All language subtitles for Buena vida, La (2008)-fr

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Original subtitles

LA BELLE VIE

Jorge Robson, je suis absent.

Merci de me laisser un message.

C'est Teresa, rappelle-moi.

�vitez toute relation sexuelle

pendant deux mois,

et priez pour que �a parte.

Car les sympt�mes disparaissent, mais le virus reste.

Si les d�fenses faiblissent, il r�appara�t.

Vous pouvez rallumer ?

Encore un instant, les filles.

C'est presque fini. Un peu de patience...

Le risque ne se limite pas...

�coutez-moi, c'est presque fini.

Le risque ne se limite pas au SIDA.

C'est si facile... Merci.

Une simple capote peut vous prot�ger.

Je pense que vous ignorez le quotidien de la rue.

- Votre nom ? - Rita L�pez.

Vous n'avez pas l'air de savoir comment sont nos clients.

- Ce sont des hommes ? - La majorit�.

D'autres sont des animaux.

Je ne viens pas vous expliquer votre boulot,

juste vous dire qu'on peut faire aussi bien avec une capote.

C'est simple...

�a m'a pris quoi ? Une seconde.

Le probl�me, c'est comment leur mettre.

Au mieux, on m'a demand� de le mettre avec la bouche.

Vous nous montrez ?

Une d�monstration !

D'autres questions ?

- Nom ? - Edmundo Tapia Cisternas.

Monsieur Tapia...

Combien demandez-vous, cette fois-ci ?

1,5 million de pesos.

Vous avez d�j� 270 000 pesos de dettes.

Qui respecte les �ch�ances dans ce pays ?

- Et je suis tr�s optimiste. - Tant mieux.

Vous �tes coiffeur.

Et esth�ticien.

Mon travail se base sur un concept holistique.

Un concept holistique ?

- C'est un cr�dit d'�quipement ? - Non, pour une voiture.

Une voiture ?

- Vous disposez d'un actif ? - Comme quoi ?

Un terrain, une maison.

Pas encore.

- Un parent ? Votre p�re ? - Il est mort.

Pardon.

C'est rien, il y a longtemps.

Sans garant, c'est super d�licat d'obtenir un cr�dit, d�sol�e.

- Ma m�re a un appartement. - Formidable !

Petit cachottier.

Il me faut les titres de propri�t� et les derni�res �ch�ances pay�es.

Elle doit venir signer.

Elle a du mal � se d�placer avec l'�ge.

Dans ce cas...

Il me faut la photocopie de sa carte d'identit�

et sa signature ici.

Et �a reste entre nous.

Merci beaucoup.

Une question.

Ce concept holistique,

�a pourrait me servir ?

En de bonnes mains, bien s�r.

- Edmundo ! - Plus tard, Pablo.

Tu es en retard !

�a va, Ad�n ?

- Salut, Eva. - Salut, mon chou.

On vous attend.

Je commence ?

Bien s�r, sinon on ne finira jamais.

Je commence.

C'est le mien ?

Non, c'est un jambon-fromage.

Agust�n ?

Silence.

�a suffit, monsieur. Merci.

Pour l'amour de Dieu, arr�tez de jouer !

Merci.

Pause d�jeuner de 30 minutes.

Tu vas aux courses ?

Oui.

Mesdemoiselles et messieurs, approchez.

Au nom du jury, je vous f�licite pour l'excellent niveau g�n�ral.

Malheureusement, nous disposons de peu de places.

Bonne chance � tous.

LISTE D'ATTENTE

Si tu me regardes, je vais mettre un an.

Que feriez-vous � ma place ?

Quoi ?

Le processus de s�lection est confidentiel.

J'ai �t� le meilleur.

Mais on a d� choisir une ni�ce, un fils, un amant...

J'ai besoin de ce travail.

�a jaillissait, dans le temps.

Un ami chef d'orchestre doit pouvoir t'aider.

Tu as de quoi noter ?

Oui.

Un instant.

Entrez.

Dans une heure � mon bureau ?

Ra�l, pourquoi nos pr�servatifs craquent si facilement ?

Je l'ignorais.

Je te le dis.

Tout d�pend des pratiques.

D'accord, l'ann�e prochaine on change de fournisseur.

C'est tout ?

Regarde, toi.

- Pourquoi �a te touche autant ? - Parce que !

Dans ce cas, parlons-en ailleurs que dans mon bureau.

Non, �a c'est fini.

Vraiment ?

Quelle femme moderne.

Une nuit et tu me connais d�j� ?

