All language subtitles for S1E2 - Murder Is A Parlor Game

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Original subtitles

Cours de self-défense pour femmes

Par le prefasseur lan A. Moriey

Ă€ Scotland Yard,

jai appris mille et une manières de maftriser un malfaiteur.

La personne arrêtée est un adversaire qui va se défendre

et qui a, elle aussi, mille et une manières de nous résister.

Je vais vous donner quelques-unes de mes recettes pour vous défendre.

Pas besoin d'un arsenal compliqué.

Prenons des choses simples que nous avons à notre portée.

Appelons ça notre arsonal ménager.

VoilĂ  que dans la noirceur de la nuit,

un inconnu...

vous attaque.

...

Servons-en-nous comme d'une arme de plusieurs façons.

D'abord, pointez…

Emu lfl, sabrez.….

Et fauchez !

Agrippez.

...

Soyons sérieux, mesdames. Autre chose.

Mme Steinhardt, vos clés.

Un trousseau de clés peut être une arme mortelle,

si on sait comment porter les coups.

Un geste large, dans les deux sens.

Ensuite, vous prenez vos jambes Ă  votre cou.

Voyons un peu ce qu'ily a dans votre musette.

Oui, il est très lourd.

Vous devez aussi avoir des muscles d'acier,

Mme Columbo.

Vous avez une arme,

un bon coup Ă  la tĂŞte, surtout si on le fait tourner.

Un vilain coup à l'oreille du méchant.

En matière de masse d'armes,

on a fait plus pratique et moins encombrant, aussi.

Un siylo qui projette un gaz qui aveuglera un assaillant.

L'odeur est écœurante.

Nous parlerons de son application la prochaine fois.

En attendant,

avec votre permission,

nous allons plonger

Qu'avons-nous lĂ  ?

Je me sens gêné.

Il a été publié récemment.

Une œuvre de criminologie, Les Sept Meurtres impunis,

par lan À. Morly, un personnage au caractère génial.

C'est un ancien inspecteur mis Ă  la retraite.

Je vous le recommande.

Pensez Ă  passer chez le libraire,

pas à la bibliothèque où les livres sont prêtés.

Une autre arme.

Une carte plastifiée qui peut être aussi coupante qu'un rasoir.

Un coup au visage de l'assaillant peut ĂŞtre d'un grand secours.

D'après cette carte,

j'en déduis que,

sans doute,

la titulaire, Kate Columbo, est soit cambrioleuse,

soit une journaliste.

Une cambrioleuse, car il est facile d'ouvrir une serrure.

Mais c'est une carte de presse. De l'Annonceur Hebdomadaire.

Notre journal local. Roulé, ça pout faire matraque.

Très impressionnant.

Tenez.

Et si je vous attaque, Mme Columbo,

que faites-vous contre moi ?

Je prends le siylo Ă  gaz dans votre poche

et je vous en envoie une bonne giclée.

Celui-lĂ , c'est mon stylo Ă  plume.

Signez le livre pour vous faire pardonner.

C'est la moindre des choses.

De la part…

De la part de l'auteur.

Ă€ mon mortel...

adversaire.

- M. Carmichael ? - Qui.

Ian Moriy.

M. L'inspecteur, entrez, je vous en prie.

Merci d'avoir accepté mon invitation. Je vous débarrasse.

-

♪ avoue que votre appel de ce soir m'a surpris.

C'est ce que j'espérais.

- Un feu est le bienvenu, par ce temps. - Oui.

Je vous l'ai dit, jai beaucoup aimé votre livre.

Un peu de brandy ?

-

Tenez.

-

Les compilations de 7 crimes qui n'ont jamais trouvé leur solution.

Vous auriez pu l'appeler :

Les 7 Meurtriers impunis.

Je retiens ce titre excellent. À votre santé.

Pour mon prochain bouquin,

si jai le courage, Ă  nouveau, de faire ce travail.

Vous parliez d'un cas similaire.

♪ espère que vous le trouverez aussi fascinant que les vôtres.

En particulier celui de Lilli Corday.

