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Original subtitles

REMOUS

Avec :

Musique :

Chef opérateur :

Écrit et réalisé par :

Une orbite n'a pas de points comme ça, mais

bien sûr aucune orbite n'est vraiment circulaire.

Il faut des savants pour savoir quand lancer le deuxième Vostok.

- Joli chien ! - Tire de l'eau.

A la niche.

C'est frais.

37°. Presque comme la fièvre.

Montrez-vous !

Il nous a entendu.

Maestro.

Combien tu payes ?

Pour un épouvantail ?

Attend.

J'ai pris les affaires de Luja. Dois-je les mettre ?

- Nous sommes en voiture. - À bientôt ?

- Au revoir. - Au revoir.

Prenez soin de vous. Attention aux courants.

- Tu m'écoutes ? - Viens.

- Bonjour tante Anna - Bonjour les enfants.

Salut les gars.

Tomboy ?

Il l'a appelé. Elle n'est pas chez elle.

Donne-moi un bout.

- Comment s'est passé le match ? - J'étais pas en forme.

- Vous avez marqué ? - Non. Dimanche prochain.

Maestro... Vos lauriers !

Vous plaisantez toujours.

- Qu'est-ce que c'est? -Vivaldi.

Si ça vous dit quelque chose.

Je l'ai vu dans les mots croisés.

- Qui c'était ? - Un prêtre à Venise.

Il a composé son 1er concerto pour violon. Au 18ème siècle.

Tu devrais étudier autre chose que les mots croisés.

- Berci ? - Attend un peu.

Passe.

Attendez-moi!

Allez.

Passe.

Attrape.

Attention à gauche.

Bien fait.

Ne marchez pas dessus.

- C'était pas le but ? - Si.

But ! 2 contre 1.

Berci, qu'est-ce qu'il y a ?

Ne vous laissez pas avoir. Je vais le chatouiller.

Quel simulateur.

Attrapez-le!

Ne le laissez pas s'échapper.

Tiens.

Regarde.

- Qui c'est ? - Aucune idée.

Laissons les vélos ici.

- Notre "mine d'or". - C'est joli.

Cela vaut le trajet. Voilà les autres.

Salut!

- Tu as peur ? - Oui.

- De l'aide ? - Oui s'il te plaît.

Je vais te les présenter.

Karesz a postulé pour l'académie des sports.

Berci a échoué en 2ème année.

Maintenant, il est vendeur.

Gabi est biologiste stagiaire. Il écrit aussi des poèmes.

Laci Király est un physicien théoricien.

Il a remporté de nombreux prix de mathématiques.

Luja, dans la boue, un futur sculpteur.

Voici Zoli. Il étudie la médecine.

Elle c'est Böbe.

Bonjour, je m'appelle Zoltán Székely.

Assieds-toi.

Avec plaisir.

- Tu es de Budapest ? - J'étudie là-bas.

Quel est ce livre ?

Viens Böbe. C'est super.

Non.

- As-tu lu "L'Étranger" ? - Bien sûr.

- Attention, Karcsi ! - Salut.

- D'où vient-il? - C'est un nouveau voisin.

Pousses-toi.

Pourquoi l'as-tu amené ?

Envois.

- Je suis pris à l'Académie. Contente ? - Oh oui.

Arrêtez de flirter. But !

- Je peux fumer ? - Bien sûr.

- Arrête tes bêtises. - Désolé.

Nous ne nous connaissons pas. Je m'appelle Zoltán Székely.

Karesz.

- Où peut-on se changer ? - Derrière cet arbre.

Merci.

- Tu n'as aucun style. - Je sais.

Laisse-moi tranquille.

Pas de flirt.

Super!

- Allez ! - J'arrive !

Bonjour, je m'appelle Zoltán Székely.

Assieds-toi là-dessus.

- Tu fais un poteau de but ? - Laisse les tranquille.

Tu permets ? Fais-moi le dos.

- Rejoins-nous. - Avec plaisir.

