All language subtitles for Tout Feu Tout Flamme 1982 1080p FR X264 AC3

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂ®)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

- C'est combien ? - C'est Ă  moi !

Monsieur, ce sont des cĂ´tes de veau ou de porc ?

- Des cĂ´tes de porc. - Vous pouvez m'en mettre quatre.

- VoilĂ , madame. - Merci.

Merci. Tenez.

Monsieur, il n'y a pas le compte.

Excusez-moi.

Delphine, viens m'aider.

- T'étais où ? - Chez une amie.

- Quelle amie ? - Tu la connais pas.

- Vous avez fait quoi ? - On discutait...

- Dis à ce garçon de monter. - Quel garçon ?

Pas de mensonge ! J'ai Ă  lui parler.

Je veux pas que tu lui parles ! On sait ce que tu vas dire.

Et on s'en fout complètement !

VoilĂ , voilĂ  !

J'en ai marre ! J'en ai marre !

Qu'a-t-elle ?

- Elle était avec ce garçon. - Encore ?

- T'as pris des haricots. - J'ai pris un chou-fleur.

Les petites ne vont pas aimer.

On fera un gratin.

Elle se prend pour qui !

Elle est toujours Ă  m'espionner comme si j'avais 8 ans et demi !

Elle décide de tout : qui je vois, quand je me couche...

J'en peux plus, moi ! J'étouffe !

Crie pas. J'ai mal Ă  la tĂŞte. Je suis malade.

Fous-moi la paix. J'en ai marre, de cette maison.

- Tire-toi ! - C'est ça !

Je vais me tirer et aller habiter chez lui.

Je n'ai rien contre ce garçon. Laisse-moi te dire...

Tais-toi. T'aimes personne et personne t'aime.

Mais moi, on m'aime. On m'aime !

- Comment tu vas ? - Moyen.

- Tu as de la fièvre ? - Elle a 37.

- J'ai mal aux jambes. - Demain, tu vas en classe.

Non. C'est vendredi. Ça vaut pas le coup. J'irai lundi.

Delphine !

- J'y vais ! - Mets tes pantoufles.

Delphine, ouvre-moi.

- Ça va aller maintenant. - Allons, mon petit.

Calme-toi. Calme-toi.

Quelqu'un demande papa.

- Qui ? - Un monsieur.

Mademoiselle Valance, excusez-moi. Je cherche à joindre votre père.

Il n'habite pas ici.

- Vous sauriez... - Non.

- Il est au Canada. - Il n'y est plus. Il est en France.

Vous ne le saviez pas ?

Il ne vous a pas écrit ?

Non. C'est pas son genre.

Ah bon ? Je suis désolé.

Si, par hasard,

vous appreniez quelque chose, je suis Ă  Paris quelques jours.

Il faut que je le voie. Vous pouvez me joindre à ce numéro.

Ă€ n'importe quelle heure.

Mon nom est Nash. M. Nash.

Au revoir, mademoiselle. Madame.

Je fais quoi, demain, pour Juliette ? Je l'envoie en classe ?

Je l'envoie en classe ?

Comme elle veut. Je vais pas dire 15 fois les choses.

Je suis fatiguée, mamie. Je m'énerve. Je fais tout mal.

Ne dis pas ça. Tu fais tout très bien.

Tu es ma petite Pauline. Comment on ferait sans toi ?

Monsieur le ministre...

On a été retardés par des problèmes météo.

Il y aura un accord ?

La Grande-Bretagne sera un obstacle au plan français ?

Avez-vous fixé une date limite ?

- ĂŠtes-vous prĂŞt Ă  des concessions ? - Je vous ai promis une interview.

Messieurs !

Messieurs les ministres, je vous en prie...

La parole est au chancelier de l'Échiquier.

Puis-je demander à mon collègue

pourquoi il s'intéresse tant à la parité monétaire ?

Nous traitons un sujet sérieux. La France n'acceptera pas.

Qu'en est-il de la contribution britannique....

Nous ne sommes pas lĂ  pour marchander.

M. le président, reprenons l'ordre du jour.

Tout cela ne mène à rien.

Nous n'accepterons pas d'être traités de la sorte.

- Profitons de ce piège. - Comment ?

Créons un coefficient de corrélation entre la livre, les monnaies,

et leur participation au budget commun.

Le pourcentage de participation sera proportionnel à la somme des écarts.

Il faut pondérer la formule avec la population.

- Et le montant du PNB. - Sur la balance extérieure.

Du calme, messieurs. Du calme.

L'opinion publique de nos pays attend beaucoup de cette réunion.

Messieurs !

J'ai une proposition Ă  vous faire.

La désorganisation...

La désorganisation du système des paiements

aurait pu créer de nouveaux liens entre les membres de la CEE.

Je constate avec regret qu'il n'en a rien été.

La France juge inutile de poursuivre les négociations.

Désolé. Je dois d'abord rendre compte au président de la République.

Ceci n'est-il pas une bonne nouvelle pour les agriculteurs bretons

qui sont vos électeurs ?

Je vous en prie. Épargnez-moi ce genre de commentaires.

- Mlle Valance, quelques mots ? - Je verrai ça mardi.

La France ne peut rien faire sans vous.

Je t'ai pas vu ce matin.

Je voudrais écrire un article sur vous

ou un feuilleton qui paraîtrait chaque semaine.

J'ai le titre :

"Dans les coulisses du pouvoir, une femme..."

Si tu écris un mot sur moi... je ne te reverrai jamais.

Ça ne changera pas grand-chose. On se voit une fois tous les 3 mois.

- Tu me manques. Que t'ai-je fait ? - Rien.

- Reste. On rentrera demain. - Non. Parce que...

- Quoi ? - Parce que !

- Mlle Valance ! - Oui, oui.

Plus tard, quand tu seras à la télé, je dirai à mes enfants :

"J'étais amoureux de cette vieille fille et elle est Premier ministre."

Amoureux ! Oui. Seulement, elle, l'amour...

- Merci. - C'est Ă  moi de vous remercier.

- Vous ĂŞtes mon ange gardien. - C'est mon rĂ´le.

Je me sens coupable à votre égard, Pauline.

Pourquoi ?

Je regrette de ne jamais trouver un moment oĂą nous pourrions...

parler d'autre chose, de vous, de votre vie...

Au revoir, monsieur.

