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---
On ouvre un lecteur de cassette.
On le ferme et on appuie sur lecture.
- J'ai appris Ă devenir
plus indulgente et plus tolérante,
parce que, quand on pense
qu'il y a dans chacun de nous un enfant qui pleure,
on devient plus indulgent.
Le cĆur, c'est quelque chose de trĂšs important,
il faut toujours parler et voir avec son cĆur.
Comme disait Saint-ExupĂ©ry : "On ne voit bien qu'avec le cĆur."
"Itsi Bitsi Petit Bikini" (Dalida)
Sur une plage, il y avait une belle fille
Qui avait peur d'aller prendre son bain
Elle craignait de quitter sa cabine
Elle tremblait de montrer au voisin
Un, deux, trois
Elle tremblait de montrer quoi ?
- On part en vacances !
Allez, on part en vacances !
- Doucement, Marie, avec ta valise.
- Ca va ĂȘtre super.
- Vive les vacances !
- Alice !
Un gros fils de pute s'est encore mis sur la place "handicapé".
- Mais on s'en fout.
Allez-y, les copains.
Arnaud.
Change de chaussures. - OK.
- Boris !
On a dit qu'on mettrait les costumes lĂ -bas.
- Je suis pas Boris, je suis Cléopùtre.
- Va te changer, Cléopùtre.
- Ton sac arrive, c'est Marc qui l'a.
C'est bon, tout est lĂ ?
- Mayane, c'est quoi, ça ? On a dit une valise par personne.
- J'en ai qu'une.
- C'est quoi, ça ?
- C'est des sacs. - C'est des sacs. C'est des sacs.
T'as raison.
J'ai qu'Ă ĂȘtre plus prĂ©cis. Et c'est moi qui les porte.
- VoilĂ .
Bonjour, c'est encore Céline du foyer des Lilas.
Y a encore un gros sac Ă merde... Coups de klaxon
- Vous voyez pas que je joue au foot ?
- Eh, eh ! - Casse-toi !
- Vous voyez bien que...
Viens.
Céline, si on peut éviter ça...
- Faut ĂȘtre sur le coup ! - Tout va bien.
- Faut qu'ils apprennent de leurs erreurs.
- L'erreur, c'est qu'il va se prendre une bagnole.
- MERCI, MARC.
- De rien. Je suis lĂ , je serai toujours lĂ .
On peut éviter de jouer au foot sur la route ?
Alarme Pleurs
- ArrĂȘte de chialer !
- On est en train de la braquer !
C'est normal !
C'est dingue, ça !
Elle a le droit de chialer. C'est fou, ça. Vous avez le droit.
- Merci... - C'est normal.
Vous ĂȘtes ensemble ? - Oui.
- Oui.
Mariés ?
- Non, justement, je voulais choisir une bague aujourd'hui.
- Hein ? - Oh !
Elle le savait pas !
Le timing est pourri, mais c'est chou.
- Marc. - Je suis lĂ , je serai toujours lĂ .
- Tu peux demander au chauffeur d'attendre 5 min ?
Putain, Thibaut.
- Non, Mayane !
- On se casse !
On se casse ! - Oui, je...
Félicitations.
- Tu fous quoi ? Allez ! - J'arrive !
Allez !
L'alarme continue de retentir.
---
- Allez !
A droite !
Prends le sac.
Magne-toi !
Allez !
Sors les fringues ! Vite, allez !
- C'est bon, je l'ai.
- Les fringues ! Magne-toi !
- Oui.
- Allez, allez !
- Voilà . Hop, ça, ça va là .
SirĂšnes de police
- Allez, on se casse.
- Voilà . - Comment t'es sapé ?
- Hein ? - Comment t'es sapé ?
- En touriste allemand, ça passe inaperçu.
- On va voir que toi !
- Toi, ça se voit que tu viens de faire un braquage.
- Marc ?
- Alice ? AĂŻe, ouais ?
- Des nouvelles du nouveau ?
- Sylvain ? J'ai eu ses parents, il arrive.
- OK, super. Merci.
- Merci, monsieur. Au nom de la République,
comme disait Nicolas Sarkozy :
"L'épreuve, c'est l'absence,
"pas la blessure de vanité."
- Allez-y, monsieur. - Il faut le remercier !
C'est pas parce qu'il fait un métier par dépit
suite à un échec scolaire, qu'il ne faut pas le remercier.
- Non, Alexandre, faut pas dire ça.
Le monsieur a sûrement pas fait de grandes études,
mais c'est un métier comme un autre.
On y va. On dit merci. - Merci.
- Au revoir, monsieur.
Allez, hop.
T'as dit au revoir ? - Merci, au revoir.
- Et lĂ , c'est complet.
- Tu vas pas réussir à porter les valises !
- Pourquoi, Ludo ? - Parce que t'es gros !
- Eh, Ludovic ! On a dit quoi avec les insultes ?
- C'est pas gentil ! - Alors pourquoi tu dis ça ?
- Parce qu'il est gros ! - Il le sait !
Ca sert Ă rien de le lui dire !
- Boris, j'ai dit quoi ?
- Je suis pas Boris, je suis Supergirl.
ArrĂȘte de boire, Gnafron !
T'as la tĂȘte dans le sac ou quoi ? - Gnafron ?
- Eh ! On est en vacances ou on n'est pas en vacances ?
Cris de joie
- Soso.
Gad.
Alexandre.
Marie. - Absente.
- Boris.
Arnaud.
Baptiste. - Présent.
- Princesse Mayane.
Et panier ! Thibaut.
- On part en vacances ! - Ludovic.
Tout le monde est lĂ . - Cool.
- Sauf Sylvain. - On va l'attendre.
Tu fais une distribution de bouteilles d'eau.
Allez, go. - Ludo.
Tiens. Hop.
- Hop lĂ ! - Et hop !
Oh, putain, Marie !
- C'est pas grave, elle a l'habitude.
- J'ai pas "foif" ! - Elle a pas "foif".
SirĂšnes de police
- Allez, allez ! Par lĂ !
- Y a plus la bagnole.
- Evidemment, tu t'es garé sur une place "handicapé".
- Evidemment... Tu sais tout, toi !
- On fait quoi ? - Chut, on marche tranquille.
- Guten tag.
Hacht fartun ouch.
Ich liebe dich.
- C'est ça, normal ? - J'essaie...
- Ferme ta gueule, c'est mieux.
Avance, avance, avance. Merde.
- A quel moment tu te gares sur une place "handicapé" ?
- Tais-toi. - C'était évident.
- Circulez ! - On circule, on circule.
Ils sont lĂ -bas. - LĂ , lĂ .
Propos imitant de l'allemand
- C'est quoi, ce bordel ?
- Je pense que votre retardataire est lĂ .
- On fait quoi ? - Sylvain ?
- Je vais trouver une solution... Quoi ?
- Sylvain, c'est toi ?
Je suis Alice.
On toque Ă la vitre.
On t'attendait. Tu viens avec moi ?
Tu viens ?
- Oui, Sylvain. Il faut y aller. Faut qu'on y aille.
- On t'attendait. - Eh ouais.
Allez, faut y aller.
- Vas-y, monte.
Je vous présente Sylvain, les copains !
Ils le saluent chaleureusement.
Excuse-moi, on va y aller.
- Oui, faut qu'on y aille.
- Vous ĂȘtes qui pour lui ?
Son éduc ? - Exactement.
Je suis obligĂ© d'ĂȘtre avec lui.
La derniÚre fois, ça a été la merde.
- Mais on n'avait pas prévu ça.
- Sylvain ?
Bienvenue.
Tu vas t'asseoir au fond du bus ? - OK, euh...
On gÚre ça au gßte ? - Faisons ça, allez.
- Malheureusement, vous ĂȘtes dans un secteur d'activitĂ©
trÚs peu représenté dans l'imaginaire populaire.
Et au final,
la seule figure de proue de votre profession
demeure Emile Louis.
- On peut y aller, lĂ ? - Ouais, on y va.
On dit quoi au chauffeur ? - Fils de pute !
- Non, Ludo. On dit ?
- VIVE LES VACANCES !
VIVE LES VACANCES !
SirĂšnes de police
- Tu l'as convaincue ? Tu lui as dit quoi ?
- Hein ? - Tu lui as dit quoi ?
- Ben, je lui ai dit que t'étais...
T'étais sensible, et qu'il y a des moments
oĂč tu te chiais dessus.
- Ca va pas ? Je me chie pas dessus. - Ah oui ?
- Ben non.
- Je te rappelle ? Palavas ? Luna Park ?
- J'avais 4 ans, t'es sérieux ?
- Eh ben, t'avais 4 ans, tu te chiais dessus.
SirĂšnes de police
---
- Je fais quoi, du coup ?
- Fais comme eux.
Regarde-les, regarde comment ils sont.
- Je fais plus l'Allemand ? - Non.
Tu fermes ta gueule et tu fais comme eux.
- Putain, il a une kippa.
Il croit en Dieu,
il est pas rancunier.
Propos indistincts et rires
---
Allez, trouve ton clown. Trouve ton clown.
C'est trop, c'est trop. J'essaie de trouver le juste milieu.
- Putain, mais regarde-les. - J'essaie. Excuse-moi, mais...
Elle arrive.
- Ferme ta gueule.
- Ca me réjouit
d'ĂȘtre en vacances. - Ah, c'est cool.
Ca va, Sylvain ? - Ouais.
- Ouais ? Je suis contente de te rencontrer.
Tu vas te faire des copains, ça va ĂȘtre top.
Je mets ton sac lĂ -haut ? - Non.
Non, en fait, je suis obligé de garder le sac.
Il y a tous les médicaments dedans. - D'accord.
- VoilĂ .
- Tu me présentes ton éduc ? Comment il s'appelle ?
- En fait, il vaut mieux... Il a du mal, on voit...
