All language subtitles for Dumas.S01E02.FRENCH.AD.1080p.WEB.H264-TFA

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Original subtitles

♪♪♪

♪♪♪

(vrombissement)

(coups de feu) (crissement de pneus)

(bips)

- M'man s'est fait arrĂŞter.

- Comment, arrĂŞter?

- Elle s'est fait arrĂŞter par la police.

Elle s'est fait passer les menottes.

- Et t'as su comment, toi? La seule personne

Ă  qui elle peut parler, c'est son avocat.

- Il m'a appelée pour me le dire.

- Il a dĂ» te dire pourquoi.

- Il savait pas trop.

- C'est sûr qu'il le savait,

il a juste pas voulu te le dire. (sonnerie)

AllĂ´? - OK, viens-t'en au bureau.

La police qui s'en vient ici.

Ils veulent nous rencontrer. - À quel sujet?

- Il y aurait du nouveau dans l'attentat contre ton père.

- Ils ont arrêté quelqu'un? - Je pense, oui.

- C'est Stéphanie?

- Oui. Viens nous rejoindre. - Oui.

- Stéphanie. C'est le premier nom qu'il m'a sorti.

- C'est quoi le nom de l'avocat de m'man?

- Euh, Me Labelle.

Ça, c'est son numéro.

- Je retourne au bureau. Je vais l'appeler.

- Faut que t'aides maman Ă  s'en sortir.

♪♪♪

- Dr Patenaude, en salle de réveil.

Dr Patenaude, en salle de réveil.

- Qu'est-ce qui m'est arrivé?

- Vous avez été victime d'un attentat par un homme armé.

Vous avez été chanceux,

vos organes vitaux ont pas été touchés.

- Ça fait combien de temps que je suis ici?

- Ça fait 2 journées que vous êtes sous forte sédation.

Vous allez vous remettre rapidement.

- Hum.

Avez-vous pris mon téléphone?

Il est où, mon téléphone?

Ça me prend mon téléphone.

♪♪♪

(soupir)

- Après l'attentat, ils ont essayé de brûler le véhicule.

Job faite à moitié. On a retrouvé de l'ADN dans le char.

On a demandé un test en urgence. On a eu un match.

Patrick Morneau.

♪♪♪

- Ça me dit rien.

- Un rap sheet long comme le fleuve.

On l'a arrêté, on l'a questionné. Il a confessé.

- S'il a brûlé le véhicule,

c'est parce qu'il a fait la job avec quelqu'un?

Quand on fait brûler un char,

ça te prend quelqu'un pour te ramener.

- Ils étaient deux dans le véhicule.

On le voit dans la caméra de surveillance.

Il a fini par avouer qu'il avait été engagé par quelqu'un.

Celle-là va t'intéresser, Anthony.

C'est Vincent Guilbault qui a passé le contrat.

À la demande... de Stéphanie.

- Fait que c'est qui, Vincent Guilbault?

- Le chum à ma mère.

- C'est Stéphanie qui aurait commandé

le meurtre de son père? - C'est ce qu'affirme le tireur.

- Le mobile, ce serait quoi?

- Ta mère veut mettre la main sur la compagnie.

Morneau a passé son polygraphe haut la main.

(sonnerie)

- Excusez-moi.

(sonnerie)

AllĂ´?

- Viens-t'en à l'hôpital, ça presse.

- Sorti des limbes? - Oui. Là, tu tiens ça mort.

On vient de me dire que la police veut me parler,

fait qu'il faut se jaser avant.

- OK, j'arrive.

♪♪♪

Vous allez devoir m'excuser.

Je dois vous quitter. - Quelque chose qui va pas?

- Non. Petite urgence. Rien de grave, tout va bien.

(sonnerie)

- J'en ai eu des problèmes avec ma belle-mère dans ma vie.

Je pense pas que ce soit elle. - Ta belle-mère?

- C'est pas ma mère biologique. C'est pas ça le problème.

Je connais Stéphanie, ça se peut pas.

- C'est pas elle qui l'a fait non plus.

- Elle serait même incapable de faire faire ça par quelqu'un.

Elle a travaillé ici. Elle aurait jamais accepté

d'embarquer dans une affaire de mĂŞme.

- Moi, je vous répète ce que le tireur a dit.

- Toi, t'es en train de me dire

que mon ex a engagé un tueur à gages

pour me tuer. - C'est le sergent Diotte

de la police de Montréal qui nous l'a confirmé.

En fait, c'est son chum, Vincent Guilbeault,

qui aurait engagé le tueur pour Stéphanie.

- OK. Ça, c'est autre chose.

Les gros clients ont appelé?

- Oui. Dulac, Francoeur, Simoneau...

- Simoneau, tu lui as dit quoi? - J'ai patiné.

Je lui ai dit qu'on travaillait sur un dossier tellement chaud

qu'on était pas surpris qu'on veuille s'en prendre à toi.

- Il t'a cru? - Oui, il m'a cru, oui.

Mais là, là, ça prend une autre tournure, là.

Un drame personnel entre toi pis ton ex, ça va devenir public,

les grosses gommes aimeront pas plus ça.

Pour Pierre-Marc Corbin, on a remis notre rapport Ă  Savaria,

Anthony a fait Ă  sa tĂŞte.

Appelle-le, dis-lui que je veux le voir.

- ... est demandé à la réception.

♪♪♪

(sonnerie)

- S'il te plaît, ébruite pas le fait qu'il est réveillé.

Merci.

- Il va te rappeler.

- Oui, quand Anthony décroche, il décroche.

Oui. Le boss est pas content pour Pierre-Marc Corbin.

- Eille, toi, Stéphanie, tu penses que ça se peut?

- Il mangeait avec elle quand on l'a tiré.

C'est pas une coĂŻncidence. - Justement.

Il y a pas pire moment pour passer Ă  l'acte.

Elle sait ben qu'on allait la pointer du doigt.

Ils l'ont pas arrêtée pour le fun.

