Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂź)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
DERNIER APPEL POUR ISTANBUL
Le vol AEN759 en provenance d'Istanbul a atterri.
Les bagages sont disponibles au carrousel NÂș 9.
Le vol AEN759 en provenance d'Istanbul a atterri.
Les bagages sont disponibles au carrousel NÂș 9.
Il n'y a personne, mais c'est bon.
Merci beaucoup.
J'ai ressenti quelque chose d'étrange la premiÚre fois que je l'ai vue.
J'étais ébloui.
Puis ma voix intérieure m'a dit : "Mehmet, ça suffit.
"C'est elle que tu cherchais. Ne cherche pas plus loin."
Si elle n'avait pas croisé mon chemin, je n'en serais pas là .
Pardon ?
- Pourriez-vous m'aider ? - Alors ?
J'ai la mĂȘme valise, mais ce n'est pas la mienne.
- Vous avez vĂ©rifiĂ© ? - Oui, j'aiâŠ
- Et sur le carrousel aussi ? - Oui.
87-36. Vous avez tout envoyé ?
Affirmatif. Il n'y a plus de bagages ici.
- Oui. Ăa y est. - Vraiment ? C'est tout ?
- Désolé. - Pardon ?
- Vous cherchez votre valise ? - Oui.
- Quelqu'un l'a prise. - Ben, voilĂ .
On a tout sorti. Allez au département des objets perdus.
- C'est lĂ -bas. Allez-y. - Donc, quelqu'un a pris ma valise ?
Vous ĂȘtes turque ?
C'est bĂȘte. Vous avez parlĂ© turc tout d'un coup etâŠ
J'ai vu votre valise,
mais on me contrĂŽlait, donc je n'ai pas pu la prendre.
Ce n'est pas votre faute.
Si je perds ma valise, c'est fini pour moi.
Du calme. Celui qui l'a comprendra qu'il s'est trompé.
Vous avez votre numéro de téléphone ou votre adresse dessus ?
Mon portable et mon sac sont dedans.
Il y a une étiquette dessus ?
Oui.
- Mais c'est illisible. - Je peux ?
ChrisâŠ
Christopher Louis.
Merci beaucoup.
De rien. On la retrouvera. Pas de souci.
Ăa sonne.
- C'est bien Dragon boutique cadeaux. - AllĂŽ ?
Dragon boutique cadeaux.
Le répondeur. "Dragon boutique cadeaux", puis du chinois. Je comprends pas.
Un magasin Ă Manhattan. PrĂšs de Chinatown.
Comment je vais m'y rendre, moi ?
En fait, c'est sur mon chemin.
C'est dans les alentours.
- Je vous dépose, si vous voulez. - Vous allez à Chinatown ?
Ou c'est juste pour m'aider ?
C'est important ?
Non, vous avez fait un long voyage. Merci.
- Je me débrouillerai. - C'est rien.
Je vous y amÚne, on rÚgle ça, puis je m'en vais. Aucun souci.
Quand je l'ai vu, j'ai eu l'impression de le connaĂźtre.
Vous devez regretter d'avoir croisé le chemin.
Non. J'ai vĂ©cu la mĂȘme chose plusieurs fois.
Vous connaissez ça, du genre : "J'aurai une histoire avec lui" ?
C'était ça.
Allons-y.
Parfois, je me demande ce que serait ma vie
si je ne l'avais pas rencontré, pas suivi.
J'irai à quelques pùtés de maisons de Chinatown. C'est fermé par là .
- Ăa va ? - Oui.
Ăa me semble tellement familier.
Sûrement à cause de tous les films que j'ai vus.
C'est normal, on en regarde tellement.
- C'est lĂ . - Ah bon ?
Bonjour. Cette valise est Ă vous ?
- Oui ! - Désolé.
Oui ! La valise de mon mari !
Dieu merci !
Non ! Attendez ! Votre mari a sa valise. OĂč est-il ?
Qu'est-ce qu'ils disent ?
Bonjour. Votre mari a notre valise.
Les valises se ressemblent.
Il l'a prise Ă l'aĂ©roport. OĂč est-il ? Compris ?
Appelle papa, maman. Ils veulent leur valise.
Ton pĂšre ? Appelle ton pĂšre.
Oui. OK, merci.
OK. Merci.
AllÎ ? Quelqu'un a apporté ta valise ici.
OĂč es-tu ?
OK. OĂč ça ? D'accord. Au revoir.
Marshall City Hotel.
Mon mari est lĂ -bas.
- La valise y est. - D'accord.
Et maintenant ?
On va Ă cet hĂŽtel.
- Vous devez ĂȘtre fatiguĂ©. Pas besoin. - Ben, non. On est dĂ©jĂ lĂ .
Je pars quand on la récupÚre.
J'ai un peu faim. On mange ?
OK.
- Et voilĂ pour vous. - Merci.
- Salut ! - Bonjour. Un bretzel et un hot-dog.
Ajoutez ça à mon ardoise.
Je vois. C'est un bon moyen pour vous de financer votre voyage Ă New York.
Désolé.
Oui. Je suis venue arnaquer des inconnus et les faire courir aprĂšs ma valise.
Inutile d'arnaquer qui que ce soit.