- Mais on va prendre le temps, comme ça, on se rencontre.
J'entends le son de ta voix, t'as pas perdu ta langue.
Comment il s'appelle ton éduc ?
On a le temps.
(zozotant) - Orpi. Orpi.
Orpi. - Orpi ?
- Ouais. - C'est marrant.
- Orpi. Orpi.
- On a compris. - Orpi.
- On a compris.
- Moi, c'est Alice. Je suis enchantée.
- Moi, c'est Sylvain. Sylvain, et lui, c'est Orpi.
Sylvain et Orpi. - C'est bon.
- Orpi, prĂ©sent. Sylvain, prĂ©sent ici mĂȘme.
- OK, super.
Si t'es un peu contrarié... - Il fait chaud.
- Tu me le dis et on s'arrĂȘte. D'accord ?
- OK.
- Tu fais pas caca dans ta culotte. OK ?
- Non. - A tout Ă l'heure.
- Et d'aprÚs les dires de Séguéla,
Sarkozy, lors du premier dĂźner,
aurait chuchoté à l'oreille de Carla :
"Est-ce que je peux t'embrasser sur la bouche ?
"T'es cap ou t'es pas cap ?"
Elle aurait répondu "pas cap".
Et depuis, ils sont amoureux pour la vie. C'est beau.
"Voy" (Costa & Quanta)
---
Vibreur
- Alice, je peux mettre de la zizik ?
- Oui, vas-y.
* La musique se lance.
- Intro !
- Contrairement Ă ce qu'on pense,
c'est pour ça qu'il porte des talonnettes.
C'est drĂŽle, hein ?
Il chante les paroles.
- C'est quoi, ce truc ?
- C'est nul, cette musique.
---
- Je ne tolĂšre pas cette musique,
Marc.
- C'est nul Ă chier. - Nul !
- Va te faire enculer !
- Oh !
Quelle musique de merde !
- Ca ? C'est de la merde ?
- Dalida, c'est mieux.
- C'est Paul Diamond, les gars.
- J'aime bien, moi. - Jaloux !
- Laisse. Va t'asseoir, je m'en occupe.
- OK.
Allez.
- VoilĂ .
* "Clic-Clic Pan-Pan" (Yanns)
- Elle est super !
- Ca, c'est pas de la merde !
---
- J'peux pas t'effacer
T'es la plus belle des étoiles Parmi les autres, je vois que toi
Si tu te sens seule, dis-moi Il reste une place auprĂšs de moi
Les projecteurs sur toi
C'est fou comment tu brilles dans l'noir
T'es la plus belle, mademoiselle Comment j'aurais pu pas t'voir ?
J'sais qu'le passé, c'est l'passé
Mais entre nous J'peux pas dire ce qui s'est passé
J'voudrais pouvoir rattraper l'temps
Pour que tu partes, dis-moi Qu'est-ce que j'ai fait, bon sang ?
J'sais qu'le passé, c'est l'passé Y a qu'à toi qu'j'peux m'confier
J'deviens parano, des fois
Quand j'reste seul, direct j'pense Ă toi
- ET CA FAIT CLIC, CLIC-CLIC, PAN-PAN-PAN
J'BRAQUE TON PETIT CĆUR MA CHERIE, T'ES TROP SEDUISANTE
(zozotant) - Pan pan.
Pan pan, les pistolets.
Je charge. J'ai fait tomber mon chargeur.
- Tu fous quoi, Paulo ? - Je me mets dans le perso.
- J'ferais mieux de t'effacer
J'sais pas à quoi tu joues Mais j'peux pas oublier l'passé
---
Ils continuent de chanter.
---
- CLIC-CLIC, PAN-PAN-PAN
ET CA FAIT CLIC, CLIC-CLIC, PAN-PAN-PAN
(normalement) - On fait quoi ?
- J'en sais rien. Je réfléchis.
Ah, je sais.
On peut les prendre en otage.
- ArrĂȘte de rĂ©flĂ©chir.
- Ah, je vais... Je vais appeler Rico.
Ah, putain ! Pas de réseau, évidemment.
Eh !
Eh, excuse-moi.
Tu sais oĂč il y a du rĂ©seau ?
- T'en as un peu dans le champ, mais c'est chaud.
- OK, merci.
- Boris, je t'aide avec ta valise ?
- Pourquoi le bus monte pas ?
- Comme tous les ans,
Moisard le proprio a peur qu'on abĂźme son chemin.
- Parce que ? Parce que ?
Parce que Moisard, c'est un enculé !
Enculé ! Enculé !
- MOISARD, ENCULE ! MOISARD,
ENCULE ! MOISARD, ENCULE !
MOISARD, ENCULE !
ENCULE ! MOISARD, ENCULE !
- Bonjour, M. Moisard. - Bonjour, M. Moisard.
Ils continuent Ă le saluer.
- MOISARD, ENCULE !
- Bonjour, M. Moisard. - Coucou, t'es beau gosse.
- Bonjour.
- MOISARD, ENCULE ! MOISARD, ENCULE !
- Bonjour, ça va ? - Bonjour.
- Excusez-les. - Non, y a pas de mal.
Tenez, les clés. - C'est top, merci.
- L'année prochaine, les tarifs vont augmenter.
- Mais c'est une blague, ça ? - Non.
- Tout notre budget de l'année va dans cette location.
- C'est pas ma faute. - Ils viennent lĂ depuis 10 ans.
- Je vous préviens à l'avance.
- Vous pouvez pas faire un geste ? On a aucune subvention.
- Vous trouverez autre chose.
- On veut pas autre chose. Ils sont attachés à ce lieu.
- C'est pas ma faute.
- C'est pas de ta faute... Connard.
- Pardon ? - Quoi ?
C'est pas moi. C'est...
Ludovic, on a dit "plus de gros mots" !
- J'ai pas dit "connard", mais "enculé".
- D'accord...
Profitez-en bien.
- OK.
- Alice, c'est pas à toi de faire ça, c'est moi.
Je suis lĂ , je serai toujours lĂ .
- Ouais, merci.
- Orpi, tu peux venir nous aider ? On s'installe.
- Non, il faut que je passe un appel.
- C'est pas le moment.
Et les parents de Sylvain ont toujours pas payé le séjour.
- Ah bah, c'est rigolo que tu dises ça. Justement,
je dois appeler le pĂšre de Sylvain
pour qu'il te vire la thune et que vous soyez pas dans la merde.
C'est oĂč le rĂ©seau ? - Vers les deux arbres.
Tu fais vite ! - Evidemment, tu penses.
- Ca va, Sylvain ?
Sylvain ?
- J'ai faim ! - C'est bien Sylvain ?
(zozotant) - Oui.
- OK. Ca va ?
- Oui.
- T'es ici comme chez toi.
Je vais gérer les lits, Céline.
Tu... - Oui.
- Allez, on y va.
Gad, tu montes avec nous.
Gad, Gad ! C'est pas par lĂ .
- Alice. Avec Sylvain, on veut dormir dans le mĂȘme lit.
- Ah bon ?
- C'est pas possible, ma chérie.
- Si, c'est possible. On est amoureux.
- Vous ĂȘtes dĂ©jĂ amoureux ?
- Oui, enfin, c'est...
On est en pourparlers. C'est pas acté.
- Mais de toute façon, c'est pas possible.
- Oh... - Chacun son lit.
- Oh, c'est pas possible... Oh, la tuile.
Ca, c'est pas...
C'est pas de bol. C'est pas ma faute.
J'aurais adoré.
- Vous avez chacun votre lit.
- Hop lĂ .
- Quoi "hop lĂ " ?
- T'inquiĂšte pas, tout va bien. Viens.
- Ca va ? - Ouais. T'as vu Baptiste ?
- Non, j'imagine qu'il explore les environs.
- Ca, c'est mon tatouage.
- Ah oui, je le vois bien.
- Je suis fan de Dalida.
- C'est pas vrai ? - Si.
- J'aurais pas deviné.
- Elle chantait "Avec le temps",
"Mourir sur scĂšne" et "Je suis malade".
- D'accord, d'accord.
Peut-ĂȘtre, on... Ouais.
Merci.
- Quel lit tu veux ?
- Ben, je...
Celui-lĂ , il est bien.
- OK.
- Je vais prendre l'autre, pas grave.
- OK. - VoilĂ , voilĂ .
- Et tu veux lequel ?
- Oh, ben...
Ca va ĂȘtre long.
- Oui, oui, oui, oui. Oui.
Oh, putain.
- Tu veux venir jouer au foot ? - Je téléphone.
Aboiements
Sonnerie - Allez, lĂšve.
---
Attends, coupe.
Coupe.
- AllĂŽ ? - Ouais.
- C'est La Fraise.
- Viens !
Tu veux venir ? - Attends.
Tu comprends quand je te parle ?
- Viens, on va jouer. - Non.
J'ai une galĂšre avec la...
Avec la bagnole.
- Quoi ?
- Il faut que t'ailles la récupérer...
Ă la fourriĂšre.
S'ils font le lien,
ils vont remonter... - Viens jouer !
- Jusqu'Ă moi.
- Putain, les gars.
- Ca m'amuse pas. - Allez !
- Bougez pas.
Je récupÚre la bagnole. - Viens !
- Bon, bah, tu te démerdes !
Putain.
- On va faire un match. Tu vas dans les buts.
- Tu veux jouer ? - Viens, on va faire un match.
- Allez !
Va faire le match. Ouais, vas-y. Allez, cours.
- Elle est oĂč, ma balle ? Il l'imite en train de parler.
Mais elle est passĂ©e oĂč ? Oh !
OĂč est ma balle ?
- Garde celui-lĂ . Je prends celui-lĂ .
Comme ça, on est... On a chacun le sien. C'est bien aussi.
- Et tu prends lequel ?
Je suis ton copain, et c'est toi le plus meilleur.
- Cool.
TrĂšs, trĂšs proches.