- Oui. - Oui, Anthony, c'est moi.

Écoute, j'ai vu ton père. Il va mieux.

Pis il aimerait ça te parler. Donc, passe le voir, OK?

Et, s'il vous plaît, ébruite

pas le fait qu'il est réveillé.

Merci. (bip)

(conversation indistincte)

♪♪♪

- Comment va ton père?

- Mieux.

- J'imagine qu'il va s'en sortir,

Ă  mon grand regret d'ailleurs.

- Ben voyons, quand mĂŞme! - On lui souhaite pas

de malheur, lĂ , mais... - Ils savent toujours pas

qui qui a fait ça? - Non.

- Ils le sauraient qu'ils te le diraient pas.

Anthony, il parle pas de ses affaires, il garde ça pour lui.

- Une tentative de meurtre, c'est pas facile Ă  cacher.

Quand ils vont arrêter quelqu'un, ça va se savoir.

- Ah bien, Pierre-Marc Corbin, le joueur de hockey,

vient d'être arrêté pour agression sexuelle.

Il aurait agressé une fille chez lui.

- Ben lĂ , elle pense quoi, la fille? Elle se rend chez lui.

Me semble que tu comprends ce qu'il veut.

- C'est vrai que ça existe des souris d'aréna.

Il y a plein de filles qui cherchent des joueurs de hockey.

Sont jeunes, sont riches. - T'es jeune et riche,

t'as le droit d'agresser des filles?

- Il est accusé de ça.

Ça veut pas dire qu'il l'a fait.

(sonnerie)

- AllĂ´?

- P'pa a ouvert les yeux pis il s'est rendormi direct après.

Toi, t'as-tu eu des nouvelles de maman?

- Euh, non.

- Éric te cherche, il veut te parler.

- Ah oui, hein? Tu te sens pas bien toute seule chez vous?

- Comment, je me sens pas bien? Je te dis qu'Éric te cherche.

- OK, hum... Regarde, on va regarder la situation calmement.

OK? - T'es oĂą, lĂ ?

- C'est correct, Charlie. J'arrive.

C'est ma soeur, lĂ ... Elle file pas.

Elle a peur toute seule Ă  la maison.

- C'est sûr.

Après ce qui s'est passé avec ton père.

- Oui. Il faut que j'y aille, moi.

- Tu vas-tu revenir? - Non, je pense pas.

Je vais coucher lĂ -bas.

♪♪♪

Élodie, je peux-tu te parler deux minutes?

- Oui.

♪♪♪

- Hum...

Je vous souhaite une bonne fin de soirée.

Quand ils vont partir, tu prends tes affaires.

Toi pis moi, c'est fini.

♪♪♪

(conversation indistincte)

- Ça va-tu? - Oui, ça va.

- Voyons...

- Les amis d'Élodie, là...

je suis pas capable.

- Moi, c'est elle qui me revient pas.

Tu m'as toujours pas dit si t'as parlé à l'avocat de m'man.

- S'ils l'ont arrêtée, c'est parce qu'ils ont

des preuves de culpabilité contre elle.

- Tu penses que m'man aurait été capable

d'engager un tueur Ă  gages pour tuer p'pa?

- Ce que je pense, c'est pas important.

- Oui, c'est important, certain.

- On arrĂŞte pas le monde au hasard,

mais parce qu'on a des preuves contre eux.

- Mais lesquelles? - Je sais pas.

Elle va se présenter au tribunal demain

pour demander sa libération en attendant son procès.

Je pourrai pas lui parler avant.

- Ils la mettent oĂą en attendant?

- Dans une cellule.

- Elle doit capoter.

- J'imagine.

- T'as-tu parlé à Éric?

- À l'heure qu'il est, il va attendre.

Ça te dérange-tu si je couche ici à soir?

Ça me tente vraiment pas de retourner chez nous.

- Toi, il y a quelque chose qui va pas pis tu me le dis pas.

- Non. Au contraire, tout va bien.

- Hum.

♪♪♪

(aboiements à l'extérieur)

(sonnerie)

- AllĂ´? - T'es oĂą, lĂ ?

Tout le monde te cherche.

- Je suis chez vous, lĂ . Je m'occupe de ta fille,

elle est toute seule dans ta grande maison.

- Envoye à l'hôpital, ça presse!

- T'es-tu aux soins palliatifs?

T'es-tu en train de mourir?

Je vais avoir mon héritage?

(Il raccroche.)

(soupir)

(déverrouillage de la porte)

- Bonjour! - Bonjour.

Hum... J'ai un rendez-vous avec Sophie Lacoste.

- Et vous ĂŞtes monsieur...? - Thomas Langevin.

- Asseyez-vous, ce sera pas très long.

- Tu l'as rencontré, Pierre-Marc Corbin.

- Une couple de fois, oui. La première fois que je l'ai vu,

il m'a dit qu'ils s'étaient embrassés, caressés.

Je lui ai demandé s'ils avaient baisé pis il m'a répondu:

"Pas vraiment, non."

- "Pas vraiment." - "Pas vraiment."

La deuxième fois, là, c'était: "On s'est vraiment pas touché,

on s'est juste embrassé pis elle est partie."

- OK, il t'a menti. C'est quoi le problème?

- La fille a passé une trousse médicolégale.

Il a vraiment baisé.

Il a menti, c'est un agresseur.

- Si l'ADN confirme que c'est ben lui.

Toi, c'est quoi le problème que t'as avec ça?

- Il a pas voulu mettre le client au courant

pour la trousse médicolégale.

- Pourquoi? - On lui a fait savoir

que son joueur, c'est un menteur

pis qu'il avait probablement,

probablement, agressé sexuellement Mégane Viger.

C'était ça le mandat, c'est ça qu'on lui a dit.

- Tu peux pas dire une affaire de mĂŞme

pis pas parler de la preuve que t'as.

Elle passe une trousse médicolégale,

pis tu dis pas cette information-lĂ  au client.