- Vous ne voulez pas... - À demain.

Ă€ la maison.

Voilà 2 heures que ça dure ! Fermez les fenêtres.

Dites à votre grand-mère qu'on a pas l'eau chaude.

- J'ai prévenu le gérant. - C'est elle, la propriétaire.

I'm in love with my dreams

Please don't wake me up

I'm in love with my dreams

And my dream is true...

- Pauline ! - Voilà la fierté de son petit papa !

- Pourquoi tu disais rien ? - Je t'ai pas vue entrer.

On a appelé, tu venais de partir.

- Tu es arrivé quand ? - Vers 19 h 30.

On était à la danse...

- Depuis quand es-tu en France ? - 10, 15 jours.

Je n'étais pas à Paris, sinon je serais venu.

J'ai dĂ» aller dans le Jura. Pas moyen de faire autrement.

Et le Jura en ce moment...

- Ça barde, là-bas ? - Ça dépend pour qui.

- Tu as dîné ? - Oui.

Prends du gâteau.

- T'aurais pu prévenir. - J'ai envoyé

une carte du Canada. - On l'a pas reçue.

Elle a dû se perdre. Ça arrive.

- Tu repars quand ? - Je repars pas. Je reste.

Pour longtemps ?

Pour toujours.

Tu n'es pas contente ?

Si. Je suis très contente.

Tout le monde est lĂ , alors les cadeaux !

Oui ! Les cadeaux ! Les cadeaux ! Les cadeaux !

Pour qui c'est, tout ça ?

VoilĂ  !

C'est pour toi, maman.

Ça, c'est pour Delphine.

- C'est pour toi. - Merci.

Ça, c'est pour ma grande petite fille.

- Prenez tout, c'est pour vous. - Tout ça !

Qu'est-ce que c'est ? Un lapin ?

- On porte ça au Canada. C'est joli. - Un peu grand !

C'est mieux que trop petit. Essaie les gants.

- Qu'est-ce que c'est ? - Regarde !

Oh, la vache ! Super !

Merci, papa !

- Ça vient du Pérou. Ça te plaît ? - Oui.

- Une montre ! Comment t'as deviné ? - C'est comme ça.

Regardez !

Tu ressembles Ă  un ours, mamie.

Attends. Donne.

Il faut mettre des piles.

Tu vas voir.

Que comptes-tu faire ? Tu vas faire quoi, ici, en France ?

Je vais voir.

Tu vas t'occuper d'un casino ?

"Un casino" ? Pas forcément. Pourquoi ?

C'est pas ce que tu faisais, aux Bahamas ?

Il n'y pas que ça au monde.

Tu sais faire autre chose ?

Regarde. Tu additionnes

18 et 29. Tu appuies lĂ ...

47.

Pas mal, hein ?

AllĂ´, oui ? C'est pour toi.

Qui est-ce ?

C'est de la part de qui ?

M. Nash, le type qui est venu hier.

- Je suis pas lĂ . - Il n'est pas lĂ .

Non. Je vous jure !

Je ne vois pas pourquoi... Monsieur... Quoi ? Quoi ?

Donne. Donne.

Nash, c'est moi. Que voulez-vous ?

Qui vous l'a dit ?

Combien ? Certainement pas.

MĂŞme pas le double. Je n'en veux pas.

C'est pas la peine qu'on se voie.

C'est comme ça.

Vous leur direz.

Je vous laisse. Je suis occupé.

Je sais. Je sais. Au revoir.

Mme Chapon !

Ça, je reconnais. C'est la maison d'Arlette.

- Comment va tante Arlette ? - Toujours pareil. Elle se plaint.

Il nous faudrait une maison comme ça.

J'en ai marre de pas avoir ma chambre.

On peut pas rester ici. Vous êtes entassées...

Dis-moi, tu l'as remboursée, tante Arlette ?

Laisse, mamie. Te penche pas. Tu vas te faire mal.

N'exagère pas.

- C'est toi, lĂ . - Non.

C'est moi. Je suis déguisée en Chat botté.

Pauline !

Tu es magnifique, les cheveux longs. C'était quand ?

C'est pas moi. C'est maman.

Ça va ?

Il ne l'a pas fait exprès. Tu sais comment il est.

Oui. Je sais.

Viens.

Regarde. Il est mignon, hein ?

- Qui c'est, celui-lĂ  ? - Jean-Marc. Il est sympa.

- Pauline veut pas que je le voie. - Pourquoi ? S'il est sympa...

Il est amoureux de toi ?

Oui. Il dit rien, mais on s'aime beaucoup.

C'est merveilleux. Qu'y a-t-il de plus beau dans la vie ?

Et ses parents ?

Elle passe son bac dans un mois. Si j'ai tort, emmène-la.

Elle est nulle en français et en physique.

C'est pas vrai. J'ai eu la moyenne.

- T'as copié ! - Menteuse !

Non ! On oublie, les enfants.

Victor, tu veux du café ?

Non, merci. Quelle heure il est ?

- Minuit et demi. - Je dois me sauver.

J'avais promis à des gens et j'ai oublié.

Je suis désolé, vraiment. Il faut que je parte.

Au revoir. Je vous appelle demain sans faute !

Demain ou après-demain.

Et...

I'm in love with my dream

Please don't wake me up

Au revoir.

Mais pleure pas. Pleure pas.

Non ! Non, les filles. Non !

- Mamie, tu vas pas commencer ! - Ce sont les filles...

Je suis tellement triste. Il était là et il est parti.

- Il reviendra plus. - Il a toujours fait ça.

Il a fait ça avec maman, avec nous, avec tout le monde.

Mademoiselle Valance !

Ne nous imputez pas des décisions que nous aurions pu ne pas prendre.

VoilĂ .

Borman vient d'être nommé au Conseil d'État.

C'est fantastique. Je suis content pour lui. Il est remarquable.

- Bonjour. - Oh, pardon !

- Je suis désolée. - Tenez.

- Ça ne tache pas. - Je suis désolée.

C'est du champagne.

- Que fais-tu là ? - J'étais à ton bureau.

Un type m'a dit où tu étais.

- Tu peux pas rester lĂ . - Pourquoi ?

- Comment es-tu entré ? - Calme-toi.

Qu'est-ce que je t'ai fait ?

Excusez-moi.

Je n'ai pas dormi de la nuit. Je devais te parler.