- Ca, c'est sûr. Jour et nuit.
- Jour et nuit...
Cool...
* "Entro En El Party" (Carla Frigo)
---
- T'es pas avec Baptiste ? T'es pas avec Baptiste ?
- C'est lequel ? - Le grand avec un ballon.
- Ah non. Il doit s'amuser avec les autres.
- C'est quoi, ce bordel ? Ca suffit, on éteint la musique !
Vous descendez de la table, les filles.
Tout le monde Ă la douche.
Ludo, t'arrĂȘtes les bonbons. Boris, tu descends.
Orpi, tu m'aides à gérer les filles ?
- C'est trop haut.
- Il va te descendre de la table.
Ca va pas ou quoi ? - C'est pas grave.
- Si, ils vont se blesser.
- Non, mais je veux dire, y a plus grave.
Par exemple, on a perdu Baptiste.
- Quoi ? - On a perdu Baptiste.
- C'est-Ă -dire ? - Je le trouve pas.
- Tu l'as cherché ?
- Ca va, faut pas s'inquiéter.
A la vitesse oĂč ça se dĂ©place, ça doit pas ĂȘtre loin.
- Ouais, super... Marc !
- Alice !
- Marc, tu peux venir ? - Ouais.
Je suis lĂ .
Je serai toujours lĂ .
- On a perdu Baptiste. - On a perdu Baptiste ?
- On ne panique pas. - OK.
- Tu pars avec Orpi le chercher.
On dit rien à personne, on crée pas de panique. OK ?
- Il peut y aller seul. - Non.
- Allez, Ă la douche ! - A la douche !
- Tu me suis.
(- Putain...)
- Eh, oh, vous m'avez oublié !
- Baptiste ! - Baptiste !
Baptiste ! - Baptiste !
Eh, oh, truc !
Oh, oh, viens lĂ . Il est... - Quoi ?
- Il est dans la forĂȘt.
- Il ferait quoi lĂ -bas ?
- Bah... Je le sais. C'est les instincts d'éduc.
Baptiste !
Baptiste !
(Putain.) - Oh, putain...
Baptiste, mon grand !
- Baptiste !
- AĂŻe !
Bon, allez. J'en ai marre.
Ca suffit. C'est inquiétant.
J'appelle la police. - Non !
- Orpi, mon téléphone !
- ArrĂȘte !
Non !
Putain !
Non ! Non. Non.
Ecoute, non.
Excuse-moi.
C'est important pour eux de découvrir la nature,
de s'imprégner.
Ca fait partie du process.
Hein ?
T'inquiĂšte.
Dans 15 minutes, on appelle la police, si on le trouve pas.
- Dans 15 minutes. - VoilĂ .
Va de ce cÎté.
Baptiste ! - Mon téléphone.
Orpi, mon téléphone !
- C'est bon, je l'ai.
(- Fait chier, lui.)
- Viens, petit !
- Baptiste !
- Hipipipipipi !
(en hurlant) - Baptiste !
- Allez, mon Baptiste ! Ronaldo !
- C'est bon, maintenant, Baptiste. Oh, putain !
Orpi !
C'est bon ! Je l'ai retrouvé, il est avec moi !
Le voilĂ . - Eh ben voilĂ .
- On s'est tapĂ© toute la forĂȘt... Il est lĂ .
- On y va, mon grand ? - On se lĂšve.
Debout. Hop.
Super.
- La vache, qu'est-ce qu'il a ?
- J'ai égaré mon ballon.
- Il a égaré son ballon. - J'ai compris.
On va t'en trouver un autre.
On y va.
- Je veux le mien. Ne me suivez pas.
Je veux le chercher seul.
- C'est reparti.
Si t'as une autre intuition, je prends.
- Faut le ramener, point. T'es con.
- Mon téléphone, Orpi.
(normalement) - Oh, putain !
Qu'est-ce que tu fous, lĂ ?
Il se remet Ă zozoter.
- T'es pas handicapé.
- Si, je suis handicapé. J'ai toujours été handicapé.
- On dirait pas.
- Si, je crois.
- Ah bah, ça se voit tout de suite.
- T'as raison, je suis pas handicapé.
Je suis de la police. J'enquĂȘte sur un mec...
- T'es pas policier.
- Non, je suis pas policier non plus.
J'ai... J'ai fait des petites bĂȘtises.
Donc il faut que je me cache lĂ un petit moment.
- Là , au moins, tu me dis la vérité.
- Comment tu t'appelles ? - Arnaud.
- Enchanté. Paulo.
Tu dis rien Ă personne, sinon, je vais en prison.
- Je dis rien Ă personne.
A part Ludovic.
- C'est qui ?
- C'est moi, petite bite !
Tu sais ce qu'ils font en prison dans les douches ?
- Euh, non. Pourquoi il dit ça ?
- Mais je sais pas !
- D'accord.
OK.
Vous dites rien Ă personne.
- On dit rien. - Rien Ă personne.
- Fais-moi confiance.
- C'est difficile de laver le dos ?
- Pardon ?
- Laver le dos ?
- Laver le dos ?
- Lave-moi le dos.
- J'ai pas...
- Lave-moi le dos !
- Ah si, c'est ce que j'avais... D'accord.
Non. - Si.
- Non. - Alice !
(- Oh !)
OK, d'accord. Je vais...
Je vais te laver le dos. VoilĂ . Entre.
Tout le monde ? D'accord.
OK.
- Vas-y. - Ouah, ouah.
Attends, ça me touche.
- Putain, vous l'avez retrouvé, super.
Il Ă©tait oĂč ? - Dans la forĂȘt.
- Super, Orpi, merci beaucoup.
- Merci, Orpi... C'est moi qui l'ai retrouvé.
Hein, Baptiste ? - Non, c'est Orpi.
- Tu l'emmĂšnes prendre sa douche ? - Oui.
On y va ?
- Je veux Orpi.
- Ah non. Non, non.
Va avec lui, il a ses petits gants roses.
- Je veux que ce soit avec Orpi. Désolé, Marc.
- Ca te va, toi ?
- J'ai pas le choix.
La douche est lĂ . Allez, prends ta douche.
- Déshabille-moi, j'y arrive pas seul.
(- Putain, galĂšre.)
OK, lĂšve les bras.
- Pas le ventre. Touche pas le ventre. Je veux pas !
- Putain, t'es con !
Chut.
Putain, tu m'as pété le portable !
- Je ne l'ai pas cassé ! - Chut, pas fort. Tais-toi.
- Je l'ai pas cassé. - OK.
Mais on parle pas fort.
- Je ne voulais pas le casser, excuse.
- OK...
C'est cool.
Bon, allez.
Je te déshabille. Je vais essayer de pas toucher le ventre.
Je déshabille un gamin... Plus haut. Plus haut.
VoilĂ .
- Pas le nez !
- Pas le nez.
- Pas les bras ! - D'accord.
- Pas les bras, pas le nez. - Pas le ventre.
- Par-derriĂšre ?
Ca te paraĂźt... - Pas par l'arriĂšre.
- ON VA MANGER ! - On va manger, oui.
- Vous vous mettez tous Ă votre place.
Gad, ici. Baptiste, lĂ -bas.
Boris, tu t'assois.
Baptiste, t'es lĂ .
Tout le monde Ă sa place.
- Sylvain !
Tu peux venir ?
- On va oĂč ? - En activitĂ© ?
- ON PART EN ACTIVITE !
- On va aux putes !
- Non, personne n'ira aux putes !
- On va pas aux putes ? - Ben non.
Désolée. Cris de déception
Ouais, c'est comme ça.
Mais on va faire des activités, vous inquiétez pas.
Alors,
silence. Je vais vous dire un truc.
On va passer un super été ensemble. Je suis hyper contente.
- Ben nous, non.
- Toi non ?
C'est ça, espÚce de menteur.
Surtout, l'important, c'est qu'aujourd'hui, on accueille...
- Une merde ! - Non, on accueille Sylvain.
- Sylvain !
- VoilĂ . Donc dites bonjour Ă Sylvain.
- BONJOUR, SYLVAIN !
UN DISCOURS !
UN DISCOURS ! UN DISCOURS ! UN DISCOURS !
UN DISCOURS ! UN DISCOURS ! UN DISCOURS ! UN DISCOURS !
- Hop, hop, hop !
Eh ! On laisse parler Sylvain.
Allez.
Paulo hésite.
(zozotant) - Merci.
- C'est bien, Sylvain.
- Super. - Bravo !
- T'es ici comme chez toi.
Aujourd'hui, t'es le roi. Tu te mets en bout de table.
C'est sa premiÚre journée. Demain, on reprendra les places.
- Allez, on commence.
- Vous avez faim ? Ils acquiescent.
- Sylvain, des carottes ?
Brouhaha de la tablée
---
- C'est quoi, ça ?
- Ca, c'est de la...
- Moussaka. - De la moussaka.
- Ah, d'accord.
- Avec Alice, on a une belle complicité.
On a le mĂȘme humour,
les mĂȘmes sujets de conversation.
On est sur la mĂȘme longueur d'onde.
Elle a ce petit truc terrible, tu vois ?
Quand elle s'énerve,
elle a cette petite veine tellement mignonne qui me...
Il soupire.
Et je me dis que ce serait bien qu'on passe un cap, elle et moi.
Toi qui as un regard extérieur, Orpi,
j'ai mes chances ou pas ?
- Hein ? Non.
Putain.
- Je vois ce que tu veux dire.
C'est vrai qu'elle met de la distance entre nous.
C'est une forme de pudeur.
- Allez, je vais pisser.
- Je t'attends.
- De la maison, on va ĂȘtre Ă 2h de Los Angeles.
On va pouvoir parcourir les Etats-Unis.
- C'est dingue.
*- MĂȘme le Yosemite Park, je t'en ai parlĂ©.
- Ouais, c'est canon.
