All language subtitles for Sinceresa .2012.FRENCH.dTV

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian Download
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Le deplacement majestueux de l'iceberg

est du au fait qu'1/9 se voit a la surface de l'eau.

C'est Hemingway qui a dit ca.

Il aimait bien les icebergs, mais surtout la peche,

comme mon pere.

C'est un Rital du 14e arrondissement.

Des qu'il a du temps, il file sur l'ile de Re.

Les pecheurs l'appellent Commandatore.

Il s'appelle Walter Orsini.

Pour papa, contrairement a Hemingway,

ce qui se passe en dessous pose probleme.

Il deteste le mensonge

depuis qu'il a decouvert que son pere Vittorio lui avait menti.

Il avait dit a son fils que sa mere les avait abandonnes,

alors qu'elle s'etait pendue car Vittorio voulait la quitter.

Papa n'a jamais pardonne, et il est parti. Il avait 14 ans.

Il n'a plus jamais revu son pere.

Mais la plus grande fierte de mon pere, c'est moi.

Je suis tout pour lui.

Il aimerait que je lui dise plus souvent,

mais lui aussi, il est tout pour moi.

Hemingway affirme que la partie immergee prime sur la partie emergee.

Les icebergs... Y a pas plus faux cul qu'un iceberg.

C'est vrai. Au-dessus, c'est beau. En dessous, ca fracasse.

C'est une vraie putasserie. Tiens, cherie. Tes vitamines.

- C'est le sujet de mon oral. - Mais c'est que de la litterature.

La vie, c'est une autre biere. C'est frontal.

Les coups t'arrivent de face. Il faut les eviter.

Je vais dire ca a mon directeur de these.

Ecoute, je te dis ce que j'ai appris de la vie,

je transmets, comme a ceux qui bossent pour moi depuis 10 ans

et qui s'en apercoivent tous les jours.

C'est pour ca que cette annee, si on a de la chance,

on peut decrocher notre premiere etoile.

Peut-etre.

C'est quoi, ce "plop" ?

Le lavabo qui fuit. T'as rien d'autre a faire ?

Je bosse.

Non. Je l'entends, je le fais. Apres, on oublie.

Ah oui, d'accord.

Pour en revenir

a ce que je disais, c'est valable pour tout.

Le boulot, la famille, les amis...

Jacques, Paul et moi,

ca fait 40 ans que ca dure,

sans hypocrisie, sans jalousie.

Et tu sais pourquoi ?

Vous vous dites tout.

Eh ben, oui.

C'est jouer la longevite.

Meme si c'est dur a entendre. C'est ce que ta mere n'a pas compris.

Bon.

Oui, mon pepere.

Attention a l'alignement.

Bonjour.

Ca va ?

- On y va ? - Allons-y, s'il vous plait.

Bonjour.

- Ca va ? - S'il vous plait !

Je veux vous dire que cette annee, on sait ou on veut aller.

Notre objectif, c'est la premiere etoile.

Francois, tu as atteint la perfection.

Toi et ton equipe, bravo.

Mais aujourd'hui, je veux du neuf et de l'excellence.

La 2e chose, c'est Cyrille et son championnat.

Si tu as le titre de meilleur sommelier du monde, ce sera un plus.

Donc la balle est dans ton camp.

Et puis il y a nous tous reunis, avec l'esprit d'equipe,

l'envie d'etre un groupe, une famille.

Donc la carte,

on la lance le 8 decembre, pour profiter des fetes

avant l'arrivee du Michelin en janvier.

Si vous avez des questions,

voyez ca avec la belle Isabelle, qui saura vous repondre.

Je compte sur vous, Les 3 Zebres aussi.

Je vous laisse, messieurs dames. Bonne journee.

- Entendu ? - Oui, chef !

On s'y remet, allez !

Oui, tres bien.

Parfait.

Si, ca y est, il ecrit.

Une biographie de Faulkner. C'est une belle idee, non ?

Oh, formidable.

Ca va le motiver.

Oui. Attends...

C'est Simon. Tu dines avec nous, demain ?

Il est emballe.

Oui, d'accord. A demain.

Simon t'offre un prime sur Arte pour le Faulkner.

On va faire exploser l'Audimat.

Tu voulais quoi ? Que je lui dise que depuis ton Goncourt, t'es a sec ?

5 ans, Paul. Ca fait 5 ans que t'as rien ecrit.

C'est pas chez lui que je vais retrouver l'inspiration.

Penche-toi dans Faulkner. Ca va revenir.

C'est ca, oui.

Alors, mon petit Sebastien ?

Voila. Parfait. Bonne journee.

*Ferme le mercredi et le dimanche

- Salut, Walter. - Salut.

- Dis-moi qu'il est pas la. - Il est pas la.

Oh, et puis merde.

Je sais pas comment il fait.

L'exactitude etant

la politesse des rois, on est des rois.

Arrete, je suis parti a moins 10.

- Bonjour, ma bolinette. - Non, attends.

Commence pas avec ca.

Jacques l'a gavee de pistaches, elle a ete malade.

Elle sait pas dire non. C'est un etre humain.

C'est pas un etre humain, c'est un chien.

C'est plus qu'un chien. C'est un membre de la famille.

- C'est un etre humain a 4 pattes. - Et qui aboie. Eh oui.

Marrez-vous. Je vais repartir avec mon gigot et ma bouteille.

Chateau-Yquem 1990. 1 000 E la bouteille.

Il fallait laisser le prix.

Pourquoi pas ? Ca affiche le niveau. La renommee, ca se paie.

Un sauternes sur du gigot, c'est degueulasse.

Tu me prends pour un debutant ? J'ai du foie gras.

Une bouteille a ce prix, c'est obscene.

Rien a voir avec la politique.

Bien sur que si. A chaque crise, c'est pareil.

Jacques aime les vins de gauche, Walter, ceux de droite.

Et toi, tu nous as apporte quoi, qu'on puisse te juger un peu ?

Un petit saumur. Ca vient du centre.

Oui. Sans interet.

Voila.

Ca a pas l'air d'aller.

Mon pere est mort cette nuit.

Au plus grand reactionnaire que l'armee nous ait donne.

Messieurs...

Garde a vous.

Pas mal, ta piquette, finalement.

C'est Clem. Ne me laissez pas de message, j'ai pas le temps.

Ma fleur, c'est moi.

Je sais que t'es occupee, mais...

Ca serait bien que tu voies Jacques.

Il vient de perdre son pere.

Ca serait bien de le soutenir un peu.

J'ai pas su trouver les mots.

Je suis nul pour ce genre de trucs.

Je compte sur toi.

Je sais que tu comprends et que tu vas le faire.

Je t'aime. Je t'embrasse. Merci pour lui.

C'est tout ce que je garderai de lui.

Un sabre en heritage, ca s'appelle "trancher dans le vif".

Un fils gauchiste, c'etait insupportable, mais pede...

- C'est carrement l'infamie. - Comment il l'a su ?

Un soir, il cirait ses bottes,

je me suis approche de lui : "Pere,

"rien n'est acquis, mais je pense que je suis homosexuel."

Et alors ?

Alors il a continue a cirer ses bottes.

Je m'en fichais. J'aimais Philippe, qui etait de droite.

Oui, enfin,

c'est surtout une petite salope qui t'a jete quand il a ete elu depute.

Tu l'aimais vraiment, pour t'exiler a Gdansk.

Et papa, tu lui as dit quoi ?

La verite. Que la politique m'ecoeure.

Toute la verite ?

J'ai elude le cote sentimental.

Pour ton pere, l'amour commence a Adam et s'arrete a Eve.

Un homme, une femme.

T'as jamais reussi a lui en parler ?

Pour lui dire quoi ?

C'est mon meilleur ami et que ca fait 30 ans que je lui mens ?

Ma vraie souffrance, c'est ca.

Ma souffrance, c'est que je dois partir.

J'ai un examen blanc demain matin.

Ca passe toujours.

Allez, la Toussaint, c'est dans une semaine. On ira a l'ile de Re.

Vivement les vacances !

- J'appelle un taxi. - Non. Fais pas ton Walter.

