All language subtitles for S1E3 - A Riddle For Puppets fr

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Original subtitles

OĂč est-elle ?

Elle attend dans la piÚce à cÎté.

Garde les cheveux longs !

Je les aime bien comme ça.

Ici, on n'a pas Ă  discuter les ordres.

Assieds-toi, Sid.

C'est l'heure de ma sieste.

Qu'y a-t-il de si grave ?

Je m'inquiÚte de ta santé, depuis cet examen.

...

Je l'espĂšre.

Ferme les yeux.

Laisse venir ton esprit jusqu'Ă  moi.

Laisse ton coms complĂštement libre de flotter.

Laisse-le s'imprégner de la couleur de l'air.

Je peux me passer de ce cirque.

Je le peux aussi.

Qu'est-ce que ça signifie ?

Que SƓur Janice connaüt tout de l'avenir.

Elle ne se réjouit pas de ce qu'elle sait.

Elle n'aime pas non plus le présent.

Qu'est-ce que ça veut dire, ça ?

Tu résides dans le luxe,

tu reçois des sommes importantes de tes clients,

ton nom figure sur les papiers, tutouches 50 %.

Si tu préfÚres retourner à l'usine,

tu es libre, tu sais.

...

...

Je représente tout ce que tu as.

â™Ș ai aussi Ëve, que ferais-tu ici sans elle ?

Que fais-tu, toi ?

Je f'ai tout appris, ma petite.

Je t'ai tout enseigné, en matiÚre de voyance.

Et tout ce qu'’'ily a dans cette maison,

c'est Ă  moi seul que tu le dois.

Tu as fait de moi ce que je suis.

Hélas, je crains de ne plus avoir besoin de toi.

C'est pas si facile que ça.

Un seuf! mot Ă  la police ou Ă  un journaliste,

et t'as plus qu'Ă  retourner Ă  l'usine. Tu le sais bien.

Ettoi, tu y gagnerais quoi ?

Rien ne me touche. Tu le sais, non ?

Je saurais me retrouver une autre associée.

- J'irais la pĂȘcher au fond de l'ocĂ©an.

Cette sotte pourrait faire ce que je fais ?

Si je lui apprends, oui.

Alors


Qu'est-ce que tu proposes ?

Que veux-tu, au juste ?

Nous avons des rentrées énormes.

Tu prends 25 %, le reste pour SƓur Janice.

Essaye de lire dans mes pensées.

Ça y est ?

Tu as ma réponse, restons-en là.

Bonne nuit, Sid.

Ravie que tu ailles mieux.

-

Nous allons avoir Ă  discuter.

Je m'en doute.

C'était comme vivre au fond de l'océan.

Pas vraiment la vie.

Comme dans un demi-sommeil.

Quelque part,

sur la frontiÚre du réel.

La chambre de la clinique avait une pĂąle couleur d'eau verte.

Et vous avez eu peur ?

De mourir ?

â™Ș aimerais ĂȘtre sĂ»re que ce sera compris des lecteurs.

Jamais je n'ai eu peur de mourir.

Je savais, c'est tout. Une sorte de certitude réconfortante.

...

Notre mort est inscrite à la naissance. On appartient à un ensemble sidéral.

Le temps est une pure invention de l'humanité.

...

Dieu m'a rappelée à la vie.

Il m'a laissé le pouvoir de me remémorer l'au-delà.

Des impressions du fond de l'océan.

Etle pouvoir de lire mon avenir ?

C'est faisable, oui.

- Vous liriez mes pensées ? - En partie.

LĂ , je sais Ă  quoi vous songez.

Vous voudriez une démonstration de ces choses incroyables.

C'est bien ce que je pensais.

Ce n'est pas une illusion.

Ilest10h20, jai quelques minutes Ă  vous accorder.

Nous faisons des démonstrations à la presse.

- Méme la presse locale ? - Surtout elle.

Je me méfie de la presse à sensation.

Fermez les yeux.

Essayez de ne penser Ă  rien.

Laissez la musique vous envahir.

Vous avez une forte volonté, Mme Columbo.

Relùchez cette volonté.

Libérez votre esprit.

...

Laissez votre corps flotter dans la couleur de l'air.

-

et musique.

...

Dans les 7 Ă  8 ans.

Un livret scolaire au nom de Jenny Columbo.

Classe de CE2, bonne en lecture, assez mauvaise en mathématiques.

D'autres photos, dont une assez passée.

Un jeune policier en uniforme.

