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Alice, viens!
Marche sur la planche et saute dans I'eau, c'est ça!
C'est mon tour!
Vas-y!
Qu'y a-t-il à manger, Eliza?
Du haddock, c'est tout.
Les enfants...
j'ai une chose importante à vous annoncer.
Merci, Eliza, ce sera tout pour I'instant.
Eh bien...
vous savez que les temps sont difficiles.
Alors...
voilà le problème.
On ne part pas en vacances cet été, je suis désolé.
On ne peut pas aller à la mer?
Je crains que non.
On peut faire une cabane dans le jardin?
Oui, bien sûr.
Père, tout ira bien, n'est-ce pas?
Oui, je crois.
M. Bastable vit ici?
Qui le demande?
M. Reginald Bates, huissier.
Vous êtes M. Richard Bastable?
Je viens de la part de M. Haig.
Vous désirez?
Vous devez beaucoup d'argent à M. Haig.
Si vous n'avez pas remboursé d'ici deux jours,
M. Haig devra sévir.
Mais je suis sur le point de le régler, peut-il patienter?
Ce n'est pas bon signe. Père est très inquiet.
Venez, vous qui vous dites des Bastable,
je convoque le conseil de guerre.
Camarades, une menace pèse sur la maison des Bastable.
Et nous seuls pouvons la sauver.
Chacun proposera un plan devant le conseil
pour restaurer la fortune de la famille!
- J'ai un plan. - C'est pas juste.
J'ai pas eu le temps d'en chercher un.
Lisons des livres pour trouver des idées.
Tu peux chercher une idée, nous, on suit la mienne.
On doit chercher un trésor.
C'est le bon endroit?
Oui. Ou c'est plus au nord,
y a une tâche sur la carte.
Que faites-vous, les Bastable?
On cherche un trésor.
Si tu nous aides, on partage avec toi.
Je déteste creuser et c'est I'heure de mon thé.
Voyons, Albert!
Regardez, un morceau de poterie, continue de creuser!
Albert, à toi!
Je vais me salir.
C'est pas grave pour vous, vos vêtements sont déjà sales.
Fais-le creuser!
T'as pas peur des vers de terre?
Non.
Alors, vas-y!
Ça a I'air dangereux.
Tu crains rien, on I'a tous fait.
Et alors?
Creuse la terre avec tes pieds.
Que se passe-t-il?
Non! Es-tu blessé? Peux-tu respirer?
S'il ne pouvait pas respirer, il n'hurlerait pas.
Je ne peux plus bouger mes jambes, au secours!
La ferme, je te dégage.
Ne le touche pas, tu as fait assez de bêtises.
Alice, préviens son oncle!
Je n'aurais jamais dû jouer à vos jeux stupides!
Bonjour, Alice! Que me vaut le plaisir?
On a enterré Albert.
Vraiment? Compréhensible mais exagéré.
C'était un accident. Il est coincé.
Pauvre Albert!
Ça alors! Qu'avons-nous là?
Arrête de brailler comme ça!
Ne bouge pas ou je t'éventre. Ta mère ne me le pardonnerait pas.
Ta main!
Bien.
Comment I'a-t-on enterré?
On déterrait un trésor et ça s'est effondré sur lui.
- T'as failli me tuer! - La ferme.
Tu es plus fort que tu en as I'air, Albert!
Vous cherchiez un trésor? Pas chose facile.
J'ai fait ça aussi.
Vous avez de la chance si vous trouvez une pièce.
C'est quoi ça?
La chance vous sourit!
Venez, vous avez tous mérité une tasse de thé!
Ne touche pas à ça, Oswald!
La pointe est empoisonnée et I'antidote est en Amazonie.
Permettez.
Nous sommes libres cette semaine, hein, mon neveu?
Les parents d'Albert sont à Harrogate.
Alors, on peut manger autant de gâteaux qu'on veut.
- Nous sommes libres aussi. - Mais on n'a pas d'aussi beau feu.
Ou d'aussi beaux toasts.
Si vous êtes si pauvres,
pourquoi votre père ne va pas gagner de I'argent?
Cette remarque montre ta pauvreté intellectuelle.
M. Bastable a un talent inestimable.
Tant de gens pensent comme toi
que ça conduit à I'absence de bons toasts grillés.
Alors, prends un gâteau et ne parle plus avant de réfléchir.
Aux chercheurs de trésor!
Que la fortune vous sourit!
Ta mère jouait ça.
Avez-vous passé une bonne journée?
Oui!
Dans le train, une chose excitante est arrivée.
Quoi?
J'ai pensé au diamètre de I'évaporateur et j'ai compris.
Sa température doit avoir le même taux que sa pression
dans la chambre de combustion. Il suffit de mettre
une soupape de sûreté.
C'est intéressant.
En tout cas, si j'arrive à réparer ça,
I'appareil de réfrigération marchera.
Nos problèmes seront terminés.
Bon, faut que j'aille travailler.
Je vois un nouvel investisseur dans la matinée.
Je pars très tôt.
Nous sommes fiers de vous.
Cinq... six...
sept...
huit! Père!
Réveillez-vous, vous êtes en retard!
Votre sacoche!
Merci. Vous serez tous sages?
C'est promis.
Conduis-moi à Bagdad, génie!
Où est passé le tapis de I'escalier?
Cela...
devrait vous occuper.
Eliza!
- Qu'y a-t-il? - Aidez-les!
Étendez le linge après ça!
C'est pas vrai!
On peut cirer des souliers à la gare. On aurait 1 shilling.
J'ai une meilleure idée.
Les poèmes de Noël Bastable!
Je vais utiliser mon shilling pour aller à Londres
et trouver un éditeur.
Pas tout seul.
Je I'accompagne.
Non, j'ai promis à Père qu'on serait sage.
Ne fais pas de promesses pour les autres.
Tu veux pas gagner de I'argent?
On doit faire confiance à Père.
On a confiance, on veut juste I'aider.
S'il te plaît, Dora.
J'ai dit non et c'est définitif.
T'en fais pas, je te couvre.
- Mais Dora... - Elle ne remarquera rien.
- Tu crois? - Promis, vas-y!
Arrêtez-vous, votre paquet!
Votre paquet, attendez-moi!
Ça va?
Votre paquet.
Merci, c'est mon manuscrit, il est très précieux.
Enchantée. Mary Leslie.
Enchanté. Noël Bastable. J'ai aussi un manuscrit.
Où vas-tu le porter?
À I'éditeur des Nouvelles Illustrées.
C'est le recueil des poèmes de Noël Bastable.
Passionnant!
M. Kipling a touché 20 guinées pour son premier recueil.
- Y en a plus dans le mien. - Avez-vous lu sa poésie?
Oui, et aussi Le Livre de la Jungle.
On ne peut pas demander le même prix que M. Kipling.
Inutile que ce soit 20 guinées
mais on doit restaurer la fortune des Bastable.
Je vois.
Dans ce cas-là, laisse-moi te donner ma carte.
Remets-la à M. Jellicoe, I'éditeur.
Merci.
Qu'avez-vous fait de ma corde à linge?
On est là!
On escaladait les Alpes
et il est tombé d'une falaise.