- Je rentre a pied, comme une grande. - Tu la raccompagnes ?

Me regarde pas comme ca.

Embrasse-moi.

Arrete. Ca devient grotesque.

Tu cherches quoi ? Je t'ai deja dit non.

C'etait bien tourne.

Tres emouvante, ta declaration, cet ete. Mais ca suffit.

T'as peur du Commandatore ?

Non. C'est bien plus simple que ca.

Je ne t'aime pas. Voila. C'est tout.

Allez, va te coucher. Demain, il y a ecole.

C'est pas vrai ! Pierre ?

Jacques !

Si tu dis que j'ai pas change, tu ressors.

- Moi, tu sais, la langue de bois... - Oh, ecoute...

Ben, tu n'as pas change.

- Ben, toi, si. - Oui, mais ca me va au teint.

Entre.

C'est magnifique.

T'es reste combien de temps a Gdansk ?

Deux ans. Jusqu'a l'arrestation de Lech Walesa.

Deux ans ? Qu'est-ce que t'as fait, tout ce temps ?

J'ai essaye d'oublier Philippe dans les bras d'une Polonaise.

Avec une femme ?

Ben oui.

C'est pas ton meilleur, celui-la.

T'es venu jusqu'ici pour me parler de bouquins ?

Je te veux comme tete de liste pour les municipales du 14e.

Enfin, chez toi.

C'est fini pour moi, tout ca.

C'est pas au libraire que je m'adresse.

C'est a l'ancien professeur agrege,

au porte-parole des Jeunesses socialistes

qui haranguait les foules.

Depuis ma librairie, on m'entend aussi.

C'est l'occasion d'avancer.

En virant au centre ?

En essayant de rassembler.

Merde, Jacques !

Tu vas pas te flageller

parce que ce salopard t'a broye le coeur !

Broyer, flageller...

N'insiste pas, Pierre. Le sujet est clos.

Alors, ma fille, cet exam ?

On verra. Je suis fatiguee.

Comment, "on verra" ? C'est tout vu.

C'est toujours pareil. Tu rentres toute decue.

Mais apres, tu les mets tous dans ta poche.

Hein ?

Fais-toi un peu plus confiance, ma fille. Crois en toi.

Tiens, ma fleur. Un petit riz au lait.

Goute. J'ai mis plus de vanille. Ca devrait le faire. Dis-moi.

Ca va ? C'est bon ?

Bon.

- Tiens. - Merci.

Ca va te retaper.

Tu sais, j'ai pense au truc.

En fait, si tu finis 2e ou 3e sur le podium,

c'est deja formidable, pour une fille de Zebre.

Et vu que c'est les vacances, il va falloir que tu te reposes.

Il faut un peu penser a autre chose.

Je sais pas, moi... Jacques, Paul, la plage, nous...

Tu visualises. Ca marche. Tu vas dans le... Et c'est bon.

Allez. Je t'ai prepare ta valise.

Ton grand oral, c'est dans 6 mois, alors tranquille.

Je n'aime plus William Faulkner.

Oui, Bea ?

Non. Je bosse, la.

Ben, tu vas chez Simon sans moi.

Evidemment, Faulkner. Un prime sur Arte, ca donne des ailes.

Je vais dormir la. Walter passe me prendre a l'aube.

Tu nous rejoins pour mon anniversaire ?

Bonne soiree.

Moi aussi.

Petit-dej, madame. Service de... Cherie ?

Je pars chez maman. Je t'embrasse. Bonnes vacances.

Bon. Ben, on t'attend.

- J'y vais. - Allez.

Clemence !

Clemence !

Stephanie !

Tu sais quoi ?

Je t'attendais meme plus tot.

- Ou est Clemence ? - Bonjour aussi.

- Oui, bonjour. - Ca pique.

- Elle est partie. - Comment ca ?

Elle est avec sa copine Sarah. Je leur ai prete ma voiture.

Et alors, on peut pas me le dire ?

Elle peut pas prevenir ? Avec toutes ces histoires louches !

Tu parles pas fort.

Je suis chez moi. J'ai plus l'habitude.

C'est normal, de demander a son pere !

T'aurais dit quoi ?

Il fallait en parler, c'est tout.

Pour que tu lui dises non ? T'ecoutes personne.

Alors elle te met devant le fait accompli.

C'est le seul moyen, avec toi.

Pas du tout. C'est elle qui t'a dit ca ?

Non, mais...

Elle a besoin de changer d'air. C'est une femme, Walter.

"Une femme"... Tu rigoles, non ?

Je suis bien place pour savoir. Je la vois tous les jours !

- Ne crie pas. - Je lui fais son riz au lait.

Si tu vis avec elle, tu dois voir qu'elle change.

Tout le monde change, Walter. On n'y peut rien.

Pas moi.

Tu devrais.

Et eux, ils sont punis ?

- Qui ca ? - Tes amis d'une vie.

Ils savent qu'on a a parler, ils me laissent.

On a fini ? Ben, je les appelle.

Oh, Jacques !

- Belle prise. - T'as vu ce playboy ?

C'est le petit-dejeuner.

C'est degueu. Pas a 8 h du mat, arrete.

8 h ou midi, c'est pareil. Regarde sa tete d'indic.

J'erre dans cette maison,

je pousse des portes, j'ouvre des armoires,

je fouille des tiroirs a la recherche d'objets,

de tresors qui me rameneraient a elle.

Clem ?

Ben oui. Je suis surpris.

8 jours que je t'appelle, tu reponds pas, et la, tu decroches.

Ca m'a surpris.

Comment tu vas ? Je suis content de t'entendre.

Oui.

Bon.

Nous, tu sais...

Petites bouffes, petites peches... C'est les vacances.

Tout ce qui nous manque, c'est toi.

Bea vient pour l'anniversaire de Paulo.

Ce serait magnifique que tu viennes. On serait tous ensemble. Hein ?

Bon. Ben, tu peux, tu peux, tu peux pas, tu peux pas.

T'essaies, quoi.

Voila.

Bon...

Moi aussi, ma fille. Prends soin de toi.

Donc elle vient pas ?

Elle commence a me pomper l'air, cette histoire !

Et vraiment, hein ? Y en a marre !

Et merde ! J'ai la scoumoune, moi !

- On m'a jete un sort. Marre-toi ! - Oh, Walter...

Putain !

Elles sont plein de palourdes ! Merci qui ?

Merci, Michel !

Tu sais comment il est quand il ecrit.

Merci, Faulkner.

Il a laisse tomber Faulkner.

Il a commence un roman. C'est mieux, non ?

C'est une bonne surprise. Champagne !

On peut savoir de quoi ca parle ?

- Vous lirez quand ce sera fini. - Quand puis-je esperer ce miracle ?

Avant la fin de l'annee.

Non... Oh la la !

Champagne ! Magnum, meme !

Ah, bravo !

Michel nous invite a une peche au lamparo.

Ca vous dit ?

Il fait froid.

C'est l'ile de Re, pas l'ile Maurice.

Viens la, toi...

C'est bien que tu sois la.

On boit un coup ?

On va refaire l'anniversaire.

On rachete un gateau, je vous fais mes pates,

et on finit avec Michel.

Sans moi. Je repartirai avant la nuit.

Je n'aime plus William Faulkner. Je n'aime plus la litterature.

J'aime une gamine de 20 ans dont le pere est mon meilleur ami.

Clem ! Cherie, on y va.

Allez !

Je vous abandonne.

- Je suis fatiguee. - Alors on reste avec toi.

Non, allez-y. Je vais me plonger dans un bon bouquin.

T'es sure ?

En tout cas, j'ai mon portable,

au cas ou...

Si elle se fait attaquer par un calamar geant ?

Il est dingue, lui. Un calamar...

Y a des dingos dans ton genre, avec le chapeau et tout.

On peut ouvrir...

T'es un grand malade, toi.

Fous-toi de moi, toi.

On t'a reveillee ?

Non, j'allais eteindre.

Bonne nuit.

Tu viens pas m'embrasser ?

- Quoi ? - T'as picole.

