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(bips)
(respiration artificielle)
(coup de feu)
- Médical!
- J'ai entendu le cri "médical".
Je suis allé voir et j'ai vu le soldat Le Merlus
qui étouffait à terre.
Reste avec nous! Regarde-moi, regarde-moi.
Il y avait d'autres recrues autour.
- Lesquelles?
- Durand, Paré...
- Quelqu'un a tiré dans la gorge!
- ... Vanier.
- Qu'est-ce que j'avais dit?
Euh, j'ai appelé l'ambulance et ils sont venus le chercher.
C'est tout ce que j'ai Ă ajouter.
- Juste Ă relire et signer ici,
si c'est conforme Ă ce que vous avez dit.
- HĂ©!
Qu'est-ce qui s'est passé?
Je vous ai posé une question, soldat.
C'est vous qui avez tiré Le Merlus dans la gorge, hein?
- Non.
C'est moi qui suis supposĂ© ĂȘtre Ă l'hĂŽpital.
C'est moi que Dallaire visait.
(coup de feu)
- Je suis plein.
Ca va?
- Oui, oui, oui, oui,
je suis... je suis juste fatiguée.
C'était une belle soirée.
- Oui.
- Hmm...
Mon pÚre s'est invité pour la fin de semaine.
Il arrive demain soir.
- Sérieux?
- Il m'a tordu un bras.
Je voulais pas m'obstiner avec lui chez le colonel,
fait que j'ai dit oui.
- OK.
- Quoi?
- Bien, quoi? Le timing est pas super.
Foster, les Russes, les Iraniens.
- C'est mon pĂšre, Louis.
- T'as raison.
Oublie ça. Je m'excuse.
Je vais aller prendre ma douche. - Hum.
(paroles entremĂȘlĂ©es)
- HĂ©!
Qu'est-ce qui te prend, lĂ ?
- J'ai tiré une balle de plastique.
Ca va passer pour une balle perdue.
- Tu risques gros, si Craig apprend ça.
- Personne pour le croire, personne pour le prouver!
- Mais tu vas encore trop loin! Te rends-tu compte de ça?
- "Tu vas encore trop loin!"
Dans la vie, lĂ , je me mets Ă genoux devant personne!
- Si tu lĂąches pas Mick, c'est pas Ă genoux que tu vas finir.
C'est sur le dos.
(petit rire)
- Anyway, je pense que Rambo a compris le message.
Il est pas au-dessus de moi.
Une autre biĂšre!
- Excusez-moi.
Est-ce que l'infirmiĂšre vous a dit
quand vous pourrez voir votre conjoint?
- Euh, oui, mais il dort et il peut pas parler.
- Ca va quand mĂȘme l'aider de se sentir supportĂ©.
C'est un élément important de sa guérison.
- Euh, avez-vous un stylo et une feuille?
- L'infirmiÚre va vous donner ça.
Marie-Claude, un stylo et une feuille, s'il vous plaĂźt,
pour madame.
- Faut qu'on se voie en privé.
Je pense qu'on a des informations à s'échanger.
- Je vais vous texter un endroit.
Venez m'y rejoindre dans 20 minutes.
(coups Ă la porte)
Fermez la porte.
- C'était comme vous avez dit,
un empoisonnement au polonium.
J'ai trouvé un échange
de courriels entre Elfassi et les Iraniens.
A la fin, ils le remercient et veulent remettre ça.
On s'entend que ça sonne pas
comme quelqu'un qu'ils vont tuer.
- Ils veulent faire passer
le meurtre sur le dos des Iraniens et des Russes.
- Qui, ça, "ils"?
- J'ai des pistes.
- Pourquoi le gars qui m'a mis
des bĂątons dans les roues pour le meurtre de Bastien
veut soudainement m'aider avec celui d'Elfassi?
- J'ai besoin d'un enquĂȘteur
qui va travailler secrĂštement avec ma partner et moi.
Je veux que ce soit vous.
- Qu'est-ce qui me dit que vous ĂȘtes pas
en train de me manipuler en ce moment?
- Xavier Augustin.
Le meurtrier d'Antoine Bastien Ă JTF16 s'appelle Xavier Augustin.