Les mecs ici seraient ravis de vous inviter Ă dĂźner.
C'est un compliment ?
Non, bien sûr que non.
Vous me draguez ?
- Pas du tout. Je suis marié. - Tant mieux.
- Ne vous méprenez pas. Moi aussi. - C'est bon, alors.
Bienvenue au Marshall City Hotel.
Comment puis-je vous aider ?
Bonjour. Nous venons voir M. Chang.
Il est là ? Ou il a laissé une valise comme ça ?
Oh, Chang ! Il vient d'appeler.
Il a dit qu'il viendrait demain avec votre valise.
Demain ? Sérieusement !
Pourriez-vous le rappeler ? Il nous faut cette valise.
Désolée, je n'ai pas son numéro.
OK. Pourriez-vous la garder ?
Remettez-la-lui seulement s'il apporte la mienne.
Bien sûr.
Puis-je avoir une chambre ?
Bien sûr, ma chÚre.
- Vous restez ici ? - J'ai le choix ?
Vous ĂȘtes sĂ»re ? On pourrait chercher ailleurs.
Pour vous, la chambre la plus romantique,
celle oĂč Marilyn Monroe et Arthur Miller ont dormi.
- Sérieux ! - Votre passeport.
Tenez.
John Lennon ?
Quel homme !
Merci.
- Ravie. - OK. Merci.
Avec plaisir.
Je vous libĂšre.
- Merci beaucoup. - Oui, on se dit au revoir.
Rejoignez votre ami. Je vous ai assez retenu.
Ce fut un plaisir. C'est moi qui devrais vous remercier.
OK. Profitez bien de New York.
Pareil. Bonne chance pour votre entretien.
Merci.
- J'étais ravi. - Moi aussi.
Je peux avoir votre numĂ©roâŠ
Et s'il n'apporte pas votre valise demain ?
Je ne sais pas.
On fait quoi, alors ?
- Pardon ? - Oui ?
Puis-je avoir une autre chambre ?
Oh, génial.
La chambre de John pour ce beau jeune homme.
Merci.
- Vous ĂȘtes sĂ»r ? - Votre passeport.
J'ai fait tout ce chemin. Je dois rester dans la chambre oĂč John Lennon a dormi.
Merci.
Merci.
Je m'appelle Rose.
Je vous recommande notre bar de jazz sur le toit.
- Oui. - C'est le meilleur de la ville.
D'accord. Merci, Rose.
- De rien. - Merci.
Je boirai un verre sur le toit. Elle l'a chaudement recommandé.
N'hésitez pas à venir.
Non, je préfÚre pas.
- Pourquoi ? - Je vais me reposer.
Un problĂšme ?
New York, sur le toit, boire des verres ensembleâŠ
Et alors ?
Ăa sera l'Ă©chec total.
Comment ça, un échec total ? On boira des verres, c'est tout.
Disons que je vienne,
que dirait votre femme ?
Comment ça ?
Elle aurait une raison de dire quelque chose ?
Je sais pas. Dites-moi ?
Je sais pas.
Non.
Je ne suis pas du genre Ă tromper ma femme. Ăa jamais.
Que de belles paroles.
Pas si on se connaĂźt soi-mĂȘme.
Je n'ai pas d'autres intentions.
Je serai sur le toit en train de boire. Vous ĂȘtes la bienvenue.
Non, je comprends. Et si j'avais d'autres intentions ?
Salut.
Bonsoir, Rose. J'ai besoin d'aide.
Vous savez oĂč je pourrais acheter des vĂȘtements ?
Je ne paierai que demain, quand j'aurai ma valise.
- Salut, je vous sers quoi ? - Salut. De l'eau, s'il vous plaĂźt ?
Pardon ?
- De l'eau. Ăa. - De l'eau. Oui, bien sĂ»r.
Oui, de l'eau.
- Tenez, l'ami. - Non, désolé. La bouteille.
Oh, une bouteille ? Oui.
- VoilĂ , l'ami. - Merci.
De rien.
- Rock star ! De l'eau en bouteille ? - Je vous attendais.
J'aurais sorti une tenue aussi, si je savais.
OĂč l'avez-vous eue ?
La réceptionniste est géniale.
Elle vend des objets perdus.
- Vous devriez y jeter un Ćil. - Super.
Vous semblez ravie.
- Je le serai plus avec un verre. - Oui.
- Salut. - Bonsoir.
- Waouh ! Une vraie rock star ! - Merci beaucoup.
- J'adore vos cheveux. - Merci. Et pour vous ?
Des suggestions ?
- Nos margaritas sont géniales. - J'en prendrai une.
Bon choix ! Monsieur ? Et vous ?
- De la biÚre. - La cuvée ou la bouteille ?
- La bouteille. - Oui.
- Tenez. - Merci.
De rien.
Qu'est-ce que vous créez ?
Au début, des bijoux. Là , des accessoires à cheveux et des coiffes de mariée.
J'ai collaboré avec une marque à Milan, puis à Londres.
- Et me voilĂ ici. - Donc, vous ĂȘtes douĂ©e.
Je ne m'y connais pas, maisâŠ
VoilĂ .
- Bonne dégustation. - Merci.
Santé.
J'avais envie de vous appeler "Ryan".