Venez m'aider.
Avez-vous vu Noël et Oswald?
- Je suis là. - Où est Noël?
Je crois qu'il écrit un poème à I'étage.
J'étais à I'étage.
Il a dit qu'il allait au grenier pour prendre du papier.
- N'est-ce pas? - Oui, c'est vrai.
Je I'ai vu.
À 9h30.
Il était bizarre.
J'ai noté I'heure au cas où la police m'interrogerait.
Pourquoi le ferait-elle?
Parce que...
après s'être enfui de chez vous, il a couru après une cycliste
et lui a volé un paquet.
N'importe quoi! Noël ne ferait jamais ça.
De toute façon, il est là-haut, non?
Je vais boire mon lait.
Tu m'as menti?
Pourquoi tu écoutes ce fouineur?
- Tu I'as laissé partir à Londres? - Tu m'as dit de pas I'accompagner.
Je vous ai dit de ne pas y aller!
Oui?
Excusez-moi, je viens voir I'éditeur.
Laisse ton message au courrier, ne traîne pas ici.
Mon nom est Noël Bastable, je suis poète.
Vraiment? J'en ai vu de belles
mais jamais de poètes en culottes courtes.
Tu t'es bien amusé, maintenant, dehors!
J'ai écrit que je passerais, il doit me voir.
Il doit? Tu m'as entendu?
Dehors! Dégage! Ou tu entendras ma poésie!
- Lâchez-moi! - Dehors!
Idiot!
Pardon, M. Le Gouverneur.
À quoi vous jouez?
- Votre nom? - Billy Wiggins.
Comment expliquez-vous votre attitude inqualifiable?
Ce gamin prétendait être poète.
Le voilà!
Vous regretterez de m'avoir bousculé!
Arrête!
Vous désirez?
J'attends et mon temps est précieux.
Je venais voir I'éditeur des Nouvelles Illustrées mais on m'a jeté dehors.
Excusez-moi.
Il vaut mieux lui écrire.
Il est très occupé.
Je lui ai écrit mais il n'a pas répondu.
La dame du train a dit qu'en lui montrant sa carte,
il me verrait.
Vraiment? Montre-moi cette carte!
Elle a dit de la montrer à I'éditeur.
Oui, donne-la!
C'est le docteur Leslie.
Fallait le dire!
Tout ami de Leslie est mon ami. Frank Jellicoe,
éditeur des Nouvelles Illustrées.
Noël Bastable, poète.
Eh bien, Noël, le poète, as-tu apporté un poème?
Ma soeur Alice a fait les dessins mais les poèmes sont de moi.
Bien.
J'en lis un à voix haute.
"Une mouche piquée par une guêpe.
Ô mouche noire Comme j'ai peine à voir
Ce dard sur ton pauvre dos
C'est tellement triste à voir
Toi, beauté du soir
J'aimerais que tu revives
Mais Eliza te préfère morte"
Combien valent ces poèmes, à ton avis?
J'en sais rien, je ne les ai pas écrits pour les vendre.
Pour I'amour de I'art.
Pas vraiment.
Vous savez...
nous voulons sauver la fortune des Bastable.
Si je t'en offrais une guinée d'or?
Merci.
D'accord!
Maintenant...
parle-moi des Bastable.
Nous sommes 5 enfants Bastable avec notre père
II travaille sur une invention.
Mais il faut du temps pour la réaliser.
Quelle est cette invention?
- Un appareil de réfrigération. - De réfrigération?
Pour conserver les aliments au frais.
Intéressant.
Si tu écris encore dans 10 ans,
reviens me voir, mais pas avant.
Sauve-toi.
Au revoir!
Où étiez-vous passé?
Désolé, Eliza.
Votre souper est froid.
Quel gâchis!
Bonsoir, Père.
Tu vas mieux?
Je vais bien.
Tant mieux.
Dora a dit que tu ne te sentais pas bien.
Ça va mieux. Vous avez passé une bonne journée?
Oui, je crois.
Cet investisseur, M. Wentworth, est bizarre.
Mais mon idée I'a séduit.
Et il a beaucoup d'argent.
Père...
je n'étais pas souffrant.
J'ai vendu mes poèmes à une revue.
À une revue? Tes poèmes?
C'est formidable.
Quel...
C'est pour vous.
Pour restaurer la fortune des Bastable.
C'est très gentil à toi, Noël.
Tu devrais la garder pour toi.
Après tout, ça fait longtemps que je ne t'ai rien donné.
Père, s'il vous plaît!
Encore vous!
M. Bastable est ici?
Je vais voir. Votre nom?
M. Bates. Il m'attend.
Cette maison n'est plus respectable.
Attendez une minute.
Une personne vous demande.
Oui, merci, ce sera tout pour I'instant.
Vous voulez voir votre soeur?
Oui, je vais coucher les enfants avant.
M. Bastable, vous savez pourquoi on est là.
Est-ce nécessaire? J'attends un prêt bientôt.
Je peux voir M. Haig?
II préfère éviter les contacts personnels.
Dites-moi ce que vous avez à dire.
Messieurs, prenez ça!
- C'était à ma femme! - Ne rayez pas le vernis.
M. Haig est très déçu, monsieur. Il a dit de vous le dire.
Vous n'avez pas respecté le marché.
Maintenant, il tient à se faire rembourser.
Comment ça? Nous avions un arrangement.
Renégociable par M. Haig si vous ne remboursiez pas.
Il veut son argent, chaque penny.
Vous avez 7 jours pour payer.
Une semaine? C'est impossible, il ne peut pas faire ça.
Si, il peut.
Comment osent-ils prendre le piano de Mère?
T'en fais pas, on trouvera une solution.
Les héros traversent toujours des épreuves avant de triompher.
Il ne faut pas abandonner.
Quel que soit le prix à payer pour sauver les Bastable, nous réussirons.
C'est I'échangeur de chaleur.
La mixture entre ici en fluide
et ressort là en vapeur sous pression.
- C'est normal? - Oui, ne t'inquiète pas.
Vite, sous la table!
Je ne reste pas une minute de plus, débrouillez-vous tout seul!
Mes nerfs ne sont pas assez forts pour supporter ça!
Eliza, ne vous énervez pas.
Ne partez pas, ce n'était pas une grosse explosion.
Pardonnez ma franchise
mais depuis la mort de Madame, tout va de mal en pis.
Je suis navrée pour vous
mais une personne doit veiller sur sa sécurité.
Eliza!
L'épicier, le boucher, le poissonnier,
ces factures traînent depuis des mois.
Si on ne paie pas, on n'aura rien à manger et I'huissier reviendra.
Père m'a dit de la garder.
Prends-la.
Une guinée d'or, bien joué, Noël!
J'ai de la monnaie grâce au taxi.
Mais j'aimerais la garder
pour acheter la revue avec mes poèmes.
On a besoin d'argent et tu connais tes poèmes par coeur.
Ce n'est pas pareil.
Bon, garde-la.
Merci, Dobs!
Ne m'appelle pas comme ça!
Ça arrêtera I'huissier.
Alice, va cueillir des pommes!
Oswald, fais attention et n'enterre personne.
T'inquiète pas!
