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Cloches Léger brouhaha
--- ---
- Oh ! Cette chaleur comme ça en pleine période d'Halloween...
Il reste des climatosceptiques. - Ouais, j'avoue.
- Papa, c'est trop bien !
- Ca te plaît ?
Allez ! Fais pas la tête. Ca va être sympa. Regarde.
- C'est ce matraquage autour de cette fête...
Pousser la société de consommation comme ça, franchement,
ça me rend malade. La fillette crie.
- Un petit bonbon bio ?
- Oh oui !
Merci. Avec plaisir. - De rien !
- Tu disais ? - Et toi, tu vas
te déguiser en quoi ?
- Ah, tu verras. Mais tu vas avoir très peur.
Vraiment. Elle rit.
J'ai complètement oublié de louer un costume pour Halloween.
Je suis sous l'eau. Tu peux t'en occuper ?
- Tu crois que je me tourne les pouces, moi ?
- Allez, s'il te plaît !
Je t'invite au resto pour me faire pardonner.
- Y aura pas de baby-sitter, c'est les vacances scolaires.
- Suzanne peut dormir chez vous.
Oui, faut pas que ça devienne une habitude.
Je connais les règles du non-mariage.
Un portable sonne. S'il te plaît.
--- - Je vais voir pour le costume.
- Merci. Ah, ça faisait longtemps, tiens !
Jennifer...
- Bon courage ! Je te laisse avec ton ex.
- Allô ?
Hurlement de loup au loin
--- Oui.
Euh... Au marché Halloween, pourquoi ?
Elle est avec moi cette semaine.
Si je veux lui donner des bonbons, c'est mon problème, OK ? Salut.
Cri monstrueux Rires
--- ---
- C'est quoi ? - C'est pour les grands.
Nous, on va faire une photo. - D'accord.
Brouhaha
---
- Et voilà ! - Cheese !
- Cheese !
---
Elle est bien.
- Elle est bien. - Ouais.
--- *Hurlement de loup
- Ca va ? - Ah.
- Faut trouver notre citrouille. - Ouais.
- Et pas une qui a l'air malade.
- J'aurai la plus belle. - Moi, la plus grosse.
Hurlement de loup Petit rire
- Il faut lui dire que c'est pas la taille qui compte.
- Tu salis tout !
Brouhaha - Attends-moi !
Musique inquiétante
---
"Respect" (Aretha Franklin)
---
--- Brouhaha
-Dans quelques minutes, distribution...
- Il a une plus grosse citrouille que nous !
Voix lugubre *-De friandises bio !
- ON VEUT DES BONBONS !
- Non, non, Nathan. C'est pas possible.
- Suzanne,
pas de caprices.
- Je vais les emmener aux bonbons.
Je te laisse les clés.
- C'est sûr ? - Oui, oui.
- Tu restes avec cette dame.
D'accord ?
- Tenez-vous la main.
Voilà.
- Bonjour, belle enfant. - Bonjour.
- Je suis sûre que tu es gourmande.
- Est-ce qu'on peut y aller ?
- Oui, on va y aller.
- Goûte. Tu vas te régaler.
Un délice. - Oui,
on y va. On y va. - ALLEZ !
- Ouh, il est très bon, celui-là ! - ALLEZ ! ALLEZ !
- Allez ! - Allez, Candice !
- Avec un plateau de fromages, c'est une merveille.
- Candice...
- Non, ça, j'aime pas.
- Alors, on enchaîne.
Celle-ci, je te laisse deviner.
Perso, j'adore.
- Déjà, ça sent la framboise.
- Oui. Musique douce
---
- Du yuzu !
- C'est rare que les gens devinent. Bravo ! Si tu veux, rejoins-moi
à mon stand. A plus tard. - Merci. Au revoir.
Musique douce
Suzanne ?
Musique inquiétante
Suzanne ?
--- Brouhaha
Suzanne ? Nathan ?
--- ---
Vous avez pas vu une petite fille avec 2 tresses
et un petit garçon aux yeux bleus ? - Non, non.
Musique inquiétante
- Suzanne ? Chérie ?
--- Brouhaha
--- Suzanne ?
--- ---
Nathan ?
--- ---
Vous avez vu
un garçon et une petite fille ? - Ah non.
---
Soupir soulagé - Suzanne...
Pourquoi tu réponds...
- Hé, oh !
Ca va pas ?
- Pardon.
Musique inquiétante
---
Suzanne, c'est Candice.
Chérie, t'es où ?
---
Les enfants ?
- Où sont les enfants ?
- Ils... - Vous les avez perdus ?
- Il se passe quoi ? - Les enfants ont disparu.
- Ils étaient avec moi.
- On va les retrouver !
- C'est une dame qui n'a pas bien surveillé ses enfants...
- Vous avez vu
ma fille ?
Madame, vous avez vu ma fille ? - Non, je l'ai pas vue.
- Vous l'avez pas vue ?
- Non, désolé.
- Nathan !
Nathan !
Nathan !
Musique de tension
- Suzanne ?
Tonnerre
Suzanne ! - Excusez-moi,
vous avez vu ce garçon ? - Non, on l'a pas vu.
- Nathan, merde !
Nathan !
Tonnerre Cri de petite fille
--- Suzanne !
Musique de tension *Cris horrifiques
--- ---
Pousse-toi ! - Ca va pas ?
- Suzanne ?
Musique de tension
- Papa ! - Qu'est-ce que tu fais là ?
T'étais où ?
Ca va ? Et Nathan, il est où ?
- C'est Jack qui l'a pris.
- C'est qui, Jack ?
- Jack O'Lantern, l'épouvantail. Celui du selfie.
- Ils sont partis où ?
Musique de tension *Cri de loup
--- *---
--- *Tonnerre
- Nathan !
Musique grave
Communication radio - Il était là.
---
- Avec Nathan, vous vouliez manger des bonbons et vous vous êtes
cachés de vos parents.
Oui. Donc après, l'épouvantail vous a appelés.
Il vous a appelé par vos prénoms ?
- Non, il nous a
appelés "les enfants".
Il nous a dit de le suivre.
On peut y aller ?
- Hé, c'est important que tu répondes aux questions
de Val pour retrouver Nathan.
Y en a pas pour longtemps.
- Je t'écoute, ma puce. Tu me racontes ?
- On est partis dans l'endroit interdit.
J'ai dit à Nathan que j'avais pas le droit de suivre les inconnus.
Il m'a dit que c'en était pas un,
que c'était Jack O'Lantern.
Mais moi, j'ai eu peur, et je me suis cachée.
- T'as vu ce que Nathan faisait ?
- C'est de ma faute si Jack l'a pris.
- C'est pas de ta faute. T'as eu
la bonne réaction. - Antoine ?
- Quoi ?
- Maman !
- Ma chérie.
Il soupire.
- Ca va ? - Oui.
- Pourquoi vous êtes là ?
- Suzy a besoin de sa maman.
- C'était normal de te prévenir, mais c'est ma semaine.
- Tu vas avoir du travail. Qui va s'occuper de ma fille ?
- C'est une question d'organisation.
Suzanne, je dois parler avec ta maman. Tu vas jouer
et je viens te chercher. - OK.
- Avec nous, ça serait pas arrivé. - On va pas
reparler de votre idée de voyage au bout du monde. Elle partira pas
sur un voilier. - C'est l'expérience de sa vie.
Elle va rencontrer de nouvelles cultures.
A son âge... - Tu sais,
un voilier, c'est dangereux. Et ton mec est docker, pas marin.
- T'es méprisant. Au moins, il a des rêves.
- Arrêtez de mettre ces rêves dans la tête de ma fille, sinon...
- Sinon quoi ? Tu demandes la garde ? - Facile pour un commissaire.
Petit rire
- Papa, on y va ?
S'il te plaît. S'il te plaît.
- Euh...
Suzy,
tu vas rentrer avec maman et demain,
on fait Halloween ensemble. OK ?
OK ? - OK.
Allez. Vas-y.
Musique douce
---
Il soupire.
---
Soupir
- Il serait temps d'interroger le père de Nathan.
- Hm.
- Candice, t'es à la financière, maintenant.
- Oh oui,
quelle quiche ! Je suis témoin, maintenant.
Et vous les interrogez où, vos témoins ?
- Par là. Je vais te montrer.
Musique calme
- Au-delà de votre pressentiment, vous avez quelque chose
de concret, de palpable ?
- Non. Ma femme et moi n'avons rien vu.
- Merci. - Psst !
Musique calme
Psst !
Psst !
--- Léger brouhaha
--- ---
Je suis pas témoin, hein.
Je suis policier, je suis pas témoin.
Musique calme
- Ah. Rebonjour.
- Vous étiez avec moi quand les enfants ont disparu.
- Oui.
- Vous travaillez ici ?
- Oui. J'ai mon stand de confiture là-bas.
- Vous aviez déjà vu l'épouvantail ? - Non. C'est quoi ces questions ?
- Désolé, on va te faire attendre. Ismaël va prendre ton témoignage.
- J'ai le temps. Je peux finir.
- Oui, mais on peut pas et être témoin et poser
des questions... - C'est parce que je suis plus
à la BSU ?
Il suffit de me l'expliquer, je peux le comprendre.
- Non, pas du tout. Je...
- OK. On vous tient au courant.
La proc' nous garde en cosaisine avec le capitaine Belkadi de la PJ.
Elle lance l'alerte enlèvement. - C'est de l'incompétence !