Il est déjà bien bronzé.

But.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Rien.

Gaby. Excuse-moi.

Hé! Tu viens ?

- Viens ! - Non pas maintenant.

Allez, docteur.

Laisse-le tranquille.

Voila une meilleure boue pour sculpter.

C'est ton tour.

Eh bien, docteur ?

Ne sois pas timide !

Hé, oncle Miska !

Böbe ! Apporte les affaires !

Allez, allons chercher du bois.

Regarde comme c'est beau.

Viens !

Donnez-moi un oignon.

Tu deviendras physicien ?

- Quand pars-tu à Budapest ? - Mardi.

- Et Gaby ? - Il a été accepté aussi.

- Combien de temps resteras-tu? - Quelques jours.

Arrêtez. Je vais prendre une photo.

Ne bougez plus !

- Où est Gaby ? - Il doit ramasser du bois.

Ne bougez plus.

Je vais voir.

Merci.

Gaby !

Une Altix ? Moi j'ai un Zénith C.

C'est mieux avec un SLR.

- Il n'est pas encore revenu ? - Non.

- Il est rentré chez lui. - Pourquoi ?

- Il était bouleversé. - Pourquoi était-il contrarié ?

Eh bien...

Il doit se cacher. Pour nous faire peur.

Peut-être qu'il a nagé jusqu'à l'autre rive.

Où es-tu? Gabi, ne fais pas l'imbécile.

Gabi, ne fais pas l'imbécile.

Ses vêtements sont ici.

Mon Dieu... Tu crois ?...

Où vas-tu ? T'es en colère?

Venez.

Vous trois. Cherchez sur l'autre rive. Les filles restent ici.

Nous devons appeler la police.

Attendez !

Prenez un vélo et allez en ville.

Écoutez !

- J'y vais. - Attendez... peut-être qu'il est rentré...

Prenez ses vêtements.

Allez.

On ferait mieux d'aller voir chez lui...

C'est toi, Berci ?

- Gabi n'est pas rentré ? - Vous êtes partis ensemble.

- Je... suis revenu plus tôt... - Dois-je lui passer un message ?

Non merci.

- Qu'avez-vous fait ? - Arrête. - Qu'avez-vous fait ?

Allons à la police.

Les vagues peuvent le faire remonter.

Faut-il essayer plus bas ?

Le courant tourne ici.

Sous le ferry, peut-être.

Nous allons voir. Demi-tour.

- Il a dû prendre le remorqueur. - Oh, allez.

Le vieil homme nous embarquait.

Capitainerie ?

Bonsoir, ici László Király.

Pendant que nous nagions, un remorqueur est passé.

Gabi l'a peut-être pris.

Oui. Rappelez-nous.

Merci.

C'est ton père ?

Gabi a dû rester pour décharger le remorqueur.

Sans rien dire ?

Merci.

Prenez du thé.

Toi aussi, Böbe.

Bonne idée. Nous avons passé trop de temps dans l'eau.

Ici Király.

C'est toi, papa ?

Non, elle ne l'a pas fait.

En service de nuit ?

Vous resterez tous les deux.

Tu as besoin d'une chemise ?

Je vais lui dire. Bonne nuit.

- Bonjour maman. - C'était papa ?

Il veut une chemise.

C'est son anniversaire demain. Je lui ai acheté un livre. Donne le lui.

Les diagnostiques du cancer m'ont fatiguée aujourd'hui.

Bonjour.

Pourquoi buvez-vous ce rhum dégoûtant ?

Tante Mariska !

Ici Király.

En rentrant, j'ai entendu dire que quelqu'un s'était noyé.

Je vois.

Qui était-ce?

Mauvais numéro.

Vas la chercher.

Qu'elle aille au diable.

N'oublie pas la chemise.

Oui. Je ne trouve pas le rapport médicale.

- Tu voulais me dire quelque chose ? - Non, maman...

Tu devrais faire tes bagages. Pour ne pas faire ça à la dernière minute.