- Mon amour, on va pouvoir faire des trucs de malade.
D'ailleurs, faudra que tu me files tes papiers.
- Oui, je vais le faire.
*- Ca fait 10 fois que je te le demande.
- Je vais le faire.
- Ils sont relous avec la paperasse.
D'ailleurs,
tu leur as dit pour ton départ ?
- Euh, non. J'ai pas eu le temps.
*- T'es reloue ! On en a parlé 10 fois !
- Je sais, oui. Je vais leur dire demain.
Demain, ouais.
*- Demain ? - Oui, promis.
*- Demain, parce qu'aprĂšs,
ça va tourner, et aprÚs, à nous les Etats-Unis !
Ca va ĂȘtre merveilleux. J'ai hĂąte. - Moi aussi.
*- I love you. C'est de lĂ -bas. - T'es con.
- Je t'aime. - Moi aussi. Bisous.
- Sylvain ?
(normalement) - Quoi ?
- Tu fais pas bien l'handicapé.
- Quoi, je le fais pas bien ? T'es gentil...
Je débute.
- Je te montre ?
- Montre-moi.
- La langue, ça se met à cÎté. Au bout des lÚvres.
Et t'essaies de pencher... par lĂ .
- TĂȘte penchĂ©e et langue sortie ? - Ouais.
- Comme ça ? C'est beaucoup, non ?
Remarque, ça fait bien handicapé.
Et je fais quoi avec la voix ?
- Pour la voix, on va apprendre Ă bien parler.
Propos incompréhensibles
Tu peux bien parler, quand mĂȘme.
- Ouais, pardon.
(zozotant) Comme ça ?
- C'est bien comme ça.
Il articule moins. - Ou comme ça.
Là , je fais comme ça.
Je peux peut-ĂȘtre l'appuyer plus.
- Oui, c'est ça.
- Qu'est-ce qui se passe ici ? C'est n'importe quoi !
(normalement) Souvent, vous bougez comme ça.
(zozotant) Ben ouais.
C'est bien ça, non ? - Super.
- C'est super ?
Nickel.
- Il faut que tu m'aides
Ă trouver un cadeau pour Marie.
(normalement) - C'est laquelle ?
Une porte s'ouvre.
- Sylvain, viens.
Faut que t'ailles...
Faut que t'ailles faire pipi avant d'aller te coucher.
DĂ©pĂȘche. La porte se ferme.
- D'accord. Et c'est ton amoureuse, Marie ?
- Oui.
- Elle le sait ?
- Non, elle est pas au courant.
- Je me disais bien.
Les cadeaux, c'est personnel.
C'est Ă toi de lui trouver. - Oui.
- Tu veux que je t'aide.
- Ah oui.
D'accord... Tu sais quoi ?
Si tu veux pas m'aider... - Ouais ?
- Je dis Ă tout le monde que tu me touches.
- Que je te touche ? T'es cinglé. Que je te touche ?
Mais ça va pas ? Je t'ai jamais touché.
T'es venu dans ma douche.
Moi, je pourrais dire quelque chose.
On a dit qu'on était copains. C'est du chantage, c'est mal.
- Allez. - T'as été un bon coach.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- On est dans la merde.
- Pourquoi ? - Parce que. Parce que...
Je dois appeler Rico,
mais le mongolito m'a pété mon téléphone.
Faut que je trouve une solution.
- Il est oĂč, le sac ?
- Le sac est bien protégé, crois-moi.
Il bougera pas, celui-lĂ .
- Bonjour.
Hop lĂ .
Hop lĂ .
Bonne nuit.
- Bonne nuit.
- Putain, c'est pas juste.
- On fait quoi ?
- On fait quoi ? On...
On reste lĂ , on bouge pas une oreille.
Continue Ă faire le mongolito.
Je vais trouver une solution.
VoilĂ ce qu'on fait.
- OK. - Eh ! Eh !
Ils t'ont pas repéré ?
- Par eux ? Tu rigoles ou quoi ? Non, non.
Ils y voient que du feu. Ils m'ont dit : "T'es comme nous."
- Ouais ?
Il acquiesce.
- Tout va bien ?
- Nickel. Mark Vador dort à l'étage.
Et j'ai croisé une bouteille de ketchup
qui revenait de pisser.
Une soirée banale, quoi.
Je te sers, hein. Hop lĂ . - Merci.
Je t'ai jamais demandé pourquoi t'étais devenue éduc.
- Ah, eh ben...
J'étais cadre à La Défense,
et puis, un jour...
je mangeais
un bo bun sur l'esplanade
et un pigeon s'est posé juste devant moi.
(Et il avait qu'une patte.) - De quoi ?
- Il avait qu'une patte. Raclement de gorge
Et lĂ , je me suis dit...
"Céline, c'est un signe.
"Occupe-toi des handicapés."
- OK. - Changement de vie.
Allez.
En parlant de ça, tu vas dire quoi à ton mec ?
- Ah putain, je sais pas.
Pas "barre-toi seul", il me soutient depuis des années.
- Ce sera pas la mĂȘme sans toi.
- Je sais pas comment je vais leur annoncer.
- Et il y a un problĂšme...
tu vas briser le cĆur de Marc.
- Eh ouais, Marc.
- Tu vas lui briser le cĆur. - Oui.
- "Alice."
- T'es con !
- "Alice, regarde-moi."
"Alice, je suis lĂ ."
- "JE SERAI TOUJOURS LA."
Elles rient.
- "Alice, ne pars pas !"
(- ArrĂȘte, arrĂȘte.)
- "Alice, prends-moi !"
- Tu vas réveiller tout le monde !
- C'était trop fort. - Bah oui.
T'abuses.
Céline chuchote.
- Je t'entends plus du tout.
- Ton mec, tu l'aimes ?
- Oui, je l'aime.
- Bah, partir Ă l'autre bout du monde
avec le mec qu'on aime, y a pire
comme projet.
- Ouais, je sais.
- Mmh. Tu sais, tu sais...
On dirait pas. - Pourquoi ?
- Tu viens d'arracher tout un champ.
- Oui.
Pas faux.
Elle imite Mark Vador.
- "Alice."
"Je suis ton mec."
"Mundian to Bach Ke" (Panjabi MC)
---
- Oh, putain !
- Tu viens jouer ?
(- Oh, putain.) - Allez !
Orpi, viens !
- Oui, oui, oui.
- Ca se passe bien ? - Nickel.
- Tu fais quoi, Ludo ? - Un bonhomme.
- Et toi, Thibaut ?
- Un terrain de basket. - Ah oui, d'accord.
C'est hyper bien fait, waouh.
Et toi, Gad ? - Un sandwich.
- Euh... Ca se mange pas, la pĂąte Ă sel. OK ?
- Je l'ai pas mangée. - Je vous le dis.
Sofian, tu fais quoi ? - Une casquette.
- Une casquette ?
- LĂ , c'est la queue.
- La queue de la casquette ? La visiĂšre.
- Oui, la visiĂšre.
- Ca ressemble pas trop Ă une casquette.
Mais vas-y, tu vas y arriver.
- Sylvain.
J'ai quelque chose Ă te dire.
(zozotant) - Je t'écoute.
- Je suis plus amoureuse de toi. Désolée.
- Ah... Oh lĂ lĂ ...
Oh, la tuile.
- T'inquiĂšte pas, tu vas t'en remettre.
Ca prendra du temps, mais...
Tu vas t'en remettre. Sinon, suicide-toi.
- D'accord.
- Orpi ?
Regarde, c'est un oiseau.
- Ah oui, maintenant que tu le dis...
Je vais pisser.
- Sylvain ?
Ca va ?
- Ca va.
- Tu te sens bien ? - Ouais.
- Ca te plaßt, l'activité ?
- Ouais, c'est l'éclate. De la pùte à sel, quoi.
- Oui, c'est de la pĂąte Ă sel.
T'as envie de faire pipi ? - Non.
- T'es autonome sur le pipi ?
- Oui, je suis "tautonome".
- C'est un caca, alors ? - Non, c'est rien.
- Je t'accompagne ?
- Allez, je fais sécher ça. Faut que ça sÚche.
(normalement) Putain, il est relou.
- Oui, c'est vraiment incroyable.
- Tout le temps derriĂšre.
- T'as trouvé un cadeau pour Marie ?
- Ah non, j'ai pas...
Ce serait pas mal que t'ailles la voir, d'abord.
Dis-lui que tu l'aimes bien.
- Non.
- Pourquoi ? - C'est pas possible.
Non, non...
Je peux pas.
- Arnaud. - Je peux pas.
- Regarde.
Ca, c'est un oiseau.
C'est comme le pain.
On met le Nutella et plein de sucre. A tout Ă l'heure.
(zozotant) - A tout Ă l'heure.
Ah ouais, ouais. On a déjà ... On a déjà bien discuté, là !
- Non, Baptiste, arrĂȘte.
Mais arrĂȘte, je peux pas le faire... ArrĂȘte.
Je peux pas faire le nĆud.
- Tu me prĂȘtes ton portable ? - Je suis occupĂ©e. ArrĂȘte, Baptiste.
- Tu veux la boucle des champions ?
Ronaldo, je te montre.
Il fait un nĆud, comme ça. Une boucle.
- Faut repasser.
- Exactement. Tu repasses dedans.
Et clac, boucle des champions.
Tu me prĂȘtes ton portable ? - Oui, oui. Bien sĂ»r.
Bravo. - Merci.
- Impec.
- Regardez ce que j'ai fait !
(zozotant) - Ouais. C'est joli. C'est quoi ?
- Une éolienne.
- D'accord.
Faut peut-ĂȘtre rajouter un mĂąt ou d'autres pales.
- Non. Je vais la montrer Ă Gad.
- Non, non. Non, tu la montres pas Ă Gad.
Parce que c'est pas des modĂšles que Gad aime bien.
- OK. - Ah non.