Hier soir, c'était terrible. J'ai l'impression que tu me détestes.

Je sais ce que tu penses. Je n'ai pas fait ce qu'il fallait.

À la mort de ta mère, j'aurais dû...

On peut pas revenir sur le passé. La vie continue.

Regarde...

Regarde ce que t'es devenue. C'est grâce à moi.

- Que dis-tu ? - Oui. Réfléchis.

Tu as eu envie de te battre, de t'en sortir seule. Pourquoi ?

Parce que j'étais pas là.

Si j'étais resté à te chouchouter, tu n'aurais rien fait, jamais !

Pauline !

Vous vous rappelez le protocole d'accord chinois ?

- Venez. Monsieur. - Vous ne connaissez pas mon père.

- Ah ! Excusez-moi. Enchanté. - Très heureux.

Très heureux.

Vous n'avez pas respecté l'égalité entre nos deux pays.

Je ne comprends pas. Les travaux seront dirigés par vous et par nous

au mĂŞme niveau.

C'est pas ce que vous avez dit. Il ne traduit pas ce que vous dites.

- Il vous prie de l'excuser. - Très bien. Merci.

- Où avez-vous appris... - À Singapour.

Qu'est-ce qu'il raconte ?

Je ne sais pas.

Vous avez une voiture ?

- Je prendrai un taxi. - Je vais vous déposer.

Il voulait la fille, il va engager le père.

- Vous allez où ? - À mon hôtel. Au Plazza.

Vous habitez lĂ .

Oui. C'est pratique, central. On est près de tout.

Au revoir, chérie. Je pars 8 jours. J'appellerai à mon retour.

- Au revoir. Merci. - Bonsoir. À bientôt.

- Monsieur Valance. - Bonsoir.

- Pas de message ? - Non. Rien.

Mais deux messieurs vous attendent.

Nash, c'est pas la peine d'insister. La réponse est non. C'est clair.

- Vous avez tort. - Ah oui ?

Nous voulons entrer dans cette affaire. Vous comprenez ?

Je n'ai pas besoin de ce genre d'argent.

- Dites ça à vos amis. - Ils ne seront pas contents.

- Désolé. Bon... - Monsieur Valance !

Vous ne trouverez pas le financement.

- Vous croyez ? - Cet argent,

vous pleurerez pour l'avoir.

Pardon.

Tiens.

Je peux vous faire un aveu ?

- LĂ -bas, je pensais Ă  vous. - OĂą, "lĂ -bas" ?

Cet hiver, au Canada.

Il faisait si froid.

Je me disais : "OĂą elles sont ?

"Qu'est-ce qu'elles font ?"

Avant, aux Bahamas, avec cette chaleur toute l'année,

je voyais pas le temps passer.

Et un jour, je me suis dit : "Ça suffit. Je rentre !"

Depuis que je suis lĂ , c'est la vraie vie qui commence.

- Vous voulez de moi ? - Oui, oui.

- Vous êtes sûres ? - Mais oui.

Vous savez ce qu'on devrait faire ? Acheter une maison.

- OĂą chacun aurait sa chambre. - Oh oui !

Il y en a une Ă  Saint-Cloud, avec un jardin.

"Un jardin" ? Je pourrai avoir des chiens ?

Bien sûr.

- Ça te plairait, maman ? - Peut-être, oui.

- Mais... - "Mais" quoi ?

- Tu viendrais vivre avec nous ? - On serait tous ensemble.

Qu'en dis-tu ?

Elle vaut combien ?

300, 400 millions.

Tu les as ?

- L'argent, ça se trouve. - Où ça ?

- Vendons l'immeuble. - C'est vrai. Il sert Ă  rien.

- T'es d'accord, mamie ? - Vendre l'immeuble !

- C'est tout ce qu'elle a. - C'est papa qui en a parlé.

- Moi ? - L'autre jour...

Au prix du terrain, vous feriez une affaire.

Nous ne voulons pas en faire. Hein ?

Du moment que vous ĂŞtes contentes...

- Tu as changé de nom ? - C'est à un ami. Je t'expliquerai.

Tiens. Pour le voyage.

Attention ! Sur voie numéro 2,

les voyageurs sont informés

que le Trans Europe Express...

Ă  destination de Metz, Luxembourg, Francfort...

Soyez sages. Faites pas de bêtises. À la semaine prochaine.

N'oublie pas le dentiste mercredi. Au revoir.

N'attrape pas froid avec l'air conditionné.

- Surtout travaille bien. - C'est une grande fille, maintenant.

Rappelle-toi la communale rue St-Jacques ?

Tu ne voulais pas y aller. On a dĂ» te ramener Ă  la maison.

- Tu étais là ? - Oui.

Exceptionnellement !

Allez, en route !

- On va où ? - À Saint-Cloud.

- Pourquoi ? - Voir la maison.

- "La maison" ? - Oui.

Pourquoi si vite, comme ça ?

"Au titre 2 : 206 585 250.

"Au titre 3 : 341 194 000.

"Au titre 4 : 2 milliards"...

- Au total ça fait combien ? - En unités ?

- En francs. - Je vais vous le dire.

17 milliards 139 millions...

On multiplie par 5,9...

- Mes respects, monsieur. - Bonjour.

Dans le titre 4,

on trouve les politiques communautaires...

La recherche, la technologie, l'industrie...

Le secteur social.

Ă€ l'environnement, Ă  l'approvisionnement...

Excusez-moi.

Antoine !

C'est dangereux. Il y a eu des accidents.

Merci.

Attends-moi !

Viens ! Regarde !

Mademoiselle, quand puis-je vous parler ?

Après la réunion.

Excusez-moi. Nous devons arriver Ă  un accord...

Il serait dommage que...

On vous demande. Votre grand-mère.

- J'ai pas le temps. - C'est urgent.

Que veut-elle ?

Un immeuble qu'elle est en train de vendre, ou votre père...

Où est le téléphone ? Excusez-moi.

AllĂ´, mamie ?

- Pauline ! - Que se passe-t-il ?

Ton père a trouvé des acheteurs pour l'immeuble. Il était comme fou.

Je rentre après-demain. Je verrai ça.

Il dit qu'il faut signer dans la journée.

Tu n'as qu'Ă  lui dire non. Il peut attendre 2 jours.

