All language subtitles for Dark of the Sun-The Mercenaries.fra(1)

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Original subtitles

LE DERNIER TRAIN DU KATANGA

Pas de famille ?

Non... Les Simbas...

Les Simbas les ont tous tu�s.

Avancez, monsieur. Suivant !

Votre attention...

Restez o� vous �tes.

Eloignez-vous

de la piste et du grillage.

Nous vous avertirons quand les avions seront pr�ts.

Restez o� vous �tes.

Ne vous ruez pas sur la grille.

Je r�p�te, ne vous ruez pas sur la grille.

Capitaine Hansen, soldat de la paix de l'O.N.U. Donnez votre arme.

Capitaine Curry, force sp�ciale du Congo. Je la garde.

Voici le sergent Ruffo.

Aucun mercenaire arm� ne passe.

Ce sont les ordres.

Mes ordres viennent du Pr�sident Ubi en personne.

Vous ne voudriez pas qu'on tire sur un groupe de civils, non ?

Des tueurs �trangers qui s'inqui�tent pour les civils ?

Vous �tes plut�t loin de chez vous.

Lisez les ordres et laissez-nous passer.

Passez.

Merci.

Un jour, faudrait que je les charge.

Regarde, c'est Ubi ? Il n'est pas mal.

Je me demande ce qu'il me veut.

On le saura bient�t.

C'est beau, n'est-ce pas ?

Effectivement.

Je r�ve de cet endroit depuis que je suis petit.

- Comment allez-vous, sergent ? - Bien.

Vous voulez bien attendre le capitaine ici ?

Oui.

Je vous pr�sente M. Delage, repr�sentant des mines belges.

Voici le capitaine Curry des forces sp�ciales.

- Asseyez-vous. - Merci.

Oui, asseyez-vous. Cette mission va �tre �puisante.

En quoi consiste cette mission ?

M. Delage et moi voulons que vous formiez un convoi,

que alliez � Fort Reprieve, dans le nord,

et que bien s�r, vous reveniez.

500 km � travers les territoires rebelles.

Et � travers les lignes de front de l'O.N.U.

Qu'y a-t-il l�-bas ?

Des hommes, des femmes et des enfants

isol�s depuis un mois.

Vous devez former une arm�e

assez forte pour aller jusqu'� eux et les ramener ici.

Pourquoi Fort Reprieve ? D'autres villes sont menac�es.

Votre mine est l�-bas ?

Oui.

Une mine de cobalt ?

De diamants, mais peu importe. Ce sont les gens qui comptent.

Combien en diamants ?

50 millions de dollars en diamants.

Ils sont sous la garde du directeur,

le superintendant, M. Bussier.

Il aurait eu le temps de les envoyer avant que la situation s'aggrave.

Erreur de jugement.

Il s'est dit que sans les diamants, vous le laisseriez l�-bas.

Cher capitaine,

les mercenaires sont en quelque sorte

des hommes d'affaires.

Le gouvernement de M. Ubi a besoin d'aide.

Ma soci�t� peut l'aider, si vous ramenez ces diamants.

J'aurai ce qu'il faut pour des armes, des avions, des m�dicaments...

une fois qu'ils auront les diamants.

Il nous reste peu de temps.

Ils commencent � mettre la pression,

tous ces banquiers, en Suisse,

� Bruxelles et en France...

Vous avez trois jours

pour sauver le Congo.

Il me faut ces gemmes dans trois jours exactement.

Autre chose,

il y a un homme et une femme � mi-chemin de l�.

Il s'appelle Carteret.

Vous devez les ramener.

Tout �a en trois jours ?

Ramenez-les � temps

avec les gens, bien s�r.

Bien s�r !

Et vous recevrez 125 000 francs.

Si vous n'�tes pas dou� en maths,

�a fait 25 000

dollars am�ricains.

50 000, le double, si vous calculez bien.

March� conclu, capitaine.

A condition de respecter le d�lai.

D'accord, mais voici mes conditions :

je ne veux pas �tre tir� � vue par les Nations Unies.

J'aurai assez � faire avec le g�n�ral Moses et les Simbas.

Dites � l'O.N.U.

qu'ils laissent notre train circuler sans encombre.

C'est une premi�re chose.

Ensuite, je veux �tre le seul commandant en chef

et je veux choisir mes hommes.

On doit aller vite, alors pas de cossards.

Deux wagons plats, un wagon et un fourgon queue...

H�, Curry !