- Que faites-vous? - On fait...
Rien!
Alors, ramassez des pommes!
- Tu les as trouvés? - Quoi?
- Les poèmes! - Non.
Il y a un article sur le Dr Leslie, regarde!
Le Dr Leslie soigne les enfants pauvres et nécessiteux.
- Peut-elle nous aider? - Certainement pas.
- On est pauvre et nécessiteux. - Pas comme eux.
Qu'est-ce que c'est?
C'est I'huissier.
Si tôt?
Bonjour, je veux voir M. Bastable.
Je vous conduis, il est dans le jardin.
Pardon?
II est au fond du jardin, il y va pour réfléchir.
Dora, tiens-moi ça.
- Vous n'êtes pas dans le jardin? - Non, je devrais?
Tu te moques de moi, Alice?
II est juste derrière.
Votre jardin n'est pas entretenu. On dirait une jungle...
Vous allez bien?
Je crois.
Vous sortirez si vous arrêtez de nous saisir.
Je ne promets rien dans cette position.
Tu m'as attiré ici sous un faux prétexte.
Je nous croyais amis!
Désolée, j'ignorais que vous étiez un gentil huissier.
Un huissier?
Pourquoi croyez-vous ça?
Votre chapeau!
Vous n'êtes pas huissier?
Chas Redman,
directeur...
de la banque Jarndyce.
Oswald, qu'as-tu fait?
Tu as fait quoi?
Mais votre charmante fille m'a sauvé avant que les cannibales me dévorent.
Je suis navré.
Non, non, ce n'est rien.
Ça change de ma routine habituelle.
Je pense que vu les circonstances...
on pourrait
oublier les formalités.
Bien sûr.
Dehors!
Père...
Nous en parlerons plus tard.
Comment as-tu pu faire ça?
C'est mieux que de se plaindre.
C'est injuste. Je me plains?
Tout le temps, tu nous freines.
Si je ne vous avais pas freinés, qui sait ce qui serait arrivé?
On m'avait donné instruction de vous saisir aujourd'hui.
Cependant, à la lumière de...
ces circonstances particulières...
je vais vous accorder un délai.
C'est très gentil.
Je comprends que vous avez presque fini votre...
peu importe son nom...
En effet, et j'ai un nouvel investisseur, M. Wentworth.
M. Wentworth! Excellente nouvelle!
Et M. Haig... a toujours une part importante?
J'ai peur que oui.
Dommage.
Nous avons un accord.
Je ne vous dérangerai pas davantage.
Le temps, c'est de I'argent. Bonne journée!
Au revoir!
Au revoir!
Merci d'avoir volé à mon secours.
J'aimerais avoir quelqu'un comme vous au bureau.
Désolée.
Ça m'a rappelé ce que c'est d'être au fond du trou.
Excusez-moi.
La situation est très grave.
Ce n'est pas un jeu d'enfants.
N'intervenez pas dans une affaire qui ne vous concerne pas, compris?
Oui, Père.
Mais ça s'est bien fini, non?
C'est vrai mais ce n'est pas une excuse.
Nous avons compris, nous regrettons, ça n'arrivera plus.
C'est la bonne heure?
Je dois voir Wentworth à 2h.
Je rentrerai tard. Je ne veux plus de bêtises, c'est clair?
Oui, Père.
Bon, alors...
j'y vais.
La chasse au trésor est terminée.
Il n'a pas dit ça.
Il a dit plus de bêtises, c'est pareil.
Soyez raisonnables.
Arrête de nous barber, Dora!
Laisse-moi tranquille.
Ne pleure pas, je plaisantais.
On ne se moquait pas de toi!
Vous me détestez.
- C'est faux. - Pas toujours!
Chut, H.O.
Avant de mourir, Mère m'a demandé de veiller sur vous.
J'ai essayé et vous, vous me détestez!
On ne te déteste pas!
Te moque pas de moi.
Je ne me moque pas.
Fichez-moi la paix!
Entrez!
Quelle belle surprise, Mlle Bastable!
Asseyez-vous.
Rien de grave, j'espère.
Non, pas vraiment.
Que puis-je faire pour vous?
Eh bien, je me demandais...
si vous n'auriez pas un emploi pour moi.
J'apprends très vite et je peux tout faire.
J'en suis persuadé.
Mais je regrette...
il n'y a aucun poste vacant.
Je vois, pardon de vous avoir dérangé.
Vous trouveriez le travail à la banque fastidieux.
Non, c'est faux.
Comparé
à votre vie aventureuse... c'est très routinier.
Très prévisible.
Si un emploi se libère, je préviendrai votre père.
Je ne pense pas...
Ou peut-être vaut-il mieux que je vous écrive directement?
Oui, votre père ne veut pas de lettres inattendues...
venant de la banque.
Non, en effet.
Bien sûr que non.
C'est entendu.
C'était un plaisir de vous revoir.
Oui, merci, M. Redman.
J'ouvre I'oeil si un poste se présente.
Au revoir, M. Redman.
Unwin, reconduisez la demoiselle.
Jeune fille pour travail de bureau, bonne apparence essentielle.
Seigneur!
Vous êtes la jeune fille!
Je vous attendais demain!
Entrez!
Wincott et Wincott Courtiers maritimes
Mon grand-père, le vieux Wincott, va tout vous montrer.
Le jeune Wincott,
c'est moi... Je reviens. Enchanté.
Dora Bastable.
Charmante! Je dois me sauver, excusez-moi.
Vous voilà! Où étiez-vous? Apportez ça!
J'ai perdu le bon d'expédition!
Voyez, elle est un vrai trésor.
Oui, tant mieux.
Si vous manquez le bateau, la cargaison va couler!
Couler!
Toujours le mot pour rire!
Vous avez déjà fait ça?
Nous exerçons ce métier depuis 4 générations.
4 générations de Wincott et on n'a jamais raté une expédition.
Mais tout se fait à la dernière minute.
On ne fait rien pendant des mois.
On devrait être des coursiers,
pas des courtiers.
Il faut faire vite à la dernière minute.
- Qu'avez-vous appris à I'école? - Arithmétique, français et histoire.
Oui... faudra faire avec.
Voilà, il y a le fret et le tonnage.
Vous voyez? Fret, tonnage!
Ça va ici, ça ici et cette petite merveille, là!
On déshabille Pierre pour habiller Joseph!
- Paul. - Oui, c'est ce que j'ai dit.
Les cloches! Vous les entendez sonner?
L'Orion va accoster, je vais voir!
Au fait, un gentleman va venir prendre du fret...
un de ces explorateurs, Colomb ou autre chose...
Les papiers sont sur mon bureau...
Peut-être Livingstone?
Je vais compter!
1... 2... 3...
4, 5, 6, 7, 8, 9, 10!
Attention, j'arrive!
Je t'ai eu, où est Alice?
C'est pas juste!
J'étais pas prêt!
Bonjour!
C'est ton jardin?
II appartient à ma tante, elle me I'a prêté pour la saison.
Quelle saison?
La saison!
Je suis le Prince Noël de Bastopol. Qui es-tu?
Princesse Béatrice Victoria Mary Alexandra
J'ai toujours rêvé de demander une princesse en mariage.