Et une photo récente.

Le mĂȘme, en civil, aux cĂŽtĂ©s de Mme Columbo.

Un permis de conduire numéro


Des numéros.

Des numéros.
.

Et une petite fille.

Il faut surtout pas vous en faire pour Jenny.

...

Elle fera des progrÚs en arithmétique trÚs bientÎt.

Oh ! Restez tranquille.

En tant que Balance,

Îl me semble que gĂ©nĂ©ralement, vous espĂ©rez trop de votre entourage.

Quelqu'un qui vous est cher.
..

Votre mari me semble exercer une dangereuse profession.

...

Je vois le danger.

Le danger semble ĂȘtre Ă  nos cĂŽtĂ©s.

Un danger mortel.

Porte de la mort.

Oh, je m'excuse !

Ce n'est pas vous.

C'est proche de moi !

La mort.


Oh, c'est Sid !

Sid Russell !

Bonjour, Sid.

Comment ça va, ce matin ?

â™Ș ai dit "bonjour”.

Mais est-ce un bon jour, le dernier qu'on a Ă  vivre ?

Ça ne l'effraie pas, Sid ?

Peut-ĂȘtre n'as-tu pas peur de mourir ?

Tu devrais, pourtant.

La mort est inscrite en nous dĂšs notre naissance.

Tu m'as tout appris.

Mais je ne suis plus ta chose.

Je ne t'appartiens plus.

On aurait pu s'arranger.

Mais tu ne m'as pas écoutée.

C'est pour ça que je vais te tuer.

...

Il serait temps de me parler.

Tu n'as plus guĂšre de temps.

Tu vas sombrer dans les tréfonds de l'océan.

Et flotter pour l'éternité.

Vous ĂȘtes chez SƓur Janice.

Qu'elle vienne tout de suite !

Elle est avec une cliente.

Je nren fiche !

Elle est trÚs occupée. Mais je la verrai tout à l'heure.

Écoute-moi, Sid.

Je suis avec quelqu'un.

Une dame journaliste.

Qui voudrait écrire un article sur Janice.

Elle témoignera que j'étais avec elle,

dans cefte piĂšce,

au moment précis de ta mort.

C'est dans l'ordre des choses.

Tu peux toujours éteindre la télé.

La peur te paralyse ?

Serais-tu effrayé, Sid ?

C'est la plus incroyable expérience que j'ai vécue de ma vie.

Navrée de vous avoir fait peur. I nr'arrive aussi de me faire peur.

Figurez-vous que M. Sid Russell est mon associé.

Excusez-moi, je dois l'appeler.

- Bonjour, je suis Êve. - Et moi, Kate Columbo.

...

Il ne répond pas.

...

Je suis sûre qu'elle deviendra la vÎtre.

Ça, c'est une matinĂ©e que je ne suis pas prĂŽte d'oublier.

Revenez quand vous voulez.

...

Sid a appelé.

Il avait l'air trĂšs mal, tu sais.

Je peux te parler de quelque chose ?

Bien sûr.

Je sais que tu ne m'aimes pas.

Depuis que Sid mva fait venir avec lui.

Mais je voudrais devenir ton amie. Une vraie amie.

Tu n'as rien Ă  craindre de moi.

Il mrarrive de deviner tes pensées.

Sans le secours de trucs.

Je sens tes pensĂ©es dans ma tĂȘte.

â™Ș ai toujours su faire ça.

Et je sais que tu détestes Sid.

Site plaßt, ne me déteste pas.

Excusez-moi, c'est M. Sid Russell ?

C'était Willy à peu.

â™Ș aimerais avoir quelques dĂ©tails.

â™Ș enquĂȘte pour l'hebdomadaire de mon quartier.

C'est vous, la dame Ă  temps partiel ?

Ma mÚre disait que j'étais une femme à temps complet.

C'est ce que je voulais dire.

On m'a dit que quelqu'un a entendu tirer.

Je ne m'y intéresse pas. Le mort a fait un infarctus.

Il était sous contrÎle médical sévÚre.

Il avait subi une intervention à causo de ça.

Pour les coups de feu, allez voir le sergent.

Il devait ĂȘtre devant la tĂ©lĂ©, Ă  cette heure-lĂ .

â™Ș ignore ce qu'il regardait, mais sĂ»rement quelque chose d'horrible.

Puisqu'il a cassé son récepteur.

Avant de tomber mort d'une attaque.

Et un des voisins aurait entendu tirer ?