- C'est quand mĂŞme lui qui paie. - Si ce qu'elle dit c'est vrai,

il l'a agressée. On est d'accord là-dessus?

- Envoye, continue.

- Si on lui dit qu'elle a passé une trousse médicolégale,

il va passer de "j'ai jamais touché"

à "oui, on a baisé, mais elle était consentante".

- Sa défense, ça nous regarde pas.

- Ben, moi, je pense qu'il l'a violée.

Pis parce que je pense ça, il va aller s'expliquer

devant le tribunal. C'est pas Ă  nous

de lui fournir les munitions pour qu'il s'en sorte.

De toute façon, tout ça, ça va péter au grand jour.

C'est fini, c'est réglé. - On passe à autre chose.

Tu vas aller voir ta mère en prison.

- Je peux pas lui parler. Tant qu'elle a pas passé sa--

- Je vais essayer de t'organiser quelque chose.

Savoir ce qu'elle a pour sa défense.

Payer pour tuer son ex, c'est une chose.

Aller réfléchir en prison, c'en est une autre.

Là, laisse-moi tout seul avec Éric.

- Infirmière Pouliot, veuillez vous rapporter

au poste 312. Infirmière Pouliot, poste 312.

- Tu vas appeler Savaria, le DG.

Tu vas lui dire que la fille que son joueur a agressée

a passé une trousse médicolégale.

- Fiston sera pas content.

- Si tu lui dis pas, il le saura pas.

(sonnerie)

♪♪♪

- On s'est disputé,

elle est sortie de la maison, elle a quitté.

Depuis ce temps-lĂ , j'ai pas de nouvelles.

- Êtes-vous allé voir la police?

- Oui. Évidemment, j'ai rapporté sa disparition.

- Vous trouvez que la police travaille pas assez vite?

- Vous connaissez bien la police?

- J'ai été sergent-détective à Montréal.

- Depuis que je leur ai rapporté la disparition d'Isabelle,

je les ai rencontrés cinq fois.

- OK. Ça fait combien de temps qu'elle est disparue?

- Deux semaines, seize jours.

Les deux, trois premières fois que tu les rencontres,

tu réponds à leurs questions,

mais après, tu te rends compte bien assez vite

que c'est toi qu'ils soupçonnent de l'avoir fait disparaître.

- Je comprends totalement ce que vous voulez dire.

Pis lĂ , qu'est-ce que vous attendez de nous?

- J'aimerais ça savoir ce qui s'est passé avec ma blonde.

- C'est sûr que c'est délicat. Il y a une enquête policière.

Faut faire attention. Sinon, on peut être accusé d'entrave.

- Entrave de quoi? - Nuire Ă  une enquĂŞte en cours.

- Il y a pas de danger que ça arrive,

il y a personne qui s'occupe d'elle.

Ils veulent juste m'envoyer en dedans.

- OK, hum... Commencez par me raconter

ce qui s'est passé la journée de la disparition.

(soupir)

(dépôt des clés sur le comptoir)

- Assieds-toi, faut qu'on se parle.

- Non. Je t'avais demandé de partir.

- Après trois ans, je m'en irai certainement pas

sans explications. - Il y a rien Ă  expliquer.

Toi pis moi, c'était une erreur depuis le début.

Tu le sais, je le sais. Pas plus grave que ça.

- OK, fait que... tout ce qu'on a vécu depuis trois ans,

t'as oublié, il reste rien de ça.

- Il reste les photos dans le téléphone,

les souvenirs de voyage pis... Non.

Il reste pas grand-chose sinon.

- C'est épouvantable ce que tu dis.

- Mon père est sur un lit d'hôpital pis t'as juste hâte

de le voir mourir. - J'ai jamais dit ça.

- "Il va s'en sortir Ă  mon plus grand regret."

C'est qui qui a dit ça déjà?

- T'as dit des affaires pires que ça.

- C'est mon père. J'ai le droit de dire ce que je veux.

- Tu détestes tout ce qu'il est.

Mais un petit claquement de doigts

et tu cours vers lui comme un petit chien de poche.

- Ça me tente pas, là. - Ta mère a essayé

de s'en débarrasser. Ça a sorti aux nouvelles.

Elle comprend quelque chose que t'as pas encore compris.

À chaque fois qu'on s'est disputé, c'est à cause de lui.

T'es pas capable de l'affronter. T'avais une opportunité en or

de changer de job pis tu l'as refusé.

- Mon père a été victime de tentative de meurtre.

- T'as fait un mandat de l'aide juridique

parce que t'étais plus capable de l'endurer.

- Ça a rien à voir. - T'as pas de colonne.

T'es pas capable de te tenir debout devant lui.

- J'ai pas de colonne. C'est beau, ça a été dit. Parfait.

Je vais t'aider Ă  prendre tes petites valises,

les mettre dans ton char. Quelqu'un qui m'attend.

- T'as rencontré quelqu'un d'autre?

(soupir)

- Oui.

Quelqu'un qui comprend ce que je vis.

Tu voulais le savoir, lĂ , tu le sais.

- Osti... Je la connais?

- Non.

Elle vient juste d'arriver au bureau,

c'est pour ça que je veux pas m'en aller de là.

Qu'est-ce que tu veux?

Quand l'amour est plus fort que la police...

♪♪♪

(fermeture de porte)

(conversation indistincte)

(applaudissements)

- OK, OK, OK, merci.

Merci beaucoup. Euh...

Ceux qui espéraient me voir disparaître,

ben, c'est ben de valeur, je suis encore lĂ .

(rires)

Vous me voyez, je suis vivant.

Euh, tout va bien.

Je sais pas trop ce qui s'est passé,

mais soyez assurés

que votre sécurité personnelle est pas en danger.

Fait qu'astheure...

on retourne travailler.

(applaudissements)

(sonnerie)

- (Éric): J'attends de ses nouvelles

cet après-midi.

- (Jean): AussitĂ´t qu'il y en a.