Veux-tu m'épouser?
Je crois être déjà fiancée
ou ce n'est peut-être qu'une façade.
Il faut interroger Son Altesse, ma mère.
Tu as plein de beaux bijoux?
J'ai des perles et des diamants pour les visites d'état.
Les plus jolies choses ont été perdues en fuyant le palais.
Nous sommes de pauvres exilés.
Loin de notre pays.
Moi aussi, j'ai écrit un poème là-dessus.
Oui? J'en ai écrit un aussi, mais en allemand.
Personne ici ne le comprend. Toi si?
Je crains que non. On a commencé le français.
On n'a pas été bien loin.
Par ici!
Ce sont mes frères et soeur, on joue à cache-cache.
Ils ont droit de crier?
Tu es très drôle!
On crie depuis des heures!
J'ai trouvé une princesse.
Le fret? Le tonnage? Mais où les ont-il rangés?
Bon sang!
Dora?
Que faites-vous là?
L'oncle d'Albert? Que faites-vous ici?
Je viens prendre mon colis.
- Vous êtes le célèbre explorateur? - Pas vraiment...
L'oncle d'Albert me va mieux, non?
Votre colis est là.
Splendide!
Bonjour, ma beauté.
Écoutez ça! Superbe!
Te voilà, Pandora!
Ton voyage s'est bien passé?
Pas trop épuisant?
Vous la caressez?
Non, merci.
Alors...
que faites-vous dans cette étrange contrée?
Vous n'avez pas fini? Faites vite, c'est pressé.
M. Carlisle, je ne vous avais pas vu!
C'est Carlisle, pas Livingstone.
Le jeune Wincott va arriver. Je vais vérifier.
La jeune dame s'occupe de vous.
Je disais à mon grand-père
qu'elle est un trésor, n'est-ce pas, M. Wincott?
Un trésor? Plutôt, une ruine!
Elle allait réexpédier tout ça!
Nous aurions été la risée de la profession!
II y a une méprise, Mlle Bastable est ma voisine.
Elle était venue prendre mon colis.
Mon Dieu...
Je suis allé trop vite en besogne.
Je suis navré, Mademoiselle.
Tout ça, c'est à cause de la vie moderne.
On fait tout très vite, sans un moment pour pouvoir
faire les choses correctement.
Ce crétin finira
par me ruiner, croyez-moi!
Je ne serai pas toujours I pour vous surveiller.
Vous avez encore du temps devant vous.
Nous ferions mieux de vous laisser.
Excusez-moi.
À ton tour!
Attrape-nous!
- Tu as déjà joué à ça? - Non, jamais.
C'est agréable, je trouve.
Compte jusqu'à 3 et attrape quelqu'un!
1... 2...
3!
Princesse Béatrice!
Lâchez-moi!
Que vous arrive-t-il? Se mêler avec ces roturiers!
C'est un peu fort!
C'est un prince!
Sottises!
Disparaissez!
Venez, Votre Altesse, votre tuteur vous attend.
J'adore jouer avec des roturiers! Lâchez-moi!
C'était une vraie princesse.
J'aurais dû la sauver.
Vous devez me trouver idiote.
Au contraire, je vous trouve courageuse.
Peu de gens affronteraient un python et deux Wincott avec un tel panache.
J'aimerais savoir ce que vous vouliez faire.
Ne le dites pas à mon père.
Mes lèvres sont scellées.
Je cherchais un emploi pour aider un peu mon père.
J'ai 16 ans, après tout. Enfin... presque.
Je croyais que vous vous occupiez de vos frères et soeur.
Ils disent que je les ennuie.
J'ai noté la même absence de gratitude chez Albert.
Un défaut commun à beaucoup de jeunes.
Besoin d'un alibi pour votre retard?
Eliza est partie et Père est sorti. Je vais les mettre au lit.
Je vous aiderais bien
mais Albert m'a fait comprendre que je n'étais pas doué pour ça.
Je me débrouillerai.
Votre père a de la chance de vous avoir.
Il me prend pour une enfant.
Ne soyez pas pressée de grandir.
Bonne nuit.
Merci, M. Carlisle.
La nuit tombe sur les murs du château et le sommet enneigé conte une histoire
Des reflets caressent le lac
et les cascades courtisent la nuit
Souffle le vent! Crie le petit écho
La brise seule répond à I'écho qui s'éteint.
J'ai entendu du bruit.
Quel genre de bruit?
- Un meurtrier? - Un fantôme?
Peut-être qu'Eliza est revenue.
C'est trop discret pour être Eliza.
C'est un voleur.
- Il est dans le hall. - Que fait-on?
- Prévenons la police. - Comment?
Attachons des draps et descendons par la fenêtre.
Pas moi!
II monte!
Alice, la lampe, H.O. Attrape le tisonnier, Noël, aide-moi!
Prêts?
Prêts?
Prêts!
Maintenant!
Prends la corde! Noël, mets-toi sur ses jambes!
Inutile de vous débattre! Nous sommes armés. Attache-le.
On I'a!
Non, c'est moi!
II ne vous fait pas mal?
Prévenez la police!
Pas la police!
Rien à craindre si vous êtes innocent.
Depuis cette attaque, I'avenir me paraît sombre.
Mon Dieu, enlève la couverture, Oswald!
- Mais... - Vas-y!
L'oncle d'Albert!
Lui-même.
Navré de vous avoir effrayés.
Je voulais vérifier si vous vous en sortiez.
C'était idiot.
- On vous a pris pour un voleur. - Je m'en doute.
On croyait vous avoir attrapé!
Vous I'avez fait!
Vous n'êtes pas un voleur, ça ne compte pas.
Je suis peut-être un voleur. Il y a peu, j'étais un pirate!
Quoi?
Le pire de toutes les mers.
Mais la piraterie n'est plus ce qu'elle était.
Les bateaux pirates sont rares.
- Des gens ont marché sur la planche? - Tout le temps.
Sinon je leur tranchais la gorge!
Vous voyez, on a attrapé un bandit!
On ferait mieux de vous relâcher.
Je ne vous combattrai plus!
Vous êtes blessé?
Seulement ma fierté.
J'ai fait la même erreur en jetant Ralph le Rouge aux crocodiles
sans savoir où il avait caché son trésor.
- C'était un pirate? - Le pire des bandits!
Au lit!
Vous avez trouvé beaucoup de trésors?
Des tas.
Mais...
j'ai tout perdu sur un coup de dés.
Voulez-vous...
que je vous raconte?
Oui, s'il vous plaît.
Si je me rappelle bien...
le soleil était rouge sang
et le brouillard ne s'est jamais dissipé.
Je suis tombé sur eux alors qu'ils étaient ivres.
Quel est ce bruit?
Et si c'était un vrai voleur? Où est ton tisonnier?
Ma fidèle épée.
Rendez-vous ou je vous tue!
Pitié, ne me tuez pas!
Pensez à ma femme et mes enfants qui sont dans la rue!
- Le pauvre! - Reste là!
Quelle jolie fillette! Comme ma cadette!
Vous n'allez pas me faire mal, hein?
Éloignez-vous de la fenêtre!
