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[musique sombre et lente]
[on manipule une perceuse]
[la porte grince]
[le chien continue d'aboyer]
- [femme] Ah, parfait. - [homme] Ça y est ?
Attendez, je passe.
Mais oui, c'est nous. Oui, t'as eu peur.
Merci ! Entrez, hein. Entrez.
- On va chercher les croquettes. - Venez, il est gentil.
- Je vous change le cylindre ? - Non, on s'en occupera demain.
[on remplit un bol]
- On avait dit 300 euros, hein ? - Non, 250.
[le chien pleure]
[musique de suspense, lente]
[ambiance de l'extérieur]
[le moteur démarre]
[ambiance de la circulation]
- [sirènes de police] - [musique de suspense, lente]
[klaxons]
[des gens discutent]
Justice pour Samin !
Vous le voyez derrière moi, la marche à la mémoire de Samin Ebah
continue ce soir à Bruxelles. Samin Ebah, qui est décédé
de ses blessures...
...qui rappelle le Black Lives Matter.
[sirène de police]
- [klaxons] - [la musique s'apaise]
[tonalité d'un téléphone]
[la musique s'estompe]
- [un téléphone vibre] - [Mady] Allô, oui ?
- Bonsoir, c'est bien Serruflex ? - Oui.
- J'ai perdu mes clés. - C'est 250 euros.
- Oui. C'est 12, rue des Alliances. - Je peux avoir un nom ?
- Claire. - [sirène de police]
Ă€ tout de suite.
[le moteur démarre]
Le rassemblement pour Samin Ebah se prolongera toute la nuit.
Les organisateurs appellent à une nuit blanche pour dénoncer
les violences policières...
- [la radio est éteinte] - [le moteur vrombit]
["La nuit n'en finit plus", de Petula Clark]
[il augmente le son]
♪ Quand je ne dors pas ♪
♪ La nuit se traîne La nuit n'en finit plus ♪
♪ Et j'attends que quelque chose vienne ♪
[il fredonne]
♪ Mais je ne sais qui Je ne sais quoi ♪
♪ J'ai envie d'aimer J'ai envie de vivre ♪
♪ Malgré le vide de tout ce temps passé ♪
[la musique joue en fond]
[le moteur ronronne]
Vous êtes bien sur le répondeur du...
- [il souffle, mécontent] - [il pose le téléphone]
- [la musique continue] - [ambiance de la circulation]
- Bonsoir. - [Mady] Bonsoir.
- Dis-moi. - Deux samossas végés.
- OK. Chauffés ? - S'il te plaît.
- OK. - [météo à la télévision]
[musique entraînante en fond]
[bip d'un micro-ondes]
[tintement d'une pièce]
- [claquement de doigts] - [il chuchote] Claire ?
[il chuchote] Cinq minutes.
[météo à la télévision]
[bips du micro-ondes]
- [une porte se ferme] - C'est lĂ .
[Claire souffle]
Vous avez l'argent ?
Euh... Oui, j'ai du liquide à l'intérieur.
[il rit doucement]
OK. Je vais prendre en photo votre carte d'identité.
C'est... dans mon portefeuille.
À l'intérieur.
- [il chuchote] OK. - [il rit doucement]
[tintements métalliques]
Décrivez-moi l'intérieur de l'appartement
Un détail en particulier ?
OK. Il y a...
un sac de boxe.
Tu fais de la boxe ?
Tu veux une démo aussi ? Attention. Tu veux ?
[ils rient]
Non, ça va.
OK.
[il se racle la gorge]
[une perceuse est en marche]
[il chantonne]
♪ La nuit se traîne ♪
♪ La nuit n'en finit plus ♪
♪ Et j'attends ♪
[Claire] ♪ Que quelque chose vienne ♪
[Claire] T'écoutes des vieux trucs comme ça ?
Pardon, je l'ai en tĂŞte.
Pas grave, ça arrive. C'est qui, déjà ?
Petula Clark.
[Claire] Ouais, c'est ça, Petula Clark.
Ça m'irait bien, Petula.
- Toi, c'est comment ? - [il pose un objet]
Mady.
- Mady… - [tintements métalliques]
Mady et Petula.
On ferait un beau duo.
[il secoue la porte] Claire, c'est bien aussi.
Ouais.
Ouais, Claire, c'est cool, c'est OK, ça va.
♪ Au loin, parfois J'entends des bruits de pas ♪
♪ Quelqu'un qui vient ♪
[déclic métallique]
- [une porte claque] - [des gens discutent]
♪ Et puis, c'est le silence ♪
[la porte est déverrouillée]
- [il ouvre la porte] - Ah cool. Bouge pas, je reviens.
- La carte d'identité. - Ouais.
Rassuré ?
[il claque des doigts]
J'arrive.
[la porte se ferme]
[il souffle]
- [ses doigts craquent] - [il expire]
[grincement métallique]
Putain, désolée. Je retrouve pas le liquide.
Je vais en retirer. Je descends les poubelles, j'en profite.
- Je vous accompagne. - Non, t'inquiète.
- Et la carte d'identité ? - Sur la table.
Fais comme chez toi, j'arrive.
[une porte s'ouvre]
[la porte se referme]
[un néon crépite]
[Mady pose sa boîte à outils]
- [il est mécontent] - [musique discrète et angoissante]
[un néon crépite]
[il chuchote] Putain...
- [il chuchote] Putain, quel con ! - [un téléphone vibre]
[d'un ton sec.] Ouais ?
[Claire] C'est encore moi. Faut que tu partes tout de suite.
- Vous ĂŞtes oĂą ? - Mady, je m'excuse. Vraiment.
- Vous revenez quand ? - Je reviens pas.
Tu dois partir avant qu'il revienne.
T'as compris ? [Claire respire fort]
Mady ?
[le plancher craque]
Mady ?
[en néerlandais] Qu'est-ce que tu fous chez moi ?
- [musique grave] - Euh... Euh...
- Attendez... - [en néerlandais] Tu fous quoi ici ?
C'est la fille. Je veux...
- [en néerlandais] Connard. - [coup]
- [musique angoissante] - [Mady gémit de douleur]
- [en néerlandais] T'es tout seul ? - Non.
[Mady étouffe]
[l'homme grogne]
[du verre se brise]
- [l'homme grogne] - [Mady gémit]
[crépitements de la gazinière]
[en néerlandais] T'es tout seul ?