- Monsieur Gazini, il faut vous calmer.
- J'ai pas envie de me calmer.
J'en ai pas du tout envie.
Ca fait une heure qu'il a disparu. Regardez-vous !
Dites-moi. Il se passe quoi ?
Hein ? - Monsieur Gazini,
c'est le pull de votre fils ?
Vous pouvez nous le confier ?
- Pourquoi ?
- Pour la brigade cynophile.
Pour déterminer les conditions de l'enlèvement de votre fils.
Ca nous aidera à le retrouver.
Confiez-le à mon collègue, s'il vous plaît.
Merci. Gazani soupire.
Musique triste *Communications radio
--- *---
- J'arrive jamais à prendre ne serait-ce
qu'une journée avec lui, et voilà.
Gazini soupire.
- Quelle est votre profession ?
Il souffle.
Je suis chef d'entreprise.
Ca vous aide ? - Tu veux dire
que les bonbons Gazini, c'est lui ? - Regarde.
"L'ancien vendeur de glaces lance sa marque de bonbons et cartonne."
Un chiffre d'affaires de 15 millions.
- De quoi faire des envieux.
- Il faut qu'on dresse la liste de ses ennemis, non ?
- Non, mais vous oubliez que dans les cas d'enlèvement,
les responsables sont souvent les parents.
- Jennifer est venue, mais où est la mère de Nathan ?
- A la clinique des Saules, soignée pour dépression et pas en état.
Sébastien Gazini a été très clair. Il a insisté pour qu'on la laisse.
- Raison de plus !
Cet homme est très, très attentionné. Vous avez remarqué
qu'il avait enlevé son alliance ?
- Nous en veux pas, mais là, on a un brief à la PJ.
- J'y vais. On se voit à la maison ce soir ?
Les clés.
- Oui, oui. Non, mais moi aussi, de toute façon.
Je... J'ai citrouille.
- Les visites sont terminées. Revenez demain.
- Je viens voir Sabine Gazini. C'est au sujet de son fils.
- Les visites sont terminées. Demain.
Une femme gémit au loin.
C'est encore moi qui m'y colle, Nina ?
- Non...
Gémissements au loin
Police. Je dois la voir.
- Chambre 66, deuxième étage. Faites vite, hein.
- Merci.
La porte grince. Grésillement des néons
--- ---
--- Musique inquiétante
--- Coups contre une porte
--- Cliquetis
--- ---
---
Une porte claque.
---
Mme Gazini ?
Bonjour.
Je suis le commandant Renoir.
Mme Gazini ?
Sabine ?
Je suis venue vous parler de Nathan.
- Nathan ?
- Oui, Nathan.
Votre fils... - Nathan est en danger.
Respiration haletante
- Oui. - J'ai essayé
de le protéger. - Mais on va
le retrouver. - Il est trop fort. Il aime trop
gagner.
Il me l'a pris.
Mon Nathan... - Qui l'a pris ? Qui l'a pris ?
Mouvement au loin
- Satan !
Satan a des yeux et des oreilles partout !
Il est partout !
Il est partout ! - Sabine,
ça va. Sortez ! - Mon mari, c'est Satan !
Mon mari, c'est Satan ! Aidez-moi. - Calmez-vous.
Calmez-vous. - Sauvez mon fils.
Sauvez mon fils. - Ca va aller, Sabine. Calmez-vous.
Calmez-vous. Essoufflement
---
Cri
- Excusez-moi.
Vous avez vu.
- Oui, oui, j'ai vu.
Qu'est-ce qu'elle a, exactement ?
- Sabine Gazini, elle est maniaco-dépressive.
Mais le hibou préfère la bourrer de médicaments
plutôt qu'envisager un suivi psy.
- Le hibou ? (-Oui.)
(C'est le surnom du chef de service.)
(Non, non. Tut, tut.)
(Attention.)
(-Si le Dr Hibou opte)
(pour un traitement, c'est qu'il a de bonnes raisons.)
(-Elles ont rien de médical.)
(C'est l'ex-mari qui s'est dit qu'il serait plus tranquille.)
Un zombie, ça parle peu et ça crée pas de problèmes.
- Vous dites
que le docteur privilégierait la volonté de l'ex-mari ?
- C'est le moins qu'on puisse dire. Gazini et lui sont très amis.
Excusez-moi, il faut que je vous laisse.
Aidez-la.
- Vous êtes sûr que Mme Gazini n'a pas pu sortir ce matin ?
- Ce service est le plus sécurisé de la clinique.
Aucun patient ne sort
sans l'autorisation du chef de service.
- De vous, donc. - Oui.
- Il me faudra la liste de ses visiteurs. OK ?
L'ascenseur bipe.
- OK. On arrive.
Qu'est-ce que tu fous là ?
Tu sabotes mon enquête ?
- Non, pas du tout.
Au contraire, je suis sur une piste, là.
Gazini, il aurait hospitalisé de force sa femme.
- Où est le souci ? T'arrives pas à passer la main ?
Tu me fais pas confiance ? - Mais ça a rien à voir.
Un enfant a été enlevé. On s'en fout de qui a trouvé quoi.
L'important, c'est le résultat. - Justement.
Sébastien Gazini a été contacté par le ravisseur de son fils.
- Candice ?
Tu fais quoi ici ? T'es venue voir quelqu'un ?
- Marquez, on y va. On verra plus tard
pour Sabine Gazini.
Elle souffle.
Un téléphone sonne.
---
- Bonjour. Brigade financière. J'écoute.
- Ah ! Renoir ?
Vous n'aviez pas pris votre journée ?
- J'ai changé d'avis.
Je pense sans arrêt à l'affaire de...
- Blaskovitch. - C'est ça. Ca m'obsède.
- Oui... Autant d'implication, ça fait plaisir à voir.
Vous vous intégrez bien ? - Oh oui !
- Votre travail est essentiel.
Al Capone n'aurait jamais été arrêté sans la financière.
- C'est un très joli coup de filet. - Blaskovitch mérite le même sort.
C'est pourquoi je vous adjoins une aide supplémentaire.
Pour mettre la chance de notre côté. - Je réfléchis mieux toute seule.
- Mais ce dossier traîne en longueur.
La commissaire Clarimon fait son stage de fin d'école ici.
Entre votre expérience et son sens de la finance,
vous devriez enfin obtenir des résultats.
Un téléphone sonne au loin.
- Si. A ton âge,
tu devrais faire 30 cm.
Ton bocal est trop petit. T'es
la victime innocente d'un scandale sanitaire de l'aquariophilie. Oui.
Ah. Justement, voilà
ton bourreau.
Commissaire Charlotte Clarimon.
- Commissaire stagiaire. - Je préfère Charlie.
C'est moins genré. - Bienvenue, Charlotte.
A votre âge,
vous devriez faire les décorations d'Halloween plutôt
que jouer au gendarme et au voleur.
- C'est quoi, ça ?
- J'ai lu le dossier Blaskovitch et je vous ai fait un petit rapport.
- C'est une très bonne initiative. Prenez ce bloc-notes,
mettez-moi vos conclusions,
je viendrai vous voir quand j'aurai le temps.
- Vous voulez pas que... - Non, les conclusions,
au revoir, Charlotte. - Charlie.
Elle soupire.
Touches du clavier d'ordinateur
---
Petits coups
- Laissez-moi entrer.
- On a pas appelé de plombier.
- Laissez-moi entrer. Je vais vous montrer ma carte de police.
Le ravisseur doit surveiller la maison, d'accord ?
Voilà.
- OK.
Pardon, boss,
il y a le plombier
qui dit être de la police.
- C'est bon, Dylan.
- Merci.
- Vous avez du neuf ?
- Non.
Et vous ?
A part ça, je veux dire.
-A minuit, vous déposerez
un sac contenant 300 000 euros dans la poubelle
située sur la place de la Liberté.
Nathan vous sera rendu après réception.
Si vous prévenez les flics, vous le reverrez jamais.
- Vous pensiez bien
qu'on vous mettrait sur écoute. Vous sauverez pas Nathan tout seul.
Je ferais confiance à la PJ si c'était Suzanne.
- Il s'agit pas de Suzanne, là !
C'est mon fils
qu'on a enlevé. Tu comprends ?
(-Oui.)
- Il est où, là ?
Vous imaginez ?
Putain !
- Si, je comprends. Parce que, comme Nathan, Suzanne,
elle veut une citrouille,
elle aime me mettre des pâtées à la console,
que je lui lise des histoires
avant de s'endormir...
"Jack O'Lantern et le diable".
C'est à Nathan ?
- Non, c'était à Jonas.
Il a dû le prendre dans sa chambre.
- Et Jonas, c'est...
- C'était son frère aîné.
Musique grave
Il est mort il y a 2 ans.
---
- Je suis désolé. Vraiment.
- Je... Je peux pas perdre le deuxième.
---
Je m'en relèverais pas, quoi.
---
- Alors faites-nous confiance.
---
Maintenant, on travaille ensemble. OK ?
Il renifle. - OK. Ouais.
---
Rire malfaisant
---
- Emma vous embrasse.
Elle rentrera que dans une semaine.
- Dommage. Elle va louper tout ça. - Ouais.
C'est bien, hein ? C'est pour Héloïse.
C'est son premier Halloween.
La sorcière rit.
---
- Tu vois, Héloïse, elle a quelques mois.
Elle comprend pas vraiment, alors que nous...
Corbeau
On comprend bien.