Admirable, je le reconnais.

Et ce meurtre. Qui est la victime ?

Vous le serez.

...

Oh, mon Dieu.

Est-ce que ce serait…

Vous ĂŞtes Carmichael ?

Celui du livre ?

Le Carmichael de Lilli ?

Le Meurtre de Lilli Corday

C'était un curieux meurtre.

Il a des années et des années, déjà.

Je croyais que vous vous étiez noyé dans la Tamise,

le soir où la police vous a arrêté alors que vous étiez innocent…

C'était vous, le meurtrier.

Où avez-vous pris ce genre d'idée ?

L'inspecteur du livre est bien renseigné.

Une femme qui se prostituait a été éventrée

par un jeune politicien. La prostituée le faisait chanter.

La police a conclu,

vu vos relations

avec Lilli Corday, que vous étiez son assassin.

Cette affaire a détruit mon existence.

Elle doit aussi détruire la vôtre.

-

Je n'étais môme pas.…

Chargé de cette affaire.

Jamais je n'aurais mis ce meurtre dans mon recueil,

...

Mon très cher monsieur, votre argument est absurde.

Je peux vous en donner la preuve.

Abstenez-vous de presser la détente. Ça me prendra quelques secondes.

Je peux écrire quelque chose ?

En une seconde, vous allez ĂŞtre convaincu.

Oh, mon Dieu.

AĂŹlĂ´ ?

Je suis M. Carmichael.

Je suis présentement au Country Club, c'est un hôtel.

♪ ai besoin d'aide. Je ne souhaite plus vivre.

...

Je suis effrayé.

Je tiens Ă  la vie. Je veux mourir.

-

Vous m'entendez ?

-

Je peux vous aider ?

Oh, bon sang !

Comment, oĂą vous l'emmenez ?

Avec les suicidés, bien sûr.

Allez, on rentre, les gars. L'affaire est classée.

Inspecteur Morly !

Mme Columbo...

C'est ça ?

♪ étais… Ils sont tous partis.

Eh bien, sans doute.

Vous aidez la police ?

Non, je n'ai fait que répondre à une simple invitation.

♪ ai reçu un coup de téléphone de M. Carmichael.

Il ne s'appolait pas du tout comme ça.

Pardon ?

Il louait ici sous ce nom, mais son vrai nom serait Saunders.

C'est ce que j'ai entendu dire par le sergent Boone.

Je ne le connaissais pas du tout

ce Carmichael ou je ne sais qui.

Il se serait suicidé.

Il avait d'importantes choses Ă  me dire.

Il a voulu me rencontrer ici, Ă  son appartement.

Ce n'est pas son appartement.

Je saisis mal.

Ce n'était qu'une location.

Jamais il n'a vécu à cet endroit.

Mais j'ai trouvé ça par terre. Ça doit lui appartenir,

je suppose, non ?

- Ila brûlé l'autre. - Comment ?

Là, dans la cheminée.

Vous sentez l'odeur ?

Oui, c'est écœurant.

♪ ai demandé au sergent Boone

ce qui pousserait un suicidé à brûler ça avant de se tuer.

Il n'a pas eu envie d'en discuter. Vous avez une théorie ?

...

Est-ce que vous connaissiez le suicidé ?

♪ ignore qui c'était.

Quelqu'un a prévenu la police

et j'étais là.

♪ étais venue pour le journal.

Votre journal local !

Je ne travaille qu'à mi-temps. ♪ ai une petite fille.

Ça doit être intéressant.

♪ écris souvent sur les réunions de parents d'élèves.

Si nous allions quelque part prendre une tasse de thé ?

Ily Ă  rarement des meurtres, ici

Des meurtres ?

Je me demande si c'est vraiment un suicide.

Pourquoi ne serait-ce pas un suicide ?

Ces tableaux.…

Ces deux-lĂ  ne sont pas Ă  leur place.

Je suis sûre que vous l'avez remarqué.

Ces tableaux sont des reproductions pas très bonnes.

Regardez la trace. Ça peut être d'un grand intérêt.