[l'homme crie de douleur]
[en néerlandais] Nom de Dieu !
[grognements]
[Mady gémit]
[en néerlandais] Merde !
[Mady sanglote]
[grognements]
[la musique devient angoissante]
- [Mady crie] - [l'homme grogne]
- [tintement métallique] - [du liquide coule]
[l'homme agonise]
[Mady tousse]
[il grogne]
[il panique]
[il halète]
[Mady gémit]
[il halète]
[Mady tousse]
[il a la nausée]
[il crache]
[il respire fort]
[Musique RnB en fond]
[voix à la télévision]
Je peux t'emprunter ton téléphone ?
Mon téléphone ? Euh, ouais. Tiens.
Ça va ? Tout va bien ?
OK, OK.
- [il compose un numéro] - [télé] Ils sont des milliers
pour rendre hommage Ă Samin Ebah...
[tonalité d'appel] 101, police. Restez en ligne.
[télé] Les manifestants crient leur colère.
[protestations à la télévision]
[ambiance angoissante]
- [l'ambiance redevient normale] - 101.
- AllĂ´ ? - [il raccroche]
- [Mady sursaute] - C'est ta copine ? Elle répond pas ?
Euh, ouais...
[il balbutie]
Je peux te reprendre encore un samossa ?
- Ben oui. - Chaud, s'il te plaît.
OK, chef.
[bip du micro-ondes]
[musique de tension]
[la musique s'arrĂŞte]
[Mady respire fort]
[une porte s'ouvre]
[ambiance angoissante]
[des pas approchent]
[un homme frappe] Sam ?
[musique de tension]
[il y a plusieurs voix]
[l'homme] Sam ?
[sa respiration est saccadée]
- Oh putain. - Fuck.
[L'homme] Appelle Yannick.
[des baskets grincent]
Fuck this thing!
[tintement métallique]
- Allô, ouais, on est arrivés. - Fait chier !
Sam est mort.
- Égorgé dans son appartement. - C'est Rémy.
- Le sac est vide. - Comment ?
Il était ouvert. Quelqu'un l'a vidé.
Non. Non, non, on vient seulement d'arriver.
Grosses traces de lutte, c'est tout saccagé.
On a prévu de nettoyer.
- [la musique devient angoissante] - Je te rappelle.
[musique de tension]
[ses pas s'éloignent]
[des baskets couinent]
[la musique devient angoissante]
- [la musique s'estompe] - [une porte claque]
[Mady respire fort]
[les pas se rapprochent]
[la musique reprend]
[fracas]
Amène-toi !
[il gémit]
[la musique s'arrĂŞte]
[le moteur démarre]
["La nuit n'en finit plus", de Petula Clark]
[le moteur cale]
[Mady crie]
- [le néon crépite] - [Mady hurle]
- [un homme parle anglais] - Putain, mec ! ArrĂŞte-le...
- [en anglais] Chevarus ! Bouge pas ! - [Mady] À l'aide ! À l'aide ! Oh !
- [ambiance de l'extérieur] - [un chien aboie au loin]
[on tire le frein Ă main]
[le moteur vrombit]
[cri de douleur]
- [une porte claque] - [des pas résonnent]
[ambiance angoissante]
[les néons crépitent]
[une porte s'ouvre]
[elle se ferme]
[des pas approchent]
- [fermeture éclair] - Donc, il est seul ?
On a trouvé que lui. On l'a ramené.
- Donc, on sait rien. - Pas pour l'instant.
[ambiance angoissante]
[un homme chuchote] Mady Bala, Mady Bala.
Quelqu'un a déjà entendu parler d'un Mady Bala ?
NĂ© Ă Bruxelles, le 15 septembre 1996.
[déclic d'un appareil photo]
Tiens, envoie ça à Greg. Demande s'il a des infos, casier.
Bon, enlevez-lui ça.
Allez !
- [l'ambiance redevient normale] - [Mady halète]
[d'un ton calme] T'as vu mon visage maintenant.
Tu sais ce que ça veut dire ?
Regarde-moi.
Regarde-moi.
Tout va bien.
Ça veut juste dire qu'à partir de maintenant,
soit tu vas devenir un problème,
soit tu vas devenir un ami.
- OK ? - OK.
OĂą est l'argent ?
Mady !
Je sais pas.
- OĂą est l'argent ? - Je sais pas, j'ai pas vu d'argent.
C'est cette fille, Claire.
Ta complice ?
- [ambiance angoissante] - Je l'avais jamais vue.
[des pas résonnent]
[il marche sur du plastique]
Comment tu savais pour l'argent ?
- Et juste ce soir? - J'ai pas vu d'argent.
[Mady respire fort]
Pourquoi t'as planté ça dans la gorge de Sam ?
C'est Greg.
Oui, allĂ´, Yannick. Qu'est-ce qui se passe ?
Oui, Greg. T'as bien reçu la photo ?
- [on tape sur un clavier] - T'as des infos sur ce mec ?
- [ambiance angoissante] - Il a un casier ?
OK. Des complices qu'on connaît ?
OK, donc cambriolage en 2015, et rien d'autre.
Rappelle-moi si tu trouves autre chose.
Cambrioleur, alors ?
Mady Bala, serrurier-cambrioleur.
- C'était juste une fois une conne... - Mady, Mady.
- T'as fait quoi ? - [Mady balbutie]
Je suis un putain de serrurier.
Claire m'appelle, elle demande de lui ouvrir.
Elle ressort avec un sac poubelle. Elle part
au distributeur. Elle me dit d'attendre.
- [on tape sur un clavier] - Et... Et lĂ ...
Votre mec, il arrive. Il déboule sur moi comme un fou...
Il allait me tuer, je vous jure, il allait me tuer.
Je... Je vous jure !
[Mady sanglote]
[notes angoissantes]
Oh, attendez !
[Mady essaie de parler]
- [la musique s'estompe] - [Mady pousse des cris étouffés]
[il étouffe]
[il crie]
[propos indistincts]
T'as trouvé quelque chose?
Ça fait un moment qu'il est plus actif.
Sa mère a clamsé en 2019. Rien sur son père.
[Mady] Non !
- Peut-ĂŞtre une copine. - Non !