Curry, vous vous souvenez de moi, Jansan de "Life Magazine" ?

Bien s�r. �a va ?

Cochran, R.P.S, et Adams, "International News".

Voici le capitaine Bruce Curry.

J'ai toujours voulu rencontrer un mercenaire.

- Vous prendrez bien une bi�re. - J'ai � parler au sergent.

C'est un gorille, non ?

Il t'a trait� de gorille.

Il n'a pas compl�tement tort.

J'y vais.

Veuillez m'excuser, messieurs.

Vous auriez pu me dire qu'il parle anglais.

Il parle quatre langues.

Il est all� � l'universit�.

Pour nos lecteurs, capitaine,

c'est vrai que les mercenaires sont pr�ts � tout pour l'argent ?

Combien gagnez-vous pour tuer des gens ?

Fiche-lui la paix, Ed.

Je n'aime pas les mercenaires.

Et moi, je n'aime pas...

les gros lards qui attendent, assis sur leurs gros culs dans les bars,

qu'une rixe �clate pour �crire des mensonges sur les �v�nements.

- Je ne crois pas... - Taisez-vous !

Vous ne faites pas le poids.

Ce qu'il est mauvais !

Tu as commenc� sans moi !

- �a s'annonce bien. - Pas mal.

Des mitrailleuses calibre 50, cinq en tout : deux ici,

deux ici et une l�.

40 soldats feraient l'affaire : 20 dans chaque wagon plat,

d'autres � l'avant et � l'arri�re

et de chaque c�t�.

Avec des sacs de sable.

- Et si on parlait d'autre chose. - Je t'�coute.

Parlons d'argent.

De beaucoup d'argent.

Ubi me donne 50 000 dollars si on r�ussit la mission.

Je sais ce que tu vas dire.

Garde l'argent.

Si on r�ussit la mission,

ce sera aussi gr�ce � toi.

Tu as droit � ta part.

On ne parle pas souvent argent, alors pourquoi commencer ?

Tu as tes raisons pour �tre ici et l'argent en est une.

Pour moi, c'est simple : c'est mon pays.

C'est ton pays ! Tu ne changeras donc jamais.

Affaire suivante !

Les officiers...

C'est lui qu'il nous faut.

Ce sale fils de...

C'est le meilleur officier, ici.

D'accord, on le prend.

Il ne faut pas qu'il d�couvre qu'on transporte des diamants.

C'est g�n�reux de ta part de m'offrir la moiti� de 50 000 dollars.

La moiti� ? Qui a dit que j'allais te donner la moiti� ?

C'est pour quoi faire ?

Il nous faut un m�decin.

Compris ?

- Bonjour, Curry. - Capitaine.

Bienvenue � Striker Blue Force.

- Lieutenant Surrier. - Bonjour.

On part en mission demain � l'aube dans un territoire que vous connaissez.

- Le Sergent Ruffo va vous briefer. - Tr�s bien.

Mettons les choses au clair.

Quand je suis l�, c'est moi qui commande.

Quand je suis l�, capitaine Henlein,

c'est moi qui commande.

Je veux 40 de vos meilleurs hommes,

pour un raid au nord du pays pendant 3 jours.

Ils vous croient meilleur que moi ?

Qu'attendent-ils d'une arm�e de Noirs ?

Vous voyez d'autres raisons, Curry ?

C'est peut-�tre � cause de �a.

Vous avez fait la une des journaux en Europe avec cette croix gamm�e.

�a fait mauvais genre.

Il se peut que je vienne ou que je ne vienne pas.

Je d�ciderai.

Si vous d�cidez de venir, d�barrassez-vous-en !

�a me rend nerveux.

J'oublie contre qui on se bat.

Moi, je n'oublie pas !

O� allons-nous ?

Je vous le dirai au moment venu.

Si vous �tes encore parmi nous.

Allez, doc. C'est l'heure de l'ap�ro.

Sant� !

�a va, Curry. Que voulez-vous ?

Docteur !

Je pars en mission demain.

Ce n'est pas un crime de boire un verre avec vous !

Quelle sorte de mission ?

Comme d'habitude, on va chercher des gens.

Le bel art des distillateurs.

Combien de temps, cette mission ?

Trois jours.

Importante ?

Oui.

Tr�s dangereuse ?

Ouais.

J'ai tout compris.

Il vous faut un m�decin au cas o� il y aurait des bless�s

pour pouvoir rentrer.

C'est une bonne id�e.