---
--- - Le dossier, c'est pas rapport
à l'enlèvement du petit ?
- Le dossier ? Oui. - Du coup, j'imagine
que la soirée avec Antoine,
ça tombe à l'eau ? - Comment tu sais ?
- Il y a 2 jours, il m'a demandé de garder Suzanne.
Croassements de corbeaux
--- - Il y a 2 jours ?
- Ouais.
Rire machiavélique - Il s'est foutu de moi.
- Après, vous avez, moi, ça me dérange pas.
Maintenant qu'il habite ici,
il fait partie de la famille.
- Il habite pas ici.
Croassement
- Ah bon ?
- Oui. - Ah bon ?
S'il habite pas ici, ça m'intéresse, parce que
ce caleçon, c'est pas à moi.
Ce polo blanc, c'est pas à moi.
Euh... Ca, non plus.
Ca m'intéresserait de savoir s'il vit ici
parce que je fais sa lessive.
Rire malfaisant
---
-A toutes les unités, ça va être l'heure.
Notre équipe est en position.
- Reçu, Capitaine Belkadi.
On couvre l'ouest de la place.
Il tourne une page.
Il se doute qu'on est là, non ?
- Hm ? - Je sais pas,
il est quand même pas con, ce Jack.
Je te dérange ?
- Hein ? Non.
- C'est pour Suzanne ? - A ton avis ? C'est pour moi.
- Ca s'arrange pas avec Jennifer. - Non.
Et puis son mec est un gros con.
- Hm. Elle doit dire la même chose de Candice.
Non, mais... Je touche du bois,
mais si je devais divorcer avec Marion,
j'aimerais pas qu'une autre femme s'occupe de Tom.
- Mais Candice a aucunement l'intention d'élever Suzanne.
La parentalité, elle a donné.
Ca bouge.
Ca bouge !
La portière se ferme.
Qu'est-ce qu'il fait ?
Qu'est-ce qu'il fout ? Putain !
Musique à suspense
---
- A toutes les unités, Gazini ne suit pas
les instructions.
-Suivez-le.
Maintenez votre position et tenez-vous prêts.
Musique à suspense
---
--- Brouhaha
--- ---
---
--- Brouhaha monstrueux
- Poussez-vous ! - Ecartez-vous !
- Barrez-vous !
- Donnez le mot de passe.
- Ecarte-toi, je te dis !
--- Ecarte-toi ! Allez, bouge !
Ecartez-vous. Poussez-vous !
- Du calme, là ! Hé, oh !
Musique à suspense
--- - Putain, ils sont relous !
---
- Putain... Je savais qu'il allait nous enfumer !
--- - Il est pas loin. Viens !
---
Klaxon
- Putain, c'est quoi, ça ?
Vous aviez des nouvelles instructions ?
- Je veux rien entendre.
Je veux juste sauver mon gosse.
Juste le sauver.
(-Putain.)
Elle souffle.
Grognements de zombie - Fraude...
---
Fraude...
--- - Le récépissé...
--- Le récépissé...
--- - 666...
---
Musique inquiétante Cri
Elle crie.
Soupir
Chants d'oiseaux
---
--- Soupir
---
Candice hurle.
- C'est moi.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis passé me changer
et me doucher. On a passé une nuit de merde.
Il soupire.
Gazini nous a complètement plantés pour la rançon.
J'avais mis des boxers, ici.
Ils sont où ?
- Je sais pas. C'est bizarre. - Hm.
- Et la rançon, alors ?
- Le ravisseur a fait parvenir de nouvelles instructions à Gazini
et il nous a rien dit.
- T'as du mal avec ça, mais tu pourrais entrevoir
qu'il soit impliqué ? - Tu l'aimes vraiment pas.
Je prends ta brosse.
Ce que j'ai vu cette nuit, c'est
un père effondré, mort d'inquiétude pour son gosse.
- Tu t'identifies tellement à lui que t'es pas objectif.
- C'est toi qui parles d'objectivité ?
Je suis au courant de ta petite visite
à l'ex-femme de Gazini à l'hôpital, OK ?
Aide-moi à retrouver mes boxers. Je vais pas y aller à poil.
- Je sais pas. Commence à chercher chez toi.
- OK.
- Voilà. Si tu manges bien tout ça et que tu fais plein d'exercice,
tu vas vite grandir.
- Non, mais faut pas se gêner !
- Ca fait bien, hein ?
Ca prend un peu plus d'espace, mais il est très content.
- C'est quoi, ce bordel ? - Le vôtre.
Et j'ai trouvé des infos sur Gazini pendant que Monaco s'installait.
- Qui vous a
parlé de Gazini ? - Ah...
Vous étiez sur mon compte quand vous avez
cherché des infos sur lui,
alors quitte à être mêlée à l'affaire, autant creuser un peu.
- OK...
Très bien. Vous avez trouvé quoi ? - Gazini a été
accusé d'abus de biens sociaux, mais ça a jamais abouti.
C'est étrange parce qu'il y a 2 ans, ils ont ouvert "Candy Sète",
une société d'export pour le marché américain,
mais il y a aucune trace d'activité nulle part.
Je vous parie que c'est une société fantôme.
- Si les faits ont été avérés,
pourquoi la procédure a été stoppée ?
- Ca... C'est la question.
Je pense que c'est lié à l'enlèvement.
- OK. Ca veut le coup de creuser.
Qui a signé le rapport d'abus de biens sociaux ?
Charlie soupire. - C'est là qu'on a un problème.
- Le commandant Marti ?
- Il est pas encore arrivé.
- Quel jour on est ?
- Mardi.
Musique intrigante
- Je sais où le trouver.
---
Vous pouvez me laisser la chaise ?
---
Merci.
---
- Renoir ?
- Oh, patron !
- Je suis ravi de voir que vous avez enfin accepté mon invitation.
Et je suis impressionné par votre rapport remarquable
sur l'affaire Blaskovitch.
On va pouvoir le coincer.
- Le rapport ? Quel rapport ?
- Très drôle ! Celui que j'ai trouvé sur mon bureau.
Vous avez raison de vous entraîner. "Un esprit sain dans un corps sain."
- Ah oui !
A ce propos, je voulais vous dire que j'ai pas été tout à fait honnête
avec vous.
- C'est un échec personnel ?
- Non, non, pas du tout. C'est pas de votre faute.
- Mais l'enlèvement du petit Gazini,
j'étais sur place, du coup, j'ai eu envie de faire
des recherches. - C'est humain, ça.
C'est tout à votre honneur de me le dire,
mais laissez faire les collègues.
- C'est pas mon genre d'enquêter sur leur terrain.
En faisant mes recherches,
j'ai remarqué que vous aviez arrêté une procédure
impliquant son père. Ca vous parle ?
- Je n'oublie aucune affaire. Mais on croule sous les dossiers.
Avec ses 200 000 euros d'abus de biens sociaux,
Gazini était un petit poisson. - Petit ou gros,
vous aviez plein d'éléments qui permettaient de le confondre.
- C'est pour vous ou vos anciens collègues
que vous voulez cette info ?
Fracas Petit cri
- Zut ! Ca m'a... Ca m'a blessé les mains.
Musique grave
- Vous attaquez beaucoup trop lourd.
---
- Vous avez un tatouage ?
C'est quoi ?
- Erreur de jeunesse.
--- Cliquetis métalliques
--- ---
Sirène de police
--- - C'est central,
c'est lumineux. C'est pas mal pour du provisoire.
Ca aurait pu être pire.
- Une clim aurait pas été du luxe. - Ouais.
- Bienvenue Capitaine Belkadi. Je peux vous mettre un bureau là.
- OK. Très bien.
- On a la vidéo de Jack O'Lantern.
En fait, le ravisseur a utilisé
une messagerie sécurisée
pour contacter Gazini. *-Ecoute-moi,
Gazini, les flics t'ont mis sur écoute.
Tu vas faire comme c'est prévu
et au dernier moment...
- On connaît la suite.
- Sa tronche de citrouille me gonfle. - Capitaine Belkadi, j'aimerais
creuser la piste de Jonas Gazini... - Ca a donné quoi
les interrogatoires des Jack O'Lantern ?
- Ils disent tous avoir répondu à une annonce
pour participer à un happening d'Halloween.
- Donc... - C'était payé ?
- OUI.
- Via une application. On les interroge.
- Jonas Gazini, le fils aîné...
- Aucun moyen d'identifier le bateau qui a servi à la rançon ?
- Quelqu'un a tout filmé, mais la vidéo était mauvaise.
On l'a envoyée à la PTS.
- C'est la meilleure piste. - Nathalie est sur le coup.
- Très bien.
Je dois retourner à Montpellier. Vous me tenez au courant ?
- Ca marche. - Au revoir, Commissaire.
Chers collègues.
- Je pense qu'il faut creuser
la piste de l'accident de Jonas Gazini...
- Gazini n'est pas aussi blanc qu'on le croit.
Il a impunément monté une société fantôme.
- Le commandant Marti m'a
appelé pour me prévenir.
- Marti ? - Oui.
- Qui a étouffé l'affaire ?
Tu te dis pas que t'es peut-être en train
de te faire manipuler ?
- Sauf que nous, on gère
cette affaire et toi, l'affaire Blaskovitch.
- Il me court sur le haricot, Blaskvotich.
- OK... - Je sais ce qu'on va faire.
Nous, on va... - Mais il y a plus
de nous, Candice ! Tu ne fais plus partie
du groupe !
