All language subtitles for Pittsburgh.1942.1080p.BluRay.x264.AAC-[YTS.MX]

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Original subtitles

Il y a quelques mois � peine, le pr�sident a demand� au pays...

60000 avions, 45000 tanks et 8 millions de tonnes de vaisseaux.

Il a demand� cela au c�ur, � l'esprit et aux mains...

de 130 millions d'hommes, femmes et enfants libres.

Il nous a demand� de devenir...

le meilleur syst�me industriel de tous les temps...

de faire de nos ateliers les forges de la guerre...

de surpasser les agresseurs dans toutes cat�gories d'armes modernes.

Ses propres paroles furent...

"Par cet accomplissement seul, nous b�tirons l'arsenal de la d�mocratie".

Avions, fusils, tanks et vaisseaux ont commenc� � �merger de nos usines.

Leur flot augmente de jour en jour. Le ruisseau est devenu une rivi�re.

La rivi�re deviendra un torrent, un torrent qui engloutira...

la tyrannie totalitaire qui cherche � d�truire le monde.

Notre r�ponse � la requ�te du pr�sident flotte en haut...

"Arm�e - Marine" de notre m�t, aujourd'hui.

Le m�rite en revient...

� chacun d'entre vous.

A mon associ�, Pittsburgh Markham.

A votre ami et le mien, un homme qui, il y a des ann�es...

comprit plus que personne l'importance d'un morceau de charbon, Doc Powers.

A votre chef de syndicat, qui �uvre autant qu'un ex�cutif...

de cette firme pour maintenir notre rendement, Joe Malneck.

Mais par-dessus tout, le m�rite vous en revient � vous.

Vous �tes les partenaires de nos jeunes soldats am�ricains...

qui versent leur sang dans les eaux tumultueuses du nord de l'Atlantique...

dans les d�serts de l'Afrique...

sur les rochers des�li es Al�outiennes, dans les jungles torrides du Pacifique.

Dans le monde entier, ils combattent car ils savent comme nous...

que l'Am�rique est plus qu'un pays, c'est une cause.

Un style de vie qui donne au plus pauvre des hommes...

plus qu'il ne pourrait r�ver d'avoir nulle part ailleurs.

Montrons-leur que nous les soutenons et remettons-nous au travail !

A nous trois.

Nous quatre.

N'oubliez pas Pola.

A Pola.

A Pola.

Vous auriez pu passer votre vie dans l'obscurit�...

si elle n'avait pas �t� l�.

Je lui dois aussi mon succ�s, car je vous ai accompagn�s.

Souvenez-vous, j'�tais un vieux fou avec des th�ories sur le charbon...

et vous, deux jeunes gaillards de la ville mini�re !

La ville mini�re �tait alors votre hu�tre...

remplie de perles noires que vous ne pouviez pas voir.

C'�tait peut-�tre la brume charg�e de suie...

flottant au-dessus des rues mis�rables qui vous les cachait...

quand vous arpentiez la colline de la houill�re de Wilson.

Un homme a du mal � bien y voir quand il vit trop longtemps sans soleil.

Mais, semblable � la puissance de ce charbon que vous d�terriez...

nich� au plus profond de la terre depuis un million d'ann�es...

la force qui est en vous attendait d'�tre lib�r�e.

Et la crasse du puits num�ro sept faisait partie de votre h�ritage.

Dans une caverne, dans un canyon

Creusant dans une mine

Vivait un mineur de la ru�e de 49

Et sa fille, Cl�mentine

Eh, c'est affreux !

J'ai crois� Joe Malneck, ce matin, ce gars du syndicat.

Ah, oui ?

- Il va faire un march� avec Wilson. - Quel genre de march�, Johnny ?

A partir de la semaine prochaine, on aura 6 cents de plus par tonne.

Six cents ? On ne sera jamais riches avec ce genre de fric.

�a fait douze � quinze dollars par mois.

�a mettra plus de pain sur la table, et je nourris sept personnes.

Que feras-tu de ton fric, Johnny ? Tu ach�teras un yacht ?

Allez-y, rigolez.

C'est pas grand-chose, mais c'est un d�but.

Vous vous �blouissez tant avec ces lampes que �a vous donne le tournis !

Pittsburgh, tu ramasses le charbon ou tu poses pour une statue ?

Allez, sers-toi de ton banjo.

Tu veux peut-�tre que je t'en joue un air sur les oreilles ?

- Salut, les gars. - Salut, Joe.

Vous avez entendu parler de notre march� ?

Tu fais un super boulot depuis que t'as jet� ta pioche.

Oui, g�nial. On sera bient�t millionnaires.

On se roulera dans l'oseille. Pr�te-moi cinq dollars, tu veux ?

- Je t'entends pas. - Cinq dollars.

J'ai de la suie dans les oreilles.

T'�tais en fonds quand on a quitt� la chambre, ce matin.

D'accord. Deux dollars. C'est tout ce que j'ai.

Tu crois que j'irai loin avec deux dollars ?

Non. Je m'attends m�me pas � les r�cup�rer.

T'arr�tes pas de claquer mon fric avec ta gonzesse.

J'en ai marre de ces poules. Elle, elle a de la classe, de longues jambes...

elle a tout... et une Model "T".

Je me demande o� on pourrait aller boire un verre ?

Chez Barney, avec mes deux derniers dollars.

J'ai pas dit "se payer un verre".

- Eh, Doc, o� es-tu ? - La ferme !

C'est ici qu'il garde ses trucs d'ordonnances.

Qu'est-ce que c'est ?

Ils doivent encore travailler sur le cinq, en bas.

Le tunnel est juste en dessous.

S'ils font pas attention, ils vont saper la maison.

Bonjour, les gars.

- Salut, Doc. - Quelqu'un est malade ?

Ouais, c'est l'estomac de Cash.

- Mon estomac ? - Regardez-le, il est courb� en deux.

On voulait pas vous d�ranger, on sait que vous �tes occup�.

Je ne suis jamais trop occup� pour prendre soin de mes patients.

Mais je ne garde plus le whisky...

dans ce meuble.

Viens, Cash.

Il ne garde plus le whisky dans ce meuble.

Vous savez, Doc, je me sens pas tr�s bien non plus.

Vous connaissez le docteur Grazlich, mon jeune coll�gue.

Bonjour, junior.

- Je me sens plus mal que Cash. - Tiens, bois �a.

Je serai content quand la Prohibition sera termin�e.

- �a a un go�t de goudron. - C'est du goudron.

Tout du moins, un d�riv�. Cash ?

Pas pour moi. Je me sens tr�s bien, maintenant.

Allez, bois. C'est bon pour ton estomac.

Non, merci, Doc.

- C'est meilleur pour toi que le whisky. - Je pr�f�re le whisky.

Il y a cent ans, ils jetaient le goudron...

quand ils faisaient du coke.

Puis, ils ont r�alis� que c'�tait bon pour tout...

des munitions aux m�dicaments.

On commence � peine � en effleurer les possibilit�s.

- Que cherchez-vous, maintenant ? - On ne le sait pas exactement.

- Comment le saurez-vous ? - Ce sera quelque chose de nouveau...

qu'on n'a pas encore trouv�.

Quand les scientifiques trouvent des d�chets parmi les dons de la nature...

ils acceptent �a comme un d�fi.

Et aucun don n'a �t� d�vers� plus abondamment que le charbon.

Prenez ce morceau, par exemple.

Il est compos� de diff�rents �l�ments...

qui ont �t� combin�s et modifi�s par la nature...

durant des milliers d'ann�es pour former ce m�lange tr�s complexe.

On doit en diviser les �l�ments et les recombiner pour nos besoins.

Des centaines de m�langes ont �t� faits, d'autres sont encore possibles.

Il y a 150 ans, un homme mit des morceaux de charbon dans de l'eau...

et la donna � boire � un malade. Il fut br�l� au b�cher.

Les m�thodes, � cette �poque, �taient tr�s primitives.

Mais depuis, les scientifiques ont suivi le m�me principe.

Dr Grazlich et moi, nous sommes parmi les milliers de gens...

qui continuent ce travail.

Prends cette bouteille, Pittsburgh. Tu me convaincrais de te la donner.

Je vous adore, Doc. Nom de Dieu, je vous adore !

Une bouteille de whisky, deux dollars et un rendez-vous galant.

Maintenant, il me faut un costume correct.

- Viens, Cash. Salut, Doc. - Au revoir, Doc. Salut, junior.

"Absolument aucun cr�dit"

Pour un costume de pr�t-�-porter, il a l'air d'un "Breau Bummel" !

Un style, une classe !

Croyez-moi, je ne pourrais presque pas voir que c'est moi qui l'ai fait.

- Calcule-moi �a, minus. - Avec plaisir.

Avec quel argent tu vas payer ?

J'en sais rien. Je t'ai surnomm� Cash parce que t'en avais toujours sur toi.

Mais derni�rement, tu m'as mis dans des situations g�nantes.

Je me demande jusqu'o� il faudrait aller pour le distraire ?

Un costume au prix sp�cial de 18 $ .

Il a un passepoil, une doublure.

Avec les accessoires, �a nous fait 33,50 $ .

Bien. Un petit coup � boire ?

Merci, merci.

- C'est du cher. - L'argent... quelle importance ?

Bien s�r. �a ne veut rien dire.

Merci, mais je ne bois pas. Que disiez-vous sur l'argent ?

Mets les fringues sur la note, d'accord ?

La note ? Quelle note ?

- Ta note, minus. - Ma note ?

Si tu coop�res avec moi, un jour, tu feras mes costumes sur mesure.

Oubliez �a. Ici, les costumes, on les paie comptant.

Vous n'agiterez pas votre pioche dans mon costume.

- Enlevez-le ou j'appelle la police. - Une minute.

Revenez avec mon costume ! J'ai dit qu'on faisait pas cr�dit !

Vous ne m'avez m�me pas donn� des arrhes.

T'as rien � craindre, minus. Regarde ce panneau.

"Cent dollars � celui qui pourra rester trois minutes sur le ring...

avec le champion poids lourd, Killer Kane."

C'est votre enterrement garanti. J'ai vendu un costume � Killer.

Il a 121 de tour de poitrine, 58 de tour de bras et 48 de tour de cou.

Et un cr�ne de 15 cm.

- On ne se bat pas dans mon costume. - Viens, Cash.

- Et s'il t'aplatit ? - Il m'aplatira pas.

- Pas dans mon costume ! - Rien n'arrivera � ton costume.

Mon costume ! Regardez mon costume !

Je te casserais bien les dents, m�me si c'�tait gratis !

- Il y a un probl�me ? - Oui ! J'aimerais arracher�

Vous avez sali votre costume.

Son costume ? Mon costume !