- Il est chez le notaire. - Sans toi, il peut rien.

Si, justement. Je lui ai donné une procuration.

- Non. Tu as pas fait ça ? - J'ai eu tort ?

- Tu es devenue folle ? - Mais c'est lui.

Ne le crois pas. Il peut faire n'importe quoi.

Arrête ça ! Cours chez le notaire.

Je peux pas, avec ma jambe.

Mme Chapon t'accompagnera. OĂą est-ce ?

Rue Dufau.

Avec le métro, ça ira plus vite.

J'ai pas de ticket.

Appelle un taxi. Mamie, il est en train de te plumer !

Comme tante Arlette, tu seras sur la paille.

Et tu finiras dans un asile. Ce sera ta faute et...

AllĂ´ ? AllĂ´, mamie ?

AllĂ´ ? Qu'est-ce que tu as ?

Tu pleures ? Tu es malade ? Réponds-moi. Tu m'entends ?

Mamie, tu es lĂ  ?

Parle-moi !

Prends l'appareil. Je veux que tu me parles.

AllĂ´, mamie ? AllĂ´ ?

- Vous avez des ennuis ? - Ma grand-mère va pas bien.

- Vous voulez rentrer ? - Peut-ĂŞtre.

AllĂ´, madame Chapon ?

C'est Pauline. Allez chez nous. Ma grand-mère se trouve mal.

- Pauline, où vas-tu ? - À Paris.

Qu'est-ce qui se passe ?

Attendez, mademoiselle.

Pourquoi il est revenu ?

Il faisait trop froid. Et aux Bahamas, il avait trop chaud.

- Il faisait quoi, aux Bahamas ? - Il gérait un casino.

- Lequel ? - Abaco.

- "Abaco" ? - Quoi ?

Il y a eu un scandale il y a 2 ans. Tous les jeux étaient truqués.

Ils ont dû fermer. Il y a eu des règlements de comptes.

- Il y était à ce moment-là ? - Oui.

- Comment il s'en est tiré ? - Je sais pas.

- Je le crois pas. - Quoi ?

- L'immeuble est vendu ! - Ah bon ?

- Tu as eu ton père ? - On sait pas où il est.

- Ta grand-mère ? - Elle pleure.

C'est pas une catastrophe. Vous irez vivre Ă  Saint-Cloud.

Tu comprends rien. Il a tout fait dans mon dos.

Allez, en route. Dépêche-toi !

Je t'attends ?

Oui. Non. Comme tu veux.

J'ai fait ce que vous m'aviez dit.

Je lui ai donné du sirop. Elle s'est endormie d'un coup.

- Mon père ? - Pas de nouvelles.

Vos soeurs le cherchent partout. Je vais vous quitter...

- Oui. Merci beaucoup. - De rien.

Vous ĂŞtes vraiment...

- Je reviendrai. Je garde les clés. - C'est plus prudent.

Pauline !

Pauline, Pauline !

- Pardon. - C'est notre faute.

- Vous l'avez trouvé ? - On est allées au Plazza.

Il n'a jamais habité là. Ils ne savent pas qui c'est.

On a pensé qu'il achetait la maison à Saint-Cloud.

On y a été... Et tu sais ce qu'on nous a dit ?

La maison n'est pas Ă  vendre.

Elle ne l'a jamais été. Il nous a menti. C'est un salaud !

Pardon, monsieur. Mademoiselle Valance ?

C'est moi.

"Chère maman, chères filles,

"Nous ne pourrons pas acheter la maison, elle n'est plus Ă  vendre."

C'est pour ça !

"Ne soyez pas déçues. Nous pourrons bientôt

"en acheter une autre, peut-ĂŞtre mĂŞme plus belle.

"Le projet que j'ai en tĂŞte assurera la fortune de la famille.

"Je joue une partie difficile. Si je la gagne,

"vous serez fières de moi."

Que raconte-t-il ?

Il monte une affaire avec l'argent de mamie.

- Quoi ? - Il le dit pas.

Lis la suite.

Il dit pas oĂą il est ?

- C'est pas possible. Donne. - Non. Donne.

Il est pas parti avec l'argent !

C'est ce qu'il voulait depuis le début. Il nous a eues.

Il n'a pas fait ça. Il va revenir. Il va appeler.

OĂą peut-il ĂŞtre ?

Le notaire doit le savoir.

Mme Chapon ?

Mme Chapon ?

- Reste au lit, mamie. - Tu es revenue !

- Pourquoi t'es-tu levée ? - Je vais bien. Lâche-moi.

- Antoine ! Viens m'aider ! - Lâche-moi.

Monsieur, lâchez-moi !

Calme-toi. Calme-toi.

- Je dois parler à ton père. - Il est pas là.

Il faut que je lui parle. C'est très important.

- Tu sais oĂą il est ? - Je vais le trouver.

Appelle le notaire. Appelle-le, vite !

On va le trouver, ton fils.

On va te le ramener. Je te le garantis.

J'aurais dû m'en douter... dès le 1er jour, dès que je l'ai vu.

Quand il ment, ses yeux deviennent jaunes et clignotent.

- Ça te fait rire ? - Moi, non.

Je vois bien, tu rigoles.

Tu es ravi ?

Où on est ? On devrait déjà être sur la nationale.

Oh ! Excuse-moi !

Tourne Ă  gauche !

Fais attention. On dirait que tu le fais exprès.

Une fois dans ta vie, tu pourrais arrĂŞter de m'engueuler ?

Radio 47, 24 heures sur 24.

Les gens lui pardonnent. C'est ça, le plus beau.

C'est une catastrophe pour la famille et personne lui en veut.

Ça me rend folle.

Il avait trouvé un terrain à Montpellier.

Il voulait construire un golf, un casino.

Mon grand-père et ma tante y ont mis tout leur argent.

Et alors ?

Il a construit un étage et n'a pas été plus loin.

Ils ont tout perdu.

Après ça, il a quitté la France.

Mets pas tes pieds lĂ ...

Parce que c'est en bois ! Tu me l'as déjà dit !

Tu t'en fous, c'est pas ton père.

Toi, l'observateur goguenard de la vie des autres, le journaliste.

Qu'est-ce que tu fais ?

Il y a un hĂ´tel.

J'ai aucune envie d'aller Ă  l'hĂ´tel.

Il est 3 h du matin. J'ai été compréhensif, mais je suis fatigué.