- Dans une heure, � mon bureau. - D'accord.

Docteur, je dois vous parler.

Je t'ai dit que tu devais te faire hospitaliser.

Et mon fils ?

Nos soins sont gratuits, mais on n'a pas de garderie.

Ma secr�taire te dira quand tu pourras �tre hospitalis�e.

- Bonjour, ma ch�rie. - Salut.

Comment s'appelle ce charmant gar�on ?

Rivera, je crois.

Je le connais � peine.

T'aimerais pas le conna�tre mieux ?

Pour quoi faire ?

Juste comme �a.

T'as envie de faire un truc ?

Comme quoi ?

Aller au cin�...

- Toutes les deux ? - Oui.

J'ai des devoirs.

Tant pis pour toi.

Bonjour, c'est ici la d�mo ?

- C'est en bas. - Merci.

Bonjour.

- Voulez-vous un punch ? - Oui.

Pardon.

Bonjour. Accorde-moi une petite minute.

Je veux te montrer le dernier masque.

- �a prend une minute. - Je viens voir un ami.

- Apr�s. - �a prend une minute.

L'avantage, c'est que �a dure des ann�es.

Ces lignes d'expression entre les sourcils,

sont les plus moches.

Vous ne voulez pas avoir l'air renfrogn�e ?

Ce traitement

est enti�rement indolore.

Ce gonflement est normal,

il va dispara�tre. Ensuite, vous ressemblerez � une gamine.

Maintenant, il nous faut une volontaire.

Qui ?

Esmeralda.

Non, je pr�f�re regarder.

- Quelqu'un d'autre ? - Moi.

- Mari ? - C'est moi.

- Nos clientes privil�gi�es. - Et pour prendre rendez-vous ?

Demandez � Eva, en haut.

C'est un concept de beaut� int�grale.

Car les polym�res gagnent du terrain.

- Plus besoin de chirurgie. - S�rieusement ?

Ton visage, par exemple.

Un matin, tu te regardes dans la glace

et tu trouves que tes l�vres ne sont pas assez pulpeuses.

Mes l�vres ont un probl�me ?

Ce n'est qu'une hypoth�se.

Continue.

- Ta poitrine. - Quoi ?

Non, rien... Je peux ?

Si je la soul�ve un peu,

tu vois que �a met en valeur ta silhouette ?

- Tu trouves ? - Bien s�r.

Mais il faut faire appel � la chirurgie.

- Tu as un truc. - Quoi ?

Quoi ?

Tu pourrais arr�ter ce bruit ? �a me rend fou.

- Y a du bruit partout. - Le tien me d�range.

- Je vais faire un concerto. - C'est pire.

- T'as pas moins d�primant ? - C'est mon travail.

Tant mieux si un dingue te paye pour �a.

Mais pas quand je suis l�. Merci.

Quelle belle voiture !

Ma m�re m'a toujours dit de devenir banquier.

- J'ai un oncle banquier. - Il peut pas te faire le pr�t ?

- C'est une longue histoire. - On a le temps.

Happy hour ?

Je connais un bar pas loin.

De quoi est mort ton p�re ?

- Tu peux sortir avec un client ? - Si c'est pour affaires...

- Un bus l'a �cras�. - Vraiment ?

C'est dommage, car c'�tait quelqu'un de bien.

L'avantage, c'est que ma m�re touche une pension.

Tu vas trouver.

J'ai bien re�u ton versement, merci.

Jorge, j'aimerais te voir.

Tu peux, demain ?

Bien s�r. � quelle heure ?

Tu veux parler � papa ?

Tere, tu es l� ?

Oui.

Je t'attends au Club � midi.

D'accord.

- Tu veux quelque chose, ch�rie ? - Non.

C'est tes devoirs ?

C'est un roman.

Un roman ?

C'est quoi l'histoire ?

Y en a pas.

Comment �a ?

Comme dans la vie.

C'est un point de vue.

- Attention au bolide. - Quel bolide ?

Le bolide rouge.

- Ils construisent � c�t� ? - Un centre commercial.

G�nial.

- O� sont les toilettes ? - Devine. Au fond � droite.

Bonjour.

Esmeralda ?

- Maman ! - Elle est adorable, cette petite.

- Tu devais pas jouer au poker ? - J'ai essay� de te pr�venir.

C'est qui ce vieux ?

Tu ne reconnais pas le mari de Mme Rebeca, du 4e ?

Il sort de l'h�pital et il est seul.

Il s'est endormi apr�s la soupe, le pauvre.

- Attends... - Quoi ?

