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La journ�e s'annonce rude.
Plus de 60 litres d'eau/m�
sont tomb�s ces derni�res heures sur Valence.
Cet orage de chaleur cr�e de s�rieux probl�mes de circulation,
comme au carrefour Pintor Sorolla - Col�n,
toujours embouteill� par des centaines de v�hicules.
De grandes difficult�s �galement
rue San Vicente o� l'effondrement d'un mur
a caus� la mort d'un retrait� de 75 ans.
Nous vous recommandons d'�viter, si possible, les d�placements...
Antonio, c'est Sandra.
Vous pourriez arr�ter �a ?
Que se passe-t-il avec la liste ?
Personne n'est encore cens� savoir,
mais ce n'est pas ce que j'entends dire.
Appelle-moi quand tu peux.
Ciao.
�a me rend folle, tout �a.
Il faut que je sache.
Alors d�croche, merde !
Quoi ? O� est Sanz ?
En retard.
Sans d�conner.
- Bonjour. - Bonjour.
Le centre est embouteill�.
- Il vit � Rocafort. - Il a plu encore plus, l�-bas.
- Et l'alarme ? - Demandez � Mejino.
Ils n'arriveront pas avant 10h. Et avec la pluie...
�a m'est �gal. Tout doit fonctionner aujourd'hui, c'est clair ?
Ils doivent finir la r�vision ce soir.
Je l'esp�re.
Qu'est-ce qui lui prend ?
Tu ne sais pas ?
- Elle serait sur la liste. - Ah oui ?
Je l'emmerde.
Bonjour.
Je sais, Pablo.
C'est pareil pour tout le monde.
Ou il n'y a pas de travail, ou ils ne paient pas.
L�, c'est diff�rent. Les affaires marchent.
On a besoin de plus de cr�dit.
J'aimerais pouvoir dire oui.
On a pay� chaque mois, et l�, pour deux mois de retard...
On a re�u une lettre et on ne sait pas quel est le probl�me.
Sans lunettes, je ne vois rien.
Comme mon p�re.
Tant que sa retraite n'est pas vers�e, son compte est dans le rouge.
- Je veux voir la directrice. - Elle dira pareil.
Trois mois d'impay�s et le recouvrement forc�...
�a veut dire quoi ?
Qu'on nous prend la maison.
Il est �crit � amorcer �, pas � mettre � ex�cution �.
Tu vois ?
Tu sais qui reste et qui saute.
Pas de d�ontologie entre nous. On se conna�t.
- Tu veux savoir si tu es sur la liste ? - Oui.
�videmment que je veux savoir.
Dis-le-moi, tu me le dois bien.
D�sol�, Sandra, tu es sur la liste.
Quels salauds.
Quelle bande d'enfoir�s.
� terre !
Tout le monde � terre !
Ne bougez pas ! Arr�tez !
L�che �a.
Non, arr�te ! Tu veux tirer ?
Tire !
Vas-y, tire.
J'ai un cadeau.
On saute tous si tu tires. Toi et ton haleine pourrie.
L�che �a.
Allez, l�che �a.
�a vaut pas le coup.
Bien ! On se comprend.
Si un autre
essaie de jouer les malins,
sachez qu'on est bien charg�s.
Viens l�, cr�tin.
On va fermer la porte. Allez.
Allez, fils de pute.
Mesdames et messieurs, pardon, mais c'est un hold-up.
Tu entres ou tu sors ? D�gage.
Je ne parle pas des vols commis ici chaque jour.
Alors, pas de conneries.
Tout le monde reste calme et coop�re.
Tu sais ce que j'ai d� leur dire pour satisfaire vos objectifs ?
- Ne le prends pas mal. - Ah non ?
Je dois vous remercier ?
Sandra, je t'en prie.
J'ai d�n� chez toi samedi
et tu as os� dire qu'on �tait une grande famille.
- Tu dois comprendre. - Non.
J'ai pas envie de comprendre.
� terre ! Toi, le grand, � terre.
Les mains sur la t�te, putain.
Voil�.
Tu fais quoi ? Tu as d�clench� l'alarme, encul� ?
Mesdames et messieurs.
Je suis fier
de vous pr�senter l'employ� du mois.
Un type pr�t � risquer sa vie pour l�cher le cul de ses chefs.
Applaudissez bien fort ce monsieur.
Allez, applaudissez, putain !
Applaudissez.
Tu crois qu'ils vont te remercier ?
Te promouvoir ? Enfoir� !
Pourquoi tu as touch� ce bouton ?
La cam�ra.
Laquelle ?
La principale. Raccord�e aux autres.
Tout devait �tre simple, mais � cause de lui,
la police va arriver
et on va passer une journ�e de merde, � moins qu'on ne saute tous.
Non, je vous en prie.
Calmez-vous, madame.
Je dois aller chercher mon fils.
Madame, faites-moi plaisir, appelez votre fils.
Appelez-le.
C'est ce que vous allez tous faire.
Vous avez une minute et demie pour appeler vos amis,
ch�ris, chefs,
ou qui vous voulez.
Et on va passer
ramasser vos portables et tablettes.
Une minute et demie.
La photocopieuse ?
On a fait des travaux.
On l'a mise � l'�tage.
OK, la sortie est l�.
Viens avec moi.
- O� ? - Avec les autres.
Tu fais quoi ?
On a du boulot. Elle ne g�ne pas. Plus tard.
Le Muet !
On commence par celui-l�.
Putain de merde.
Vous allez mettre toutes vos petites affaires ici.
Tous en file indienne.
Toi, le barbu, c'est ton bureau ?
Tr�s beau, discret, fonctionnel. Assieds-toi.
Tu vas me trouver la liste des propri�taires des coffres, entendu ?
Je l'ai.
Bonjour.
� qui ai-je l'honneur ?
Inspecteur Domingo, police nationale.
Domingo.
Et votre pr�nom ?
Jos� Luis.
Enchant�. �a ne vous d�range pas que je vous appelle Jos� Luis ?
Ici, tout va bien.
Ne vous inqui�tez pas,
tout le monde coop�re et ils ont bien compris
que s'ils d�connent, ils vont tous sauter. D'accord ?