[Mady tape du pied]
[il proteste]
[propos indistincts]
[il crie]
Mady !
[Yannick] Mady, écoute-moi.
Il faut tout me dire maintenant. La vérité, OK ?
- OK ? - [Mady acquiesce]
[il étouffe]
[il crie]
[on manipule l'adhésif]
[la musique s'arrĂŞte]
Je vous jure, je dis la vérité ! C'est la vérité !
J'ai été piégé ! Elle m'a piégé. Elle a ce que vous cherchez !
Je vous jure, je vous jure !
[Mady halète]
[notes angoissantes]
Théo, aide-moi.
T'en penses quoi ?
[Mady continue de haleter]
Claire, c'est ça ?
Ouais, enfin... C'est ce qu'elle m'a dit.
Décris-la-moi.
Brune... Cheveux aux épaules, pas plus de 30 ans.
Blanche, noir, rebeu ?
Tatouages ?
Blanche. J'ai pas vu de tatouages.
Un accent ?
- Je crois pas. - Comment ça ?
Non, pas d'accent.
[il inspire] Je sais pas...
Je crois qu'il dit la vérité.
Qui c'est Claire ? Quelqu'un a une idée, non ?
Qui, à part nous tous ici et Sam, était au courant pour ce soir?
Gina ?
Gina ? T'es con, ou quoi ? T'as pas écouté la description ?
Non, pas Gina. Chez Gina. Sam y allait pour voir les filles.
- Peut-ĂŞtre que c'est con, mais... - Il avait une grande gueule aussi.
Putain !
C'est ça, notre meilleure piste ? Interroger des putes ?
Pas si con. Peut-être qu'il a parlé à une fille.
Il nous aura bien fait chier, ce nazi.
Théo, Rémy, allez-y, prenez Mady Bala.
- [ambiance angoissante] - Will, vérifie son domicile.
[des pas s'éloignent]
Si d'ici cette nuit,
t'as pas la fille et ce qu'elle m'a pris...
- [on coupe le lien] - Ce sera ta faute.
Quelqu'un est mort.
J'ai l'arme du crime ici, avec tes empreintes...
- et quasi ton nom dessus. - [musique grave]
Si tu tentes quoi que ce soit, tu finiras soit mort,
soit en prison.
Mais si tu m'aides, je t'aide.
Tu me ramènes l'argent, je fais disparaître Sam.
T'évites la prison, moi j'évite les embrouilles
qui font chier.
Donc...
- tu vas m'aider, Mady ? - Ouais.
[musique de suspense]
[un orage éclate]
[ambiance de la circulation]
[Rémy] Tu as dû en voir des trucs louches dans ton travail.
T'inquiète pas.
Quand on touche le fond, on remonte.
- [Mady rit] - Tu te fous de ma gueule ?
- Non, non. Pas du tout. - Pourquoi tu te marres ?
Ça me fait penser à mon père.
Ă€ chaque emmerde, il disait toujours :
"Mais quand on aura touché le fond, on pourra que remonter."
[il rit doucement]
La vérité, Mady, c'est qu'il y a pas de fond.
Passer ta vie Ă attendre de toucher le fond,
mais en vrai, tu fais que couler, couler...
couler, encore couler...
Et le jour oĂą tu t'en rends compte, c'est trop tard pour remonter.
T'es déjà mort.
[Rémy applaudit] Oh, ouah !
C'est puissant ce que t'as dit, putain... T'es un poète, en fait !
Je savais que t'étais un sensible avec ta coupe de PD !
Ta gueule, toi !
[musique grave]
[tonalité du téléphone]
On est presque arrivés.
- Elle ressemble Ă quoi la meuf ? - Yeux clairs,
cheveux aux épaules, brune, ma taille, la trentaine.
- Gros cul, petit cul, gros seins ? - Je sais pas, normal.
- Elle fait la sodo ? - [on pouffe]
Euh... Je sais pas.
Tu cherches quoi comme fille ?
On cherche une fille en particulier, pas particulière.
- Il te manque pas une fille ce soir ? - Non. Mais, c'est pas la taule, ici.
[Théo] Rémy, prends-le avec toi.
Allez voir si elle est lĂ .
Elle pique des millions puis tapine ?
Je sais pas, mais on est lĂ . Va voir.
Bouge, toi.
HĂ© ho ! Vous allez oĂą, lĂ ?
Attends, attends, attends...
[leurs pas s'éloignent dans les escaliers]
Alors là , je vous présente Stéphanie.
Ici on a... Euh...
- [La femme souffle] - Elsa.
Elsa, excuse-moi.
- Alors ? - C'est pas elle.
Putain !
[musique sensuelle en fond]
- Bonsoir. - Viens lĂ !
- Oh ! - Celle-lĂ ?
Je vais pas vous montrer toutes les... Non, lĂ , par contre...
Hé ho ! Ça va ou quoi ?
Alors, c'est elle ?
Merde, je veux bien vous aider, mais faut ĂŞtre correct !
- On vient pour baiser tranquilles. - Ta gueule ! Ferme-la !
- Alors, elle ou pas ? - [protestations]
- Putain ! - C'est qui, ces types-lĂ ?
Mais je les connais. Je m'en occupe.
[musique électronique]
- Elle ? - Cassez-vous !
- C'est pas elle ! - Dégagez !
- [Gina proteste] - Dégage, toi !
[gémissement de douleur]
Non ! Non !
- Oh ! - [grognements]
[cri de douleur]
[il gémit]
[cri de douleur]
Tu bouges pas !
- [grognements] - [du verre se brise]
[les grognements continuent au loin]
- [musique de tension] - On s'en fout.
[musique de tension]
- [voix à la télévision] - [Théo] C'était un plan foireux.
[Théo continue de parler]
[il chuchote] Sam est mort. On s'en fout du serrurier, c'est qui ?
Pourquoi il était dans l'appart ?
Tu le connais ? Écoute-moi.
On te cherche partout, lĂ . Tu comprends ?
- Pourquoi tu l'as laissé ? - [Claire] Il arrêtait pas de me demander
la photo de ma carte d'identité. Je savais pas quoi faire.
OK. Il faut que tu bouges. Pars tout de suite.
- OK ? Donc dès que tu peux... - Non, Je pars pas sans toi.
Si, parce que si je pars là , je suis grillé.