On s'est un peu farcis...

- Je serai toujours ta fleur, hein ? - Y a interet, oui.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

*Philippe Valette, candidat UMP a la mairie du XIV"

Bonjour, Jacques. Clemence arrive. Panne d'oreiller.

Encore ? Vous aurez l'oral en claquant des doigts ?

La prochaine fois, allez ailleurs.

Merde ! J'en ai marre ! Ferme la porte !

- Je dois lui parler. - Pas maintenant.

Oui. Mais quand ? Plus on attend, plus ca fait mal.

Mon oral d'abord. J'ai assez trime. Papa attendra.

Et Beatrice ?

Vous partagez plus rien.

Avec la femme, pas avec l'editrice.

- Je lui dis quoi, pour mon bouquin ? - Tu le finis d'abord.

J'y suis presque.

Fais trainer, Paul. Je sais pas.

Tu peux m'aider ?

J'ai pas demande a t'aimer.

Jamais j'aurais pense faire ca a papa ou a Bea.

Mais je veux pas tout foirer pour les etats d'ame de mon pere.

J'y vais. Bisous.

Tu devrais te replonger dans les Parnassiens :

"Des vaisseaux que la houle incline..."

Ca va, Jacquot ?

Petit sale, lentilles.

C'est un petit jeu entre papa et Paul.

Le 1er arrive a gagne.

Mercredi, c'est le jour des enfants.

- Les Exiles de De Banville. - Jacques, on va y aller.

- Ca y est, c'est fait. - Il est pas la, Paulo ?

Il est 12 h 01, laisse-lui le temps.

Au revoir, ma fleur.

Aux sirenes, vous etes encore la. Les traditions, le respect, bonjour.

T'as rien mange, ce matin ?

J'ai pas eu le temps. Ce serait mieux un appart pres de l'ecole.

Comme Sarah.

Maman est d'accord.

D'accord de quoi ? Elle vit plus avec nous, ta mere.

Allez, les filles, laissez les vieux loups tranquilles.

J'y crois pas.

Tu peux pas faire...

un peu moins de bruit ?

Oui, c'est moi. Dis-moi...

Oui, bonjour. J'ai parle a Clem. C'est quoi, cet appartement ?

Tu lui mets quoi, dans la tete, si pres de ses examens ?

Son independance, elle l'aura plus tard.

Je l'etouffe pas. Je veille sur elle, y a une nuance.

Je t'ai pas perdue. Je voulais que tu partes.

Gaulee en train de rouler

une pelle a ce con de Regis, t'appelles ca "rien" ?

Cherche la definition du mot "rien".

Oui, ca va !

Bonjour.

Tu fais quoi ?

- Les sirenes, tu t'en fous ? - Je bosse.

Et nous, on fait quoi ?

On glande ?

Passons au dessert. Tu me gonfles deja.

Ce serait dommage. Leoville-las-cases.

D'accord. Bon. Ben, je vais le remporter.

Francois nous fait gouter sa carte.

Va falloir etre pointus et precis.

Ah non. Sans moi. Moi, ce soir, je bosse.

Enfin, je vais glander.

Moi non plus, je peux pas.

D'accord. Quand on est pres du gros lot, y a plus personne.

Bon mental, les mecs.

Walter, c'est important pour moi.

Les 3 Zebres, ca l'est pas ?

C'est nous 3. C'est important pour moi, alors.

Le 8, a l'inauguration, vous avez interet a venir.

Sinon, ca va pas le faire entre nous.

C'est quoi, son truc important ? T'es au courant, toi ?

C'est une gonzesse ? C'est quoi ?

Fous-lui la paix, Walter. Laisse-le vivre un peu.

Demain, 8 h.

C'est mon pere.

Salut, Sarah. Je t'appelle.

Pourquoi t'es la ?

- J'ai passe l'age. - Je sais. Monte.

- On va ou ? - Tu vas voir.

- Y a plus de Tagada ? - Y en a toujours.

- T'en veux ? - Donne-m'en deux.

Voila. C'est la.

Ce mec, c'est Jean-Francois.

Va le voir, explique-lui ton bonheur et il va te le trouver.

Ca te va ?

Ben ouais.

- T'es contente ? - Oui.

Ben, prouve-le sur les joues de ton pere.

Ma fille, la prochaine fois que t'as un probleme,

tu m'en parles a moi, pas a ta mere.

- C'est avec moi que tu vis. - Je sais.

- Va, ma fleur. - Merci.

Quoi ? Toi aussi, tu veux changer de niche ?

La gamelle, le chauffeur, ca suffit pas ?

Les gonzesses, je te jure, vous etes dures a suivre.

J'ai fait au plus vite.

Le mois dernier, tu savais deja,

pour Philippe ?

T'as sorti les photos.

Genial !

- C'etait une epoque benie. - Pierre...

J'accepte a 2 conditions : on socialise le discours...

Marrakech. Ton baiser avec Philippe.

Et puis justement : deuxiemement,

pas un mot sur ma vie.

Et s'il en parle ?

Il ne parlera jamais de ses moeurs sur la place publique.

Ca serait pourtant une bonne facon de l'achever.

Si je reviens, c'est pas pour me venger.

Tu m'invites a diner pour feter ca ?

Avec plaisir.

Mercredi,

foie de veau.

- Frigo integre, evidemment. - Enorme ! J'adore.

Le salon, la-bas.

Il est trop beau.

- Il marche pas, le... - Si, si. Tac.

Et la cheminee, elle marche ?

On peut pas l'utiliser, a Paris. En revanche, y a une vue plein sud.

La salle de bains...

Avec le petit plus baignoire.

Y a des beaux volumes.

- On va rafraichir, evidemment. - Il a du charme.

Ca me donne presque envie de venir avec toi. Elle est ou ?

La, je mets mon bureau avec le salon.

La, je mets mon lit.

Bon boulot, Jean-Francois. Rapide.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Regarde.

C'est quoi ? Des cafards.

- C'est degueulasse ! - Ils etaient pas la l'autre fois.

Vous ne faites attention a rien !

On dirait des hamsters !

Comment voulez-vous ne pas les voir ?

C'est lamentable !

Elle etait contente, y avait plus qu'a signer.

C'est nul !

Voila, les petits potes.

Degueulasses, mais efficaces.

Allez, hop !

T'inquiete pas. C'est pas grave.

Les apparts, c'est pas ce qui manque.

Non, sans blague ? Des gros ?

Tu vas trouver, t'inquiete. Je t'embrasse.

Ca, c'est le ferran.

- Merci. - Merci. Ciao.

J'ai les infos pour le championnat. Tu pars le 8 decembre.

Et pas n'importe ou, veinard. Cette annee, c'est a Rio.

- A Rio ? - Oui. C'est super, hein ?

Non, mais euh... A Rio ?

Oui. Rio de Janeiro.

Un super voyage pour toi et un morceau de notre 1re etoile.

C'est super.

Ca a l'air.

Tout le monde bande pour le Bresil, sauf lui.

Faut le mettre au Viagra, le mec.

Papa m'apporte ses carottes. Oh, ben oui.

C'est le casse-dalle, mon fils. Hein, mon Zou ?

Oui...

Si je conserve la mairie, Paris est sur de rester a gauche.

Rue de Solferino, ils mettent une pression maximum.

- C'est normal, ca. - Oui.

Monsieur le maire, je vous ai choisi un condrieu 2010,

de la maison Francois Villard.

Vous verrez, il est exceptionnel en mineralite

et en fruits.

Il va au Bresil pour le championnat du monde des sommeliers.

Justement,

au sujet du Bresil, on pourrait se reparler ?

- On verra plus tard. - Tres bien.

Ca donne quoi, ca ?

Bien. Pourquoi tu perdrais ta mairie ?

Voila pourquoi.

L'UMP m'a balance son playboy de service dans les pattes.

Qu'est-ce que tu veux ? C'est le jeu.

Il a reserve. On fait pas campagne dans le 14e sans passer par chez moi.

- Monsieur Valette. - Monsieur le maire.

- Ca se passe bien ? - Ravi de vous recevoir.