C'est exactement ce que je me disais.

Vous commencez � m'amuser.

Vous croyez que je vais partir pour une seule bouteille ?

Non. Douze bouteilles.

Vous ne manquez pas d'air, Curry.

Vous venez faire votre num�ro et comptez m'acheter avec du whisky.

Une caisse et 100 dollars par jour.

�a en fait du whisky !

Vous �tes un beau salaud.

- Et vous savez quoi ? - Quoi ?

On part demain � l'aube.

Vous voulez venir ?

J'y serai.

A la gare, 6 h 00.

Et la bouteille ?

On viendra vous chercher.

Fous-moi le camp !

Je t'am�ne... le docteur.

Tous pr�sents !

Pr�ts pour la revue.

De bons hommes.

Je vous accompagne. Je ne raterais �a pour rien au monde.

- Tout le monde en parle. - Quoi donc ?

Qu'on va chercher 50 millions de dollars en diamants.

Il me le faut vraiment ?

D'accord.

C'est bien !

La discipline est le secret du succ�s militaire.

Il va attaquer !

J'en suis certain. Soyez pr�ts !

Able Dog Able. Ici, Charlie Red One Shufta.

On a localis� Bandit Train.

Je r�p�te : on a localis� Bandit Train.

Faut-il ouvrir le feu ? Termin�.

Ici, Bandit Train.

Nous avons un droit de passage du Q.G. de l'O.N.U.

Nous sommes en mission. Vous me recevez ?

Attendez qu'il se rapproche !

Able Dog Able. Je vous re�ois. J'attaque. Termin�.

Imb�ciles !

Je prends l'obusier.

Il remet �a !

On l'a rat�.

Surrier !

Surrier, petit salaud !

Ruffo !

On approche d'un tunnel.

�a va exploser !

Plus de sable, plus de sable...

Et le moteur ?

Il est endommag� ?

�a va.

Combien de morts ?

Un sur le tender et celui-ci est mal en point.

Plus 3 dans le wagon plat. Et l'avion ?

Il est parti, la queue en fum�e.

Bien. On doit repartir.

Ruffo ! Dis-leur de repartir.

D�marre le train.

Il est mort.

Il me faut un remontant. O� est mon whisky ?

L'arm�e du g�n�ral Moses avance vers Fort Reprieve

semant la terreur et r�pandant le sang sur son chemin.

Moses et les Simbas sont � moins de 80 km de Fort Reprieve.

O� est mon whisky ?

Comment va le soldat ?

Il est mort. Il me faut un remontant.

Allez ! O� avez-vous cach� mon whisky ?

- J'ai rien cach�. - O� il est ?

Je l'ai jet� par-dessus bord.

Pardon ?

Je l'ai jet� par-dessus bord.

Curry !

Vous �tes incroyable !

On avait un march� !

Bon sang, Curry ! Vous me connaissez.

Je ne peux pas partir trois jours en mission sans un verre.

Ce n'est pas la fin du monde.

Je vous en ach�terai deux caisses en rentrant.

Je vous en prie...

Salaud !

Attendez !

Vous croyez avoir le droit de passer vos journ�es imbib� d'alcool ?

�a ne vous regarde pas !

Vous n'avez pas respect� notre march�.

Vous �tes un vrai mercenaire, il n'y a pas de doute.

Alors, aidez-moi.

Je ne sais pas comment, ni o�, ni quand,

mais vous me le paierez.

Vous me le paierez tr�s cher !

Je m'excuse pour tout � l'heure.

Je ne sais pas ce qui m'a pris.

Depuis quand �tes-vous ici ?

Je suis n� ici. Je ne connais rien d'autre.

J'aime ce pays.

Ce n'�tait pas question. Depuis quand combattez-vous ?

C'est ma 3e mission.

Bien. Au cours de celle mission, ne refaites jamais

un coup comme �a.

S'il faut tuer, je veux qu'on tue.

Pas de profiteur.

�a ne se reproduira pas.

Kataki !

Les corps... jetez-en un tous les kilom�tres.

Espacez-les.

On n'a pas le temps de s'arr�ter

pour les enterrer ?

Ce qu'on n'aurait pas d� faire, c'est les perdre.

Oust !

- C'est la maison de Cartaret ? - Certainement, mon capitaine.

Arr�tez de geindre !

Il est mort !

Allez ! En route, Ruffo !

C'�tait des Simbas ?

Le chien a aboy� ?

C'�tait des Simbas ?

Je n'en sais rien.