Tu vis avec ta m�re ?

Elle est vieille, quelqu'un doit s'en occuper.

- Je dois y aller. - Pourquoi ?

- Ta m�re est l�. - Et alors ? Elle ne dira rien.

N'oublie pas les papiers et la photocopie.

Oui...

- Si �a t'int�resses toujours. - Il n'y a pas un autre moyen ?

- Les clefs de la voiture ? - Laquelle ?

Le bolide.

Merci, ciao.

Tu pars d�j�, tr�sor ?

Je dois me lever t�t.

Au revoir, Esmeralda.

- Reviens quand tu veux. - Merci.

Quels papiers ?

Pr�viens-moi la prochaine fois que tu ram�nes un r�fugi�.

J'irai � l'h�tel.

Tu n'as pas de c�ur. Quels papiers ?

- Rien, c'est pour un cr�dit. - Tu veux quoi, maintenant ?

C'est quelque chose de tr�s important pour moi.

Quoi donc ?

Une voiture.

Une Ford Fiesta.

Pourquoi tu veux une Ford ?

- Un cadeau d'anniversaire. - Pour qui ?

Pour moi, j'ai eu 40 ans.

Tout cet argent, c'est ridicule.

Tu sais ce qu'en dirait ton p�re.

- Quoi donc ? - Il serait contre.

- Tu es s�re ? - Certaine.

Pour lui, ce qui comptait, c'�tait la famille, le pays.

Pas les sottises. Une Ford...

Vous voulez encore de la soupe ? Allez, venez.

Tu vas m'aider ou pas ?

Juste une signature, pour aider ton unique fils.

Apporte-moi deux offres et on verra.

Alors vous venez de Mulchen ?

Je connais bien.

Les auditions sont termin�es. Les s�lectionn�s ont d�j� d�but�.

Mais vous avez �tudi� trois ans � Berlin

et surtout,

le directeur du Philharmonique, M. Letelier, vous recommande.

Nos portes sont toujours ouvertes

aux gens de talent.

Merci.

- Des questions ? - Oui.

Les 235 000 mensuels sont nets ou bruts ?

- �tes-vous l� pour l'argent ? - En partie, monsieur.

Et aussi pour servir votre pays, j'esp�re.

C'est notre mission.

Ne nous ridiculisez pas.

Retirez-vous.

Avec votre permission.

Cort�s !

Le salaire est brut.

- Bonjour. - �a va ?

- Bien et toi ? - Bien, merci.

- Tu as l'air en forme. - Merci.

- Un bloody mary, �a te va ? - Parfait.

De quoi voulais-tu me parler ?

Peut-�tre de Paula ?

Oui, elle me pr�occupe beaucoup.

Elle n'a pas d'amis, elle ne sort pas.

Elle s'enferme pour �crire un roman, � 15 ans.

Sans histoire, en plus.

Elle ne me dit rien.

Je ne sais pas comment m'y prendre.

Je sais que vous communiquez peu...

Non, on parle.

- Ah bon ? - Oui.

Paula est enceinte.

Notre Paula...

Oui.

Elle te l'a dit ?

Oui.

- Quand ? - Ce matin.

Ma fille de 15 ans est enceinte

et je suis la derni�re � �tre au courant ?

Et elle t'en parle � toi !

Moi je n'existe plus, je suis la femme invisible.

Tais-toi, Tere.

Ne m'appelle pas Tere.

C'est peut-�tre plus facile de parler avec moi.

�videmment, avec un p�re qu'elle ne voit jamais.

Un exemple ! Au ch�mage depuis quand ?

Qui vit sa vie comme si de rien n'�tait.

Elle devait avoir une raison. Demande-lui.

En voyant ta t�te

et en t'entendant parler,

je sais pourquoi je t'ai quitt�.

La pauvre...

Il faut faire quelque chose,

au Chili ou � l'�tranger.

Je m'en occupe.

Je paierai la moiti�.

CIMETI�RE DE SANTIAGO

On veut tous passer.

Ne poussez pas.

Laissez passer la demoiselle.

Ne me touchez pas.

Du calme.

"Mme Leonor Cisternas de Tapia,

les droits sur la tombe d'Edmundo Tapia Orellana,

achet�e le 13 d�cembre 1972,

ont expir� il y a plus de 5 ans.

Veuillez passer dans nos bureaux pour r�gulariser la situation."

Salut.

- Lucas Zambrano. - Mario Cort�s.

- L'audition a march� ? - Je l'ai pas pass�e.

- T'as des connaissances ? - Non.