II est sorti de mon magasin avec un costume tout neuf.

Il veut combattre Killer Kane dans mon costume. Regardez-le !

- Il m'a m�me pas vers� d'arrhes ! - Du calme, minus.

- C'est rien, comtesse. - Je suis d�sol�e.

- C'est terrible ! - Terriblement s�duisant.

Bonsoir. M. Brawley est devant, dans l'all�e � droite.

Merci.

Et ton rancard avec la fille aux longues jambes et � la Model "T" ?

Je pr�f�re ce ch�ssis.

- Vos billets, s'il vous pla�t. - Minus, t'as oubli� d'acheter les billets.

J'ai oubli� d'acheter les billets.

Trois billets, �a m'�tonnerait que j'aime ce spectacle.

- Votre veste. - Mon costume ! Je reviens.

Eh, devant. Assis !

Trouvez une place. Je veux voir le spectacle.

- O� est votre col ? - Je l'ai l�.

Mettez votre cou � l'int�rieur. Tenez.

Eh, devant, tu vas t'asseoir ? C'est le moment crucial.

Vous voil�. Avec les billets, �a fait 35 $ tout ronds.

Il a pas l'air si dur que �a.

Je suis content que ce soit pas ma t�te.

Mesdames et messieurs...

nous venons d'assister � une d�monstration de cogne incroyable...

par le ph�nom�ne du ring invaincu et candidat...

du titre de champion du monde des poids lourds, Killer Kane !

Et maintenant, messieurs, cent dollars...

pour l'homme qui restera sur ses pieds...

apr�s trois minutes de boxe contre Killer Kane.

Il veut se battre, hein ? Je le combattrai pour rien !

Oh, non, monsieur. Vous �tre ivre ! Asseyez-vous.

Qui sera le premier � d�fier Killer dans un round de d�monstration ?

- Je suis votre homme, mon vieux. - Venez, l'ami.

Viens. Il me faut un assistant, non ?

- On va arranger son� - Allez, asseyez-vous !

- Ne vous battez pas dans mon costume. - Bonsoir, comtesse.

- Qui est le candidat ? - Pas moi !

- Des mineurs, hein ? - Vous n'aimez pas les mineurs ?

On en a port� quatre vers la sortie cet apr�s-midi.

Celui-l�, Cash Evans, vous ne le sortirez pas. Pas vrai, les gars ?

Esp�ce de sale tra�tre !

- Quoi, t'as peur de lui ? - Peur ?

Je vais exp�dier ce cr�tin sur les genoux de la comtesse !

Accrochez-vous, comtesse.

- Ce cr�tin va atterrir sur vos genoux. - Pourquoi vous ne vous battez pas ?

J'ai chang� une grande partie de mes plans, ce soir.

- C'est un ami � vous ? - Non.

Je vais aussi changer �a.

Qui est-ce ?

Personne. Il a l'air tr�s s�r de lui, n'est-ce pas ?

Qui voulez-vous qu'on pr�vienne si vous �tes tu� ?

Et si ce charbonnier b�n�ficiait d'un coup de chance ?

II ne vaudrait mieux pas. J'ai d�pens� une fortune � lancer ce gros babouin.

Vous avez devant vous le futur champion, Killer Kane.

Et quand il le sera, vous aurez tout.

Vous m'avez d�j� dit que j'avais tout.

Livrez un bon combat et ne tra�nassez pas.

Serrez-vous la main, allez dans votre coin et sortez-en pour cogner.

- Attention. C'est de la dynamite. - Tu viens de t'en rendre compte ?

Continue le direct du gauche, Cash ! C'est bien !

C'est �a ! Une bonne gauche ! C'est important pour moi !

Donne-lui une racl�e !

Pourquoi tu recules ?

Allonge-lui un direct du droit ! C'est un faux jeton !

On fait le malin, hein ?

- Si ce cr�tin perd le match� - Vous perdrez cent dollars.

Tiens bon, Cash. Plus que deux minutes !

- Un, deux, trois... - Comment je m'en sors ?

- Pas g�nial. Il a gliss�. - Quatre, cinq, six�

�a y est ! Allez-y !

Tu le tiens, Cash ! II est sonn� ! Qu'est-ce qu'il attend pour tomber ?

Continue avec ta gauche ! C'est �a, l'autre poing !

Ta droite, ta droite ! Dans le ventre !

Continue, le costume est presque � moi !

Evite la lumi�re, Cash !

L�ve-toi ! L�ve-toi !

L�ve-toi, Cash ! II t'a pas fait mal !

- Va lui r�gler son compte ! - Cinq.

Donne-moi ce fric !

Viens, Cash, on a ton fric !

Appelez les flics ! Police !

Voil� votre petit ami, comtesse !

Charmant compagnon, comtesse !

C'est moi. F�licitations, vous avez gagn� !

Voil�, minus. 40 dollars, garde le pourboire.

Merci, merci.

C'est un plaisir de faire des affaires avec des gars honn�tes.

Je suis content de vous voir. C'est terrible, l�-dedans, une honte.

Des types f�cheux ont commenc� une bagarre.

Vraiment ? Venez, les gars.

�a fait une jolie musique, pas vrai ?

Elles vont aller danser le charleston au bar de Barney.

Je t'adore, Cash. Par tous les saints, je t'adore !

- Si on pouvait trouver la comtesse. - Oui, elle sera si compr�hensive.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Un �boulement � Eversville, tunnel 5.

T'entends �a ? Au tunnel 5 !

Nom d'un chien, c'est juste sous la maison de Doc.

Eh, vieux, am�ne-nous � Eversville� Y a personne, ici.

C'est la voiture de la comtesse. Prenons-la. Viens.

Qu'est-ce que vous faites ?

La comtesse.

Vous aurez des ennuis pour avoir vol� cette voiture.

- Calmez-vous, comtesse. - Il y a un �boulement � la mine.

Attention !

- O� vous allez comme �a ? - Laisse-nous passer, O'Toole.

- On doit trouver Doc Powers. - Bien s�r. Vas-y, Pitt.

Docteur, je suis content de vous voir sain et sauf.

- O� est Doc Powers ? - Sa maison ne s'est pas effondr�e ?

Non, c'�tait souterrain. �a a coinc� une partie de l'�quipe de nuit.

- Mais o� est Doc ? - Quelque part, l�-bas.

- Retenez l'ascenseur ! - Doc est coinc� dans le num�ro 5 !

On montait quand toute la paroi s'est effondr�e.

On a besoin de plus d'aide.

C'est pas pour vous, ici, comtesse, vous allez vous salir le nez.

Ne vous occupez pas de �a.

- Eh, Doc ! - Eh, les gars !

Attention � cette poutre.

Restez derri�re ! �a va c�der d'une minute � l'autre.

Vous en faites pas, Doc. On va vite vous faire sortir.

Je vous ai dit de reculer !

C'est ma jambe.

- Bougez pas, Doc, �a va aller. - Bonjour, Mlle Nightingale.

D'accord, Pitt.

Tirez-le hors de l� !

Attention !

Ne t'inqui�te pas, Tilda. Dr Grazlich est un bon docteur.

Votre mari est bless�, lui aussi ?

Bill !

Tilda, ma t�te dure dont tu parles tout le temps m'a sauv�.

Idiot !

�a va leur plaire de casser leur aiguille pour le recoudre.

Votre homme est hors de danger. Vous pouvez partir.

Attendez-moi l�, les gar�ons.

Comment va le Dr Powers ?

II a la jambe cass�e.

Il voulait que Grazlich s'occupe d'abord de tous les autres.

Vous aviez l'air de savoir quoi faire, l� en bas, comtesse.

Vous avez mis la main � la p�te comme une vraie Pola.

On m'appelait comme �a quand j'�tais petite, "Pola".

- Mon vrai nom est Winiewitsky. - Winiewi� Quoi ?

Mon p�re l'a chang� en Winters.

Il ne parlait pas anglais, mais il pouvait creuser comme deux hommes.

- Vraiment ? - Il a �t� tu� dans le puits 15.

Vous m'avez bien bern�, ce soir.

Je croyais que vous �tiez de la haute. En fait, vous �tes une Pola.

- C'est une critique ? - Non, vous pouvez rien y faire.

Si, j'ai tout fait pour ne plus approcher une mine de charbon.

Mais ce soir, quand j'ai vu cet �boulement�

On dit que le charbon �voque la chaleur et la vie.

Pour nous, �a �voque la mort, si on reste pr�s de lui trop longtemps.

Je cherche quelque chose de mieux.

Alors, vous vous �tes mise avec cet arnaqueur.

- Pas pour longtemps. - Vous visez la lune, hein ?

Oui ! Si on veut viser quelque chose, il faut viser grand.

Je suis pas si petit que �a.

Ce que je disais sur le charbon est aussi vrai pour les mineurs.

- Je manierai pas la pioche toute ma vie. - Que pouvez-vous faire d'autre ?

Je ne sais pas encore.

Mais je peux tout faire, une fois que je l'ai d�cid�.

La mani�re dont vous le dites, je pourrais presque vous croire.

Vous entendrez parler de Pittsburgh Markham.

Vous vous rappellerez du soir o� je vous ai dit �a.

Vous vous souviendrez de cette soir�e.

Je suis votre genre de gars. Et vous �tes mon genre de fille.

- On est faits dans le m�me bloc. - Oui, de poussi�re et de fum�e.

Et de sueur, de faim et de gr�ves. D'une vie aussi noire que ces mines.

C'est ce que je connais depuis ma naissance.

C'est peut-�tre ce que vous voulez, mais j'ai d'autres plans.

Vous voulez que je vous reconduise en ville ?

Pas si je dois vivre le m�me quart d'heure avec vous.

Si Pittsburgh n'a pas atteint la premi�re base, je vais emballer les battes.

Allons-y.

Pitt, c'est la premi�re fois que je te vois sans batte.

Je l'ai emmen�e � la gare.

Je ne sais pas si elle allait � Philadelphie ou � New York.

- Je lui ai dit au revoir de ta part. - C'est tr�s aimable � toi.

- O� tu as pass� tes soir�es ? - Chez Doc.

Tu ne me dis pas tout.

Tu n'as pas pass� toutes tes soir�es chez Doc.

Si. Je suis all� jeter un coup d'�il sur le goudron sur lequel il travaille.

- Je devrais aller voir �a, moi aussi. - Pour quoi faire ?

Je lui dis toujours bonjour de ta part.

Tu te charges beaucoup de mes salutations, derni�rement.

Tu ferais la m�me chose pour moi... non ?

Je vous ai apport� �a pour vous distraire, Doc.

- C'est tr�s gentil, Josie. - Qu'en pensez-vous ?

�a me donne envie de me lever et de danser.

Vous n'avez pas vu Pittsburgh ce soir, Doc ?