Voilà les papiers. Va régler tes problèmes avec ton papa,

et moi, je vais dormir. VoilĂ  !

Reviens.

- Comment rentreras-tu ? - Je prendrai le train.

Attention !

Restez pas lĂ  !

Je cherche M. Valance.

- À quel sujet ? - Je suis sa fille.

Ah bon ? Excusez-moi. Je descends.

Votre père aurait pu me prévenir.

Enchanté. Raoul Sarrazin.

- Où est-il ? - Dans le pavillon, près du lac.

Vous ne l'avez pas vu ? On va l'appeler.

Qu'en pensez-vous ? C'est superbe, non ? Évidemment...

- Qui ĂŞtes-vous, monsieur ? - Pardon ?

Que faites-vous ici ?

- Votre père vous a pas expliqué ? - Non.

Il... Vous ĂŞtes bien sa fille ?

Il manquait 1 milliard. J'ai trouvé une banque suisse.

Nous sommes associés pour l'achat du casino. Venez !

Le jardin ne va pas rester comme ça. J'ai des idées, vous verrez.

- Victor ! On a fait la fĂŞte hier. - Vous achetez quand ?

Aujourd'hui. Vous arrivez pile. On signe Ă  11 h Ă  la mairie.

Victor, regarde qui est lĂ  !

Jane ! Jane, lève-toi.

Réveille-toi. S'il te plaît.

Non... Non, non !

Oh, qui je vois lĂ  !

Où est le chèque du notaire ?

Ă€ la mairie, dans le coffre.

- Et la procuration ? - À la mairie.

On va signer ce matin.

Tu ne signeras pas, vous non plus. Mamie ne veut pas d'un casino.

C'est un escroc. Trouvez-en un autre.

- T'inquiète pas. - Victor ?

Pauline !

- Victor ? - C'est ma fille.

C'est vrai, Raoul ?

- Que fait-elle lĂ  ? - Je sais pas.

Dis-moi la vérité. À qui est cet argent ?

Ă€ moi.

- Ne l'écoute pas. - Et l'immeuble ?

- Ça ne te regarde pas. - Tu te fous de moi ?

Maintenant, tu me laisses !

C'est mon argent et ma fille. Je règle ça. Va petit-déjeuner.

D'accord ?

Bonjour, messieurs.

Bonjour.

AllĂ´ ? AllĂ´ ?

Je pourrais... AllĂ´ ?

Je peux parler Ă  Me Lambert ?

- C'est vous, maître... - Que lui veux-tu ?

Valance ! J'ai mes deux gars. Qu'est-ce qu'on fait ?

- On attaque ? - Attaquez, mon vieux.

Je dépose une plainte ? Une demande en référé ? Dans quel tribunal ?

J'appelle le procureur de la République ?

- Tu veux que j'aille en prison ? - Donne-moi ce téléphone.

Tu permets que je t'explique ?

Tu sais ce que c'est, ce casino ?

Tu sais ce que ça représente ?

Quand le propriétaire est mort, tout le monde voulait l'acheter.

Sa femme n'a voulu le vendre qu'Ă  moi.

- Je l'ai convaincue. - Comment ?

J'ai su lui parler.

C'est une vieille dame sensible et artiste.

Oui. Je vois.

Vous pouvez faire ça ailleurs ? C'est grand. Allez plus loin !

On va sur la terrasse.

Maître ? C'est moi. On a été coupés. Qu'est-ce que je fais ?

Attendez.

- Lâche-moi ! - Non. Je veux que tu voies.

Regarde !

La frontière est au milieu du lac. En face, c'est la Suisse.

Ils n'ont pas de casinos.

Pour jouer, ils viendront ici. Tout l'argent du monde est lĂ -bas.

Tu voudrais que je laisse passer une telle affaire ? Non.

Vous me direz merci.

- Vous partez ? - Je vais revenir.

Vous savez oĂą est la gendarmerie ? Je trouverai.

Victor !

Elle va chercher les gendarmes.

OĂą est-elle ?

Pauline !

Pauline.

Ne fais pas l'imbécile. Arrête !

ArrĂŞtez ! ArrĂŞtez !

Ça va ? Tu n'as rien ?

ArrĂŞtez-la !

- ArrĂŞtez-la ! - ArrĂŞtez la voiture !

Attention !

Recule-toi !

Viens. Donne-moi la main. Viens.

Laissez-moi. Ça va bien. Laissez-moi.

LĂ , sur le lit.

Tiens, ma chérie. Bois, bois.

Appelez le garde des Sceaux, qu'il aille voir mamie.

- Garde des Sceaux, oui. - Non !

- Qu'il lui dise rien ! - D'accord.

J'ai froid.

Qu'est-ce que vous faites ? Il faut la déshabiller.

Elle peut pas rester comme ça.

Aidez-moi.

Aidez-moi !

Ça va comme ça. Merci, messieurs. C'est gentil. Bravo !

Laissez-moi. Vous irez en prison aussi.

On vous mettra dans la mĂŞme cellule. On n'en veut plus. Gardez-le.

- Que raconte-t-elle ? - N'importe quoi. C'est le choc.

C'est avec elle, que tu as tout combiné.

Ça suffit. Retire ça, c'est mouillé.

- Pauline ! - Non !

Veux-tu...

Quoi ?

VoilĂ  le docteur.

Mademoiselle, ça n'a pas l'air d'aller mal.

Emmenez-moi. Ne me laissez pas seule avec eux. J'ai peur.

Appelez la police. Ils ont dépouillé ma grand-mère.

Il faut les arrĂŞter tous. C'est tragique !

- On vous laisse, docteur. - C'est ça.

C'était toute sa vie...

Voilà ! À chaque fois c'est pareil : elle fait des drames.

Elle était pas là et elle est furieuse.

- Elle veut tout diriger. - Que s'est-il passé ?

Quand ?

Je suis fatiguée. Que s'est-il passé avec ta mère ?

Rien. Elle est contente, ma mère.

- C'est faux. - Comment ?

Oui. C'est faux.

Si personne ne me croit...

De Dieu !

- Les banquiers. - Déjà ?

Je m'habille. Je te rejoins.

Dépêche-toi !

Monsieur Valance !

Tout va bien. Ne vous inquiétez pas. Elle perd la boule. C'est normal.