- Ils t'ont gard� ? - Tu vois.

- F�licitations. - Merci.

- Moi aussi. - Bien.

C'�tait ma derni�re chance.

C'�tait ma 3e audition, mais c'est la bonne.

Une chance.

Tu dois �tre content ?

C'est pas mon style de musique.

J'ai �tudi� 3 ans au conservatoire de Berlin.

Ah oui ?

Je vais faire partie du Philharmonique.

�a, c'est d'un autre niveau ! Je peux m'asseoir ?

Bien s�r.

Il para�t que les filles adorent les mecs en uniforme.

- Quel instrument ? - J'ai le mien, merci.

- Suivant. - Clarinette, sous-officier.

Ma�tre coiffeur, p�re et �poux amoureux

Ta femme et ton fils ne t'oublieront jamais

Bonjour.

Vous m'offrez une clope ?

Jos�, t'en as une ?

Merci.

- Vous rendez visite ? - � mon p�re.

Bien.

Vous �tes press�s.

On est pay�s � la tombe.

H�, l'ami.

- Merci. - De rien.

Nous avons des offres

pour r�nover la tombe de votre p�re.

C'est moins cher en hauteur,

contrairement aux appartements.

La vue importe peu, je veux le moins cher.

L'emplacement le plus �conomique, pour 10 ans,

avec la r�duction, le transport et les mat�riaux :

783 000 pesos, plus la TVA.

Le cimeti�re propose des facilit�s de paiement.

- Combien ? - 783 000 pesos, plus la TVA.

783 000 pesos, plus la TVA. C'est une blague ?

Comment �a ? J'ai pas cet argent.

Certaines banques accordent des pr�ts dans ce cas.

Et si j'ai pas envie de payer ?

Dans un cimeti�re public, la dignit� reste de mise.

L'espace �tant limit� et la mortalit� constante,

il faut r�organiser l'espace.

L'autre option, sans frais, est d'incin�rer le corps

et d�poser les cendres dans une urne commune.

L'ajout d'une plaque comm�morative

revient � 35 000 pesos.

- Plus la TVA. - Exactement.

Incin�rez-le et donnez-moi les cendres.

J'aimerais vous aider,

mais c'est impossible, car on incin�re plusieurs corps.

Si vous souhaitez une cr�mation individuelle,

c'est 353 000 pesos plus la TVA, avec le r�ceptacle...

Monsieur ?

Je vais devoir retirer le cercueil de votre p�re.

Comme vous voulez.

Elle n'a que 115 000 km, elle date de 2001.

Un seul propri�taire. Je te la fais � 2 millions.

- J'ai 1,5 million. - Pas assez.

J'ai pas plus.

Entre nous, le patron est coinc�. � ce prix-l�, il signe.

J'ai combien de temps ?

Maximum, deux jours.

- Bonjour. - Votre commande ?

- Une pinte. Deux ? - Je bois pas d'alcool.

S�rieusement.

- Autre chose ? - Une eau min�rale.

Apportez deux pintes.

- Tout de suite. - Merci.

- Raconte-moi un truc. - Quoi ?

C'est comment l'Allemagne ?

Je sais pas. J'�tais � Berlin, c'est diff�rent.

Bien s�r.

Et les nanas ?

Ces belles blondes doivent craquer pour les petits bruns.

Comment �a ?

C'est plein d'immigrants.

Excusez-moi.

- Merci. - De rien.

Merci.

Je t'invite.

Sant�.

- Je peux ? - Oui.

Mais fais attention,

c'est une Buffet RC.

Une beaut�, hein ?

C'est pas le mot.

Elle est bonne, c'est tout.

Trop bonne.

C'�tait chaud en Allemagne ?

Pas tant que �a.

Ma puce.

Merci, je sais que tu es tr�s occup�e.

Dommage, mon cabinet n'�tait pas libre.

T'en fais pas.

Tu as grandi.

La derni�re fois, tu �tais une enfant.

Elle l'est encore.

Allonge-toi, Paula.

Donne.

Le lis pas.

Comment tu te sens ?

Bien.

Tu as eu des naus�es, envie de vomir ?

Non.

Des douleurs ?

Pas que je sache.

Et l'app�tit ?

Bien.

Elle mange rien.

Ta derni�re relation sexuelle remonte � quand ?

R�ponds, ma ch�rie.

Tu te souviens pas ?

Teresa, tu peux nous laisser seules ?

- Je vais juste l'examiner. - D'accord.

- Je suis dehors, si besoin. - Je t'appellerai.

Tu peux enlever ta culotte ?