Vous croyez ?

Ça veut dire qu'il y avait ici un tableau plus grand

et que c'était sûrement l'autre qui à une trace plus petite.

Oui, c'est très possible.

Mme Columbo, si nous allions prendre ce thé ?

...

...

Je voudrais décrocher ce tableau et le mettre de l'autre côté.

Regardez ce qu'on va trouver.

C'est une balle qui à fait ce trou. Ça doit être ça.

N'est-ce pas ?

À première vue, bien sûr, on dirait que…

Ça peut être une balle.

Tant mieux. ♪ ai prévenu le sergent.

Ah bon ? Une idée splendide.

- Vous êtes un vrai détective. - C'est gentil.

Je vais dire ça à mon patron. Un petit détail !

- Mais notre thé va refroidir ! - Regardez.

- Un autre détail ne marche pas. - Là, à première vue...

Regardez de quel côté l'éclairage arrive sur la toile.

C'est un choix de l'artiste.

Sans doute…

Mme Columbo.

Mais il a peint une ombre, ici.

Pourquoi aurait-il fait ça ?

Le peintre auquel vous faites allusion s'appelait Rembrandt.

Cette toile s'appelle l'Officier.

Rembrandt l'a peinte ily Ă  plus de 300 ans.

Son éclairage reste un mystère. Personne ne peut l'expliquer.

Méme le plus fin limier comme vous et moi.

Le thé nous attend, Mme Columbo.

Malgré votre charmante conversation,

vous ne pensez qu'Ă  la balle dans le mur.

Je dois bien reconnaître qu'en effet, je ponse beaucoup à ça, Mme Columbo.

- J'essaye de saisir Carmichael. - Saunders.

Saunders, oui. Carmichael..

Je l'imagine au bord d'un précipice émotionnel.

Mourra-t-il ou pas ?

Que veut-il ? Le sait-il ?

Veut-il réellement mourir ?

Pour mieux comprendre, il tire une de ses balles dans le mur.

Il décide d'échanger les tableaux et on ne verra plus le trou.

Cette balle est la preuve qu'il voulait se tuer,

mais qu'au dernier moment..

Mais qu'au dernier moment, Ya changé d'avis.

Et la raison qui l'a amené à intervertir les toiles

devait ĂŞtre le souci de se cacher la chose Ă  lui-mĂŞme.

Ça alors, c'est vraiment de la psychologie.

C'est une suggestion.

♪ aurais fait une autre analyse.

♪ aimerais que vous me la donniez.

Un autre homme pouvait ĂŞtre lĂ . Il Ă  fait feu sur son hĂ´te

et l'a manqué.

Ou Carmichael a tiré sur l'autre

et cet autre a réussi à le tuer en lui arrachant son arme.

Un meurtre ?

C'est une suggestion.

Pourquoi aurait-il passé ce coup de fil ?

Pourquoi mettre cette galoche… cette chaussure en caoutchouc

dans le brasier ?

Je crois, monsieur l'inspecteur,

que vous allez aider la police.

Cette enquête vous plaît plus que vous ne l'admettez.

♪ ai enquêté presque toute ma vie, Mme Columbo.

Maman, ici l'ordinateur.

Oui, Jenny, j'écoute.

Je veux dire bonne nuit Ă  papa.

Je connais. Tu vas rester debout jusqu'Ă  3 h.

Qu'est-ce que tu fais ?

♪ écris un article sur une dame quia vécu 95 ans

en ne buvant que du jus de choucroute.

On joue Ă  un jeu ?

♪ ai une meilleure idée.

On va jouer Ă  un jeu ensemble.

Ă€ quoi on va jouer ?

C'est simple : on dit "oui”, "non” ou "peut-être".

Un monsieur est chez lui, dans sa chambre.

Aitention, il est chez lui

et il ne sort pas. Pourquoi ?

Il fait sa toilette ?

-

Est-ce qu'il est tout seul, dans la maison ?

-

C'est un homme riche dans une grande maison.

Sa chambre a un ascenseur en panne.

Tu connais l'histoire !