Les filles aujourd'hui sont soumises Ă  beaucoup d'agressions.

Elles essaient de se défendre, mais elles sont fragiles.

Un rien les écorche, un rien les effraie.

Il faudrait qu'elle dorme. Je vais lui faire une piqûre...

Qu'est-ce que tu fais ? Ouvre-moi.

Veux-tu ouvrir ?

Pauline, tu m'entends ?

Ouvre-moi !

Ouvre cette porte.

Pauline !

- Pas du tout. Je vous garantis... - Viens ici !

Au secours !

Lâche-moi !

Calme-toi. Il faut que tu restes au lit.

De quoi on a l'air ? Regarde. Ce sont des banquiers suisses.

Des banquiers suisses !

- J'y vais ! - Non !

Mettez pas un sou lĂ -dedans. Ce sont des escrocs!

Je le sais. Je travaille au ministère des Finances.

Excusez-la. C'est ma fille. Elle est un peu...

- Viens ici. - Non.

Méfiez-vous de lui. Il a déjà fait le coup à mon grand-père.

Un instant et je suis Ă  vous.

Une fille si jeune, si belle... Que c'est triste, pour un père !

- C'est fini. Tu arrĂŞtes ! - Non. Je m'arrĂŞte pas !

- Ça suffit ! - Tu les as embobinés.

- Pas moi ! - Quoi ?

Montpellier, tu as oublié ?

- Tu ne sais rien. - Je sais tout.

- Tu étais petite. - Maman m'a dit.

C'est pour ça que j'achète ce casino.

Je réussirai. Ce ne sera pas comme à Montpellier.

J'en ferai le plus beau casino pour toi,

pour tes soeurs.

Quand ? Quand tu seras mort ?

- Ben, oui. - Tu peux me donner une date ?

Je déteste ce que tu es.

Tu es froide. Tu n'as pas de coeur.

Tu es comme de la glace, dure, coupante. Le contraire d'une femme.

Docteur !

Docteur, aidez-moi. Aidez-moi.

Ils sont lĂ -haut.

Je lui ai fait une piqûre. Elle va dormir.

Demain, il n'y paraîtra plus. Vous n'aurez qu'à me téléphoner.

- Tu la laisses là ? - Oui. Elle sera très bien.

- Tu monteras la voir. - Pourquoi moi ?

Il faut être à la mairie à 11 h, et je ne suis pas habillé.

- Que fais-tu ? Tu l'enfermes ? - Oui. Je l'enferme.

- Elle est malade... - Je fais ce que je peux.

C'est assez compliqué.

- Pourquoi êtes-vous tous après moi ? - Tu n'aimes personne.

Un jour, plus personne ne t'aimera, et tu finiras tout seul.

M. Brenner !

AllĂ´ ?

Vous avez des problèmes ?

Qu'a-t-il Ă  courir ainsi ?

Sa fille est malade.

Il ne se doute de rien ? Vous êtes sûr ?

Ne vous inquiétez pas. Tout va bien. Le voilà. Je vous laisse.

On passe devant. Vous nous suivez.

- Monsieur Valance. - Magnifique. C'est parfait.

Messieurs. M. Klagueni Ă  ma droite.

Charmante ! Superbe, n'est-ce pas ?

Vous nous faites quelques amuse-gueules,

un peu de cervelas, pâté de canard. Enfin, vous voyez.

Il faut ajouter un couvert pour M. Nash.

- Quoi ? - Il arrive.

- Que vient-il faire ? - Déjeuner avec nous.

Impossible.

C'est succulent. Succulent.

Qu'est-ce qu'il y a ? Ça va pas ?

Je peux m'asseoir ?

Que faites-vous lĂ  ?

Comment ?

Vous ne saviez pas ? La Banque de Zurich,

c'est nous. Elle nous appartient.

Vous étiez si obstiné, il a fallu trouver un moyen.

J'ai été voir Sarrazin. Avec lui, on peut s'entendre.

Je vais t'expliquer.

Te fâche pas. Il faut que tu comprennes.

M. Valance !

Calmez-vous !

ArrĂŞtez ! Vous ĂŞtes fous. M. Valance.

ArrĂŞtez !

- Il faut le rattraper. - On va le rattraper.

Valance !

Pourquoi ĂŞtes-vous venu ? Tout allait bien.

- Vous avez dit qu'il ne saurait pas. - J'ai dit ça, moi ?

- Vous m'aviez promis. - Ah bon ?

J'ai dĂ» oublier.

- Alors, ça y est ? C'est signé ? - Oui.

- À lundi. - À lundi.

Victor !

- Elle dort encore ? - Non. Elle est réveillée.

Ah bon... Comment va-t-elle ?

Elle a l'air d'aller mieux.

Elle veut rien manger. Elle a pas faim.

- C'est quoi, ça ? - De la soupe.

- Qu'y a-t-il dedans ? - Des champignons.

Elle déteste ça. Elle aime le sucré.

Il fallait faire un dessert. C'est pas compliqué.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Qu'est-ce qui ne va pas avec toi ? Dis-le-moi.

- Nash. - Quoi, "Nash" ?

La banque de Raoul, c'est lui.

Non ! Et Raoul ?

Raoul, c'est un prête-nom. Ils l'ont acheté.

Que vas-tu faire ?

Je ne sais pas.

Comment, tu ne sais pas ? C'est pas possible !

Ça va pas recommencer comme aux Bahamas !

Ça va ! Les conseils, la morale, plus tard !

Ne faites pas cette tĂŞte-lĂ .

Dans 1 an, il sera riche et vous aussi. Tout sera oublié.

Je connais ses scrupules, ça ne dure jamais.

Il paraît que tu vas mieux.

Mange. Tu n'as rien mangé depuis hier.

Regarde. Je t'ai fait des pommes flambées.

- Tu aimes toujours ça ? - J'ai pas faim.

Si. C'était ton dessert préféré.

Goûte-les, au moins.

Allez.

Mais si.

Ce n'est pas chaud.

Allez. Ouvre la bouche. Allez.

Allons !

Tu as tort. C'est très bon.

Qu'est-ce que tu as ?

Ne pleure pas. Je t'en prie.

Laisse-moi.

Ne pleure pas. Tu me fais de la peine.

Tu auras les yeux tout rouges. Et tu as de si beaux yeux.

10 fois plus beaux que ceux de tes soeurs.