C'est moi la cheffe de groupe !
- Euh... Moi, je...
Toussotement
- Je vous laisse enquêter. - Oui, je pense.
Candice. Attends. Attends.
Musique calme
---
A propos de ce qu'on s'est dit hier,
pour le déguisement, vampire, ça serait bien.
Je sais pas ce que t'as prévu, mais ça serait bien.
Je compte sur toi ? Vampire. A ce soir.
OK ? Travaille bien. Val !
Musique calme
---
- Ils ont raison, Monaco.
Je suis plus une vraie enquêtrice.
C'était toute ma vie
et, là, je suis en train de perdre mon talent.
Et aussi mes petites cellules grises
qui sont en train de mourir à petit feu, doucement.
- Et la lumière fut.
Une petite montée en gamme pour Monaco.
Pourquoi ne pas vous faire muter ? Certes, votre réputation est
carbonisée à Montpellier, mais allez ailleurs.
Personne a le droit de vous dicter votre vie.
- Vous êtes jeune, mais moi, j'ai construit ma vie ici.
J'ai ma famille, ma maison, mon amoureux, j'ai mes enfants.
Une partie en tout cas...
- Une maison, ça se vend, des amis, ça se retrouve.
Vos enfants sont grands et l'amour, ça franchit des frontières.
Seule la peur vous empêche de tracer votre route.
- Quelques heures sur le dossier Blaskovitch
et vous avez pondu un rapport qui a fait le bonheur de Marti,
alors je vous pose la question,
Charlotte Clarimon,
c'est quoi, votre parcours ?
- J'ai eu mon bac à 15 ans, un double master Droit-Finance
à 19 et j'ai passé un DUT en candidat libre, en informatique,
parce que je m'ennuyais un peu. J'ai quelques facilités, c'est tout.
-"Quelques facilités, c'est tout."
- Mon rêve de gosse, c'était de devenir flic.
D'ailleurs, j'ai une info pour vous.
Voilà.
Avec une autre société fantôme, Gazini a rapatrié de l'argent
de ses comptes offshore et il a acheté une maison.
- Une deuxième maison ?
Elle est où, cette maison ?
Moteur du bateau
---
- Bon. On voit que dalle. C'est le mieux
que Nathalie ait pu faire ?
- Il faut que tu zoomes.
Il y a le logo du bateau. - Je vois encore moins.
Désolé.
- J'ai réussi à le redessiner.
- Tu veux qu'on en foute quoi ? On dirait le virus Ebola.
- Hm ?
Ah bon ?
- Je vois une chaise.
- Ah bon ?
J'aurais dit un poulpe. - Ah ouais ! Un poulpe !
Toussotement
Chants d'oiseaux
---
- Oui, Charlotte, c'est moi. Vous êtes sûre de l'adresse, là ?
Ca a l'air complètement abandonné.
---
Je vous rappelle.
Musique douce et intrigante
---
--- Les volets grincent.
---
--- ---
---
La porte grince.
---
Elle souffle.
---
--- Mouvement au loin
---
Porte
---
--- La porte grince.
--- ---
---
(Oh non...)
---
Cri
Musique angoissante
- Bougez pas ! - Non, non, tire pas !
Tire pas. C'est moi.
C'est moi. - Mais putain, Candice !
Pff !
Musique calme
---
- Je comprends pas la fascination pour les animaux morts.
Comment t'as trouvé cet endroit ?
---
Elle est bizarre, cette maison. Hein ?
Tu trouves pas ça étrange ?
- La seule chose étrange que j'ai vue,
c'est toi dans un placard
avec un sanglier sur la tête !
- Tu pourrais peut-être me donner des gants, aussi.
---
Tu verrais,
il y a des citrouilles partout.
Sasha est contre la société de consommation.
Elle rit. Il me fait bien rire, tiens.
Vous préparez Halloween ?
- Non, Thomas a des terreurs nocturnes,
alors les monstres, on évite.
- C'est normal. Il est à l'âge
où il comprend que ce que tu fais, c'est dangereux.
D'ailleurs, pourquoi t'es toute seule sur le terrain ?
- Sérieusement ? Il est où, ton "back up", à toi ?
- Moi, je suis là incognito.
Tu m'as pas dit, d'ailleurs...
Comment tu l'as trouvée, cette maison ?
- Le portable de Gazini émet souvent ici.
Musique grave
Les portes de l'armoire grincent.
---
Jonas. Le fils aîné de Gazini.
Les autres aussi
sont morts ?
- Comment ça, "morts" ? - Euh...
Il y a 2 ans, Jonas visitait
une grotte avec son père, il a fait une chute.
On a conclu à un accident, mais...
- Tu penses que 2 frères qui sont victimes d'un événement tragique,
c'est peut-être pas une coïncidence.
- La grotte où Jonas est mort s'appelait la "grotte du diable".
Les cristaux, les plantes, les bougies,
ça fait rite satanique.
Musique calme et intrigante
---
- On met toute l'équipe sur le coup ?
- Non. Laisse-moi gérer l'enquête.
- Oui, c'est ton enquête.
(Oui.)
- Hm. Je vais fouiller.
- Oui. Sonnerie de téléphone
---
Oui, Antoine ? *-Oui, Candice, c'est moi,
t'es occupée, là ? J'ai un gros service à te demander.
-Ca va pas être possible, là.
Je suis en plein travail sur l'affaire Blaskovitch.
-Tu peux demander à une collègue de s'en occuper à ta place ?
En fait, Suzanne est à un goûter.
Je dois aller la récupérer, et je suis bloqué.
C'est dans 30 min. - Donc toi, tu gères ta carrière,
et moi,
je garde ta fille ?
- Je te jure, c'est exceptionnel.
Et pour un enlèvement, chaque minute compte.
- OK, j'y vais. *-Merci. Merci.
- Mais faudra quand même qu'on discute sérieusement.
-Oui, oui, promis.
C'est exceptionnel. Et... Dis-moi, au fait,
t'as pu trouver mon costume
pour ce soir ?
Grognement agacé
Allô ?
Hm...
Je t'embrasse aussi. Bisous.
- Désolé, boss. - Oui.
- Petite nouvelle.
Grâce à mon super dessin, avec Marquez,
on a retrouvé le loueur de bateaux qui nous a remis une copie
du permis de son client. Et quel client ?
- Vas-y ! - Vous allez pas le croire.
- Sébastien Gazini ? - Ouais.
Il serait lié à l'enlèvement de son fils ?
Mouettes
---
- Ca va ? Tu dis rien.
C'était bien, ton anniversaire ? - Bof.
Tout le monde a pleuré quand j'ai raconté
l'histoire de Jack O'Lantern. La maman de Leïla a dit
que je racontais des bêtises. - Oh...
Monte dans la voiture.
Cris de mouettes
---
Sois pas triste.
Si ça se trouve, tes copains ont eu peur et la maman de Leïla a voulu
les rassurer. - C'est qu'une sale menteuse.
- C'est quoi, tes gâteaux ?
J'ai pas déjeuné, je suis allée au sport.
- Tiens. C'est la menteuse qui les a faits.
- Merci.
Oh !
Ils sont végans, non ?
- Si "végan", ça veut dire "dégueu", alors oui, ils sont végans.
Comme tout chez elle, d'ailleurs.
Tiens. Ca, c'est meilleur.
Petit rire
Musique intrigante douce
Tu l'as trouvé où, ce bonbon ? - Euh...
Chez Leïla.
---
- Suzanne,
la mère de Leïla est végane. Elle donnerait pas
des bonbons au sucre et aux colorants à ses enfants.
Dis-moi. Je te gronderai pas,
je te promets.
- C'est Jack qui nous les a donnés
quand j'étais avec Nathan.
Je l'ai pas dit à maman, sinon elle me les aurait pris.
Son copain dit qu'ils rendent les enfants autistes.
- Mais non.
Un bonbon de temps en temps, ça fait de mal à personne.
Tu sais quoi ?
Je vais t'emmener à la maison,
comme ça, tu pourras jouer avec Héloïse.
- Trop bien !
- Si tu crois que j'ai rien vu... Hop ! Tu passes derrière !
Val ? C'est moi.
Le ravisseur a un lien avec l'usine Gazini.
Il a donné aux enfants des bonbons de là-bas.
Cliquetis mécaniques
---
- A demain. - Salut.
- Salut les gars. A demain. Je peux vous aider ?
- Oui. Police.
Où est-ce que je peux trouver M. Gazini ?
- Y a plus personne sur place. Même M. Gazini
est parti. - Non. Il y a sa voiture
sur le parking.
- Je vais le trouver.
- Tu devrais y aller. Antoine va arriver avec Marquez.
- Non, Val, je dois être ici.
Je me sens concernée.
- Tu te rends pas compte
comme c'est dur de diriger ce groupe après toi.
T'es toujours sur mon dos. Ca renforce pas ma légitimité.
Porte
Mouvement
Musique douce
---
T'écoutes vraiment pas, hein ?
- Monsieur Gazini ?
- C'est Dylan. Son assistant.
Tu le saurais si tu participais à l'enquête.
On cherche votre patron. - Il est pas là.
Il balbutie. Faut voir dans son bureau.
- Vous êtes malade ?
- Non. Non. Ca, c'est... J'ai juste un peu mal au ventre.
- Ah ben,
c'est drôle, parce que
ma belle-fille m'a donné un petit gâteau végan.