C'est ce qu'il dit, mais ça venait peut-ĂȘtre de la tĂ©lĂ©.

- L'autre voisin n'a rien remarqué ? - l'appartement est inoccupé.

Mais ĂȘtes-vous pressĂ©e par la sortie de votre journal ?

Non, il ne sortira que mardi.

Mardi prochain ?

AprÚs la réunion de parents d'élÚves de lundi.

Sergent, le poste est sur le canal 4.

Vous savez ce qu'il y a, Ă  cette heure ?

...

À 10 h, il est rare que je regarde la tĂ©lĂ©.

Ce sont Les Contes de ma mĂšre l'Oye.

Ily aurait des coups de fusil, dans Les Contes de ma mĂšre l'Oye ?

C'est peut-ĂȘtre une adaptation trĂšs libre.

Je vais aller voir ça.

Est-ce qu'il avait mis ses pantoufles ?

Pardon ?

Ses pantoufles.

Il portait un pyjama.

Et rien aux pieds ?

Rien aux pieds.

Il aurait cassé la télévision à coups de pied, mais pieds nus ?

Il a peut-ĂȘtre jetĂ© quelque chose contre.

Jeté quelque chose ?

Quoi donc ?

En dessous ?

Ćž a rien du tout.

la pu reposer l'objet.

Avant d'avoir son attaque ?

Madame, interrogez le médecin.

C'est déjà fait.

â™Ș aurais dĂ» m'en douter.

â™Ș ai voulu le joindre au tĂ©lĂ©phone, un policier a rĂ©pondu.

Alors je suis venue me rendre compte.

Mme Columbo...

Je suis désolée de la mort de votre ami.

Vous vous connaissez ?

Nous nous sommes vues ce matin. Elle avait prédit cette mort.

C'est exact, j'ai eu une forte intuition.

C'est là qu'on l'a découvert ?

Oui, madame. Dans la chambre.

Vous saviez qu'il portait un stimulateur ?

Il était cardiaque.

Quand cette prémonition lui est-elle venue ?

Il devait ĂȘtre 10 h 30, Ă  l'heure oĂč M. Russell mourait.

- Et vous étiez ensemble ? - Qui.

...

Ma femme en a eu beaucoup, mais jamais ça n'a réussi.

Le sergent dit qu'un voisin aurait entendu tirer.

Il dit aussi que M. Russell aurait brisé sa télé dans un accÚs de fureur.

Peut-ĂȘtre ne regardait-il pas la tĂ©lĂ©.

Pas Les Contes de ma mĂšre l'Oye, en tout cas.

Que pensez-vous trouver ?

...

Ça, peut-ĂȘtre.

Un appareil fonctionnant avec des bandes.

C'est la vidéo, c'est ça ?

Ça a l'air d'ĂȘtre ça.

- C'est peut-ĂȘtre ce qu'il regardait. - C'est vide.

Il n'y Ă  pas de cassette. â™Ș en vois pas.

Alors Les Contes de ma mùre l'Oye, dans ce cas


Sont terriflants.

Mme Columbo, je ne suis pas du genre superstitieux.

Croyez-moi, j'ai déjà assez de mal à bien faire marcher cet hebdomadaire.

â™Ș ai perdu mes illusions quand je me suis aperçu


Qu'au-dessous de la glace, les cornets de gaufrettes étaient vides.

â™Ș ai perdu le reste lors de mes 3 ans au Buffalo Evening Times.

Vous voulez un café ?

Merci, non, j'ai pas le temps.

â™Ș ai la petite Ă  aller chercher et ma cuisine Ă  nettoyer.

Ça vous intĂ©resse, 300 mots sur la dame

qui à remporté le concours de culture de roses ?

â™Ș ai jamais aimĂ© les roses.

M. Alden, j'Ă©tais dans la mĂŽme piĂšce en mĂȘme temps qu'elle.

Elle m'a bien parlé de Jenny.

Balivernes.

- Elle sait ce que fait mon mari ! -Ya un truc.

Elle a dit aussi que Sid Russell allait mourir.

Elle l'a poussé ?

Vous n'avez aucune raison de dire ça.

Mme Columbo, pourrais-je connaĂźtre votre signe astrologique ?

Bien sûr. Je suis Balance.

â™Ș Ă©tais sĂ»r que vous le saviez.

Et moi, je suis quoi ?

...

Moi non plus, et je tiens pas Ă  le savoir.

Au revoir, Mme Columbo.