Non, il doit �tre chez Barney.

- Qu'est-ce qu'il aime tant l�-bas ? - Du tord-boyaux.

J'ai menti � Pitt � propos de Josie. Combien de temps je vais tenir ?

Plus longtemps, j'en ai peur.

- Tout est permis en amour. - Bien parl�, Doc !

Bonsoir, comtesse.

Tu aurais d� entrer par la porte, c'est plus facile.

J'avais peur que tu d�barques, mais pas si brutalement.

Pourquoi tu m'as menti, � moi, ton meilleur ami ?

C'est � Philadelphie ou � New York que vous alliez ?

Ce faux jeton n'a pas pu me dire o� vous �tiez all�e.

Et si j'avais chang� d'avis ? Qui vous a demand� de venir ici ?

Ma conscience.

Je savais que vous voudriez me revoir, alors, me voil�.

Les types comme vous me feraient changer de num�ro de t�l�phone.

Si tu t'en allais, Pitt ? Tu perds ton temps.

Tu perds mon temps !

Vous auriez d� entendre ce chacal essayer de m'�loigner de vous.

- Dommage qu'il n'ait pas r�ussi. - Descendez de votre tour d'ivoire.

Vous avez de la suie dans les veines, comme moi.

Oui, mais je n'en ai pas sous les ongles.

Je ne sais pas pourquoi j'accepte �a de votre part.

En g�n�ral, je leur dis au revoir et je les laisse en larmes.

Mais je veux vous dire une chose, Pola.

Apr�s l'autre soir, je me suis r�veill� en pensant � vous.

- Une semaine apr�s, �a m'a pas l�ch�. - Un mineur a le droit de penser.

Et je suis un mineur qui pense un maximum.

Ces grandes id�es dont je vous parlais, j'y ai beaucoup repens�.

Puisque vous m'avez fait un aveu, je vais vous en faire un.

Oui ?

- Je voulais vous revoir, Pittsburgh. - Vraiment ?

Maintenant que je vous ai vu, je suis d��ue.

Une minute. Pourquoi ?

Parce que vous parlez comme les autres mineurs.

Quand ils sortent � l'air libre, �a leur donne le vertige.

Ce ne sont pas des mots en l'air. Je vais vraiment faire quelque chose.

- Quand ? - Un de ces jours.

Racontez-moi �a par lettre parce que je ne serai plus l�.

C'est fini pour moi, de creuser dans la mine.

Mais je ne peux pas mettre le feu aux poudres ce soir !

- Vous pourriez commencer ce soir. - Comment ?

Vous me demandez �a � moi, frimeur ?

Laisse tomber, Pitt. Je te retrouverai chez Barney.

- Je peux t�l�phoner, Doc ? - Pourquoi pas ?

All� ?

Le contrema�tre du puits num�ro 7 ?

Pittsburgh Markham veut d�missionner.

Elle est folle !

D�sol�e de vous ennuyer. Je suppose que je suis folle.

Ne raccrochez pas. Vous n'�tes pas si folle que �a.

Je d�missionne, et je ne suis pas so�l, Kelly.

Oui, c'est Pittsburgh Markham.

Cash Evans et moi, on ne travaillera plus pour vous.

- C'est de mon boulot que tu parles ! - Et dites � Wilson...

qu'un jour, je lui rach�terai la mine. ...Vous en �tes un aussi, Kelly !

J'ignore de quoi il t'a trait�, mais j'en pense le double.

Vous avez besoin de ce travail.

- Avec quoi on ach�tera nos haricots ? - C'est fini, les haricots.

A partir de maintenant, ce sera poulet r�ti et champagne.

J'ai une id�e qui vaut de l'or.

"Compagnie d'acier Prentiss"

- Bonjour. - Bonjour.

- C'est pour M. Prentiss. - Laissez-le sur le bureau.

Mais, euh...

La personne qui l'envoie attend une r�ponse.

Une minute, je vous prie.

- M. Prentiss. - C'est pour moi ?

Les messieurs qui l'ont apport� attendent une r�ponse.

�a doit �tre pour toi.

Par tous les saints�

Non. Je crois que c'est pour toi.

Qu'est-ce que �a veut dire ?

"Aimeriez-vous qu'un coke de cette qualit� soit livr� � vos usines...

� 3 $ de moins par tonne que le v�tre ?"

- C'est une bonne proposition. - Tr�s bonne, mais...

- Il vaudrait mieux me les envoyer. - Oui, monsieur.

Un ami � moi a un jour refus� de recevoir le jeune Henry Ford.

Je peux rester, p�re ?

Les hommes qui ont des id�es semblables m'int�ressent.

M. Prentiss aimerait vous voir.

- M. Prentiss. - Messieurs.

Je suis Pittsburgh Markham. Voici Cash Evans.

Enchant�, monsieur.

- Enchant�, je vous pr�sente ma fille. - Enchant�e.

- Enchant�, Mlle Prentiss. - Quelle est votre proposition ?

Dis-lui, Cash.

Votre compagnie est la plus grande consommatrice de coke de Pennsylvanie.

Vous achetez la houille, payez le fret et faites le coke dans votre usine.

Si on fait le coke dans les mines, on �conomisera l'argent du fret...

et on vous le vendra 3 $ de moins par tonne que ce que vous payez.

�a fera une diff�rence � la fin de l'ann�e.

�a fera une diff�rence � la fin du mois.

Que diriez-vous d'un contrat pour votre stock de coke de l'an prochain ?

Pouvez-vous alimenter ces fours ?

Bien s�r qu'on peut les alimenter.

Alors, on peut parler affaires. Quel est le rendement de votre mine ?

- On n'a pas encore de rendement. - Je vois. Vous sous-traitez votre houille.

Quelle est la taille de votre �quipement ?

On n'a pas d'�quipement.

Vous venez me voir sans mine et sans �quipement...

et vous voulez que je vous offre un contrat ?

Avec ce contrat, on aura le cr�dit pour installer les fours.

Avec nos connaissances sur le coke et la houille, on surpassera n'importe qui.

C'est une bonne proposition.

C'est une bonne offre et je serai heureux de signer ce contrat...

si vous m'amenez la preuve que vous avez la houille...

l'�quipement et la capacit� de livrer.

En gros, �a exige un soutien de...

250000 dollars, environ.

250000 dollars ?

Je suis surprise que ce soit un probl�me pour vous, M. Markham.

Viens, Pitt.

Une minute. Combien de temps allez-vous �tre l� ?

- Jusqu'� 18 h. - Je serai de retour � 17 h.

Viens, Cash.

Qu'est-ce que tu mijotes ?

O� tu as trouv� �a ?

Prentiss ne prend pas la peine de mettre des points sur ses "l".

"Morgan Prentiss."

Qu'est-ce que tu vas faire, Pitt ? Un ch�que frauduleux ?

Je ne ferais pas une chose pareille.

Je veux juste signer son nom sur un contrat qui dit qu'on a un arrangement...

pour livrer du coke � la compagnie d'acier Prentiss.

Et tu veux aller � la houill�re brandir �a devant Wilson...

et l'embobiner pour qu'il fournisse l'argent et l'�quipement ?

Non, j'allais l'amener � la banque. Mais ton id�e est meilleure.

Pour garantir le coup, je lui donnerai 50%. Enfin, peut-�tre 40.

�a peut nous rapporter tr�s gros.

Des milliers, peut-�tre des millions.

On roulera sur l'or !

Faites donc rouler les quatre dollars que vous me devez sur le loyer.

Paie-la.

Cash, quelques milliers de dollars ne seraient pas pour te d�plaire, hein ?

M�me quatre ne me d�plairaient pas.

Deux dollars, c'est tout ce que j'ai, Mme Higgins.

Des millionnaires comme vous ne devraient pas avoir de mal...

pour en trouver deux autres d'ici ce soir.

Deux dollars ! Bient�t, on fumera des cigares � deux dollars.

Toi, peut-�tre. Ne compte pas sur moi, Pitt.

Qu'est-ce qui te prend ? Tu veux �tre mineur toute ta vie ?

�a ne me pla�t pas.

Tu as peut-�tre peur. Personne n'en souffrira.

Si t'�tais pas si �goi�ste, tu penserais � ce que �a rapportera aux autres.

Et les gars � qui on donnerait du boulot et un salaire ad�quat, pour changer ?

L'hospitalisation gratuite. �a leur co�tera rien.

Tu sais ce que cet argent signifie pour nous ?

Doc Powers aura un nouveau labo.

Un endroit pour travailler sur ses m�dicaments.

Qu'est-ce que tu en dis ?

O� tu vas ?

Je te demande o� tu vas !

Avec toi.

Je t'adore, Cash.

- Par tous les saints, je t'adore ! - Sing Sing, nous voil�.

Eh, Doc, o� �tes-vous ?

On a r�ussi, Doc. Montre-lui le contrat, Cash.

Rincez-vous l'�il, Doc. Sign�, cachet� et livr�.

Les gars, je suis si heureux pour vous.

Ce qu'on vous a dit sur le nouveau labo tient toujours.

Ce sera si grand qu'il vous faudra un guide pour le faire visiter !

Ouvre cette bouteille, Cash. Le feu d'artifice commence ici.

Il finira dans la plus grosse bo�te de nuit de la ville. Vous venez, Doc.

- Qui, moi ? - Oui, avec votre fauteuil roulant.

Toutes les petites danseuses vont signer votre pl�tre.

- O� est Pola ? Elle est pas encore l� ? - Je crois qu'elle ne va pas venir.

- Pas venir ? - Pourquoi pas ?

C'est une chose que tu devras d�couvrir toi-m�me.

Je vous le fais pas dire. Je vais la chercher. Je reviens.

On a r�ussi, Pola. Prentiss nous a donn� le feu vert.

- O� allez-vous ? - Je ne sais pas.

- New York, Philadelphie, Chicago� - Une minute.

Vous faites partie de ce plan. On est associ�s.

Et on a d�croch� le pompon.

Il n'y a pas de pompon.

J'ai �t� sur un tas de man�ges.

J'ai essay� de les attraper. Il n'y en a pas.

Y en a un sur celui-l�, comtesse. On vient juste de d�coller.

Et on va aller au firmament ensemble, vous et moi.

Je serais encore au fond de la mine si vous ne m'aviez pas bouscul�.

J'ai besoin de vous. Je suis fou de vous.

J'ai entendu �a aussi.

A partir de maintenant, on sera ensemble, quoi qu'il advienne.

Quoi qu'il advienne.

Les premiers jours n'ont pas �t� faciles.

Vous avez retrouss� vos manches et travaill� comme deux beaux diables.

Vous avez pris soin de ces fours � charbon...

comme d'un nourrisson souffrant de colique.