(propos indistincts)

- Ben, voyons!

Qu'est-ce que tu fais lĂ ?

- Oui, il est physiquement OK,

mais mentalement, pire qu'avant.

- Éric me met au courant, Stéphanie pis son chum.

Toi, t'as-tu du neuf?

- Bonjour, Sophie. Je suis content de te voir.

Moi aussi! Je m'inquiétais tellement, Jean.

Voyons, Jean! Hier, t'étais à l'article de la mort.

Que c'est que tu fais ici? - OK, regarde.

Les balles ont pas atteint les organes vitaux.

Ça tire un peu dans le dos, pis pour le reste, ça va.

La vraie question, c'est: toi, as-tu du neuf?

- Ça serait l'idée de Stéphanie d'engager un tueur.

Mais c'est son chum qui aurait contacté l'individu en question,

Patrick Morneau. - OK.

Est-ce qu'il y a un lien entre lui

pis ce qui nous regarde? - Patrick Morneau?

- À part avoir été engagé par Stéphanie, non.

Je commence à avoir de la misère à croire à ça.

- Je m'excuse d'ĂŞtre directe,

mais est-ce qu'elle aurait

un avantage financier?

- On venait de régler notre divorce.

- Elle gardait les parts de la compagnie.

- Non, je la rachetais. - Elle est venue ici

pendant ton séjour à l'hôpital. - Pourquoi elle est venue ici?

- Elle a joué la carte de "j'ai des parts dans la compagnie,

je veux protéger mon investissement",

mais de lĂ  Ă  te mettre un contrat sur la tĂŞte...

- Ça prend du guts, faire une affaire de même.

Pis c'était pas sa qualité première

quand on était ensemble.

- Qu'est-ce que tu connais de son chum?

- Son nom: Vincent Guilbault.

À part ça, pas grand-chose.

- T'as dĂ» faire des recherches sur lui. C'est comme rien.

- Je vois pas l'intérêt d'aller fouiner la vie personnelle

des chums de mon ex.

- J'ai l'impression que ça va changer.

(sonnerie)

- Oui?

Euh, oui, il est ici.

Diotte te cherche.

Il veut te parler.

Dis-lui qu'il vienne ici pis qu'il fasse ça vite.

Ça se peut que je m'en aille chez moi. Je commence à faiblir.

C'est beau, c'est beau, correct.

♪♪♪

(ouverture de porte)

- J'ai parlé à ton avocat.

Je vais ĂŞtre son stagiaire pour cinq minutes.

- Des nouvelles de ton père?

- Il va bien.

Ă€ part quand il parle de toi.

- On dirait que je suis au milieu d'un cauchemar.

- Qu'est-ce qu'ils ont contre toi?

- Ils sont venus me chercher, ils m'ont passé les menottes.

Ils m'ont dit que j'étais accusée de complot pour meurtre

pis ils m'ont amenée ici. - Ils ont arrêté Vincent?

- Son nom est écrit sur l'acte d'accusation?

- C'est lui qui aurait engagé le tueur à gages.

L'histoire raconte que c'est Ă  ta demande.

- À ma demande?! - Stéphanie, arrête!

T'as été arrêtée.

T'es passée devant le juge,

ton avocat a l'acte d'accusation en main, lĂ .

Tout ce qu'ils te reprochent, c'est écrit là-dedans.

Qui a choisi ton avocat?

- J'ai le mĂŞme que Vincent. - Non, non, non.

Vincent va penser à sa défense à lui.

Ça te prend quelqu'un juste pour toi.

- Je suis complètement perdue. J'ai besoin d'aide.

Regarde...

On va s'arranger pour te trouver un avocat qui a de l'allure.

T'as rien à voir avec ça?

- Tu penses que je serais capable de faire ça?

- Vincent, lui?

- J'essaie de réfléchir.

Il y a rien qui fait du sens.

Je te jure que j'ai rien Ă  voir lĂ -dedans.

- T'accepterais-tu de passer un polygraphe?

Tant que t'as rien Ă  cacher.

(sonnerie)

- Il va passer la journée ici, là?

- Ben, il fait sa rencontre avec Diotte

pis il va rentrer chez lui après.

- Merci.

D'ailleurs, faut que j'y parle, Ă  Diotte.

Écoute ça, il y a un gars qui est venu me voir,

Thomas Langevin. Sa blonde a quitté la maison

il y a 2 semaines pis elle est jamais revenue.

Il est allé voir la police, il y a un avis de recherche

qui a été lancé, mais là, il a la police sur le dos.

- Comment sur le dos? - Il serait considéré

comme une personne d'intérêt.

Il veut qu'on l'aide Ă  retrouver sa blonde.

Il dit que la police est plus intéressée

Ă  l'impliquer qu'Ă  la retrouver.

- Ouais, s'ils se mettent sur son cas...

- C'est pour ça que je veux parler à Diotte.

- Parle au boss avant. - Non.

Je vais parler Ă  Diotte pour savoir

quoi dire au boss. Tu sais comment il est.

Il va vouloir savoir comment ça va finir

avant mĂŞme qu'on commence.

(déverrouillage de la porte)

- Rien de neuf, MaĂŻsa?

- La police est avec ton père dans son bureau.

- Quand t'as su que c'était ton ex-femme,

ça t'a surpris?

- Je savais qu'elle m'haĂŻssait,

mais de lĂ  Ă  essayer de m'assassiner...

- Selon toi, c'est quoi le motif?

- Je devais lui taper sur les nerfs plus que je pensais.

- Si je te disais qu'elle souhaite mettre la main

sur ta compagnie pis certains de tes actifs.

- Non, on venait de se mettre d'accord sur notre divorce.

Ă€ table, en mangeant, juste avant que je sorte du resto.

LĂ , il faudra que tu m'excuses, mais faudrait vraiment

que j'aille me reposer... Excuse-moi.

- Je vous dérange?

- Non, non, rentre, rentre. T'as vu Stéphanie?