- Combien �taient-ils ? - Je n'en sais rien !

Arr�tez, Curry !

Je vous ai dit pour Cartaret ?

On doit aller le r�cup�rer.

Hier soir, Cartaret m'a envoy�e dans la cachette sous la maison.

Puis ils sont arriv�s.

Ils l'ont tu�, devant la maison.

Je les entendais au-dessus.

Ils br�laient tout et...

ils cherchaient une femme. Moi !

Ruffo !

Qui est le plus petit ici ?

Surrier.

Qu'il lui donne des affaires, pantalon, chemise...

D'accord.

O� �tiez-vous ?

O� �tiez-vous ?

On vous attendait !

On vous attendait et vous n'�tes pas venus !

O� �tiez-vous ?

O� �tiez-vous ?

- Vous vous en occupez ? - Oui.

Allez ! On se calme.

Relevez vos pieds.

D�tendez-vous.

J'ai la tremblote.

Bienvenue � bord !

- Sage ! - Oui ?

L'embranchement de Msapa est encore loin ?

Cinq kilom�tres.

N-N-A. C'est Elizabethville.

Faites le guet.

Dispersez-vous !

Il fonctionne bien.

Que personne n'y touche.

Je ne veux pas qu'ils sachent qu'on arrive.

- De quoi ? - Il dit de ne pas le manger.

Personne ne va vous manger !

Ils �taient cach�s. Ils essayaient de s'enfuir.

Demande-leur d'o� ils viennent.

Du shamba, un peu plus bas.

Et des soldats ces derniers jours ?

Demandez � votre en-cas s'ils ont vu des soldats

ou des camions.

Elle a dit qu'ils n'ont pas vu

de soldats.

Nourrissez-les et laissez-les filer. On part bient�t.

- On est pr�t � partir. - J'ai entendu.

Fais-les monter, j'ai un mauvais pressentiment.

A quoi pensiez-vous ?

Je les laissais partir pour aller dire tout ce qu'ils savaient sur nous ?

Vous avez vu

ce que les Simbas ont fait chez Carteret

et ce qu'ils lui ont fait ?

A quelques kilom�tres d'ici.

Seulement quelques kilom�tres.

Pourquoi me regardez-vous ?

Vous vous seriez fait tuer.

Vous ne savez pas qu'ils utilisent les enfants comme espions ?

On perd du temps. Retournons faire notre boulot.

Remettez votre croix gamm�e.

Comment ?

Remettez votre croix gamm�e.

Vous l'avez m�rit�e.

Que fais-tu ? Tu joues les soeurs de charit� ?

Tu dois manger.

C'est tr�s assaisonn�, ceci dit.

Il y a eu une secousse pendant que je salais.

Je n'ai pas faim.

Mange un peu. Ce n'est pas toi qui as appuy� sur la g�chette.

On ne peut rien te cacher.

Je te connais.

Pourquoi tu ne d�testes pas les Blancs ?

Parce que je suis gentil.

Je suis toujours gentil.

Et parce que ma m�re me tapait sur la t�te si je ne l'�tais pas,

jusqu'au jour o� j'ai �t� trop grand pour elle.

Ma m�re �tait tatou�e.

C'�tait des tatouages tribaux.

"Dawa" ! C'est de la magie.

Ma m�re a beaucoup de dawa. Mon p�re aussi.

Ses dents ont �t� lim�es quand il avait 12 ans.

Quand il rit, il met sa main devant la bouche,

parce qu'il a honte.

Il ne les a jamais laiss�s me limer les dents.

O� veux-tu en venir ?

Je viens d'une tribu o� les gens croyaient et certains croient encore

que si tu manges le c�ur et le cerveau de ton ennemi,

tu assimiles sa sagesse.

Des croyances de sauvages, bas�es sur l'ignorance.

La "dawa" noire.

�a revient au m�me

pour les croyances sauvages de Henlein.

Ses dents ont �t� lim�es par ses parents.

La "dawa" blanche.

Sauf qu'Henlein n'a pas honte quand il rit.

Mais toi, si.

On s'en tient l� ?

Pourquoi j'ai l'impression que c'est toi le chef ici ?

Je sais pourquoi je suis ici.

Pour toi, c'est juste un territoire appel� le Congo.

Pour moi, c'est notre guerre de S�cession

la prise du Palais Blanc...

Je pensais que tu savais.

Non.

Je ne le savais pas.

Du moins, pas comme �a.