Moi aussi. Je suis ravi de vous rencontrer.

C'est gentil. Merci.

Vous vous occupez de Monsieur ?

- Peut-etre a tout a l'heure. - Surement.

Suivez-moi.

T'avais qu'a l'inviter a s'asseoir a notre table, aussi.

Lui a droite, moi a gauche, le MoDem sur tes genoux.

Ca depend. C'est qui, leur idiot ?

Tu crois pas qu'il est trop tard

pour l'abordage ? - L'essentiel, c'est d'assumer.

Et l'art de la guerre doit etre inscrit dans mes genes.

Arrete.

C'est pas pour ton pere que tu fais ton come-back.

C'est pour Philippe.

Tu l'aimes encore ?

J'ai surtout besoin de savoir si moi, je m'aime encore.

OK. Fonce.

Mais tu dis que t'assumes,

alors commence par en parler a Walter.

Aujourd'hui, hachis Parmentier.

T'es a l'heure, toi ? Qu'est-ce qui se passe ?

Y a un probleme ?

C'est pour ces politicards que tu nous zappes ?

Tu les supportais plus.

Je te rappelle ta tete, quand tu t'es exile chez les Polacks ?

C'est vieux, ca.

Qu'il compte pas sur moi pour aller le rechercher.

Je crapahute plus sur les barricades.

C'est different. Jacques te dit qu'il a change.

On change pas les rayures du zebre.

Tu renoues avec Stephanie, toi.

On a une fille ! Quand on s'appelle, c'est pour parler d'elle !

- C'est pour elle. - Moi, c'est pour moi.

Depuis que mon pere est mort, j'ai muri !

Si t'avais muri, tu retournerais pas chez ces pisse-froid !

Entre toi et moi, le MoDem, c'est quand meme idiot !

Ca va, Walter. Il dit qu'il a muri.

Ecoute-le, au lieu d'aboyer comme ton clebard. Assieds-toi.

Tu nous as apporte quoi, aujourd'hui ?

Un corton grand cru. Tu nous l'ouvres ?

Parce que tu crois qu'il y a quelque chose a feter ?

T'as aucune chance, avec Brassac.

Il est dans son fief. Il va t'exploser.

Et quant a Valette, la,

c'est qu'un vicelard, ca.

Crois-moi. Ces mecs-la, je les repere de loin.

On installe mon QG ici. Tu me donnes un coup de main ?

C'est une vanne ou quoi ?

Tiens.

Tiens bien l'echelle.

C'est bien, la ?

C'est pas droit. C'est plus bas ici.

Fais comme tu veux, mais c'est pas droit.

Bonjour, M. Orsini. Cyrille, aux 3 Zebres.

Je veux pas aller a Rio.

Y a l'avion, et... Parce que moi, l'avion, je peux pas.

Allez, viens.

La bagnole, la moto ou marcher dans la rue,

c'est pire que l'avion.

Y a pas un avion qui tombe par jour.

Attends, je reviens.

OK.

C'est Clem. Ne me laissez pas de message, je n'ai pas le temps.

Cherie, c'est moi.

Je t'appelle car je m'en vais a Roissy pour Rio.

J'accompagne mon sommelier qui a peur de l'avion,

au cas ou les cachetons marcheraient pas.

Je vais au championnat du monde.

Je voulais t'embrasser avant de partir

mais tu n'es pas la, donc on se voit mardi soir.

Je t'embrasse. Prends soin de toi.

Je te reveille ?

Tu me manquais trop.

- Ca me fait plaisir de te voir. - Moi aussi.

J'ai fini ce matin.

C'est un 1992. Il a 20 ans.

- Oui, comme moi. - Oui, comme toi.

Comme le temps que je veux encore passer avec toi.

C'est court, 20 ans.

Pour moi, c'est toute une vie.

Paul ?

Alors ?

Paul me trompe.

Je te parle pas de ses escapades. Cette fois-ci, il est amoureux.

- Amoureux a en crever. - Mais de qui ?

Une gamine de 20 ans.

Qu'est-ce qui te fait dire ca ?

J'ai lu son manuscrit.

T'es folle !

Non. Ca fait des mois qu'il me prend pour une conne.

Je regrette rien. C'est son chef-d'oeuvre.

Il m'honorait plus avec sa plume qu'avec sa queue.

On dit que les hommes sont vulgaires.

S'il avait quelqu'un de serieux, je le saurais.

Oui, je le saurais... Si c'etait serieux.

Ca va ? T'es deja rentre ?

C'etait bien, Rio ?

D'ou tu sors, toi ?

- J'etais chez Sarah. - Chez qui ?

Sarah. Elle s'est fait larguer. Elle avait besoin de parler.

Bon, ecoute.

Si c'est pour te faire sauter que tu veux ton independance, oublie.

Mentir, c'est pas la solution avec moi. Compris ?

Tu ne me comprends pas car tu ne m'ecoutes pas !

Je te dis que ma fille m'a menti, putain !

Ma propre fille, quoi ! Elle m'a trimbale !

Je t'ai rien demande depuis 5 ans. Pas vrai, Steph ?

Je veux le nom du petit con qui se tape ma fille avant son oral !

Ben, cherche !

- Patron, champion du monde ? - Oui, t'as raison.

Il est pret a s'installer avec elle, mais elle a peur.

T'as pas dit a ton pere qu'elle s'etait fait plaquer ?

Si, mais c'est pas si simple.

Il a 50 ans,

il est marie et il a un charme fou.

C'est pas la 1re. Elle a peur de pas etre la derniere.

Tu sais, ces cocos-la, ils quittent rarement leur femme.

Elle pourrait pas en trouver un de son age ?

C'est pas si simple. C'est lui qu'elle aime.

J'espere que c'est plus simple pour toi, hein ?

Moi, j'ai personne.

Bien sur que si, ma cherie.

On va prendre un cafe ?

Non, on sera mieux la. Viens.

Alors ?

La vie sentimentale d'une normalienne

qui a besoin de s'amuser.

On peut savoir

avec qui elle s'est amusee pendant 4 nuits ?

Elle me l'a pas dit, mais c'est pas tres serieux.

- Pourquoi elle m'a menti ? - T'aurais donne ta benediction ?

Tu te rends pas compte des choses. Tu regardes pas.

T'es ebloui par tes potes, ta fille, meme par moi, a l'epoque.

Ben, oui. Que veux-tu ? Quand j'aime, je suis ebloui.

- Vous etes sur une livraison. - J'y vais.

Je vais m'en occuper tout seul. Ca ira plus vite.

Ne sois pas ridicule. Y a rien.

Toi et tes "rien"...

La derniere fois que tu m'as dit "il y a rien", j'etais cocu.

Tu m'as jamais laisse le temps de t'expliquer.

Ben, voyons.

En tout cas, je suis desole de t'avoir derangee,

parce que tu vas servir a rien dans cette affaire.

Depuis le temps que t'as quitte la maison, tu connais plus ta fille.

Ca te fait peut-etre marrer, qu'elle se tape un con dans mon dos.

Si ca se trouve, ca te parle, meme.

Quoi ?

Qu'est-ce que j'ai dit ? Oh !

Qu'est-ce que j'ai dit ?

Stephanie, arrete. Viens voir. Attends.

Qu'est-ce que j'ai dit ? Tu me connais ou pas ?

Pourquoi tu viens pas sur l'ile pour les grandes marees ?

On pourrait faire d'une pierre 2 coups. Ca nous ferait plaisir.

Et si on travaille Clem a deux, elle crachera peut-etre le morceau.

Qu'est-ce que t'en penses ?

Tu peux meme amener Regis, si tu veux.

Je lui installerai un lit de camp dans la cabane.

Il est sur un chantier jusqu'a mardi.

On remet ca pour Noel, y a pas de chantier.

On reveillonnera tous au bord de la mer.

En plus...

Pardon, monsieur.

Excusez-moi.

Je vous les rends a une condition :

que vous repondiez a une question.

- Vous avez un petit fiance ? - Oui.

- Il s'appelle comment ? - Maxime.

C'est bien, Maxime.