- J'ai pas vu Stéphanie, non. J'ai pas le droit.

Je vais la voir si le juge la remet en liberté

avant son procès.

- Tentative de meurtre, ça me surprendrait.

- Votre témoin là-dedans,

il répète tout ce que Vincent Guilbault lui a dit.

Guilbault, c'est un menteur né.

- Bon, OK, lĂ , faut vraiment que je quitte. Anthony,

tu vas venir me reconduire. - Oui, avec plaisir.

- Sergent Diotte, il y a Sophie qui aimerait vous parler aussi.

Je vous accompagne.

- Je voulais pas parler devant lui.

- Oui, j'ai ben compris ça. Qu'est-ce qu'elle t'a dit?

- Qu'elle savait pas ce qu'elle faisait lĂ .

Ils l'arrĂŞtent, elle passe devant le juge,

elle plaide non coupable, mais elle comprend pas

pourquoi on l'a arrêtée? - Tu veux en venir où, là?

- Elle sait ben pourquoi elle est lĂ .

Tout ce qu'ils lui reprochent,

c'est écrit dans l'acte d'accusation.

Faut pas rire de moi. - Elle t'a parlé de Guilbault?

- Non, elle avait pas le goût.

- C'est qui son avocat? - Elle a pris le mĂŞme que lui.

Je lui ai proposé Madeleine Hamelin.

- Oh! Tu veux qu'elle s'en sorte, lĂ .

- P'pa, elle est sonnée, je te dis.

Je lui ai proposé de passer un polygraphe.

- Non, pas ça, je veux pas qu'on s'en mêle.

- Mais tu voulais que je la fasse parler.

Ça a beau être ma belle-mère,

mais je la considère comme ma mère pareil.

- Moi, je l'ai mariée pis elle a essayé de m'assassiner.

- Oui, oui, je comprends. OK! Bye.

Fait que tu l'as vu aujourd'hui? - Oui, il veut notre aide.

- Je peux tout te dire, mais on l'a dans la mire.

- OK, ce serait plus qu'une personne d'intérêt.

- Tout ce que je peux te dire, c'est va parler

à la soeur de sa conjointe. Ça va t'aider.

- Je voudrais pas empiéter sur votre terrain.

- Inquiète-toi pas avec ça.

Hum... J'apprécierais que tu me parles si jamais t'apprends

des choses qui peuvent faire avancer l'enquĂŞte.

- Ouais. Je protège les intérêts de mon client avant tout.

- Ah oui. MĂŞme si ton client, c'est un tueur?

- Euh... C'est différent.

Fait qu'on prend-tu le mandat? - Il a-tu les moyens de payer?

- J'ai pas fait une enquête de crédit, si c'est ça ta question.

- Joue pas dans les plates-bandes de la police.

- Comme Ă  chaque fois qu'on travaille un dossier.

Je sais pas ce que la police a fait ou a pas fait.

Tout ce que je sais, c'est ce que moi, je vais faire.

Il y a Mylène Lebel, la SD responsable du dossier

de Pierre-Marc Corbin, qui voudrait te parler.

- Qu'est-ce qu'elle veut? - Aucune idée.

Elle va ĂŞtre ici demain matin.

- T'as rien Ă  leur dire.

- Je vais attendre de voir ce qu'ils veulent avant.

(sonnerie)

(aboiements au loin)

- Donc, vous avez aucune nouvelle de votre soeur

depuis qu'elle est disparue. - Aucune.

- MĂŞme pas un courrier, un texto?

- Rien. Ce qui est vraiment pas normal.

- Vous ĂŞtes proche d'elle?

- Assez pour savoir qu'avec son conjoint,

ça allait pas super bien. C'est un homme violent.

- C'est elle qui vous a dit ça?

- Je sais lire entre les lignes.

Elle avait peur de lui.

- Qu'est-ce que vous pensez,

vous, de sa disparition?

(soupir) - Qu'on ne la reverra plus.

- Avez-vous parlé à son conjoint

depuis que vous ĂŞtes sans nouvelles?

- Non!

C'est une personne que je déteste.

- Pensez-vous qu'il pourrait ĂŞtre responsable

de sa disparition?

- Je sais pas ce qui s'est passé.

Mais je parlais avec ma soeur Ă  chaque jour.

Qu'elle saute une journée, oui, c'est arrivé.

Mais deux semaines. - OK.

(soupir)

- Bon, ça vous tentait pas de m'appeler?

- Pourquoi?

- Pour me dire que t'étais sorti de l'hôpital?

Je me suis pointée là pour rien.

Pis toi, t'es allé voir maman pis tu m'as pas appelée après

comme tu me l'avais promis. - Je n'avais plus de batterie.

- J'ai appelé Élodie pour savoir t'étais où. Elle m'a répondu:

"Je m'en fous! Il peut ben aller se pendre."

- Ben oui, c'est ça. - Elle m'a appris

que vous étiez plus ensemble. - Excusez-moi.

Vous pourriez me reconduire Ă  l'hĂ´pital?

Parce que je ne suis plus capable de vous entendre

vous obstiner comme ça. Là, tu vas retourner chez vous,

tu vas réparer ton couple parce que tu t'en viens pas vivre ici.

Charlie, tu vas aller arroser les plantes chez ta mère.

Elles vont manquer d'eau dans les prochains mois.

- Hé, hé! Veux-tu que je te fasse à souper?

- Non! Je veux juste la paix!

- Je veux pas être indiscrète,

mais quand la police est venue vous voir,

vous leur avez dit quoi? - La mĂŞme chose qu'Ă  vous.

Le Thomas en question, lĂ ,

c'est pas une personne que j'aime. C'est un trou de cul.

Il joue au gentil avec elle devant tout le monde,

mais je sais bien que quand la porte de la maison est fermée,

c'est pas la mĂŞme histoire.

- À votre connaissance, est-ce que votre soeur a déjà déposé

une plainte Ă  la police pour violence conjugale?

- Non.