D'accord ? Tu pars et moi, je te rejoins.
Dans quelques mois, OK ?
[Claire] Et le serrurier ?
[il souffle]
On n'a plus le choix. Le mec sait Ă quoi tu ressembles.
[d'un ton désespéré] OK ? Je sais pas...
[il balbutie]
- Je sais qu'il a essayé de s'enfuir… - [du verre se brise]
[l'homme gémit]
Théo, j'ai pas compris là , quoi ? Tu vas faire quoi ?
[voix à l'intérieur]
Théo, qu'est-ce qu'il se passe ?
Je te rappelle.
[télévision]
[musique angoissante]
[Rémy] Tu vas où comme ça ?
- Euh... Faut que je te parle. - [Théo] Hé ! Hé !
C'est quoi, ce bordel ?
- Ça va, c'est bon. Y a rien. - Y a rien ?
- Un mec en slip agonise. - C'est rien. Aide-moi.
Tu fais chier.
[Gina] Vous voulez ma mort ? C'est quoi, le plan ?
- Je vous ai fait quoi ? - On s'en occupe.
T'as une pièce qui ferme ?
- Gina ! - La salle de bains, lĂ .
Avance. Avance !
[il s'énerve] Monte !
[fracas]
Tu bouges pas.
[il verrouille la porte]
[ses pas s'éloignent]
[musique de suspense]
[il grogne]
- [verre brisé] - [grognement]
- Tu me saoules, putain ! - Casse pas les couilles.
- Le mec est tombé. - Allez, allez, allez !
[des voix approchent]
- Ça va ? On va le mettre par là . - Là ! Là !
Non, non, pas sur le divan !
[propos indistincts au loin]
[il respire fort]
[Gina] Fanette ! Prends des compresses dans la cuisine.
- Au-dessus de l'évier ! - Je trouve pas !
- Ça va ? - Ouais.
- Va dans la voiture. - Ça va, je te dis !
Va m'attendre, t'en as assez fait.
Je termine avec Mady, et je te retrouve.
[musique de suspense, stressante]
Allez.
[la porte est déverrouillée]
- [la musique s'apaise] - [des femmes discutent]
[une porte s'ouvre]
[une porte se ferme]
[musique de tension]
[on discute au loin]
[Rémy] Passe les clés de la caisse !
Quoi ?
J'ai pas les clés, c'est toi qui les as.
Ouais. OK. [il a le souffle court]
Tiens. Et essaie de buter personne entre ici et la bagnole !
[il rit]
[des chiens aboient dehors]
[la porte claque]
[des femmes discutent au loin]
Fils de pute. Fait chier, bordel !
[il dévale les escaliers]
[mouvements légers]
[musique de tension]
Donne-moi un coup de main ! Passe-moi la ramassette !
Doucement.
Théo !
[la musique s'arrĂŞte]
[Gina panique] C'est quoi, putain ?
Non, non, non, non !
[la musique s'arrĂŞte]
[des alarmes retentissent]
[il gémit de douleur]
[grognements]
[les alarmes continuent de sonner]
[étouffé] Mady !
[grincement métallique]
[alarmes]
[musique rock dans la voiture]
- [musique de suspense] - [il gémit de douleur]
[du verre tinte]
[il respire difficilement]
[il panique]
[des gens discutent]
Hé ! Mon vélo !
- [coup de feu] - Putain !
[il grogne]
[il gémit]
[musique stressante]
[coup de feu]
[les pneus crissent]
[annonce dans la station]
[un téléphone sonne]
- [la musique s'arrête] - [annonce de la station de métro]
Fuck ! Fuck !
- [musique stressante] - Merde !
[la musique s'estompe]
[Rémy] Tu vois quelque chose ?
Putain !
Faut prévenir Yannick.
Je sais.
[basses dans la rue]
Je sais !
Putain, j'ai paumé mon tél. File-moi le tien.
[il compose un numéro]
[une sirène de police retentit]
- Oui ? - Oui, Yannick.
Le serrurier a fait le coup. Dès qu'il a pu, il s'est barré.
- Il est oĂą, lĂ ? - On le cherche lĂ .
- Et dès qu'on a des infos… - [Yannick raccroche]
Fais gaffe !
ArrĂŞte-toi, ici. Moi, je continue dans les parages.
OK ?
- Sans voiture ni téléphone ? - Je me démerde.
Je te rappelle quand j'ai un tél.
[la portière se ferme]
[un jouet joue une berceuse]
[il soupire]
[il compose un numéro]
[un bébé pleure]
[tonalité d'appel]
- [le bébé continue de pleurer] - [circulation au loin]
- [une porte s'ouvre] - C'est bon, j'y vais, t'inquiète.
- [femme] Tout va bien ? - Oui... AllĂ´, Greg ?
Je peux pas te parler... Je suis au milieu de la manif.
- Quoi ? - J'ai encore un souci.
- La photo... - Mady Bala.
Mady Bala, c'est ça. J'ai besoin de le retrouver.
[le bébé pleure]
S'il vient vous voir ou... si vous lui tombez dessus,
tu me tiens au courant ?
Je me mĂŞle pas de tes affaires, mais... c'est ce que je crois ?
Je sais pas, Greg. À quoi tu penses ?
[le bébé geint]
Je pourrai pas te protéger des Albanais.
S'ils ont pas leur argent demain...
Fais pas chier, Greg. Garde juste l'œil ouvert.
[musique grave]
[sirène de police]
[hélicoptère vole au loin]
[protestations]
[ensemble] Police ! Assassin !
Police ! Assassin !
[un hélicoptère approche]
[des pas approchent]
[musique dramatique lente]
[tonalité du téléphone]
[il chuchote] OK.
[tonalité d'appel]
Bonjour, c'est Sarah. Laissez-moi un message.
Salut Sarah, on avait dit qu'on devait plus s'appeler, mais...
Je sais pas si t'es en Belgique en ce moment...
Mais évite Bruxelles quelques jours.
[il grogne de douleur]
Je suis vraiment désolé. Je...
Rappelle-moi à ce numéro si tu veux.
[tonalité de fin d'appel]
[la musique s'estompe]
- [il pleure] - [sirène de police au loin]
[le téléphone sonne]
[Claire] Théo ? Pourquoi t'as pas rappelé ?