�coutez.
C'est toi qui m'�coutes.
Cette saloperie de taule, je connais.
Je n'y retournerai pas, pig� ?
Plut�t sauter avec tous ces gens.
Alors trouvons un accord, pour que chacun puisse reprendre sa vie.
Je veux un minibus.
Ou un grand, �a m'est �gal. C'est pour vous faire moins de frais.
On veut sortir avec les otages
et aller � l'a�roport.
Un avion nous attendra
et, malheureusement, Jos� Luis,
�a va douiller, car on en veut un grand
qui peut faire 7 000 km sans ravitaillement.
Bon, de toute fa�on...
De toute fa�on ?
Vous devez comprendre
que je ne peux prendre de d�cision seul.
Bien s�r. Tu n'es qu'un ex�cutant, Jos� Luis.
Tu vas contacter l'�lite, qui prend les d�cisions.
- N'est-ce pas ? - Bien s�r.
�a prendra du temps.
� H�te-toi lentement. �
Pardon ?
Ma mamie me disait �a.
Prends ton temps, Jos� Luis.
On t'attend ici.
Il y a un probl�me.
Putain, il y a beaucoup d'eau.
�a d�borde du tunnel.
On a les sacs �tanches.
Mais il y a aussi du courant.
La masse d'eau exerce de la pression et l'eau monte.
On a combien de temps ?
Une demi-heure.
45 min, au plus.
Bordel de merde.
- C'�tait pas le bon jour. - Fais pas chier.
Personne ne savait qu'il pleuvrait autant.
Deux mois, � creuser ce putain de trou.
On aurait d� attendre demain, que les alarmes marchent ?
On n'a pas le choix.
Pr�viens Varela.
Dis-lui qu'on a une demi-heure, qu'ils en ouvrent un max.
Allez, mec !
C'�tait un bon plan.
Sortir par en dessous pendant que la police attend dehors.
Sans la pluie...
Fermez-la.
Vous pourrez en ouvrir combien ? Pensez-y.
50 ? 60, tout au plus.
Tant d'efforts pour rien.
On y va.
�a ne doit pas forc�ment se terminer ainsi.
Pas pour tout le monde.
L'un de vous peut partir riche.
De quoi vous parlez ?
Vous aviez raison, vous auriez d� attendre.
Vous auriez pu trouver comment couper l'alarme.
Ne repartez pas les mains vides.
Dites ce que vous avez � dire.
Alors ?
March� conclu ?
Tuer un otage, c'est grave.
Si vous n'arrivez pas � sortir...
�coutez-moi.
Vous savez penser et �valuer les choses.
Pas comme l'autre.
Mais c'est votre chef.
Chef de quoi ?
Chef de qui ?
Vous n'�tes pas si b�te.
Vous ne pouvez pas imaginer.
- Je vous en prie. - Je compte jusqu'� 3.
- �coutez-moi. - Un...
Les salauds qui ont ruin� la banque me virent.
Deux !
Je ne peux pas vous parler pour rien.
Et quoi ?
Je me suis assez fait baiser.
Vous voulez quoi, putain ?
Comme vous.
Sortir d'ici les mains pleines.
Vite, allez !
Le Muet !
Tu en es o� ?
Marta, c'est moi.
Ne t'inqui�te pas. Je suis � la banque.
Des gens sont entr�s et nous emp�chent de sortir.
Ce matin, peu apr�s 9h30, une trentaine de personnes
ont re�u un appel les alertant d'un �v�nement � Valence.
Les braqueurs,
surpris par la police, ont d�cid� de rester dans la banque,
et ont laiss� les clients et employ�s appeler chez eux.
La police, alert�e, a imm�diatement mis en place
un dispositif autour de la banque, � pr�sent totalement isol�e.
Julio, c'est Marina.
- �a fait longtemps. - Tr�s.
- Comment va Gonzalo ? - Pas de changement.
Je regardais la t�l�vision.
Tu es au courant,
- pour la banque ? - Non.
De toutes les banques d'Espagne ! S'ils trouvent le coffre...
Doucement, d'accord ? Que se passe-t-il ?
Gonzalo avait un coffre dans cette banque.
J'h�sitais � t'appeler.
Tu as bien fait.
Ne t'inqui�te pas.
Je passe quelques appels.
Merci, � plus tard.
Bureau de la Pr�sidente.
- Passez-moi Ferr�n. - Il est avec la Pr�sidente.
- Son portable. - Tout de suite.
Merci beaucoup � tous.
Merci.
On sort dans 2 min. D�gagez le couloir.
Il y a plein de journalistes.
S'ils l'interrogent sur Bruxelles, elle va nous ridiculiser.
J'appelle la police ?
D�brouille-toi, mais pas de questions. On change de sortie.
Julio, je suis...
Soriano avait un coffre dans la banque.
Quoi ?
- Qu'est-ce que tu dis ? - Tu as entendu.
On est foutus.
Tu as parl� � qui ?
Sa femme. Elle ignore le contenu.
C'est la merde.
Au pire moment.
Relax. Appelle Manolo et Ernesto.
On va demander les infos au minist�re de l'Int�rieur.
Stop.
Il est l�.
Vous voyez ?
Oui.
Gonzalo Soriano.
Il �tait partout � la t�l�. Un gros scandale.
Un homme politique.
Inculp� pour des enregistrements.
Un d�tective qui bossait pour lui a tout balanc�.
Politiciens, banquiers, etc.
Il est all� en taule.
Il n'y est plus. Il y a eu un souci
avec les preuves et �a a �t� invalid�.
Et tout serait dans ce coffre.
Regardez bien l'image.
Il tient un disque dur.
Un seul coffre et tout ceci en aura valu la peine.
Les derni�res images de la cam�ra, avant qu'ils ne la d�sactivent.
- Et ces gilets ? - Des explosifs.
Merde.
Le m�canisme bloquant la salle des coffres est coup� pour r�vision.
Le syst�me devait �tre r�tabli aujourd'hui.
Soriano a bien ouvert
un coffre, ici, il y a cinq ans.
- Pourquoi � Valence ? - Pour �viter les soup�ons.