Pas Ă  ce que je sache. - Je vous confirme que non.

Il a un dossier criminel vierge,

il a jamais été embêté par la police.

- Oui, mais il est violent! Il est caractériel--

- Je suis pas là pour le défendre, je veux comprendre.

Tout ce que je sais,

c'est qu'il a pas de dossier criminel.

♪♪♪

- Veux-tu un petit verre de vin?

Ah non, c'est vrai, tu peux pas, hein?

- Fais pas exprès. - De toute façon,

tu bois trop. - C'est pas de mes affaires,

mais qu'est-ce qui s'est passé quoi avec Élodie?

- Elle a dit un commentaire de trop. Elle a expliqué

à des amis que mon père allait sûrement s'en sortir

pis elle a rajouté: "À mon grand regret."

Tu sais, moi, le monde qui parle contre mon père...

- Fais pas exprès! - Tu voulais savoir

qu'est-ce qu'elle disait. - Tu m'as pas encore dit

ce que m'man t'a raconté.

- J'ai rien Ă  dire, elle sait rien.

Elle est accusée de complot pour meurtre,

mais elle sait pas pourquoi on l'accuse.

- Elle peut pas faire une affaire de mĂŞme.

- Regarde, on va laisser la justice suivre son cours.

- Quand t'accuses quelqu'un, c'est parce que t'as

des preuves pour soutenir les accusations.

- Toi, ça te dérange pas, c'est pas ta mère.

- Eille, on peut-tu avoir la paix pour manger?

Je suis tanné de vos discussions inutiles.

Pis toi, là, ta Mélodie, là...

- Élodie, p'pa! Élodie!

- Oui, ben, ce qu'elle pense, je m'en fous. OK?

Pis toi, ta mère, ben, ton frère a raison.

On arrĂŞte pas les gens juste pour le plaisir de les arrĂŞter.

Pis lĂ , lĂ ... Je n'ai plus faim.

Ayoye!

♪♪♪

(sirènes)

- Thomas? Ça va?

- Ça va, oui.

(déverrouillage de porte)

- Ah, je vous présente Jean Dumas.

C'est le patron de la boîte.

C'est l'homme dont je te parlais.

La disparition de sa conjointe.

- Ah, oui, oui, oui!

Sophie m'a raconté ça, oui. C'est effrayant.

Mais il faut savoir se battre dans ces affaires-lĂ ,

surtout avec la police. Des paresseux.

La seule chose qui compte pour eux autres,

c'est canner le plus de monde possible.

T'es entre de bonnes mains avec elle.

- Ben, je vous crois. Merci. - Hum-hum.

- Suivez-moi.

- Bonjour. Anthony Dumas.

- Sergent-détective Mylène Lebel.

- Vous ĂŞtes aux...? - Aux crimes sexuels.

- Qu'est-ce que je peux faire pour vous?

- Je sais que vous avez rencontré Pierre-Marc Corbin

dans un dossier d'agression sexuelle

sur la personne de Mégane Viger.

- C'est possible, oui. - Comment, possible?

Vous l'avez rencontré, oui ou non?

Mais il nous l'a confirmé,

si ça peut vous aider à vous en souvenir.

- Hum... Je l'ai vu, oui.

- Combien de fois? - Trois fois.

Demandez-moi pas de faire un compte-rendu

sur nos discussions.

On est dans une firme de sécurité privée ici.

- OK, ça change quoi? - On fait signer

des ententes de confidentialité à nos clients.

- Pierre-Marc Corbin, c'est votre client.

- Non. Indirectement, oui. - Indirectement.

Vous avez signé une entente de service avec lui?

Je sais que Mégane Viger vous a confié avoir passé

une trousse médicolégale suite à son agression.

- Elle me l'a dit, oui. - Elle pense que c'est vous

qui avez mis Corbin au courant au sujet de la trousse.

- Jamais.

- Est-ce que c'est vrai que lors de votre première rencontre,

Pierre-Marc Corbin aurait nié

avoir eu une relation sexuelle avec Mégane Viger?

- J'en ai pas de réponse à vous donner.

- Vous en avez pas ou vous en avez une,

mais vous voulez pas me la donner?

- Je vous l'ai dit. On fait signer

des ententes de confidentialité avec nos clients.

- Hum...

Le DG du club de hockey vous a appelé

pour que vous meniez votre petite enquĂŞte.

Vous avez rencontré Pierre-Marc Corbin qui a nié

avoir eu une relation sexuelle avec Mégane Viger,

que vous avez rencontrée ensuite ici, à vos bureaux.

C'est lĂ  qu'elle vous a mis au courant

pour la trousse médicolégale.

Mais il y a quelqu'un qui l'a dit Ă  Corbin.

Parce qu'on a voulu le rencontrer pis lĂ ,

sa version, elle a complètement changé.

Il a dit qu'il avait effectivement eu

une relation sexuelle avec la plaignante

et qu'elle était consentante.

MĂŞme si vous avez dit le contraire.

Question: est-ce que c'est vous qui l'avez mis au courant?

- La réponse, c'est non.

Vous pouvez toujours envoyer une assignation à comparaître.

Mais mon client va certainement s'opposer

à ce qu'on discute publiquement du mandat qu'il nous a confié.

Vous la gagnerez pas, celle-lĂ .

♪♪♪

(conversation indistincte)

C'est qui qui a ouvert sa grande gueule?

- À partir du moment

où elle témoigne de ça devant les policiers,

n'importe qui aurait pu l'avertir.

- Non, non, pis c'est toi qui as raison.

On a signé une entente de confidentialité avec le client.

On peut rien dire. - Pierre-Marc Corbin,

c'est pas notre client.

- Le club demande de faire enquĂŞte pour savoir

ce qui s'est passé. Même si Pierre-Marc Corbin,

c'est pas le client, il demeure que...

tu peux pas révéler aucune information

que t'as recueillie pendant l'enquĂŞte que t'as faite

qui découle du mandat confié par client.