[tonalité de fin d'appel]
[ambiance de l'extérieur]
[le téléphone sonne]
[tonalité de fin d'appel]
[il manipule le téléphone]
[une voix retentit au loin]
[clavier du téléphone]
[il souffle]
[il chuchote] Fuck !
[clavier du téléphone]
[sirène de police]
[bip du téléphone]
[sirène de police]
[clavier du téléphone]
[musique grave]
[frottements métalliques]
[une porte s'ouvre]
[il gémit de douleur]
[sa respiration est saccadée]
- [musique stressante] - [il halète]
[il gémit]
[la musique s'apaise]
[note grave, angoissante]
[musique rythmée à l'intérieur]
[brouhaha de la rue]
[discussion animée au loin]
[il chuchote] Donne-moi ton fric.
Donne-moi ton sac.
Il fait quoi, ce con ? Eh ben... [un homme rit]
[on klaxonne]
[des pas approchent]
[elle se rapproche de la musique]
[tintement métallique]
[un homme] HĂ©, gros !
Hé, gros ! Hé, gros ! Frère !
C'est par lĂ , la manif, tu vas oĂą lĂ ?
- Tu viens avec nous ? - Un marteau ?
Tu vas casser des trucs ?
Non, non, je travaille, je vais pas Ă la manif.
- Il est un peu tard. - Viens.
Non, viens frère, on va se battre.
- Pour nos droits ! - Désolé, je dois bosser.
[il s'énerve] Vas-y, toi...
T'sais quoi ? Va, va. Fais le mouton. Va Ă l'abattoir.
Ă€ la semaine prochaine, mon ami. [il envoie un baiser]
[musique électronique rythmée au loin]
Bonsoir.
- Tu fais quoi ? - Tu crois quoi ?
- Hein ? - On m'a appelé pour une urgence.
- Une urgence ? - Une urgence plomberie.
Qui c'est qui t'a appelé ?
J'ai pas retenu. C'est Le Boucan ?
T'es au courant ?
Bon, je taperais bien la discute,
mais je dois pas tarder. Les toilettes, c'est oĂą ?
Derrière le bar,
au fond Ă gauche.
HĂ© !
Courage.
[il rit]
[musique électronique]
[brouhaha]
[grincement]
[il s'éloigne de la musique]
[ambiance angoissante]
[musique électronique]
[la porte se referme]
[la musique s'entend au loin]
[un téléphone sonne]
[tonalité du téléphone]
[Théo] Allô ? Tu m'entends ?
- Théo ? C'est quoi, ce numéro ? - Ça va ? T'es où, là ?
J'arrive. T'as pas ton téléphone ?
Je l'ai perdu ! Comment ça, t'arrives ?
- T'es oĂą ? - Ben je suis au sous-sol.
Au sous-sol ? Je t'entends pas. C'est quoi, cette musique ?
- AllĂ´ ? - Je comprends pas, lĂ .
T'es oĂą ? Je comprends rien. [elle crie]
- [elle se débat] - Allô ?
T'es où ? Réponds-moi ! Bordel, t'es où ?
[il panique] AllĂ´ ? Tu m'entends ? T'es oĂą ?
T'es au Boucan ?
[elle crie]
[la musique s'entend au loin]
[ils sont essoufflés]
Donne-moi ton sac.
[sur un ton ferme] Assieds-toi.
[il s'énerve] Allez !
Attache ton poignet.
[fermeture éclair]
- [frottement du lien en plastique] - L'autre main !
Comment tu veux que je fasse ?
[fermeture éclair]
Putain. Putain ! Mais il est oĂą, l'argent ?
Tu pensais que ça allait tenir là -dedans ?
Je t'ai dit de venir avec l'argent.
Je fais pas toujours ce qu'on me dit.
[il tape dans le sac Ă dos]
[choc métallique]
[il respire fort] Oh, putain.
[il ramasse un objet]
Tu sais pour Sam, donc, attention.
- [elle acquiesce] - [il serre le lien]
- [tintement métallique] - OK.
Maintenant, c'est simple.
Soit t'es une amie soit t'es un problème.
C'est compris ?
[il respire fort]
Ça vient d'un film ?
Putain, mais il est oĂą l'argent ?
Je rapporte les thunes au taré, et tout rentre dans l'ordre !
Rentrer dans l'ordre ? C'est trop tard.
J'ai volé un psycho, t'as buté un mec.
- [il marmonne] - C'est comme ça, c'est fait.
Tu peux juste partir loin.
- Pourquoi t'es lĂ ? - [il chuchote] J'ai pas le choix.
T'as pas le choix ?
Mais bien sûr que si.
Tu fais toujours tout ce qu'on te dit ?
"Ouvre la porte, attends, apporte l'argent."
Je veux pas te faire du mal.
Tu vas faire quoi avec ça ?
Rien, si tu me dis oĂą sont les thunes.
[musique électronique au loin]
Et si je te le dis pas ?
On verra, c'est toi qui décides.
[elle rit]
Ça te va pas du tout de jouer aux brutes.
Excuse-moi, mais un mec qui écoute Petula Clark
défonce pas des gueules à coups de marteau, ça va pas...
Faut que tu comprennes un truc. Jamais, je vais...
[elle crie]
- Dis-moi qu'on en finisse ! - Stop !
[tintement métallique]
[elle gémit de douleur] Enculé, putain !
[il sanglote]
[elle souffle]
[elle gémit]
[Mady sanglote]
T'étais plus censé être dans l'appart ! Tu devais partir.
Je suis désolée.
[elle gémit de douleur]
[elle sanglote]
[il souffle]
[elle souffle]
[il renifle]
[elle gémit et renifle]
[elle gémit de douleur]
[il ouvre le bidon]
[la respiration de Claire est saccadée]
[elle renifle]
[elle expire]
Ah, putain ! [elle renifle]
On fait quoi ?
J'ai quelques heures pour ramener l'argent
ou je suis mort.
[Claire] Attends, mais...
Yannick te demandera où était la thune.
Il lâchera pas avant que tu lui dises.
Mon frère et moi, on est morts.
Ton frère ?
Théo, c'est mon frère.
C'est pour lui que je fais ça.
L'argent, c'est pour le sortir de ses merdes. VoilĂ .
[il inspire profondément]
Claire, c'est pas ton vrai nom ?