Il y est all� comme n�gociateur, a lou� le coffre et planqu� le matos.
Le salaud avait des dossiers sur tout le monde.
On savait que Soriano enqu�tait
sur l'opposition, mais... quand c'est sorti dans la presse...
L'accident de bateau de Soriano...
Personne n'est impliqu�.
C'�tait...
un vrai accident.
Et le hold-up pourrait �tre un hasard.
Ils ne savent peut-�tre pas pour le coffre, ni qui est Soriano.
Ne prenons pas de risque.
On doit les d�loger avant qu'ils ne l'ouvrent.
� prendre ou � laisser.
C'�tait pas pr�vu.
J'aurais d� vous casser la figure d�s le d�but.
Vous prenez ou pas ?
C'est le 314.
Putain, fait chier.
L'Uru, �a commence � se bouger, dehors. C'est chaud.
Allez, allez !
Par ici.
Deux ! Deux ici, vite. Toi, derri�re.
J'ai dit que �a serait difficile de tout avoir.
Enfin, pas tout,
mais on s'en approche.
Tu parles s�rieusement ?
Hein, Jos� Luis ? Parce que je vois la 7�me cavalerie.
Je me demande si tu commandes.
Je gaspille ma salive ?
Rien n'a chang�, pour nous.
Mais si tu veux parler avec quelqu'un d'autre...
Non, on continue comme �a. La confiance est l�.
Mais tes petits soldats...
Mes amis
sont tr�s inquiets, tu comprends ?
Je te dis qu'il n'y aura aucun probl�me.
Tu pourrais nous envoyer � manger et � boire ?
Bien s�r. Compte sur nous.
Pas de somnif�re ou de poison. On fera go�ter aux gens d'abord.
Ne t'inqui�te pas, on ne fera rien.
Dans 30 minutes,
devant la porte.
OK, merci.
Bonne id�e, la bouffe.
Ils vont croire qu'on va rester coinc�s ici des heures.
Un sandwich pour eux, et on sera d�j� sur la plage avec une paella.
Je te facturerai la le�on, le Fou.
Mon vieux m'a parl� de toi.
Tu es...
raffin�.
C'est le mot. Tu es raffin�. Tu as la classe.
Au boulot.
Tout est sous contr�le.
Allez, on n'a plus le temps.
Une seconde.
Il faut y aller. �a monte encore.
On y va !
Venez tous avec moi, vite.
Dans le calme.
Allez.
Plus vite, allez !
Quoi ? Allez !
Allez, vite. Par ici.
Venez ici. Vous aussi, par ici.
Voil�.
Allez, allez.
Entrez l�.
Entrez. Prenez un gilet.
Un gilet chacun.
Vite, mais faites attention.
� genoux. Trois. Toi, toi et toi.
C'est �a, ici.
Fermez-le, voil�.
Voil�, c'est �a.
C'est �a, tr�s bien, on coop�re.
Montrez, monsieur. C'est �a.
Ce sont des faux.
Ne bougez plus.
Vous voyez la petite lumi�re ?
�a signifie que le d�tonateur est connect�.
J'appuie.
Et le mercure est lib�r�.
Si vous voulez pas chier du feu, ne bougez pas.
Si vous bougez et que le mercure
touche les deux p�les,
c'est foutu.
Vous sautez, vous, ces cr�tins et le b�timent.
Vous avez tout pig� ?
- Rester tranquille. - Ne pas bouger.
J'aime quand les gens comprennent.
�quipe Alpha en position.
Deux sont arm�s.
Vision thermique activ�e.
J'ai trois braqueurs. Je r�p�te, trois braqueurs.
- Braqueurs ou otages ? - Braqueurs.
O� sont les trois autres ?
Les cam�ras ne passent que le premier mur.
Ils sont avec eux, ou dans un bureau du fond, ou au coffre.
Oui, mais ils font quoi ?
Pourquoi ils ne r�pondent pas ?
Tu fais quoi, l� ?
C'est le coffre de Soriano.
- Tu dis ? - Le coffre.
Le 314, c'est celui de Soriano, le politicien.
Qu'est-ce que tu en sais ?
Et toi ? T'en sais quoi ?
C'est quoi, ce bordel ?
Tu savais, pour le coffre.
- Toi aussi. Tu m'entubes ? - Moi, je t'entube ?
Qui t'a contact� ?
On te paie � me surveiller, le Galicien ?
Tu crois que j'ai pas d'honneur ? Tu d�lires ?
Il y a d�j� un proprio. Tu l'as vendu.
- Te fous pas de moi. - Tu l'as vendu.
Joue pas au con avec moi.
Tu �tais o� ?
Mon vieux disait que tu �tais nul. C'est inond�.
- Comment on fait ? - Ta gueule.
Prends les sacs. Qui te l'a dit ?
- Juan ? - C'est qui, Juan ?
Qui te l'a dit, putain ? Enfoir�.
La directrice.
Elle te l'a dit, comme �a ?
� Eh, mon beau, tu veux savoir un truc ? �
Parlez feuilletons une fois sortis.
Allez, on se tire.
Putain, allez, on descend.
Prends �a.
On descend.
Putain !
Bougez-vous !
Allez, putain.
- Tout est pr�t ? - Oui.
Allez, gros.
Vite !
Fermez vite !
- Qu'est-ce qui se passe ? - Une seconde.
- Allez, on bouge. - Une seconde !
Il y a trop de pression.
Le courant est trop fort.
- Laisse-moi... - Impossible !
Compris.
Feu vert pour entrer.
Comment �a, entrer ?
Et les otages ?
Tout le monde en position.
On entre.
Ces salauds ont creus� un trou.
�a doit rejoindre un tunnel.
Qu'est-ce que tu dis ?
Oui, ils parlaient de �a, le jeune et l'autre.
Quoi qu'il en soit, on reste calmes et on attend.
- Il est l�. - Attrape-le.
Impossible, putain !
- On fait quoi ? - On remonte.
- On monte ? - Oui, idiot.
- Il y a la police. - Tu pr�f�res te noyer ?
- Pourquoi tu montes ? - Montez tous !