â™Ș aime votre article sur le concours de roses.

À un de ces jours, M. Alden.

Que se passe-t-il donc ?

Je crois que je viens de voir la lumiĂšre verte.

Celle qui luit dans les profondeurs de l'océan.

M. Howard Dann :

Îl a quittĂ© le bureau vers 11 h et a passĂ© sa journĂ©e aux courses.

Il a parié gros dans 4 courses, et a tout perdu.

Qu'avons-nous sur Mme Carfield ?

Mme Canfield...

Il y a deux jours, Ă  14 h 20,

elle avait rendez-vous devant l'entrée du Royal Crest Hotel.

Ce quelqu'un était blond, la quarantaine, athlétique.

Ils ont pris la chambre 714. Elle est rentrée avant son mari.

Merci, Éve.

â™Ș ai bien travaillĂ©, non ?

-

C'est trĂšs bien.

Oh, j'ai peut-ĂȘtre autre chose.

Une femme tenant une valise Ă  la main

a pénétré dans l'appartement de Sid Russell.

Il était 16 h. Sid était à la clinique.

Elle est allée dans l'appartement voisin

et est passée dans celui de Sid.

Tu as mieux travaillé que je l'attendais.

Tant mieux, alors.

Nous voilĂ  seules, toutes les deux.

Il nous faudra nous épauler, si on doit continuer.

Il faut nous faire confiance, n'est-ce pas ?

Je sens que tu es prĂȘte Ă  me croire.

...

Il venait juste d'ĂȘtre dĂ©corĂ©.

Et le mobilier est pratiquement tout neuf.

Nous avons nos meubles, madame.

Je mettrais le canapé à cet endroit,

et le grand fauteuil ici.

Ce sera parfait.

Nous avons ici des personnes trĂšs tranquilles.

Des avocats, des médecins, des patrons


Et nous allons sĂ»rement avoir SƓur Janice.

Je vous demande pardon ?

SƓur Janice, la voyante.

Elle est intéressée par notre appartement d'à cÎté.

Nous en avons deux autres. Le 627 et aussi le 403.

Si vous voulez les voir, c'est facile.

En sortant, laissez les clés au gardien. Comparez.

Merci. J'adore déjà celui-ci.

Alors je vous laisse y penser à votre gré.

Imaginons que le programme soit ridicule.

514, Beverly nord. Un passager aftand.

29 ? OĂč ĂȘtes-vous ? RĂ©pondez.

29, j'écoute ! Excusez-moi, patron.

Une jolle fille passait.

10-4, Charlie.

Ça y est, Jenny.

VoilĂ  pour toi.

...

Pour quoi faire ?

Parce que je sais que tu es en excellente santé.

Pas de piqûre, aujourd'hui ?

Une piqûre ?

- Oui. - Pourquoi ? Tu en voudrais une ?

Alors ça, non.

Alors, ça va. Il n'y en à pas d'inscrite

sur le registre.

Marnan disait que j'allais en avoir une.

On pourrait la lui faire.

Tout, mais pas ça. OĂč en ĂŽtes-vous ?

- J'ai gagné un joli ballon ! - Oh, magnifique.

- Je peux vous parler une minute ? - Bien sûr.

Attends-moi à cÎté, ily a des magazines.

- J'ai pas eu de piqûre ! - T'en reviens pas, hein ?

Eh bien, je vous écoute.

Parlez-moi des stimulateurs.

Vous voulez dire
 cardiaques ? Des pacemakers ?

- Oui. Des pacemakers. - Vous ĂȘtes cardiaque ?

...

- Votre mari ? - Le sien est en or, pas de danger.

â™Ș Ă©cris juste un article sur le sujet.

Pour le pacemaker, il aurait fallu s'adresser Ă  un cardiologue.

Mais je ne pense pas que ce soit nécessaire.

â™Ș en ai un lĂ , et je peux en parler.

Je suis prĂȘte Ă  vous Ă©couter.

Vous ĂȘtes un ĂȘtre trĂšs affectueux, Mme Canfield.

Vous avez besoin d'amour.

Je le ressens trĂšs fort.

-

Ily à une personne


Un homme blond,

qui n'est pas votre mari, mais qui tient Ă  vous.

Vous méritez son affection.

Cette personne
.

A une énorme importance, dans votre existence.

Et c'est réciproque.

...

Merci mille fois.

Nous ĂȘtes une femme trĂšs attachante, Mme Canfield.