Et vous alliez vous coucher...

fiers d'avoir accompli une durejourn�e de travail.

La compagnie Markham & Evans avait fi�re allure...

quand ces camions s'achemin�rent vers l'aci�rie.

Ce dur labeur avait le bonheur et le succ�s pour corollaire.

Et quand vous avez eu votre premier ch�que...

vous n'avez pas oubli� que vous �tiez associ�s.

Les haricots et le tord-boyaux faisaient place au champagne et au poulet r�ti.

Bien s�r, la pension de Mme Higgins ne vous suffisait plus � pr�sent.

Josie choisit un nouvel appartement pour vous deux.

Et j'emm�nageai aussi, dans le laboratoire que vous m'aviez promis.

La compagnie ne cessait de cro�tre.

Et vous r�alisiez tout �a avec juste 50% de b�n�fices...

car le vieux Wilson vous faisait tenir tr�s strictement vos comptes.

Un succ�s pareil �tait destin� � nous changer.

Mais le plus grand changement se fit chez toi, Pittsburgh.

- Bonjour, Mlle Fordham. - Bonjour, M. Markham.

- M. Milgrane vous attend. - Qui ?

- M. Milgrane. - Oh, venez, les gars.

Bonjour, M. Prentiss. Je vous ai fait attendre ?

En v�rit�, oui.

Je ne veux pas d'un sous-fifre pour mes costumes.

Vous �tes Migraine lui-m�me ?

Mon nom est Milgrane, M. Markham. Milgrane et Milgrane.

Les deux � la fois. Carlos.

Ce ne sont pas les termes de notre arrangement.

On avait dit que je pourrais renouveler au m�me montant.

Vous le pouvez.

Les costumes en laine peign�e. Tr�s chic, cette saison.

- Mais j'ai d�j� parl� avec Wilson. - Je dois le voir !

C'est important !

Wilson a dit que vous n'aviez pas le droit de faire cette proposition.

C'est vrai ! J'ai investi un gros capital dans cette affaire.

J'ai droit � un rendement �quitable de mon argent.

C'est � vous et aux autres compagnies de payer.

Wilson, vous avez d�j� gagn� plus d'argent que vous l'imaginiez.

C'est toujours meilleur march� que que de faire votre propre houille.

Je ne serai pas arnaqu�.

N'�coutez pas cet escroc. Notre arrangement tient toujours.

Faites-en six dans des couleurs assorties.

El�gants et classiques. Pas trop clinquants.

Vous ne devriez pas parler ainsi de M. Wilson.

Les autres compagnies d�cideront du prix, pas vous.

- Je ne comprends pas. - Votre fille vous expliquera tout.

Vous n'avez pas le pouvoir d'accorder des faveurs.

Je vous bouterais bien hors de cette compagnie !

C'est trop tard, vous �tes d�j� "bouti"...ou "bout�" ?

- En tout cas, vous �tes vir�. - Quoi ?

Vous �tiez si occup� � compter vos sous que vous n'avez pas vu...

qui �tait le propri�taire de vos actions.

J'ai commenc� � les acheter au d�but de notre collaboration.

Une aspirine, M. Wilson ?

Vous ne pouvez pas me faire �a ! Je riposterai !

Un cigare � 2 $, Prentiss ?

M. Markham, je vous prie. Mlle Winters � l'appareil.

Bonjour, Pola, quoi de neuf ?

Bonjour, Pitt. Tu n'as pas oubli�, pour ce soir ?

Doc Powers sera chez moi, il voudrait que tu sois l�.

Il dit de ne pas te d�sister car c'est tr�s important.

D'accord, si c'est important, mais j'aurai un peu de retard.

- D'accord. Au revoir. - Qu'est-ce qu'il a dit ?

II viendra, mais il aura un peu de retard.

- Une petite affaire � r�gler. - Quelle petite affaire ?

II ne l'a pas pr�cis�.

"Bon anniversaire, Pittsburgh"

- Bonsoir. - Bonsoir.

Pittsburgh ne sait pas ce qu'il a rat�, ce bougre d'�ne.

D�sol� d'�tre oblig� de filer...

mais j'ai un travail � terminer au laboratoire pour une exp�rience.

J'esp�re que ce sera un succ�s.

Tous probl�mes peuvent �tre r�solus avec de la patience.

Bonsoir.

- Servez-moi � boire, Cash. - Juste apr�s d�ner ?

J'en ai envie. De toute fa�on, je suis une Pola.

On est cens�s avoir l'estomac en b�ton...

et le c�ur en anthracite.

J'en doute.

D�tendez-vous, Josie, �a vous fera du bien.

Mais je n'arriverai peut-�tre pas � me ressaisir.

Pitt est un chic type. Le succ�s qu'il a maintenant lui est peut-�tre...

- mont� � la t�te, mais� - Servez-moi � boire.

Je veux sortir d'ici. Vous voulez m'emmener quelque part, Cash ?

Bien s�r.

Je veux aller au plus grand bar clandestin de la ville.

J'ai une nouvelle robe.

Celle que je devais porter au Nouvel An, quand Pitt a d� partir � Harrisburg.

Je ne l'ai jamais port�e.

Je veux �tre �l�gante. Je veux m'amuser.

Et je veux boire et danser !

On est �l�gants� On danse.

On passe un bon moment.

Et les verres sont sur la table.

Un sp�cial Cash Evans, M. Evans. Un seul par client.

Qu'est-ce que c'est, un sp�cial Cash Evans ?

Une boisson allong�e, muscl�e, qui vous prend en tra�tre...

mais qui a le go�t innocent d'un milk-shake.

Une part de rhum au sucre roux, deux de rhum dor�, une de rhum l�ger...

Du jus de citron vert et une goutte d'absinthe.

Faire refroidir l�g�rement au chalumeau, et vous �tes pr�te pour le danger.

�a a l'air d'une boisson capable de se lever toute seule.

Je bois � votre sant� tant que j'en suis encore capable.

Un seul sp�cial Cash Evans par client, M. Evans.

On ne sent rien du tout.

Il para�t qu'on ne sent rien non plus quand Jack Dempsey vous assomme.

�a vous donne la bougeotte.

�a vous donne envie d'aller remplir � nouveau votre verre.

Je vais envoyer celui-l� se faire remplir.

Je parie que chez Barney ils en servent trois par client.

Ne bougez plus !

Juste une carafe de sp�cial Cash Evans par client.

- Je suis content de vous revoir. - Merci, Barney.

On s'est toujours bien amus�s, ici.

Quand Pitt et toi, vous avez eu votre premier ch�que, c'est ici qu'on a f�t� �a.

Je m'en souviens. Excusez-moi.

- Pas de probl�me, Barney. - Bien s�r.

Et on jouait la m�me chanson.

Vous voyez qui je vois ?

Comme c'est pittoresque !

Eh bien ! �a fait longtemps qu'on ne s'est pas vus, Pittsburgh.

Salut, Barney.

- On s'encanaille, ce soir. - Bien s�r !

Le m�me vieux Pitt. Tu es venu au bon endroit.

- Tu as une table pour nous ? - Bien s�r. Par ici.

Il y a des amis � toi. Tu veux peut-�tre t'asseoir avec eux.

- Oui, qui c'est ? - Cash et Josie.

- L'homme d'affaires fatigu� ! - Excusez-moi...

votre nom ne serait pas Markham, des combines Markham & Co ?

- Vous voulez vous asseoir ici ? - Eh bien�

Bien s�r, asseyez-vous.

Mlle Prentiss, Mlle Winters.

- Comment allez-vous ? - Tr�s bien, merci.

Pitt ne m'a pas pr�sent�e correctement.

L'ancienne comtesse Winiewitsky de la noblesse polonaise.

Nos biens sont souterrains.

Comme c'est amusant.

Tr�s. Etes-vous d�j� all�e dans un tunnel de mine ?

Non, jamais.

Vous devriez venir rencontrer les gars un de ces quatre.

Ou vous les pr�f�rez peut-�tre hors du puits ?

Voudriez-vous terminer cette danse ?

Avec plaisir. Pourriez-vous me commander une boisson l�g�re ?

Le monde est petit, hein ?

Le monde est petit et les gens sont petits.

C'est la petite affaire qui t'a donn� autre chose � faire ?

C'est une grosse affaire.

J'ai fait beaucoup pour nous par l'entremise de Prentiss et de sa fille.

�a semble si limpide quand tu le dis ainsi.

Tu me connais, Josie. Les affaires avant le plaisir.

Tu es un peu beurr�e, ce soir, on dirait, non ?

A quoi tu t'attendais ?

A me trouver haletante au t�l�phone ?

Non, � ce que tu m�risses un peu...

en plus de tes autres talents.

Et que j'attende le dernier bulletin du grand Markham.

Laisse tomber.

Vous vouliez me voir pour quelque chose d'important...

Doc et toi, ce soir ?

Non, on voulait juste f�ter quelque chose.

C'�tait une erreur au d�part.

Quoi donc ?

Ton anniversaire.

- M�me chose que d'habitude, Pitt. - Am�ne un truc l�ger � la dame.

Elle voudrait peut-�tre un punch ?

Oui, avec plaisir.

Merci.

C'est d�licieux. Qu'est-ce que c'est ?

Un petit clair de lune aux �pines de roses. Inoffensif comme de la m�lasse.

- On y va, Josie ? - C'est comme si c'�tait fait.

- Bonsoir. - Bonsoir, Barney.

- Bonsoir, Mlle Prentiss. Pitt. - Bonsoir.

- Bonsoir, Barney. - Bonsoir, Cash.

Une carafe par client !

- Gardez la t�te haute, Josie. - Pour mieux me faire assommer.

Si on levait la main sur vous, vous la casseriez.

Vous n'�tes pas une poup�e de porcelaine.

J'�tais folle, aveugl�ment amoureuse de lui.

Vous savez, Cash, il est formidable, � sa mani�re.

Il peut r�ussir tout ce qu'il entreprend.

Mais il n'est plus bon. Plus bon pour personne.

Qui t'a laiss� entrer ?

Le pingouin avec un accent que tu appelles un valet.

Je suis pass� te dire quelque chose.

Ah, oui ? Quoi ?

Tu as fini par te faire coincer en flagrant d�lit d'infid�lit�.

Tu veux dire, ce soir ? C'�tait rien.

Vraiment ? C'est fini.

- Tu es foutu. - �a a l'air de te faire plaisir.

Oui. Tu as eu ta chance et tu l'as g�ch�e.

C'est l� o� j'interviens.

Tu as toujours eu des vues sur Josie, hein ?

Qu'est-ce que tu essaies de faire ? Profiter de sa d�ception ?

Quelque chose comme �a.

Tu tiens aussi peu � elle qu'� ce cigare � 2 $ .