Ryan ?
OK. Bien. Ăa me va.
Je vous appelle comment ?
Samantha.
Samantha ?
- Santé, Ryan. - Santé, Samantha.
Faisons un marché, Ryan.
On reste ensemble jusqu'Ă demain.
Puis, on ne se reverra plus. Pas d'appel, ni rien.
- Pourquoi on fait ça ? - Pour s'amuser, se mettre à l'aise.
Sinon, mes pensées vont vagabonder.
Tu es une femme intéressante.
Désolé.
C'est super d'ĂȘtre sans tĂ©lĂ©phone.
Essaye, tu verras.
Marché conclu.
- Enchantée, Ryan. - Enchanté.
Samantha.
On est ensemble depuis dix ans. Et toi ?
On est ensembleâŠ
depuis la fac.
- Des enfants ? - Non !
MaisâŠ
J'en veux. Je veux ĂȘtre pĂšre.
Vous en avez ?
Je suis pas encore prĂȘte.
On arrive à peine à se gérer. J'ai encore envie de faire des choses.
Si ton mari l'accepte, c'est bien.
Je n'en suis pas sûre.
Dans une relation Ă long terme,
on ne sait pas si c'est de l'amour ou de la routine. Tu vois ?
Si tu dis ça, t'as un problÚme.
Pourquoi ?
Si on aime vraiment quelqu'un,
on ne se demande pas ça.
Une relation ne devrait pas ĂȘtre remise en question.
C'est mon avis.
Je ne suis pas d'accord. On ne doit pas le tenir pour acquis.
T'en as jamais eu marre d'ĂȘtre avec la mĂȘme femme ?
Non.
Allez.
Ăa se voit que tu en as marre. C'est pour ça que t'es lĂ seule.
Pour ĂȘtre crĂ©ative, j'ai besoin de changement.
De dĂ©couvrir d'autres villes, de rencontrer d'autres personnesâŠ
Et je me dis
que j'ai besoin de savoir que j'ai des options.
Pourquoi t'es lĂ seul ?
Je suis venu me défouler.
Ăa semblait bien ici.
- Défoulons-nous alors. - Oui ! Trinquons à ça.
Santé.
Je préfÚre ça.
La fidélité, c'est surfait.
Ah oui ?
- T'as déjà trompé ta femme ? - Non.
Allez, Ryan. Avoue.
Tu ne me reverras pas. Rien Ă craindre.
- Tu ne m'as pas répondu. - Si, mais tu ne m'as pas cru.
- Merci. - De rien.
Si je voulais tromper, je ne me serais pas marié.
Si j'avais le désir de tromper, je divorcerais.
Quand on est heureux, qu'on aime l'autre, et qu'on la respecte,
on s'interdit de tromper. C'est tout.
Quoi d'autre ?
Rien.
- Comment ça ? - Tu as d'autres clichés ?
"Les amants ne trompent pas. Ceux qui trompent n'aiment pas." Allez.
- On pourra parler honnĂȘtement. - Je ne te mens pas.
Exactement. Pas besoin de jouer les intĂšgres.
En théorie, personne ne se marie pour tromper.
Mais parfois, on s'ennuie de soi-mĂȘme, du travail,
d'oĂč on vit, de ses vĂȘtementsâŠ
Les relations se dégradent parce qu'on admet pas la réalité.
Si on était libres dans une relation, on éprouverait pas le besoin de tromper.
Ăa n'aurait pas l'air d'une prison.
Le mariage n'est pas la cause des échecs d'une relation.
Qu'en penses-tu ? C'est plus facile de pointer du doigt.
Surtout quand on aime plus son partenaire,
qu'on a pas le courage de le lui dire.
La vie est trop courte pour une relation sans amour.
Tu fumes ?
Parfois. Quand je bois. En fait, j'ai arrĂȘtĂ©.
Bien sûr.
Le bar aurait dĂ» ĂȘtre lĂ . Regarde ça.
Tu te souviens des films du dimanche soir ?
Il y avait cette vue de New York.
C'est comme dans mes rĂȘves
On est peut-ĂȘtre figĂ©s dans le temps
Mais je ne peux voir que toi
Toute ma vie, je n'ai cherché que toi
Maintenant, te voilĂ
Waouh !
Tu as une belle voix.
Bien joué.
Si tu veux te joindre Ă nous sur scĂšneâŠ
- Non, c'est votre truc. Merci. - OK.
Pas d'objection.
Je regardais ces films le dimanche soir.
Puis c'Ă©tait l'heure du coucher. Au lit, je rĂȘvais de New York.
"Quand je serai grande, j'irai lĂ -bas." Ăa semblait si dynamique.
Je pensais pareil pour Istanbul. "Un jour, j'irai lĂ -bas, j'y vivrai."
La vue sur le Bosphore est magnifique.
J'adore Istanbul.
Tu peux aimer Istanbul et New York. Donne une chance Ă New York.
Jusque-lĂ , la seule chose que je note, c'est l'odeur de pisse dans la rue.
- Les gens semblent seuls. - Allez, Ryan.
- L'odeur de la beuh et les gens tristes. - Allez. Allons-y.
Allons-y !
Taxi !
Taxi !