Il est Ă la prison d'Edmonton au moment ou on se parle.
- Vous risquez gros en me disant ça.
Vous avez pas le droit de révéler
l'identité d'un gars de JTF16.
- Voyez ça comme un signe de bonne foi.
(ouverture de porte)
- T'étais avec Laroche?
- Il m'a appelé, là . Il voulait me voir.
On a besoin d'un enquĂȘteur, je lui ai tendu une perche.
- C'est bien trop tÎt! Pourquoi tu m'en as pas parlé?
Je suis MP. Je sais comment ça marche.
Il va jamais nous prendre au sérieux
avec le peu de preuves qu'on a.
Avec Craig, comment ça, le souper?
- C'était correct. Excuse-moi, faut que j'y aille.
- HĂ©, me niaises-tu?
Tu vas me dire que vous avez jasé de la saison du Canadien?
Qu'est-ce qu'il y a?
Est-ce que c'est Ă cause
de la vidéo d'hier avec Caron et ta femme?
Je te répÚte que je ne suppose rien.
Je voulais juste que tu sois au courant.
- Ma femme a été mise on the spot par Foster
juste parce qu'elle est Russe
et tu fais la mĂȘme affaire.
- C'a rien Ă voir avec Foster.
Moi, je cherche le complice de Caron Ă l'hĂŽpital,
je tombe lĂ -dessus.
Astheure, si c'est pas elle, c'est pas elle,
mais moi, je fais juste ma job.
- Je comprends pas ce qui est arrivé.
- Bien, c'est... c'est une balle perdue.
- En avançant en corridor?
Les cibles étaient en avant.
- HonnĂȘtement, moi, je voyais fuck all.
- C'est peut-ĂȘtre toi, ça, ça veut dire?
- C'est peut-ĂȘtre toi, osti?
- Perso, moi, je sais tenir un gun.
- Je sais pas si c'est parce que tu te shootes dans le cul
que tu fais de l'attitude,
mais je fermerais ma gueule si j'étais toi!
- Moi, si j'étais toi, j'irais pas là !
- OK, on peut arrĂȘter ça?
C'est pas en s'obstinant
et en se faisant chier
que Dad va guérir plus vite.
On a bien plus intĂ©rĂȘt Ă se serrer les coudes
que de chercher un coupable.
- Anyway, c'est peut-ĂȘtre personne de la gang aussi.
- Mais non, c'est qui, d'abord? Un fantĂŽme?
- Garde-Ă -vous!
- Rassemblement.
Le soldat Le Merlus a reçu
une balle de plastique dans la gorge.
Il a subi une légÚre fracture de la trachée.
Son état est stable, il devrait éviter la chirurgie.
Il est trop tĂŽt pour dire
combien de temps sa réhabilitation va prendre,
mais son camp est terminé.
Le colonel Savard va s'adresser Ă vous.
- Un inspecteur va rencontrer
certains d'entre vous demain matin
pour essayer de comprendre ce qui s'est passé.
Je vous dispense donc d'entraĂźnement
jusqu'en aprĂšs-midi.
Et vu les circonstances, je vous en dispense aujourd'hui aussi.
On est des humains.
On a le droit de trouver ça dur.
Reposez-vous bien.
- Repos.
- Je vais dire au major Sergerie qu'elle vous tienne au courant
des développements avec l'inspecteur.
- On est déjà en contact.
- Faudrait aussi avertir la famille du soldat Le Merlus.
- Ils sont déjà sur la base.
(bips de l'électrocardiogramme)
- OK, les filles, on y va?
- Vous ĂȘtes un bon leader, M. Savard,
contrairement Ă ...
Excusez, je...
- J'ai su pour les rencontres avec Foster.
Je suis désolé que vous ayez eu à vivre ça.
- Je dis ça de mĂȘme, puis je devrais peut-ĂȘtre pas, mais...
mon bureau est au mess des officiers...
si vous voulez prendre un verre de temps en temps,
avant de rentrer chez vous.
Ca peut ĂȘtre long, se faire des amis sur la base.
Je sais de quoi je parle.
- J'en prends bonne note. Merci!
- La rencontre avec votre mari s'est bien passée?
- Euh, il dormait.