Que le bonheur vous accompagne longtemps.

- Merci. - Au revoir.

Quand les gens n'ont rien a cacher, ils repondent. C'est simple.

- Mais elle, c'est pas ta fille. - Ben non.

C'est pas vrai, ca !

Il est ou ?

- On est partis 3 minutes. - Walter, j'y vais.

Il est ou, ce chien galeux ?

C'est d'accord pour Noel. On est ravis.

Ca va, Raoul ?

Comment tu vas ? Bien ?

- Tu sais pour qui voter ? - Jacques.

- Et Madame ? - Elle aussi.

- Ne fais pas ca a chaque etal. - Les autres font comment ?

Ce sont des amis. Ca va nous rendre service.

- Tiens, Sandra. Viens voir. - J'arrive.

- Ca va ? - Bonjour, M. Orsini.

- En forme ? - Ca va.

Je te presente M. Boffety.

Enchantee.

C'est le heros de la ville, aujourd'hui.

Je te prends les 10 lapins pour mardi.

D'accord.

Ca va ?

Ah ! La fine equipe.

M. Valette, bonjour.

Vous connaissez mon epouse, Sophie ?

Enchante.

- M. Valette, ca va ? - Et vous ?

- On y croit ? - Plus que jamais.

C'est bien, de croire a ce qu'on veut croire. Hein ?

- T'as pas change, Jacques. - Ca t'arrange de le penser.

Rappelle-toi ce que disaient nos amis a Marrakech.

Mektoub, Jacques.

Mektoub.

On se bat, mais on n'echappe pas a son destin.

Tu resteras un charmant petit prof.

M. Valette, bonjour. Vous allez bien ?

- Ca va bien. - Bonne chance.

Je prends. Merci.

Allez, bon courage.

Mefie-toi. Le temps a passe, ton eleve a grandi.

Cette fois, ca risque de te faire encore plus mal.

Vous vous connaissez, tous les deux ?

C'est une vieille histoire. On continue ?

Allez ! On continue.

- Aux chocolats ? - Oui.

C'est moi !

Cherie ?

Je t'ai sorti ta valise. Ta fleur.

J'ai toujours ete correct avec ses copains.

- Et Jerome ? - Quoi ?

Il est arrive avec 10 min de retard, sans casque, mais...

T'en portais un, a 14 ans ?

"Quand la crainte ne veille pas, il arrive ce qu'on craignait."

Cette generation, c'est des bonobos. Ils pensent qu'a niquer.

Walter, il surveille.

C'est ce que je dis. Tu vas l'echarper a la moindre occasion.

Qu'est-ce que t'en sais ? Peut-etre pas.

Je supporte pas qu'elle mente.

Quand on te dit la verite, tu te sens respecte.

- Merde ! - Attention.

Je t'ai dit de les gratter, pas de les decaper.

Elle te dit tout, d'habitude.

Elle me dit quand c'est important.

La, c'est important. Je la connais bien.

- Putain, c'est pas vrai ! - Tu vas te blesser.

Si tu dois te couper les veines, fais-le dans la longueur.

Si elle te disait, tu me dirais ?

Evidemment. T'enerve pas.

Je m'enerve pas. T'es fou ou quoi ? Je te demande.

C'est moi !

Jacques.

Mais attends, Jacques.

Ecoute-moi, au moins !

Merde ! Laisse-moi t'expliquer.

Elle voulait pas en parler avant son grand oral.

Je suis pitoyable, c'est ca ?

Dis quelque chose, rentre-moi dedans !

J'etais passe voir Walter, un dimanche.

Mais elle etait seule.

On a bu un the.

Elle avait le regard voile, comme si elle gardait un secret.

Je lui ai dit : "C'est l'age des grands mysteres."

Et elle m'a annonce qu'elle m'aimait depuis des annees.

Je l'avais toujours trouvee originale, mais la...

Cet automne, le soir ou ton pere est mort, elle m'a embrasse

et mon coeur a explose.

Je sais, Walter va en crever. Mais si je la perds, je creve aussi.

Tu vois,

ma seule defense, c'est d'etre tombe amoureux.

Beatrice m'en a touche un mot. T'en aurais tire un chef-d'oeuvre.

Tu dois etre contente de rentrer, revoir tes amis,

peut-etre meme un petit ami, va savoir...

Tu sais, tu peux tout me dire.

Quand on s'aime, on peut tout se dire.

- Y a pas des Tagada ? - Si, toujours.

Jamais battu, ton pere.

C'est quoi, ces cafards ?

- Quoi ? - C'est quoi, ca ?

- Hein ? - C'est quoi ?

- Je sais pas. - Comment ca ?

- Je sais pas ! - T'as mis ca dans l'appartement !

T'es malade !

Laisse-moi !

- Arrete ! - T'es fou !

T'es completement malade !

Completement malade !

Putain, t'es pas un gros con, toi ? Putain, d'oublier ca la !

Comment je fais pour recuperer ce coup-la ?

Putain !

J'aurais du t'en parler.

Je savais qui j'epousais.

J'espere que la petite sera aussi lucide.

Et puis c'est tres reussi. C'est ca qui compte.

C'est quand, son grand oral ?

Le 3 mai.

Ben, on le sortira debut juin. Ca va cartonner.

C'est pas un peu tard, debut juin ?

T'auras du temps pour le dernier chapitre.

Tu mens a Walter depuis des mois et tu nous prives du grand final ?

Des cris, du sang, des larmes.

J'adore.

Ah bon. Ecoute, si t'adores,

je peux t'offrir ce plaisir.

Ca n'a rien a voir avec mon plaisir.

C'est la cle de ton histoire et de notre succes.

D'accord.

Les poetes romantiques affirment qu'il n'y a de perfection...

...que dans l'union avec l'entourage,

la fusion avec la nature, les elements.

Qu'est-ce que...

Il faut que tu parles des...

Des notions allemandes, Sehnsucht...

- Der Wanderer. - Exactement.

En plus, tu reponds ? Ca fait 3 fois. Ca devient grossier !

Excuse-moi, Sarah.

Surtout qu'il a passe l'age de ces niaiseries.

Vas-y.

Pas plus niais que de raviver sa libido avec des elections.

Le niais, c'est d'oublier les rides entre vous.

Continue. Recommence. Ca sera plus clair.

Les poetes romantiques affirment qu'il n'y a de perfection,

donc de satisfaction de soi, que dans... Que dans l'union...

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Pourquoi il est comme ca ? - J'en sais rien.

Excuse-moi, Clemence.

Je dois etre un peu jaloux.

Papa va me tuer.

Mais non.

Il va finir par comprendre. Et Jacques est la, non ?

Jacques est la, oui.

Jacques est toujours la.

Bonjour.

Bonjour.

Tu me fais encore la gueule ?

Je me suis excuse

10 fois sur ton repondeur.

Tu vas pas me condamner a vie ?

Merci.

T'inquiete. Tu vas l'avoir, ton appart.

Pour 3 mois, c'est pas la peine.

Mais pas 3 mois ! Apres le grand oral.

Sauf qu'il faut que je me fasse a l'idee et c'est pas facile.

Et ta mere, j'en ai parle avec elle,

elle vient a Paris faire des chantiers, elle t'en trouvera un.

On a, d'ailleurs,

parle aussi du reveillon.

Ce serait bien qu'on se reunisse tous.

C'est ce qu'elle voudrait.

Elle veut meme amener Regis.

Je suis pas trop chaud, mais c'est comme ca.

Ca serait l'occasion que tu nous le presentes.

Te presenter qui ?

Ton amoureux, pardi ! "Qui"...

Le truc, c'est pas con, d'ailleurs... Elle me dit...

que j'en profiterais pour aller le chercher,

et dans la voiture, on ferait connaissance.

Pourquoi pas ?

Maman t'a dit ca ?

Oui. Mot pour mot.

En fait, il habite ou, le mec ?

Il va pas venir a pied.

Tu me dis, j'y vais, on le prend, et puis voila.

Bois ton the avant qu'il refroidisse et tu me le dis.

On a l'impression de vous demander des...