-Tu me l'as racontée il y a un mois. - À toi de raconter.

Alors écoute.

...

Un monsieur est dans sa chambre.

Ily Ă  un feu de bois, chez lui. Il est triste.

Il prend une chaussure et la fait brûler dans la cheminée.

Pourquoi ?

Ily Ă  personne d'autre, dans la chambre ?

...

- Qui, non ou peut-ĂŞtre ? - Peut-ĂŞtre.

Il est gelé et Îl à rien d'autre que sa chaussure à brûler.

-

Il a quelqu'un à embéter.

C'est peut-être ça.

Sa mère l'oblige à la brûler parce qu'il salit e parquet.

Ridicule, ton histoire !

- C'est quoi, la réponse ? - J'en ai aucune idée.

C'est un jeu drĂ´lement idiot.

C'est un jeu qui sert Ă  endormir les enfants.

Tu n'arrĂŞtes pas d'y penser et tu f'endors.

Bonne nuit.

"Maurs

C'est pour faire une blague aux voisins avec l'odeur.

Walter adore ça. Il fait brûler son ballon de plage.

Walter a fait ça ?

Il est super drĂ´le.

Ça doit être drôle, sûrement.

Bonne nuit. Repenses-y.

Ça m'étonnerait que je trouve.

Pour toi, Emily. Avec toute mon affection.

C'est très gentil, chéri.

Donnes-en une Ă  Mme Columbo.

- Sacre…. -lan!

Pardon, je me suis piqué le doigt avec une épine.

Va f'asseoir près de madame.

Ravi de vous revoir.

Quelle délicatesse.

Vous semblez si heureux, dans votre jardin.

...

Je vais apprendre Ă  Mme Columbo Ă  faire de la marmelade.

De son côté,

elle va rm'apprendre Ă  faire les dum sim.

Les dim sum. C'est chinois et c'est bon.

Quelle excellente nouvelle !

...

Vous allez ĂŞtre ravi.

Vraiment ?

Tiens, chéri.

Savais-tu que le mari de Mme Columbo est lleutenant dans la police ?

-

...

Il travaille Ă  la crim de Los Angeles.

Nous nous verrons sûrement un jour.

Mme Columbo, dites-moi votre nouvelle.

Vous savez, la chaussure brûlée ?

...

Dans la cheminée.

Mme Columbo nra tout expliqué.

Les chaussures de Carmichael.

Son nom est Saunders, chéri.

Si on a brûlé ce caoutchouc, c'est pour recouvrir une odeur.

Vous le pensez vraiment ?

Le sergent a dit ça aussi.

Mais il a réexaminé le mort. Savez-vous ce qu'il a découvert ?

Ian, tu ne vas jamais le croire.

La barbe du mort, c'était une fausse.

-

Un postiche ?

Sous le postiche, on a retrouvé des traces de gaz.

C'est sûrement ce gaz, qui dégageait une odeur.

Goûte à la marmelade.

Quelle merveille !

On a voulu cacher le gaz de défense que l'assassin aurait utilisé.

Ces histoires de gaz, j'avoue que je me perds quelque peu.

Boone croit que le mort, qui s'appelle Saunders.….

Au fait, il travaillait au Piccadilly, un music-hall.

Un music-hail ? Non !

Le sergent Boone a comme théorie

que Saunders a loué cet appartement sous un faux nom

...

Il a brûlé la chaussure dans la cheminée,

l a tiré dans le mur,

a échangé les tableaux,

a appelé la police en disant qu'il voulait mourir

ou qu'il voulait rester en vie et il s'est finaloment tué.

Il s'est aspergé le visage de gaz, puis s'est mis un postiche.

Voyons, lan,

ça n'a guère l'air d'un suicide.

Ça a l'air un peu bizarre, oui.

- Fais une enquĂŞte. - Qui, faites-le, inspecteur.

Ça me ferait un papier du tonnerre, pour le journal.

De la manière la plus solennelle,

de ne plus avoir de répit avant d'avoir résolu

le mystère étrange de la mort de Carmichael.

Saunders, chéri !