Oui.

Ne pas ouvrir !!!

"La Belle Vie" de Paula Robson

� ma m�re et mon p�re

Dans quelques jours, on aura oubli� tout �a.

On peut prendre des petites vacances.

Toutes les deux. Tu as une id�e d'un coin tranquille ?

Je sais que je suis tr�s responsable de tout �a.

Je n'ai pas �t� tr�s pr�sente, j'ai eu beaucoup de travail.

Mais tu aurais pu m'en parler.

Tu n'as pas confiance ?

Je t'ai pass� des capotes.

Pour mon anniversaire.

Et alors ?

Ils ont craqu� ou quoi ?

Maman...

C'est ce gar�on, Rivera ?

Il le sait ?

J'essaie de parler.

De t'aider. Fais un effort aussi.

Essayons d'�tre amies.

T'es pas mon amie, mais ma m�re.

On a re�u des factures ?

Celle du gaz, je la paierai demain.

Avant qu'ils nous le coupent.

T'inqui�te pas.

C'est un mi.

Cort�s, c'est moi qui dirige !

- Zambrano, concentrez-vous. - � vos ordres, capitaine.

- Reprenons au num�ro 2. - Quelle heure il est ?

Zambrano.

Je ne le trouve pas.

Il �tait connu, pourtant.

Attendez un instant.

Pepe.

- Oui ? - Viens nous aider.

De quoi s'agit-il ?

Tu te souviens d'Edmundo Tapia Orellana ?

Edmundo Tapia Orellana, bien s�r !

Il doit �tre dans le fichier 69.

- Votre parent� ? - Je suis son fils.

J'ignorais qu'il avait des enfants. Asseyez-vous.

Merci.

Alors il �tait mari� ?

Fort sympathique, ton p�re.

J'expliquais justement que comme son corps va �tre d�plac�,

le syndicat voudrait peut-�tre l'enterrer dans son mausol�e,

aux c�t�s des ma�tres coiffeurs du Chili.

C'est assez inhabituel.

Les statuts ne mentionnent pas les r�enterrements.

Je ne peux pas m'en charger.

Les syndicats servent � �a. Je ne demande pas une tombe.

Le mausol�e, c'est pour les grands.

Non seulement c'�tait un grand coiffeur,

c'�tait aussi un ma�tre coiffeur. Et c'est pas tout.

Il coupait les cheveux gratuitement dans les banlieues.

Voyons voir.

Impay�

Il �tait tr�s gentil.

Impossible de l'oublier. Il aimait les f�tes.

Il en faisait m�me ici.

Il �tait hors pair pour raconter des histoires.

De l� � �tre le coiffeur des pauvres...

On sait reconna�tre quelqu'un de noble.

Mais avoir un fils qui t'aime et veille sur toi apr�s la mort,

que demander de plus ?

Exact.

Maestro, un petit caf� ?

Un capuccino avec...

Pas pour moi.

- Je sais o� f�ter �a. - F�ter quoi ?

Tu t'amuses jamais.

Si tu viens pas, je te fais arr�ter.

Viens, on va louper le coche.

Je bois mon caf�.

- On y va, putain. - J'ai pas fini.

Quelle t�te de mule !

Ma clarinette.

Donne.

- Je m'en vais. - Salut.

Maintenant qu'on est l�...

- Qui va avec Nina ? - Moi.

Non, lui.

- Donne-moi �a. - Non.

Pas d'objets bizarres dans la chambre.

Vous en faites pas, il est doux comme un agneau.

Bonne chance.

Salut.

Entre.

- Mets-toi � l'aise. - T'inqui�te, il se passera rien.

Si, �a m'inqui�te.

Quoi ?

Attention.

- Comment je dois te le dire ? - Je veux rester l�.

Je m'en fous, d�gage.

Casse-toi de l� !

- Que se passe-t-il ? - Elle n'a rien � faire ici.

C'est pas une professionnelle. On attend des clients.

- Regarde-la, elle est immonde. - Elle est malade.

- Qu'elle aille ailleurs ! - Du calme.

Ne me touchez pas.

- Tu peux travailler ailleurs. - J'aime mieux ici.

- Belle solidarit�. - Emmenez-la.

Attends-moi.

Du calme.

Si tu as besoin de voir un docteur

ou d'autre chose, tu m'appelles.

N'importe quand.

D'accord ?

Viens voir, Edmundo.

Regarde qui est l�.

- Esmeralda. - Bonjour.

Viens go�ter les biscuits qu'Esmeralda a apport�s.

