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Juan.
O� es-tu ?
Que t'est-il arriv� ?
Je t'ai attendu comme d'habitude, sans pouvoir dormir.
Mais le jour est venu...
et je n'avais pas de nouvelles de toi.
Tu as disparu pour toujours.
Je pr�f�rerais mille fois qu'il te soit arriv� quelque chose
ou que tu sois mort.
Je ne peux pas vivre sans toi, Juan.
Reviens.
Reviens � mes c�t�s.
Allumez les lumi�res !
D�p�chez-vous, les gars, il ne reste qu'une heure avant l'ouverture !
Bravo. Bravo, Nina !
Ce soir, nous allons pr�senter au monde le nouveau rythme !
Le "Paco-Chico".
- Ca ne sera pas ce soir. - Pourquoi ?
Ca sera horrible.
L'orchestre n'est pas en forme.
Ce n'est pas la faute de l'orchestre.
C'est de ma faute !
Tu as des nouvelles du gar�on ?
- Quel gar�on ? - Juan, le barman.
Non, rien depuis trois jours.
Mais nous en trouverons un autre.
Et si quelque chose lui �tait arriv� ?
C'est possible qu'il y ait eu quelque chose.
Et alors ?
- Voulez-vous quelque chose ?
Il est presque neuf heures et un voleur de voiture
avoue avoir vol� une trotinette quand il avait 7 ans !
- Miguel est l� ? - Oui, il est l�.
Attendez-moi en bas.
- Tu connais la derni�re ? - Non.
Une veuve avait un grand perroquet...
Pourquoi tu ne vas pas te reposer, petit ?
J'attends l'appel de Juan.
Tu lui fais trop confiance.
Ce n'est qu'un vulgaire d�linquant.
Il l'�tait, commissaire, mais il a chang�.
A ta place, je ne me fierais pas � ce changement.
J'ai appris � bien le conna�tre ces derniers mois.
Juan a besoin de quelqu'un qui croie en lui.
En tout cas...
Que serais-je devenu si vous ne m'aviez pas aid� ?
Bien, tu as gagn�. Mais il est temps d'aller dormir.
- Tu as eu une dure journ�e. - Je vais attendre encore un peu.
Sinon je suivrai votre conseil. A demain.
Au revoir.
Au revoir, Miguel.
Allez Manolo, jette.
Joue.
Allez, petits d�s, allez.
Qui est cette fille ?
Ce type se prend pour un tombeur.
- Elles s'en fichent. - Avec son chapeau de paille...
Pardon, Manolo, je dois te parler.
Qu'est-ce que tu viens faire ici ?
Tu me fais rater mon meilleur jeu.
Je m'inqui�te pour Juan.
Pour ce type ?
C'est un indicateur, ton ami.
J'en suis tout � fait s�r.
Sa m�re n'a pas de nouvelles depuis deux jours.
- Sa m�re ? Il s'en fiche ! - Ne dis pas �a.
Juan l'appelle tous les jours.
Il n'est pas venu ici depuis deux jours, c'est tout ce que je sais.
Merci, Manolo, et excuse-moi.
Attends.
- Tu as demand� � Jimmy ? - Oui.
Parfois, il va jouer au billard.
Il est fou.
D'abord, il se lie d'amiti� avec ce policier,
et puis il travaille comme barman au Stardust.
Juan habill� d'une veste blanche et d'un noeud papillon !
Pourquoi diable voudrait-il s'habiller comme un clown ?
C'est toi, Miguel ?
Oui.
Tu ne dors pas encore ?
Cette temp�te me rend nerveuse. Quelle heure est-il ?
- Une heure, � peu pr�s. - Tu as d�n� ?
Un sandwich et une bi�re.
Il y a du poulet froid au frigo.
Juan s'est montr� ?
Non.
Quelque chose a d� lui arriver.
Je ne me le pardonnerai jamais.
Depuis combien de temps tu ne l'as pas vu ?
Trois jours.
Il est venu me voir au commissariat,
tout semblait aller bien.
Avec un air myst�rieux, il m'a dit :
"Ne t'inqui�te pas pour moi."
"Je pense que j'aurai bient�t une surprise pour toi."
"Si je ne peux pas venir, je t'appellerai."
Je n'ai rien su depuis.
Il faut beaucoup d'exp�rience pour entrer
dans ce repaire de loups qu'est Le Stardust.
Qui est-ce ?
Miguel, c'est moi, Juan.
Tu m'entends ?
Juan, o� es-tu ?
Ils m'ont d�couvert, c'est pour� �a que je n'ai pas appel� avant,
mais je leur ai �chapp�.
Vite, dis-moi o� tu es maintenant !
Tu te souviens que je t'avais promis une surprise ?
Je l'ai eu la preuve que Leprince est impliqu� avec Puig.
Tout appartient � Leprince, m�me le cabaret.