�coute-moi, Varela.
Putain.
- On y va ? - On y va.
J'�tais aux chiottes.
-Tu r�ponds enfin. -Bien s�r.
On en est o� ?
�a bouge ? Du nouveau, pour l'avion ?
Non.
Alors, pourquoi tu m'appelles ?
Je suis ta ch�rie, ou quoi ?
Appelle quand c'est important.
La nourriture. Je t'appelle pour �a.
Si �a te va, on l'apporte maintenant.
D'accord ?
D'accord.
Merci.
On y va. Quand ils sortent, on met le paquet.
�a y est, ils sont l�.
O� je l'ai mise ?
Pourquoi t'ouvres pas ?
Tout va bien.
Je vais la trouver.
Tu as perdu la cl� ?
�a faisait pas partie du plan.
Tu es responsable des cl�s. Cherche-les bien.
Dans ta poche arri�re.
Je les mets jamais l�.
Va ouvrir.
- Attends, attends. - Quoi ?
Ton froc est mouill�.
Et alors ?
S'ils le voient, ils vont avoir des doutes.
�change avec un otage.
Toi aussi, il est mouill�.
Je ne sors pas.
Ils ne vont pas me voir. Toi, oui.
Oui, j'ai pig�.
Ils vont te voir.
Va te changer.
Arr�tez tout !
Interrompez l'op�ration. Je r�p�te, interrompez.
Confirmation ?
F8 Tango.
Interrompez.
Tout �a pour nous ?
Tr�s g�n�reux.
Radins !
- Je vous les apporte ? - Non, reste l�.
Tu me prends pour un con ?
Attention, la mozzarella va couler.
Le pourboire, la prochaine fois.
Ils vous ont dit quoi ?
Une explication ?
Ils ont chang� d'avis.
C'est tout.
On a engag� un ex-agent secret
qui est � son compte et a d�j� travaill� pour nous.
- Il est dans la banque ? - Non, c'est un autre.
Trop risqu�. En cas de p�pin...
Comme ce merdier ?
Ses liens avec le parti auraient transparu.
C'est quelqu'un d'autre, qui suit ses ordres,
sans rien savoir de nous ou du contenu du coffre.
L'un de vous savait ?
Aucune id�e.
Qui a ordonn�...
Moi, Ernesto.
- On voulait... - Le coffre de Soriano, pour vous.
Vous vouliez baiser qui, cette fois ?
- Arr�te, Ernesto ! - Arr�te !
Putain d'enfoir� !
On est dans le m�me bateau.
Si �a nous �chappe, on est tous foutus.
C'est Jorge Pugliese, dit l'Uruguayen.
Pourquoi votre expert a mont� �a, en plein centre de Valence ?
Je l'ignore, mais il se porte garant.
G�nial ! Je me sens beaucoup mieux.
Il est certain que s'il le fait,
c'est qu'il a un plan pour sortir.
Vous pensez au discr�dit que �a jetterait sur la police ?
Oui, mais laisser la police en plan est secondaire.
Il faut envoyer quelqu'un de fiable, qui ne fera pas de vagues.
Quelqu'un de r�ceptif, pr�t � trinquer.
Tenez, madame, distribuez �a.
Chef.
C'est bon.
Je la laisse l� et vous mangez.
�a va ?
Oui, merci.
S�re ?
Mange.
Mangez, allez, c'est bon.
Varela.
Viens, viens.
Quoi ?
T'as vu la bonasse ?
La petite brune.
Tu lui mets combien ?
- T'es con ou quoi ? - Pourquoi ?
C'est le moment de parler nanas ?
Quand on est entr�s, ces salauds allaient tout lui prendre.
- C'est pas un hasard. - Tu t'entends ?
Je lui plais.
Le courant passe.
Je sens comme une �nergie, un signe.
Elle ne te regarde m�me pas.
Elle ne me regarde pas ?
Elle ne veut pas te reconna�tre si la police demande.
Elle se chie dessus.
Pauvre con, tu es jaloux.
- Jaloux ? - Oui.
Concentre-toi et ne m'�nerve pas.
Tu as vu quelqu'un se sortir d'une telle merde,
m�me avec tant d'otages ?
Tu fais quoi ?
Je d�clenche le plan B.
Le putain de plan B.
Avec �a, on est sortis. Pig�, le Galicien ?
Je pige que dalle.
Vous seriez gentils de m'expliquer ?
C'est � qui ?
� un politicien.
Un gros bonnet. Avec �a, on sort d'ici.
Tu savais, pour ce mec. Toi aussi ?
La directrice m'a parl� de Soriano.
Et du coffre. Il savait et nous a amen�s pour �a.
J'ignorais que c'�tait � Soriano.
Je devais prendre le coffre et le livrer ferm�.
J'ai vu � Soriano � associ� au coffre 314, sur l'ordi.
Ils nous enfument.
Le Galicien a raison.
On a fait tout �a pour cette merde.
Un vol est un vol. Fais pas chier. J'avais une autre commande.
Qui est derri�re �a ?
Celui qui m'a donn� l'info �tait mon seul contact.
Je devais prendre le coffre, le livrer ferm�, sans rien dire.
�a nous a ouvert la banque et on a eu carte blanche.
Une belle occase.
Comment il savait que tu le garderais pas ?
Il voulait plus de pognon. Tu piges la combine ?
Ils vont te filer plein de thunes.
� nous, tu ne nous as rien dit. � tes fr�res !
Quel fr�re, cr�tin ?
Je t'ai pris par piti�,
pour faire plaisir � ton vieux, OK ?
Et demande donc au Galicien
ce qu'il a fil� � la directrice.
Tu as fil� quoi ?
Va te faire foutre.
Ce genre de pute fait payer l'info.
Pour baiser aussi, le Galicien ?
Tu lui as fil� une partie du pognon de tes fr�res ?
Salope.
C'est une salope.
Une putain de salope.
Attends, l'Uruguayen, on parle.
On est en train de parler.
O� est la directrice ?
L�-dedans.
Mme la directrice ?
O� �tes-vous, Mme la directrice ?
Ouvre la porte, putain !
Putain, salope !