T'es plut�t dangereux ?

On m'a invit� � descendre de l'arbre

et je tuerai quiconque essaiera

de me faire remonter.

Russes, Chinois, Anglais, Belges

ou Am�ricains... tous.

Un jour, on sera peut-�tre ennemis.

Tu y as d�j� pens� ?

J'esp�re pas.

�a ne me plairait pas.

Je l'accepterais,

mais �a ne me plairait pas.

Faudrait que je me rappelle

pourquoi je d�testais vivre dans l'arbre.

Je t'accompagnerais bien dans l'arbre si on en arrive l�.

Alors Bwana !

Puisque c'est comme �a, mange ta soupe.

Elle est trop sal�e.

Kataki ! On ne va pas y passer toute la nuit !

Vous en voulez ?

- Non, merci. Ce n'est pas ma marque. - Vous pourriez y prendre go�t.

C'est l'impression que vous me faites.

Vous �tes gentille, Claire.

Ecoutez, je suis tr�s fatigu�e.

Vous l'avez entendue. Sortez.

Pardon ?

Elle dit qu'elle est fatigu�e. Sortez.

Vous d�passez les bornes.

Il n'y a pas de bornes sur ce train...

Attendez d'avoir fini le travail pour jouer les jolis c�urs. Sortons.

Ne croisez pas le fer avec moi.

Sortons.

Vous me raccompagnez ?

On peut dire �a.

- Je me sens frustr�. - Vraiment ?

Pas � cause de la femme.

Je voudrais vous affronter, vous frapper, vous faire mal.

Quand j'�tais �colier,

on a remis les duels au go�t du jour.

On avait un syst�me.

On s'isolait et on se battait un bon coup.

Pas trop.

Il ne fallait pas que �a se voie.

Qu'on aime les autres gar�ons ou pas.

On avait un int�r�t commun.

C'�tait mieux que rien.

Je n'ai jamais jou� � ce jeu.

Ce n'est qu'un jeu.

Posez �a !

Pas �a !

- M�cano ! - Oui.

- Pr�t � avancer. - Ne faites pas �a !

Presque.

Avancez un peu. J'ai un truc � voir.

L�che-moi !

On a besoin de lui ! Calme-toi !

On a besoin de lui !

On a besoin de lui. Il nous le faut.

Je suis Martin Bussier, le directeur.

Capitaine Curry, enchant�.

Ma femme.

Cette jeune femme a besoin d'habits. Votre femme pourrait l'aider ?

Vous semblez contents.

C'est le ciel qui vous envoie.

Pas vraiment.

Vous �tes combien ?

62.

Plus 12 autres pr�s d'ici.

On est partis les chercher quand on a su que vous arriviez.

Vous le saviez ?

A la radio, ce matin. Les informations, de Brazzaville.

C'est l� que j'ai fait quelques arrangements.

Moses �coute cette radio.

Il est bas� � plus de 300 kilom�tres au nord d'ici.

Il doit �tre plus pr�s maintenant. Pr�parez-vous.

Voyagez l�ger. Ne prenez que l'essentiel.

On sera cent dans le train en tout.

Fais tourner le train.

On part d�s que les gens sont pr�ts.

- �a prendra longtemps ? - Pour les gens, �a ira vite.

Pour ce que vous �tes venus chercher, il faut compter trois heures.

C'est ce que j'ai essay� de vous dire.

Me dire quoi ?

Les diamants sont gard�s dans une chambre forte.

J'ai calcul� le temps qu'il vous faudrait pour venir

et j'ai r�gl� l'heure.

Attendez !

Qu'est-ce que vous voulez dire ?

J'ai d� estimer votre heure d'arriv�e.

Je me suis tromp� de trois heures. Il n'ouvrira pas avant 18 h 00.

M�me avec de la dynamite, des grenades, rien � faire ?

Il ouvrira � l'heure r�gl�e.

La dynamite pourrait bloquer la serrure pour de bon.

O� est ce coffre ?

Par ici...

Je suis d�sol� que vous ayez perdu votre whisky.

Sinc�rement.

Et si on essayait le bar de l'h�tel ?

Diamants ou whisky ?

J'ai fait vite, Curry.

�a tombe bien, on n'a que 3 heures !

- Il n'y a pas moyen de changer l'heure ? - Non.

Les soci�t�s de diamants...

Nous gardons ici les diamants

de toutes les mines du nord du pays.

Je suis inquiet pour les gens de la mission.