Si tu as la preuve de ce que tu dis, tu cours un grave danger.
J'ai tout.
Leprince contr�le l'affaire des call-girls,
le trafic de drogue, et beaucoup d'autres choses !
Avec une seule de ces preuves, on peut l'enfermer.
Nous devons nous voir tout de suite.
Qui t'a d�couvert ?
C'�tait Puig.
Mais ils n'ont pas pu ... me faire parler.
Dis-lui de venir ici !
J'ai entendu ce que t'a dit Pilar.
Je crois que le mieux, c'est que tu viennes chercher ces preuves.
Je suis suivi.
Dans une demi-heure, je t'attends place San Martin.
En face du Caf� Bolivar.
Je serai l� � quatre heures et demie.
Sois tr�s prudent.
Ne t'inqui�tes pas.
Bonjour � Pilar.
Qu'est-ce que ce sera, monsieur ?
Un expresso.
Double.
Si vous �tes un repr�sentant, je vous assure...
Je suis policier. Dites � votre ma�tre que je veux le voir !
M. Leprince se repose, je suis ...
Allez lui dire !
Entrez.
Je vais informer son secr�taire.
Qui dois-je annoncer, s'il vous pla�t ?
Sergent-d�tective Miguel Mora.
Asseyez-vous.
M. Mora ?
Mario Alonso, secr�taire de M. Leprince.
En quoi puis-je vous aider ?
Vous ne pouvez pas. Je veux voir votre patron.
Mais ce ne sera pas possible.
Je suis s�r que c'est urgent, mais...
Comprenez que M. Leprince a travaill� jusqu'� tr�s tard,
sur un projet d'irrigation tr�s important
concernant de vastes r�gions du pays.
Et en ce moment, il se repose.
Si vous pouviez revenir...
- ... en milieu de matin�e. - Non !
Ce doit �tre maintenant.
Sinon, je le sors moi-m�me du lit.
Tr�s bien. Suivez-moi.
Attendez un instant, s'il vous pla�t.
M. Leprince.
Excusez-moi, M. Leprince.
Que fais-tu, imb�cile ?
Quelqu'un exige de vous voir.
Tu es devenu fou ?
C'est un policier.
Et que veut-il ?
Je ne sais pas,
il dit qu'il doit vous parler de toute urgence.
Ce policier se souviendra de moi.
Je ne vous aurais pas d�rang�, M. Leprince, mais...
j'ai vu qu'il �tait d�termin� � vous voir.
C'est un inspecteur.
Il s'appelle Miguel Mora.
Miguel Mora ?
Je ne sais pas qui c'est.
Comment osez-vous !
Je suppose que vous �tes M. Leprince.
J'ai vu votre photo sur les murs.
Sortez d'ici !
Je sais que vous �tes le vrai patron d'un bouge appel� le Stardust.
Un gamin y travaillait, Juan Solano.
Vous vous souvenez ?
Je ne sais pas de quoi vous me parlez.
Je ne connais pas ce lieu.
Mais qui est cet homme, Maurice ?
Donc vous ne connaissez pas non plus cette fille ?
Je peux vous la pr�senter !
Elle s'appelle Nina Laverne, c'est la vedette du Stardust.
De quel droit entrez-vous dans ma maison ?
Je vous d�noncerai pour effraction !
Vous avez dix secondes pour sortir !
Cinq me suffiront !
Si dans les 24 heures vous ne me remettez pas Juan Solano, je vous tue !
Je suppose que d'ici l� vous m'aurez fait expulser de la police.
Mais n'oubliez que je serai encore un homme arm� !
Excusez-moi, mademoiselle.
Bonjour.
- Excusez-moi. - Bonjour.
"L'inf�me Daniel r�ussira-t-il son plan ?"
"Ou Zorro pourra-t-il se lib�rer de ses redoutables ennemis ?"
"Regardez la suite de ses aventures,"
"sous la direction de Joaquin Romero."
"Dans la s�rie pr�sent�e par : Cr�me de ma�s La Alimena."
Pour votre b�b�, madame.
Pour vous, monsieur.
"L'heure de Zorro, avec le ma�s La Alimena."
"Une minute de po�sie, par Andr�s Labarta."
Miguel, que vas-tu faire ?
N'y vas pas ! Ils vont te tuer !
Je veux parler � M. Leprince.
Savez-vous o� je pourrais le trouver ?
Personne ne sait rien de lui.
Tu as regard� dans le vestiaire des serveurs ?
Non, ils ne m'ont pas permis.
Nous devons savoir si son costume y est.
Pourquoi ?
Il ne sortait jamais en costume.
Il doit y avoir une autre entr�e.
La porte de derri�re.
Je suis d�sol�, monsieur.
Il n'y a pas de table.
Je ne veux pas de table.
Pour quelqu'un qui n'est jamais venu ici, vous �tes tr�s � l'aise.