Pouvez-vous lui donner ça quand il va se réveiller?
Merci! Allez, les filles, on y va.
- Euh, excusez-moi, Mme Berthiaume.
Je suis pas à l'aise, désolée.
- Je vous ai demandé de lui donner, pas de la lire.
- Si je peux me permettre,
personne d'autre que vous devrait lui donner ça.
- Vous bougez pas, OK, les filles? Placez-vous ici.
Maman revient, OK?
Je trouvais ça chien de le quitter
pendant qu'il a un tube dans la gorge,
mais si vous voulez, je peux retourner
lui donner tout de suite.
- C'est si urgent que ça? Ca peut pas attendre un peu?
- Combien de temps? Un mois, deux?
- On sait pas combien de temps ça va prendre
ni quels vont ĂȘtre...
- OK, mettons 2 mois, lĂ .
Je fais quoi, moi, pendant ce temps-lĂ ?
Je viens le voir et je fais Ă semblant que je l'aime encore
ou je le "ghoste" pendant 2 mois,
je le laisse se poser plein de questions
et je le quitte dĂšs qu'il sort de l'hĂŽpital?
- Je veux pas me mĂȘler de votre vie privĂ©e,
mais ça va affecter sa guérison.
- Ca fait des semaines que je veux le laisser
et que tout le monde me dit:
"Annick, tu peux pas faire ça pendant son cours d'infanterie,
"c'est bien trop chien.
"Attends qu'il revienne."
Mais là , il arrive ça.
- Mme Berthiaume...
- J'ai rencontré quelqu'un.
Vous le savez peut-ĂȘtre pas...
mais sortir avec un militaire,
c'est des sacrifices que pas tout le monde a envie de faire.
- Je suis dans un couple de militaires, moi aussi.
- Je sais pas comment vous faites.
OK, on y va? Allez!
- Il est... il est monté dans sa voiture,
et il s'est sauvé!
- Mais non!
(rire)
- HĂ©, Vasili!
- HĂ©, salut, Louis!
- Ca fait longtemps. - Hum, hum.
- Salut, mon homme!
(rire)
- DĂšs que j'ai ouvert ma porte,
il a arrĂȘtĂ© de crier!
(rire)
Il est monté dans son char et les pneus ont crissé!
(rires)
- Ivan, qu'est-ce que tu bois?
- Ah, c'est grand-papa.
- Je lui ai offert une biĂšre.
Ca fait, quoi, un an qu'on s'est pas vus.
C'est rendu un homme, mon Ivan!
- Presque. Il est encore mineur.
- HĂ©, come on!
- Il a 17 ans, quand mĂȘme!
Bon...
Les rĂšgles sont les rĂšgles.
C'est important de les respecter.
- Je vais aller vous installer dans la chambre d'ami.
Venez avec moi. - Ah?
- Merci d'avoir accepté
de me rencontrer derniÚre minute comme ça.
- Ca va. Je suis un peu pressé, par exemple.
- Inquiétez-vous pas, on va faire ça vite.
Euh, juste que vous sachiez,
vous ĂȘtes lĂ sur une base volontaire.
Vous ĂȘtes pas contraint Ă quoi que ce soit.
- C'est noté. - Good.
- Est-ce que le nom de Xavier Augustin,
ça vous dit quelque chose?
J'ai essayé de trouver de l'information sur lui récemment,
puis il est effacé de toutes les banques de données du Canada.
Vu que vous avez le mĂȘme nom de famille que lui,
je prenais une chance.
Ce serait... votre cousin, votre frĂšre?
- Je sais pas c'est qui.
- Je sais qu'une fois qu'il arrive dans JTF16,
il n'est plus supposé...
- Vous connaissez les rĂšgles.
Je vais devoir mettre fin Ă la discussion.
Excusez-moi.
Kim!
- Qu'est-ce que... qu'est-ce qu'il y a?
Qu'est-ce qu'il y a?
- Pourquoi Laroche est venu me parler de Xavier?
Il sort d'ou, lui?
- Il t'a dit quoi?
- J'ai coupé ça court et je suis parti.
C'est quoi, lĂ ?
Xavier est-il mort?
- Hein? - Kim!
Il travaille aux homicides.
