'insulte

de me dire que je me raconte des histoires.

Je te connais... plus que tu te connais toi-même.

- Qu'est-ce que t'attends de moi?

- C'est quoi ta relation avec Samuel Rivard?

- C'est le représentant syndical chez Quantum.

On le sait, ça.

- Je veux savoir quel genre de relation t'as avec lui.

- Employé, syndicat, pas plus que ça.

OK.

Tu veux jouer à ça, toi?

Ça...

ç'a été pris à la shop, chez vous, dans les toilettes.

Vous avez l'air actifs pas mal.

- Vous avez mis des caméras dans les toilettes?

- C'est pas important. - Vous avez pris ça quand?

Pas important ça non plus.

Quand je te dis qu'on a tout...

- Mettons qu'on jase toi puis moi, il va arriver quoi?

Si tu jases comme du monde,

ça se pourrait qu'on te laisse tranquille.

C'est pas toi qu'on veut, c'est ton chum Rivard.

- Il contrôle la bâtisse au complet.

C'est un bordel à ciel ouvert, cette place-là.

Il contrôle les boss en leur fournissant des filles.

- Les boss payent? - Mets-en qu'ils payent.

En plus de leur salaire, les boss les payent à l'acte.

Sur du temps supplémentaire.

Ils sont généreux, mettons.

Elle veut acheter Investcan.

- L'acheter ou s'associer à Cazal?

Ça, je suis pas sûr.

Mais tu vois ça, toi:

Stéphanie Guérin, patronne de la boîte là-bas?

- Je lui donne pas un an, la marde va pogner.

- Elle pourrait nous surprendre, peut-être.

- Non, non, elle va se retrouver avec la même clientèle

qu'il y avait avant.

Excuse-moi, faut que je prenne ça.

- Allô. - Oui, Éric? C'est Lapierre.

Vous m'avez parlé de la possibilité

de mettre des caméras dans le bureau des boss

pour le réseau de prostitution à l'intérieur de l'entreprise.

- Oublie ça, le grand boss veut pas.

Dumas?

- Non, Michael Powers, le président de Quantum.

- On parle d'une activité illégale dans la boîte.

La prostitution, on criminalise pas ça,

mais opérer un réseau de prostitution, c'est autre chose.

C'est sûr que quelqu'un se fait accuser là-dedans.

- Il va falloir que je te revienne, je dois parler à Jean.

- OK, mais ça fait ça vite, s'il te plaît.

J'ai obtenu les aveux de Pagé.

- Il en est pas question. Powers veut pas?

Il veut pas, c'est sa décision à lui.

- Je pense que Lapierre a besoin de preuve vidéo

pour accuser Samuel Rivard de proxénétisme.

Qu'il aille voir un juge,

qu'il fasse une demande de mandat et ça va se régler.

- On est déjà dans la boîte, Jean.

- Éric, pour la 100e fois, on travaille pour le client.

On n'est pas là pour faire la job de la police.

- Je lui ai dit que j'allais te parler.

C'est toi qui allais décider.

- Oui, mais c'est pas moi qui décide, c'est le client.

Regarde, il veut juste protéger son entreprise.

C'est pas dur à comprendre, ça.

La dernière chose qu'il veut, c'est de voir

le nom de Quantum associé à des actes criminels.

Je lui passe le message.

- Puis oublie pas de lui rappeler que c'est lui

qui était pressé qu'on intervienne

parce qu'il y a un gun dans le coffre du délégué.

- Et en passant, Lapierre a Christian Pagé de son bord.

Pagé lui a raconté tout ce que Samuel Rivard faisait,

puis apparemment, il contrôlait à peu près

tout le monde dans la bâtisse.

- Il est temps qu'on ferme ce dossier-là.

Oui, sans faute.

C'est... bien beau, ça.

- L'idée, c'est pas que ce soit beau. C'est ce que ce soit bon.

Hum?

Assieds-toi.

Sors ta signature du dimanche.

- Alors, bienvenue dans ta boîte.