- La mission ? - St Xavier. Dans les collines.

P�re Dominique et les s�urs.

- Ils refusent de venir. - Pourquoi ?

Je n'en sais rien.

Mais le capitaine Curry

pourrait leur expliquer la gravit� de la situation.

Ce n'est qu'� quelques kilom�tres d'ici.

Vous pourrez prendre ma Land Rover.

Il n'y a rien d'autre � faire de toute fa�on.

Vous serez mon interpr�te ?

Tournez � gauche et suivez la route de la montagne.

Dites � Ruffo que je reviens dans une demi-heure. Soyez pr�ts.

A tout � l'heure.

Je veux ces diamants.

Et si vous m'aidez, n peut les avoir.

Vous pourriez vous venger de Curry.

D�sol�, Henlein.

C'est pas pour moi.

R�fl�chissez-y. Vous n'avez pas � m'aimer.

Non, je vous hais.

Mais �a changerait votre vie.

Prenez-en un autre.

Ils ne peuvent pas rester !

Attendez un instant.

Dites-leur que les Simbas sont en route,

les m�mes qui ont tu� 12 soldats italiens,

qui les ont d�coup�s et ont vendu leur chair sur le march� de Kindu.

Que dit-il ?

Peu importe le corps, la foi ne meurt pas.

On y va. Demandez-leur s'ils ont besoin de quelque chose.

Un m�decin ?

Une femme est en couches et sans m�decin, elle va mourir.

- Qu'avez-vous dit ? - Qu'on en avait un.

On l'appelle docteur,

mais ce n'est pas un m�decin.

Il peut toujours aider.

Wreid est parfait pour recoudre les soldats,

mais un accouchement... Il n'en a pas vu un en 20 ans.

Elle risque de mourir s'il n'y a pas de m�decin. Donnez-lui une chance.

Je vais le chercher.

Faites-moi tourner !

Tourne, tourne...

Ouvrez les yeux. Tirez !

En plein dans le mille !

C'est bien. Tr�s bien !

Par l� !

Qui dit mieux ?

- C'est Wreid ? - Ils y sont depuis ton d�part.

Je vous ai sous-estim�.

Oh, on ne fait que s'amuser. La nuit va �tre longue.

- J'ai un patient pour vous. - Mettez-le sur la table de billard.

- Je vous conduis � elle. - Elle ? Elle est belle ?

Elle est en couches.

En couches ?

- Non... - Si. Allez, on y va.

C'est un si�ge.

Un quoi ?

Un si�ge.

Le b�b� ne peut pas sortir. Il faut ouvrir la femme.

Faites-le.

La plaisanterie a assez dur�, Curry.

Regardez mes mains.

Il me faut un verre. Je verrai ce que je peux faire.

Faites sans. Donnez-lui une chance.

Bon sang, Curry ! Vous d�passez les bornes.

Vous vous fichez de cette femme, vous voulez juste plaire � l'autre.

Taisez-vous donc et essayez de sauver cette femme !

La ferme, vous deux !

Vous !

Peu importe que vous soyez un m�decin, un ivrogne ou un incapable.

Peu importe qui vous �tes, faites quelque chose !

Faites quelque chose ! Essayez !

D'accord. Mais vous, sortez d'ici.

Ce n'est pas vous qui commandez ici. Dehors !

- Vous voulez de l'aide ? - Non. Non merci.

Mes s�urs...

Le docteur m'a renvoy�e aussi.

Il n'aime pas vos fr�quentations.

Trois heures ! Qu'est-ce que je fiche sur cette montagne ?

Je n'ai pas fini.

Essuyez, ma s�ur.

On ne peut pas tra�ner.

Je le sais.

C'est ce que je me suis dit.

J'ai demand� l'heure il y a une heure.

Je pensais encore pouvoir r�ussir. J'ai tout fait rater.

J'ai fait une petite erreur. J'ai perdu du temps.

Je m'�tais donn� deux heures.

S�ur !

Deux heures...

Taisez-vous, s'il vous pla�t.

Vous savez que vous n'avez pas la moindre chance de rester en vie ?

Vous ferez des �conomies comme �a.

Vous �conomisez une caisse de whisky.

Il vous reste deux jours, au mieux.

Le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Deux beaux jours...

apr�s toutes ces ann�es.

C'est beaucoup.

Je vous souhaite la m�me chose.

Je vais rester.

Au revoir, doc.

Bonne chance.

Au revoir, Curry.

Docteur Wreid ?