L'Annonceur hebdomadaire

Jus de choucroute.

300 mots sur le jus de choucroute ?

Il s'agit surtout de la vieille dame qui en Ă  bu toute sa vie.

Mme Columbo,

tous les gens qui vivent jusque 90 ans ont une explication.

Ă€ Memphis, j'ai connu un vieux

qui prétendait avoir bu du bouillon de peau de banane.

Coupez la choucroute en remplaçant ça par 200 mots sur autre chose.

Par exemple, les machines Ă  laver.

Entendu, chef.

- Vous pensez que.….. - Je ne pense jamais.

Ce journal n'est pas une feuille intellectuelle.

Je laisse les pensées aux penseurs.

Pas d'autres questions ?

Savez-vous ce que c'est que du gaz OS ?

Pourquoi ?

Le sergent Boone a retrouvé de ce gaz OS sur le suicidé, M. Carmichael.

Je croyais qu'il s'appelait Saunders.

C'est très compliqué, tout ça.

Ily Ă  deux sortes de gaz, de ce que je sais :

roS et l'OC, des militaires.

Orthochlorobenzalmalononitrile.

Ne mettez pas ça dans l'article.

C'est un journal, pas une revue technique.

C'est quoi, OS ?

Celui qu'utilise la police, en général. Le lacrymogène.

Lacrymogène ?

...

Je m'excuse..

Est-ce que nous sommes bien ici dans l'appartement de M. Saunders ?

C'est bien ça.

...

Vous ĂŞtes l'inspecteur ?

Ă€ la retraite.

Alors soyez le bienvenu, mon cher collègue.

...

Je suis le sergent Boone.

Mme Columbo nm'a beaucoup parlé de vous.

Elle m'a aussi souvent parlé du travail que vous faites.

Elle voudrait que je m'intéresse à l'affaire Saunders…

Avec votre autorisation.

Vous m'en verriez très honoré.

Voilà déjà de quoi réfléchir.

Des chaussures ?

- Elles appartenaient Ă  Saunders. -Bien.

Je les crois de la même taille que celle qu'on à trouvé brûlée.

Qu'est-ce que vous en dites ?

Vous avez raison.

Je me demandais à l'instant si c'était une corncidence,

ou si c'est important.

Si ça devait être important,

se pourrait-il que ce soit une coĂŻncidence ?

C'est la question que je me posais.

Et d'un autre côté, est-ce que ce serait une corncidence si c'était important ?

On pourrait dire que c'est bonnet blanc et blanc bonnet.

...

Je saisis votre pensée.

...

Nous avons déjà tout fouillé, par ici.

Mon premier rapport conclut au suicide.

Seulement, si on tient compte du postiche,

du gaz sur le visage et du trou dans le mur,

ça change la version promière qui concluait au suicide.

Bien sûr. Mais nous allons chercher, sergent.

Que cherchez-vous ?

Rien. Je suis juste curieux.

♪ ai écrit un livre sur la criminologie.

Je me demandais si M. Saunders en possédait un exemplaire.

C'est bien Les Sept Meurtres restés impunis ?

C'est ça, oui.

L'avez-vous lu ?

Pas encore. Mais Mme Columbo l'a lu

et elle le relit mĂŞme une 2e fois.

Elle le relit ?

Ce livre doit se trouver quelque part.

Il n'y est pas, j'ai regardé. Je l'aurais vu, s'il y était.

Ça n'a pas d'importance.

Je pense au contraire que ça en a.

Mais pourquoi ça ?

Mme Columbo

a dit que M. Saunders vous avait appelé au sujet de votre livre,

le soir de sa mort.

C'est exact.

On peut supposer qu'il en avait un ici.

Mais c'est une évidence, oui !

Comment n'ai-je pas pensé à ça ?

Il est pas possible qu'il se trouve Ă  son travail,

au music-hall.

Quand un homme a du mal Ă  dormir avec sa conscience,

il lui est facile de dormir avec quelqu'un de plus séduisant.

Mesdames messieurs, la suite du programme pour le mĂŞme prix.