Oui, les enfants, le pere Noel arrive.

Avec les cadeaux !

Oh, les cadeaux !

Ah, les cadeaux !

C'est pas vrai, ca !

Decidement, tu es trop con. Clemence reveillonne chez moi.

Joyeux Noel avec tes petits copains.

Papa noel ! Papa noel !

Si vouloir rendre les autres heureux et tout faire pour, c'est etre con...

Je suis con. Que veux-tu que je te dise ?

Cette annee, ce sera chacun pour soi. Moi, Noel sans ma fille,

c'est comme l'ile de Re sans la mer.

Ca veut rien dire. C'est pas jouable.

Tu deconnes, la ? On a deja fait nos valises.

On va le feter, avec ou sans Clemence.

- La mer sera la. - Le chapon aussi. Hein, Jacques ?

Et le chapon aussi.

Et point barre.

T'es beau, en pere Noel, Walter.

C'est le costume, ca.

J'en pouvais vraiment plus.

Regis m'a demande de venir vivre avec lui.

Alors j'ai repondu : "Non, merci. C'est gentil."

Il m'a enlacee et m'a embrassee.

Et la...

Je me suis laisse faire.

Et la, Walter a pousse la porte du bureau.

Au debut, Regis a porte mes valises,

et apres, il m'a portee moi, jusqu'ici.

Et la, j'ai recommence a...

respirer, et voila.

Bon. J'ai ouvert un petit vin jaune.

Avec le foie gras, c'est pas mal.

- Moi, je reste au champagne. - Moi aussi.

Tres bien.

Pour tes affaires, garde un silence absolu.

J'ai dit au Commandatore qu'il n'y avait rien.

Evite le flagrant delit.

Et je... Ecoute, j'ai reflechi.

J'irai lui parler apres ton grand oral.

Tu sais pas qui c'est.

On en sait deja assez.

Joyeux Noel, mon amour.

C'est Paul.

Paul ?

Paul, euh...

Paul ?

Alors ca, c'est qui ?

C'est moi, ca.

Ca sent le petit vin de Loire.

Oh, la vache ! Petrus 1977.

S'il s'y met lui aussi, moi, je vais me coucher.

Je suis un petit libraire avec un cigare.

Cigares, pinard, c'est tout ce que j'aime.

Joyeux Noel, mon Walter.

- T'es fou. - C'est rien.

T'as un truc important a nous dire.

Moi aussi, je peux offrir des vins

a la hauteur de l'affection que je nous porte.

C'est pas desagreable, de te rabaisser ton caquet.

Rabaisse-le quand tu veux avec ca.

Si on commence a mesurer l'affection a coups de petrus...

Ca va. C'est Noel, quand meme.

Cette etiquette... Regarde-moi ca.

Je me fais engueuler, maintenant.

Ah, t'es la, toi.

- Bonjour, papa. - Bonne annee, ma fille.

Bonne annee.

Bonne annee.

Ca va ? Ca s'est bien passe ?

- Bof. - "Bof" ?

C'est jamais bien, quand on s'attend a trop bien.

T'as pas eu mon chapon, en plus.

C'est pas ton chapon qui m'a manque.

T'es beau, comme ca. Tu vas ou ?

Diner avec Jacques pour le remorquer.

Je l'ai trouve un peu vert, au meeting, hier.

Comme l'autre jour, au marche,

quand il a croise l'autre con.

- Tu veux venir avec nous ? - Non. J'ai du travail.

On y va, les amis.

La salle est pleine. On est les champions.

Tes iles flottantes derivent.

Si vous discutiez ailleurs, elles deriveraient pas.

Vos amis restent la ?

Y a plus de place en salle, ils mangent ici.

3 plats : ris de veau, pigeon, turbot.

Walter ? Vincent Brassac voudrait vous parler.

Mon Jacques,

ca te derange ?

Ben, pourquoi ?

Allez le chercher. Moi, je demande.

On se parle, entre ennemis.

Ah, d'accord.

- Comment il va, Vincent ? - J'ai un scoop.

Valette est pede.

Non, arrete.

- 100 %. - T'es sur ?

Ouais.

C'est vrai ?

J'ai une nouvelle. C'est Vincent. Valette est pede.

Marie, 2 gosses, le mec.

- Non ? - Ca tue, ca.

Tu savais ?

Je sais des choses sur les ecrivains. Et...?

Et rien.

Il fait ce qu'il veut.

Mais ca fait 30 ans qu'il ment.

Les gens vont pas voter pour quelqu'un qui s'assume pas, non ?

- Evidemment. - C'est parti pour les medias.

C'est de la diffamation.

"Diffamation"...

Y a pas de fumee sans feu.

Je vais casser l'etiquette du playboy.

Je vais pas me gener.

Vous voulez pas rigoler ailleurs ?

La, c'est le coup de feu et vous etes dans mes pattes.

- Bonjour, Francois. - J'aimerais recuperer ma cuisine.

On se motive ! Du serieux, messieurs !

- J'ai trop picole, moi. - Mais non.

Je vous rejoins. Je vais donner ses carottes a Zou.

Pepere ! Oh, Zou !

Zou... Zou !

C'est un infarctus massif. Le coeur s'est dechire en 2.

Ca se dechire en 2, un coeur ?

A 15 ans, c'est rare, mais... Oui.

Ca peut nous arriver a tous.

Vous appellerez l'equarrisseur.

- Oui. Merci. - Je suis desole. Bonsoir.

Oui, Stephanie, c'est moi.

Excuse-moi de te deranger tard, comme ca, mais...

Zou est mort, donc je voulais te le dire

puisqu'on l'a achete ensemble quand il etait petit.

Son coeur s'est dechire en 2. Tu le crois, ca ?

Je savais pas qu'un coeur, ca pouvait se dechirer en 2,

comme ca, d'un coup, a 15 ans.

Non, un zebre vit 30 ans. Il est mort a 15 ans.

La moitie de sa vie, quoi.

Il etait en pleine bourre, je te dis.

Ben oui...

Oui, je sais, je sais...

Bon. Ecoute, tu viens quand a Paris, toi ?

Parce que je voudrais t'inviter a diner

pour m'excuser pour le reveillon.

En mars ? Eh ben...

Ben, ecoute, si la vie nous permet...

Apparemment, elle est fragile, l'histoire, donc...

Non...

Oui... OK.

Allez, rendors-toi. Merci. Je t'embrasse.

Ah, putain...

Ca passe vite, putain. Ca passe vite, merde.

L'emmerdement, avec la vie, c'est la mort.

Ca passe vite.

Regarde Zou, le pauvre.

Donc, pour Clem, j'ai decide de lacher prise.

Je vais lui acheter son appart apres son oral.

J'aimerais qu'on le fasse ensemble, si tu veux bien.

Oui, je veux bien.

T'as realise que pour la garder pres de toi, il faut la lacher un peu.

Oui.

Pour faire bien, il faut le temps.

Peut-etre que tu comprendras aussi ce qui nous est arrive.

Croire, c'est voir. J'ai vu, excuse-moi.

Pourquoi on irait chercher plus loin ?

T'as vu ce qu'il y avait au-dessus. T'as pas cherche en dessous.

T'as vu quoi, Walter ?

T'as vu ta femme dans les bras d'un homme.

T'as pas cherche pourquoi,

s'il la consolait car elle etait malheureuse.

"Est-ce que ma femme est malheureuse ?"

Tu etais heureux, et quand Walter est heureux,

tout le monde doit etre heureux !

Quand t'es malheureux, on doit l'etre car t'as toujours raison.

Tu parles fort donc t'as raison.

Je vais te dire une chose.

Mon coeur s'est aussi dechire en 2 quand tu m'as foutue a la porte.

Mais je suis pas morte, parce que je me bats. C'est comme ca.

Autour de toi, certains sont plus fragiles.

Tu peux leur faire du mal.

Fais attention, Walter.

Quel pinard, pour tes langoustines ?

Sancerre ou muscadet ?

Pas grave. Je sais que t'as entendu.

Quoi ?

Muscadet.

Sancerre.

- Rate. - Decidement...