Ca m'a complètement chamboulé le ventre aussi,
donc je veux bien votre petit sirop.
C'est pas pour le mal de ventre, ça.
C'est pour endormir les enfants.
Musique grave
Piano rapide
---
- Stop !
--- Arrête-toi !
---
Dylan !
---
- Monsieur Gazini,
c'est la police.
---
- Dylan, arrêtez. Rendez-vous !
---
Il y a mes collègues
qui arrivent !
---
- Nathan.
---
Nathan ?
Réveille-toi, chéri.
--- Coup de feu
---
Nathan.
---
Coup de feu
Musique grave - C'est bon.
Tirez pas. - Je veux voir votre arme !
Faites glisser votre arme ! - Tirez pas !
---
Bouge pas !
- Ca va ? T'as mal quelque part ?
- Il est où, papa ?
Musique grave
---
- M. Gazini, restez avec moi.
M. Gazini !
---
C'est le capitaine Atger. Il faut une ambulance à l'usine Gazini.
---
- OK.
--- *Communication radio indistincte
---
- Tenez, chef. Je vous confie l'arme.
- Un pistolet à grenaille.
- OK. Je vous rappelle.
Gazini est dans le coma.
Et vous, vous êtes dans la merde !
Pourquoi vous avez agi seule ?
- J'ai pensé à l'enfant. - Je viens de lui parler !
Je n'ai pas osé lui avouer l'état de son père.
- Elle a commis une erreur,
mais elle a retrouvé
Nathan sain et sauf. - Seule ?
Même s'il a été drogué, Nathan se souvient
d'avoir été libéré par une dame blonde et en rose.
La capitaine avait son costume d'Halloween,
peut-être ?
Je vous mets au repos le temps de l'enquête de l'IGPN
et je vous souhaite que Gazini se réveille vite.
- Ton arme et ton badge.
Musique dramatique
---
- Vous êtes sûr que vous voulez pas d'avocat ?
---
Parce qu'on a retrouvé ça chez vous.
Alors ?
- J'ai pas besoin d'avocat.
J'ai agi pour le compte de Gazini.
- D'accord. Je comprends pas.
Pourquoi il aurait fait enlever son fils ?
Il en avait la garde...
- Je sais pas. Demandez-lui.
- Il peut pas répondre. C'est facile de le charger.
- C'est pas moi qui ai tiré.
- Et la rançon,
elle est où ?
- Je lui ai rendu.
- Je comprends pas.
Pourquoi mobiliser la presse, la police ?
Pourquoi pas le faire discrètement ?
- Vous savez, il a beaucoup d'ego, Gazini.
- Ca veut dire quoi ?
C'est Gazini qui vous a demandé de cacher Nathan
à l'usine ? - J'ai fait comme il m'a dit.
- C'est lui qui t'a demandé de le shooter aussi ?
Je l'ai interrogé.
C'est un bon père.
- Hm...
- Et vous avez agi seul ?
- J'ai fait comme Gazini m'a dit. - Non, mais
c'est vous qui êtes là
pour l'enlèvement et la séquestration
de Nathan, c'est pas Gazini.
Même si vous lui obéissez, c'est vous qui êtes là.
Musique dramatique
- On travaille pour le diable.
---
On discute pas les ordres.
---
- Bon, ça veut dire quoi ?
- C'est quoi, ça ? - Hm ?
Là, pour l'instant,
votre défense, c'est pas du tout la bonne.
Donc on reprend l'interrogatoire
dans une heure et tu vas...
Tu vas réfléchir.
- Réfléchis.
Porte
Cris de mouettes
---
Pas dans l'escalier
---
- Oh ! Il est génial, ton costume !
- Eh ouais !
Tout ça pour rien. Suzanne veut plus faire Halloween.
- Oh non ! Pourquoi ?
- Demandez-lui.
Musique enjouée
---
- OK. Merci.
Le psy n'a pu faire parler Nathan. Il est resté mutique.
Tu m'étonnes. Il est traumatisé.
Et le sirop agit encore.
Il lui faudra du temps. - Hm.
Pauvre gosse ! - Hm.
T'as des nouvelles de Val ?
- Elle est toujours interrogée par l'IGPN. Rien ne filtre.
Et Gazini est toujours dans le coma.
Une journée de merde,
je te jure ! - Hm.
- Je changerais bien de vie, comme Mehdi.
M'occuper de mon miel.
- Tu ferais mieux de rentrer et discuter avec Candice.
Sirènes de police au loin
---
-"Il était une fois"... - Non,
j'ai pas envie !
- Reviens, joli minou
Je te donnerai plus de mou Suzanne rit.
--- J'ai un gros poisson sans arêtes
Si tu reviens, on fera
La fête
Elle rit.
- T'aimes les chats ?
- Oui. C'est eux qui m'aiment pas.
C'est une chanson que je chantais
à mes enfants quand ils avaient du chagrin.
Et toi ?
Tu veux pas me dire ton chagrin ?
- J'ai plus très envie d'aller sonner aux portes.
Je préfère rester ici.
J'ai peur de Jack.
- Jack ?
Celui qui a enlevé Nathan, c'était un faux Jack.
Le vrai, c'est celui du livre
que t'a offert papa. Tu sais,
Jack O'Lantern, c'est un protecteur, le gardien de la nuit.
Il voulait pas vendre son âme au diable.
Et toutes les gravures qu'il y a dans les citrouilles,
ça éclaire le chemin des âmes de ceux qui sont morts
et qu'on a aimés. Halloween, c'est pour se souvenir d'eux.
Une porte s'ouvre.
- Candice ?
Faut qu'on parle !
- Non, je suis occupée. Ton costume est
sur mon lit !
- Antoine ? - Oh !
- Votre ex et son mec sont passés.
Suzanne avait oublié ça. - OK.
- Et ils m'ont dit de vous donner ça.
- Merci.
Pleurs de bébé
---
- Alors, on fait quoi ? Tu vas quand même pas
rater le déguisement de ton père ? - Hm...
Rire
Héloïse pleure.
---
- Oui, Jennifer, c'est moi.
Oui, j'ai bien eu ta peluche.
Et j'ai eu la lettre de ton mec aussi.
Ah ben, écoute, c'est peut-être toi qui écris, mais c'est lui qui dicte.
Il peut me parler autant qu'il veut d'esprit libre, non formaté,
ma réponse n'a pas changé. C'est toujours non.
Ma fille ne partira pas en voilier au bout du monde avec vous. OK ?
On est clair ? C'est non.
Voilà. Bonne soirée.
- J'ai plus peur. Vite ! On va rater les meilleurs bonbons !
- Candice, c'est quoi, ce truc ?
- Hm.
Grognement lugubre - Merci !
- Merci, bonne soirée. - Bonne soirée.
Il m'en a donné plein ! - D'ailleurs, je vais t'en prendre.
Là, il y a un petit tri à faire. Ca, c'est hors de question.
Ca, non plus...
- T'es pire que ma mère !
- Tu me remercieras quand tes copains auront des maladies et toi non.
- L'intérêt des bonbons, c'est d'être une délicieuse cochonnerie.
- Si vous saviez tous les trucs cancérigènes qu'ils mettent dedans.
J'en donnerai jamais à ma fille. - Ah oui ? Comment tu sais ça ?
-"Vérité pour tous". C'est un groupe qui dénonce
toutes les dérives de l'industrie alimentaire.
Ca, ce sera l'objet de ma prochaine pièce.
- Ouh ! Tu vas nous faire rêver !
- Viens, on va en face ! - Ouais.
- Tu vas pas faire la gueule à cause d'un costume !
- Parce que tu crois que c'est à cause du costume ?
Tu faisais quoi dans l'usine ?
- Tu voulais pas enquêter sur Gazini.
- Pourquoi pas nous avoir attendus ?
- Ca s'est emballé juste avant.
- Résultat : Val est dans la merde.
Pour le costume, t'aurais pu prendre un truc comme détective privé.
Regarde.
- Oh, un détective privé...
Antoine continue à bougonner. Hululements
--- ---
--- Musique mystérieuse
---
- Erreur de jeunesse.
- Le diable.
Musique grave
---
--- Sirènes au loin
--- ---
---
Un portail bipe.
Musique mystérieuse
---
Tu vas où, Marti ?
--- Une voiture démarre.
---
--- Chouette et oiseaux nocturnes
--- ---
---
La tension monte.
---
Musique grave Voix indistinctes
--- ---
- J'en appelle au feu, j'en appelle à l'air.
- J'en appelle à l'eau et à la terre,
aux esprits de la mer et de la montagne...
- Cette nuit, où les frontières tombent,
les morts sont invités à nous rejoindre dans le cercle.
J'en appelle au feu et à l'air...
- J'en appelle à l'eau et à la terre,
aux esprits
de la mer et de la montagne...
- Cette nuit, où toutes les frontières tombent,
les morts sont invités à rejoindre le cercle.
J'en appelle au feu
et à l'air.
- J'en appelle à l'eau et à la terre,
aux esprits de la mer et de la montagne.
Musique mystérieuse
Elle hurle.
Musique angoissante
- Que faites-vous ici ?
Les portes grincent.
Musique mystérieuse
--- Respiration paniquée
--- ---
- Je suis désolée de...
De cette intrusion.
Je pensais qu'il y avait un problème,
mais je vois que le commandant a les choses bien en main.
Donc je vais
vous laisser entre vous, hein ?
Musique inquiétante Grincement
---
- Tu nous as ramené du sang neuf.