- Ca veut pas dire qu'il est mort.
- Quand on s'est rencontrés,
tu voulais me parler de Xavier aussi.
Donc, t'es au courant.
Et tu vas me dire ce qui est arrivé.
- Ton frĂšre est Ă la prison d'Edmonton.
- Pourquoi?
- Il s'est présenté au poste
en disant qu'il voulait parler au JAG.
C'est moi qui l'ai arrĂȘtĂ©.
- Kim, qu'est-ce qu'il a fait?
- C'est lui qui a tué Antoine Bastien.
Je suis désolée.
- Bullshit!
Craig m'a dit qu'il était à JTF16
il y a une couple de jours.
- Craig te dit pas tout.
- Tu sais que si je rapporte Ă Craig
ce que tu viens de me dire,
ça peut mal finir pour toi, right?
- Mais tu feras pas ça parce que t'es pas de mĂȘme.
Si tu m'as dit que Jason s'était tué
parce qu'il avait pas d'affaires lĂ , bien, toi non plus,
t'as pas d'affaires lĂ , Wesley.
Wesley...
(soupir)
- LĂ , mon beau-pĂšre est lĂ . J'ai 2 minutes max.
- OK, Laroche a rencontré Wesley pour lui parler de son frÚre.
Je pense qu'il sait que Xavier a tué Bastien.
- Je sais, c'est moi qui lui ai dit.
- Pourquoi t'as fait ça?
J'ai pas eu le choix de tout dire Ă Wesley.
- Attends, t'as fait quoi?
- Il m'a mis dans un coin! J'avais pas d'autres options.
- Moi, je voulais montrer ma bonne foi Ă Laroche
pour qu'il accepte de travailler avec nous.
- C'est drĂŽle, t'as plus l'air du gars qui l'envoie
sur une autre track pour l'éloigner de ta femme.
- Tu laisses ma femme en dehors de ça!
(bips du téléphone)
- Pfft!
(Il parle en russe.)
Ca fait du bien de te voir.
Ah, faut que tu m'appelles plus souvent que ça, hum?
Hein?
Te rends-tu compte que jusqu'à la semaine passée,
je savais mĂȘme pas que vous Ă©tiez revenus au QuĂ©bec!
- J'ai pas eu le temps de donner de nouvelles Ă personne.
- Vous ĂȘtes chanceux, vous, moi,
j'ai pas appelé mes parents depuis que j'ai 18 ans.
(rires)
T'es rentrée tard.
- Oui, situation de travail.
Est-ce qu'il en reste pour moi?
- Bien oui!
Louis en a fait pour une armée!
(rire)
- Non, mais il t'avait remis Ă ta place!
"Soit tu rentres dans le rang, soit tu te casses, en fait."
- A Dad! - A Dad!
- Hé! Sérieux, ses filles doivent capoter.
- Déjà que sa femme le laissait pas
parler avec les filles pendant son camp.
- Sérieux? - Ah oui?
- Mais oui, c'est ça qu'il racontait l'autre jour.
Apparemment, elle voulait pas qu'il retourne dans les Forces,
et c'était sa façon de lui faire payer, I guess.
- Crisse que le monde est cave!
- Attends, moi, j'étais avec un gars
qui trouvait ça pas féminin, une fille dans les Forces.
Il m'a laissé juste avant
mon programme d'instructions de base.
- Voyons, sacrament!
- Il aimait les femmes fortes avec de la drive,
mais rajoute-moi un gun et un uniforme et...
- ... t'es une gouine qui tue du monde.
- Exactement!
(rires)
- Tu faisais quoi avant?
- J'ai été clown.
- Voyons! Clown?
- T'étais clown, toi? T'es sérieuse?
- Pire job ever!
(rires)
- Bien, il vaut mieux aller tuer un terroriste que tuer un kid.
- Ca dépend du kid!
- Bam! HĂ©, toi, je t'aime bien quand tu bois!
(rires)
- C'est quoi, lĂ , on n'a plus le droit d'avoir du fun?
- C'est beau, Luc.
- Ah, ciboire...
- Ca va?
Tu devrais venir t'asseoir avec nous, ça va te faire du bien.
- C'est moi qui étais visé.