Oswald, va chercher la police!
On ne I'a pas fait quand vous êtes entré!
Je vois! Quel culot!
Lâchez-moi!
Attention!
- Le voilà! - Tous après lui!
Au secours!
Allez, poussez-vous!
Tirez le tapis!
Va chercher une corde!
II s'échappe!
Mais...
C'est pas vrai!
Qu'avez-vous encore fait?
Carlisle?
Que faites-vous ici?
- Vous êtes blessé? - Non, c'est ma cheville.
Ça devrait aller.
Merci, Dora.
Ma parole...
- Quel bazar! - Peut-on m'expliquer?
Eh bien, Oswald m'a pris pour un voleur.
Ils m'ont capturé.
Après, un autre voleur est entré dans la cuisine et on I'a tous capturé.
Quelle soirée animée!
Si ma vie était aussi excitante que la vôtre, je n'irais plus dans la jungle.
Mais...
La première fois qu'on a 2 voleurs!
La première fois qu'on a des voleurs!
Ravi d'avoir été présent!
Nous aussi.
Maintenant... au lit.
- Mais Père... - Oswald.
- Même les héros doivent dormir. - Allez, Noël!
- Bonne nuit, Père! - Bonne nuit, les Bastable!
Bonne nuit!
Ma parole, Bastable, vos enfants valent le détour.
Ta bourse ou la vie?
Ne sois pas idiot, j'ai pas d'argent, c'est bien le problème.
Personne veut jouer avec moi.
Parce que tu es pénible. Ne touche pas à ça!
Viens à la poste avec moi!
J'ai écrit un beau poème sur I'horrible nuit des 2 voleurs.
Je vais la proposer à M. Jellicoe.
Jouons aux pirates!
Avance, moussaillon! Levons I'ancre!
- C'est quoi? - Le dîner.
Tu peux ajouter autre chose, du sirop?
On n'en a plus.
- De la gelée? - On n'en a plus.
J'ai trouvé. Si on faisait de I'élixir de vie?
Y en a dans les contes.
- Pour mettre dans la pâte? - Non, pour gagner de I'argent.
Ce sont des contes de fées.
Oublions I'élixir, faisons un médicament.
Regarde, c'est très cher.
2 shillings pour une petite bouteille.
Doucement!
Je ne vous avais pas reconnus, sur les traces d'un autre bandit?
Des pirates.
Je vois que vous êtes sans pitié.
Il vous faut du thé chaud et du whisky.
Ça rend mes pirates joyeux.
- C'est quoi? - Pandora, le python.
Un serpent?
Elle va se marier à la société de zoologie.
Je peux voir?
Une autre fois. Pandora est pressée.
Filez avant de vous noyer.
Au revoir!
Le remède incroyable, le baume Bastable!
Pour une momie égyptienne!
Regardez-vous!
Vous êtes trempés!
Un remède pour le rhume, tout le monde attrape froid.
Bien sûr, le remède anti-rhume des Bastable.
Je veux sortir!
Tu serviras de cobaye!
- Je veux pas. - Moi si.
Que dois-je faire?
On prépare tous un remède et tu dis lequel est le meilleur.
J'ai vraiment pris froid.
Bien joué! Va au lit!
N'aie pas peur, tu seras vite rétabli grâce à notre potion.
Alice, viens voir mon mélange!
C'est moche, on dirait de la gelée d'escargots.
Tu peux pas lui donner ça!
Pourquoi pas? C'est sans danger!
- Sans danger? - Faut pas mettre de I'eau.
Arrêtez ça. C'est valable pour vous aussi.
Bien!
On travaille dur. Quelqu'un peut m'aider avec mon col?
Moi!
Non, moi.
M. Wentworth, mon investisseur, vient voir la machine aujourd'hui.
Soyez tous très sages, c'est très important.
Oui, Père.
Il n'est pas habitué aux enfants. Alors, par pitié...
soyez discrets.
Voilà.
Je n'ai pas les moyens que ça tourne mal.
Comptez sur nous.
Bien.
Je dois retourner au travail.
Je peux vous aider?
Tu peux m'être utile.
Cette nouvelle soupape devrait faire I'affaire.
N'oublie pas, Oswald.
Le fluide sous pression est chauffé pour produire de la vapeur ici.
Il s'évapore par là...
pour produire du froid ici.
Simple comme bonjour.
C'est quoi?
Du froid!
Ça ne devrait pas?
Mais oui!
- Je peux m'arrêter? - Certainement pas.
La mienne et celle de H.O. Tu commences par quoi?
La tienne, s'il te plaît.
Y a quoi dedans?
Wentworth, je veux voir Bastable.
Entrez, M. Bastable vous attend.
M. Wentworth, je suis ravi de vous voir.
Voulez-vous du thé?
Voyons d'abord votre machine.
On parlera après, je n'ai pas toute la journée.
Vous désirez des scones?
Des scones? Avec joie.
Merci, Dora.
Alors, si nous commencions?
C'est mon fils, Oswald.
Je le remplacerai quand j'aurai fini le prototype.
La vapeur est basée sur un système d'inversion.
Il est comment?
Un vieux banquier aigri, pas du tout joyeux.
Alice, fais le thé et toi, donne-moi la confiture.
Je vais chercher un napperon.
Pauvre papa, j'aimerais I'aider.
Regarde ce que j'ai trouvé!
Du whisky!
Mettons-en dans son thé.
C'est horrible.
L'oncle d'Albert dit que ça rend joyeux.
Vaut mieux pas.
On dirait du thé, il ne remarquera rien.
Bien!
C'est assez ingénieux.
Je vous I'accorde.
Les applications pratiques sont très larges.
Tous les commerces utilisant des aliments frais.
Si c'est fiable.
Ça marchera.
Pas mal!
Je suis très occupé.
Allons droit au but.
Je vais en reprendre un.
Vous disiez?
Je n'aime pas perdre mon temps.
Je n'étais pas sûr de passer vous voir...
Maintenant que je I'ai vue.
Eh bien...
en vérité, Bastable,
je pense dire oui.
C'est splendide!
Vous ne le regretterez pas.
Une tasse de thé...
la meilleure chose au monde!
Par quel diable? Vous vous moquez de moi?
Pardon?
Je suis le président d'une société anti-alcoolique!
L'alcool est la marque du diable!
- Comment osez-vous? - Je ne comprends pas!
Le thé! Vous pensiez que je ne remarquerais pas?
Du whisky?
C'est une terrible méprise...
Vous avez parfaitement raison.
Je n'aurais pas dû venir dans cette maison du péché.
Allez chercher mon chapeau!
Et la machine?
Je ne ferai pas affaire avec vous!
II le faut, c'est une bonne idée et Père a travaillé si dur!
C'est I'oeuvre du diable, je vois.
Faire de la glace en plein été!
C'est une abomination!
Non, c'est brillant!
C'est impoli de réagir ainsi pour un peu de whisky!
Le diable est aussi en toi.
Je vois sa marque sur ton front.
Laissez-nous.
Je vous laisse, Bastable.
Je vous laisse!
Je vais d'abord secouer votre poussière démoniaque!
Père, désolée, je ne savais pas...