- Vous allez me laisser sortir !
Me touchez pas, sinon
je réponds plus de rien.
Candice soupire.
- Vous ne partiez pas sans une explication.
Musique angoissante
---
- J'ai compris ce que vous faisiez.
C'est du satanisme. Et je l'ai vu, votre tatouage.
C'est le symbole du diable !
- Non, non, non. C'est quand il est inversé
que le pentagramme
représente le mal. Tenez, regardez.
Musique mystérieuse
Quand l'étoile pointe vers le haut,
c'est un signe de protection.
Ce que vous prenez pour du satanisme,
ce n'est qu'une simple
séance de spiritisme. - On fait rien de mal.
- On essaie juste
de parler à nos enfants.
- Vos enfants ?
Et ils sont...
- C'est notre triste point commun.
- Lola s'est
fait renverser.
- Alexandre s'est suicidé.
- Samy,
il y a 5 ans...
- Et Sébastien Gazini partage avec nous
la douleur insupportable
de la perte d'un enfant.
Il a d'ailleurs plusieurs fois communiqué avec son fils.
Ma fille...
Emportée par une leucémie.
Un feu crépite.
---
- Moi, j'ai découvert cette maison avec ma collègue.
Les autorités vont venir. Ils vont
vous interroger. Vous devrez vous expliquer.
Ils vont vous accuser de satanisme ou pire encore.
- C'est pas possible.
Je suis banquière,
elle est juge, il est psy...
Et notre réputation ? - Ils vont
venir examiner la maison. Pourquoi vous avez fait ça ce soir ?
- Cette soirée est unique.
On ne pouvait pas la rater.
- Quoi ? Halloween ?
- On préfère le terme "Samain".
C'est le moment le plus propice
de l'année pour communiquer avec les esprits.
Je sais que c'est difficile à avaler.
Mais...
Joignez-vous à nous pour notre séance,
comme preuve de notre bonne foi.
- Non. Moi, je fais partie des sceptiques.
- Vous ne risquez rien à essayer.
Et puis, qui sait ?
Vous apprendrez peut-être
de nouvelles choses.
Un feu crépite.
- Est-ce qu'on peut appeler quelqu'un qui est dans le coma ?
---
O, monsieur Gazini,
ici la commandante Renoir.
J'aurais une question à vous poser
et vous seriez bien aimable d'y répondre.
Si vous n'avez rien à voir
avec l'enlèvement de Nathan,
faites-moi un signe.
Musique inquiétante Fracas
---
- C'est le cadre de son fils, Jonas.
- Il y a un truc. (-Non.)
Non, il y a pas de truc.
Faut vous ouvrir à la possibilité
que des forces inconnues sont à l'oeuvre
et accepter l'inexplicable.
Musique inquiétante
---
Cris de mouettes
---
Soupir
---
- T'étais où ? Cri
Tu nous plantes
en pleine soirée Halloween.
- Pas Halloween, "samain".
- Quoi ? - Figure-toi que j'ai
découvert quelque chose.
Gazini est adepte de spiritisme.
Avec des parents endeuillés, il se réunit dans une maison secrète
construite sur un point tellurique avec des énergies...
- Ca a pas un rapport avec ce qui circule sur Internet ?
"La maison du diable, les notables impliqués." C'est quoi, ça ?
- Ca aurait jamais dû sortir du cadre
de l'enquête. - Quelle enquête ?
Celle que tu mènes avec Val sans m'en parler ?
- Non, mais...
Parce que Val a pas eu le temps.
Je l'ai appelée, elle est allée à l'usine Gazini...
Elle va en parler à l'IGPN.
- Oui, et on va passer pour des cons
avec Belkadi, alors tu me dis ce que tu sais
sur cette maison et ces gens.
- Je peux pas.
- Pourquoi ?
- Parce qu'ils sont innocents.
Leur nom finira dans le dossier
et ils vont être jetés en pâture...
- C'est à la justice de décider s'ils sont innocents ou pas.
- Je te dis qu'ils ont rien fait. Je le sens, Antoine. Hé !
- Tu veux les innocenter ? OK. Laisse-moi faire mon travail,
sinon la justice d'Internet s'en occupera
et ça va être dégueulasse.
- J'y réfléchis.
- T'as jusqu'à demain ou je te boucle pour entrave à la procédure.
Je suis sérieux.
Musique de suspense Elle soupire.
---
--- Sirènes de police lointaines
--- ---
- J'ai vérifié 10 fois les comptes de Dylan,
aucun versement ou dépôt qui soit suspect.
- Vous avez mis Charlie
sur le coup ? - Elle a rien trouvé.
C'est vous dire ! Je crains
que les chiffres ne résolvent pas notre affaire.
- Euh...
Je...
(J'ai persuadé mes amis de parler de nos soirées)
(à la capitaine Belkadi.)
(-C'est bien !) (-Oui.)
- Et pour le reste ? - Pardon ?
(-Les malversations financières que vous avez cachées ?)
- C'est pas le moment.
Pas qui s'éloignent
- Je vous en aurais bien pris un, mais mon badge est vide.
Le café est
qu'à 30 centimes, mais ça finit par faire une petite somme.
Donc voilà... - Han !
Mais bien sûr,
Charlotte !
- Charlie.
- Dylan a fait
des petits versements sur une cagnotte en ligne,
mais si on remonte à plusieurs mois, ça finit par faire une belle somme.
Plus de 1 000 euros ! - Même si c'est privé,
je peux trouver le destinataire.
Il suffit simplement que je fasse un petit recoupement.
Elle chantonne.
- J'ai ! C'est un groupe au nom de "Vérité pour tous".
-"Vérité pour tous" ?
Musique calme
J'ai déjà entendu ce nom.
- Mais si, je te dis ! On l'a !
Oui, je viens d'avoir le proprio. Ouais.
T'es contente ?
Super.
Maintenant, il faut lui dire, Emma.
Surtout qu'on dépend d'elle pour la caution.
Porte Oui.
Elle vient d'arriver. Tu veux que je te la passe ?
Bon, OK. Non, t'inquiète.
Oui, je gère. Je gère. Oui.
Je t'aime.
Emma vous embrasse.
Elle allait tourner. - OK.
- Où sont les filles ? - En haut, avec la baby-sitter.
D'ailleurs, il faudrait rappeler à Antoine
sa participation. - Bien sûr, je vais lui rappeler.
Dis-moi, je me suis inscrite
sur "la vérité pour tous", mais il faut être coopté.
Tu voudrais m'introduire ? - Vous vous intéressez
à la consommation de masse ? - Oui.
Depuis que tu m'as parlé de la composition des bonbons...
Et ils ont un sujet dans la réunion du jour qui pourrait m'intéresser.
- Oui, j'y vais justement.
J'ai besoin d'inspiration pour ma pièce.
- On y va ensemble.
- C'est sérieux ?
- Très sérieux. C'est où ?
- Eh ben... Je sais pas. J'attends l'itinéraire.
Ca va pas tarder. - OK.
Quand tu l'as reçu, tu me le dis et on y va.
- OK.
Héloïse gazouille.
Ca tombe bien, j'aurai un truc à vous dire.
-Des températures exceptionnelles pour ce début novembre
qui devraient durer plusieurs jours
voire des semaines dans le sud de la France.
On annonce jusqu'à 33 degrés à Montpellier, notamment.
Dans...
- Et moi qui pensais que vous alliez couper la clim'.
Musique légère
--- Il soupire.
- Je vois pas en quoi ça changera le futur qu'on meure de chaud à 2.
- C'est sûr qu'avec vous, il reste encore du chemin.
---
- Voilà.
Tiens, rends-toi plutôt utile.
Plus vite.
Bon. C'est quelle direction ?
- C'est tout droit pendant 800 m et après, ce sera
sur la droite. - Plus vite.
Tu voulais me dire quoi ?
C'est Emma qui voulait vous parler.
- Y a un souci ?
Grande inspiration
- On a trouvé un appart. On déménage dans un mois.
- Oh ! Rire silencieux
Mais c'est super, ça !
- Sympa. Ca vous fait super plaisir, en fait.
- Bah oui !
Enfin non, je suis contente pour vous
parce que vous allez être indépendants.
- OK.
Pourquoi tu me l'as pas dit avant ? - Pardon. Emma avait peur
que vous vous sentiez seule. - Mais non !
Non. Non.
Rassure-la.
- Mais on aura besoin de vous pour la caution.
- Ah oui, mais là, il y a un problème.
En réfléchissant, la maison va quand même être grande.
Il y a beaucoup de pièces. Pour moi toute seule, c'est...
- C'est à droite.
Vous pouvez tourner.
Musique légère
---
Garez-vous là.
---
- Allez.
---
C'est où ?
- C'est tout droit. Il faut continuer à pied.
Chants d'oiseaux
---
- C'est pas une réunion, c'est un jeu de piste.
C'est toujours comme ça ? - Je sais pas. J'y suis
jamais allé.
Chants d'oiseaux
Quelqu'un joue de l'harmonica.
---
Il joue une note.
Putain, j'aime pas les clowns.
Voix au loin
---
- Non, il continue de charger son boss.
- Antoine.
- Aucune trace de la rançon dans la maison.
- 300 000 euros, ça disparaît pas. Oui ?
- Selon l'historique de la console, le petit jouait surtout
avec Dylan. Ils avaient l'air de bien s'entendre.
- Il a enlevé le gamin.