Je l'ai appel�e pour avoir des d�tails sur ce cr�dit.

C'est moi qui demande un cr�dit.

Vous voyez comment il est.

Maman, arr�te �a.

Elle me parlait de sa famille.

- Quel chapitre ? - Sa rencontre avec ton p�re.

Elle avait 37 ans, lui � peine moins.

Il l'a coiff�e avec une d�licatesse unique.

Il lui a mis son manteau et ne l'a pas fait payer.

- Et vous l'avez �pous�. - Oui.

Sans l'accord parental.

Qui accepterait un gendre de classe sociale inf�rieure ?

D'o� tu sors �a ?

Ton p�re �tait un professionnel, comme mon p�re et mes oncles.

Je me corrige, alors. Un professionnel.

Par modestie, elle a d� omettre de dire qu'il �tait c�l�bre.

Et il s'investissait aupr�s des pauvres.

Plus pauvres que lui d'ailleurs. Pas vrai, maman ?

Il y a tr�s longtemps. Il faut aller de l'avant.

Ta m�re a raison.

Alors vends cet appartement, j'aurai mon h�ritage en avance.

On m'a propos� des millions, mais j'ai toujours refus�.

Combien peut valoir cet appartement ?

- Je sais pas. - C'est ton boulot.

100 millions ? 150 ?

Edmundo, t'es p�nible.

- Je vous laisse le formulaire. - Merci.

Merci pour le th�.

D�sol� pour tout �a.

C'est rien.

- On va � ta voiture ? - Je prends le bus.

Et ta voiture ?

C'est pas la mienne.

- Elle est � qui alors ? - � un ami.

Un ami...

Je lui ai rendue hier.

Appelle-moi.

Bien.

All� ?

Y a quelqu'un ?

Mario ?

C'est toi ?

Comment tu le sais ?

L'appel international.

Et ton silence.

Tu vas bien ?

Et toi ?

Tu joues dans le Philharmonique ?

Presque.

Et toi ?

Bien, en tourn�e avec l'orchestre universitaire.

Pourquoi tu m'appelles ?

Je voulais entendre ta voix.

Mon ange, j'allais t'appeler...

Je te rappellerai.

Parlons tout de suite.

Tu es vraiment devenu grossier.

Comment oses-tu te moquer de ton p�re et de moi

devant une inconnue ?

Laisse le pauvre vieux en paix.

La Ford ne t'int�resse plus ? Tu veux que je d�chire �a ?

Comme tu veux, mais 30 ans � le harceler, �a suffit.

Comment ? C'est toi qui le harc�les.

Tu ne fais que te moquer de lui.

Qu'a-t-il fait pour m�riter �a ?

Mourir.

- Oui ? - Esmeralda ?

Edmundo ?

Entre.

Attends.

Tu n'es pas seule ?

- Ma m�re est l�. - Tu vis avec elle ?

C'est la cuisine.

Edmundo, c'est toi ?

Oui, maman.

Dors bien.

Entrez.

Pardon.

- Madame L�pez. - Mademoiselle.

Asseyez-vous.

Racontez-moi.

- Je travaille au Caf� Turc. - Avenue Portugal.

- Vous connaissez ? - Oui.

Je suis caissi�re.

Je re�ois aussi des clients.

Et les filles n'utilisent pas de capotes.

Presque jamais.

� cause des clients, j'imagine.

Vous pourriez peut-�tre m'aider � les convaincre.

Tu viens pour les probl�mes de tes coll�gues.

- �trange. - C'est aussi le mien.

C'est injuste pour celles qui en utilisent, non ?

Bien s�r.

C'est tout ?

Oui.

C'est bien d'�tre venue.

LISTE D'ATTENTE

Monsieur l'agent ?

Vous cherchez quelqu'un ?

Non, j'allais partir.

Vous pouvez rester.

Non, merci.

Fais voir, Rita.

Tes l�vres sont bien, tu veux quoi ?

Elles ont l'air bien, mais sur les photos

je les trouve trop fines, surtout celle d'en haut.

�a peut s'arranger.

C'est pour quelqu'un ?

Un client-ami, un ami-client plut�t.

Je croyais que tu ne m�langeais pas travail et sentiments.

C'est la r�gle num�ro un.

Mais il est si gentil.

Il me raconte plein de choses. Il s'int�resse � moi.

Je veux quelque chose de simple.

T'inqui�te pas, �a va �tre tr�s discret.

Le pauvre, sa femme est une vraie chienne.

Enfin, son ex.

- Pardon. - C'est rien.