Prenons le bus.
- Le bus ? - Oui. Allez.
Tu es sûre ?
LE MEILLEUR DIVORCE POSSIBLE
- Ouvrez. - C'est pas un taxi.
- Je dois descendre. - Au prochain arrĂȘt.
- Marcher ne vous tuera pas. - OĂč est l'arrĂȘt ?
Merci beaucoup.
- De la beuh ? De l'X ? - Non.
- Tu cherches quoi ? - Allez, j'ai faim.
Attends. T'iras nulle part, poupée.
Tu viens avec nous. Attends. Fuis pas !
Reste !
HĂ© ! Me touche pas !
Laisse-moi ! Je marchais. Tu fais quoi ?
- Donne-moi ce sac. - Tu fais quoi ?
- J'ai pas d'argent. - Donne.
- C'est quoi, ce bordel ? - Laissez-moi.
- Dégage, salope ! - Retournez bosser !
- Non ! - Elle a pris des clients.
- HĂ© ! - Tu te prends pour qui ?
- Je marchais. - Tu niques mes affaires ?
Tu frappes mes filles ?
- Je marchais. - Tu bosses pour qui ?
Pardon. Avez-vous vu une femme en robe argentée ?
- Tu cherches un truc ? - Une femme en robe argentée.
- Elle est lĂ -bas. - OĂč ça ?
Du feu.
Hé ! Dégage ! Laisse-la ! Hé !
- Bouge pas ! La ferme ! - OK. Doucement. Tu veux quoi ?
- T'es qui, toi ? - Son mari. Laisse-la.
- Son mari ? - Oui. LĂąche-la.
- Le mari de cette pute ! Mon cul ! - LĂąche-la !
Conneries ! Tu dois payer, enfoiré !
- Tu veux du fric ? - Oui !
- File-moi ton portefeuille ! - Doucement.
- Ouais ! - OK. Doucement.
Ouais, t'as du fric ?
- Bouge pas ! - Je paierai. HĂ© !
Je te filerai du fric
- File-moi ton portefeuille. - OK.
- Bouge pas. - LĂąche-la.
- LĂąche-la ! - Putain de mari.
- Maintenant ! - Fous le camp d'ici.
- Mari ! Mon cul ! - Que je vous revois plus.
- Viens. - Foutez le camp !
C'est que des putes ! C'est pas ta femme !
Fous le camp d'ici. Prends ta pétasse, allez !
- Attends. Je reviens. Bouge pas. - Allons-y.
EspÚce d'enfoiré.
- T'as un problĂšme ? - Tu veux quoi ?
- Allez, enfoiré. - Allez.
- Allez. - Allons-y !
Gamin ! Ouais !
Allez, enfoiré.
ArrĂȘte !
Merde !
- Tu ne la toucheras plus jamais. - Putain !
On ne frappe pas les femmes !
Allons-y !
Connard ! OĂč est ton couteau ?
Hein, le mac ?
Recommence et je te pĂšte la gueule.
Crois-moi !
- Fiente ! Enfoiré ! Va te faire ! - Allez.
Dégage, enfoiré !
- Allez ! - Dégage !
- Connard ! - Boss, ça va ?
- Ne lĂąche pas ma main. - Toi non plus.
Alors, tu fumes ?
C'est Ă moi ?
- C'était dans ta poche. - Ma poche ?
Pas croyable.
T'es un vrai petit cachotier, Ryan !
QueâŠ
Et voilà . Comme si tout ça ne suffisait pas.
Tu l'as traité de "fiente" ?
"Fiente ?"
Ah oui ? Je l'ai traité de "fiente" ?
Fiente !
Les meufs étaient canons.
Pourquoi elles m'ont vue comme une rivale ?
Elles ont dû se sentir menacées par ta beauté.
HumâŠ
Ăa les a agacĂ©es.
Comme elles étaient intimidées,
ils ont sorti les griffes.
Parce queâŠ
En fait, c'est logique.
Waouh ! Quel compliment !
Tu es bavard, là , Ryan. C'est l'adrénaline ou ça ?
Les deux.
Disons, les deux.
Le bon équilibre.
Et maintenant ?
On repart ? Tant qu'on est encore indemnes.
- Retournons Ă l'hĂŽtel. - Non.
Pas à l'hÎtel. Je veux pas me souvenir de ce soir comme ça.
Comment alors ?
On est Ă New York.
Deux inconnus se voyant pour la 1re et la derniĂšre fois.
Faisons un truc différent, qu'on peut pas faire à Istanbul.
Ăcoute çaâŠ
C'était génial, non ?
- Salut. - Quel beau couple !
On a un petit concours.
Tu sais pas ce qu'est un orgasme ? Tu fais quoi avec lui ?
Il sait pas ! C'est un concours de simulation.
- Par lĂ ? - Juste lĂ , oui.
Faut s'occuper d'elle.
Mon Dieu !
- J'hallucine ! - Viens.
Oui, allons-y !
Merci !
- Je vais aux toilettes. - OK.
La candidate suivante.
Applaudissez Mimi !
- Excusez-moi. Je peux avoir une biĂšre ? - Oui. Je m'en occupe.
Oh mon Dieu !
Dis donc, il y a du monde ce soir. J'ai jamais vu ça.