- C'était peut-être pour le protéger ?
- Il y a aucune preuve que Gazini était violent.
- Dylan le croyait peut-être. Va savoir ce qu'il s'est imaginé
qu'il se passait dans cette maison. Laisse-moi l'interroger.
- OK. J'appelle Belkadi. Vous reprenez.
Musique intrigante
---
--- Voix indistinctes
--- ---
- Tout le monde est là ?
Léger brouhaha
---
- Bonjour.
- BONJOUR.
- Si tout le monde est installé, on va pouvoir commencer.
Donc, à l'ordre du jour, dans la première partie,
on va parler des vaccins. On vous a menti.
- EH OUAIS !
- Ensuite, on va parler des "chemical trails".
Les traînées des avions.
Si vous crevez
de chaud, c'est à cause de ça.
- Ca justifie pas la clim. - On finira par un sujet
de saison : les bonbons.
Je vais
vous expliquer pourquoi c'est un poison.
J'invite chacun d'entre vous à parler
dans le respect et l'écoute mutuelle.
- Je t'emmerde, Didier !
Brouhaha Hein ?
Presque tous les bonbons distribués à mes enfants à Halloween,
ils étaient sur la liste. J'ai dû jeter
leur récolte à la poubelle.
- Cette liste, qui vous l'a donnée ? Elle est fiable ?
C'est pas encore un complot ?
Brouhaha animé
--- - Tu viens d'où, toi ?
- Je dis pas qu'elle est fausse, par contre,
il faut vérifier les informations.
- C'est évident que les fabricants empoisonnent leurs produits
pour qu'on attrape un cancer ou pire !
- Exactement ! Merci !
Merci !
- Même qu'ils mettent des puces à l'intérieur
pour que les gouvernements nous contrôlent.
- Vous avez pas peur qu'à Halloween, les bonbons soient distribués
par des inconnus ?
- On arrête pas d'en parler. - Des tarés pourraient glisser
de la drogue dedans pour abuser de nos enfants !
- Oui, ben justement ! On fait ce qu'il faut pour les protéger.
(-Oh ! Qu'est-ce que tu racontes ?)
- Et les colorants, hein ?
Les E102, les E104, les E106, là...
Des études américaines, australiennes ont prouvé
que ça créait des troubles du comportement.
- Australiennes ?
Vous devez faire référence
à l'étude de 1986 par des chercheurs australiens,
c'est ça ? - Exactement.
Là, on parle de sources qui sont
dépassées. - Et les chewing-gums ?
- Bah... - Il a été prouvé qu'ils créaient
un trouble du développement sexuel.
Et l'aspartame ? Les bonbons sans sucre ?
On en met partout, là.
Musique calme
- J'ai parlé avec ta mère.
Elle m'a dit que t'avais 10 ans quand vous avez quitté l'Irlande.
Il rit.
---
- Qu'est-ce que ma mère vient
foutre là ?
- Elle a fait ça pour t'éloigner de ton père,
c'est ça ?
Musique de tension
Je sais ce que c'est de grandir avec un père qui a la droite facile.
Je crois que toi aussi.
---
- C'est pour ça que t'as enlevé Nathan ?
Pour le protéger de son père, c'est ça ?
Franchement, je te comprends.
Si tu savais de quoi je suis capable
quand on touche à un môme.
- Gazini a eu ce qu'il mérite, alors.
- T'as fait quoi ?
Musique grave
--- Long soupir
- Vous avez vu les photos des enfants dans la maison ?
---
- C'est quoi, les photos ? J'ai rien vu.
Hein ? Puis ça veut dire que t'es rentré
dans cette maison, alors. T'y as vu quoi ?
Dis-moi. T'as vu Gazini
faire du mal à Nathan ou à d'autres enfants ? Dis-moi.
Non, mais...
T'as vu quoi, alors ?
Hein ? - Vous voulez un dessin ?
- Oui. - On veut bien un dessin, oui.
On aimerait savoir. Moi, j'ai l'impression que t'inventes.
On t'écoute.
T'as rien vu ?
Musique grave
- J'ai vu Nathan pleurer tous les soirs.
---
- Son frère est mort, sa mère est hospitalisée.
C'est normal qu'il soit triste. Son père est absent,
ça veut pas dire qu'il est violent.
T'es d'accord ? - Oui, oui.
Hm mh.
Donc t'as quoi ?
- Paroles de flic au service des puissants.
- C'est pour ça que t'as pas appelé la police ?
Tu crois qu'on protège
ceux qui font du mal à des gosses ? - Puissants ou pas,
on a interrogé ceux qui fréquentaient cette maison
et je t'assure qu'ils n'ont rien à se reprocher. Tu te fais un trip.
Je sais pas ce que t'imagines, une bande de pédophile ou autre,
mais là, tu te trompes.
- Oui, oui. Voilà. - OK ?
- C'est exactement ce que je disais.
- Quoi ? - Oui.
Vous vous protégez tous entre vous.
- Bon, allez. Franchement, ça suffit.
Là, tu vas me dire tout simplement avec qui t'as fait le coup.
Allez ! Avec qui
t'as fait le coup ?
Je te demande que ça.
Tes potes, ils sont partis
avec la rançon. Arrête de les protéger,
OK ? - OK.
- Maintenant, tu parles. C'est tout. - OK. OK.
- OK ! - OK. OK.
Vous connaissez la légende ?
Musique grave
Le Jack O'Lantern.
---
Il a jamais
vendu son âme au diable.
---
Moi, c'est pareil.
- C'est quoi, ça ? - Tant qu'il y aura
un enfant en danger, on sera là.
- Vas-y, ta gueule. - Non.
- Si, tu fermes ta gueule.
- Faites attention.
Oui, avec vos amis puissants. - Pourquoi ?
- Parce qu'on est de plus en plus nombreux
à résister aux élites
pédophiles et satanistes.
Comme toi et toi.
- Ferme ta gueule !
- Ca va. - Ferme-la !
- Ca va. - Putain !
Une porte s'ouvre.
La porte claque.
- Elle s'énerve vite.
- Oui...
- Qu'est-ce qui t'a pris ? - J'ai pas pu m'en empêcher.
- T'as failli nous griller. - Je suis à cran
avec ce qui s'est passé.
- Elle est à cran. - Je le savais.
On aurait jamais dû cibler 2 gamins.
C'était trop pour Dylan.
- On a foiré avec Nathan. - Tu crois ?
- Il devrait être avec sa mère. - Il nous reste la gamine du flic.
- J'ai une proposition.
On attend que les choses se tassent et on retente le coup.
- Il a dit qu'on agirait maintenant.
- Maintenant ? - Oui.
- C'est pas bête.
Avec le scandale Gazini, on a une chance
de sauver Suzanne. Son pédophile de père,
il verra rien venir. Cri étouffé
Musique grave
---
Musique inquiétante et stridente
---
Candice gémit. Pas
--- ---
Léger brouhaha
---
--- Le portable de Candice sonne.
--- ---
- On a reçu de nouveaux éléments du casier de Dylan. Regarde.
Léger brouhaha Des téléphones sonnent.
--- ---
- Dumas ? - Oui.
- Il y a un problème. - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Les noms de pseudo satano-pédophiles amis de Gazini
circulent sur les réseaux. - C'était à prévoir.
- D'autres noms sont cités. - Mais ça,
c'est les réseaux sociaux. N'importe qui dit n'importe quoi.
Ca finira par passer.
- Votre nom figure sur cette liste.
- Quoi ?
- C'est sous le hashtag #balancetonpédophile.
- Ils disent quoi ?
-"Un pédo dans la police"...
"Touche pas à nos gosses, commissaire"...
Musique de tension
---
- Oh, putain !
---
Soupir stupéfait
---
Il souffle.
---
La musique devient inquiétante.
---
--- Elle gémit.
--- ---
---
--- Bourdonnement électrique
--- Les ampoules grésillent.
--- ---
--- Rires déformés
--- ---
Tintement
Musique angoissante Un enfant crie.
--- Cris et rires effrayants
--- ---
--- Candice crie.
---
- Ah !
- Vous faites quoi ici ? - Pardon.
J'ai...
J'ai perdu mon chat.
- Vous avez perdu votre chat ? - Voilà.
- Comment il s'appelle ?
- Moumouche.
- C'est une femelle, ça. - Voilà.
- J'espère qu'elle est stérilisée.
Les matous du parc vont lui faire le ménage dans la salle des fêtes.
- Ah bon ?
- Je vais vous aider à trouver Babouche.
- Moumouche. - Moumouche.
Je connais toutes les cachettes du parc.
Vous pouviez pas tomber mieux. - Eh bah super !
Pas qui s'éloignent
Musique inquiétante Grincement métallique
--- ---
--- Voix de petite fille indistincte
--- ---
Le clown rit. Candice crie.
--- La petite fille hurle.
- Suzanne.
Elle gémit.
Essoufflement
Sasha chante au loin.
---
--- Sasha ?
- Vers ton gentil matou
- Sasha ? T'es où ?
Sasha chante.
Sasha !
- Je meurs d'amour pour toi
- Vous allez pas la faire fuir, votre petite Minouche ?
- Elle entend ça depuis qu'elle est petite.
Dès que je la chante, elle vient.
C'est pas normal Qu'une chatte sauvage
Mouettes
- C'est vous, Antoine ? - Oui, Catherine. Je suis rentré tôt.
Musique enfantine *Rire d'enfant
---
Ca va, chérie ?