- C'est quoi ? - [elle rit]
[elle renifle]
Tu me fracasses la main, puis tu veux mon nom ?
[Théo] Julie !
[elle crie]
[Théo] T'es là ?
[Théo tape à la porte] Julie !
[Mady chuchote] S'il te plaît.
[Théo] Julie, t'es là ?
[il essaie d'ouvrir la porte, il toque]
Julie !
- Ouvre ! Julie ! - Deux secondes !
Putain ! HĂ© !
- [elle halète] - Pourquoi tu m'ouvres pas, bordel ?
[il respire fort]
[musique électronique au loin]
[Théo] Désolé...
- Qu'est-ce qui s'est passé ? - J'ai flippé.
Quand j'ai capté que c'était pas toi,
je me suis enfermée. C'est tout.
Et ton téléphone ? C'est quoi, ça ?
C'est rien. Je me suis fait mal, c'est tout. J'ai eu peur.
[il verrouille la porte]
T'as vu personne ?
Non. Je suis restée enfermée. Ça va.
OK. T'as bien fait, très bien fait.
[il soupire] Le serrurier a mon téléphone.
Il veut te retrouver toi.
Putain.
[il marmonne]
Qu'est-ce qui t'a pris ?
Pourquoi t'as fait ça ?
On a dit que c'était foireux.
Ça fait trop longtemps qu'on en parle.
Je sais pas comment t'expliquer, j'ai senti que c'était le moment.
J'ai fait de la merde, mais c'est fait.
Donc, on se casse, putain, cette nuit !
Non, Yannick nous lâchera pas. Donc, tu pars et moi...
Non, Théo ! Tu vas pas me faire ça, OK ?
Je dois retrouver Mady.
Il t'a donné rendez-vous, il est près.
Théo, écoute-moi !
Tu dois pas faire ça, t'es pas un tueur.
Putain, écoute-moi.
On s'en fout de Mady. Si on part maintenant, on peut s'en sortir.
[il renifle]
Yannick est foutu sans les thunes. Il nous courra pas après.
- T'en sais rien... - Fais-moi confiance !
[la musique électronique continue au loin]
- OK ? - OK.
- C'est le moment. - Ouais. OK.
On se retrouve à Gare du Nord à 6h. Je dois régler des trucs, OK ?
Tu prends l'argent, et on part pour Amsterdam.
- Après, on voit ce qu'on fait. - OK. D'accord.
Il faut qu'on se barre. Allez !
- Ouais. - [il ouvre la porte]
Porte principale ou par l'arrière?
- On fait quoi ? - Par l'arrière.
[la porte se ferme]
[il halète]
[ambiance de la circulation]
Je te retrouve Ă la gare.
Va chez toi. Reste discrète.
- OK ? - OK. Sois prudent.
Ouais. Comme d'hab.
[bips du bus]
[musique électronique rythmée]
Le type, lĂ . C'est lui, le plombier !
Ça va ?
Tout va bien ?
Ça va très bien. Je refais mes lacets.
- Hein ? - Mes lacets !
On a un souci en cuisine, tu viens voir ?
- Tu viens ? - Je suis pressé, je dois y aller.
- Mec, c'est une urgence. - Oh, les cuisines, c'est par lĂ !
Et alors, ça a été, les toilettes ?
- [brouhaha] - [musique électronique rythmée]
- [on entend la musique au loin] - Attention, ça glisse.
Avance.
On a essayé de toucher à la valve, mais bon, ça continue.
Ouais, c'est chaud, lĂ .
Euh, ouais.
[il se râcle la gorge] Ouais.
Je vois le problème.
J'ai un outil dans ma voiture.
- Et dans ton sac ? - Faut pas visser, ça ?
Non, ça marche pas.
Faut juste un coup de clé.
C'est quoi, ça ?
C'est du sang ? C'est quoi, ce délire ?
J'ai un outil dans ma voiture, j'arrive.
HĂ© ! HĂ© !
C'est quoi, l'embrouille ?
Oh, jette ça ! Jette ça !
[le videur gémit]
Toi, va près de ton pote, là . Allez.
- [de l'eau s'écoule] - [musique électronique au loin]
Mon téléphone.
Donne-le-moi.
[il s'énerve] Mon téléphone !
[Théo] Envoie.
[Théo] Recule !
T'aurais pas dû faire ça. Venir ici, venir pour elle.
Vous me reverrez plus, je te jure.
Tout à l'heure, on parlait de ton père,
de ce qu'il disait,
de toucher le fond...
Il est remonté, lui, finalement?
On peut pas vraiment dire ça.
Désolé, je peux pas attendre de toucher le fond.
- [du verre tinte] - Bouge pas !
- [tintements métalliques] - [on gémit]
[l'extincteur se vide]
Putain !
[il tousse]
[on klaxonne au loin]
[musique de suspense]
[cris de la manifestation]
- Ça va, mec ? - Y a un blessé, ici !
Eh mec, ça va ?
- C'est rien ! - Ça va, vieux ?
Ça va !
- Qui t'a fait ça ? - Quoi ça !
C'est... C'est le gars, lĂ ! Le gars, lĂ ! C'est un flic !
Le blond, là ! C'est lui qui m'a fait ça ! Il m'a tabassé !
[ensemble] C'est un flic !
C'est un flic !
- [la foule s'agite] - [Théo halète]
- [musique grave] - [la foule proteste]
[un hélicoptère approche]
[panique générale]
[musique de suspense]
[les protestations s'intensifient]
[des projectiles sifflent]
[ascenseur] Fermeture des portes.
[cris de panique]
[un hélicoptère approche]
[l'hélicoptère tourne au-dessus d'eux]
[cris de panique]
[l'hélicoptère tourne]
[musique stressante]
[sirène de police]
[bip de l'ascenseur]
[Théo crie]
[l'hélicoptère tourne]
[Mady crie]
- [la musique s'arrĂŞte] - [une femme hurle]
[coups et cris]
[cris et coups feutrés]
- [un chien aboie] - HĂ© ! Tu nous fais l'honneur
de ta présence ou quoi ?
Le mouton ! Le grand mouton noir.
- [ambiance de la manifestation] - C'est bon, on les embarque !
- [sirène de police] - Allez ! Viens ici !
[policier] HĂ©, toi lĂ -bas !
Oh ! Bouge pas !