Vous ĂȘtes trĂšs attachante, Mme Columbo.

â™Ș aurais plaisir Ă  mieux vous connaĂźtre.

Je crois que ça viendra.

SƓur Janice a rĂ©ussi Ă  me faire ressentir de curieuses sensations.

C'est comme une sorte de prémonition.

Mme Columbo.

Quel plaisir !

Je suis juste venue passer un moment.

...

...

Excusez-moi.

Voulez-vous du thé ?

Non, merci. C'est au sujet de mon article.

Vous ne voyez pas d'inconvénient

à ce que je parle de votre prophétie concemant M. Russel ?

Pas du tout. J'ai déjà reçu des appels des gens de la presse.

C'est le mot "prophĂ©tie” qui me choque.

Ça n'Ă©tait qu'une intuition, rien d'autre.

Je vais choisir les mots avec soin, SƓur Janice.

Je ne vais rien dire de précis sur l'affaire du bloc-notes.

Ni sur celle du trousseau de clés.

...

Je me souviens que dans ma voiture,

je l'ai sorti et j'ai pris des notes pour notre entretien.

Et j'ai rangé le trousseau de clés en le posant au fond de mon sac.

Puis nous avons parlé, vous et moi.

â™Ș ai encore pris des notes et j'ai remis le bloc dans mon sac.

Je vous ai suivie dans la piĂšce sombre.

- Vous vous en souvenez ? - Je m'en souviens.

Etlà, vous avez parlé en donnant de remarquables détails sur ma personne.

Dans la voiture, j'ai repris le bloc et trouvé mon trousseau

curieusement accroché en haut du bloc.

Vous voyez ? Comme ça.

Il semble que l'argument soit vague.

Il est pourtant clair.

Quelqu'un a fouillé dans mon sac quand nous étions ensemble.

Vous nous accuseriez de pratiquer une espĂšce de tricherie ?

C'est ça. C'est bien une accusation.

Vous truquez.

Vous savez ce que la police a trouvé sur Russell ?

Non. Je pense que vous allez me dire ce que c'est.

Il a eu deux accusations pour escroquerie.

Spécialiste de la fausse voyance de grand luxe.

A-t-on réussi à le condamner ?

-

Il a toujours été acquitté.

Vous savez...

Des milliers d'accusations du genre nous parviennent.

Si ça résout le mystÚre des prouesses de ma fille,

ça ne résoudra pas la prédiction du décÚs de Russell.

Je vais tout de mĂȘme vous donner une prĂ©cision.

Quel que soit le “truc” que nous utilisons,

puisque c'est le terme choisi,

je peux vous assurer que 4 fois, 4 fois au cours de mon existence,

jai eu d'authentiques prémonitions sur la mort de certaines gens.

La premiĂšre fois, j'avais 11 ans.

â™Ș ai vu ma mĂšre nous quitter.

La seconde,

je venais d'avoir 20 ans.

â™Ș ai eu la prescience de la mort d'un homme que j'adorais.

Quant à la troisiÚme fois, c'était Sid.

La quatriĂšme fois,

c'était la nuit derniÚre.

â™Ș ai eu un pressentiment.

â™Ș ai vu un autre dĂ©cĂšs s'inscrire dans notre entourage.

Le mien ?

Celui d'Êve ?

Ou peut-ĂȘtre bien le vĂŽtre.

Je n'ai pas réussi à avoir d'autres détails.

C'est dommage.

Il nous suffit d'attendre.

Merci de votre visite.

Merci de m'avoir reçue.

Soyez trĂšs prudente.

Alors, Janice ?

ÉÊve, que crois-tu gagner en faisant ça ?

Je voudrais t'aider.

Je suis certaine que je peux ĂȘtre utile.

Elle sait que tu t'es servie de son sac.

Je ressens un grand danger.

Tu sais que le revoiver de Sid n'est plus au mĂŽme endroit ?

Assieds-toi, Janice.

Qu'est-ce que tu veux, Eve ?

Je suis SƓur Êve.

Note-le.

C'est notĂ©, SƓur Ève.

Jenny ! C'est pas ce livre-lĂ , qu'il fallait.

C'est un vieux bouquin. Il fallait prendre l'autre.

- J'ai tout raté ? - C'est pas toi.

C'est le bouquin qui s'est trompé. Regarde.

Il faut faire comme c'est écrit là.

Je sais pas pourquoi je garde ces livres.

-

Aurais-tu envie d'aller chez tante Lucy ?