Nous vous présentons ce soir

le grand Merlini !

Du caime !

Merci, Miss Décibel.

La première chose que fait un magicien,

c'est de vous présenter sa sublime assistante.

Je n'en ai pas.

Je vais me rendre auprès de vous

et je vais choisir une personne pour la nommer volontaire.

Bonsoir. Belle soirée, non ? Tenez-vous un peu.

Bonsoir, madame. Je viens de trouver une volontaire.

Je vous l'amène. Regardez.

Elle a dit oui tout de suite. Miracle !

Vonez de ce côté. Pas de panique.

Un très grand bravo pour la ravissante créature !

Vestiaires messieurs

Ah, vous Ă´tes lĂ  !

Regardez avec une grande attention mon assistante

qui note les nombres dictés.

Je vous montrerai alors le numéro qui a fait rire le Prince de Galles,

le marquis de Passe-Montagne….

Ces gens-lĂ  rient pour rien ou presque.

...

l'instant que vous attendiez, le clou du spectacle.

Quel est le chiffre secret ?

Le chiffre secret, je le vois.

-

-

Eh bien, quoi ?

C'est très drôle.

C'est très amusant.

...

Quel malheur, d'avoir une femme qui ne sait pas compter ! Enfin…

Amusant, son truc.

On peut sûrement lui faire tous une ovation.

Ça suffit. Ne la gâtez pas trop. Maintenant.….

...

C'est juste un petit mal de crâne.

Navrée.

Monsieur l'inspecteur !

Bonjour, M. L'inspecteur.

♪ ai peut-être du nouveau.

Chère amie, vous avez été étourdissante.

Merci, Mme Morty.

♪ ai trouvé ça dans le casier de M. Saun... de M. Carmichael.

C'est celui que tu as écrit.

Les Sept Meurtres impunis

Le casier était fermé ?

Non, il était ouvert. Mais j'ai reformé le cadenas.

En effet, c'était plus sage.

Je ne saisis pas le sens de la démarche…

Excusez-moi. Il manque un chapitre Ă  l'ouvrage.

On a arraché la partie sur le meurtre de Lilli Corday

dans laquelle l'homme qu'on soupçonnatt,

...

S'appelait… - Carmichael.

Vous savez tout, M. L'inspecteur. Je n'ai aucune chance contre vous.

...

II ne fallait pas, c'est trop-.

Mon mari les adore, mais il sera en retard, ce soir.

C'est dommage.

Mais j'ai encore une surprise pour vous.

Selon vous, ce politicien à assassiné Lifi,

et qui s'est noyé, s'appelait Carmichael.

Un jour, lan m'a dit qu'il n'était pas politicien.

C'était quelqu'un d'autre.

Et l'autre serait toujours en vie.

Jamais nous n'avons trouvé la preuve.

On a donc supposé que Carmichael s'était noyé alors que c'est faux.

- Pourquoi ça ? - Regardons cet exemplaire.

C'est celui de notre M. Carmichael.

Au sommaire, on voit que le meurtre de Lilli Corday

a été annoté.

"Iamthe murderer”

"“Je suis le meurtrier.” C'est un aveu, non ?

Est-ce lui qui l'a écrit ?

Carmichael a dû l'écrire.

Le même qui est supposé s'être noyé mais qui s'est installé à Los Angeles,

l'affaire est réglée.

Il aura vécu dars le remord tout ce temps.

Le livre a été édité et il aura voulu vous faire sa confession.

...

Je m'excuse, je m'emporte.

Le remord le ronge et il a peur des suites.

Le pauvre !

Il sait que son existence est ruinée.

Il s'est suicidé.

C'est d'une indéniable logique.

C'est donc le Sgt Boone qui avait raison.

Carmichael s'est donc bien tué.

Puis il s'est aspergé d'un peu de gaz

et s'est collé un postiche.

Oh, M. L'inspecteur.

Bonsoir, chère Mme Columbo.

♪ ai d'autres nouvelles très intéressantes.

...

Pour votre prochain livre. Le meurtre absolument idéal.