- Regarde-le. Il est devenu avocat pendant la nuit?

- De toute façon, c'est pas toi qui es pris

avec le problème, c'est Corbin.

- Quel genre de relation vous avez avec votre conjointe?

- Bonne.

- Ça a toujours bien été?

- On est pas différent des autres couples.

On a des hauts, des bas.

- Plus directement, est-ce qu'il y a déjà été question

de violence conjugale

dans votre couple? - Jamais.

J'ai jamais levé la main sur elle.

Oui, des fois, j'ai mauvais caractère.

Oui, des fois, je m'emporte, lĂ , mais je suis pas violent.

- Je demande ça comme ça, pour savoir.

- Vous avez parlé à la police?

- Oui, pourquoi?

- C'est eux autres qui prétendent ça.

Je l'ai ben senti dans leurs questions.

Ils voulaient me faire dire que j'avais été violent avec elle.

Ils sont certains que c'est moi qui l'ai tuée.

- Ils ont pas dit ça comme ça.

- Non, mais je suis pas cave Ă  temps plein non plus.

Ils ont jamais retrouvé la voiture,

malgré le fait qu'il y avait

un GPS fonctionnel dans le véhicule.

Faut qu'elle l'ait débranché.

Moi, je pense vraiment qu'elle s'est poussée.

- C'est lui, Vincent Guilbault.

- Jamais vu ce gars-lĂ  de ma vie, moi.

- Je commence Ă  peine Ă  fouiller,

mais il a pas de casier judiciaire,

il est pas présent sur les réseaux sociaux...

Il a fait une faillite personnelle il y a quatre ans.

- Il a une BM flambant neuve de l'année.

- Toi, tu le connais. Il fait quoi dans la vie?

- Financement. Capital de risque.

- Il a fait faillite. - Chaque fois qu'il m'explique,

je comprends de moins en moins.

- Quand un gars prend 15 minutes pour t'expliquer

ce qu'il fait pis tu comprends rien,

c'est parce qu'il fait rien.

- Non, il a fait une faillite personnelle,

c'est pas donné à tout le monde, quand même.

- Anthony, go, go, go! Envoye!

(soupir)

(sonnerie)

- Je le sais que je me répète, là,

mais je demanderais à Stéphanie

qu'elle passe un test polygraphique.

- Non, je te dis.

- Tu veux pas savoir si elle dit la vérité?

- Elle s'est bien placée au criminel, là.

Pis à son procès, on va voir qui dit la vérité.

Je commencerai pas à gérer ses menteries en plus.

- Tu peux pas l'empĂŞcher d'en passer un si elle veut.

- Elle passera tous les tests qu'elle veut,

ça la regarde. Mais elle le fera pas pour me faire oublier

ce pour quoi elle est accusée. - Eille, si moi, je veux savoir?

- C'est moi qui ai reçu les balles.

Pas toi.

- Fait que, dans le fond, ce que vous ĂŞtes en train de me dire,

c'est que vous étiez ni mieux ni pire

que la majorité des couples.

Que tout allait bien.

OK, mais...

pour quelle raison elle aurait pris la décision

de disparaître sans le dire à personne?

- C'est ce que je me demande depuis qu'elle est partie.

Mais la seule chose que je peux dire,

c'est que je la sentais mal dans sa peau.

- Mal dans sa peau. - Je la sentais malheureuse.

- Ben, c'est pas une raison pour disparaître, ça.

Tu sais, elle aurait pu juste s'asseoir avec vous

pis vous dire: "Je suis pas heureuse,

on passe Ă  autre chose."

- J'ai pas de réponse à vous donner.

Mais...

ce qui me fait dire ça, c'est le film Moi et mon ex.

Elle était fascinée par l'histoire.

- Qui est...?

- Un homme d'affaires qui profite d'un incendie

dans un hĂ´tel Ă  Los Angeles

pour disparaître et se reconstruire une vie.

- Avez-vous vu ce film-là récemment?

- Vu et revu, je sais pas combien de fois.

- Pis vous pensez qu'elle se serait inspirée de ce film-là

pour disparaître.

- Oui.

- Ah, c'est nul Ă  chier comme film.

- Je l'ai jamais vu, mais je te jure que j'écoute ça à soir.

- Toi, tu dis qu'il a jamais été accusé de violence conjugale.

- Jamais. J'ai parlé à ses voisins, ses amis,

ses collègues de travail, même ses parents à elle,

il y a personne qui m'a dit que Thomas Langevin était violent.

En fait, la seule personne qui dit ça, c'est Noémie,

la soeur de la victime. - Si on suit sa logique Ă  lui:

elle, elle quitte la maison sans son cellulaire,

sans son sac à main parce qu'on l'a retrouvé chez lui.

Elle laisse tout derrière elle pis depuis sa disparition,

elle a jamais fait de retrait Ă  la banque

pis le GPS de sa voiture émet pas?

Ça, ça prend un niveau de planification que tu fais pas

si tu pars sur un coup de tête, ça, là.

- Non, la version de sa soeur a complètement teinté

la vision de la police. - Peut-ĂŞtre.

Mais moi, je veux vraiment écouter le film.

Je me dis que ça peut révéler des choses.

- J'imagine que la police a passé au crible les textos,

les appels entrants, sortants, les caméras de surveillance.

- Ils ont rien trouvé?

- En tout cas, s'ils ont trouvé quelque chose,

ils me l'ont pas dit.

- Lui as-tu demandé de passer un polygraphe?

- Ben non, voyons! Le gars vient ici,

il nous approche, il nous fait confiance

pis moi, la première chose que je vais dire, c'est:

"Excuse-moi, on est pas sûrs que tu dis la vérité,

on aimera ça que tu passes un polygraphe."

Ben non, il va partir en courant.

♪♪♪

Écoute, je sais que c'est pas ton enquête, là,

c'est celle de Jodoin, mais il a l'air de penser

que Thomas serait responsable de la disparition de sa conjointe

pis qu'il l'aurait tuée, tout ça.