J'espère que tu es satisfaite. Tu vois ce que tu as fait.
- C'est pas la faute de Dora. - C'est moi.
Peu importe ce que je vous dis.
Vous semblez déterminés à nous ruiner.
Je crois que vous y êtes arrivés.
C'est stupide!
D'une incroyable stupidité!
II allait me donner I'argent!
Maintenant...
Nous avons 3 jours pour éviter la ruine.
3 jours...
Où vais-je trouver un nouvel investisseur en 3 jours?
Vous I'ignorez, hein?
Bien sûr.
Qui est-ce?
Je suis désolé.
Va te coucher, je viens te border.
On devrait tenir un conseil de guerre. Où est Alice?
Je suis là, avec Noël.
Allez, Noël! II est endormi?
Non, il fait un drôle de bruit.
Il claque des dents. Tu vas bien?
J'ai froid.
Il est brûlant. Comment te sens-tu?
II a une drôle de couleur, il est vert.
Et si on I'avait empoisonné?
Lmpossible!
Mais si c'est vrai! Qu'allons-nous faire?
Pardon, Noël. Tout est de ma faute.
- Allons chercher un docteur. - On ne peut pas le payer.
On doit pouvoir faire quelque chose!
C'est ça! Je vais chercher de I'aide.
Alice, non!
Pas de visites après 18h! Et pas de mendiants non plus!
Le docteur en fait déjà beaucoup pour les enfants.
C'est mon frère, Noël.
Il est poète et a parlé au docteur dans le train.
Reviens demain matin.
Pitié!
C'est grave, je I'ai empoisonné.
Qui est-ce, Emily?
Que désires-tu?
Mon frère, vous lui avez parlé dans le train.
Noël, le poète.
Oui, Noël est malade, je crois qu'il va mourir.
Aidez-moi!
Emily, mon sac. Excusez-moi auprès des Connaught.
Raconte-moi tout en chemin.
Noël a avalé toutes vos potions?
Ce que vous avez fait est très dangereux.
Je suis désolée, c'était mon idée.
Pourquoi faire ça? Tu peux le tuer.
On veut gagner de I'argent.
En inventant un remède. Ils sont chers dans les réclames.
Je vois.
On fait tout de travers.
Tu as bien fait de venir me voir.
Je ferai mon possible.
Voici le docteur Leslie.
Bonsoir.
Merci d'être venue. Mais nous n'avons pas d'argent.
Ça ne fait rien.
J'ai I'habitude.
Noël, comment tu te sens?
C'est vous?
Vous êtes si...
si...
Comme Cendrillon, je veux charmer des princes pour qu'ils me financent.
Je pars avant minuit.
A-t-il déjà été malade?
Plusieurs fois, sa poitrine est fragile.
Tu as de la fièvre.
On va te soigner. Ne t'inquiète pas.
J'ai besoin d'eau bouillante, un grand bol, une serviette propre
de la camomille pour le patient
et une boisson bien chaude pour ses infirmiers.
Faites vite, s'il vous plaît.
Je I'aime bien. Alice avait raison.
C'est de la camomille?
Je vais le faire. Tu ne trouves jamais rien!
- Qu'est-ce que t'as? - Rien.
Maintenant qu'il dort, la fièvre pourra baisser.
Alice dit qu'elle a eu I'idée du remède.
Mais vous connaissez tous vos limites.
Nous ne voulions pas faire de mal.
On n'a pas accusé Alice.
Tu voulais bien faire mais ça ne suffit pas toujours.
Qui veille sur vous, ce soir?
Moi, jusqu'au retour de Père.
- Où est votre mère? - Elle est morte.
Je vais attendre son retour, si je peux.
Bien.
Alors, je sais que Noël est poète. Si vous me parliez de vous?
Alice est une artiste.
Mais j'aimerais être médecin.
Dora est musicienne, elle joue bien du piano.
C'était vrai quand nous en avions un.
Je serai soldat ou explorateur.
Et toi?
Je serai inventeur comme Père et je ferai des choses géniales.
Bonne idée!
Que vouliez-vous faire quand vous étiez petite?
Moi? Quand j'étais jeune, je voulais devenir chanteuse.
Mais j'ai dû veiller sur mon petit frère.
Comme on veille sur Noël.
Vous I'avez guéri?
Non, je n'ai pas pu.
Père!
Enchanté, Mary Leslie.
Richard Bastable, enchanté.
Vous ont-ils fait du mal?
Non, ils ont été très attentionnés.
Dieu merci.
Noël est malade et elle I'a soigné.
Comment va-t-il?
II dort.
Sa température était élevée et peut remonter.
Sa poitrine fragile I'expose aux infections.
Vous êtes infirmière?
Elle est médecin.
Dieu du ciel!
Je passerai demain si vous le permettez.
Mais prévenez-moi si ça empire.
C'est très gentil à vous. Combien je vous dois?
Je suis venue en amie.
Je dois y aller, il est tard. Comme vous le voyez, je devais sortir.
Oui, bien sûr.
Au revoir, je vous revois bientôt.
Je vous accompagne.
- Elle est partie? - Je la rappelle? Ça va?
Elle m'a guéri?
Je crois, elle reviendra te voir.
Quand je serai grand, je I'épouserai.
Ne dis pas de bêtises.
Elle n'épouserait pas un vaurien comme toi.
Peut-être qu'elle va épouser Père.
Noël va mieux, il a mangé des toasts.
Oswald, tu penses qu'on doit renoncer à notre chasse au trésor?
Pas question.
Faut trouver un trésor. Il reste que 3 jours pour le faire.
Attends une seconde!
Quoi?
"Haig Finance
prête de I'argent aux dames et messieurs.
Secret absolu garanti."
Ça veut dire quoi?
Qu'on doit en parler à personne. Je vais emprunter.
Je peux venir? C'est pour les dames aussi.
J'y vais seul, sinon Dora nous en empêchera.
Père...
Quand la photo a été prise, son chapeau était tombé dans I'eau.
Oswald a voulu le rattraper mais Mère a dit de le laisser.
Il traversera les océans et sera retrouvé par un autre enfant.
C'était bien elle.
Comment va Noël?
Après toi.
Je suis navrée pour hier.
J'étais trop préoccupé par cette machine.
J'ai fait de vous des sauvages.
Pas vraiment.
Alors...
je vais renoncer
et travailler aux chemins de fer.
Un vrai travail?
Oui, un vrai travail.
Vous pourriez vendre la machine.
Non, je crains que c'est fini.
Je verrai les créanciers cet après-midi pour avoir un délai.
Ça va s'arranger.
Qu'y a-t-il, petit?
- M. Haig? - Que veux-tu?
J'ai vu votre pub
pour prêter de I'argent.
Viens-en au fait.
Je veux emprunter.
Toi?
Tu veux emprunter de I'argent?
Oui, s'il vous plaît.
Et bien élevé! Alors, tu ferais mieux d'entrer.
Regarde la date!
Quoi?
C'est I'anniversaire de Dora. On I'a oublié.
Dora, on est désolé.
Comme Noël était malade, on a oublié ton anniversaire.
Mon anniversaire! J'ai oublié aussi, c'est pas grave.
Pourquoi tu es ravie?