Moi, je tiens � elle.

- Tu as tout planifi�, hein ? - Bien s�r.

Alors, pourquoi viens-tu me le dire ?

Pour une raison absurde...

elle croit qu'elle est encore amoureuse de toi.

Mais si elle accepte, je suis assez fou pour l'�pouser quand m�me.

Tu te dis, "Faut-il que je m'�carte et que je lui donne une chance ?

Ou que je me pr�cipite vers elle pour qu'il sache...

que le grand Pittsburgh est toujours le plus fort ?"

Tu crois que tu pourras me la reprendre quand tu le voudras.

Que si tu claques des doigts, elle se pr�cipitera dans tes bras.

Tourne-toi.

A partir de maintenant, range ton num�ro de charme au placard.

Tu feras �a, hein, Pitt ?

Pourquoi tu ris ?

Lis le journal de ce matin.

La houille �pouse l'acier.

Tu grimpais les �chelons de la soci�t�, Pittsburgh.

Mais si tu avais cogn�Josie entre les deux yeux...

tu ne lui aurais pas fait plus mal.

Bien s�r, on ne s'attendait pas � ce qu'elle soit � ton mariage.

C'�tait le plus grand mariage qu'on ait vu depuis longtemps.

Et tu te rappelles de la soir�e de noces, apr�s �a, Pittsburgh ?

Charles, je voudrais vous pr�senter M. Symonds et M. Channing.

- Comment allez-vous ? - Ils sont au conseil d'administration.

Prentiss me parlait justement de vous.

C'est le privil�ge d'un beau-p�re.

Pour votre cadeau de mariage, je viens de sugg�rer...

que le conseil vous nomme vice-pr�sident...

de la compagnie d'acier Prentiss.

�a me conviendra tr�s bien... temporairement.

Etes-vous un passionn� d'op�ra, M. Markham ?

Je vous demande pardon ?

Etes-vous un passionn� d'op�ra, M. Markham ?

Oui, absolument.

Je vois M. Evans qui s'en va. Excusez-nous, je vous prie.

- Bonsoir, M. Prentiss. - Bonsoir.

- Cash, tu ne pars pas ? - J'en ai bien peur. D�sol�.

J'ai pass� une bonne soir�e. Je vous souhaite beaucoup de bonheur.

- Merci, Cash. - Bonsoir, Pitt.

Cash ! Excusez-moi. Ne pars pas encore.

J'ai essay� de te voir seul toute la soir�e.

D�sol� d'avoir p�t� les plombs le soir o� je suis venu te voir.

C'est pas grave.

Pourquoi ne m'as-tu pas dit que tu allais �pouser Shannon Prentiss ?

Tu me connais. Je ne montre pas mes cartes avant d'�tre s�r de mon jeu.

Reste un peu ! Ne me laisse pas seul avec tous ces �trangers.

- Je ne parle pas leur langue. - D�sol�, c'est ce que tu voulais.

Et on dirait que tu l'as eu.

Je connais un coin tranquille dans ce mus�e...

o� on pourrait discuter un peu.

S'installer confortablement pour parler du bon vieux temps ?

Oui !

Non, merci, vieux. Bonsoir.

Eh, l'ami.

"Jeunes mari�s de la haute soci�t�"

- Salut, Pola. - Que fais-tu ici, Pittsburgh ?

II fait un peu frais dans mon quartier. Il fait plus chaud ici.

- Tu ne m'invites pas � entrer ? - Tu perds la t�te ?

Quand je te regarde, oui.

Tu es une vraie comtesse dans cette robe. Elle est neuve ?

Qu'est-ce qui te prend, de venir ici ce soir ?

Je ne vais pas leur manquer. Pourquoi tu n'es pas venue � mon mariage ?

- M�me pas un t�l�gramme. - F�licitations.

J'esp�re que vous serez tr�s heureux.

T'as rien compris, Pola.

Ce mariage, c'est pour les affaires, et rien d'autre.

J'ai bien jou� mes cartes et j'ai n�goci� un bon contrat.

Mais �a n'a rien � voir avec toi et moi.

- Toi et moi ? - Bien s�r !

Pittsburgh, tu te souviens ? Un grand nom pour un grand bonhomme.

Et je vais devenir aussi grand que cette ville.

- Et c'est toi qui m'as fait d�marrer. - Tu t'es bien d�brouill�.

Je ne parle pas d'argent. Je parle de nous, toi et moi.

On va continuer � se voir beaucoup, comme avant.

Retire tes mains, Pitt.

Allons, Pola. Tu vois les choses sous le mauvais angle.

Il faut que tu les regardes correctement.

Pour la premi�re fois, je vois les choses correctement.

Pourquoi es-tu venu ici ?

Je n'en suis pas s�r.

J'ai probablement vu les choses sous le mauvais angle.

Tu ne me connais pas du tout, hein ?

Maintenant, je r�alise que tu ne m'as jamais connue.

Je me disais justement que je ne supportais pas ce que tu avais fait.

Je suis perdu quand tu n'es pas l�. Je ne veux pas te perdre.

J'ai besoin de toi.

Tu aurais d� y penser plus t�t.

- Ecoute, Pola� - J'ai v�cu un tas de choses, Pitt...

et b�tement, je me disais qu'il n'y aurait jamais que toi.

Et tu aurais pu m'avoir pour toujours.

Mais maintenant, je suis contente que �a se soit pass� comme �a.

Tu as choisi la vie que tu voulais. Retournes-y, retourne vers elle...

et laisse-moi garder un peu de respect pour toi.

Va-t'en, Pitt.

D'accord, Pola.

Tu pensais peut-�tre � ces longues journ�es o� tu transpirais...

pour le vieux Wilson dans le puits num�ro 7.

"Markham s'empare de la houill�re Wilson" A pr�sent, cette mine �tait � toi.

�a t'a fait triompher. Le nom "Markham et Evans"...

commen�a � se r�pandre dans la ville comme une tra�n�e de poudre.

Ce nom devint c�l�bre.

Le charbon, le goudron et ses d�riv�s...

teintures, peintures, asphaltes, vernis, rev�tements pour toits.

Tu as fait payer le charbon. Tu �tais en contr�le.

Le charbon, c'�taient des dollars et les dollars, c'�tait le pouvoir.

Assez pour pouvoir retirer l'acier des mains de Morgan Prentiss.

Comme tu souriais � la r�union des actionnaires...

quand ils annonc�rent que tu �tais �lu !

Tu te fis un autre ennemi, cejour-l�, Pittsburgh.

Pour Cash Evans, �a signifiait autre chose que l'argent...

comment pourrait-il servir au mieux les gens qui d�pendaient de lui ?

Et quelque part, au cours des ann�es, Pittsburgh...

tu as oubli� la promesse faite � Cash et Joe Malneck et ses amis.

- Sors de l� ! - On veut te parler !

- Calmez-vous, les gars. - Nous calmer ?

- Allons, Joe. Tu te souviens de moi ? - Je me souviens de toi.

J'aimerais en dire autant de Pittsburgh et de toi.

Je devrais te casser le nez pour ce que tu viens de dire.

Je sais ce que Pittsburgh vous a promis et il en pensait chaque mot.

Encore de la parlote. Et les nouveaux puits de secours ?

Et les salaires plus �lev�s qu'on devait recevoir ?

- On ne r�colte que de la parlote ! - Attendez une minute !

Nos compagnies ont vite grandi. Il faut de l'argent pour s'agrandir.

Il faut aussi de l'argent pour que ces hommes puissent vivre.

Je vous donne ma parole. A la fin du trimestre...

Joe et ceux que vous nommerez examineront les comptes.

Si Pittsburgh gagne de l'argent, vous aurez votre part.

- Vous trouvez �a �quitable ? - On ne conna�t rien aux comptes !

D'accord, les gars. Restons-en l� pour cette fois.

- Retournez au travail. - Ouvre l'�il, Joe.

Ces gars en ont marre d'attendre, Cash.

Tu t'es mouill� cette fois. J'esp�re qu'on ne te tannera pas le cuir pour �a.

- Merci, Joe. Cigarette ? - Merci.

Je me fiche de ce que tu as promis. Je ne montre mes comptes � personne.

Je leur ai donn� ma parole, et tu vas me soutenir.

Vraiment ?

Et l'hospitalisation que tu avais promise ?

- Les �coles que tu allais b�tir ? - Les �coles ?

Pour les rendre aussi intelligents que moi ?

Parfois je me demande si c'est de l'intelligence ou de la chance.

Tu vas avoir des ennuis si tu ne changes pas ta fa�on de penser.

Ma fa�on de penser est correcte.

Mon statut d'associ� me donne le droit de prendre des d�cisions...

et je vais tenir la promesse que j'ai faite � Joe Malneck.

Une minute, t�te br�l�e ! On est potes, Cash, tu te rappelles ?

Et toi ?

D'accord, tu as gagn�. Si c'est si important pour toi...

j'exposerai les livres de comptes � la biblioth�que.

�a te va ?

Je suis une fripouille, Cash.

C'est pour �a que j'ai besoin de toi, pour me faire marcher droit.

Tu sais passer la pommade.

- Par tous les saints, je t'adore, Cash ! - Oui...

N'oublie pas la f�te, ce soir. On ne t'a pas vu depuis longtemps.

Tu devrais fr�quenter un peu plus les gars importants. �a rapporte.

Tu es bien plac� pour le savoir.

Au fait, si tu amenais Josie ?

Je ne l'ai pas vue depuis longtemps.

Je le ferai peut-�tre. �a l'amusera de voir le mausol�e dans lequel tu vis.

Vous avez fix� la date ?

Tu le sauras � temps. �a t'ennuie, Pitt ?

C'est un plaisir de danser avec le ma�tre de maison. Es-tu vraiment avec moi ?

Tes pieds suivent la musique, Charles, mais ton esprit est ailleurs.

Je ne sais pas ce qui est arriv� � Cash. Il est � l'heure, g�n�ralement.

Je m'inqui�te pour lui.

Tu ne n'inqui�terais pas pour Mlle Winters, par hasard ?

Tu n'as plus besoin de t'inqui�ter.

- Bonsoir, Josie, Cash ! - Mme Markham, Pitt.

Eh, Josie, tu as l'air d'une vraie comtesse, ce soir.

Merci. Nous sommes d�sol�s d'�tre en retard, Mme Markham.

Ce n'est pas grave.

- Bonjour, Cash. - Comment vas-tu, Cash ?

On vous a pas beaucoup vue derni�rement.

Je ne dirais pas �a.

Mlle Winters. M. Cooper, M. Wilcox, M. Drake.

- Comment allez-vous ? - M'accorderez-vous cette danse ?

- Pas avec lui ! - Ni avec lui ! Avec moi.