Ouvre la porte, je sais que tu es l� !
Ouvre, salope.
Tu veux jouer les dures ? On va jouer les durs, viens.
Viens, salope.
Tu as mis �a o�, bordel ?
O�, bordel ?
J'ignore de quoi vous parlez.
Tu crois pouvoir m'embobiner comme l'autre ?
Tu parles ou je fais une fouille corporelle ?
Laisse-la tranquille.
Le Galicien s'est d�j� fait baiser par une pute comme toi.
J'ai pris six ans � cause de ta blondasse.
Il lui a tout dit et elle a balanc�.
Laisse tomber, ne l'�coute pas.
C'est �a, son probl�me.
Son instinct de soumission.
Vivre sur le dos d'une pute
avec un balai dans le cul.
Je me fous de tes histoires de nanas rigides.
Fais pas chier !
Alors, l'ing�nieur ?
Tu t'�nerves ? Tu vas me frapper, p�d� ?
Attendez, attendez !
Qu'est-ce qui vous prend ?
Aussi con l'un que l'autre.
Mais comment on va sortir d'ici ?
Il faut en finir. Et que �a finisse bien.
Je vous ai mis l�-dedans,
je vais vous en sortir.
Mais fait chier
que cette salope pioche dans notre butin, OK ?
Qu'elle rende
ce qu'il lui a donn�.
On a un march�.
On n'avait pas besoin de tes infos de merde.
Tu fais des heures sup ?
Tu continues d'escroquer les gens ?
Salope.
Des diamants.
Il lui a fil� des diamants et elle les a aval�s.
Elle a plus de couilles que nous tous.
Voyons ce qu'on a planqu� l�.
C'est quoi, cette merde ?
Putain.
J'ai foir�.
J'ai tout foir�.
Il n'aurait jamais utilis� �a contre le parti.
Il craignait que �a tombe entre de mauvaises mains.
S�rement, mais il faut qu'on prenne les devants.
On ne peut pas se laisser d�passer.
Un jour, il �tait de mauvaise humeur.
Tous les journalistes �taient � la porte.
Il s'est enferm� dans son bureau et a t�l�phon�, des heures.
Il a dit que s'il d�cidait d'allumer le ventilo,
la merde irait jusqu'en haut, au plus haut.
Pardon, je peux vous parler ?
- Ils ont trouv� un disque dur. - Et ?
Tout a �t� effac�. Mais on peut en r�cup�rer.
- Qu'ils s'y mettent. - Et pour Valence ?
Mellizo y va.
Mellizo ?
Colonel Mellizo � l'appareil.
Le nouveau responsable ?
J'esp�re qu'on verra la diff�rence, on n'est pas contents du service.
Les choses vont se passer autrement.
Et si on parlait en t�te � t�te ?
Pour me buter au passage ?
Personne ne tirera sur personne.
Parole d'honneur.
Dans 5 min, � la porte de la banque.
Allez-y.
�coute-moi bien, l'Uruguayen.
On va vous sortir de l�.
Tu comprends ?
J'attends d'entendre �a depuis des heures.
J'ignore ce que tu avais pr�vu, mais c'est rat�.
Alors tu vas faire exactement ce que je te dis.
C'est quoi, ce bordel ?
Aucune id�e.
Tout est r�gl�.
On sort par la cour du bas,
par la bouche d'a�ration de l'air conditionn�,
puis le b�timent d'� c�t� et on sort.
Il doit d�j� �tre occup� par la police.
Personne ne surveille la cour.
On grimpe au 4�me, la fen�tre sera ouverte.
Un type nous attendra,
avec des uniformes.
- Ils se connaissent. �a va foirer. - Ils ne se connaissent pas.
Le colonel monte une embrouille.
Il permute les renforts. Personne ne se conna�t.
Les gars.
OK, on y va.
Allez, on monte.
Tout le monde en haut.
Allez !
Allez, plus vite.
De vraies tortues, putain, allez !
�quipe Alpha,
abandonnez la position, revenez � la base.
Bien re�u.
On s'occupe de la zone, tu peux descendre.
- Et l'Uruguayen ? - � l'int�rieur, avec le Fou.
J'ai pris le truc, je l'ai lanc�,
mais ce connard nous a bais�s. Il nous a pi�g�s.
De quoi tu parles ?
Du disque dur. Je l'ai mis dans l'ordi, pour voir,
et �a a commenc� �... Il nous a bais�s.
Il a mis un... comment on dit ? Un troyen.
Il a mis un troyen.
�a s'est mis � tout t�l�charger.
Et plus rien.
Et maintenant...
il est vide.
Je te dis ce qu'il en est.
Je vais te le fourrer dans le cul.
Dans le cul, fils de pute !
Tu entends, enfoir� ?
Dans ton cul !
Il se passe quoi ?
Ce d�bile a vid� le disque dur de Soriano.
Doucement, le Galicien.
C'est pas moi !
Putain de merde, le Fou !
C'est pas moi. Il nous a bais�s.
Ferme-la, imb�cile !
Faut y aller.
Debout ! Allez !
Quel d�bile, putain !
Vous avez les uniformes.
� vous de voir. Il me faut le contenu du coffre.
Ouvre-nous la porte et file-nous une bagnole.
Je te donne �a apr�s.
Quoi ?
On n'a rien � lui donner.
Deux groupes.
L'Uruguayen avec Marcos et Varela,
emmenez-le.
- C'est plein de flics. - T'inqui�te.
Tu as vu le nombre ?
Il faut une autorisation pour traverser la rue. Une seconde.
Et la dame ?
On l'a trouv�e...
Elle �tait au 5�me.
�a a �t� �vacu�, il y a des heures.
J'ai expliqu� � votre coll�gue, je n'ai rien entendu.
Elle n'avait pas ses papiers, on l'a emmen�e.
Tu regardes quoi ?
Tu es curieux ?
Je te truffe de plomb ?
Baisse �a !
- Tu fais quoi ? - Je r�agis.
Ils savent. Ils vont nous tuer.
Toi aussi, baisse �a.
Baisse �a, fils de pute. Ils ont pig�.
Ils vont nous tuer. Baisse �a !