On n'aurait pas d� vous laisser entrer.
C'est toi ! Tu l'as tu� pour qu'on ne d�couvre pas tes sales affaires !
Laissez-le.
Vite ! Coupez-lui la route !
C'est Juan ?
Je ne sais pas.
Je ne vois pas bien.
Je crois que c'est le flic qui prot�geait Juan.
Il est vivant ?
Je crois que oui.
Ils l'ont vraiment amoch�.
On appelle la police ?
Non, je ne veux pas y �tre m�l�.
- S'il vous pla�t, le t�l�phone ? - L�-bas.
Le commissariat, s'il vous pla�t.
Je vous appelle pour dire qu'il y a un mourant sur la jet�e.
Ca suffit.
Comme �a, on n'aura pas d'ennuis.
Miguel !
- Il va survivre, docteur ?
Oui.
J'ai besoin de sa d�claration.
D�sol�, commissaire, mais �a pourrait le tuer.
Bonsoir.
Vous avez un visiteur, commissaire.
Comment tu as pu voler cette voiture sans qu'ils te voient ?
Ils ne m'ont pas vu, car je ne l'ai pas vol�e.
Une autre fois, mon gars, une autre fois.
Comment allez-vous, commissaire ?
Voici mon avocat pour les affaires priv�es, M. Mayora.
Enchant�.
Que me vaut cet honneur ?
Eh bien...
Mon client, M. Leprince, m'a demand� de l'accompagner
pour traiter d'un sujet ... assez d�licat.
Je dois vous informer que la r�action de M. Leprince doit �tre lou�e,
car un autre aurait us� de m�thodes
disons ... plus directes.
Je vous demanderai d'�tre clair.
Il semble que l'un de vos hommes, appel� Miguel Mora...
Sergent-d�tective Miguel Mora.
Merci.
Le sergent-d�tective Miguel Mora, comme je disais,
depuis quelques jours, s'est comport� d'une mani�re ill�gale,
permanente, envers mon client.
Il est entr�, ill�galement, par la force, par
abus de pouvoir et en se servant de sa fonction,
dans la maison de M. Leprince.
S'introduisant de fa�on intempestive dans sa chambre,
prof�rant des insultes et des menaces...
suffisantes pour des poursuites.
Quelques heures plus tard, mon client �tait dans une discoth�que,
il s'est jet� sur lui, se livrant � des brutalit�s.
J'esp�re que vous n'�tiez pas au courant de ces faits.
Je vous assure que c'est la premi�re fois qu'on me parle de cette affaire.
Nous le supposions.
La g�n�rosit� de M. Leprince est grande.
Nous sommes venus ici pour vous informer...
pour que vous preniez les pr�cautions n�cessaires,
dans le but d'�viter que cela se reproduise.
Devant le cas contraire,
mon client et moi-m�me nous verrions oblig�s d'exiger une r�paration.
Saviez-vous que l'inspecteur Mora...
est arriv� gri�vement bless� � l'h�pital,
en cons�quence de la racl�e qu'il a re�ue ...
dans cette bo�te de nuit dont vous parlez ?
C'est lamentable.
Je ne savais pas ce qui �tait arriv� au Stardust apr�s.
Apr�s qu'un groupe d'amis nous a s�par�s,
j'ai quitt� les lieux. J'�tais tr�s secou�
par la violence d'une attaque si injuste.
Vos amis l'ont presque tu� !
Je regrette, mais ils l'ont fait pour me d�fendre.
Vous avez de tr�s bons amis.
Oui, je ne peux pas me plaindre.
Depuis mon arriv�e, tout le monde a �t� tr�s aimable avec moi.
Je ne serai jamais assez reconnaissant pour l'attention que j'ai re�ue.
Je me suis toujours demand�
pourquoi vous vous �tes install� dans notre pays,
dans l'ann�e...
Avril 1944.
Pour raisons de sant�.
Ce climat d'Am�rique centrale.
Tr�s bien. Je vous assure que le sergent-d�tective Mora
ne vous d�rangera plus.
Tu te souviens, Juan, du premier jour d'avril ?
Quand nous marchions le long de la plage ?
Cette ann�e-l�, le vent soufflait sur la c�te...
et on aurait dit que le beau temps ne reviendrait jamais.
Tout est en deuil pour toi.
Juan,
c'est terrible de savoir que tu es mort.
C'est terrible que le monde continue,
sans espoir de te revoir.
Apporte-moi la canne !
Pourquoi tu te tortures constamment avec �a ?
Parce que c'est mon devoir.
Le commissaire t'a interdit...
de t'occuper de lui.
Le commissaire ne peut pas m'interdire de poursuivre les assassins de Juan.
Ce sont eux ?
Oui.
Rivera, Miralles et Chico Torres.
Les m�mes qui ont essay� de me tuer.