Mais ne leur dis pas, surtout.

Je suis fier de toi, tu sais.

- Tu es très belle. - C'est pas vrai. Je suis moche

et froide comme de la glace.

- Tu l'as dit. - J'ai dit ça car j'étais en colère.

C'est à cause de toi, si je suis comme ça. T'es jamais là.

Je suis lĂ .

C'est trop tard. J'ai plus besoin de toi. Je suis grande.

Va-t'en. Va voir ton Américaine !

T'es heureux avec elle ? Je suis heureuse avec personne.

Va-t'en !

Victor, écoute...

Laisse-moi te parler.

J'ai pas pu refuser. Tu comprends ?

Pour moi, c'était inespéré.

Je suis ruiné. J'ai plus un sou.

Je dois 60 millions aux impĂ´ts.

Quand ils sont venus me trouver...

- Le casino est Ă  nous quand mĂŞme. - Qu'est-ce que tu crois ?

Je vais te dire ce qui va se passer : trucages, argent blanchi.

J'ai travaillé pour eux. Je peux plus les voir.

C'est toi qui me les ramènes chez moi.

Fous le camp ! Laisse-moi.

Que fais-tu ? Tu t'en vas ?

Je ne veux pas rester ici.

Je t'aime beaucoup, mais lĂ , je n'ai plus le courage.

Ça ne changera pas.

On voulait une nouvelle vie,

et regarde oĂą on en est au bout de 3 jours.

Moi, je m'en vais.

Je n'en peux plus.

Je trouverai un avion à Genève.

Tu peux fermer ma valise ?

Victor !

Assieds-toi.

Non. C'est rien.

Ça va.

Monsieur.

- Vous savez oĂą sont mes vĂŞtements ? - Non. Vous partez ?

Oui. Vous pourriez m'emmener Ă  la gare ?

Non. LĂ , franchement...

- Il est malade ! - Qui ? Victor ?

Vous êtes content. Vous avez gagné. C'est à cause de vous.

- Où est le téléphone ? - Le téléphone !

Vite !

Il n'est pas branché !

- Attendez. - Dépêchez-vous !

- Bonsoir, docteur. - Bonsoir.

Cette fois, c'est pour le père. Et la fille ?

- La fille, ça va. - Bon.

- Il est sujet Ă  ce genre de chose ? - Non.

Il a un médecin ? Il est suivi régulièrement ?

Alors ça...

Alors, monsieur Valance, ça ne va pas ?

Laissez-nous.

Ça va aller.

C'est fini. C'est pas la peine de leur dire.

Inquiétez-les un peu. Dites-leur que j'ai besoin de repos, de calme.

Ça me fera pas de mal.

- J'ai eu une de ces journées... - Difficile ?

- Il y a des jours. - Je sais pas ce que j'ai eu.

Ça m'arrive aussi. Je vois tout blanc.

Ce sont les yeux.

- Vous croyez ? - Oui.

Vous voyez, docteur...

chaque fois que j'ai entrepris quelque chose,

c'est devenu le contraire de ce que je voulais.

Pourquoi ?

Ils ont des sociétés aux quatre coins du monde.

Ils arrivent Ă  s'infiltrer partout.

Quand une affaire les intéresse, ils en prennent le contrôle.

Il aurait dû se méfier.

D'une banque suisse ? Il avait confiance.

Il était si content.

Puis-je vous parler ?

Vous, dehors !

- Antoine ? - C'est toi.

- Je te réveille ? Tu dormais ? - Non. Je travaillais.

- Tu es où ? - À Saluce-les-Bains.

Ah bon ?

Tu m'en veux pas ? Je me suis mal conduite, hier soir.

Je me conduis toujours mal avec toi.

- Tu me jures que tu m'en veux pas ? - Mais non.

Je t'aime beaucoup, tu sais.

Moi aussi, je t'aime.

- Tu es lĂ  ? - Oui.

Comment va ton père ?

Pas bien du tout. Il est très malade.

Je voulais te demander, tu peux venir avec grand-mère et mes soeurs ?

- Quand ? - LĂ , ce soir. Il le faut.

- Avec quelle voiture ? - La tienne.

C'est toi qui l'as.

Oui. Trouves-en une autre. Je te dis oĂą c'est.

Va jusqu'à Évian, prends la N5 vers Amphion.

Tourne à droite après l'église, continue vers le lac 3 km...

Dis-moi, elle est oĂą, ta voiture ?

- Je t'embrasse. - C'est vrai ?

- Oui. Je t'embrasse. - Moi aussi.

- Oui ? - M. Sarrazin.

Oui. Un instant.

Sarrazin !

Téléphone !

AllĂ´ ? Ah, monsieur Nash !

C'est moi.

- Je vous vois demain avec votre ami. - Ce sera difficile.

- Il est malade. - "Il est malade" ?

Je vous le jure. Il est tombé d'un coup.

C'est votre ami ? Passez-le-moi.

Mais non. Laissez-le-moi ! Laissez-le-moi.

Mais... Donnez-le...

Monsieur Nash, c'est Pauline Valance. On se connaît.

Je suis au courant de tout. Je vous conseille d'oublier.

Ça plaira pas à mamie.

C'est elle qui décide. C'est son argent. Vous l'ignoriez ?

Vous vous retrouvez avec une vieille dame,

et avec moi qui la représente. Et moi, on me roule pas.

Pour vous, c'est terminé. Demain, j'appelle la police financière.

Oubliez vos projets.

Votre banque, la Banque de Zurich, je sais qui est derrière.

Pour eux aussi, c'est terminé. Allô ? Allô ?

AllĂ´, monsieur Nash ? AllĂ´ ?

Il a raccroché.

Je crois qu'ils ont compris.

Bonne nuit !

J'habitais chez des amis près de Mexico.

Un soir, il y avait une fĂŞte chez des gens.

Votre père est arrivé comme ça, très tard, vers 2 h du matin.

Il riait.

Il avait l'air tellement...

Je ne pouvais plus bouger.

Il m'a regardée, et voilà, on ne s'est plus quittés.

- C'était quand ? - Il y a 5 ans.

L'année suivante, on est partis aux Bahamas.

Là, il a commencé à dire qu'il voulait rentrer en France.

Il parlait de vous tout le temps. Il était fier de vos études.

Pourquoi n'est-il pas rentré plus tôt ?