C'est pas Dad qui aurait dĂ» manger la balle, c'est moi.
- C'est un accident.
- Non, c'était pas un accident.
Je me suis baissé pour éviter la balle.
De toute façon, on s'en cùlisse, tu comprendrais pas.
- Je comprends.
- Non.
Tu comprends pas. - Mick...
Je comprends.
Dallaire aussi m'a fait chier, mais ça finit par se placer.
Et Craig, il croit en toi.
- T'es qui, toi, crisse?
- Je suis toi, mais dans un an.
Caporal-chef Aidan Larochelle.
Ma mission est d'infiltrer les recrues
et de voir parmi les nouveaux qui c'est qui a du potentiel.
- Tu nous "watches", ou quoi?
- C'est ma mission. - Fuck!
- HĂ©! Te rends-tu compte Ă quel point c'est bon pour toi?
A quel point c'est formateur?
Pourquoi tu penses qu'il y a du monde qui revient du front
avec un choc post-traumatique?
Parce qu'ils sont pas prĂȘts.
Penses-tu que c'est en tirant sur des cibles qui bougent pas
et en faisant une couple de push-ups
que tu vas te préparer à abattre des ennemis?
Dans le temps, là , un camp de recrues, c'était hardcore.
Mais un moment donné, il y a une gang de wokes
qui a commencé à dire que c'était trop,
et il y en a juste eu un, un, qui a eu le guts de dire:
"Non, c'est pas trop.
"MĂȘme que tu sais quoi? C'est pas assez."
Et ça, c'est le colonel Craig.
Lui, il en a vu, des affaires.
Lui, il sait de quoi qu'il parle.
Penses-tu, toi, que les Iraniens, les Chinois,
les Russes et les talibans se font dire par leurs boss:
"Ah oui, oui, allez prendre une biĂšre et jasez de vos feelings"?
Come on, osti, wake up!
Regarde, Mick.
Tu dis que ton but, c'est de rentrer dans JTF16.
Te rends-tu compte de la chance que t'as?
Il y en a une méchante gang qui s'est essayée
et qui a manqué sa shot.
Mais toi...
toi ça fait mĂȘme pas quelques semaines
que t'es arrivé à Kanawata
et t'as le colonel Craig qui tripe sur toi!
Hé, man, ça va bien, tes affaires, Mick!
- Ca va tellement bien
que je sacre mon camp des Forces dret lĂ .
- WĂŽ, wĂŽ, attends!
Hé, hé! - Fuck you!
- Attends, mais...
- Fuck...
- Parce qu'il est adjudant en chef,
il pense que tout est permis.
ArrĂȘte de te tatouer aussi.
- Il est tatoué jusque dans les yeux.
- Il y a pas une rĂšgle lĂ -dessus?
- Il se pense tout permis, fait qu'il pense qu'il...
- HĂ©, coudon, qu'est-ce qui se passe avec lui?
- Ah, il est retourné à la caserne.
Je pense que ce serait bon de lui laisser un peu d'air.
- HĂ©, tu finis pas ta biĂšre?
- Je vais payer des shots.
- WĂŽ! Ca vire Ă soir!
- Au nombre de fois qu'on a congé ici,
faut en profiter.
- Oh! Pardon! Pardon, Louis.
Je voulais pas te...
- Non, c'est correct, j'ai fini.
- HĂ©, tu travailles toujours?
- Oui, ça vient avec le poste de commandant.
- Ah! J'imagine, j'imagine.
Euh, j'aimerais ça qu'on se prenne un moment, toi et moi,
avant que je parte...
pour jaser, hein?
- OK.
- Est-ce que tu penses que ce serait possible
de faire, genre, un tour guidé de la base,
comme on a fait à Gagetown il y a quelques années?
Je suis vraiment curieux de voir de quoi ç'a l'air.
- Oui, c'est juste que lĂ , le contexte
est peut-ĂȘtre pas idĂ©al.
- Mais c'est toi, le boss.
(rire)
Tu vas m'arranger ça?
(rire)
- Je vais voir ce que je peux faire.
(petit rire)
- Super!
(rire)
Mais écoute... à plus tard!
- Bonne soirée! - Hum, hum.
(âȘ cellulaire âȘ)
- Tabarnac!