Juan a moins bien r�sist�.
Pourquoi tu essaies de me faire abandonner, si tu penses comme moi ?
Donne-moi une autre vodka, Jimmy.
Si tu continues � boire de la vodka, tu finiras communiste.
Moi, communiste ? Ce que j'aime, c'est la d�mocratie.
La libert�.
Faites la caisse, on va fermer.
???
Et toi, va dormir !
- Chico Torres est parti ? - Oui, depuis un moment.
Avec son amie.
Celle-l� ? Quel mauvais go�t.
Mets-le sur mon compte, Jimmy.
Antonio.
- Tu bois beaucoup. - Moi ? Deux ou trois verres.
Ca ne fait de mal � personne.
Deux ou trois cent. Ca te fait du mal.
Et peut-�tre � nous aussi.
Pourquoi ? Mon foie est mon foie.
Je me fiche de ton foie.
Mais si, avec un verre de trop...
tu parles trop, et si Leprince le d�couvre...
Si �a arrive, c'est que tu lui auras dit !
Et si tu le fais, attention avec moi !
Je voudrais savoir ce qu'on ferait de toi si ...
je racontais � Leprince certaines de tes histoires ?
Lache-moi ! Lache-moi !
Oui, je te connais assez.
Je sais que tu peux faire du mal.
Comme tu l'as fait au pauvre Juan, salaud !
Mais pourquoi tu me parles de lui ? Pourquoi ? Fils de pute !
Maintenant je comprends. C'est ce qui t'est arriv�.
Tu as des remords, pas vrai ?
C'est toi qui es all� le chercher.
Tes deux copains ne l'auraient pas laiss� partir pendant que tu ...
lui fracassais la t�te !
Je te criais d'arr�ter, que �a suffisait !
Mais tu continuais, tu continuais !
Tais-toi ! Tais-toi !
Sors d'ici, une fois pour toutes !
Je suis pas un saint,
mais les gens comme toi me d�go�tent !
Sortie des artistes.
Juan,
n'y vas pas.
Je n'ai pas pu l'aider !
Le revolver est descendu, encore et encore.
M�caniquement.
Juan Solano ?
Non !
Bonjour.
Que faites-vous l� � cette heure ?
- O� est Pilar ? - Dans la chambre.
Je voulais vous attendre moi-m�me.
Il est arriv� quelque chose ?
Asseyez-vous.
Il ne faut pas rester debout.
Mais qu'est-ce qui se passe ?
D'o� venez-vous ?
Je me promenais.
En cherchant Rivera, non ?
Non, je veux dire, si ...
lui et les autres, pour garder un oeil sur eux.
Je vous ai d�j� dit de ne pas vous m�ler de cette affaire.
Un policier peut surveiller un criminel, non ?
Un policier relev� de ses fonctions ? Non.
- Vous l'avez trouv� ? - Qui ?
Rivera.
Non.
Je suis rest� � la porte du cabaret, jusqu'� ce qu'ils ferment.
Je ne l'ai pas vu partir.
Quelqu'un a assassin� Antonio Rivera...
il y a un peu plus de deux heures.
Et vous pensez que c'�tait moi ?
C'est possible.
Les raisons ne vous manquent pas.
Et vous rentrez chez vous deux heures apr�s le crime.
J'�tais � la porte du Stardust jusqu'� la fermeture,
� environ 04:30.
J'ai vu sortir le personnel,
et je me suis promen� au hasard jusqu'� la maison de Rivera.
Sa fen�tre �tait ouverte.
J'ai attendu un peu, mais en vain.
Et qu'avez-vous fait ?
Je suis all� � la recherche de Chico Torres.
Il vit en ville, dans une pension.
Il faut passer par un bar pour aller aux chambres.
La propri�taire m'a demand� o� j'allais.
Elle m'a dit de ne pas entrer, car Chico Torres venait d'arriver avec une femme,
et elle pensait que ce n'�tait pas le moment de l'interrompre.
A quelle heure �tes-vous arriv� � la pensions de Chico Torres ?
Il y a environ deux heures.
Pensez-vous que la propri�taire confirmera votre d�claration ?
J'en suis s�r.
Tant mieux pour vous.
Ne vous m�lez plus de cette affaire !
Ne suivez personne, ne faites rien !
C'est un ordre.
Si vous n'�tes pas pr�t � ob�ir,
je devrai vous expulser de la police.
Vous n'aurez pas � le faire.
Consid�rez-moi comme relev� de mes fonctions.
Mais vous �tes fou ?
Jusqu'o� irez-vous ?
Par haine personnelle,
vous allez d�truire votre carri�re ?
Je vais vous donner un conseil.
Oubliez cette affaire.
Je vais mettre quelqu'un d'autre sur le coup.
Un autre qui sera peut-�tre vendu !
C'est une insulte !