- C'est la pr�rogative de l'h�te. - Excusez-moi.

La pr�rogative ! Je me demande s'il sait ce que �a veut dire ?

Je viens de r�aliser ce qui manque � toutes ces r�ceptions.

- Quoi ? - Toi. Tu les illumines.

C'est comme un arbre de No�l. C'est triste jusqu'� ce qu'on l'�claire.

- Merci. - Tu m'as vraiment manqu�, Josie.

Danser avec toi, c'est revivre le bon vieux temps.

Le bon vieux temps, c'est du pass�, Pitt.

Que se passe-t-il ? Tu as peur ?

Tu n'as pas chang�, Pittsburgh. Mais je ne suis plus la m�me.

- Mlle Winters, c'�tait ma danse. - Et moi, Mlle Winters ?

D�sol�. Elle va danser avec le gars qui l'a amen�e.

Les taureaux et les ours de Wall Street ne sont rien...

compar�s aux loups de l'industrie de l'acier.

On termine notre danse, Charles ?

Avec plaisir, Mme Markham.

Je ne me suis jamais autant amus�e de ma vie.

Bien s�r. Tu �tais avec un expert du divertissement.

Les dames ne se sont jamais plaintes de moi pour �a.

C'est la premi�re fois que je m'amuse autant depuis tr�s longtemps.

Et je me rappelle toujours des premi�res fois.

Comme la premi�re fois que j'ai pris le tramway.

- Ou mang� un cornet de glace. - Ou la premi�re robe que tu as port�e.

Tu ne te rappelles jamais des premi�res fois de ta vie ?

Mon premier pantalon �tait trop serr� et mon premier ch�que trop maigre.

L'ennui avec toi, Josie...

c'est que tu avais du mal � voir les choses merveilleuses autour de toi.

- Pitt te jetait de la poudre aux yeux. - Oui.

Mais l'air est tr�s pur, � pr�sent, Cash.

Ce n'est pas trop t�t.

Je n'ai jamais compris ce que tu trouvais � ce bougre d'�ne.

Je le battais � tout, du billard au poker.

Je pouvais ramasser plus de charbon en deux heures que lui en deux jours.

Je parlais pour lui et je me battais pour lui.

Je le corrigeais de temps en temps, juste pour m'entra�ner.

Je lui prenais ses gonzesses...

pour prouver que l'esprit triomphe toujours sur le corps.

Et pourquoi t'es-tu arr�t� de prendre ses gonzesses ?

J'ai continu�.

Mais pas quand elles �taient trop sottes pour y voir clair.

Les sottes peuvent devenir avis�es si on leur en laisse le temps.

- J'ai beaucoup appris. - Quoi, par exemple ?

Qu'avoir la t�te dans les nuages n'est pas tr�s malin.

L'homme que je veux �pouser devra avoir les pieds sur terre.

Et chausser du 46 ?

Peut-�tre.

Je suis un type accommodant, prudent.

Mais quand je me d�cide enfin, elles tombent droit dans la marmite.

Et si cette oiseau dont tu parles ne te demande rien ?

J'esp�re qu'il me le demandera.

Il le fera, j'en suis s�r, Josie.

La mani�re dont tu t'es conduit !

Je n'ai jamais rien vu d'aussi ridicule.

- Toi et cette femme. - Arr�te, veux-tu, Shannon ?

Je comprends, Charles. Tu l'aimes.

Tu l'as toujours aim�e et tu l'aimeras toujours.

Je ne peux pas rire avec une vieille amie sans que tu voies rouge ?

Regarde-toi dans la glace. On dirait une bombe pr�te � exploser�

- Je veux divorcer, Charles. - Pourquoi ?

Parce qu'on dansait, Pola et moi ?

Non. Parce que tu es un malotru impoli et grossier.

Tu le seras toujours.

Tu as ruin� la vie de mon p�re et tu ruines la mienne, � pr�sent.

- C'est vrai, Shannon. - Vas-tu me rendre ma libert� ?

- Non. - Pourquoi veux-tu tant me garder ?

Pour pouvoir pr�tendre � une position sociale plus �lev�e ?

Ou est-ce parce que cette fille et toi, vous voulez�

Arr�te ! Ce n'est pas vrai. Je sais ce que tu penses...

et �a me donne envie de te tordre ton joli petit cou.

Je te laisserai partir quand je serai pr�t pour �a.

Je te d�teste.

Tu te sentiras mieux demain.

Ce n'est pas un conte de f�es. C'est un r�cit scientifique.

A couper le souffle. Un d�fi pour l'imagination.

Le goudron a donn� naissance � 200 substances diff�rentes.

Des teintures, des explosifs, du sulfamide.

Voil� les produits qui viennent d'un simple morceau de charbon.

Des milliers de d�riv�s.

Et voil� le facteur g�ant dont je vous parlais. Le sulfamide.

G�ant ? Le mot n'est pas assez fort pour le d�crire.

Ce que Doc vient de nous dire est tellement g�ant qu'on en a le vertige.

J'ai entendu quelqu'un dire "g�ant" ?

- Mes amis, vous parlez ma langue. - J'en suis s�r, Pitt.

C'est pourquoi tu vas �tre parmi les donateurs principaux...

du cadeau le plus extraordinaire que l'homme ait re�u de nos jours.

Vraiment ? Qu'est-ce que je vais donner ?

Si �a marche, tu vas sauver des vies.

Abr�ger beaucoup de souffrances dans ce monde.

Souviens-toi, Doc nous avait parl� d'un homme qui pensait...

que le charbon �tait une base de gu�rison pour beaucoup de maux...

et que les scientifiques essayaient de le prouver depuis lors ?

II semble que Doc ait fini par trouver la voie.

J'esp�re que c'est un raccourci.

Pour moi, le temps, c'est de l'argent.

- Allez-y, crachez le morceau, Doc. - On est l� pour �a, Pitt.

Il va falloir beaucoup d'argent pour continuer ces recherches...

mais on est pr�s du but.

Un �l�ment de sulfamide compos� de goudron...

qui �liminerait les bact�ries dans les fluides corporels...

et serait aussi inoffensif � absorber que de l'eau.

Tr�s int�ressant.

Doc, pourquoi vous ne restez pas dans vos peintures et vos vernis ?

Laissez quelqu'un d'autre s'occuper de ce sulfa je ne sais quoi.

C'est une chose dont b�n�ficiera l'humanit� toute enti�re !

Parlons de choses dont b�n�ficieront Markham et Evans.

Doit-on abandonner nos recherches m�dicales apr�s tout notre travail ?

La m�decine, c'est pas notre truc. On est dans l'industrie du charbon.

Une minute, Pitt. Si c'est ton verdict...

je quitte l'industrie du charbon. On part, Doc et moi.

- Tu ne veux pas r�fl�chir, Pitt ? - Son temps est trop pr�cieux.

Je te laisse mes int�r�ts chez Markham et Evans, quel que soit leur prix.

Affaire conclue. Fais tes valises.

- Doc, vous �tes en charge � pr�sent. - Je pars aussi.

Pittsburgh, tu fais la plus grosse erreur de ta vie.

J'en doute, Pola. J'ai s�rement fait de plus grosses erreurs.

- Mais je m'en sortirai tout seul. - Oui, tout seul, exactement.

Enl�ve le nom "Evans" de Markham et Evans, et ce sera le point final.

Avec plaisir. �a ne prendra pas longtemps.

- M. Markham ? - Oui ?

M. Malneck et d'autres messieurs sont l� pour vous voir.

- Que veulent-ils ? - Ils ne l'ont pas dit.

�a me revient. Faites-les entrer.

- Entrez, messieurs. - Merci.

Bonjour, les gars. Quoi de neuf ?

- C'est la fin du trimestre, Pittsburgh. - Oui ?

On n'a pas eu de tes nouvelles, alors, on a d�cid� de passer.

On vient consulter les livres de comptes.

Voici M. Smith et M. Carney, les comptables du syndicat.

Si tu pouvais contacter le comptable de la compagnie...

plus vite on se mettra au travail, plus vite on saura o� on en est.

- Je ne sais pas de quoi tu parles. - Je te l'avais dit !

On nous avait promis qu'on pourrait regarder les livres de comptes...

- � la fin du trimestre. - C'est moi qui l'ai promis ?

Non, c'est Cash, et vous �tes son associ�.

C'�tait mon associ�.

Ecoute, Malneck. Je dirige cette compagnie � pr�sent, � ma fa�on.

Personne ne consulte les livres sans ma permission, et je la refuse.

Et si on vous for�ait � nous laisser les consulter ?

- Vas-y, Johnny. - On a les moyens de vous forcer�

Du calme, Johnny.

Aucune loi ne dit qu'il est oblig� de nous les montrer.

Pittsburgh, tu dois savoir que les gars ne vont pas aimer �a.

Ils ne savent pas ce qu'ils aiment. Allez donc extraire le charbon !

- Tu vas voir ce que je vais t'extraire ! - Johnny, Johnny.

Viens, allons-y.

Je sais que tu as �t� correct, Cash.

J'ai pu ma�triser les gars � cause de ce que tu as promis.

Ce que j'ai promis. C'est la partie difficile, Joe.

J'aurais d� savoir qu'il te contredirait d�s que je serais parti.

Les mineurs ne lui pardonneront pas, m�me s'ils ne peuvent rien changer.

Il y a une chose que je peux faire. J'arrive tout de suite, Joe.

- Que vas-tu faire, Cash ? - Ne t'occupe pas de �a, Josie.

Ne t'approche pas de lui. Tu ne ferais qu'aggraver les choses.

- Elle a raison, Cash. - Tu as peur pour lui ?

- Non. - Je vais te faire une confidence, Josie.

Le soir o� je t'ai emmen�e � sa f�te, je voulais prouver quelque chose.

Prouver que tu pouvais le regarder dans les yeux et rire de lui.

Qu'il pouvait te prendre dans ses bras et que tu rirais encore.

On l'a prouv�, non ? Que dois-je faire d'autre pour que tu le croies ?

Arr�te de t'inqui�ter pour lui. Viens, Joe.

C'est pour toi que je m'inqui�te, Cash, pas pour Pitt.

Tu ferais mieux de rester ici, Josie.

Doc, il ne comprend pas.

- De qui �tait le message ? - Je ne sais pas, M. Evans.

C'est de ce dingue de Johnny. On doit vite aller � la mine.

Si vous croyez qu'il va y avoir du vilain...

je vais suspendre cette �quipe.

Pour qu'ils croient que j'ai peur de descendre dans ma mine ? Num�ro 7.

- Je ferais mieux de vous accompagner. - Je m'en occupe.

- Il para�t qu'il y a du vilain en bas. - Je n'en sais rien.