C'est ridicule.
Et maintenant, une candidate de derniĂšre minute.
Un verre ?
Elle est venue de Turquie pour ce concours.
Voici Samantha !
- Hors de question. - Pourquoi on est lĂ ?
- Partons. Je voulais qu'on regarde. - Tu le feras.
Oh mon Dieu !
T'es vraimentâŠ
En fait, vraimentâŠ
- Je comprends pas. - Pourquoi cette tĂȘte ?
- Pas de félicitations ? - C'est rien.
Tu fais semblant avec ton mari aussi ?
Qui a dit que je faisais semblant ?
La soirée fait que commencer.
- Vous avez gagné ? - Oui !
- Génial ! Vous montez ? - Oui. La photo de la championne.
OK. Comment on fait ?
OK. Il faut secouer vos cheveux.
- Envoyez des bisous. - OK.
Vers l'appareil. Allez. De l'énergie, OK ?
C'est parti !
LA CHAMPIONNE DE LA SIMULATION D'ORGASME
Je me suis bien amusée. Merci
Bonne nuit.
Serin ?
Serin ? Ăa va ?
Fini de jouer.
Serin.
- Serin⊠- Monsieur.
Bonjour.
Monsieur ? La valise de votre femme est lĂ .
Quoi ? OK. C'est bon, mon ami. OK.
Salut, Eda.
Salut, Mehmet. Désolée pour l'heure.
- Il est tĂŽt ? - Non, vas-y.
Je voulais t'appeler hier, mais tu étais occupée.
Bref, la date du procÚs est fixée.
Le 20 du mois prochain. Ă ĂaÄlayan.
Ă 11h30.
Je viens d'appeler Mehmet.
C'est incontesté, pas besoin de témoins.
Juste vous deux. Ăa prendra 10-15 minutes.
D'accord, merci.
Quand je l'ai vu, j'ai eu l'impression de le connaĂźtre.
Vous connaissez ça, du genre : "J'aurai une histoire avec lui" ? C'était ça.
Je me suis figé quand je l'ai vue.
Quelque chose en moi m'a attiré vers elle.
Elle avait un copain à l'époque.
Je m'en fichais. Je lui ai demandé de me suivre.
J'ai quitté mon copain pour le suivre. Je n'ai pensé à rien ni à personne.
Je n'ai Ă©coutĂ© personne, ni moi-mĂȘme.
Je suis allée chez Mehmet ce soir-là . On ne s'est plus séparés.
Parfois, je me demande oĂč j'en serais,
comment serait ma vie si je lui avais dit non.
Parfois, je me demande
qui j'aurais été si elle n'était pas entrée dans ma vie.
J'ai eu beaucoup de chance
de l'avoir rencontrée.
à notre 3e année, j'ai été acceptée dans une université à New York.
Pour étudier la mode. J'aurais aimé y aller.
Mais tout était parfait avec Mehmet.
Elle est restée.
On était amoureux.
On était inséparables.
Pourquoi y aller ? Je l'aurais pas laissée partir.
AlorsâŠ
Mon pĂšre veut te rencontrer.
- Ton pĂšre ? - Oui.
Vous allez vous adorer.
Ăcoute.
Elle a tout sacrifié pour toi.
Elle aurait eu une vie différente, mais elle est restée pour toi.
Tu dois te ressaisir.
Tu vas continuer avec la musique ?
Trouve-toi un vrai boulot.
Sois un homme qui convient Ă Serin, OK ?
"Sois un homme qui convient Ă Serin."
HonnĂȘtementâŠ
Je me suis sentie comme une merde.
Comment vous sentiriez-vous ?
On s'est mariés à l'étranger, avec quelques-uns de nos amis proches.
Mes parents l'ont su plus tard.
C'était un petit mariage.
Et j'ai trouvé du boulot.
C'Ă©tait cravates, vestes, costumesâŠ
Avec ça, ma carriÚre musicale était à l'eau.
Je ne pouvais jouer avec mes potes qu'une fois en passant.
C'était plus pareil.
J'ai trouvé du boulot.
J'avoue qu'il m'a beaucoup soutenue.
Il a eu un boulot.
On a commencé une nouvelle vie. On était heureux et excités.
C'était magique.
On s'aimait tellement, on voulait tout faire ensemble.
On prenait des décisions
en pensant l'un Ă l'autre.
Chacun façonnait la vie de l'autre.
C'est pour ça qu'on souffre là .
Chacun tentait de bĂątir sa carriĂšre, mais tout en s'entraidant.
Le mariage était génial au début.
On était différent des couples qui s'éloignent aprÚs le mariage.
- Pas là . Rase sur les cÎtés. - OK. Alors, je rase ici.
Ma mĂšre me faisait dormir sur le dos, doncâŠ
Tu lâas fait exprĂšs.
Rase tout, alors.
Et j'ai commencé à travailler pour une marque.
En fait, j'ai essayé.
Elle est stressée quand elle travaille.
Elle a son espace, sa façon de faire.
Il ne faut rien toucher.
MehmetâŠ
Câest quoi ?
Je regardais votre site.
J'ai vu des modÚles presque identiques à mes créations.
Vous ĂȘtes au courant ?