Ca prĂȘte Ă confusion, mais c'est pas moi qui ai fait ça.
- Le principe, c'est de s'exprimer. Tu fais ce que tu veux.
- Mais c'est pas moi.
- On s'exprime librement. - On s'exprime librement !
- Ecoutez Ludo. On s'exprime librement.
- Moi, j'ai fait un cĆur.
Petits rires
Pourquoi tu ris ? - T'es amoureux d'Alice ?
- Je suis pas... - C'est quand le mariage ?
(- Je suis pas amoureux...)
Je suis pas amoureux d'Alice. Ah, c'est rigolo.
Continue ta saucisse, là . Tiens, je te rends ça.
Ton grand-pÚre t'a appris ça ?
- Non, c'est moi tout seul. Je me suis entraßné.
- Cool.
- Alice, viens voir ! - Autodidacte.
- Ouais ? Oh lĂ lĂ .
Qu'est-ce que t'as fait ? - Un bonhomme.
- D'accord. Ca, c'est la tĂȘte ? - C'est la tĂȘte.
- Et ça, c'est quoi ?
- Les couilles ! - OK.
- Au moins une petite barre...
* Tonalité d'appel
Sonnerie
- AllĂŽ ?
- C'est La Fraise.
- Non, monsieur. Elle est toujours pas prĂȘte.
Je vous tiens au courant. Au revoir.
- Putain. Fait chier.
- Un petit café ?
(zozotant) - Ta Dalida est trop bien faite.
- Ah ouais ? C'est super.
- J'ai fait un cĆur. - Moi, la bite.
- T'es vraiment doué. - Merci, c'est gentil.
- Ca y est,
tu t'es fait des copains. Cool.
- Ouais, c'est cool.
Merci.
- Allez, les entrées.
- LES ENTREES ! LES ENTREES ! LES ENTREES !
LES ENTREES ! LES ENTREES ! LES ENTREES !
- Céleri rémoulade.
Cris déçus
- Qu'est-ce que c'est ? - Euh... Je me souviens plus.
- Lasagnes. - Des lasagnes.
- Hop, merci.
Non, ça suffit. Je fais attention.
Bon, ben... Bon appĂ©tit, quand mĂȘme.
- Ah, ça me dégoûte, ça.
- C'est dégueulasse.
- On y va ? - Beurk, c'est dégueulasse.
- Tu veux pas goûter ? - Non, c'est dégueulasse.
Goûte, toi.
- Mon Soso.
- Oui, quoi ? - Je viens d'avoir ta maman.
- Ah oui, alors ? Elle vient quand ?
- Euh... Ca va ĂȘtre compliquĂ© avec son nouveau travail.
Je suis pas sûre qu'elle vienne.
- Ah. OK.
C'est pas grave.
Et toi, pourquoi tes parents t'ont mis au centre ?
- Parce que t'es une merde ! - Non, Ludovic.
Laisse-le répondre, d'accord ?
Il hésite.
(zozotant) - Ma maman est morte.
- Pardon, on savait pas.
- C'est pas grave.
Et mon papa, c'est...
C'est compliqué.
Il voudrait que je sois comme lui,
mais il acceptera jamais que je sois...
que je sois différent.
- Nous, on est avec toi.
- Merci, Soso.
- Ma maman, elle est...
trĂšs sympa avec moi.
Et euh... Aussi, elle m'a laissée...
Ma mÚre m'a laissée venir...
Et mon pĂšre a pas voulu me garder.
Et c'est lĂ , elle a eu une tumeur du cerveau.
Et aprĂšs sa tumeur,
ma mĂšre est morte.
J'ai beaucoup pleuré et je pense beaucoup à elle.
Et c'est dur pour moi.
- Un pÚre Noël ?
- Un robot ?
- Un fusil ? - MontgolfiĂšre ?
- Un calibre 12 ?
- Une bite ! - Bravo, Ludo !
- Bonjour, M. le gendarme.
- Léon Zitrone ? - Oui.
- ELTON JOHN !
- J'ai pas chanté !
Il imite Sarkozy.
- C'est moi, le vampire.
Elle imite des tirs.
Elle crie. Elle imite de nouveau des tirs.
Elle pousse différents cris.
---
- C'est Rambo !
Ils acquiescent.
- Allez, quelqu'un d'autre.
- Demis Roussos. - Lagy Gaga !
Il imite Sarkozy.
Cris de joie
Il imite Sarkozy.
- Non, c'est pas Macron !
- Michael Jackson ? - Oui.
- Sarkozy, oui !
Applaudissements - Chut !
- Silence !
- Vos gueules !
T'es pas con.
La Fraise rit.
- Sylvain, c'est Ă toi.
T'as pas encore été. Tu te caches, personne va te juger.
On s'amuse, personne va...
(zozotant) - D'accord, ta gueule.
- Il a dit quoi ? - Ta gueule.
- OK.
C'est bien, il est Ă l'aise.
- Une cacahuĂšte ?
- Wonder Woman ? - Un cheval ?
- Quelqu'un qui téléphone ?
- Une poule ? - Oui, c'est une poule !
Un autre. - Regarde l'autre blaireau.
- Ludovic ! - Ananas ?
- Jean-Marie Le Pen.
- C'est sûr, c'est Ludovic ! - Supergirl !
- Donald Trump ? Rire de La Fraise
- Il est bien.
C'est un beau blaireau.
(zozotant) - Non, c'est un dinosaure.
La Fraise rit.
Bon... On vous laisse deux minutes. - Non.
- Si, viens. - On va regarder le spectacle !
- Tu voulais me dire quelque chose.
On va prendre l'air, Orpi, un petit peu.
Parce que là , il est fatigué, Orpi.
Faut qu'il prenne l'air un peu, Orpi. Hein ?
Bah oui.
(normalement) T'es con ou quoi ?
- Eh, oh, eh, oh, eh !
Comment tu me parles ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Hein ?
Comment tu parles Ă ton pĂšre ?
Comment tu parles Ă ton pĂšre ?
Attention.
- Pourquoi tu fais ça ?
C'est quoi, le but ?
- J'en ai marre, putain.
J'en ai plein le cul...
Tout ça, la campagne de merde...
Ca va, je suis pas éducateur. T'es...
T'es pas un mongol, toi non plus. T'es pas un attardé mental.
- Et alors, on fait quoi ?
On est lĂ une semaine. On fait quoi ?
Si tu veux tirer la gueule, fais-le. Moi, j'ai envie d'en profiter.
- Ah, attends, attends. Je te vois, toi.
Petit rire
La petite Alice ?
---
Tu veux la baiser ? Tu veux la baiser ?
- Regarde-toi. - Baise-la.
Sois un bonhomme. ---
La porte se ferme.
- Pourquoi tu regardes
mon corps ?
- Pff, mets ton t-shirt.
- OK, je me démerde.
- Ca va, Marie, ton bobo ? - Oui.
- Je peux regarder ? - Vas-y.
Mon infirmiÚre adorée.
- Plein le cul de tout ça.
C'est pas moi qui vais vous torcher. Ca va bien, ouais.
Pas capables de vous démerder tout seuls...
- Ca se passe bien ? - Super.
- Ca va ?
Il acquiesce.
- L'adaptation de Sylvain, ça se passe bien.
- Nickel, ouais.
- Du coup, tu peux le laisser. - Non.
Non.
Oui.
Mais...
Je sais pas, je peux peut-ĂȘtre vous aider.
Par exemple, avec...
Il balbutie. - Baptiste.
- Baptiste. On a
une vraie complicité, y a un truc qui se passe
qui est chouette.
- Tu serais content si Orpi restait avec nous ?
- Euh...
Oui, je m'entends bien avec lui.
- Bon bah, top. Par contre, je peux pas te payer.
Petit rire outré
- Me dis pas que tu fais ça pour le pognon ?
Pareil.
- Eh, oh ! Vous m'avez oublié, bande de cons.
- Tu te débrouilles super bien.
- J'ai écrit "Sylvain". - C'est top.
(zozotant) - C'est qui, Nicolas ?
- C'était...
C'était un pensionnaire, comme toi.
Comme toi, il avait un p'tit truc en plus.
Son p'tit truc, c'était une maladie.
La maladie a été plus forte que lui.
On grave nos noms pour avoir une trace de ceux
qui sont plus lĂ .
Orpi ?
C'est Ă toi.
- Non, j'ai passé l'ùge de faire ça.
- Tu viens ? - Oui.
- Fais gaffe.
C'est bon ?
- Ca va, Sylvain ? - Impeccable.
- Eh, les copains !
On va faire des courses avec Marc.
C'est Céline et Orpi qui s'occupent de vous.
Soyez cools ! - D'ACCORD.
- Avec ma mĂšre,
on allait toujours faire les courses ensemble.
J'adorais ça.
(zozotant) - Alice !
On peut venir avec Soso ?
- Ouais, moi aussi ! - Attends.
- Moi aussi !
- Pas tout le monde.
On a que quatre places.
Donc les premiers : Soso, Sylvain,
Arnaud et Ludovic.
Exclamations enjouées
- Sylvain, Sylvain.
Tu vas pas y aller. Non, y a...
On va te voir. On risque de te voir,
de se moquer de toi. On va voir ton visage.
- Ouais, c'est vrai. Mais je prends le risque.
- Hein ? - On va faire les courses !
- Céline, tu gÚres l'atelier méditation ?
- On peut faire autre chose ?
- Non, ça leur fait vachement de bien.
- Non, ça casse les couilles à tout le monde.
Et c'est pas du tout mon truc. - Merci, Sylvain.
- C'est quoi, ton truc ? - La chasse.
- La chasse ?
- Ouais !
J'adore la chasse ! Pan !
J'adore ça.
- T'es pas facile Ă cerner,
Céline.
T'es étonnante.
T'as plein de facettes. - Merci.
- Orpi, tu gÚres la méditation, du coup ?