Tu n'en sais rien, ou tu ne veux pas me le dire ?

Je crois comprendre qu'il y a un gars qui m'en veut, ici.

- Tu es au courant de quelque chose ? - Vous devriez demander � Johnny.

Johnny, hein ? O� est-il ?

Plus loin.

Je lui ai dit de ne pas descendre seul. C'est le patron.

"Hors de service" Johnny est dangereux avec une pioche � la main.

L'automatique ne marche pas ?

Si, mais ce n'est pas s�r. Allez-y doucement.

C'est un probl�me que j'ai essay� de faire r�parer par Pittsburgh.

- Johnny ? - Oui ?

- Je veux te parler. - C'est le moment o� jamais.

Ramasse ton ch�que et barre-toi. Les autres, retournez au travail.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Je vais te le dire, grande gueule.

Tu nous as pris pour des billes avec une promesse que tu n'as pas tenue.

Tu nous laisses nous casser le dos pour plus de fric...

et tu alignes toutes les cartes contre nous.

Les cartes sont l�, mais cette fois, on fait la donne.

Regarde, grande gueule, ce que les gars pensent de toi.

Quand on t'aura r�gl� ton compte, t'arnaqueras plus personne !

D'accord, dispersez-vous.

J'ai dit, dispersez-vous !

Sautez-lui dessus. Il est � notre merci !

Attends, Johnny !

Si tu crois que ce gars t'a trahi...

c'est rien en comparaison de ce qu'il m'a fait.

S'il en reste quelque chose quand je l'aurai corrig�, tu pourras l'avoir.

Cette fois-ci, tu vas livrer ton propre combat !

- T'essaies d'�tre un h�ros, hein ? - Les poings en l'air.

Tu veux te faire mousser devant les gars.

Vas-y, Cash !

II est si coriace qu'il brisait les poign�es de pioches � mains nues.

Je peux encore les briser. Et les cous aussi.

Un jour, t'es rest� trois minutes sur le ring pour cent dollars.

Je t'en donnerai mille si tu recommences.

- Pourquoi tu recules ? - Aplatis-le, Cash !

Tu veux que je cherche un coussin ?

Corrige-le comme un mineur, Cash !

- O� est M. Evans ? - Il est descendu dans le num�ro 7.

"Hors de service"

Que s'est-il pass� ?

Josie.

D'accord, reculez ! Reculez !

- Laissez-les passer. - Laissez-les passer.

"Salle d'op�ration"

Tu devrais aller chercher un caf�.

Non, Doc, je�

�a risque d'�tre long.

Comment va-t-elle ?

Elle est dans un �tat critique. Ils sont en train d'op�rer.

J'aimerais te dire combien je suis d�sol�, Cash.

C'est un peu tard pour r�aliser �a, non ?

Tu dois m'�couter.

Toute ta vie, une seule personne a compt� pour toi. Toi.

Tu crois pouvoir r�parer ce qui dure depuis des ann�es.

C'est pas facile. M�me si tu repartais � z�ro, tu ne pourrais pas changer.

Que veux-tu dire ? II n'y a rien que je ne puisse pas faire.

C'est ce que tu disais � Josie, mais elle est devenue raisonnable.

Elle m'a dit un jour que tu n'�tais bon pour personne.

C'est dr�le, parce que...

celui pour lequel tu es le moins bon, c'est toi-m�me.

Tu as accumul� les erreurs...

et un jour, elles vont te tomber dessus comme une tonne de d�chets.

M�me si je vis jusqu'� cent ans, j'esp�re ne plus jamais te revoir.

Entrez.

Bonsoir, Shannon. Tu sors ?

Oui, je d�ne avec mon p�re.

Quel tableau rafra�chissant.

C'est la premi�re fois de ta vie...

que tu n'as pas pu t'en sortir par ton baratin habituel.

Tu t'es bagarr� comme un vulgaire mineur.

Je pensais que ce serait bien si on d�nait ensemble.

Juste nous deux.

Quelle id�e charmante, Charles. Ce serait une premi�re.

J'aimerais prendre un nouveau d�part avec toi, Shannon.

Les choses que j'ai dites et faites�

Je ne m'attends pas � ce que tu me pardonnes, mais�

C'est tr�s g�n�reux de ta part.

Et je suis heureuse de savoir ce que tu ressens...

parce que je ne te pardonnerai jamais, Charles.

Shannon. Je n'essaie pas de me d�fendre pour ce que j'ai fait...

mais j'aimerais arranger les choses.

On pourrait partir pour un an.

- Faire le tour du monde. - Pourquoi ce changement si soudain ?

C'est parce que Josie Winters risque de mourir ?

Tu reviens en courant pour t'assurer au moins de ma pr�sence ?

Si c'est cruel de ma part, je suis d�sol�e, Charles.

D'accord, Shannon. Je t'accorde ton divorce.

Je ne t'arr�terai pas.

Markham, avec le temps, vous vous rendrez compte...

qu'on paie pour ses erreurs, m�me quand on est aussi malin que vous.

Viens, mon petit.

Je ne serai pas en paix tant que je n'aurai pas bris� cet individu.

Je le renverrai au statut qu'il avait � notre premi�re rencontre...

m�me si c'est mon dernier accomplissement.

Charles Markham � l'appareil. Il y a du nouveau sur Mlle Winters ?

Vraiment ?

Doc Powers pourrait-il m'appeler s'il y a un changement ? Merci.

A partir de maintenant, on sera ensemble quoi qu'il advienne.

Quoi qu'il advienne.

Excusez-moi... votre nom ne serait pas Markham ?

Des combines Markham & Co ?

Tu m'as vraiment manqu�, Josie.

Danser avec toi, c'est revivre le bon vieux temps.

Tu as choisi la vie que tu voulais...

Retournes-y, retourne vers elle...

et laisse-moi garder un peu de respect pour toi.

- All� ? - All�, Pittsburgh.

Oui, Doc Powers.

Oui, on m'a dit que tu avais appel� plusieurs fois.

Je suis content de pouvoir te dire que Josie est hors de danger.

Mais elle mettra des mois � se r�tablir.

Merci. Merci d'avoir appel�, Doc.

Gr�ce � des gars comme toi qui ont oubli� l'�l�ment humain...

la main-d'�uvre sera solidement prot�g�e.

Tu es le p�re d'un millier de nouveaux syndicats...

juste parce que tu as essay� de faire le malin.

Qu'est-ce que tu en dis ? �a te pla�t d'�tre...

un ange gardien de gauche parce que tu as oubli� d'�tre humain ?

Je suis venu te dire que les choses allaient �tre diff�rentes.

Diff�rentes ?

Je ne te croirais pas, m�me si tu me le jurais sur la Bible.

Je vois en grand pour les mineurs. Je vais faire de Pittsburgh...

la ville la plus formidable o� vivre et travailler en Am�rique !

Le bateau est parti, Pittsburgh, et tu n'es pas dessus.

Personne ne te fera plus jamais confiance.

On va voir �a.

Je les forcerai � m'aimer. Ils avaleront �a de force.

M�me toi, tu chanteras mes louanges, Joe.

Je n'ai pas la voix qu'il faut pour �a, M. Markham.

Alors, c'est M. Markham, maintenant ?

Et voil�, c'est nouveau.

La ville mod�le de Markham, Pennsylvanie.

Markham, hein ? Nomm�e d'apr�s qui ?

Devinez. Regardez !

Pour les ouvriers du charbon et de l'acier de Pittsburgh.

Du soleil dans chaque pi�ce, des films. Un h�pital. Un centre de loisirs.

Presque aucun frais de loyer. Le terrain est achet�, pay�...

et pr�t � �tre occup� dans dix mois, pas vrai, Thornton ?

- Oui, M. Markham. - �a vous pla�t, les gars ?

O� vous intervenez, M. Markham ? Quel est votre avantage ?

Mon avantage ? C'est juste pour les gens.

Un cadeau de No�l de Pittsburgh � Pittsburgh...

et sans obligation.

Vous, les types importants, vous �tes tous pareils.

Plus vous �tes durs quand vous �tes jeunes...

plus vous visez le paradis pass� 35 ans.

Excusez-moi, mais j'ai un autre rendez-vous.

Je vais renvoyer ce bougre d'�ne. Vous avez entendu ce qu'il a dit ?

On ne renvoie pas les journalistes, M. Markham.

Ils ont toujours le dernier mot.

Tant qu'on arnaque les gens, ils sont contents.

Quand on les traite bien, ils balancent des vannes.

Excusez-moi. Savez-vous ce que sera cet immeuble ?

C'est le nouvel h�pital que Charles Markham donne � la ville.

Le magnat du charbon et de l'acier ? II para�t que c'est un type formidable.

C'est ce qu'il dit. Mais il est plus v�reux...

qu'un fruit pourri.

Il para�t qu'il fait beaucoup de bien.

Un gars qui a trahi autant de gens que lui...

peut pas �tre aussi honn�te que �a.

- Une cigarette ? - Merci.

J'en aurai peut-�tre besoin plus tard.

- Le d�ner est servi, M. Markham. - Bien.

Puis-je vous souhaiter un bon anniversaire, monsieur ?

Certainement. Merci.

- Mike. - Oui, monsieur ?

II m'est arriv� de faire des choses que vous n'aimiez pas ?

Je ne peux parler qu'au niveau personnel, monsieur.

A ce point de vue-l�, vous avez satisfait mes crit�res les plus exigeants.

Alors, d'homme � homme, vous m'aimez bien ?

D'homme � homme, monsieur, je dirais que oui.

Vous �tes un chic type, un d�mocrate. Je vais vous demander une faveur.

Bien s�r, monsieur. Quoi donc ?

- D�nez avec moi. - Mais, M. Markham !

II n'est pas question que je f�te mon anniversaire tout seul !

Cash t'avait dit un jour que toutes tes erreurs...

s'accumuleraient et te tomberaient dessus comme une tonne de d�chets.

Prentiss le savait aussi quand il promit de te briser.

Et lejour arriva enfin o� Prentiss tint sa promesse.

�a ne mit pas un point final � ta malchance, Pittsburgh.

C'�tait comme si un vent dejustice...

continua de souffler sur toi d'une ann�e sur l'autre...

jusqu'� ce que tu fasses le compte de tes pertes...

et celui de tes amis sur un doigt de la main.

Au cours de ces ann�es, tu n'avais pas revu Cash et Josie.

Je suppose qu'ils t'�taient reconnaissants...

car indirectement, tu les avais rapproch�s plus �troitement...

qu'ils ne l'auraient jamais cru possible.

"Lune de miel en Floride" Et au cours des ann�es qui pass�rent...

tu pensas souvent � leur bonheur et � tes ennuis.

Soudain, un jour, tes petits ennuis devinrent minimes.