- On n'y arrive pas, tous les deux. - Non.

Bonjour.

Qu'est-ce que tu fais la a cette heure-ci ?

Vous auriez pu m'en parler, l'autre soir.

Regarde.

Alors, si je la sors, je perds le MoDem,

sinon je tombe pour diffamation.

Dans les 2 cas, je l'ai dans le baba.

T'etais pas au courant ?

Ils t'ont bien baratine, tes copains.

J'arrive !

Je sais tout, Paul.

C'est du serieux. C'est pas juste une passade.

Le plus con, c'est que j'avais prevu de t'en parler en mai, apres le...

Je te demande pardon, Walter.

Je sais pas quoi te dire.

Je me sens bete.

"Tu te sens bete" ?

Tout se fait dans mon dos, personne ne me dit rien, tu te sens bete.

Tu sais comment je me sens ?

Comme le gros con a qui on cache tout depuis 30 ans.

La cavette !

Pourquoi en mai ? Hein ?

T'as dit que tu me le dirais en mai. Pourquoi ?

Parce que je veux dire pour... Si, pour...

Enfin, apres les elections.

Pour lui laisser du temps...

C'est beaucoup de pression, les elections.

Habille-toi. On y va.

Ou ca ?

Voir Jacques.

Il est occupe, la. Bon. Laisse tomber. On y va.

On verra ca plus tard. Ce soir, c'est son dernier meeting.

Toi, tu lui dis rien. Je lui parlerai apres les elections.

Resultats dans 30 secondes.

Bravo.

- Felicitations. - Merci.

Merci, mon ami. Merci.

Jacques !

23 %, c'est historique !

Y a 6 ans, meme pas 14 %.

- C'est genial, Jacques. - Merci.

- Bravo. - Merci beaucoup.

Jacques, s'il te plait.

Si t'es avec Valette, l'UMP nous soutient a Vesoul et a Roubaix.

Formidable ! Oui...

Felicitations.

Merci beaucoup, madame. C'est formidable.

On attend que ca.

Retourner se battre.

Excuse-moi.

- Bonsoir. - Bonsoir.

- Bonsoir. - Monsieur.

Bonsoir.

T'es deja la, toi ?

Je savais pas qu'on se tutoyait.

- Laisse tomber. - Je fais rien.

- C'est la fete. - Je m'en fous.

Je vais chercher de quoi trinquer.

Bravo, Jacques. Joli score.

Tu peux etre fier.

T'es une espece de heros, ce soir.

Profite, va.

Demain, il sera toujours temps de te ranger derriere moi.

Mektoub.

Toi, avec ta grande gueule,

remonte dans ton carrosse.

Tu laisses mon pote. Ecoute quand je te parle.

Pourquoi vous me parlez comme ca ?

Allez, barre-toi ! Allez !

- Faut se faire soigner. - C'est ca.

- A bientot, Jacques. - Allez !

T'as vu comment il te parle, ce trou du cul ?

Au bout de 30 ans, il te parle comme ca ?

Enfin ! Quoi ?

Vous avez gagne.

Eclatez-vous, amusez-vous, profitez-en !

J'ai pas pu t'en parler.

J'avais peur.

C'etait plus commode de me confier a Paul.

Je te demande pardon.

Pardon de quoi ? T'es fou, Jacques ?

T'aurais pu m'en parler, mais...

Ca changeait rien, pour moi.

Ca change rien. Enfin... Ca change rien... Non.

Ca change rien.

C'est la vie.

Je parle fort, je fais des grands gestes,

c'est pas pour ca que je peux pas entendre.

Les questions que je me posais sur toi, je les ai posees a Paul.

T'as raison, c'est plus commode.

Comment tu as su ?

Brassac n'a pas ose la sortir.

C'est dommage. T'es bien, dessus.

- Merci, Pierre. - Oh, ben, ca...

Laisse tomber, va.

C'est maintenant, qui compte.

Je vais me desister. J'ai pas le choix.

Comment ca ?

T'es pas bien, toi ?

Te laisser devaloriser par ces mecs ?

Jacquot, si tu fais ca, c'est terminares entre nous.

Tres bien. Passe-moi les cles de ta betaillere.

Allez, va.

Alors, on s'est fait remonter les bretelles ?

Non. Cette fois, tu vas me laisser la place.

Ah bon ? Et en quel honneur ?

Tu te ranges derriere moi ou je balance ca a la presse.

Depuis ce soir, je risque plus rien.

T'es quand meme pas pret a foutre ta carriere en l'air ?

Tu sais, en politique, on meurt jamais vraiment.

Et si je te presente mes excuses ?

Mais c'est pathetique !

On peut plaisanter.

T'adorais mon humour.

Mon eleve a grandi mais il n'a pas pris de la hauteur.

Je ne t'en veux pas, Philippe.

Allez, descends.

Allez, descends, Philippe.

Un petit chateau-cheval blanc 1976, hein ? Mmm...

J'en avais achete a la naissance de Clemence.

- Belle robe. - Oui.

Il est magnifique.

A notre nouveau maire.

Merci.

Sante.

C'est du lourd, vous inquietez pas.

- C'est degueulasse ! - C'est un bain de bouche, pourtant.

A force de me prendre pour un con...

Et le vrai ?

Il est en carafe, la-haut. C'est pas marque "enfoire".

Desole.

Oui ?

Oui, Steph ?

5 apparts en 2 jours, t'as pas perdu ton temps.

Oui.

Bon.

On peut les voir quand ?

Evidemment, que je veux les voir. C'est moi qui paie.

Tu vas etre contente, tu vas voir.

On a signe.

Il fallait aller tres vite.

Ca va te plaire. C'est magnifique.

Y a presque rien a faire. Juste un souci avec le robinet.

Non, c'est le mitigeur.

Je m'en occupe.

T'as entendu ? Ton pere est la.

Sinon, ce que je te propose,

c'est qu'on vienne ensemble apres ton oral pour le visiter.

Ah bon ? Tu fais quoi, jeudi ?

Ben, la, je sais pas. Il se bat avec l'evier.

Mais dis-moi plutot ce que tu veux.

Ca y est, j'ai mon appart.

Maman nous propose

une visite en amoureux, mercredi midi.

Oui, mais...

Je dejeune avec ton pere.

Justement. On l'aura pas dans les pattes.

- Oui, mais... - On sera rapides.

Tu seras en retard, comme d'habitude.

S'il te plait.

D'accord. Ca marche.

Je suis trop contente. C'est cool, non ?

J'aurais prefere jeudi, apres ton grand oral.

Oui, mais...

Depuis 20 ans, c'est comme ca ! On l'a decide tous les 3.

On mange aux sirenes !

On commence. Ca va le faire venir.

Si tu respectes pas les traditions, ca va plus. C'est pas serieux.

C'est demain, l'oral de Clemence.

Ca n'a rien a voir, ca.

Oui ?

- Rote, tant que t'y es ! - Oui.

Comment ? J'ai depose moi-meme le mitigeur a cote de l'evier.

C'est qu'on me l'a pique, alors !

Non, on finit ce soir. Je l'ai promis a ma fille pour demain.

Je le ferai moi-meme ! Je vais en racheter un.

Je sais le faire, ca !

Alors vous laissez les cles a la concierge.

D'accord, on fait comme ca.

On m'a pique mon mitigeur. Viens, on file chez Clem.

- Et Paul ? - Il avait qu'a etre la !

C'est super.

Bon. Je me sauve.

Non, Paul, attends.

- T'as rien vu, encore. - Si. J'ai plus le temps.

Au moins la chambre, s'il te plait. Viens.

Alors ?

Alors ca fait 20 m2.

- C'est vide. - Tu t'en fous.

- Non, c'est pas ca... - C'est quoi ?

On n'a rien dit a ton pere et tu veux decorer la suite nuptiale.

C'est un peu premature, c'est tout.

Va pique-niquer avec tes copains. Tu me soules.

- Salut, Stephanie. - Ca va ?

Je dois voir Walter. Je suis en retard.

Il va te tuer.

C'est ouvert. M. Rougerie doit etre la.