Une merveille dans le genre.

Je vous écoute. Où avez-vous trouvé ce crime ?

Pendant mes heures perdues au travail.

Racontez-moi ça.

- C'est l'histoire de Carmichael. - Saunders.

Carmichael, c'était le nom qu'il avait en Angleterre.

Il s'en est Ă  nouveau servi pour louer l'appartement,

dans le but de rencontrer ici l'homme

qui avait assassiné Lili Corday.

Alors ce politicien aurait été ici, à Los Angeles ?

Vous avez dit à votre femme qu'il n'était plus politicien.

Je vois votre point de vue.

Carmichael se met un postiche

avec l'idée, sans doute, de vengeance.

Il dit qui il est Ă  son visiteur.

Vous avez encore une longueur d'avance.

Mais le visiteur retourne la situation avec une bombe lacrymogène.

Carmichael tire un coup de feu.

La balle se loge dans la cloison.

Le visiteur tue Carmichael.

Il échange les tableaux, ce qui cachera le trou.

Il remet la fausse barbe pour cacher les traces de gaz,

brûle la chaussure, ce qui couvrira l'odeur.

Votre fomme m'a dit que cet objet devait ĂŞtre Ă  vous.

Elle à dit ça ?

Cet objet ressemble Ă  tous les objets du mĂ´me genre.

Il va falloir en dire davantage.

L'homme qui a tué Carmichael, ce soir-là,

est-ce celui qui à tué LIN Corday ?

Je crains que ce soit très fantaisiste et conduise à la confusion.

Carmichael est le meurtrier de Lily, il l'a écrit.

Nous l'avons lu ensemble : "“Je suis le meurtrier.”

C'est ce qu'il a écrit.

Mais j'ai autre chose, lĂ , M. L'inspecteur.

♪ ai ou ça à la bibliothèque.

Des copies d'articles de la presse britannique.

On parie souvent de vous, M. L'inspecteur.

On vous y appelait "linspecteur LA.M." Regardez.

...

Encore "LAM." On ne vous désigne que comme ça.

Nous étiez un très fameux enquêteur,

...

LAM.

Donec ce qui est écrit là, "lamthe murderer”, signifie :

"LAM.

...

Suppositions, rien de plus.

...

Mais je peux produire autre chose.

Un livre sur la peinture ?

Sur Rembrandt, oui.

Je crois que vous allez être très fier de moi.

Regardez. ♪ ai sous les yeux l'œuvre originale.

L'Officier.

- Notez le sens de son éclairage. - Oui ?

Ily Ă  encore cette ombre.

Sur celui-ci, ĂŽl a une sorte d'ombre sur le visage.

Une erreur de reproduction.

C'est aussi ce que j'ai cru, je le reconnais.

Mais ensuite j'ai pensé que quelque chose altérait les ombres.

Quelque chose que le meurtrier aurait oublié

quand il a déplacé les tableaux, ou qui aurait pu...

tomber.…..

De sa poche.

Vous voyez, l'ombre a disparu.

C'est vrai, elle Ă  disparu.

Votre stylo, M. L'inspecteur.

Vous avez donc tué Carmichael.

...

C'est drĂ´le, qu'en une telle circonstance,

vous ne soyez pas plus inquiète.

Je suis sûre que vous êtes un homme très gentil.

Deux meurtres.

Un meurtre ancien,

...

Et un autre, il y a Ă  peine quelques jours,

...

Est-ce qu'un troisième pourrait effacer de moi l'ombre

...

Je crains que non.

Non, ce serait inutile.

Vous ĂŞtes une personne remarquable, Mme Columbo.

Venant de la part de LA.M., ça doit être un joli compliment.

Je suppose que vous avez passé

la totalité de ces informations aux policiers.

Le Sgt Boone est au courant.

Le sergent Boone..

Je me demande...

Pourrais-je disposer d'un peu de temps avec ma femme

avant que vous n'alliez revoir le sergent Boone ?

Il faut bion que vous lui racontiez

la dernière de vos enquêtes, n'est-ce pas ?

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