N'oubliez pas que je suis toujours votre chef !
Je t'ai strictement interdit de venir ici !
Lisez �a.
DANSEUR ASSASSIN� A MENCHOACAN
Qui l'a fait ?
Je ne sais pas.
Sais-tu s'il avait des ennuis ?
Non.
M. Leprince, on vous demande.
Je ne suis l� pour personne.
Pardon, mais il insiste, il dit que c'est tr�s important.
Mais qui est-ce ?
De la part de Juan Solano.
Allo ?
Leprince, vous vous souvenez de Juan Solano ?
Qui �tes-vous ?
Antonio Rivera est mort la nuit derni�re,
le prochain est Chico Torres.
Et puis Miralles,
et ensuite vous.
Attendez, ne raccrochez pas !
Dis-moi quelque chose.
Qui c'�tait ?
Que voulait-il ?
Je ne sais pas qui c'�tait ni ce qu'il voulait.
Sans doute une blague.
Mais une blague de tr�s mauvais go�t.
La fille est bien, mais le joueur de bongo c'est autre chose !
Comment il peut �tre si tranquille ?
Peut-�tre ???.
N'oublie pas que je travaille avec Leprince.
Oui, mais dans son bureau des chantiers navals.
Ca n'a pas d'importance. On sait tous qui sont les gardes du corps de Leprince.
Et ce qu'ils font.
???
Juan me semblait fou, mais c'�tait un bon copain.
Excusez-moi, pardon.
Laisse-moi conduire !
D'accord, femme, mais ne crois pas que je suis ivre, hein ?
Non, mais j'aime conduire la nuit.
Tu m'offriras une voiture, ch�ri ?
Bien s�r. Une voiture, et ce que tu veux.
Tu as beaucoup d'argent ?
Assez.
Comment tu le gagnes ?
Je le gagne.
On va chez toi ?
Non, chez toi, je crois que ma coloc
a de la compagnie ce soir.
Comment �a va, ma jolie ?
Salut. Tu ne viens pas seul ?
Moi, seul ? Allons ! Regarde !
- Tu as de la bonne musique ? - Qu'est-ce que tu appelles "bonne" ?
La musique de Chopin, de Lucho Gatica...
Je n'ai que de la moderne.
Ca te plait ?
- Quand tu l'as achet� ? - Cet apr�s-midi.
Je suis un homme de la "derni�re minute".
- Whisky ou gin ? - Du whisky, avec des gla�ons.
Je vais � la cuisine.
Tu veux autre chose ?
Oui !
Que tu termines vite et que tu reviennes ici !
Tu te souviens de Juan Solano ?
Une politique d'�galit� et de tol�rance.
Votez Leprince, et vous aurez la d�mocratie !
Votez Leprince, et vous aurez la libert� !
Votez Leprince, et vous serez heureux !
Votez Leprince, et vous serez de dignes citoyens de notre pays !
Une �me g�n�reuse, toujours pr�te � donner son appui
aux plus aventureuses entreprises, tant qu'elles sont
capables d'apporter du bien-�tre aux citoyens.
Un homme honn�te,
qui est parti de rien !
Qui s'est fait tout seul, durant des ann�es de lutte !
Un esprit distingu�, qui combine l'ancienne culture fran�aise
avec l'esprit de la jeune Am�rique.
Voici, Mesdames et Messieurs,
le candidat au S�nat :
Maurice Leprince !
Il y a 20 ans,
un pauvre migrant fran�ais, qui avait lutt� pour acheter
un billet de troisi�me classe au port de Marseille,
arrivait dans ce pays.
Le navire se rapprochait de la rive,
et les yeux de l'immigrant s'embrumaient d'�motion
devant le spectacle
de cette nature si exub�rante,
si magnifique, si belle.
Dominant ces extraordinaires cascades de couleurs,
l'esprit invisible de Christophe Colomb
lui souhaitait la bienvenue.
L'espoir renaissait dans le coeur...
du pauvre immigrant,
qui, pour la premi�re fois, laissait ses empreintes
dans le sable de ce beau pays.
Cet pauvre et humble immigrant ...
s'appelait Maurice Leprince.
Et il jura de donner sa vie pour cette libert� qu'on lui offrait !
Qu'il se battrait pour cette nation hospitali�re.
Voil� pourquoi je tiens � vous dire
qu'en chacun de vous,
je vois la main qui me fut tendue alors,
et le coeur qui s'ouvrit spontan�ment.
Quand je serai au S�nat, je continuerai � lutter pour chacun de vous,
afin de respecter la promesse du pauvre immigrant !
Et aussi pour vous remercier
de m'avoir permis de devenir quelqu'un de tr�s important :
un simple citoyen am�ricain.
Maurice ! Ta m�re est tr�s fi�re de toi.
Mes amis,
je suis �mu par le geste spontan� de cette dame,
qui croit voir en moi...
son fils, peut-�tre tu� � la guerre.