- All�. - Edmundo.

Maman, ne m'appelle pas ici.

Pourquoi tu as cach� la lettre ?

Tu �tais dans ma chambre ?

Tu l'as lue, c'est grave.

Oui, mais ne te m�le pas de mes affaires.

- Ce sont mes affaires. - Je me m�le des tiennes ?

Non, mais �a concernait ton p�re.

Cette lettre �tait pour moi.

Je le sais.

- Je voulais juste te prot�ger. - Me prot�ger ?

- Que va-t-il lui arriver ? - Ne pleure pas.

Je n'aime pas que tu pleures.

Du calme, maman.

All� ?

D�sol�.

On en �tait o� ?

La l�vre.

D�tends-toi, tr�s bien.

�a ne fait pas mal.

Regardez qui est l�.

Entre.

Merci.

Elle est l�.

- Quelle bonne surprise. - �a va, ma ch�rie ?

- Tu te sens mieux ? - Oui.

- Tu sens ? - �a fait que 5 semaines.

On le sent.

Pas vrai ?

�coute, Paulita...

- Arr�te, tu �tais de mon c�t�. - Pardon ?

J'ignore vos conclusions mais c'est une d�cision d'adultes.

Tu restes manger ?

Oui, merci.

C'est le roman ?

Oui.

- Personne ne doit lire. - J'y touche pas.

- Tu es bien raisonnable. - C'est mal ?

- Paulita. - Quoi ?

- Je t'apporte ton livre. - Laisse-le devant la porte.

Viens manger avec nous.

J'ai pas envie.

Tu as besoin d'�nergie.

J'ai pas faim.

J'ai quelque chose ?

Non.

C'est bon ?

- Du nouveau ? - Ma bo�te m'a rappel�.

Et ?

�a m'a fait dr�le, apr�s trois ans.

Le nouveau directeur, Ismael Mendez, m'a appel�.

Mais il est tr�s jeune !

Il �tait assis sur ma chaise, dans mon bureau,

la photo de mon grand-p�re accroch�e au mur.

Sympa. On a parl� foot, m�t�o...

Du meilleur moment pour aller en Irlande.

Il compte changer de voiture.

- Il t'a propos� quelque chose ? - Bien s�r, un caf�.

Les salauds.

Il m'a bombard� de questions sur Roberto Vargas, mon adjoint.

Passe-moi la spatule, ma ch�rie.

Tu �tais press� hier.

Une cliente.

Non...

Pablo vient de ranger, tu sais comment il est.

Il est chiant.

J'ai une bonne nouvelle.

- Laquelle ? - Devine.

- Tu m'as achet� une voiture. - Non.

J'ai parl� � mon responsable.

Le proprio du bolide ?

Tu es b�te.

Tu n'as plus besoin de signature, ni de garantie.

Il trouve que tu demandes peu.

T'es pas content ?

J'arrive au mauvais moment ?

Oui.

Enfin, non.

Tu sais, Esmeralda...

Je suis pas dou� pour ces trucs.

�a finit toujours mal.

Le mieux, c'est qu'une relation

se termine l�.

En haut.

Sinon, la chute est violente.

On garde les beaux souvenirs.

Vraiment ?

J'y vais.

Je peux vous aider ?

Vous ne vous souvenez pas ?

� l'audition du Philharmonique.

Tu es musicien...

et gendarme ?

- Bon m�lange. - �coutez-moi.

Vous �tes un bon joueur, mais vous devez arr�ter.

Je ne comprends rien, que voulez-vous ?

Il faut laisser place � la nouvelle g�n�ration.

- Comme toi ? - Oui.

C'est mon tour.

Patience, tu auras ta chance.

Non, vous pouvez vivre encore 20 ans.

Du calme.

J'en ai marre de souffler dans ce tube.

J'ai de la tension, du diab�te et maintenant...

Que se passe-t-il ?

Rien.

Mon gar�on, bois une bonne bi�re,

trouve une jolie femme et d�tends-toi.

Profite de ta jeunesse, le reste viendra.

Pardon.

Il m'a vol� !

Monsieur l'agent !

Je suis musicien.

Ma clarinette.

Vivement que �a se termine.

Oui.

On m'a dit que c'�tait une exp�rience difficile.

Qui �a ? Tu en as parl� � quelqu'un ?

Non, bien s�r que non.

Une autre petite � qui c'est arriv�.

J'y vais.

Dure journ�e demain ?

Tr�s dr�le.

C'est pas le but.

Reste.

Ce serait une erreur.

Je te demande une chose.