[sirène de police au loin]
[il halète]
Stop !
- Bouge pas ! - Contre le mur !
- [musique angoissante] - Police ! À terre !
Doucement !
Tu refuses mon amour.
Non, on est complets, ici.
- Allez. - J'ai rien fait, je passais juste.
Je peux rien pour toi !
- S'il vous plaît. - N'insiste pas.
- J'ai rien fait. - Attends !
Attends ! Attends !
- Je crois que je le connais. - HĂ©, doucement !
- [hélicoptère] - Ah, non.
Je le connais pas.
[hélicoptère]
Ça va ? Allez, viens ici.
[cri de douleur]
- [femme] Doucement ! - [Mady gémit]
Doucement ! Ça va ?
Mais vous êtes graves ! Vous êtes fous, ça va pas ? Putain !
- Police assassin ! - [policier] Ça va !
[en sourdine] C'est grave ce que vous faites.
[policier] Oui, c'est grave. Ça va. Allez !
[note angoissante]
[agitation de la manifestation]
[tonalité d'appel]
- [Yannick] AllĂ´. - C'est Greg.
Le gars que tu cherches, lĂ , Bala, on vient de le choper.
- Quand ? - À l'instant.
On se dirige vers le poste.
- OK, dis-nous oĂą on vous retrouve. - Ouais. Je te dis oĂą.
[le moteur démarre]
[la sirène de police retentit]
[musique grave]
[femme] On a des droits
La liberté d'expression, vous connaissez ?
Protéger, c'est votre mission. Vous faites çà ?
- Vous nous protégez ? - C'est bon, merci.
Eh ben, bravo.
Ça a réglé quoi, ça, hein ? Putain.
Et Samin, c'est comme ça
que vous l'avez protégé ? Et les gens ?
[tonalité d'appel]
[radio de la police]
[Greg] On remonte la rue Van Gils, en direction du commissariat.
[femme] Tu dis rien toi.
Ça va ? Mais vous avez vu dans quel état vous l'avez mis ?
- Vous ĂŞtes malades ! - Ta gueule, maintenant !
Vous bossez pour nous, en fait ! Tu vois ?
D'ailleurs, tu vas me déposer. Au coin, ça sera parfait.
- [la femme crie] - [les pneus crissent]
[musique grave]
[feux sonores]
[radio de la police]
[le policier gémit]
[la femme manque d'air]
[musique angoissante au piano]
[un moteur vrombit]
[la musique s'estompe]
[Yannick] On avait dit une nuit.
OĂą est mon argent ?
C'est Théo.
Pardon ?
C'est Théo qui vous a baisés.
T'expliques ?
Alors ?
Bon. Amène Théo, s'il peut bouger.
Il est ici ?
- [froissement de plastique] - [une porte s'ouvre]
[tintement métallique]
[il souffle]
[des pas approchent]
Alors, ça y est ? Il s'est décidé à parler ?
[Yannick] Il parle, oui.
Il dit que tu m'as baisé.
OK.
Et après ?
- Raconte. C'est quoi, ton histoire ? - Il a dit Ă la fille pour l'argent.
[Théo rit doucement]
C'est minable. J'étais le premier à vouloir le croire.
Il sait faire que mentir et courir.
Avant, c'était Claire, et là , c'est moi ?
Une preuve ?
T'es sérieux, là ?
[Théo d'un ton craintif] Yannick ?
Bon, donne-moi ton flingue, j'ai plus de patience.
Son téléphone !
Son téléphone ! Regardez-le !
[bip du téléphone]
Je sais pas Ă quoi il joue.
Il avait mon téléphone, il a pu faire n'importe quoi.
La dernière vidéo.
[Théo] Faut se casser. C'est suspect. L'autre en cavale sait tout.
Justement, il faut qu'on parte. Après, ce sera trop tard.
Ça devait pas se passer comme ça. Tu connais pas Yannick.
Il nous lâchera pas.
- Tu te barres et moi,... - Non, Théo...
[musique angoissante]
- [Théo grogne] - Théo, arrête !
Bouge pas ! Bouge pas !
[Théo crie]
[la vidéo continue]
- [Théo crie] - Chut, chut !
On se retrouve à Gare du Nord à 6h. Je dois régler des trucs, OK ?
[Théo gémit]
[Théo sur la vidéo] ...Gare du Nord à 6h.
Je dois régler des trucs, OK ? Prends l'argent,
et on part pour Amsterdam.
Après, on voit ce qu'on fait.
[la musique s'estompe]
Un truc Ă dire ?
[musique stressante]
Promets-moi que tu lui feras rien.
Je t'en supplie, Yannick.
C'était mon idée dès le début.
OK ? Promets-moi. Elle sait pas qui t'es.
Elle sait pas qui t'es. Promets-moi !
- [musique grave] - [Théo grogne]
[une porte claque]
- [la musique s'apaise] - [Théo crie]
- [fracas] - [Théo crie]
[il gémit]
[Théo étouffe]
[Yannick souffle]
[il renifle]
Ça va ?
[Théo étouffe]
[Yannick] T'as fait ce qu'il fallait, Mady.
T'étais au fond du trou, et t'en es sorti.
Tu m'as retrouvé l'argent,
tu m'as livré ceux qui me l'avaient pris.
[Théo respire à peine]
- Tu peux souffler maintenant. - [on n'entend plus Théo]
[on manipule du plastique]
[il souffle]
[ses pas s'éloignent]
Tu sais, j'aime pas trop les cadavres.
Il faut les déplacer,
s'en débarrasser discrètement.
- [on manipule de l'adhésif] - Sans laisser de trace.
C'est de la logistique, hein.
VoilĂ .
On est liés maintenant.
Allez, vas-y, détache-le.
[des pas approchent]
[il couple le lien]
[des pas approchent]
Ça, je te le rends.
Mais ça, je le garde.
Ça, je vais le mettre au fond d'un tiroir.
Et si j'entends plus parler de toi,
il va rester au fond de ce tiroir.
Personne ne saura jamais pour ce pauvre Sam.
OK ?
[musique grave]
C'est sacré, une poignée de main.
[Yannick] T'as assuré, Mady, beau boulot.
Ramenez-le. Dans 15 minutes, on est partis.
Allez ! On y va ! Rémy, viens.
[homme de main] On va intercepter Claire Ă la gare.