Utilisez l'écouteur relié à l'émetteur.

Apprenez Ă  Ă©couter et parler en mĂȘme temps.

Asseyez-vous bien droite.

Bien détendue.

Fermez les yeux.

Ayez l'air trĂšs calme.

Posez vos mains sur les accoudoirs du fauteuil.

Ne soyez pas nerveuse.

Caime et concentrée.

C'est intéressant.

Comme ça, mais sans raideur. Détendez-vous.

Vous voulez qu'on vous croie.

...

Tout va s'imbriquer.

Les lumiĂšres, la musique.

Montrez-moi.

Fermez les yeux.

Entendez la musique.

Laissez votre corps flotter dans la couleur de l'air.

C'est presque fini.

C'est pas mal. Je crois que nous y arrivons.

N en a une bien meilleure que ça.

â™Ș ai passĂ© la journĂ©e Ă  visionner.

La série des leçons de Sid Russell.

Je trouve ça passionnant.

Mais attendez de voir la meilleure.

Mme Columbo...

Une petite minute.

Bonjour, Sid. Comment ça va, ce matin ?

Je dis "bonjour", mais...

Mais est-ce un bon jour, le dernier qu'on a Ă  vivre ?

Vous voulez la suite ?

-

Ça ne l'effraie pas ?

OĂč l'avez vous trouvĂ©e ?

Je faisais un gĂąteau avec ma fille.

Je n'arrivais pas Ă  remettre le livre en place.

Y en avait un de trop.

De la mĂȘme façon, je n'ai pas rĂ©ussi Ă  remettre la statuetto.

Je me suis dit que vous étiez passée ici le jour de la mort de Russell.

AprÚs avoir retiré la cassette, vous l'avez rangée

à cÎté des autres.

Et bien sûr, la statuette ne pouvait plus entrer.

Vous voyez ?

Pourtant, elle y était.

Vous insinuez que j'ai tué Sid Russell avec un enregistrement ?

L'appareil a été programmé pour 10 h 30.

...

Ce coup de fou que le voisin a entendu.

Tu peux éteindre le récepteur.

À moins que tu aies peur de te dĂ©placer.

Est-ce que tu as peur, en ce moment ?

â™Ș ai retrouvĂ© ces piles.

...

Avec cette horloge.

Son fil de contact allait tout droit à la télévision.

Un arni nra dit que cet appareil a servi à déclencher une explosion.

Celle qui a fait sauter l'écran.

Juste en mĂŽme temps que vous diriez.

â™Ș aurais fait mourir Sid de peur ?

L'idée est assez extravagante.

Mon rédacteur à fait des recherches dans les archives.

Il a dĂ©couvert qu'avant d'ĂȘtre ce que vous ĂȘtes,

vous étiez dans une usine de constructions électroniques.

Etily a cela, aussi.

Un émetteur-récepteur CiBi

qui a perturbĂ© son stimulateur et a stoppĂ© son cƓur.

Il n'est pas mort de peur, SƓur Janice. Ça a juste aidĂ©.

â™Ș ai compris le systĂšme.

Ily à cet autre appareil, réglé sur 10 h 30 aussi,

qui déclenche la CiBIi.

L'antenne est dans l'autre appartement, prĂšs de la cloison.

Les ondes de la radio ont interféré avec le stimulateur.

Je ne saurai entrer dans les détails.

Ce qui est sûr, c'est qu'on s'est servi de la CIBi,

...

Ily a le mobile, aussi.

Sur l'enregistrement.

Je crains que cette idée ne soit extravagante.

Pourquoi avez-vous fait cela ?

Sans doute car je ne vous apprécie pas.

â™Ș ai horreur des charlatans. Vous vivez de la peur du monde.

Je peux m'occuper d'Ève.

Elle ne pense qu'Ă  prendre la succession.

Mais vous nous g°nu.

Vous allez me tuer ?

Je suppose qu'il va le falloir.

Alors annoncez-le Ă  nos auditeurs.

Dites-le à tous les chauffeurs, aux camionneurs qui nous écoutent.

N'hésitez pas. Allez-y, parlez.

Ils ont sûrement entendu nos paroles.

Sam, t'as entendu ? Quelqu'un a parlé de tuer.

Ouais, j'ai entendu. Vous avez entendu ?

Qui est SƓur Janice ? Qui veut-elle tuer ?

AII6 ? Je suis Kate Columbo.

â™Ș aimerais contacter la police.

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