Ă€ cause de moi, peut-ĂŞtre.

J'avais peur de vous.

J'ai pensé "S'il retrouve ses filles, je ne le reverrai jamais".

Roberto, tu restes lĂ .

- OĂą est Valance ? - LĂ -bas.

On y va !

- Il est malade. - OĂą est sa fille ?

- Pourquoi ? - M. Nash veut les voir.

- Tous les deux ? - Oui.

Elle est un peu dérangée.

Ça va. Ça va !

Réveille-toi. Vite ! Jane, wake up !

Victor !

N'ouvre pas ! N'ouvre pas !

- Vous nous emmenez oĂą ? - En Suisse.

ArrĂŞtez !

Lâchez-les !

Vous avez entendu ? Lâchez-les !

Attention !

Jane.

Réveille-toi.

Ça va.

Attendez.

Non. Touchez pas.

- Vous ĂŞtes Antoine ? - Oui.

- Où sont les filles, la grand-mère ? - Je ne sais pas.

Vous deviez les amener.

Je suis allé les chercher. Elles n'étaient pas là.

Je suis entré, il n'y avait personne.

Ça ne va pas ?

Si, si.

Vous pouvez ouvrir un peu la fenĂŞtre ?

Merci.

Ralentissez. Elle se sent mal.

Dites-lui de ralentir. Elle est malade.

Ralentis !

- Ralentis ! - On est déjà en retard.

Je t'ai dit de ralentir. T'as compris ?

Stop ! ArrĂŞte !

ArrĂŞte !

Ça va, Pauline ?

Tiens.

Viens !

Par lĂ .

Par lĂ . Viens.

Attends.

Viens.

Prends-en un.

Qu'est-ce que tu as ?

Je sais pas en faire.

- On t'a jamais appris ? - Non. Qui ?

Allez. Vas-y, appuie.

Pédale. Appuie, appuie, appuie !

Ben voilĂ  !

Regardez ! Regardez. C'est eux. Presto !

On va oĂą ?

Là-haut. On redescendra de l'autre côté sur la vallée.

Allez, viens.

- Ça va ? - Oui.

- Ils nous trouveront plus ? - Non.

T'inquiète pas.

Allez, viens. Encore un petit effort.

Aide-moi. Passe-moi les pierres, lĂ .

Bien. Merci.

Trouves-en une autre.

- C'est bon ? - Non.

- Tu as encore froid ? - Un peu.

Attends.

J'aime l'orage. J'ai toujours aimé ça.

Menteuse !

Ă€ la campagne chez tante Arlette, tu te cachais sous ton lit.

C'était pour que tu viennes me chercher.

- Je ne venais pas ? - Non. Jamais.

C'est bien moi, ça.

J'ai couru toute ma vie après je ne sais quoi,

et je suis passé à côté de tout.

Je comprends que tu m'en veuilles.

Je t'en veux plus.

Hier, tu voulais me mettre en prison.

C'était hier.

M. Nash, regardez qui arrive !

Non ! Incroyable !

Regarde. Il y a une maison. On va pouvoir téléphoner.

Non. Attends. Cours pas !

Cachons-nous. Vite !

Tu viens ?

Laissez-moi. Je veux la voir.

Silence !

Pauline !

Partez. Partez. C'est un piège !

Pauline ! Papa !

Petite peste ! Viens ici !

Vite ! Avancez. Mains en l'air !

Regarde !

Les voilĂ  !

Mes chéries !

Juliette !

Mes enfants, je n'en peux plus !

Pauline !

Antoine !

Je suis encore ton ami ? La police, tout ça, c'est grâce à moi.

Qui c'est, celui-lĂ  ?

C'est son fiancé.

- Son fiancé... - Enfin...

Un type bien. S'il n'avait pas été là...

Papa, je te présente un ami, Antoine Quentin.

- Bonjour, monsieur. - Monsieur.

Monsieur le ministre !

Ce soir, il n'y a pas de ministre. Je suis là à titre privé.

- Mes hommages, madame. - Bonsoir.

Je vous en prie.

- Une colonnade superbe. - N'est-ce pas !

Ce casino...

J'en entends parler tout le temps. C'est l'obsession de votre fille.

Sans elle, je n'y serais jamais arrivé.

Elle a remonté toute l'affaire.

Avec des capitaux anglais, je sais. C'est très fort.

- Alors ? - On manque de table.

Puis-je vous présenter Raoul Sarrazin.

- Bonsoir. - Bonsoir.

Allez, hop !

Ce n'est pas votre ancien associé ? Il est dans l'affaire ?

Non. Mais c'est mon ami, alors il donne un coup de main.

Faites vos jeux.

Carré sur les pleins. Rien en banque.

Ma chère Pauline. Ma femme.

- Bonsoir, madame. - Mademoiselle.

Monsieur, deux messieurs vous demandent.

Monsieur Valance, commissaire Jeantet.

Je peux vous voir un instant ?

ArrĂŞte.

- ArrĂŞte. - Viens danser.

- Attends. Je gagne. - ArrĂŞte. Tu vas nous ruiner. Viens.

Regarde bien. Tout sur le rouge.

Rien ne va plus.

17 noir, impair et manque. Plein.

Bon. On va danser.

- Il faut que je parte. - Où ça ?

- Aux Bahamas. - C'est une blague ?

Ils ont rouvert l'enquĂŞte. On va m'interroger.

T'inquiète pas. Ils ne peuvent rien faire.

- Ils m'interrogeront. Et alors ? - Tu sais d'où ça vient ?

- Devine. - M. Nash.

Je pars avec toi.

- On pourrait... - T'inquiète pas.

- T'es sûr ? - Oui.

- Tu pouvais pas attendre demain ? - Non.

- C'est vrai ? - Oui.

- Tu vas pas rester là-bas ? - Bien sûr que non. Au revoir.

Au revoir, mon ange.

N'aie pas peur. Je reviendrai.

Je n'ai tué personne.

Allez. En route.

- Tu t'occupes de tout ? - Oui. Oui.

Comment tu vas faire, avec ton boulot ?

Je vais donner ma démission.

- Bonsoir. - Bonsoir, Georges.

On ouvre demain ?

Bien sûr. À 4 heures. Il n'y a rien de changé.

Adaptation : Carine Mangon pour TÉLÉTOTA

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.