Et je me sens doublement �mu,
parce que ma m�re �tait comme �a.
Une femme simple, et travailleuse !
Que cette �treinte soit un symbole de l'�treinte
que je voudrais donner � toutes les m�res de ce pays !
Tu as pay� la vieille ?
Oui, 50 pesos.
La prochaine fois, dis-lui de ne pas me serrer comme �a.
De plus, il n'est pas n�cessaire qu'elle sente l'oignon.
Bien, M. Leprince, je la r�primanderai.
Vous avez des pieds parfaits.
O� sont Chico et Miralles ?
Allo ? Pension Standard ?
S'il vous pla�t, monsieur Torres.
Il a �t� assassin� la nuit derni�re.
Appelez Miralles et Puig,
s'ils ne sont pas tu�s eux aussi !
- Tu soup�onnes quelqu'un ? - Ne pose pas de questions stupides.
Je peux soup�onner tout le monde et personne.
Je peux soup�onner Puig, toi !
Merci. Je n'aurais jamais cru que tu me croirais si intelligente.
Tais-toi.
Vous pouvez aussi soup�onner le policier qui vous a menac�.
La premi�re erreur a �t� de laisser ce policier vivant.
Non !
La premi�re erreur a �t� de tuer Juan Solano !
Pourquoi ?
Peut-�tre parce que c'�tait ton amant ?
Oui !
Miralles, viens tout de suite.
Tu sais pour Torres ?
Je me moque de ce que tu as fait avec lui.
Menteur !
Tu l'as tu� uniquement pour �a !
Le tuer � cause de toi ?
Mais pour qui tu te prends ?
N'essaye pas de te donner de l'importance ! Tu n'es qu'un jouet !
Un caprice, plut�t co�teux d'ailleurs !
Si tu n'aimes pas ce que je dis, va-t'en !
Au fond, tu me ferais une faveur !
Tu ne me connais pas, Maurice.
Tu vas regretter ce que tu as dit !
Bonjour, je m'appelle Miguel Mora.
Miguel Mora, le policier ? L'ami de mon pauvre Juan ?
- Oui, madame. - Venez, ne restez pas l�.
- Voulez-vous un verre ? - Non, ne vous inqui�tez pas pour moi.
Je suis venu voir une fille qui est sortie avec Juan,
ici, dans le quartier.
Elle est ici. Elle vient m'aider.
On s'est vus, l'autre jour.
Vous ne vous souvenez pas de moi ?
Je voudrais que vous r�pondiez � quelques questions.
Ce que vous voudrez.
Que faisiez-vous, l'autre jour, chez Maurice Leprince ?
Je travaillais.
- Vous travaillez toujours pour lui ? - Oui monsieur.
En quoi consiste votre travail ?
Je suis secr�taire au bureau des exportations.
Pourriez-vous me dire ce que vous pensez de Leprince ?
Tout le monde soup�onne que ses hommes ont tu� Juan.
Je ne sais pas ce vous attendez, � la police, pour le mettre en prison.
Je ne suis plus dans la police.
Donnez-moi une serviette.
Et je pense la m�me chose que vous.
Quelle �tait exactement votre relation avec Juan ?
J'aurais aim� qu'ils se marient.
Pourquoi est-ce que vous travaillez pour Leprince ?
Ici, si vous ne travaillez pas pour Leprince,
c'est tr�s difficile de trouver du travail.
Avez-vous essay� de savoir qui a tu� votre petit ami ?
Non.
J'ai essay� de retrouver Juan quand il a disparu.
Je suis m�me all�e au Stardust avec mon ami, quand ils vous ont battu.
Comment le savez-vous ?
C'est Manolo qui vous a sorti de l'eau.
Oui, on les a vus vous balancer.
Si vous devez le r�p�ter � la police, le ferez-vous ?
- Oui. - Elle vient cette serviette ?
Tenez.
Pas moi, je ne veux pas d'ennuis.
Je vous le dis comme � un ami.
Merci beaucoup.
Au revoir tout le monde.
- Au revoir. - Au revoir.
- Combien c'est ? - Un cinquante.
Merci.
Pourquoi vous m'avez fait venir ?
Vous �tiez l'ami de Juan.
J'�tais quelque chose de plus.
J'ai �t� son amante pendant deux mois.
D�s qu'il est arriv� au cabaret, tout le monde l'a aim�.
Il savait se faire aimer, il �tait tr�s intelligent.
D�s que je l'ai vu pour la premi�re fois, je suis tomb�e amoureuse.
Comme tant d'autres.
Il a profit� de moi, mais �a m'�tait �gal.
C'�tait le vrai amour.
Je sais que pour lui, �a n'�tait pas la m�me chose.
Mais nous avons �t� tr�s heureux durant ces deux mois.
Le reste
est sans importance.