Par ici, les enfants. Vite !

O� est papa ?

D�p�che-toi !

Vous n'avez ramen� personne de la mission ?

Personne.

Les Simbas arrivent !

- Remonte le mortier. Vite ! - Allez-y !

Trois minutes.

On dirait un coup de feu.

C'est vrai. Moses est arriv�.

Les Simbas sont l� ?

Ma femme est dans ce train.

- Je ne peux pas la laisser... - Attendez.

On va attendre ici. On a besoin de vous.

On va attendre ici.

Vite. Et vous aussi !

Continuez � tirer !

D�marrez le train !

C'est bon !

Tirez !

Curry arrive. On y va !

D�marrez le train !

Continuez � tirer.

Courez, ne vous arr�tez pas !

Courez ! Plus vite, bon Dieu !

Mettez les diamants � l'int�rieur !

On sera bient�t hors d'atteinte.

Piti� non !

La loco est foutue ! On doit arr�ter le train.

Ils s'en prennent aux rails ! Allez !

Tiens-moi.

On y va.

Sortez tout le monde !

Dirigez-vous vers les collines.

Vous aussi !

Faites-les bouger.

J'ai besoin de toi, Kataki.

Henlein ! Ruffo !

Passe-moi les jumelles.

Ils sont devenus fous.

Ivres de hachich et de whisky.

Ce sont les camions de Moses.

Et si on y allait les premiers, dans l'h�tel ?

Oui. On pourrait faire diversion.

Et d�s que vous entendez tirer,

vous allez sur la place avec des soldats,

r�cup�rez les camions et on vous rejoindra.

Qu'en pensez-vous ?

C'est moche, mais on n'a pas le choix.

Pr�viens les autres.

Il te conna�t !

On te conna�t bien par ici.

Ne faites rien avant d'avoir entendu les grenades.

Allez !

Non ! L�chez-moi !

L�chez-moi !

Moses et les diamants sont dans cet h�tel.

Comment on va faire ?

J'ai une id�e.

Quoi ?

Fais-moi confiance.

- �a va ? - Oui. Ramasse-moi.

Prends le camion de devant.

D�s que tu entends le signal, fonce !

Les diamants sont sur la table.

Couvre-moi.

Grenade !

Oh, non !

Le camion d'essence...

Ils arrivent !

Vite, ils arrivent !

Henlein, gardez les armes � la queue du convoi.

- Les diamants dans le 1er. - Bonne id�e. Viens avec moi.

Allez !

Faites attention aux enfants.

- On se d�p�che. - Monte, Ruffo.

Vite, vite, vite !

- D�p�chez-vous. - Plus vite.

Partons.

C'est Wreid.

Et il n'est pas all� bien loin.

Au contraire.

Le fusil est chinois.

Pay� en roubles russes.

L'acier vient d'une usine allemande, construite avec des francs.

Il est arriv� ici sur une compagnie a�rienne africaine,

s�rement subventionn�e par les Etats-Unis !

Il n'est pas all� bien loin.

Faut que tu m'expliques quelque chose.

Je t'ai toujours suivi sans rien dire.

Je me disais que toute cette violence et ces silences...

c'�tait juste ta fa�on d'�tre.

Maintenant, je ne sais plus.

Est-ce que l'avenir de ce pays compte pour toi ?

Ou n'y a-t-il que les diamants et ta propre peau ?

Arr�te ce discours de "naissance d'une nation".

Laisse-moi.

Je tiens � cette nation.

T'as qu'� �crire un hymne et je saluerai

quand il sera jou�.

Oui, si on te paie pour le faire.

On me paie pour un travail.

Je fais le sale boulot

et j'ignore pourquoi on se retrouve ici

en m�me temps.

J'ignore pour qui le Dr Wreid est mort.

Ou les hommes qu'on a perdus hier.

C'est un myst�re complet pour moi.

Tu ne sais rien d'autre ?

Je ne sais rien d'autre.

Tu es un simple spectateur

qui regarde les natifs et leurs rites barbares.

C'est triste, Curry. Tr�s triste.

Dis-leur de descendre.

On fait une pause.

Caporal ! On fait une pause ici.

Tout le monde dehors !

Il nous faut de l'essence.

Je vais retourner � Msapa et envoyer un t�l�gramme

pour qu'ils nous parachutent

de l'essence et des provisions.

Ecoute la radio pour savoir si j'ai r�ussi, d'accord ?