C'est une surprise. Père le dira à table. Où est Oswald?
Alors, tu veux emprunter de I'argent?
Oui, s'il vous plaît.
Combien veux-tu?
Autant que possible.
Ça me plaît! Autant que possible!
Oui, très amusant!
Tu as dépensé tout ton argent de poche?
Je n'en ai pas eu depuis longtemps. Ce n'est pas pour moi.
Bien sûr que non. Pour un ami, sans doute.
Que m'offres-tu en échange?
Que m'offres-tu en échange de I'argent que je te donne?
Je veux I'emprunter. Je vous paierai quand Père aura vendu sa machine.
Une machine?
Quelle machine?
Mon père a inventé une machine de réfrigération
qui garde les aliments au frais. Ça fonctionne.
Comment tu t'appelles?
Oswald Bastable.
Bastable...
Ton père t'envoie?
Bien sûr que non.
Il croit qu'un garçon en pleurs va m'apitoyer?
Si vous connaissiez mon père...
Je connais ton père trop bien!
C'est un idiot qui m'envoie son garçon.
Il ne m'a pas envoyé, j'ai vu votre pub...
Pars dire à ton père que je ne lui donnerai plus rien!
Stop!
Attends!
Je vais lui écrire une lettre.
Approche!
Tiens!
5 shillings.
Tu me rembourseras
quand ton père aura vendu sa machine.
C'est ce que tu as dit?
Je le saurai si tu essaies de me trahir.
Les Bastable ne sont pas des traîtres.
Alors, je te reverrai, Oswald Bastable.
Rentre vite chez toi... comme
un gentil petit agneau.
Et n'oublie pas de donner la lettre à ton père!
Je commence par le pudding?
II n'y en a pas. Père?
Je vais prendre du pudding. Entre, Noël. Tu vas bien?
- J'ai faim. - Tant mieux.
Profitons-en tant que nous en avons.
Je me demande si on peut faire des glaces.
Oui, s'il vous plaît!
Mesdames et messieurs, portons un toast!
Aux Bastable!
Tant que nous serons ensemble avec un toit sur la tête...
tout ira bien.
Qu'y a-t-il?
Qu'est-ce que c'est?
Où étais-tu?
- Je voulais emprunter de I'argent... - À Haing?
J'ignorais...
À quoi tu joues?
II m'a donné de I'argent.
Combien de fois vous ai-je dit de ne pas vous mêler de mes affaires?
Mais qu'avez-vous dans la tête?
Qu'y a-t-il, Père?
Ça y est.
Je suis fini.
Haig va saisir la maison.
Pardon!
Qu'est-ce qui est écrit?
"Bastable...
m'envoyer votre fils n'est pas digne d'un gentleman.
Votre honneur n'est plus aussi précieux qu'avant.
Remboursez-moi avant 17h
ou je saisis votre maison et tous vos biens.
Signé: Haig."
Ça va?
Dis-moi ce qui est arrivé.
Il s'est moqué de moi. C'était affreux. J'aurais pas dû y aller.
On a tous fait des bêtises.
Mais il va saisir notre maison.
Si seulement je n'y étais pas allé.
- Vous venez me voir? - Oui, jeune poète!
Comment vas-tu? Pas trop fatigué, j'espère.
Je me suis levé mais Alice m'a dit de me coucher.
Très sage. Le repos est le meilleur médicament.
Laisse-moi regarder. Ouvre la bouche.
Il ne veut pas vous voir.
- Je dois le voir. - Laissez-moi un message.
C'est différent.
On peut se débrouiller sans vous.
Apparemment pas. Excusez-moi.
Père!
Le docteur Leslie veut vous parler de Noël.
Vous voyez.
M. Bastable.
Puis-je vous parler? C'est Mary Leslie.
J'ai examiné Noël.
Il va beaucoup mieux.
Mais il est fragile.
Il faut s'occuper de sa poitrine.
C'est intrigant.
Merci.
Je peux?
Absolument fascinant.
- Vous permettez? - Je vous en prie.
C'est froid!
II est là depuis 2 jours. Il est toujours frais.
C'est remarquable.
Un appareil de refroidissement mécanique!
Je vous épargne les détails,
la valeur de cette machine ne dépasse pas son poids de métal.
Non, c'est faux.
Vous ignorez ce que ça signifie? Ça changerait tout.
J'en doute. De toute façon, je reprends un emploi normal.
Vous travaillez dessus depuis longtemps?
5... 6 ans.
Vous allez gaspiller 6 ans de travail?
Ça ne m'amuse pas.
N'arrêtez pas pour quelques obstacles.
C'est gentil de vous y intéresser.
Mais c'est plus qu'un obstacle.
Je ne peux pas continuer.
Vu les circonstances...
Ce n'est pas une excuse.
Savez-vous combien de maladies seraient éradiquées
en gardant la nourriture au frais?
Des enfants dans mon hôpital ont le scorbut
parce qu'ils n'ont jamais mangé de légumes frais.
- Et vous abandonnez? - Je n'abandonne pas.
J'en suis ravie.
J'ai tout sacrifié pour cette machine.
Je sais, je sais.
Laissez-moi vous aider. Dites-moi ce qui est arrivé.
Un jour, nous reviendrons pour fouler à nouveau cette terre sacrée.
Amen.
On devrait laisser un signe pour prévenir nos successeurs.
Quel signe?
Une statue.
Un message!
Je vais écrire un poème et I'enterrer.
Là, tout a démarré.
Quand j'ai pu isoler le réfrigérant avec cette soupape d'expansion,
ça a très bien marché.
Plus la pression est forte, plus I'appareil est étanche.
Excellent!
Combien de temps pour en faire 2 de plus?
Sous des conditions idéales, je dirais...
un mois par machine.
- 2 mois. Et avec un assistant? - Moins, bien sûr.
Et la pompe?
À I'origine, j'avais un moteur à vapeur, mais il a...
Cependant, un moteur électrique conviendrait mieux.
Désolé...
C'est inutile. On va être chassé d'ici à 17h.
Ça laisse peu de temps.
Il me faut I'aide des enfants.
En attendant, pouvez-vous le refaire marcher?
Oui, je suppose.
Dépêchez-vous!
J'ai besoin de votre aide.
Vous aviez raison.
Votre père est un patient plus difficile que Noël.
Mais on a progressé.
Il m'a dit ce qui était arrivé.
Je I'ai persuadé de faire un dernier essai.
Il allait renoncer à sa machine
pour trouver un emploi normal.
De quel droit vous mêlez-vous de notre vie?
On n'est pas dans votre hôpital. Laissez-nous tranquilles!
J'espérais I'aider à vendre sa machine.
Mais si vous voulez le contraire...
Partez.
Attendez!
C'est Mlle Alice, n'est-ce pas?
Enchanté.
Vous n'êtes pas là pour m'enterrer à nouveau?
Non, on est là pour affaires.
En quoi puis-je vous aider?
Posez la copie sur mon bureau, je la corrigerai plus tard.
Ah, le poète! Je t'ai dit de revenir dans 10 ans et pas avant.
Je ne viens pas pour mes poèmes.
Je vois. Si c'est un roman, je ne peux rien pour toi.