- Oh, mais je vais laisser passer la soirée.

Mais demain, j'aimerais qu'on s'assoie tous les deux.

Parce que j'aimerais ça te proposer 2, 3 affaires qui vont

nous permettre de repartir sur quelque chose de solide.

C'est parfait, ça.

- Jean Dumas va voir que c'est moi qui ai raison.

- J'espère qu'on est dans quelque chose de plus concret

que "c'est pas toi qui avais raison, c'est moi".

Il est rendu assez élitiste.

Monsieur veut juste des gros dossiers.

Alors que moi, je lui ai toujours dit:

"L'argent se trouve pas juste chez les gros clients."

D'ailleurs, il y en a une couple que j'aimerais récupérer.

Ça, ça va le rendre fou.

- Bien oui, mais il faut que tu me comprennes.

Avant, c'était clandestin, notre affaire.

On n'avait pas le temps de se taper sur les nerfs.

- Oh, parce que tu penses qu'on pourrait se rendre là?

- Je sais pas. Je connais ton caractère.

Et moi, je connais le tien.

Je vais me rendre au bureau.

Je vais réunir mon monde puis je vais leur annoncer:

"Dorénavant, Delphine Proulx travaille avec nous autres."

Pour faire quoi?

Développement des affaires.

- Ils m'ont haï chez vous pendant des années.

On a vécu une relation secrète en parallèle,

je suis disparue pendant un bout, t'as fait semblant

d'être un gars qui savait pas où j'étais rendue.

Mais c'est fini.

C'est la vraie vie.

Bien, tant mieux!

- Pas certaine. - T'es pas certaine de quoi?

De nous deux ou du reste?

Tout ça en même temps.

- Il faut commencer quelque part.

C'est pas si simple, Jean.

- Oui, c'est simple. C'est toi qui compliques tout.

- Quand certaines personnes vont apprendre la vérité à mon sujet,

ils seront pas contents.

- On a voulu jouer à ce jeu-là,

il faut vivre avec les conséquences.

- Puis si toi puis moi, ça fonctionne pas?

- Tu veux que je te fasse un contrat...

pour ce qui va nous arriver dans les prochaines années?

Pas capable de faire ça.

Oui... j'ai mon caractère.

Oui, je suis pas toujours facile.

Peut-être qu'on se trompe.

Mais peut-être que non. Je le sais pas.

J'ai pas de garantie à te donner.

Tout ce que je veux...

c'est passer mon temps avec toi.

J'aime ce que t'es.

Ce que tu penses, comment t'abordes les choses.

Il y a pas de raison que ça fonctionne pas, toi et moi.

On s'est jamais disputés depuis qu'on se connaît.

- Bien non, j'ai toujours fermé ma gueule.

Oui. Mais...

on a toujours fini par faire ce que toi tu voulais.

T'as pas tort.

(fermeture de portière)

- Pour ce qui est de notre mandat, on a ce qu'il faut.

- La question, c'est de savoir qu'est-ce qu'on fait avec toi.

Dans quel sens?

- On te garde là pour un bout ou on te sort de là au plus vite?

Moi, je veux pas me brûler.

Je laisserais la poussière retomber un peu.

- La police a arrêté Christian Pagé.

Il a accepté de collaborer.

On pourrait en profiter pour te faire mettre

à la porte toi aussi.

- Donc pour notre mandat à nous, c'est réglé?

Ça va se passer ce matin.

Si j'arrive à rejoindre le SD Lapierre...

Depuis hier, j'ai pas de nouvelles.

(sonnerie de cellulaire)

Allô?

Jean, Geneviève Allard.

- Ça réveille mal en chien. Tu dors pas, toi?

- Vous aviez une frappe de prévue avec Lapierre?

Oui.

- Pas sûre que ça va pouvoir se faire ce matin.

Louis Lapierre n'est plus disponible depuis hier soir.

- Comment ça? - Il s'est fait suspendre.

- Suspendre pourquoi? - Je sais pas.

En fait, je sais, mais je veux pas commencer

à répandre toutes sortes de rumeurs.