Pourquoi on ne m'a rien dit ?
Ils sont pareils, sauf les couleurs.
Ils m'ont volé mes idées et m'ont virée.
Vous n'avez pas le droit. J'y gagne quoi ?
Va te faire foutre, sale con !
Ils le savent trĂšs bien !
LĂ , j'ai regrettĂ© de ne pas ĂȘtre allĂ©e Ă New York.
J'ai envoyé des créations à des entreprises à New York.
Je voulais tenter ma chance.
C'Ă©tait sans trop d'espoir, et puisâŠ
CHĂRE SERİN YILMAZ, MERCI D'AVOIR POSTULĂ AU VARGAND FASHION STUDIO
Elle avait postulé à New York.
Elle devait préparer une collection. S'ils l'aimaient, ils l'engageraient.
Elle m'avait pas dit. Je lui ai pas dit que je savais.
Je suis lĂ .
Salut.
- Ăa va ? - Bien.
Attends. Sero.
J'ai attendu qu'elle me le dise. Rien.
J'avais peur qu'il refuse.
Et j'y serais pas allée. Il aurait pu me convaincre.
Mon téléphone sonnait.
On a commencé à se disputer.
Elle remettait en question ce que je disais,
désapprouvait mes décisions.
Serin !
Un.
Deux.
Voilà . Oui, comme ça.
Bien. Incroyable.
- Tu devrais poser. - Non, merci. Elle est belle.
Tu es toujours le modĂšle, alors.
- Shawn ? - Oui ?
- PrĂȘte ? - OK. Bien sĂ»r.
J'adore ton profil.
Quand j'allais Ă un shooting il devenait jaloux et on se disputait.
- Par lĂ . VoilĂ . - Souris.
- Je dois décrocher. - Vas-y.
- Oui ? - OĂč es-tu ?
Ă un shooting.
T'y es toujours ?
J'ai été retenue. On crée ma collection. C'est super.
Mon instrument. Je suis rentré et j'y crois pas.
Je te l'ai dit plusieurs fois de ne jamais rien poser dessus.
Ăa me dĂ©range.
Tu fais comme si tu ne savais pasâŠ
- Je bosse. Parlons-en plus tard. - C'est quoi ?
La mise au point, Shawn.
- Incroyable ! - Quoi ?
Serin ?
Oui, j'arrive.
- İyi ? - İyi. Oui.
J'arrive.
- Je dois y aller. - T'es avec qui ?
- L'équipe. - Pourquoi c'est aussi long ?
Calme-toi. Laisse-moi finir.
- On parlera aprĂšs. - Rentre, ou pas.
- C'est pas un hĂŽtel ici. - Je raccroche.
Je suis désolée.
- L'éclairage est meilleur ? - Parfait.
Vas-y.
- Ăa va ? - Oui.
Et la voilĂ .
- Ne recommence jamais. - Tu me prends pour qui ?
- Ne me dérange pas au travail. - Ton gardien ?
Je représente quoi pour toi ?
Quelle heure est-il ? C'était qui ?
Tu veux quoi ?
- Je suis fatiguée. Tu veux quoi ? - T'as bu ?
- Tu⊠Attends. - Si j'ai bu ?
- Comment ça, "Ou pas" ? - Qui est ce type ?
Que faisiez-vous ?
Je l'ai entendu rigoler, derriĂšre.
- Il devrait faire quoi ? Se fĂącher ? - AmusantâŠ
Les gens heureux t'énervent ?
Tu t'amusais bien. Pourquoi t'es lĂ ? Regarde l'heure. C'est un foyer !
Je suis qui pour toi ?
- Je suis ici chez moi. - JusteâŠ
MehmetâŠ
Mehmet.
CANSU - NOUVEAU MESSAGE
SALUT, JE SUIS DE RETOUR ĂA VA ?
SUPER DE TE PARLER
MEHMET, TU AS UN MOMENT ? JE VEUX TE PARLER
TU M'AS MANQUĂ HIER
IL Y A UNE FĂTE VENDREDI, TU VIENS ?
CETTE ROBE EST BIEN POUR UN REPAS DE TRAVAIL ?
Waouh.
Oui, je t'écoute.
Je ne veux pas de ce genre d'accusation.
Il y a un mois et demi, on a jouĂ© Ă Kadıköy. EuhâŠ
Oui, à Kadıköy.
Tu y étais aussi.
Tu es partie tĂŽt.
Si t'étais restée, t'aurais vu cette fille.
C'est tout. Elle est venue, on s'est croisés.
Je l'avais pas vue depuis des années.
Et si j'avais un truc Ă cacher, j'aurais mis un mot de passe.
Pas de mot de passe, pas de secret.
- Vérifie quand tu veux. - Oui, tu t'en fiches.
J'appelle cette fille ? TuâŠ
- Tu es détaché. - Je n'ai rien fait.
Il s'est passé quoi aprÚs le concert ? Et les photos ?
- Tu veux savoir ? - Il s'est passé quoi aprÚs ?
Rien. Tu crois quoi ?
Elle est venue, a écouté, puis est partie.
- On était⊠- Sérieux !
- On s'est parlĂ© au tĂ©lĂ©phone. Ăcoute⊠- Et aprĂšs ?