Non, je n'ai écrit que le premier chapitre.
S'il ne s'agit ni de poésie ni de prose, pourquoi es-tu là?
J'ai envoyé le voisin porter un télégramme.
- Maintenant, on doit attendre. - Vous avez envoyé Albert?
C'est une erreur? II m'a paru très normal.
Je peux avoir du thé?
Ce doit être dur
pour vous, de veiller sur les autres tout le temps.
Ça va.
Quel âge avez-vous?
16 ans.
C'était mon anniversaire aujourd'hui.
Quelle façon de passer son anniversaire!
Vous savez...
mon petit frère est mort quand j'avais votre âge.
Je suis désolée.
Il était mon meilleur ami.
J'étais très triste à sa mort.
Étrangement, j'étais furieuse aussi.
Je devais aller à ma première vraie soirée.
J'avais une robe superbe.
Bien sûr, je n'ai pas pu y aller.
La robe est restée dans la penderie.
Et je ne I'ai jamais portée.
Je ne sais pas si j'ai pleuré pour mon frère ou ma robe.
Ça va s'arranger.
Croyez-moi.
Vous savez, j'ai un piano.
Venez en jouer.
Je ne crois pas que j'aurai le temps.
Le temps de vous amuser.
Enfin, non.
J'en sais rien.
Pensez-y.
Bonjour, Mademoiselle. Vous savez pourquoi nous sommes là.
Attention, Burt.
M. Haig veut en faire des trophées.
Que se passe-t-il, Jellicoe? Vous déménagez?
Vous vous souvenez de notre trésorier, M. Redman?
Enchanté.
Le banquier, c'est ça?
C'est la bonne adresse? Mary est là, non?
Elle va revenir. Vous voulez vous asseoir?
On déménage?
C'est pas pratique.
On peut dire ça.
Ces jeunes scientifiques sont toujours pressés!
Bastable est I'un des plus brillants.
Mais où cela s'arrêtera-t-il?
C'est bon.
On peut la démarrer.
Père, c'est I'huissier.
Vous êtes prêt?
Les administrateurs de I'hôpital veulent voir votre machine.
Dora, vous venez m'aider?
Quand j'étais jeune, un bon cheval suffisait pour se déplacer.
Il y a eu les trains
et là, ces automobiles!
Je suis un automobiliste!
Je vous croyais banquier!
Eh bien...
Messieurs, entrez!
Vous voilà, ma chère. Votre main!
Entrez vite, Lord Blackstock.
- Retardez I'huissier. - Je vais essayer.
Voici M. Bastable, le créateur de cette machine à réfrigérer.
Il va nous faire une démonstration.
Exact.
Le cycle de refroidissement est basé sur le principe d'inversion.
Très bien...
mais ce qui nous intéresse, c'est si ça marche!
J'avais des problèmes de pression.
Mais la nouvelle soupape les a résolus.
Mais est-ce que ça marche?
Oui, ça marche.
C'est le principal!
Bon, où est ce froid mécanique?
Père leur explique la machine, ça marche très bien.
Ça fera une différence?
Bien sûr, ne perds pas espoir, Oswald.
Si c'était vrai...
Ça alors...
c'est formidable!
C'est d'accord, nous achetons cette machine pour votre hôpital
et une autre pour le nouvel hôpital
à Birmingham.
Vous voulez dire que vous allez acheter ma machine?
Qu'est-ce qu'il a? Vous m'avez dit qu'il était brillant.
Il est ravi.
Expliquez à Lord Blackstock
comment votre machine fonctionne.
J'ai des affaires à régler dehors.
Avec plaisir.
J'utilise une chambre d'absorption
pour évaporer le gaz primaire, le butane,
qui devient fluide avec I'échangeur de chaleur à haute pression.
Si ça dépendait de moi, je serais ravi de vous rendre service
mais M. Haig I'exige et c'est légal.
On peut réagir?
J'ai peur que I'huissier ait raison. Haig réclame son dû.
On ne peut rien faire.
Je ne fais que mon métier.
Lord Blackstock veut acheter deux machines pour I'hôpital.
Ça n'arrêtera pas Haig, il veut du liquide.
Il faut en trouver.
D'après cette lettre, il nous reste une heure. Il a écrit 17h.
- On n'y arrivera jamais. - Dans votre splendide auto...
vous pouvez y arriver.
- Je vais faire de mon mieux. - Bien dit!
Dites à vos hommes de tout remettre à I'intérieur.
Mais Madame...
- Je peux venir avec vous? - Non, c'est trop grave.
Mais tout est de ma faute. Je suis allé voir M. Haig...
Haig? Qu'est-ce qui t'a pris?
Peu importe. Raconte-moi tout en chemin.
Grimpe! Pas de temps à perdre!
Unwin, je veux du liquide, un gros paquet d'argent. Maintenant!
Que veux-tu? Je n'écouterai pas tes jérémiades.
Voici I'argent.
Je n'ai pas le temps de jouer. Ton père a eu ma lettre?
Bien sûr.
Alors, garde ton argent.
Je ne le veux pas.
Tu te crois trop bien pour accepter mon argent?
Toi et ton père, vous êtes pareils.
Ton père est un débiteur, rien de plus.
Tous ses biens m'appartiennent.
Ton honneur...
que vaut-il maintenant?
Rien.
Ça...
c'est ce qui est important.
Tout ça...
vient seulement... avec I'argent.
Tu devrais apprendre à le respecter...
ou tu finiras comme ton père.
Un misérable raté!
Maintenant, sors de chez moi!
On vous apporte ça aussi.
C'est impossible. C'est un piège?
Vous devriez le compter.
C'est impossible!
Qu'as-tu fait, petit?
On vous rend votre dû, comme vous I'avez exigé.
Tu mens. Tu essaies de tricher.
Les Bastable ne trichent pas.
Et le reçu!
M. Haig!
Poussez-vous, imbécile!
Merci.
Je n'oublierai pas ça, Oswald Bastable.
Moi non plus.
Bien joué, mon petit.
Elle roulait comme le vent, c'était magnifique!
Du 60 à I'heure et elle pouvait aller plus vite. Essayez-la, Lord!
Plutôt mourir!
C'est bien vrai.
Il y a une fête chez vous.
Quelle jolie robe!
Je vous en prie, entrez.
Carlisle, entrez!
Une fête à I'ancienne.
Je préfère ça.
Pour vous, avec mes compliments.
Bon anniversaire!
C'est votre anniversaire!
Dora... j'ai oublié.
Vous étiez préoccupé. Et c'est mon plus beau cadeau.
Je suis désolé.
Bon anniversaire, Dora.
Vous êtes splendide.
Gâteau au chocolat!
Les cadeaux!
Lord Blackstock, mesdames et messieurs, je tiens à remercier
chacun de vous.
Ce fut...
à la fois, le pire...
et le plus beau jour de ma vie.
Grâce à vous tous, les choses ont fini par s'arranger.
Je veux remercier mes enfants
qui m'ont soutenu
malgré les épreuves.
Ils ont rendu
la fortune à notre maison. Un triple hourra pour les Bastable!
Done by (c) dCd / January 2013
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