OK.
[musique dramatique, lente]
[la musique s'estompe]
[ambiance de l'extérieur]
[la voiture s'éloigne]
Alors ?
Ça s'est arrangé ?
T'as retrouvé ta copine ?
- Euh... Ouais, merci. - Ah, ça me fait plaisir.
- Ça va ? - [il claque des doigts]
T'aurais pas des clopes ?
Fais attention Ă toi ! C'est bon, j'arrive.
[la clochette de la porte tinte]
[propos indistincts au loin]
[le moteur démarre]
♪ Des idées noires en tête ♪
♪ Et la nuit me paraît si longue Si longue, si longue ♪
♪ Au loin, parfois J'entends un bruit de pas ♪
♪ Quelqu'un qui vient ♪
♪ Mais tout s'efface ♪
- [ambiance angoissante] - ♪ Et puis, c'est le silence ♪
♪ La nuit ne finira donc pas ♪
♪ La lune est bleue Il y a des jardins ♪
♪ Des amoureux qui s'en vont Main dans la main ♪
♪ Et moi, je suis là à pleurer Sans savoir pourquoi ♪
♪ À tourner comme une âme en peine ♪
♪ Oui, seule avec moi-même ♪
♪ À désirer quelqu'un que j'aime ♪
♪ Pas cette nuit Pas cette nuit ♪
♪ Qui ne finira donc... ♪
[la musique s'estompe]
- [voix à la télévision] - [on mange bruyamment]
[la voiture s'éloigne bruyamment]
[un moteur vrombit]
[on entend la musique au loin]
[un chien aboie]
♪ Et ne plus penser ♪
[le moteur vrombit]
♪ J'allume une cigarette ♪
[des pneus crissent]
♪ J'ai des idées noires en tête ♪
♪ Et la nuit me paraît si longue Si longue, si longue ♪
[musique de suspense]
♪ Oui, la nuit n'en finit plus ♪
- [une sirène de police retentit.] - Rangez-vous sur le côté.
Putain.
[musique de tension]
- [musique de suspense] - [sirènes de police]
- [musique de tension] - [tintement de la lame]
Tiens.
[sirènes de police]
Bouge, bouge !
[en néerlandais] Gare du Nord. Correspondances...
Gare du Nord. Correspondances : chemins de fer, tram...
[musique grave, lente]
- Ça va ? - Ouais.
[annonce de la gare]
- [la musique s'estompe] - [ambiance feutrée de l'extérieur]
[sirènes de police]
[musique grave]
[musique de suspense]
[la musique devient oppressante]
[on klaxonne]
[il panique]
[note basse]
- [la musique s'arrĂŞte] - [fracas]
- [tintement de verre] - [des pneus crissent]
[sirènes de police]
[ambiance de la gare]
Je crois que c'est elle.
[musique grave]
- [il pleut] - [sirène de police]
[le moteur ronronne]
- [le moteur s'arrĂŞte] - [radio de la police]
[une portière claque]
Police ! Restez dans le véhicule !
Appelez une ambulance.
[musique de suspense]
Le train Ă destination de Amsterdam Centraal de 6h12
partira avec environ six minutes de retard.
[tonalité de l'ascenseur]
[ambiance de la gare]
[note aiguë stressante]
[radio de la police]
- ArrĂŞte-toi ! - Thomas, appelle des renforts !
[musique de suspense]
- Allez, s'il vous plaît ! - Arrête-toi !
[sirène de police]
- Dégagez ! - Arrête-toi !
[la musique s'estompe]
- Julie ! - [coup de feu]
[l'écho du coup de feu s'estompe peu à peu]
[silence]
[musique grave et lente]
[radio de la police au loin]
[la musique devient dramatique]
[tintements des menottes]
[un chien aboie]
- [la musique s'apaise] - [sirène de police au loin]
[Julie sanglote]
[musique dramatique, lente]
[femme] Je suis Ă la Gare du Nord.
Un jeune s'est fait tirer dessus par la police.
Le jeune homme n'est pas armé. Il est visiblement blessé.
[propos indistincts]
[elle halète]
[elle souffle]
[le chien continue d'aboyer]
[la musique s'apaise]
[la musique s'estompe et s'arrĂŞte]
["La nuit n'en finit plus", de Petula Clark]
♪ Quand je ne dors pas ♪
♪ La nuit se traîne La nuit n'en finit plus ♪
♪ Et j'attends que quelque chose vienne ♪
♪ Mais je ne sais qui je ne sais quoi ♪
♪J'ai envie d'aimer J'ai envie de vivre ♪
♪ Malgré le vide ♪
♪ De tout ce temps passé ♪
♪ De tout ce temps gâché ♪
♪ Et de tout ce temps perdu ♪
♪ Dire qu'il y a tant d'êtres sur la terre ♪
♪ Qui comme moi ce soir sont solitaires ♪
♪ C'est triste à mourir Quel monde insensé ♪
♪ Je voudrais dormir et ne plus penser ♪
♪ J'allume une cigarette ♪
♪ J'ai des idées noires en tête ♪
♪ Et la nuit me paraît si longue, si longue, si longue ♪
♪ Au loin parfois ♪
♪ J'entends d'un bruit de pas quelqu'un qui vient ♪
♪ Mais tout s'efface et puis c'est le silence ♪
♪ La nuit ne finira donc pas ♪
♪ La lune est bleue, il y a des jardins ♪
♪ Des amoureux qui s'en vont main dans la main ♪
♪ Oh, oh ♪
♪ Et moi je suis là À pleurer sans savoir pourquoi ♪
♪ À tourner comme une âme en peine ♪
♪ Oui, seule avec moi-même ♪
♪ À désirer quelqu'un que j'aime ♪
♪ Pas cette nuit, pas cette nuit Qui ne finira donc jamais ♪
♪ Mais j'ai trop le cafard ♪
♪ Je voudrais partir au hasard ♪
♪ Partir au loin et dès le jour venu ♪
♪ Mais la nuit, la nuit, la nuit n'en finit plus ♪
♪ Oh oh oh oh, oh ! ♪
♪ La nuit ne finit plus ♪
♪ Cette nuit, cette nuit... ♪
[musique grave]
[musique de suspense dramatique]
[musique grave et lente]
Sous-titrage : Babel Central - babelcentral.eu
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