Au revoir, les enfants.

Es-tu fâché ?

Tu ne penses pas que...

Ne pleure pas.

Comme tu es étrange !

J'ai peur...

Laisse-moi tranquille.

Écoute-moi.

Dis-moi pourquoi tu es bouleversée ?

Tout est de ta faute.

Et celle de Tomboy.

Vous continuez à montrer vos muscles.

Pour prouver votre force.

Vous êtes si fier.

A quoi pensez-vous... Mon Dieu !

Vous pensez qu'être bon au lit signifie quelque chose.

Tu penses que je t'aimes.

Tu as tort.

Je n'ai jamais aimé.

Pas du tout.

Maintenant, s'il te plaît, part.

Tu vas prendre froid.

Luja... Mon fils...

Mère!

Est-ce que vous allez bien?

Viens, mon chéri.

À plus tard.

- Alors? - Nous avons joué au ballon.

- Gaby aussi ? - Oui. - Il était dans la boue.

- Je lisais. - Alors tu les as rejoint ?

- Connaissiez-vous déjà Gabi ? - On venait de se rencontrer ici.

Vous avez rencontré tout le monde ici.

Mon père est gardien. À l'hôpital.

Alors êtes-vous allé nager après ? L'eau était froide ?

Tiède.

- Vous êtes allé là-bas ? - Près de la souche.

- Tous ensemble ? - Oui.

- Vous aussi ? - J'étais le dernier.

- Je suis resté sur la rive. - Alors vous les avez vus.

- Où étiez-vous assise ? - Près de l'arbre.

Alors ?

Zoli était le dernier. Il m'a appelé aussi.

Puis ils ont joué... au ballon...

- Il a plongé sous l'eau... - Pourquoi ?

Pour remonter la boue du fond...

Nous l'avons tous fait à notre tour.

Je vois.

Vous êtes tous diplômés. Comment avez-vous pu être aussi stupide ?

Il y a 8m de profondeur ici. C'est presque une atmosphère de pression !

Compris ?

- Qui a été le premier à descendre ? - Karcsi.

Le champion départemental.

Vous saviez à quel point c'était dangereux !

Et vous...

Peut-être que quelqu'un lui a donné un coup de pied,

ou l'a poussé au fond.

Était-il de mauvaise humeur récemment ?

Avez-vous remarqué quelque chose d'étrange ?

Non.

Et vous?

Quand avez-vous réalisé qu'il avait disparu ?

- Sur la rive. - Vous l'avez cherché où ?

- Sur la rive et là-bas. - Combien de temps ?

La rivière coule à une vitesse de 4 km/h.

Vous ne l'avez pas manqué avant ?

J'ai seulement remarqué qu'il manquait quelqu'un.

Je ne me souviens même pas à quoi il ressemblait.

Je ne me souviens pas de son visage.

- A qui l'a remarqué ? - Moi !

Mais pourquoi si tard ?

Sortez !

Il est interdit de se baigner ici.

Alerte ! Hors de l'eau ! Prenez vos vêtements.

Plus vite !

Je conclus que c'était un accident.

Si nous le retrouvons, vous en serez informé.

Au revoir, je dois partir. Le patron m'attend.

Karesz a plongé et est remonté avec une poignée de boue.

Il l'a jeté à Gabi.

Puis Gabi a plongé à son tour.

Il m'a jeté la boue...

Il y a 8m de profondeur.

J'ai pris une grande inspiration et j'ai plongé...

J'ai nagé de plus en plus profondément.

J'ai ouvert les yeux, mais je ne voyais rien.

J'ai saisi la boue.

Je me suis redressé de toutes mes forces.

Quand je suis arrivé à la surface, j'ai regardé autour de moi

Tout le monde criait, Gabi ! Où est Gaby ?

Bonjour Laci.

Je ne comprends toujours pas. Je ne peux pas l'oublier.

Tante Anne...

- Bonjour mon fils. - J'aimerais te parler.

C'est toi Béla ? Király à l'appareil.