---
Suzanne ?
--- *Rire enfantin
Suzanne ?
--- Musique angoissante
--- ---
Suzanne ! Elle est où ?
Catherine, où est Suzanne ?
Suzanne !
Grognement monstrueux - J'AI UN GROS POISSON SANS ARETES
SI TU REVIENS, JE TE FERAI TA FETE
Sasha et le clown chantent au loin.
- Sasha ?
- Je serai un gentil matou
- Sasha ?
Cliquetis mécanique *Cris effrayants
- MH MH - Moumouche !
- VIENS QUE JE TE LECHE LES BABINES
MH HM ! - Moumouche !
Tintement de clochette
Cliquetis mécanique
- C'est pas normal, ça.
---
- Sasha ?
--- *Rires effrayants
---
- C'est quoi, ce bordel ?
--- *Rire effrayant
--- *---
---
- Non, mais dis donc !
Rire effrayant - Ca va ?
- On s'occupe plus de votre chatte ?
Rire effrayant
--- Sonnerie de portable
---
--- - Antoine.
---
-Antoine ? - C'est Marquez.
-Pourquoi t'as décroché ? - Suzanne a été enlevée.
- Quoi ?
C'est pas possible. Elle était à la maison.
Il y avait la baby-sitter. *-Suzanne regardait
la télé. La baby-sitter était
en haut avec Héloïse.
- Comment va Héloïse ?
-T'inquiète, elle va bien.
- Mina, j'ai peut-être une piste.
Je te rappelle. - OK, ça marche.
- Y a un problème ?
- J'ai une urgence.
- Mais vous allez où ?
Vous avez une voiture ? Notes d'harmonica
- Les barrages sont
en place. J'ai transmis le signalement de Suzanne
à l'aéroport et à toutes les gares. On va la retrouver.
- Renoir est sur une piste. - Vous faites quoi là ?
Rentrez.
- Je suis venue aider. - Capitaine Belkadi ?
Le voisin jardinait
et il a remarqué un voilier stationné longuement
sur l'étang, très près de la maison.
- OK. Il y a une description ? - Un voilier blanc.
Un deux-mâts. 17 mètres.
- Le... Le mec de Jennifer a
un voilier. Et Suzanne serait jamais partie
avec un inconnu. C'est lui. Faut retrouver son bateau.
- Restez là ! - Il faut le retrouver !
- Laissez-nous faire !
Evitez qu'il fasse une connerie. J'appelle les gardes-côtes.
Musique grave
Musique rythmée - Allô, Candice ?
T'es où, là ?
---
--- Sirène
--- ---
---
- Antoine ! Antoine, attends !
- Elle est là ? Non, laisse-moi y aller !
- Arrête, putain !
- Oh !
- Suzanne !
Musique grave
Suzanne !
C'est papa ! T'es où ?
Suzanne !
---
Suzanne !
- Tu vas te foutre dans la merde. - Me fais pas de leçon.
Je pouvais pas
rester chez moi.
- Police ! Où est Mina ?
- Elle est passée, mais elle a dû repartir.
- Vous avez une idée d'où elle est ?
- Maintenant que j'y pense, sa voiture est sur le parking...
- Il est où, ce parking ?
- Je vous emmène. - OK.
- Elle est pas là, putain !
- On va la retrouver.
- Alors ?
- C'était un leurre.
Elle soupire.
- Boss. - Je vous en supplie.
Dites-moi où est ma fille.
- On dira rien.
- Dites-moi où est ma fille !
- Elle est où, putain ?
- Si tu sais, c'est le moment de parler.
- Elle est loin de son pédophile de père.
- Antoine !
- Arrêtez, commissaire ! - Fils de pute !
- Arrête ! Arrête !
Gémissement
Il tousse.
- Ca sert à rien. Ca sert à rien.
- Antoine, on va la trouver.
- Oui,
c'est celle-là. - Dans ce cas,
elle a dû trouver un autre moyen de partir.
Musique grave Sirène d'ambulance
- L'ambulancier !
Quoi de mieux pour franchir les barrages routiers ?
Vous pouvez m'aider à identifier un ambulancier ?
- Et à le géolocaliser ? - Bien sûr !
Musique grave
---
- Toujours tout droit ? - Oui,
on va tomber dessus. - T'es sûre
que c'est là ? - Oui !
On n'est plus très loin. On va les croiser.
Regarde !
Vas-y !
Vas-y ! - Accroche-toi !
Crissements Sirène
--- Musique de tension
--- ---
Les pneus crissent.
---
- Coupe le moteur !
Coupe le moteur !
Ouvrez !
Musique de tension
---
- Sortez ! - Il se passe quoi ?
---
- Suzanne ?
---
C'est Candice, chérie. Ca va, ma puce ?
Tu viens avec moi ?
On va attendre papa ensemble.
- OK. Ca me va.
--- *Communication radio
--- *---
- Viens, ma chérie.
--- *---
Allez. Viens.
Hop là !
Pfiou !
- Allez, sors.
Communication radio (-Viens.)
---
Les mains contre la bagnole.
---
- C'est la rançon.
- L'argent,
c'était pour les enfants, pas pour nous.
- C'est ça.
---
- Atger,
je vous avais demandé de rester chez vous, non ?
Vous voulez aggraver votre cas ?
- En attendant,
Gazini est sorti du coma. - Ah.
- Merci, commandant. Sans vous... - Sans nous.
Sans nous.
Le capitaine Atger y est pour beaucoup aussi.
Avec Nathan,
ça fait 2 enfants de sauvés.
2 enfants !
Ca devrait arranger son cas.
- Merci. - Val,
t'as toutes les qualités d'une super cheffe.
Tu dois prendre confiance en toi.
Rire
Candice rit.
Et promis,
je serai plus dans tes pattes. Val rit.
- Bien sûr, Candice.
Portières
- Suzanne ! - Ca va, elle va bien.
- Suzanne !
- Papa !
- Ca va ?
- Attention, t'écrases mes fleurs !
Soupirs soulagés
---
- Tout va bien. Tout va bien. - Ca va ?
- Super bien !
On s'est trop marrés avec Arnaud.
On a fait un tour d'ambulance avec la sirène,
et tout ! Toi, tu veux jamais la mettre
dans ta voiture !
- Mais laissez-moi la voir !
- Emmène-la loin,
d'accord ? Tu vas manger une glace avec Candice.
- Maman veut pas que j'en mange.
- Là, c'est papa qui décide, OK ?
- OK.
- Merci.
- Allez,
tu prends ton toutou ?
- Laissez-moi la voir ! Antoine,
laisse-moi la voir, s'il te plaît !
Je t'en supplie, laisse-moi la voir !
Jennifer sanglote.
Comment elle va ? - Ca va. Moi,
j'ai pas les mots pour lui expliquer.
- Je savais pas. Je te jure que je savais pas !
Il lui aurait pas fait mal. C'est ce voyage. Ca l'a rendu fou.
- Un fou bien organisé.
Ca fait des semaines qu'il monte la tête à son groupe.
Et c'est lui qui aurait accusé Dumas sur Internet du pire
concernant Suzanne.
Donc il a manipulé tout le monde. J'espère que c'est votre cas aussi.
- Je suis désolée. Je te jure, je savais pas.
- C'est bon. C'est bon. C'est bon.
- Laisse-moi la voir. - Elle est repartie, là.
Elle sanglote.
Jennifer, il va y avoir une enquête sur toi.
En attendant, c'est moi qui ai la garde.
- Oh non !
Non. - Je te laisserai
la voir. Elle a besoin de voir sa mère.
Musique triste Jennifer sanglote.
--- ---
Hululement
--- Cris de mouettes
---
Léger brouhaha
---
- Allez, Monaco,
fais pas la tête ! Tu vas être bien avec elle.
Elle est un peu bizarre. Elle doit fantasmer sur les poissons
et je te soupçonne de bien aimer ça, petit coquin !
Elle va s'occuper de toi.
Je crois vraiment que c'est la meilleure décision.
- Quelle décision ?
- Non, je disais à Monaco que...
J'ai un ancien collègue qui a fait une reconversion.
Il est parti élever des abeilles avec sa copine.
- C'est bien, mais vous aimez le miel, vous ?
- Moi, j'aime tout.
Sauf les chiffres.
- Renoir,
petite séance sport.
Vous m'accompagnez ?
- Non, j'ai encore des courbatures de la fois dernière.
- C'est la preuve que vous avez bien travaillé.
- Oui. - Allez.
Musique calme
- J'aime pas le sport non plus. - Vous lui avez
pas dit que vous partiez ?
- Non.
---
C'est pas le bon moment.
---
- Et votre reconversion ?
- Ah oui.
---
(J'ai ma petite idée.)
---
Au revoir, Charlie.
Petit rire
Musique calme
---
--- Cris de mouettes
Un bébé pleure. - Regarde, Héloïse...
--- Suzanne chantonne au loin.
- Sasha ?
--- - J'ai un gros poisson sans arêtes
--- Si tu reviens, on fera la fête
- Tiens.
Héloïse pleure. Suzanne chantonne.
- Merci.
- On mange dans 10 minutes. T'as reçu ça.
- OK. Merci. - Suzanne,
tu viens m'aider pour la table ? - OK !
- Allez, viens.
Musique calme
---
Candice rit doucement.
--- ---
---
"Respect" (Aretha Franklin)
---
Sous-titrage : Hiventy by TransPerfect
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