Je suis cingl�. Je la tue.
Je parle espagnol
ou chinois ? Je suis fou.
Le Fou,
�coute-moi, on recule.
Ferme-la.
- Ferme-la. - Par ici.
Ferme-la, on recule.
- Varela, recule ! - Bougez pas.
Tous derri�re moi. Sans bouger.
Un coup de feu et je lui explose la cervelle.
Recule, enfoir� !
Le Fou, le Fou,
recule.
Reculez !
- Le Fou, recule ! - Montez !
Le Fou, recule !
Vous avez touch� la femme !
Elle est bless�e.
Vous l'avez touch�e.
Ne tirez pas.
Emm�ne-la.
Ne bougez pas.
Ne montez pas ou je l'ach�ve.
Personne ne nous suit ou je l'ach�ve.
Doucement, du calme.
Du calme.
Je vais mourir.
Non, tu ne vas pas mourir. �coute bien.
La balle est ressortie, OK ?
Ton ch�ri a fait un super garrot.
�coute-moi bien.
Tu ne veux pas qu'on me chope et que je parle des diamants.
Bien.
Rends-moi service, retiens-les le plus possible.
C'est fini.
La directrice est sauv�e.
La balle a travers� le bras proprement.
Garde la balle, elle est � toi.
Ils ont failli la tuer,
alors, pr�pare-toi � un gros proc�s.
Tu entends ?
C'est fini, l'Uruguayen, fini.
Gaffe aux noms, je peux en donner aussi.
Faites un peu preuve de bon sens.
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Ne nous leurrons pas.
Vous ne pouvez que sortir et affronter l'orage.
Parfois on gagne, parfois on perd.
N'empirons pas les choses.
On gagne ou on perd ?
- �coute... - Non, �coute, Colonel Moutarde.
Si dans une demi-heure on n'a pas de bus,
je tue un otage.
Et un autre, toutes les 15 min, tu entends ?
Et maintenant ?
Ils ne feront rien.
Il semblait d�cid�.
Ce sont des pros. Ils n'ont jamais commis de meurtres.
Ils ne vont pas aggraver le vol.
Dans une demi-heure, ils sortent. Ils n'ont pas le choix.
Un point important :
je veux qu'ils soient tous mis en isolement complet, une fois sortis.
Je voulais juste savoir
pourquoi ils ont mont� ce bordel et nous laissaient sortir.
Je voulais v�rifier l'information, c'est tout, tu comprends ?
Comment savoir que ce salaud allait nous baiser ?
Je sais que j'ai merd�.
Mais j'ai bien fait les choses.
Il fallait analyser la situation. Je l'ai fait.
J'ai �t� � la hauteur.
Mon vieux serait fier.
Tu veux un prix, cr�tin ?
Une m�daille ?
Tu as foutu l'info en l'air.
- Tu es vivant. - Ta gueule !
- Tu fais quoi ? - D�gage.
Je t'explose la t�te ?
On peut parler � personne.
Tous v�n�res.
Je ne veux plus t'entendre, d�gage, enfoir�.
J'ai lou� ce coffre quand j'organisais �a.
Pour f�ter la r�ussite. Mais...
vu comment �a se passe...
Merde, il est chaud.
D�sol� pour ce qui s'est pass�.
Pour Rosario.
Maintenant, on est quittes.
L�, c'est ma faute.
Je pensais que ce serait une occase pour tous, mais honn�tement...
J'ai tout invent� pour vous amener ici,
mais je n'imaginais pas ce bordel.
Et je ne t'ai rien demand�.
J'ai cru � ton histoire, j'en avais envie.
J'�tais content que tu me contactes.
Et j'avais besoin d'argent.
Ta part de Rosario ?
La blonde a tout fauch� ?
La salope.
Elle m'a embobin� comme un bleu, cette putain de salope.
Et toi ?
Ta part ?
Je suis sorti de taule,
j'ai pris ma part et je suis venu en Espagne.
Je me plais, ici.
Je voulais me ranger,
vivre comme une personne normale.
J'entre dans une banque...
Un type me re�oit et me dit
qu'il a un produit sp�cial pour moi.
Qu'une personne importante comme moi m�rite un traitement
pr�f�rentiel.
Tu d�connes.
C'est pas dr�le.
C'est pas dr�le, le Galicien.
Ils m'ont plum�. Apr�s le corralito, on me fait �a !
Je suis si d�bile que �a ?
Te marre pas, putain.
Enfoir�.
Non, s'il vous pla�t.
Arr�te, c'est pas ce que tu crois.
Les femmes, je les respecte.
Pour moi, les femmes sont tout l�-haut.
J'ai des valeurs.
C'est pour toi.
Prends-le.
Planque-le dans ta culotte. Un peu court, ton short.
- Mais... - C'est � un trouduc.
Son coffre en �tait plein.
S'il avait tout �a,
c'est qu'il en a trop, ce salaud.
Tu connais le proverbe.
� Qui vole un voleur... �
Tu viens � la banque,
paf, tu rembourses le pr�t, et voil�.
Ce qui est � toi,
personne ne te le prendra.
Merci.
Au moins, tu as tes contacts.
C'est des amis � toi, dehors, non ?
Tu vois comme ils m'ont aid�.
Donne-moi une minute et j'appelle.
En taule, on ne se souvenait pas de moi, mais de toi...
Tu dois lui dire la v�rit�.
La v�rit� ?
Oui, la v�rit�.
Soriano nous a tous arnaqu�s. Nous aussi.
Quand les Russes ont pris Berlin,
� la fin de la Seconde Guerre mondiale,
deux soldats sont entr�s dans le bunker
et ont trouv� le b�cher,
avec les os de Hitler et Eva Braun.
De quoi tu parles, t'es bourr� ?
On les a renvoy�s � Moscou
et on leur a bris� les os.
On pensait qu'ils avaient invent� le suicide.
Et on les a envoy�s en Sib�rie.
Ils n'ont jamais cru qu'il ne restait que des cendres.
La v�rit� est parfois une saloperie.
Je suis comme ces Russes.
- Dehors, ils vont croire... - Qu'un complice d'ici te le garde.