C'est lui qui m'a demandé de t'appeler.

Il va aller te voir, car il va avoir besoin de ton aide.

Il me disait qu'il y avait une possession d'armes là-dedans?

- C'est pour ça qu'il voulait pas qu'on retarde indéfiniment.

- Est-ce qu'on peut se voir rapidement?

Ça relève des stupéfiants, ton affaire.

Mais on parle d'une arme à feu.

Je peux m'en mêler.

- Passe me voir au bureau dans une heure.

- On vient de rencontrer Jean-Luc.

On est prêts de notre côté.

- Vous allez mettre un hold sur cette affaire-là.

L'enquêteur Allard m'a appelé.

Louis Lapierre a été suspendu hier soir.

- Hein? - Bien oui, c'est ça.

J'essaie de le rejoindre depuis hier.

- Il était suspendu. Ils ont suspendu son cellulaire aussi.

Donc on bouge pas?

- Allard va se rendre au bureau, commencer à briefer.

Je vais arrêter voir Michael Powers à son hôtel

puis je me pointe au bureau après.

- Anthony est là? - Oui.

Essaie de me trouver

le numéro de téléphone personnel de Louis Lapierre.

Ç'a l'air qu'il aurait besoin de nous autres.

- Tu veux pas attendre qu'il nous appelle avant?

- On trouve les clients où on peut,

même s'il faut aller les chercher par la main.

Je lui dis quoi?

"Je t'appelle, mais je sais pas pourquoi."?

Voyons, cibole!

Tu lui dis que tu l'appelles puis qu'est-ce qui arrive,

on s'inquiète, puis on peut l'aider.

Il faut tout te dire, toi.

- Hé, il est de bonne humeur! - Eh... constant.

- Ça va? - Hé!

- Je t'ai pas vu déjeuner à matin.

- Ouais, j'avais des affaires à régler à la maison.

- Rien de trop grave, j'espère? - Non, non.

- Je te trouve un petit peu distant.

- Oui, c'est ma femme. On s'est encore pognés.

Excuse-moi, je suis pas...

Je suis pas d'humeur à jaser trop, trop.

Ça va passer comme le reste.

Il paraît que le petit nouveau

a eu un meeting avec la direction à matin.

- J'étais pas au courant. - Je vais aller le voir.

Lui dire que c'est pas comme ça que ça marche.

Il fait pas ça sans venir me voir avant.

- Il vient d'arriver, il le sait pas.

Il est bizarre.

Je le sens pas, ce gars-là.

"Watche-le", OK?

- Bon, alors, dans ce document-là,

vous allez retrouver la liste des noms de tous ceux

qui sont impliqués à la fois dans le trafic de stups

et dans le réseau de prostitution.

- La police a pas une copie de ça?

- Jamais. Les décisions prises à l'interne, ça vous regarde.

Quoiqu'ils vont surement partir après Samuel Rivard.

- Ils vont quand même l'arrêter à l'extérieur de l'entreprise?

- Oui, oui. Inquiétez-vous pas. - OK.

- On va l'arrêter à l'extérieur de la shop,

mais après, j'envoie les enquêteurs

saisir le contenu du coffre-fort de Samuel Rivard.

Il y a quand même une arme chargée à bloc dans son bureau.

- Quelqu'un de la compagnie va rencontrer les employés visés.

Ils vont être mis à la porte.

J'imagine que le syndicat

s'opposera pas aux congédiements.

Il serait mal placé.

- Là, Geneviève, c'est quoi l'affaire avec Louis Lapierre?

Je sais pas.

Pour vrai, je sais pas.

C'est un poste de police,

c'est sûr qu'il y a des rumeurs qui circulent.

- Compte pas sur moi pour les répéter.

Vous voulez faire ça quand?

- Je vais au bureau, je prépare ça puis on y va.

- On ne peut plus attendre. - Go!

Ah, trop tard, on a fini.

On s'en va arrêter le délégué syndical.

- Tu vas avoir besoin du témoignage de mon gars?