Colonel.
AmĂšne-moi-le.
- Ici?
- Oui, ici.
- HĂ©! Venez avec moi. - Non.
- C'est un ordre!
- Je quitte les Forces. Vous ne me verrez plus.
- Ca marche pas de mĂȘme, soldat.
- Il y a plein de recrues
qui sont parties depuis le début du camp.
Moi aussi, je décrisse.
- Si vous voulez partir, vous devez lui demander avant.
Vous ĂȘtes pas une recrue, OK?
Let's go.
Vous ĂȘtes plus que ça.
- Je vous écoute.
- Je veux quitter les Forces.
- OK.
Pourquoi?
Bon.
L'adjudant-chef Augustin va vous ramener Ă la base.
- C'est tout?
- Comment ça, c'est tout? C'est quoi, vous voulez?
Que je vous supplie de rester?
Vous ĂȘtes allĂ© Ă MontrĂ©al chercher du polonium.
Ca vous implique dans le meurtre de Tarek Elfassi.
Vous avez pas d'intĂ©rĂȘt Ă parler Ă personne.
Vous allez pouvoir retourner Ă Sherbrooke...
finir votre maĂźtrise...
qu'on va tous lire,
pendant qu'on se fait tirer dessus par l'ennemi.
C'est dommage.
Je pense encore que vous avez un potentiel extraordinaire.
Mais...
- Pourquoi vous vous acharnez sur moi?
Tout le monde dit la mĂȘme affaire:
"Le colonel t'aime bien, il croit en toi.
"T'es chanceux."
Qu'est-ce que vous voyez?
(petit rire)
- L'abnégation.
A 7 ans, vous avez fini Ă l'hĂŽpital
parce que vous vous ĂȘtes interposĂ©
entre votre pĂšre violent et votre mĂšre.
- Comment ça, vous savez ça?
- A 9 ans, vous avez témoigné en cour
pour le faire enfermer pour violence conjugale.
Ca prend du guts en crisse.
Beaucoup de guts.
Je vous admire.
J'aurais aimé ça, faire pareil.
Le cran...
la capacité de se sacrifier pour les autres.
Ca s'enseigne pas.
T'es né avec ou t'es pas né avec.
Il y a plein de gens qui pensent qui sont forts mentalement...
qui ont pas de limites qui les restreignent.
Mais ça fait des décennies que je fais cette job-là .
99,99% des gars que je vois passer...
c'est des lĂąches,
des tas de muscles avec rien dans la cabine.
Mais vous, soldat Vanier...
vous ĂȘtes nĂ© avec ce guts-lĂ ...
cette flamme-lĂ ...
qui fait que vous ĂȘtes prĂȘt
Ă manger des coups de bottes dans la face Ă l'infini
pour sauver les autres.
C'est ça, que je cherche...
le 0,01%.
Mais... si vous voulez retourner Ă votre petite routine...
je vous retiendrai pas.
J'ai une proposition Ă vous faire.
Mais ça implique que vous allez devoir me suivre.
Vous dormirez pas de la nuit, mais...
vous allez pouvoir décider si vous continuez ou pas...
en toute connaissance de cause.
Trouvez-lui un gear, il s'en vient avec nous autres.
- On y va.
On va attendre 13 minutes.
(bips de la montre)
- Ton pÚre m'a demandé de faire un tour guidé de la base.
J'ai pensé emmener Ivan, comme ils s'entendent bien.
Qu'est-ce que t'en penses?
Maria, je te parle.
- Ah? Oui, oui, oui. Bonne idée.
- Tu pourrais venir avec nous, si ça te tente.
- Je préfÚre pas, avec ce qui s'est passé avec Foster...
- Oui, je comprends.
Jean-Molse Caron, ça te dit quelque chose?
- Non.
- C'est un adjudant.
- Ca me dit rien.
- Ah...
il serait comme passé à ton bureau il y a pas si longtemps.
- C'est quoi, tu me surveilles?
- Il y a un officier qui se questionne
sur son état de santé.
Il le trouve pas en shape.
- Secret médical. Tu le sais que c'est confidentiel.
- T'as raison. Excuse-moi.
- Corridor. Go!
Go, go, go! Contact.