"Les Nazis envahissent la Pologne ! !" Soudain, un jour, tes petits ennuis devinrent minimes.

Soudain, un jour, tes petits ennuis devinrent minimes.

Lejour o� le rire disparut de la face du monde.

Et au cours des semaines et des mois qui suivirent...

l'ombre de la destruction se r�pandit sur la surface de la terre...

et un jour, ce que certains nomm�rent "l'impossible"arriva.

"Pearl Harbor est bombard� par les Japs"

Merci d'�tre venu d�s que je vous ai t�l�phon�, Doc.

Je suis perdu. Vous devez m'aider.

�a semble �trange venant de ta part, Pittsburgh.

Je m'en rappelle comme si c'�tait hier.

Je n'ai jamais entendu un b�b� crier si fort...

comme s'il criait pour que tout le monde puisse entendre...

"II n'y a rien au monde que je ne puisse pas faire !"

II y a longtemps de �a.

Et pourtant, il y a une chose que tu n'as jamais apprise.

- Quoi donc ? - L'humilit�.

Tu as d�truit une grande compagnie...

parce que tu voulais le contr�le absolu.

J'ai appris beaucoup de choses, mais qu'est-ce que je peux faire ?

- Je peux encore me battre, hein, Doc ? - Je me le demande.

Tu n'as pas cogn� franc depuis des ann�es.

C'�tait de la promotion. Si tu arr�tais de te prendre pour une fus�e ?

Redescends sur terre. Trouve un domaine � toi.

Dans quel domaine je ferai le plus de bien ?

II y a des probl�mes...

qu'un homme doit r�soudre seul.

A bient�t, Pitt.

O� vas-tu, Barney ?

A une r�union du comit� de d�fense du troisi�me arrondissement.

Regarde. Je suis pr�pos� � la d�fense passive.

A plus tard, Pittsburgh.

"Qu'est-ce que vous faites ?"

"Usine de la D�fense � Emplois"

Pr�sentez-vous � 8 h du matin. Nom ?

Charles... Ellis.

Charles Ellis. Exp�rience ?

Mineur.

"Demande d'emploi" Tu croyais que personne ne saurait rien sur Charles Ellis...

mais Josie, Joe Malneck et moi, on �tait au courant.

Et on savait que c'�tait le d�but de quelque chose de positif.

Comme un petit morceau de charbon montant vers la lumi�re...

toi aussi, tu commen�ais � sortir du noir.

Aucun travail n'�tait trop dur pour toi, Pittsburgh.

Tu avais les pieds sur terre, tu trouvais dans ce solide labeur...

la plus grande satisfaction que tu aies connue depuis des ann�es.

�a faisait du bien de travailler, et de transpirer � nouveau.

De mettre ses muscles au service d'un travail qui doit �tre fait.

Oui, �a fait du bien � l'�me de travailler avec ses mains, Pittsburgh.

�a nettoie un homme des pieds � la t�te.

En mesurant ta force � l'acier, tu prenais la force de l'acier lui-m�me.

Tu ne t'apitoyais plus sur toi-m�me...

et pendant que les armes de la guerre �taient forg�es, tu devenais un homme.

Vous avez les chiffres devant vous. C'est un appel � l'effort maximum.

J'ai lu tr�s attentivement la liste, M. Evans.

Vous nous avez engag�s � fournir un trop grand quota.

On a un engagement envers la guerre. Pour des avions, des fusils, des tanks.

- J'ai dit qu'on pouvait le faire. - Oui, mais�

Depuis un mois, je n'ai entendu de votre part que des h�sitations.

Je suis d�sol�, M. Evans. Je n'essaie pas d'�tre pessimiste.

Je ne suis pas un expert militaire, mais votre directeur de la production.

Vous voulez dire que vous �tiez mon directeur de la production.

Tr�s bien, monsieur, si vous l'entendez ainsi.

Je sais que �a va �tre dur, messieurs...

mais la course au rendement a commenc�, et on y participe.

Jones, pouvez-vous demander � vos gars de faire un petit effort en plus ?

Ils ne nous laisseront pas tomber, M. Evans.

Regardons les choses en face. On est tous solidaires.

Les ouvriers de notre usine doivent avoir le m�me but que nos soldats.

Revenons-en � notre travail.

Il a fini par renvoyer Burns.

Comment peut-il faire �a ? II ne peut pas assurer toute la production.

Tu ne crois pas que tu prends trop de responsabilit�s � ton compte ?

Je peux le faire, ch�rie. Ne t'inqui�te pas pour moi.

Qui prendra la place de Burns, Cash ?

II y a un homme dans cette pi�ce qui est assez solide pour �a ?

- Eh bien, je� - Je connais un homme assez solide.

Un homme qui travaille pour vous en ce moment m�me.

Il a commenc� comme mineur, vous �conomisant un jour sur sept.

Promu � la cha�ne de montage, il �conomisa une heure sur dix.

Son id�e sur le soudage par points vous �conomisa 500 heures par mois.

Hier, je l'ai entendu r�duire les co�ts d'approvisionnement et d'acquisition.

- Pourquoi je ne le connais pas ? - Je ne sais pas...

mais il est plus coriace qu'une douzaine de chats sauvages.

- Qui est cet homme ? - Son nom est Charles Ellis.

Envoyez-moi Charles Ellis.

Josie, tu ferais mieux d'y aller. Excuse-moi aupr�s des invit�s.

Je ne bougerai pas d'ici jusqu'� ce que tu m'accompagnes.

M. Charles Ellis, M. Evans.

Qu'il entre. Tu as gagn�, Josie. Je suis � toi dans une minute.

Ellis, j'ai entendu des choses tr�s positives � votre sujet...

et j'ai d�cid� que vous �tes l'homme de la situation pour�

- Qu'est-ce que tu fais l� ? - C'est toi qui m'as convoqu�.

J'ai convoqu� Charles Ellis.

Alors, c'est toi, le prodige dont j'ai entendu parler.

Je croyais qu'on avait un arrangement.

On l'a toujours, en ce qui me concerne.

- Je ne voulais pas �tre convoqu�. - D'accord, je t'ai convoqu�.

- Maintenant, je te demande de partir. - Bien.

A l'avenir, sois s�r d'avoir besoin de moi avant de me convoquer...

je n'aime pas g�cher mon temps.

Si je te convoque � nouveau, ce sera pour une raison pr�cise.

- Te r�p�ter ce que je t'ai d�j� dit. - Une minute, Cash.

Josie, �a ne te regarde pas.

�a m'est �gal, si �a me regarde ou pas.

J'ai quelque chose � dire et je veux que vous m'�coutiez.

Ce n'est pas le moment de penser � vos griefs personnels.

On vit un moment d'une plus grande force �motionnelle.

La seule force �motionnelle qui doit nous guider aujourd'hui...

le d�vouement � notre pays.

C'est la seule chose � laquelle vous devez penser.

Vous devez oublier tout le reste.

Utilise les services de Pitt, si tu peux. Pitt, d�barrasse-toi de ton amertume !

- Josie, je� - Laisse-moi terminer !

Je vous ai mis sur la route qui vous a conduits � ce bureau.

Vous l'avez dit si souvent que je le crois enfin.

On est en �tat d'urgence. Vous avez besoin l'un de l'autre.

Votre pays a besoin de vous. Qu'allez-vous faire pour l'aider ?

J'ai besoin d'un directeur de la production, Pitt.

D'accord, je suis ton homme. Donnez tout de suite une consigne.

Il y aura une r�union de tous les chefs de services...

dans le bureau de M. Evans dans une heure.

All� ? All� ? Qui ?

M. Evans a dit que vous auriez votre �quipement jeudi ?

Vous l'aurez mercredi, Johnson. Mon associ� a fait une erreur.

Associ� !

Une fois de plus, vous avez tous deux retrouss� vos manches...

mais cette fois, c'�tait pour quelque chose de plus grand que vous-m�mes.

Vous avez transform� les vieux outils.

Dans certains endroits, vous en avez mis de nouveaux.

Et l� o� abondaient autrefois les articles de luxe...

affluaient � pr�sent les gardiens de notre vie am�ricaine.

�a n'arrivait pas que dans vos usines, mais dans des milliers d'autres.

Il y avait des mitrailleuses l� o� il y avait eu des machines � �crire.

Le mat�riel des �tuis de rouges � l�vres servait pour des �tuis de cartouches.

L 'avant des bombes au plastic rempla�aient les lampes.

Et des automobiles ? Non.

C'�taient des avions, des tanks, des camions...

et des fusils qui sortaient des cha�nes de montage.

L 'industrie am�ricaine �tait sur la ligne de tir.

La main-d'�uvre et le capital travaillaient main dans la main.

Il faut beaucoup d'efforts pour accomplir un travail si important...

et c'est l� que les femmes de la nation ont jou� un r�le.

Josie Evans et des milliers d'autres femmes comme elle...

ont particip� � cet effort comme elles l'ont pu.

Certaines ont d�couvert pouvoir manier une presse de forage ou...

conduire un camion de 30 tonnes comme n'importe quel homme.

Oui, des millions d'Am�ricains �taient dans la cha�ne de production...

pour approvisionner nos vaillants soldats...

qui combattaient au front, aux quatre coins de la terre.

Ils combattaient pour un monde d�cent.

Ils combattaient pour la survie des pays libres.

Il y a une raison pour laquelle je raconte cette histoire, Pitt.

Elle devrait �tre racont�e � tous les hommes et les femmes d'Am�rique.

Vous avez tous deux pris une d�cision que chacun dans ce pays doit prendre.

Le mot le plus important dans le langage humain, c'est "s'associer".

On est dans une usine de production militaire ou � une r�union d'amis ?

O� �tais-tu, Josie ? Tu as rat� la c�r�monie.

J'�tais occup�e, mais je t'ai entendu au haut-parleur.

Voil� le plan de la salle de loisirs pour les ouvriers.

J'ai fait des arrangements pour les spectacles du d�jeuner...

et pour �a, on devra agrandir la sc�ne.

On pourrait le faire facilement en� Je vais vous montrer.

Vous aurez peut-�tre une meilleure id�e, mais je ne crois pas. Venez !

Venez, Doc, allons jeter un coup d'�il � �a.

Docteur ? Dr Powers ?

Le voil�, docteur.

Incroyable ! Un pneu tout neuf !

Oui, en caoutchouc synth�tique. Avec des d�riv�s du goudron.

Remettez-le pour 1500 km suppl�mentaires...

- et on le testera � nouveau. - Oui, docteur.

Dites, Doc, � propos de pneus.

Mes pneus avant sont� II y a des chances ?

- Pittsburgh. - Vous avez entendu cet escroc ?

Je t'adore, Cash. Par tous les saints, je t'adore !

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