- Lequel? Jean-Luc? - Oui.

- Tout dépend si on va en procès ou non.

Samuel Rivard, c'est pas un imbécile.

Il va plaider coupable. Ça va s'arrêter là.

Oui, mais coupable à quoi?

Trafic de stups? Proxénétisme? Possession d'arme?

C'est pas un imbécile, comme t'as dit.

- On verra dans le temps comme dans le temps.

- Ah, Geneviève, qu'est-ce qui arrive avec l'affaire d'Éric?

- Fais pas ton smatte, ton ex a retiré sa plainte.

Tu le sais autant que moi.

- Non, c'est parce que t'as dit que c'est pas toi qui accuses.

C'est le DPCP. Le DPCP va-t-il retirer ses accusations?

Ils ont personne pour témoigner.

Toi qui es si smatte

puis qui connais tout le monde, appelle-les.

Ils vont tout te dire ça.

♪ ♪ ♪

(sonnerie de combiné)

Allô!

- Salut, Louis. C'est Anthony Dumas chez Intelco. Ça va?

Pas vraiment, non.

- Je te cacherai pas qu'on a su que t'étais suspendu.

Qui t'as dit ça?

On a des sources chez vous.

On finit toujours par savoir ce qu'on veut savoir.

- Je voulais pas laisser tomber le dossier de Quantum.

Je sais que vous avez mis des efforts.

Des arrestations étaient prévues.

- C'est professionnel de ta part.

- Je suis pas un trou de cul, tu sais.

Même s'ils méritent pas que je me fende en deux pour les aider.

Qui ça "ils"?

Mes boss.

- Justement, penses-tu qu'on peut t'aider?

- Peut-être, je sais pas.

- Mettons qu'il y a des rumeurs qui sont venues à nos oreilles

dans les dernières heures.

Pas mal sûr qu'on peut t'aider.

OK, j'arrive.

OK.

- Travailles pas trop fort, tu vas te faire mal.

- Inquiète-toi pas, je me tirerai pas à l'ouvrage.

Ça va bien tes affaires, toi?

- Il paraît que le boss t'a demandé à le voir?

Oui.

Pourquoi?

- Eh... j'ai été condamné pour vol il y a 5 ans.

Il voulait que je m'explique là-dessus.

- Puis pourquoi t'es pas venu me voir?

Je suis ton représentant syndical ici.

- Hé, j'ai pas pensé. Je pensais que c'était une niaiserie.

- Quand un boss veut te parler, tu viens me voir avant.

T'as le droit à un représentant syndical devant les patrons.

- Il voulait juste que j'éclaircisse une patente.

- C'est quoi ton histoire de vol?

Une TV.

Je travaillais chez Cité-Son.

J'ai pris une TV dans le back-store

puis je l'ai amenée dans le dumpster en arrière.

Je suis retourné la chercher le soir.

Ils m'ont pogné. Niaiseux de même.

Niaiseux de même?

Ils ont pas vu ça avant, eux autres?

Bizarre, hein?

- Non. Jean-Luc...

Écoute, moi. Ils sont en chemin.

Là, sors donc tout de suite si tu penses que c'est dangereux.

- J'arrive au bureau, mon boss veut me voir.

Il m'annonce ma suspension.

Il m'accuse d'avoir téléchargé

des images pornographiques sur mon ordinateur.

Pire que ça: il rajoute que j'ai consulté des sites de pédophilie

avec l'ordinateur de bureau.

T'as réagi comment?

Humoriste? Voyons donc...

Qui est-ce qui est assez cave pour aller télécharger

du matériel pornographique dans un poste de police?

- Sur les ordinateurs du poste ou sur le portable de la police?

Même affaire, ça.

Mon portable ou l'ordinateur de bureau,

ça appartient à la police.

Puis là, il se passe quoi?

Ils font enquête.

- Est-ce que le syndicat s'en mêle?

- C'est sûr, mais... ils font ce qu'ils peuvent.

- Si ton syndicat nous donne la permission

puis que les boss de la police veulent,

nous autres, on est là pour t'aider.