Sa fa�on d'�tre m'attirait.
Je l'aimais beaucoup, beaucoup.
Avez-vous des preuves contre Leprince ?
Aucune.
C'est un homme tr�s intelligent.
Mais je sais o� il garde les documents qui peuvent le compromettre
Un coffre-fort dans un des salons,
cach� derri�re une statue.
Une statue de Bouddah.
La cl� qui ouvre le coffre-fort,
Leprince la porte � une cha�ne autour de son cou.
Elle est dans un m�daillon
o� est grav�e la figure d'un taureau.
Est-ce tout ce que vous savez ?
Non.
Il y a autre chose.
La mallette de Juan.
Quand nous �tions ensemble, nous avons lou� une chambre.
La mallette est toujours l�-bas.
Pleine de papiers, de notes, de re�us...
de lettres de femmes, des souvenirs.
Peut-�tre que �a pourrait vous int�resser.
J'ai l'impression que le Juan que vous connaissiez n'est pas le m�me.
Etait-il vraiment un coureur de jupons ?
Il vivait des femmes.
Il �tait tr�s attrayant.
Trop.
Il avait perdu cet air perdu qu'aiment toutes les femmes.
Dans la mallette, vous trouverez les preuves que ce que je vous dis est vrai.
�coutez Nina, le commissaire a peur du pouvoir politique de Leprince.
Pas moi ! Vous devez m'aider � en finir avec lui.
Je ferai ce que vous voulez.
Il est essentiel que vous reveniez chez Leprince.
Demandez-lui de vous pardonner, n'importe quoi,
mais assurez-vous de mettre la main sur la cl� et les documents du coffre-fort.
Retournez au Stardust ce soir.
D'accord.
Elle n'�tait pas partie ?
Si, mais elle est revenue. Ils vous attendent.
Qu'avez-vous d�couvert ?
La famille de Juan Solano est inoffensive.
Une vieille idiote qui vit avec un homme de 50 ans,
ivrogne de profession, et nullement intelligent.
Il y a aussi une petite amie de Juan.
Elle travaille pour vous � la compagnie maritime, elle est secr�taire.
Pensez-vous qu'elle...?
Je ne sais pas, je connais � peine mes secr�taires.
- Ah, comment �a va, Nina ? - Bonjour, Nina.
Prends tes affaires, je te prends une boisson au bar, hein ?
Allons-y.
Ne vous inqui�tez pas, je vais demander un mandat de perquisition pour le cabaret.
Pourquoi ne pas y aller maintenant ?
Nous avons attendu si longtemps qu'un jour de plus n'est rien.
Nous devons faire tout l�galement.
N'oubliez pas que Leprince est un homme puissant.
Commissaire, vous avez peur.
Peut-�tre que vous pourrez garder votre emploi, une retraite avec un rang plus �lev�...
mais vous aurez toujours sur la conscience
d'avoir laiss� le pays entre les mains d'un assassin.
Herman ! Qu'on pr�pare deux voitures !
Comment allez-vous, commissaire ?
Comment �a va ?
- Toujours l'air si jeune. - Bonjour, Puig.
Voulez-vous un verre ? Offert par la maison.
- Comme vous voulez. - Donnez-moi quatre whiskies !
Soyez pr�ts.
On dirait que le spectacle de ce soir va �tre sp�cial.
Commissaire !
Je te donne une minute...
pour me dire vous gardez la marchandise.
Quelle marchandise ? Je ne sais pas de quoi ...
Ne fais pas le malin, je n'ai pas de temps � perdre !
- Je vous assure... - �coute !
Je vous suis depuis longtemps, et j'en ai assez de vos affaires.
Mais tu vas parler.
Tu vas me dire o� vous cachez ce que je cherche.
Sinon, je te tue !
Tu me connais, maintenant.
Je vous assure que...
Je jure que je ne comprends rien !
Tu as dix secondes pour parler.
Si au bout de ces dix secondes ...
tu ne t'es pas d�cid�...
je te tue !
Un.
Deux.
- Trois. - Je ne peuxrien vous dire !
- Je ne sais rien ! - Quatre !
Cinq.
Six !
C'est ta derni�re chance.
Si tu parles, je veillerai � ce que rien ne t'arrive.
Sept.
Huit.
Neuf !
Qui me prouve que vous ne m'abandonnerez pas ensuite ?
Je n'ai qu'une parole.
Le lustre. Le lustre central.
N'oubliez pas la promesse.
J'ai une bonne m�moire.
C'est grave ?
Une balle dans le poumon.
- Avez-vous appel� l'ambulance ? - Oui.
- Embarquez-moi tout �a ! - Oui monsieur.
Sortez-les !
Regardez ce qu'il y avait dans le lustre, commissaire.
Coca�ne.
Cette fois, Puig va le sentir passer.