M. Rougerie !

M. Rougerie ?

Qu'est-ce que tu fais la, toi ? Et toi ?

Qu'est-ce que tu fous, la ?

Je lui offre le cadeau de ses reves et elle m'attend pas pour l'ouvrir.

Un appartement, c'est pas une peluche.

Clem !

Clem !

Je suis un gros nul.

On vivra ou tu veux. On fera tous les bebes du monde.

Walter ! Walter, arrete. Voila, c'est comme ca.

Papa !

Papa !

Papa, attends, s'il te plait.

Papa, moi aussi, je l'aime ! Ecoute-moi.

Comment j'accepterai que tu aimes mon meilleur ami ?

Ce fumier !

Il me rend heureuse. C'est pas ce que tu veux ?

Il est ou, ton avenir, avec un homme de mon age ?

Mais j'en ai rien a foutre, de son age !

Ecoute, on etait si heureux ensemble, tous les deux.

- Papa, s'il te plait. - Ca va. Arrete.

Papa !

Merde...

Mademoiselle Orsini ?

Si vous voulez bien me suivre.

Salut, Walter.

Je viens pas plaider ma cause. Je sais qu'elle est perdue.

Je m'excuse pas d'etre amoureux.

C'est arrive, et ca me rend aussi heureux.

Je suis la pour que tu saches que...

je t'ai rien dit pour pas te perdre.

Non. Si tu m'as rien dit, c'est parce que t'as honte.

J'espere ! De te taper la fille de ton meilleur pote.

- Ecoute... - Je veux pas t'entendre.

Va-t'en. Casse-toi !

D'accord.

Tu veux qu'on te dise tout, hein ? D'accord.

Tu parles. Ca, oui, tu parles.

Mais t'ecoutes pas.

40 ans que Jacques te demande de pas boire ton cafe comme un beauf.

T'entends rien. T'obliges les autres a te mentir et tu joues les victimes.

Pourquoi les gens qui t'aiment te baladent comme ca ?

Ta fille, ta femme, tes potes et meme ton pere ?

Tu pardonnes rien, tu laisses aucune chance.

Pourtant, toi, t'as eu une deuxieme chance.

Tu serais devenu quoi, sans nous ?

Rien. Personne.

Tu me voles ma fille et tu viens me donner des lecons sous mon toit ?

Tu m'as aneanti, Paul.

Oui...

Alors casse-toi,

avant que je te jette dehors.

Fais-le pour moi.

Ta fille a ebloui le jury avec Hemingway et ses icebergs.

Toi aussi, Walter, va voir en dessous.

Plonge.

Stephanie gardait une lueur d'espoir.

Il etait revenu vers elle. Il reviendrait peut-etre vers nous.

Mais Clemence savait que c'etait illusoire.

Le Commandatore etait tombe et il ne se releverait pas.

J'ignorais combien de temps elle supporterait de partager sa vie

avec celui qui l'avait privee de son pere.

Jacques se consacrait a son nouveau poste.

Il avait accepte un logement de fonction

et mis en vente la librairie.

Walter partait vivre a l'ile de Re.

Ses Zebres avaient decroche l'etoile.

Il pouvait en abandonner les renes a Francois.

Il quittait Paris comme il avait quitte son pere, a une difference :

le poids des valises.

Celles qu'il venait de prendre

etaient chargees de 40 ans de souvenirs.

Stephanie s'etait trompee.

Walter ne reviendrait pas.

Si Jacques et Clem en eprouvaient de la peine,

moi, je ne ressentais rien.

J'avais perdu Walter depuis bien longtemps.

Depuis ce soir d'octobre ou j'avais embrasse sa fille.

Qu'est-ce qu'il y a ?

C'est ce qui s'est passe, mot pour mot.

Ca ressemble pas au heros. Ca manque de panache.

Quoi ? "De panache" ?

Mon heros m'a jete dehors, comme une merde !

Du sang, c'est ce que tu voulais ?

Et les larmes.

Ah oui... Les larmes.

Pardon, je cherche la tombe de Vittorio Orsini.

Allez voir au bureau.

Merci.

Viens, entre. Entre.

J'arrive a l'improviste, mais j'ai quelque chose d'important a te dire.

- Je vous derange pas ? - Non.

Regis est la ?

Pourquoi ? Tu veux l'embrasser ?

Ben oui.

Il est parti a velo.

Bon...

- T'es pas venu pour ca ? - Ben non.

Tu veux un cafe ?

- Oui, s'il te plait. - Y a rien de grave ?

Non, au contraire.

C'est que...

Ben, j'ai plonge. Voila.

J'ai fait comme tu m'as dit. J'ai vu en dessous,

et j'ai compris des trucs, donc je voulais t'en parler.

- T'as "compris des trucs" ? - Oui.

T'as compris quoi ?

Ben...

Que par exemple, pour mon pere,

il a jamais ete foutu de me dire pardon de son vivant.

Qu'il est mort tout seul comme un con au fond de sa trattoria.

J'ai pas envie de faire la meme erreur.

Et puis...

Pour nous deux...

J'ai ecoute que moi.

J'ai pas su t'entendre, et je t'ai perdue.

Et je regrette.

Tu prends pas de sucre ?

Non.

Merci.

Excuse-moi.

Franchement, toi qui sais, c'est dur, de vivre avec moi ?

Franchement...

c'est pas facile de vivre sans toi, non plus.

Et tu fais quoi, la, maintenant ?

Ben, je sais pas. Il faut que je me regroupe.

- Je vais voir. - Et tes amis ?

T'as vu ? Jacques vend la librairie.

Ah bon ?

Ben, en meme temps, il a...

autre chose a faire.

- Oui. - Ben oui.

Et alors...

Clem, ca va ?

Oui, ca va.

Ah, ben, regarde, la.

Tu signes quand ?

C'est le notaire qui gere. Moi, j'ai plus le temps.

Tu sais ce que ca va devenir ?

Il m'a dit que ca resterait une librairie.

Ah...

C'est la derniere fois qu'on dejeune ici.

Oui. Ici, oui.

Regarde, j'ai bien fait. Batard-montrachet 2001.

"Se boit a genoux et tete decouverte."

Alexandre Dumas.

A Alexandre, alors.

Oh, merde. Il est bouchonne.

Messieurs.

Aujourd'hui, rognons.

Cherie, installe-toi avec nous.

Pardon, je fais un peu

comme chez moi, mais vu que c'est chez moi...

Enfin... Chez nous.

Comment ca ?

T'as achete ?

J'allais pas laisser la meilleure cantine du quartier.

Bon. Ben...

Tiens, ma fleur, tu nous ouvres le cadeau de Paulo,

qu'on avait garde bien au chaud.

Je vais faire rechauffer la gamelle.

Je t'accompagne.

Tiens.

Je reviens.

"Le deplacement de l'iceberg

"est du au fait qu'on en voit 1/9 a la surface de l'eau."

C'est Hemingway qui a dit ca.

Un colosse,

comme papa.

Oh, Walter !

C'est court, 20 ans

Pour moi, c'est toute une vie

T'es toute ma vie

Et je t'ai dans le sang

C'est court, 20 ans

20 ans, c'est toute une vie

T'es toute ma vie

Je ne pourrais pas faire sans

Tes yeux

Dans ma voix

Sans ta main

Dans ma main

Pas de lendemain

Pas de lendemain, non

Nos lendemains

C'est court, 30 ans

C'est beau comme un oubli

T'es toute ma vie

Je saurais pas faire sans

Ta voix

Dans mon regard

Sans ta main

Dans ma main

Pas de lendemains

Pas de lendemains, non

Nos lendemains

Nos lendemains

Sans ton regard

Dans le mien

Sans ta main

Dans ma main

Pas de lendemains

Pas de lendemains, non

Nos lendemains

Nos lendemains

C'est court, 100 ans

Mais j'en ferais pas ma vie

T'es toute ma vie

Et sans toi, je suis vain

Sans ton regard

Dans le mien

Sans ta main

Dans ma main

Pas de lendemains

Pas de lendemains, non

Sous-titrage : ECLAIR

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.