Que tu as un atout. Tout, plut�t que dire qu'on n'a rien.
Tu as raison, �a se tient.
Tu parles.
J'ai pas parl� de Soriano aux flics.
- Pourquoi ils se m�fieraient ? - Qui ne se m�fierait pas de toi ?
Putain.
C'est peut-�tre �a, le truc.
Qu'ils m'envoient en Sib�rie ?
On a ferm� nos gueules.
Il est temps de parler.
Faire quoi ?
Parler � quelqu'un du gouvernement.
Pourquoi faire tra�ner les choses ?
Ne tire pas sur la ficelle.
La ficelle, non, mais vendre la m�che, oui.
Ici, � part nous,
il y a trente personnes.
Si dans deux heures,
un repr�sentant du gouvernement
ne vient pas n�gocier,
on ne va pas tuer ni violer ces personnes,
on va les affoler un peu avec un expos� tr�s instructif
sur le contenu du coffre de Soriano.
Tr�s bien. Si c'est ce que tu veux,
je transmets ton message.
Fais-le.
J'y vais.
- All� ? - Fernando.
Domingo, qu'y a-t-il ?
Je suis en centre-ville, pour le hold-up.
�a va peut-�tre t'int�resser.
Quoi, �a se complique ?
Les services secrets sont l�.
Merde.
Tu te souviens de Soriano ?
Le type des dossiers ?
Oui, c'est � ce sujet.
Quelqu'un de Valence les a appel�s. �a a fuit�.
Si �a sort � la t�l�, c'est mort.
�coute, j'ai entendu la conversation.
Sur Soriano. Ils savent juste que le hold-up est li�.
On se rappelle.
Il faut une strat�gie pour se couvrir.
Ce coffre peut contenir n'importe quoi.
Parles-en � tous, pour savoir qui sait quoi.
C'est en cours.
Je veux une liste de ceux qui pourraient �tre impliqu�s.
Si �a finit dans les m�dias, il faut avoir des r�ponses.
Pas d'improvisation.
Que personne ne dise de conneries devant les cam�ras.
- Vous �tes... - Celui que vous demandiez.
Je peux conclure un march�, ici et maintenant.
Allons-y.
Il n'y a qu'une issue, la porte principale.
Avec les cam�ras de t�l�vision et la police.
On s'est tromp�s de camionnette.
Donnez le disque et taisez-vous,
vous choisirez la dur�e de votre incarc�ration.
Un court s�jour.
Vous connaissez l'histoire du dentiste ?
Le patient entre et s'assoit,
il attrape le dentiste par les couilles
et lui dit : � On va �tre bien gentils l'un avec l'autre,
n'est-ce pas ? �
Vous voulez un truc que nous avons,
et nous,
on veut quitter le pays.
Sinon, on aura mal aux couilles,
mais vous, encore plus.
�coutez,
ne le prenez pas mal, mais soyons clairs.
Ce n'est pas la premi�re fois qu'on s'engage dans ce genre de chose.
Vous direz � votre chef que c'est ce qui va se passer ?
Se passer quoi ?
Que les otages disent qu'ils ont entendu un enregistrement, avec un �change ?
�a dure combien de temps ?
Et les vid�os ?
Votre ami aime le cin�ma.
Il a tout enregistr�.
Un tr�s beau montage,
avec des �toiles, comme dans les journaux. Tout.
Devinez qui appara�t dans le film 5 �toiles ?
Et ce qu'on voit d'elle.
Vous voulez savoir ?
Votre patronne.
- Montrez-moi �a. - Relax.
Je vous le montrerai.
Mais c'est comme au cin�, faut passer au guichet.
Alors, trouvez-nous un bus dans la demi-heure,
si vous ne voulez pas que les otages aient un souvenir sur leur portable.
En arri�re.
L�.
- C'est lui. - S�r ?
Oui, c'est lui qui est venu me remplacer.
On peut am�liorer l'image ?
On est � la limite,
mais on peut ajuster un peu.
Quand vous l'avez, diffusez.
Qu'on voie s'il a quitt� Valence.
Il nous faut un plan d'urgence.
R�quisitionnons les portables des otages.
Inutile, c'est une putain de vid�o,
pas juste une voix. On doit savoir ce qu'ils ont.
Je m'en occupe.
Et le disque dur trouv� chez Soriano ?
Toujours rien.
Qu'ils se d�p�chent.
On peut arr�ter �a si on sait de quoi ils parlent.
Sandra ?
J'ai tout dit � la police.
Il y avait clairement deux leaders, le Galicien et l'Uruguayen.
Ils s'appelaient comme �a.
Si un d�tail vous revient, �a nous aidera � savoir qui ils sont.
Bien s�r.
Ils se m�fiaient l'un de l'autre.
Le Galicien disait que l'autre avait menti.
Qu'il avait invent� une histoire
et n'avait pas dit toute la v�rit� sur le hold-up.
Quelle v�rit� ?
Il cachait quoi ?
Je ne sais pas.
La ligne est s�curis�e, parlez.
On a dit tout ce qu'on avait � dire.
Moi aussi, mais je dois voir la vid�o, avant de prendre une d�cision.
J'ai la bouche s�che, � tant parler.
Si vous voulez mon aide...
Il y a erreur.
C'est moi qui t'aide. Pig�, connard ?
C'est ta merde et celle de ta chef, alors tu la verras quand �a me chante.
Entendu ou je t'envoie un email ?
La vid�o, c'est du bluff.
Quelle insolence !
Tu es dou� pour les mensonges.
Tu as menti � tes acolytes, et � moi, maintenant.
J'ai toujours imagin� les hauts fonctionnaires prenant de la coke.
Toi, tu prends de la gomina ?
Tu n'as rien, c'est du bluff.
Ni vid�o, ni photos.
Tu te crois intelligent ?
Gare � ton orgueil, il peut te mener � ta perte.
Je ne te laisserai pas le temps
de monter un de tes stratag�mes.
Si �a te dit de voir
ta pr�sidente se tailler les veines � la t�l�, attends la fin du d�lai.
Tout va bien.
Ils n'ont rien.
Du moins, pas ce qu'ils disent.