Oui, mais Leprince ...
s'est �chapp�, comme toujours.
- Viens ici. - Laisse-moi !
Je suis un peu fatigu�e.
Un peu fatigu�e ?
Quand as-tu d�j� eu la chance d'embrasser un s�nateur, hein ?
Tu n'es pas encore s�nateur.
Presque. Tu verras.
Tous les votes seront pour moi.
Et toi, pour qui tu vas voter ?
Pour... pour...
pour Leprince.
Je n'y suis pour personne.
- M. Leprince ! M. Leprince ! - Quoi ? Que se passe-t-il ?
M. Leprince, j'ai appell� plus de vingt fois.
La police �tait au Stardust.
Ils ont tout trouv�. Quelqu'un les a avertis.
Je crois que c'est Nina.
Vous �tes s�r ?
- C'est s�rieux ? - Oui, M. Leprince.
- Personne ne vous a suivi ? - J'ai pu m'�chapper.
Je vous attends ici dans une heure.
Pourquoi tu ne viens pas ?
Tu ne m'aimes plus ?
J'arrive !
Ah, tu entres sans frapper dans la chambre d'une dame ?
Maurice.
Maurice.
Maurice.
Ouvrez.
C'est Miralles.
C'�tait tr�s difficile d'arriver ici,
toutes les routes sont surveill�es.
Ils me cherchent partout.
Je ne pouvais pas venir en voiture.
Ce n'est pas si difficile, vous verrez.
Je vais vous aider, mais d'abord nous devons nous occuper d'elle.
Vous aviez raison, Nina nous a trahis.
Aidez-moi.
Pardon, M. Leprince. vous pouvez y aller.
Vous m'avez reconnu.
J'ai vot� pour vous.
Merci. Pourquoi �tes-vous en patrouille ?
Quelque chose d'anormal ?
Nous cherchons un meurtrier, un certain Miralles.
C'est tr�s triste que des gens comme �a existent encore.
- Bonne chance ! - Merci. Au revoir.
Allez-y vite.
Train de marchandises 37, quatri�me wagon.
J'entrerai en contact bient�t.
Qui est l�?
Tu te souviens de Juan Solano ?
Nous �tions sur la c�te, le cadavre �tait sur un rocher.
- C'est moi qui l'ai vu. - Merci.
Dites-moi, docteur.
C'est un g�chis. Ils ont d� la jeter de plusieurs m�tres.
Mais elle avait d'abord �t� abattue � bout portant.
"... de l'homme qui repr�sentera notre province au s�nat de la Nation !"
Emiliano Madero : 32512 votes.
Angel Capucci : 18753 votes.
Maurice Leprince : 489231 votes.
Une �crasante victoire pour Maurice Leprince,
et tous nos citoyens sont de c�l�bration.
La jeune femme n'est pas venue depuis longtemps.
Elle avait plus de v�tements avant.
Nous voulons louer l'appartement.
Je sais, c'est pour �a que je suis venu.
- Vous connaissez la jeune fille ? - Oui, nous sommes bons amis.
- Mme Angustias ! - J'arrive !
Excusez-moi un instant.
Depuis que Miguel t'a amen� � la maison ...
... reviens.
Je t'aime pour toujours. Ta Pilar.
Juan,
O� que tu sois ...
peux-tu voir ce qui se passe dans le monde ?
Maintenant, ma vengeance touche � sa fin.
La pression qui me maintenait est sur le point de cesser.
Et maintenant,
plus que jamais, je sens le vide dans mon �me...
depuis que tu es mort.
Tu �tais l� ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Ca ne va pas ?
Tu as vu �a ?
Miguel !
Ne t'en vas pas !
Ne me quitte pas !
Au revoir.
Je ferai prendre mes affaires.
Miguel !
Le commissaire Vargas ?
Il vient d'appeler pour dire qu'il sera l� dans quelques minutes.
Dites-lui d'�tre dans une heure chez Maurice Leprince.
Je suis Miguel Mora.
- D�sirez-vous quelque chose, monsieur ?
Vous pouvez disposer. Vous pourrez tout ranger demain.
Puis-je aider monsieur � faire sa valise ?
Ce n'est pas la peine.
Je ne serai absent qu'une semaine.
Je vais prendre la mallette.
Tr�s bien, monsieur.
Bon voyage !
Un geste et je vous tue.
Ouvrez le coffre ou je tire.
Cela peut vous co�ter tr�s cher.
Que voulez-vous de mon coffre-fort ?
Tous les documents.
Pourquoi ?
Pour vous envoyer � la potence.
Halte !
Halte !
Miguel ! Miguel !
Cette fois Leprince...
n'aura pas le temps de se pr�parer un alibi.
Vous aviez raison, Miguel.
Mais j'ai compris trop tard.
Traduction des sous-titres : Patrick
janvier 2016
pour "Le bis fait son cin�ma"
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