- La méditation ?
Ouais... Pas de problĂšme.
J'adore. - OK, top. Super.
Et t'as eu le virement du pĂšre de Sylvain ?
- Non.
Faut qu'on s'en occupe.
Parce que l'autre rappelle pas, ouais, ouais.
- Tu gÚres ça ? Merci beaucoup.
A tout Ă l'heure, tout le monde.
Thibaut, tu fais quoi avec cette vache ?
Céline, gÚre la vache !
- Ouais. C'est quoi, cette vache ?
Oh lĂ lĂ , Thibaut. Tu l'as prise oĂč ? Allez, viens.
Bijou, allez. Allez, viens.
- Thibaut, on n'a pas de place. - Viens, Thibaut !
- Non, on peut pas. - Oh, elle court !
- Je m'avance ?
- On n'est pas obligés de fermer. - On fait comme on peut.
- T'es sûre ? - Ca va le faire.
- Pas de ceinture, ça sonne.
- Dis-moi...
La méditation, c'est quoi que vous faites ?
- C'est comme Alice a dit. - Mais c'est quoi ?
- Ben, de la méditation...
Tu parles aux arbres, tu respires... Des trucs de pédé.
- Ah ouais.
Quand tu parles, ça ressemble pas à comment t'es fringuée.
T'es pas pareille dedans que dehors.
Le mieux, c'est de fermer les yeux.
Comme ça, quand on ferme les yeux,
eh bah, on...
on voit mieux dedans... soi.
OK ?
VoilĂ .
Donc, on ferme les yeux. On le fait bien.
Et puis, voilĂ , on se...
"Minute" (Xavier Polycarpe)
On se détend.
Hein ?
On respire.
Parce que respirer,
c'est... c'est obligatoire, sinon on meurt.
Donc...
on respire Ă fond.
VoilĂ .
---
Putain, on s'emmerde.
C'est vrai
qu'on s'emmerde !
- Je t'avais dit. On se fait chier.
---
- Pourquoi tu te gares pas
sur une place "handicapé" ?
- J'ai pas le macaron.
- Avec nous quatre, t'as une belle boĂźte de macarons.
- T'as raison.
Marc, tu me rendrais un service ? - Je suis lĂ , je serai toujours lĂ .
- Y avait un Jardiland dans la zone industrielle.
- Tu veux des fleurs ? - Non. Du terreau. Pour le potager.
- Pour le potager ? - Prends trois sacs.
- OK.
C'est comme si c'était fait !
Et on se retrouve lĂ ?
Sinon, vous me récupérez.
- Le principe, c'est de pas dépasser la liste.
Marc parle au loin.
- On commence par les légumes ?
- C'est toi, le légume ! - On est tous des légumes.
- C'est toi, le légume ! - C'est bon, Ludo.
Ils chantent "Clic-Clic Pan-Pan" de Yanns.
---
- Pourquoi les gens nous regardent ? - On les emmerde !
- ON LES EMMERDE !
Ils continuent de chanter.
- ON VOUS EMMERDE !
- Avec ceci ? - Ce sera tout.
- Merci.
- C'est bon, c'est trop bon.
- MMH. CA SENT BON.
- Excusez-moi. Excusez-moi.
On va les manger, aprĂšs.
(normalement) - Pardon ?
- On mange les melons, aprĂšs.
- Faut ĂȘtre dĂ©bile pour manger la peau !
- Il a raison.
Ca se mange pas la peau.
T'as raison. Monsieur est débile.
- Il est débile.
- DEBILE ! DEBILE ! DEBILE ! DEBILE ! DEBILE ! DEBILE !
- Croque dedans ! Croque ! - Ca va, c'est bon.
- Oh, il est vexé. Au revoir.
Au revoir, le débile.
- Au revoir !
- Merde, Soso.
- T'inquiĂšte pas, on est tous au courant.
- Qui lui a dit ?
- C'est pas nous. - C'est pas nous.
- C'est Alexandre.
- Qui l'a dit Ă Alexandre ?
- Ca, c'est nous. - C'est nous.
- On dit pas aux éducs !
- Non. - Oui.
- Allez ! - Waouh !
Allez ! - Vas-y, Baptiste !
- Vas-y, Baptiste ! - Orpi, attrape !
- Allez !
Allez, Alex ! Allez !
LĂ ! Remonte !
Oui ! Allez, tout seul !
Cris de joie
Super ! Cri de Marie
- La vache ! Marie, ça va ? - Attention.
- Les verts, pas les rouges !
- Ca va aller ? Tu arrives Ă respirer ?
Respire. Regarde-moi. Regarde-moi.
On va gagner.
Sonnerie de cor de chasse - Oui, allĂŽ ?
Attends. AllĂŽ ?
Attendez... Attendez, j'entends rien.
Y a pas de La Fraise, c'est une erreur.
- Si, attends. Non. Excuse-moi.
- Attendez, je vous le passe.
- C'est moi...
La Fraise, en fait, c'est le papa de Sylvain qui m'appelle.
- On reprend !
- Rico, je t'écoute.
- Les flics nous lĂąchent pas.
J'ai une planque pour vous en Espagne.
Attendez quelques jours.
- Ouh ! C'est bon, ça !
- Bon, allez, allez ! Oh ! Allez !
On sort ! On y va !
- Tu m'envoies tes bulletins de salaire ?
- Oui, je vais le faire.
- Oui, déjà que je gÚre tout...
- D'accord, mais je suis pas en vacances lĂ . OK ?
- Tu leur as dit, au fait ?
- Oui. - Putain, Alice !
- Je leur dis ce soir, c'est sûr. Je te le promets.
- Bonjour, c'est "caisse prioritaire".
- J'ai vu, merci beaucoup.
- Prioritaire ? Ca se voit pas.
Brouhaha des garçons
- Là , ça se voit ?
On est assez prioritaires pour vous ?
- Laissez passer l'handicapé.
(zozotant) - Attention, madame.
C'est bien, c'est un fusil. Pan, pan.
- Ca va, madame ?
Madame ? Ca va ?
- Oui. Euh...
Vous avez pas pesé vos carottes.
- OK. - Je m'en occupe.
- T'es sûr ? Tu sais le faire ?
On continue de vider le chariot.
"Minute" (Xavier Polycarpe)
---
Essayez de tout mettre au mĂȘme endroit.
- Ca va ? Ca s'est bien passé ? - Ouais.
Tiens, il reste ça. Ca.
Oh, putain. On a oublié le terreau.
Oh, putain. On a oublié Marc.
Je vais le chercher.
- On s'en fout. On va pas faire le potager maintenant.
- Pas le terreau, je parle de Marc.
- Ah, mais non.
C'est un grand garçon, il va se débrouiller.
Tout va bien. Alors là ... Céline rit.
Marc marmonne.
- Arnaud, tu peux t'asseoir à cÎté de moi ?
(- Assieds-toi.)
(Parle.)
(- Ouais.)
Tu connais Dalida ?
- Oui. Je l'aime pas.
- Moi non plus.
(- Yes !)
- Non. - S'il te plaĂźt.
Ca a l'air bon.
Alors ? C'est super. Ca a mĂȘme un petit goĂ»t de...
- Ma bite !
- VoilĂ . Vous savez pas ce que vous ratez.
C'est de la brandade ? - De la blanquette.
- De la brandade de blanquette.
- Tu me loupes, lĂ . - Oh, chaton, merde.
VoilĂ , t'es re-beau gosse.
- Et lĂ aussi.
- Oh lĂ !
Pet
(- Putain.)
* "Paroles, Paroles" (Doumëa, Dalida & Alain Delon)
---
"Paroles, Paroles" (Dalida & Alain Delon)
- C'est étrange
Je ne sais pas ce qui m'arrive ce soir
Je te regarde comme pour la premiĂšre fois
- Encore des mots, toujours des mots
Les mĂȘmes mots
- Je ne sais plus comment te dire
- Rien que des mots
- Tu es cette histoire d'amour Que je ne cesserai de lire
- Des mots faciles, des mots fragiles
C'était trop beau
- Tu es d'hier et de demain
- Bien trop beau
- De toujours ma seule vérité
- Mais c'est fini, le temps des rĂȘves
(Arnaud chante en mĂȘme temps.) Les souvenirs se fanent aussi
Quand on les oublie
- Tu es comme le vent qui fait chanter les violons
Et emporte au loin le parfum des roses
- Caramels, bonbons et chocolats
- Par moments, je ne te comprends pas
- Merci, pas pour moi
- Tu veux pas qu'on dorme, Arnaud ?
Arnaud continue de chanter.
- Qui aime le vent et le parfum des roses
Moi, les mots tendres enrobés de douceur
Se posent sur ma bouche
Mais jamais sur mon cĆur
- Une parole encore
- Paroles, paroles, paroles
- Ecoute-moi
- Paroles, paroles, paroles
- Je t'en prie
- Paroles, paroles, paroles
- Je te jure
- Paroles, paroles, paroles
Paroles, paroles et encore des paroles
Que tu sĂšmes au vent
- Nous sommes tous des courgettes.
Alors, on se plante dans le sol telle une courgette.
On pense courgette, on est courgette.
C'est trĂšs joli, Orpi.
- Encore !
"Overnight" (Parcels)
(zozotant) - Alice.
Regarde-moi.
Cri de Marie
- Putain, Marie.
Marie ! - Oh, punaise.
- J'ai pas fait exprĂšs.
C'est parti dans sa gueule.
- Ca lui arrive tout le temps.
---
(normalement) - Et lĂ , y a un bruit.
J'entends un truc qui court et qui court vers moi.
Il arrive,
je sens qu'il se rapproche. Rires
Il se rapproche de moi. Sauve-moi, Marie !
Ils sont derriĂšre ! Ils vont m'attraper !
Je fais quoi ?
- T'es chiant ! Toujours la mĂȘme discussion.