Il se fout de nous.
Il faut entrer et les faire sortir.
On doit attendre.
Non, il faut en finir au plus vite. Maintenant.
Qu'est-ce qui se passe ?
Vous lui avez parl� ?
De ma conversation avec les types ?
�a me semblait important.
Important ?
C'est moi qui d�cide ce qu'on doit lui communiquer.
Chacun ex�cute ses ordres. Les miens sont de la tenir inform�e,
sans aucun interm�diaire.
Je suis son chef de cabinet !
On ne sait m�me pas s'ils ont une vid�o.
- C'est quoi ? - La copie du disque dur de Soriano.
Il n'y a pas que notre merde � nous, l�.
Des t�tes vont tomber, mais elle n'y appara�t pas.
On n'en est qu'� 40%. Elle appara�tra.
Du moins, elle en avait l'air s�re.
Elle a dit quoi d'autre ? Quels sont vos ordres ?
La strat�gie va changer.
C'est tout ce que je peux vous dire.
C'est la rel�ve de notre homme ?
Aucun doute.
La cam�ra de s�curit� a enregistr� �a, il y a 1 h.
On le tient s'il a pay� par carte.
C'est un flic.
- Un vrai. - Quoi ?
�a ne peut �tre que lui.
Nom, pr�noms, tout co�ncide.
Et il est sous les ordres de Mellizo.
Pourquoi donner le disque � Mellizo ?
Je l'ignore.
�a date.
De ses d�buts en politique.
Du premier mandat qu'elle a remport�.
Valence, 1995, � deux doigts de la majorit� absolue.
Elle avait besoin d'une abstention pour �tre �lue. Elle l'a eue.
Soriano ne peut rien avoir sur elle l�-dessus.
Des promoteurs �taient l�-dessous, pas le parti.
Le d�put� qui a chang� d'avis s'est senti flou�.
Il a menac� de parler.
Bien plus tard, elle �tait � une r�union.
Dans la compta, on a trouv� un paiement sign� de Soriano
� une agence de d�tectives avec qui il travaillait.
Il peut y avoir des vid�os de la r�union.
Et le rapport ?
Nulle part.
L'agence existe encore ?
On ne travaille plus avec eux.
Fais chercher la vid�o. Il doit y avoir une copie.
Ferr�n.
S'ils refusent, inspecte-les.
Tu devrais rentrer � Madrid.
On a fait venir Mellizo, car il est implacable.
Et s'il a carte blanche...
Parfois, le mieux, c'est de regarder de l'autre c�t�.
Je prendrai le train suivant.
Non, on y va ensemble. Ou tu seras �clabouss�.
Alors, je serai foutu.
Quoi qu'il arrive. Autant choisir comment.
Personne n'a dit que tu pouvais choisir.
On fait les valises, voil� le minibus.
On part tous en voyage, allez, souriez.
Allez, on y va.
Ils n'ont pas tra�n�.
Ils ont peur.
Ils sont d�sesp�r�s.
On les fait sortir dans 5 min.
Vu la menace pour la vie des otages,
le gouvernement a d�cid� de c�der et de faciliter
leur sortie du pays.
C'est une blague.
Montez dans ce train et laissez-nous faire notre boulot.
Ils ne sortiront pas sans assurance vie.
Ils ont six otages, un chacun.
Trop risqu�.
�coutez...
Six braqueurs en gilet explosif.
� la moindre erreur, tout le monde saute.
Sortez d'ici !
� la place du colonel,
dans cette situation,
tu nous laisserais sortir vivants,
sachant qu'on peut garder une copie des vid�os ?
Je ne nous laisserais jamais quitter le pays avec �a.
Pas besoin de partir.
Avec les t�l�phones, on pourrait faire dix,
cent copies.
On les tiendrait pour toujours.
On pourrait faire pression tant qu'on veut.
Un chantage sans fin.
Ils ne nous baiseront pas comme ces Russes.
On fait quoi ? Je vois bien que �a foire.
- On attend. - Quoi ?
- L'Uruguayen. - Marre de l'attendre.
Moi aussi.
Oui.
Il y a un probl�me ?
� vous de me le dire.
On devrait arr�ter de temporiser.
La moiti� de la ville est paralys�e pour d�gager la voie.
En 20 min, vous serez � l'a�roport.
Si vous tentez quoi que ce soit, on explose tous.
Les gens, le bus, tout.
Tout le monde est brief�. Pas de surprises.
Pr�ts � sortir ?
L'Uruguayen ?
On sort dans 10 min.
Demi-tour !
- QG. - Je dois parler � Mellizo.
Il est occup�.
Je sais, mais je dois lui parler imm�diatement !
On a le rapport, JJ-21. Pas de vid�o.
Soriano a fait d�tecter les micros pour �viter que le transfuge enregistre.
Ce bus ne doit pas exploser.
Allons-y.
Fils de pute, tu es devenu fou ?
Tu veux tout foutre en l'air ? Me niquer ?
Il est trop tard pour changer de plan.
Tout le monde en position.
Marchez doucement.
Avancez lentement, s'il vous pla�t.
Montez dans le bus, lentement.
On est des otages, ne tirez pas.
� terre !
Nous sommes des otages.
Colonel !
Nous sommes des otages, ne tirez pas.
C'est quoi, ce bordel ?
Ce n'est pas eux.
Ce sont les otages.
�a se vide, on y va.
Ne bougez pas !
Ce sont des faux. Ils n'ont pas d'explosifs.
� terre !
Non, s'il vous pla�t !
Ne bougez pas !
Nous sommes des otages.
Mon lieutenant.
R.A.S.
Des agents � toutes les sorties de m�tro.
Impossible.
Je sais ! Bougez-vous !
Toutes nos unit�s sont en d�placement.
Je me fous de savoir d'o� vous sortez les gens.
Sortez.
Sortez tous !
Parlez-nous des infos qui circulent.
Pas maintenant.
Avez-vous pu parler � la Pr�sidente ?
Que contenait le coffre de Soriano ?
Je ne ferai pas de d�claration.
Ferr�n, n'insiste pas. Elle ne veut pas r�pondre.
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