- Rien. J'ai fini mon verre. - Elle t'écrit tous les matins !
- Je l'ai déposée. Elle était saoule. - Chez elle ?
- Oui. - Bravo.
- C'est⊠- Et ? Comment tu l'as déposée ?
Tu plaisantes ?
J'ai écrit quelque chose de mal là -dedans ?
- Je la drague ? - Et aprĂšs ?
C'est ma faute si elle envoie des photos de son décolleté ?
- Elle doit ĂȘtre intĂ©ressĂ©e. - Et elle les envoie chaque matin ?
T'es sa styliste ? "La robe est bien ?" Toujours avec trois émojis !
- Sa⊠- T'as fait une partouze ?
Non ! Je vais ĂȘtre honnĂȘte.
- Je l'ai pas touchée ! - C'est fini !
Tu ne t'intéresses pas à moi. Tout le monde a besoin d'affection.
Je serais ravi d'en recevoir.
Pourquoi t'enlĂšves ta bague ?
Mehmet, j'y ai beaucoup réfléchi.
Il n'y a plus d'amour entre nous.
On n'a rien Ă faire ensemble.
On évolue dans une vie terne, sans passion.
C'est dur Ă admettre,
mais c'est vrai.
Le seul fait que tu écrives à cette file le prouve.
Ăa ne peut pas continuer.
On ne devrait pas.
Je ne peux pas.
Je suis désolée.
J'écris cette lettre,
car si on se reparle, on se disputera encore.
On ne s'écoutera pas.
Les défenses, les accusations⊠J'en peux plus.
De ce mariage malheureux. Divorçons.
C'est tout. C'est aussi simple pour elle.
Pour avoir texté avec une fille.
Si Serin textait avec quelqu'un de son passé,
comment réagiriez-vous ?
Si Mehmet postulait à l'étranger sans vous le dire,
comment réagiriez-vous ?
J'ai une question.
Réfléchissez bien avant de répondre.
Tomberiez-vous amoureux si vous vous rencontriez aujourd'hui ?
On a changĂ©, on ne s'aimerait peut-ĂȘtre pas du tout.
Oui. Qui sait ?
C'est pertinent lĂ ?
On attend une date de procĂšs.
C'est notre derniÚre séance.
Bien.
Dans cette derniÚre séance, j'aurai une derniÚre suggestion.
Pourquoi je prendrais ton passeport ?
Salut.
à l'aéroport.
Quand a lieu votre entretien d'embauche Ă New York ?
Le mois prochain.
Parfait.
Vous pourriez y aller ensemble ?
Je veux que vous agissiez comme si vous vous rencontriez
pour la premiĂšre fois.
Je veux seulement vous aider.
Allons-y, OK ?
S'il vous plaĂźt.
- Ce sera l'échec total. - Comment ça, un échec total ?
- Ne lĂąche pas ma main. - Toi non plus.
Je t'aime encore beaucoup, tu sais.
Tu me manques beaucoup.
Moi aussi. Profitons du moment.
De l'eau verte.
Avec du gingembre.
Pour ta gueule de bois.
- Tu aimes ça. - Merci.
L'alcool et les cigarettes m'ont tué. T'as ta valise ?
- Oui. - Hein ?
- Tout y est ? - Oui.
Cool.
Miam.
Tu aimes ?
La thérapeute avait raison.
Hier, c'était bien.
Oui, j'avoue.
On a ri.
On était heureux comme avant.
On a parlé. On l'avait pas autant fait depuis longtemps.
On ne s'est pas disputés.
Pas entre nous, en tout cas.
- C'est vrai. - Ta main, ça va ?
Rien de grave.
Hier, j'ai vu l'ancien Mehmet dans tes yeux. Le Mehmet qui me désire.
Tu te rappelles ce qu'elle a dit ?
"Tomberiez-vous amoureux si vous vous rencontriez aujourd'hui ?"
Moi, oui.
Je serais tombée amoureuse du type que j'ai vu hier.
Mais on ne s'est pas vus qu'hier.
- Comment ça ? - Tout est pareil.
Ce qui nous a amenés ici n'a pas disparu.
Cette nuit a été l'une des plus mémorables de ma vie.
Mais Ă notre retour, on recommencera Ă se disputer.
Chacun détruira la vie de l'autre.
Je ne veux pas ĂȘtre grincheuse, toujours en train de crier.
Je déteste ça.
Ă tenter d'ĂȘtre moi-mĂȘme quand on est ensembleâŠ
- Je ne peux pas te donner ce que tu veux. - Et je veux quoi ?
- Qu'est-ce que je t'ai déjà demandé ? - Tu l'as dit hier soir.
- Je veux pas d'enfants. - OK.
- Je ne peux pas. - Je veux pas vivre ici. Jamais.
C'est pour ça qu'on va se séparer.
- Il y a un autre moyen ? - Des milliers.
Je te l'ai dit. Il suffit de choisir d'ĂȘtre ensemble.
Mais au lieu de ça, tu jettes tout pour vivre ici.
- C'est dommage. - Je jette tout ?
C'est de ma faute.
Tu veux divorcer, pas moi.
- Je voulais pas. - Tu aurais pu me soutenir.