(coups de feu)
Clear. On avance, go!
(stridulations)
Contact. Contact!
Clear. Go.
Clear.
(paroles indistinctes)
Stand-by.
Contact.
(coup de feu)
- Là , vous me demandez pourquoi je vous ai emmené ici.
Dans les faits, c'est vous qui m'avez emmené ici.
Let's go.
Le Russe avec qui vous avez fait un échange de colis
s'appelle Yegor Martschenko,
un mafieux proche du régime de Moscou
installé au Canada.
Je lui ai acheté du polonium, spécialité russe,
en échange de documents secrets sur JTF16.
LĂ , vous allez me dire...
pourquoi le colonel Craig
vendrait des documents secrets sur JTF16 aux Russes,
alors qu'il est lui-mĂȘme Ă la tĂȘte de JTF16?
Excellente question.
La réponse...
je lui ai absolument rien donné.
Vous lui avez donné une clé USB avec des faux documents,
un logiciel pirate
qui nous a permis d'infiltrer son ordinateur
et d'apprendre ou il cachait ses munitions, son argent, ses guns.
Ici mĂȘme, grĂące Ă vous.
J'aurais pu vous dire tout ça
avant de vous envoyer faire l'échange avec lui.
Mais le meilleur moyen d'avoir l'air innocent,
c'est de pas savoir ce qu'on fait.
- Vous allez piller la place?
- Absolument.
- Est-ce que c'est légal?
(rire)
- Est-ce que c'est moral?
Est-ce que c'est moral de demander Ă mes soldats
d'aller combattre avec des ressources faméliques?
Est-ce que c'est moral de couper dans les budgets de la Défense,
alors qu'on est déjà les cancres de l'armée?
Moi, colonel Allan Craig,
je m'engage envers vous, soldat Vanier,
de jamais vous envoyer Ă l'abattoir!
Jamais j'envoie mes hommes en mission
Ă moins d'ĂȘtre certain de gagner!
Si on me donne pas les moyens...
je m'en occupe moi-mĂȘme.
- Est-ce que l'état-major est au courant?
- Non.
Mais maintenant, vous, vous l'ĂȘtes.
Je me soucie pas des rĂšgles, je me soucie de la mission.
En ce moment mĂȘme,
les Russes sont en train d'envahir l'Arctique canadien,
Ă l'insu de tout le monde.
- Rambo, viens-t'en.
- Let's go.
- Move it, guys!
Je pourrais envoyer JTF16 se faire massacrer.
- Let's go.
- Mais Ă la place, j'aime mieux donner la chienne aux Russes
en éliminant tous leurs petits amis au Canada
et en les dépouillant de leurs actifs.
L'art de la guerre...
Let's go.
... c'est aussi l'art de passer ses messages.
- Rambo. Rambo.
C'a mal parti, toi et moi.
Regarde, c'est fini, ça.
Ce qui est arrivé à Dad...
ça devrait pas réarriver.
Ce qu'on vient de faire...
Tu sais...
C'est une chose de dire que t'es dans la gang...
mais quand il faut que tu te mettes les mains dedans...
comme t'as fait cette nuit...
c'est...
C'est comme un shooter.
Bienvenue dans la gang, Rambo.
- Merci, adjudant.
- Thomas.
Adjudant, c'est devant les autres sur la base.
- Merci, Thomas.
- Adjudant Augustin va vous ramener Ă la base.
Ca vous fera pas une grosse nuit, mais c'est mieux que rien.
- Que fait-on avec les corps? - On s'en occupe.
- OK, je veux juste ĂȘtre sĂ»r
qu'il y a pas d'ambigulté, je vais pas...
- J'ai jamais pensé une seconde que vous alliez quitter.
Vous aviez juste besoin d'un petit coup de pied dans le cul.
- Let's go.
(fermeture de portiĂšres)
- Vous allez remettre ça avant re revenir à la base.
(sonnette de porte)
- Bonjour! - Bonjour!
- Bonjour! - Vous ĂȘtes prĂȘts?
- Ah ouais, la limo!
- Wow! Bonjour!
- Bonjour! - Bonjour!
- HĂ©!
(rire)
C'est moi qui me mets en avant! Non!