Ne viens plus sans invitation.

Parfait.

Va te faire foutre.

- Autre chose ? - Oui.

Tu me d�go�tes, tu es un porc.

Je ne me suis jamais senti aussi bien.

Merci pour le d�ner.

R�pugnant, path�tique,

profiteur.

T'aimes les putes, connard.

Excusez-moi un instant, H�ctor.

Une seconde.

Entre.

- On doit parler s�rieusement. - Non, je g�re tout, maman.

- Tu es all� au cimeti�re ? - Oui, demain je boucle tout.

C'est cher de changer la tombe ?

- Tr�s communicatif. - Attention !

Quoi ?

Qu'est-ce que c'est ?

C'est quoi ?

Rien, maman.

Ouvre-le.

Ouvre.

Tu le cachais parce que tu l'as vol�.

Ne dis pas de b�tises.

C'est pour acheter la Ford.

- �a vaut autant ? - Je sais pas.

Jolie fille, c'est � elle ?

- Un flic l'a oubli� dans le bus. - Tu le lui as vol� ?

Maman.

�a dit quoi ? Un mot d'amour ?

Je crois que c'est du su�dois. � cause de la fille.

�a doit dire ce que disent toutes les femmes :

"Je t'aime...

Tu m'appartiens."

Tu vas aussi garder la photo.

Depuis quand on ne va pas au cimeti�re ?

20 ans ? Plus ?

Ce n'est pas n�cessaire.

Ton p�re est l� avec nous.

Toujours.

Ton p�re �tait un homme d�cent.

�a doit �tre de ma faute si tu es ainsi.

Mademoiselle ?

Tu as aim� ?

Beaucoup.

J'ai �t� surprise.

Comment �a finit ?

J'y r�fl�chis encore.

Ne perds pas la page.

Nous ne t'oublierons jamais

Y a quelqu'un ?

Monsieur, ouvrez-moi, s'il vous pla�t.

Pourquoi tant d'agitation ?

Une urgence ?

Pardon, je crois que le corps de mon p�re a �t� d�plac� ici.

Et ?

Ne le mettez pas au four.

On est pas pay�s pour recevoir les gens.

Vous devez attendre le personnel de l'administration.

Mais attendez avant de mettre des gens au four.

Tout est d�j� pr�t.

Monsieur.

Ouvre la porte, enfoir� !

Je vais te tuer !

Ouvre, esp�ce de salopard !

Ce ne sont pas des fa�ons.

Excusez-moi.

Mais c'est mon p�re.

Mon p�re.

Y a combien de corps ?

Combien ?

Ceux qui restent : 23.

Votre meilleur prix pour un r�enterrement ?

TVA incluse.

Ouvre la porte !

Mario.

Les voisins... Tais-toi.

Habille-toi, le capitaine m'envoie te chercher.

J'y vais pas.

Si tu viens pas, je me fais virer.

- J'irai pas. - Laisse-moi entrer.

T'as fait la f�te ?

J'ai trouv� une femme morte hier.

C'est vrai ?

Oui.

Et on m'a vol� ma clarinette.

C'�tait un cadeau d'Astrid.

La blonde.

En revenant dans ce pays de merde,

elle m'a dit que je ratais 20 ans de bonheur.

Pourquoi t'es pas rest� ?

J'�tais saoul quand elle me l'a dit.

T'es fou.

Tout le monde peut avoir un moment de folie, Cort�s.

Vous avez eu le v�tre.

Pourquoi vouliez-vous me voir ?

Ouvrez ce meuble.

Je ne sais pas quoi dire.

Merci, vraiment.

SACR� VEINARD

Remerciez plut�t celui qui vous l'a ramen�e.

- Tout y est ? - Oui.

Il me souhaite bonne chance.

�a ne change rien.

Je ne resterai pas longtemps.

Tu feras partie du Philharmonique, je n'en doute pas.

Ton nom ?

- Eric... - Lantan.

Duran.

- Tu viens d'o� ? - De Santiago.

Papiers.

- Un cr�dit de combien ? - 10 millions de pesos.

10 millions ?

- �a serait pour quoi ? - Louer un appartement.

Jorge Robson, je suis absent. Merci de me laisser un message.

Papa, tu es o� ? Appelle-moi.

Ou viens, j'ai rendez-vous � midi.

Un b�b� de 17 mois trouv� mort sous un lit,

la m�re a disparu

"Appartements � Santiago Facilit�s de paiement."

Adaptation : Pascaline Rosnet

Sous-titrage TITRA FILM Paris

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