Au lieu de dire "Je suis lĂ pour toi", tu dis "Non. Ce sera dommage."
Le truc, c'est que quand il s'agit de ton travail, la vie s'arrĂȘte.
Quand il s'agit de ce dont j'ai rĂȘvĂ© toute ma vie,
je suis égoïste.
Mon travail ?
J'ai renoncé à qui j'étais !
Je fais tout pour te rendre heureuse.
Et tu prévois de déménager à l'étranger !
Apparemment, ça justifie que tu me trompes.
Je t'ai pas trompée.
Tu te mens Ă toi-mĂȘme.
On sait ce qui serait arrivĂ© si je t'avais pas arrĂȘtĂ©.
Serin, je ne t'ai pas trompée.
Ce n'est pas mon truc.
C'est toi qui m'as suivi, quand t'étais en couple.
Dégage.
Allez !
On divorce.
La date est fixée, tu te rends compte ? C'est sérieux.
- Je vais ĂȘtre en retard Ă l'entretien. - Ton entretien.
Ton travail est important. Cette ville aussi !
Tout est plus important que moi !
Avec ça tu dis que tu m'aimes. Tu l'as dit hier.
Oui, je t'aime, mais je ne veux pas ça. Tu ne comprends pas ?
Bien.
Je veux pas de quelqu'un qui veut pas de moi.
Oh ! Vous partez ?
Oui. J'ai trouvé quelque chose dans l'Upper West Side.
- C'est plus prĂšs du travail. - J'ai quelque chose pour vous.
De Mehmet.
Oh, merci.
Ravie de vous avoir rencontrée.
Serin, c'est la premiÚre fois que j'écris une lettre.
J'ignore si ce sera bien, mais je vais essayer.
Tu as peut-ĂȘtre raison.
Je me ferais peut-ĂȘtre mieux comprendre comme ça.
Tu avais raison.
Je ne pouvais pas ĂȘtre celui que tu voulais ou mĂ©ritais.
Si je n'ai pas su te montrer mon soutien
dans ce que tu entreprends ou dans tes rĂȘves,
j'en suis désolé.
Je suis vraiment désolé
si tu as eu l'impression de ne plus ĂȘtre aimĂ©e ou comprise
mĂȘme pour un moment.
J'ai tellement peur de te perdre que je te perds justement.
On avait tous les deux des rĂȘves quand on s'est rencontrĂ©s,
et avec le temps, on a dĂ» en abandonner.
On aurait pu faire mieux que de s'accuser l'un l'autre ?
Je l'ignore.
Mais ce dont je suis sûr,
c'est que ceux qui vieillissent ensemble se disputent aussi.
- Le dĂ©cor est prĂȘt. Viens. - OK. J'arrive.
Ils se lassent et s'ennuient,
et parfois ils veulent abandonner.
Il n'y a qu'une raison qui les en empĂȘche :
La foi qu'ils se retrouveront chez eux,
une fois tout et tous sont partis.
Ce que j'appelle "foyer",
et que t'appelles "amour" ou "passion", c'est en fait cette foi, non ?
Je voulais qu'on ait cette foi.
Je le voulais vraiment.
Je voulais qu'on se batte ensemble : "Nous ne font qu'un !"
J'aurais aimé qu'on abandonne pas.
Parce que jeâŠ
Je suis toujours fou de toi.
J'ai un billet retour.
Si tu changes d'avis, je serai sur le vol pour Istanbul.
Le menton un peu vers la droite, un peu plus haut. VoilĂ . Oui.
Je suis désolée.
Tout va bien ?
Oui, trĂšs bien. JeâŠ
- Je dois y aller. - Besoin de quelque chose ?
Merci pour tout, mais je dois y aller.
- Attendez⊠- Désolée.
Au revoir.
- S'il vous plaĂźt ! - Non.
- Trop tard. - Mon mari est dans l'avion.
- OK. Votre passeport. - OK. Merci.
Excusez-moi.
- Je peux ? - OĂč allez-vous ? C'est fermĂ©.
- Mon mari est dans l'avion. - Désolé.
Vous n'avez pas le droit d'entrer.
- On ne peut pas quitter l'avion comme ça. - Je sors.
- Désolé. - Monsieur !
- Je ne pars plus. - Ăa ne se fait pas.
J'appelle la police.
- Allez-y. Je reste ici. - Mehmet !
- Désolé. - Je dois vous escorter.
Appelez quelqu'un.
Je ne m'installerai pas ailleurs dans ton dos.
T'avais raison. Désolée.
Ils t'ont prise ?
Je n'accepterai pas.
On oublie le divorce ?
Excusez-moi, mais je dois vous escorter.
Juste une seconde, s'il vous plaĂźt. ĂcoutezâŠ
C'est ma femme, elle vient avec moi.
Si c'est possible.
Donnez-moi une seconde.
S'il vous plaĂźt. C'est gentil.
Vous le permettez ? Bien.
Monsieur ? Allez-y.
- On va chercher votre femme. - Merci.
- Merci. - Votre passeport ?
Viens lĂ .
Merci, au revoir !
Non, mais c'est une blague ?
Mince.
Envolée.
Eh bienâŠ
C'est perdu.
Sous-titres : C. Formose
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.