Vous vous régalez ?
- Non, c'est dégueulasse.
(- J'ai une idée pour ton cadeau.) - Super, c'est cool.
- C'est pas possible ! Il va marquer le but !
Ouais !
- Toi, t'es pas en prison. - Non.
- Non, t'es pas en prison !
- Ah, j'ai eu peur ! - Maintenant, tu y es !
- Sylvain, triche pas !
- Oh non ! Je voulais pas !
- C'est pas grave, ça lui arrive tout le temps.
---
- 17, 18, 19. Bien !
A toi, Gad.
- Moi, je vais me coucher.
- Tu veux jouer Ă un autre jeu ?
- Non, c'est bon. Bonne nuit.
- Bonne nuit. - Ils sont fatigués.
- Un chevalier sur un cheval. Fais-moi un chevalier.
Je cavale, je cavale !
Oh ! Une princesse !
Bonjour, princesse.
M'épouseriez-vous ?
Rires
Elle veut pas. Alors, j'épouse l'ogre.
L'ogre Ludo.
On part Ă cheval. Et voilĂ .
- J'en sais rien. Je sais pas quoi te dire.
OK, vas-y. Va te faire foutre.
- Et je t'ai défoncé.
- Non, attends... Si, oui !
Oh lĂ lĂ !
- T'es trĂšs fort. T'es fort. T'es fort.
- Allez, du rouge.
- Ah oui, lui, quand mĂȘme.
- Ah ouais ? Lui aussi, beau gosse ?
- Oh lĂ lĂ ! Mais quel but ! - T'as vu ?
- Marie, sors du terrain ! Marie !
Marie ! Cri de Marie
Ca va, Marie ?
- Ca saigne.
- JOYEUX ANNIVERSAIRE !
Cris de joie
- Joyeux anniversaire, Marie !
(- Donne-lui.)
("Tiens, c'est pour toi.")
(- C'est pour toi.)
- C'est quoi ?
- Ouvre.
- Waouh ! - Un bijou !
- Bon anniversaire.
- C'est bien fait. - Je veux le mĂȘme.
- Tu m'étonnes. - Moi aussi.
Exclamations enjouées
- C'est bon. - Délicieux.
- Bonjour.
Bonjour, bonjour.
Bonjour.
Ca va ? - Ouais, ça va.
- C'est quoi, ce mec ?
- Bonjour. - C'est qui, lui ?
- Euh, c'est...
C'est Mathieu, c'est mon chéri
qui me fait une surprise.
- Hello. - Bonjour, Sébastien.
- Mathieu.
- Fils de pute !
- Enchanté. - Ludovic, je t'en ai parlé.
- Ah, cool. Salut, Ludo.
C'est le bout du monde ici. J'ai failli me perdre trois fois.
- Merci.
Va chercher bonheur.
- Marie.
- OK.
- Pourquoi il est lĂ ?
- Je pense qu'il me fait...
- Une petite surprise.
Pas trop tristes ?
- Tristes de quoi ? - De quoi ?
- En fait...
Mathieu a trouvé un travail aux Etats-Unis.
Et je suis censée partir avec lui.
J'attendais la fin de semaine pour l'annoncer.
- Merde. Tu leur avais pas dit ? - Non.
- Tu t'en vas ?
Exclamations tristes
- Pars pas, non !
---
- Eh, eh !
- Reste avec nous, s'il te plaĂźt.
- C'est pas sûr.
- Comment ça, c'est pas sûr ?
- Tu veux qu'on en parle ici ? - A quel moment...
- On va vous laisser discuter.
Et nous, on va commencer un petit atelier.
- Cuisine ! - Super idée !
Cris de joie
---
- Pour les haricots, t'attrapes, bien en main.
Tu plantes, tu tournes.
- Qu'est-ce que vous foutez ici ? - On va faire le repas.
- Ah ouais ?
- C'est nous qui faisons le repas, ce soir.
- Attendez, personne ne sait faire la cuisine ?
- SI, SI.
- Ensemble, on va y arriver.
- On fait la cuisine !
- On fait un repas fait maison !
Dégage ! Dégage !
- On en a marre des boĂźtes de conserve !
On veut plus des boĂźtes !
- On veut faire la cuisine.
- Bah, démerdez-vous.
Allez, Julien. - Je peux donner un coup de main ?
Rire outré
- Tu vas cuisiner, toi ?
- Ben, ouais.
Encouragements
- Ouais, Julien !
---
OĂč sont les ustensiles ? - Ma mĂšre utilise que ça.
- Je comprends pas.
On en a parlé mille fois.
Tu m'as poussé à postuler.
- Je sais, mais c'était pas réel à ce moment-là .
- Putain, mais Alice...
Tu vas pas faire ça toute ta vie ?
Torcher des culs pour un salaire de misĂšre ?
- Tu comprends pas que c'est comme ma famille ?
- Pardon, je croyais que c'était moi, ta famille.
- ArrĂȘte.
- S'il y a que ça, des handicapés, y en a là -bas.
- OK.
- Non, mais... Alice.
Tu vois ce que je veux dire. - Mieux vaut que tu t'en ailles.
- Non, mais Alice... - Casse-toi.
S'il te plaĂźt, Mathieu. Casse-toi.
"T'ho Vista Piangere" (Bob Azzam)
---
- Si on veut manger ce soir, faut s'activer.
Allez, on s'y remet ? Allez, on y va.
---
- Alice ? - Ouais.
- Ca va ? - Ouais, ça va.
Orpi et Baptiste sont rentrés ?
- Non, pas encore. Ils vont pas tarder.
Je suis lĂ , Alice.
Je serai toujours lĂ . - Je sais.
- Si t'as besoin, à un moment, d'une présence dans ta vie...
Y a toujours un moment oĂč on est pas bien,
et on a besoin d'une épaule sur laquelle se poser,
et je peux ĂȘtre cette Ă©paule.
- T'es en train de me draguer ?
Je viens de quitter mon mec
et tu t'es dit : "C'est un bon timing."
- Non, pas du tout ! Pas du tout.
Pas du tout. C'est vrai qu'on dirait.
AprĂšs, tu te dis que...
Non, imagine la gĂȘne !
- Les oignons, c'est quoi ? - Ca fait pleurer !
- Oui !
- Ca va, moi.
- Attention Ă tes bouts de doigts. Et c'est parti.
(zozotant) - On fait flamber !
Attention !
Oh !
C'est moi, je fais flamber !
---
- Farandole de légumes
sur son lit de tagliatelles Ă la puttanesca
aux condiments du jardin.
---
Service !
- Waouh, super !
- Ca va ? - Ouais. Trois assiettes d'un coup ?
Fais gaffe de pas les faire tomber.
T'as une belle chemise. Qui te l'a prĂȘtĂ©e ?
(zozotant) - Alexandre.
- Elle te va trĂšs bien. T'es trĂšs beau.
- Bon appétit.
- Merci.
- Pour une fois, c'est bon.
- Ils se régalent.
- Je suis pas convaincue par la texture.
- C'est bien, un peu de mĂąche.
Discussions mĂȘlĂ©es
- Je t'ai mis 3 buts. - OK, mais...
Je t'en ai mis aussi.
Quand t'Ă©tais dans les cages... - MĂȘme pas !
- Eh, eh ! Ca fait 2 heures que vous devriez ĂȘtre rentrĂ©s.
- On n'a pas vu le temps passer.
- Il est sous ma responsabilité. S'il arrive un truc...
- Je passe sous la sienne.
- Non, t'es sous ma responsabilité !
- Attends. On était là , on jouait au foot.
On a mangé un hotdog. - Il était bon !
- Il était bon avec la mayo ? - Qui coulait.
- Je m'en fous, en fait !
Les programmes d'activités, c'est pas pour rien !
- Tu parles de tes petits coloriages ?
- Quoi ? - Ca s'appelle du mandala.
- Du mandala ? Si tu veux !
Un truc de bouffon.
- T'es censĂ© ĂȘtre Ă©duc !
T'es pas censé faire des trucs comme ça !
- Me parle pas comme ça. Personne me parle comme ça.
- Non, mais...
(zozotant) On se calme.
Ce que veut dire Orpi,
c'est qu'il aime bien les activités en plein air.
C'est pour ça qu'il est chafouin. C'est un rural.
- Ouais, Sylvain a raison.
- Ouais, c'est pour ça.
- Franchement, ça vaut le coup de profiter
de tout ça, hein ? Franchement, Baptiste ?
- Profitez de ça, regardez ! La prairie !
- C'est vrai, on pourrait faire une excursion.
- Les coloriages, ça me soûle.
- Ca me soûle aussi.
Pas sa place, pas sa place.
- Je préfÚre les excursions aux activités !
- Vous aimeriez faire une excursion ?
- OUAIS !
Approbation générale
- On va voir
la tombe de Dalida.
- Alors, pourquoi pas. Mais j'ai une autre idée.
- Pas de chasse.
- Oh, j'ai autre chose.
Je vous assure, ça va bien se passer.
- Je vérifie
parce que je suis pas sûr pour les normes de sécurité.
- Oui, mais je vous dis que c'est tout bon. Vraiment.
- Papi !
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Viens voir.
- Ca va pas ĂȘtre possible.
- Pourquoi ? - Pas assez d'encadrants.
S'il y a un pépin, je trinque. - Monsieur !
- Allez, enlevez ça.
- Oh non !
- C'est pas grave, on va faire autre chose.
Cris mécontents
- C'est pas vrai. - C'est quoi ?
- C'est pas cool, ça.
- C'est nul.
- Attendez, attendez.
Ecoutez-moi, monsieur.
- Non.
- OK. On enlĂšve les gilets.
- Si, si.
- Viens voir.
Je crois que t'as pas compris.
- Si, si. Ils sont pas aptes Ă faire de l'aviron.
- T'as pas compris. Moi, je suis pas un gentil.