Dis � Kataki de prendre l'essence des camions

pour cette voiture.

C'est parti !

Qu'est-ce qu'il a ?

Hein ?

Il est m�fiant.

Pardon ?

Si tu pars avec toute l'essence, tu pourrais continuer

et tu pourrais nous laisser en plan ici.

Je prends toute l'essence pour pouvoir revenir ici !

Tu as les diamants, est-ce que tu reviendras ?

Kataki vient avec moi.

- Ecoute... - Dis-lui !

J'ai tout entendu.

Si vous veniez, ils auraient vraiment des doutes.

Je ne me sens bien

que si je peux vous dire bonne nuit le soir.

Ruffo prendra soin de vous, vous serez en s�curit�.

Dites � Ruffo que vous lui faites confiance.

Vous venez de Paris ou de Bruxelles ?

Anvers.

Anvers !

Qui sait ? Un jour, vous pourrez me faire visiter.

Je ne serai pas long.

Je sais.

Monte, Kataki !

C'est quoi ?

Des provisions et des munitions.

- Pas besoin. - Tu ne sais pas.

Sauf si je me fais la malle !

Reste pr�s de la radio. Ils te diront quand ils arriveront.

Les querelles entre amis...

Ouais, � plus.

Des nouvelles ?

Pas encore, mais �a ne saurait tarder.

C'est difficile sans Curry.

C'est difficile avec lui, parfois.

Entre nous, il est dur et m�chant.

Il ne donnera jamais cette petite part de lui dont on a besoin.

Et �a fait mal.

Que faites-vous ?

Je souffre.

Il vaut le coup.

Striker Blue Force. R�pondez.

Ici, N-N-A Elizabethville.

R�pondez, Striker Blue Force.

Nous envoyons de l'essence et de la nourriture

qui seront parachut�es vers 10 h 00.

Termin�.

Ils doivent �tre l�.

Il les a cach�s.

Ils doivent �tre l�.

Dans ce...

Bon Dieu !

O� sont-ils ? O� sont-ils ?

Tu veux conduire ?

- Oui. - C'est parti !

C'est bien.

Appuie sur la p�dale. Et voil� !

O� sont-ils, sale garce ?

C'est toi qui les as.

De quoi parlez-vous ?

O� sont-ils ?

O� sont les diamants ?

- O� sont-ils ? - Je ne les ai pas.

Menteuse. O� sont-ils ?

O� sont les diamants ?

Je les veux.

L�chez-moi.

Kataki, tu seras un grand conducteur.

Un petit coup pour f�ter �a, �a te dit ?

Non, je conduis.

Je boirai � ta sant�.

Je porte un toast.

A un homme qui vaut mieux que moi.

A un homme qui a de la classe.

Il m�rite meilleur ami que moi.

Tu sais de qui je parle ? Hein ?

Ruffo !

Tu dois boire !

Allez !

Attends que je le voie, ce gros plein de soupe.

C'est Henlein.

Il est sur un radeau.

Il se dirige vers la fronti�re ougandaise.

Ne faites pas �a. Ruffo n'aurait pas voulu �a.

- Comment on va faire ? - Je tuerai son �me s'il le faut.

Ne le tuez pas.

Et comment ! Je vais le d�capiter !

Curry, vous �tes fou !

Vous �tes fou !

L�-haut...

Viens avec moi, Kataki.

Non.

Non ?

Non.

Que veux-tu dire ?

Qu'y a-t-il ?

Quelle tristesse, capitaine.

On a perdu Ruffo...

quelle tristesse.

Vous avez tu�...

comme �a !

Trag�die.

L'enfer !

On vient de l'enfer.

Je n'y retournerai pas.

Capitaine... je ne marcherai pas � c�t� de vous.

Je prendrai un autre chemin.

On ne parle pas souvent argent, alors pourquoi commencer ?

Tu as tes raisons et l'argent en est une.

Pour moi, c'est simple : c'est mon pays.

Je sais pourquoi je suis ici.

Un jour, on sera peut-�tre ennemis. Tu y as d�j� pens� ?

J'esp�re pas. �a ne me plairait pas.

Je l'accepterais, mais je n'aimerais pas �a.

Pourquoi vous arr�tez-vous ?

Allez chercher Kataki.

Capitaine.

Je veux passer en cour martiale

pour le meurtre du capitaine Henlein.

Je voyagerai non arm�.

Tu n'as plus � me saluer.

Je le sais, capitaine.

Corrig� & Synchronis� par Papous

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