Si t'as rien à voir là-dedans,

nous, on a l'expertise pour pouvoir le démontrer.

- (soupirant): S'il fallait que cette histoire-là

sorte publiquement, je suis mort, moi.

- SORS! SORS DU CHAR! - Oui, c'est beau.

SORS!

LES MAINS DANS LES AIRS!

Hé, wow!

- Ils ont fait venir des employés qui étaient visés

pour leur montrer la preuve qu'ils avaient.

Ils vont les mettre à la porte.

Puis les cadres aussi...

- Ceux qui étaient sur ta liste. - Méchant ménage.

- Ah bien, il faut ce qu'il faut.

Pour le SD Lapierre, tu t'occupes de ça, Sophie?

- Oui. On va te préparer un plan d'intervention, Éric et moi,

puis on va te présenter ça.

Papa, je veux pas te dire...

- Jean! Pas "papa". Je m'appelle Jean.

- Hum... non. "Jean", faut que je sois poli.

Mais "papa", je peux t'envoyer promener un peu.

Imbécile.

- Gilbert Cliche, le grand boss de la police, c'est ton chum?

Parle-lui. Pour éviter toute forme de favoritisme.

Parce que la possession d'images de porno-pédophilie,

c'est criminel.

- Excusez-moi.

Ça vient du bureau de M. Powers.

Communiqué qui va sortir dans les prochaines minutes.

Merci beaucoup, Maïssa.

"Quantum Communications, filiale de Quantum Holding,

"annonce la fermeture

"de son usine d'équipements de télécommunication à Montréal,

"mettant ainsi au chômage 1200 personnes,

transférant les opérations à l'usine de Kitchener, Ontario."

Ayoye!

C'est à ça qu'on a servi?

Là, ils servent de ça pour fermer la place?

- C'est Quantum, s'ils veulent fermer une usine,

ils ont pas besoin de donner de raison.

Ils la ferment.

- Mettons qu'ils ont pas besoin de ça,

mais ça les aide à justifier les gestes qu'ils ont apposés.

Personne va me croire qu'ils étaient pas au courant

de ce qui se passait.

Ils voulaient juste se le faire confirmer.

- Ç'a l'air que des fois, on sert à ça aussi.

Hum... Bon!

Oh, avant que je parte, juste vous dire que...

il y a quelqu'un qui va se joindre à nous

dans les prochains jours.

Delphine Proulx.

Il est temps qu'on rajoute de la compétence au bureau.

(soupir)

Ils ont réagi comment?

- Je pense qu'ils sont encore figés dans le bureau.

Hum! Hum. Ça va être gai.

- T'es plus solide que ça, voyons!

- Un jour, t'as ouvert la porte de ton agence

à Stéphanie Guérin.

Regarde où ça vous a menés.

- Compare-toi pas à Stéphanie Guérin.

- Non. Parce que moi, avec un 38, je te manquerai pas.

- Allô, papa! Je suis venue.

Ah, excusez.

Je vous dérange, peut-être?

- T'aurais pu appeler avant de venir ici.

- Il faut que j'appelle maintenant

avant de venir chez moi?

- Non, non, chérie. Excuse-moi. C'est juste...

- Allô, Charlie. Moi, c'est Delphine.

Ça me fait vraiment plaisir.

- C'est toi qui fous la merde dans ma famille?

Je vais aller coucher ailleurs.

Ça sent pas bon ici.

Réussi.

- Vous pouvez pas prendre la décision de disparaître

puis de réapparaître 4 heures plus tard,

déranger la quiétude de vos proches.

Mettez-vous à leur place.

Le choc qu'elles vont avoir.

- Tu devrais avoir honte de te servir des gens.

Tu vas les domper

dès que tu n'auras plus besoin d'eux autres.

- Quand t'es venue pour dire que tu voulais

recoller les pots avec Jean,

c'était une commande de Stéphanie ou de Jean?

Je commence à être un peu mêlé.

Sous-titrage: MELS

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.