Si tu lĂąches pas ton matos, ce soir, je te pĂšte tous les membres
et je brûle ta cabane. T'as compris ?
Allez, viens.
C'est bon, c'est arrangé.
Cris de joie
Ils le remercient.
- Merci !
- Merci, vieux pédé !
- Mes copains et copines sont trop sympas.
Je les aime bien.
Je te rappelle plus tard. Bisous, maman chérie.
C'est la fĂȘte au village !
* "Treize" (Damien N-Drix, Mosimann & STV)
- SYLVAIN ! SYLVAIN !
---
- Soso !
Cris d'amusement et rires
Sortez l'arme fatale !
- On va gagner ! - Allez, les gars !
Cris d'amusement
---
- Je suis le maĂźtre du monde !
Ils chantent "Clic-Clic Pan-Pan" de Yanns.
---
Cris d'amusement
---
- Pourquoi t'y vas pas ?
- Pourquoi t'y vas pas toi-mĂȘme ?
---
- Elle est fraĂźche, ouh lĂ lĂ .
On fait quand mĂȘme un bĂȘte de taf. - Ouais, c'est clair.
- T'aurais fait quoi Ă San Francisco ?
Les rues sont comme ça, comme ça.
T'as un Soso en chaise roulante, tu le lĂąches...
Elle crie.
"Vous m'avez lĂąchĂ©, bande de cons !" - ArrĂȘte, arrĂȘte.
Céline, Céline ! - Soso ! It's an "handicapé" !
- Je vais me baigner, t'es chiante.
Attention, j'arrive !
- On y retourne !
Cris d'amusement
---
- Salut !
Salut ! - Salut, au revoir !
- Bon voyage !
- Gad, pose cette pagaie ! - Quoi ?
- Oh, merde ! - Oh, putain. Marie !
- Ca va, Marie ? - En pleine gueule.
- CA VA, MARIE ?
- On va jouer ! (- Putain.)
- Gad, t'as fait quoi ?
- C'est pas de ma faute. - Mais fais gaffe.
- Je me suis endormi, bĂȘtement.
J'étais là et...
j'ai pas...
- Ronaldo, Ă chaque fois qu'il marque un but...
- A chaque fois qu'il a le ballon,
mĂȘme avec Benzema.
Benzema, il... - MĂȘme avec Karim.
- Oui, il se décalait et quand il se décalait, bim !
- Tu te l'es bien prise dans la gueule.
T'as pas trop mal, c'est cool ? Non ?
Ca va. Ca va passer. OK ?
- C'était bien, le bateau. - Ouais.
- AprÚs, tu t'es calmé.
- Elle était froide.
- Elle était gelée.
- Gelée, ouais.
- Quand il se démerde, et qu'il fait son passement...
Putain ! Paulo, les flics !
On dégage !
- Il m'a agressé !
C'est lui, lĂ -bas !
Brouhaha
---
- Police, poussez-vous ! Laissez passer !
- Oh, merde.
---
- On dégage ! On dégage !
- Ils sont handicapés, les touchez pas !
- Allez, vite !
On tire une caisse, on se barre. Allez !
Tu fous quoi, Paulo ?
- J'arrĂȘte. - Quoi ?
- J'arrĂȘte. J'arrĂȘte tout ça.
- Viens, fais pas le con. Merde !
"Love In Portofino" (Dalida)
---
Putain, Paulo...
- Tu bouges pas ! - A terre !
- Donne tes mains ! - Tes mains, on t'a dit !
- Il est oĂč, l'autre ?
---
- Je terminerai aujourd'hui
en appelant, Madame le Juge, Ă votre sens de la justice.
De cette justice dont la fonction premiÚre est de protéger la société
d'individus tels que Paul Mounier.
Merci.
- Merci, M. le Procureur.
M. Mounier, avez-vous quelque chose Ă rajouter ?
- Non.
- Vous ĂȘtes sĂ»r ?
La porte s'ouvre.
- Salut, tout le monde. - Bonjour.
- Bonjour. - Salut, tout le monde.
- Nous sommes en audience.
Evacuez tout le monde.
- Quelqu'un s'est garé sur la place "handicapé".
- Un connard de valide !
- Pardon, c'est moi, la grosse connasse.
Pardon, c'est moi qui me suis garée.
J'ai complÚtement oublié de mettre l'étiquette.
- C'est des trucs qui arrivent.
- J'aurais dĂ» le mettre.
- Je préfÚre le dire. Souvent, les gens pensent que...
- Ils se garent en étant valides.
- Ouais. - C'est insupportable.
- Nous sommes en pleine audience !
- Excusez-nous. Je suis la responsable du centre.
Je voudrais...
- Ce n'est pas le moment. Dans un tribunal, il y a des rĂšgles.
- Vous avez trouvé une place ?
- Ouais, la rue...
Une rue. - D'accord.
- Vu qu'on est lĂ , on va quand mĂȘme vous le dire.
Vous ĂȘtes d'accord ? - OUI.
Ils acquiescent tous.
- Calmez-vous !
Messieurs, deux minutes. - Merci.
En fait, on voulait juste dire que...
que ce qu'a fait Paulo ou Sylvain...
Je sais pas qui t'es.
Peu importe.
On est tous d'accord pour dire que c'est mal.
On se sent trahis.
Ils acquiescent.
- C'est vrai, ouais.
- Tout Ă fait.
- Moi, la premiĂšre.
Il doit ĂȘtre jugĂ© pour ça,
y a pas de problĂšme.
Mais...
en 7 ans, je les ai jamais vus comme ça,
ils ont passé un super été.
Ils acquiescent.
- Tout Ă fait. - C'est vrai.
---
- Vous vous ĂȘtes amusĂ©s ?
- Oui, beaucoup.
---
Trop génial.
- On a bu un coup !
C'était trop bien, avec Sylvain !
Sylvain, c'est pas
un fils de pute !
- Sylvain, c'est un amour.
- Je dois avouer que ça a été l'une des plus belles
rencontres de mon existence.
- Sylvain, ça fait de la bonne cuisine.
- On rigole avec lui. - Il est trop gentil.
- Avec Sylvain,
on a pris une douche tous les deux tout nus.
Rires
- On ne veut pas que Sylvain aille en prison, pas vrai ?
Approbation générale
- Calmez-vous, s'il vous plaĂźt. D'accord, calmez-vous.
- Joyeux Noël.
- C'est beau, ça.
- Mais ouvre. Tu vas voir.
- C'est beau. C'est joli, en plus.
- Ouais.
Il est moins joli que l'autre.
- Moi,
je le trouve trop beau.
- Thibaut !
Tu poses ce ballon et tu vas rejoindre les autres ?
Merci.
"Tieduprightnow" (Parcels)
---
Eh, les amoureux.
Allez, on y va aussi.
Vous allez attraper froid. Ils sont mignons.
- C'EST PAS GRAVE.
---
- Ca te dĂ©range pas d'ĂȘtre une merde ?
- Pardon ?
- Lave-toi les oreilles ! Vas-y, Boris.
Ca te dĂ©range pas d'ĂȘtre une merde ?
Avec ta grosse bagnole de merde ! Dégage !
- J'en ai pour 5 minutes. - Gratte !
Tu dégages avec ta grosse bagnole de connard !
Connard ! Et ferme-la !
- Joyeux Noël. - Joyeux Noël à vous.
- Fils de pute !
- Exactement ! Ferme ta gueule !
- Joyeux NoĂ«l quand mĂȘme.
- Comment tu vas ? - Ca va et toi ?
*- Ca va, écoute.
- Tu me manques. *- Toi aussi.
- Alors ?
- Oui ? - Il lui a plu le cadeau ?
- Beaucoup. - J'ai l'impression.
- Et d'abord,
faut que tu parles Ă Alice.
(- Déjà moins fort.)
(Et y a pas d'urgence.)
- Si, c'est maintenant, tout de suite.
- Non, aprĂšs.
- Je suis lĂ , je serai toujours lĂ . - Marc.
Les papouilles, plus tard. - Ouh lĂ .
- Excuse-moi. - Pas de problĂšme. Bonjour.
- Au revoir, ma chérie.
- Bisous, bisous !
- Alexandre, une boule ?
- Et si on t'accroche ça ?
Oh, c'est bien. - Tout me va. Un rien m'habille.
- Et celui-lĂ ?
Ils rient.
- Orpi !
- ORPI !
- Orpi !
La porte s'ouvre.
- Je te laisse 3 minutes. - Ca va, c'est bon.
Pour toi.
- Pour moi, vraiment ? - Ouais, il faut que tu l'ouvres.
- Oh, un maillot de mon joueur ! La Fraise rit.
- C'est qui, ton joueur ?
- Un maillot de Christian Ronaldo.
- Et c'est le vrai du Real.
- Vrai de son équipe ?
- Ouais.
- Merci.
- Tu fais des cĂąlins, maintenant ?
C'est le vrai. C'est cool, c'est...
- Vraiment, merci. - Merci Ă toi.
Normalement, il te va. C'est ta taille.
- Sympas, tes bracelets.
Ils viennent de quelle bijouterie ?
- SĂ»rement la mĂȘme que la tienne, non ?
- Comment ils t'ont eu ?
- Ca a été compliqué, ils en ont chié.
Ils ont dĂ» se bouger, lĂącher l'ordi...
Je me suis rendu.
Trois ans max, a priori.
Tu vas t'en sortir ?
- Et toi ?
- Ouais.
Je suis désolé pour tout le... blablablabla, voilà .
- Papa.
"Say It Ain't So" (Murray Head)
---
- Fais gaffe Ă toi.
Joyeux Noël.
---
- Mais non ?
C'est pas vrai !
Regardez !
Un donateur anonyme
qui a acheté le gßte !
Cris de joie
---
Le gĂźte est Ă nous !
---
"Clic-Clic Pan-Pan" (Yanns)
---
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