- C'est un violent. La soeur de la disparue l'a confirmé.

- Oui, mais c'est la seule qui dit ça.

Moi, j'ai parlé à ses parents, sa famille, ses amis,

ses collègues de travail: il y a personne qui m'a dit

qu'Isabelle Levac s'était un jour confié

que son homme était violent.

Il y a mĂŞme jamais eu un appel

Ă  la police de sa part Ă  elle.

- Ça veut rien dire.

Tu sais, des fois, la peur.

Ton client, il te donne-tu l'impression

d'être mort d'inquiétude?

- Chacun réagit différemment face aux épreuves, j'imagine.

- Eille...

♪♪♪

(On frappe Ă  la porte.)

- Oui?

- Thomas Langevin? - C'est moi.

- Marc Rhéaume, enquêteur à la SPCM.

J'aimerais ça vous parler.

- Oui. Oui, entrez.

♪♪♪

- OK, pire hypothèse:

la fille veut se pousser. Elle prend sa voiture,

mais elle amène pas son cellulaire avec elle.

Elle fait aucun retrait Ă  la banque avant de partir.

Fait qu'elle vit avec quoi? - Pire: elle débranche

le GPS de sa voiture. - Prends le contraire astheure.

Le gars veut faire croire que sa blonde s'est poussée.

Fait qu'il la prend, il la met dans son char Ă  elle,

il se débarrasse du char, il se débarrasse du corps,

mais il laisse son cellulaire dans la maison

pour pas éveiller les soupçons.

(soupir) - Vous m'aidez pas, lĂ .

- Je veux pas te faire de peine, mais s'ils retrouvent pas

son corps, il y a pas grand-chose que tu peux faire.

- Toi, tu penses qu'il l'aurait tuée.

- Il t'a demandé de l'aider à retrouver sa femme.

LĂ , t'as rien dans les mains de plus que la police.

S'ils retrouvent son corps Ă  elle, tu peux peut-ĂŞtre essayer

de prouver que c'est pas lui, mais sinon...

(sonnerie) - AllĂ´?

- Regarde, je vais aller voir pour...

pour lui dire que pour le moment,

je peux pas aller plus loin.

- Le polygraphe, c'est pas une option pour toi, ça.

- C'est mon client, Jean.

Je pars avec le principe que je le crois.

Sinon, à quoi ça sert?

♪♪♪

(sirènes)

- Enfin!

- L'enfer!

♪♪♪

- Qu'est-ce que tu veux faire, lĂ ?

- Manger! J'ai tellement faim!

♪♪♪

J'ai une tonne de conditions Ă  respecter,

mais l'important, c'est que je sois sortie.

- Pourquoi t'es sortie pis pas lui?

- Je sais pas! - Ce que je comprends,

c'est que pour elle, ce qu'ils ont, c'est des ouĂŻ-dire.

C'est le tueur Ă  gages qui aurait dit que le gars

qui l'a engagé, c'est une commande de sa conjointe.

- La conjointe, c'est moi.

- Pour Vincent, c'est plus problématique.

C'est lui qui aurait engagé le tueur à gages.

- Je comprendrai jamais pourquoi il a fait ça.

Votre père, comment il va?

- C'est certain que ça le travaille.

Maman, arrĂŞte de manger 30 secondes

pis regarde-moi.

Jure-moi que t'as rien Ă  voir lĂ -dedans.

- Je te le jure.

Sur la tĂŞte de mes enfants.

- Faudrait que tu passes un polygraphe.

- C'est ton père qui fait demander ça?

- Ça serait la moindre des choses.

♪♪♪

Les tours Villefort,

ça te dit-tu quelque chose, ça? - Oui.

- C'est vous autres qui avez découvert la fraude, non?

- Oui, c'était à moitié construit quand la banque

nous a donné le mandat de jeter un coup d'oeil là-dedans.

Vous avez fait fourrer la patente.

Vincent Guilbault a perdu une fortune lĂ -dedans.

C'était un silent partner qui espérait ramasser tout ça.

Jean Dumas,

le meilleur dans son domaine, prend mĂŞme pas le temps

de vérifier c'est qui le chum de son ex?

- Non, mais il demande pas Ă  ses enfants

de passer un détecteur de mensonges non plus, là.

Ça se fait pas, là. Voyons, il n'est plus avec...

Il n'est plus avec.

♪♪♪

(On frappe Ă  la porte.)

(Elle frappe avec insistance.)

♪♪♪

- Voyons, c'est quoi, ça?

Thomas?

♪♪♪

Thomas!

Êtes-vous Stéphanie Guérin?

- Oui.

- Avez-vous été en voyage à la ville de Québec le 17 mai 2022?

- Non.

- Avez-vous soupé avec Jean Dumas la soirée du 29 août 2024?

- Oui.

- Avez-vous déjà eu l'intention de faire du mal...

(propos inaudibles)

♪♪♪

(communications radio indistinctes)

♪♪♪

(sonnerie)

- Oui?

- On vient de retrouver

le véhicule d'Isabelle Levac au fond de l'eau.

Elle est pas à l'intérieur.

♪♪♪

- Il y a Thomas Langevin qui s'en va Ă  l'hĂ´pital.

Il vient de manger une pas pire volée.

On se reparle.

♪♪♪

- Ta mère, elle dit pas la vérité.

♪♪♪

- Elle a pas dit la vérité. - Concernant quoi?

- OK, lĂ , tu veux le savoir. - Moi, je veux pas m'en mĂŞler.

C'est peut-être ta belle-mère, mais c'est ma mère.

- Je dois cuisiner ma mère? - Ta belle-mère.

- Aucun scrupule, hein.

- Oui?

- Je peux vous parler de la disparition d'Isabelle Levac.

- Catherine est en ville. - Tu sais ça comment, toi?

- Elle m'a appelé.

- Tu le savais puis tu lui as rien dit?

♪♪♪

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