HĂ©, toi!
(rire)
- Merci d'avoir accepté, comme ça,
au pied levé, un samedi matin.
- J'avais rien Ă l'horaire.
Ca fait partie de mes tĂąches de faire de la propagande
auprĂšs de notre belle jeunesse canadienne.
Votre femme vient pas avec nous?
- Elle est Ă l'hĂŽpital. Une urgence.
(bips de l'électrocardiogramme)
- Soldat Le Merlus? Dr Frolova.
Je fais partie des médecins qui vont s'occuper de vous.
Je pensais vous fournir ça
pour que vous puissiez communiquer.
Vous pourrez pas parler avant un moment.
Mais la bonne nouvelle,
c'est que vous allez éviter la chirurgie.
- Votre femme.
Elle est... elle est venue hier avec vos filles.
Vous dormiez.
Inquiétez-vous pas.
Elles vont revenir quand vous irez mieux.
Ca va aller.
- L'inspecteur arrive bientĂŽt.
- C'était cool au bar.
C'a fait du bien de pouvoir se serrer les coudes en gang.
C'est plate que t'aies dĂ» partir.
Quoi que ça devait ĂȘtre important, vu que t'es spĂ©cial.
Prochaine drill de combat...
je t'en cĂąlisse une.
- N'importe quand.
- Soldat Vanier.
Assoyez-vous.
(soupir)
Il y a du monde qui veille sur vous.
Faites-vous-en pas, Craig va tout effacer.
Vous pouvez dire ce que vous voulez,
vous restez les bras croisés,
ça changera rien.
Je peux savoir si c'est vous, au moins,
juste pour arrĂȘter de perdre mon temps?
- C'est pas moi qui ai tiré sur Dad.
C'est pas Luc, c'est pas Audrey.
- C'est qui? Le Saint-Esprit?
- On va rester combien de temps comme ça?
- Le temps de faire croire aux gens dans le poste
que je vous interroge pour vrai.
- Hum.
- Alors, ici, c'est le poste de police de la base.
Chaque base a son propre poste,
qui répond à la fois au Service de police militaire des Forces
et au commandement de la garnison,
selon la mission ou l'assignation.
- Et c'est quoi, la différence avec un poste de police normal?
- Bien, en plus d'appliquer les lois civiles,
ils appliquent aussi les lois militaires,
mais sinon, il y en a pas vraiment, Ă part l'uniforme.
- Bonjour!
- Est-ce que ce serait possible de visiter les cellules?
Est-ce qu'il y a des détenus en ce moment?
- Non, il y en a pas. Je vous accompagne?
(déverrouillage électrique)
- AprĂšs vous.
- Wow!
- Allez-y, je vous rejoins.
- Parfait.
- Mick Vanier se fait interroger
en ce moment mĂȘme par un enquĂȘteur,
comme témoin pour la recrue qui s'est fait tirer dans la gorge.
- Oui, je sais. Laroche?
- Non, un autre.
- Un autre?
- Ca paie bien, au moins?
- MĂȘme pas.
- Petit privilĂšge, petite faveur?
- Non plus.
- Tu vas pas me faire croire que tu lui lĂšches le cul
gratis, pour le fun?
- Est-ce que je vous ai dit de me tutoyer?
- OK, regarde, je sais que t'es fùché aprÚs moi,
mais va falloir qu'on se parle de ce qui se passe avec Wesley.
Je pense qu'on pourrait le faire virer de bord.
Il a pas l'air de me croire pour son frĂšre,
mais si on le met en contact avec,
il va comprendre que Craig, lui, ment.
- On en reparle au bunker.
Soldat Vanier.
Soldat Vanier!
- Tu vas capoter. - Toi aussi.
Xavier Augustin a jamais parlé aux avocats du JAG.
Fait que si ça se trouve,
il est jamais allé à la prison d'Edmonton.
- Maria Frolova.
- Qu'est-ce qui se passe?
- Vous ĂȘtes en Ă©tat d'arrestation.
- Votre femme vient d'ĂȘtre arrĂȘtĂ©e.
- Je veux la voir.
- Ce sera pas possible.
- Je suis le commandant de la base. C'est un ordre.
Sous-titrage: MELS
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