Et celui de l'accident de moto ?

La transfusion est en cours ?

Je vois.

Donnez-lui une infusion de noradrénaline.

J'y serai dans 10 minutes.

- Es-tu prête, Klára ? - Oui viens.

- Pardon. Est-ce urgent ? - Non, père.

Cet après-midi. Nous pourrons parler.

Qu'est-ce que c'est?

Le patient avec l'hépatite du foie va mal.

Je dois regarder les examens du cancer du mois dernier.

Bonjour mon fils. Où étais-tu ?

- À la rivière. - Si tôt ?

Maman...

Que ressentirais-tu si je me noyais ?

Quelle idée!

Tu es un garçon intelligent. Tu ne ferais rien de si stupide.

Prépare tes affaires. N'oublie rien. Il est temps.

Je ne me souviens pas de lui... De son visage...

Ma mémoire m'a fait défaut.

- J'irai voir tante Anna. - C'est qui ? - Sa grand-mère.

Oh. J'irais avec toi.

J'aimerais y aller seul.

Salut. Böbe m'a largué.

Elle nous blâme tous les deux.

Elle est terriblement bouleversée.

Elle a eu une crise de larmes.

Elle s'en va.

Vas la voir. Fais quelque chose.

- Elle t'a largué ? - Elle ne veut plus me revoir.

Vite !

Alors, Kari s'est plainte ?

- Arrête de faire l'imbécile. - Ça ne te regarde pas.

Qu'est ce qui ne vas pas ?

- Laissez-moi en dehors de tout ça. - De quoi ?

Tu le sais bien.

Gabi était-il déprimé ces derniers jours ?

- Bien sûr que non.

Tu l'as taquiné parce qu'il t'aimait.

Tu n'as même pas remarqué qu'il avait disparu.

Il était peut-être mort depuis 1h et personne ne l'a remarqué.

- Je l'ai remarqué en premier. - Mais trop tard.

Tais-toi. Que sais-tu de lui ?

Je sais qu'il était comme un confident pour vous tous.

"Gabi, je suis amoureux..." "Aide-moi."

Il t'a aidé aussi !

Quand sa grand-mère était sortie, il vous donnait la clé à toi et Kari.

- Ça ne te regarde pas. - Nous étions amis. Gabi m'a tout dit.

Quoi?

Il ne voulait pas coucher avec n'importe qui. Il voulait le vrai amour.

Il te l'a dit ?

Oui.

Gabi et moi avons eu une liaison.

Dans le hangar à bateaux.

C'était un vrai amour.

Complet... Aussi bien que le vôtre.

Nous étions heureux.

Jusqu'à la dernière minute.

Et Gaby aussi.

Vas-y!

Va raconter ça à tout le monde !

Je ne le nierai pas !

Je ne te croyais pas comme ça.

Gabi et moi étions plus heureux que vous deux.

Il est mort.

J'ai vu sa grand-mère avec ses vêtements.

J'ai honte de moi.

Le matin, je suis sorti avec le remorqueur.

Je n'arrivais pas à y croire.

Sur le chemin, je restai à contempler le stade.

Les enfants faisaient du saut en hauteur.

Je ne sais pas pourquoi, j'ai voulu essayer aussi...

Je n'ai jamais été bon au saut en hauteur.

J'ai tout oublié.

Ça ne rime à rien. Il est mort.

J'ai essayé de le dessiner. Mais je ne me souviens pas de lui.

Un artiste doit se souvenir.

J'ai essayé 5 fois.

La première fois quand j'étais étudiant.

Ce n'est toujours pas réaliste.

S'il me réveillait ce matin,

Je ne serais même pas fâché. Ce serait comme une mauvaise blague.

Mais maintenant...

Tout semblait si simple... jusqu'à maintenant...

Quand j'ai dessiné une nature morte. Ils m'ont dit que j'étais doué.

C'était une copie. On fait beaucoup de copies au début.

Après seulement, tu arrives à un résultat.

Bonjour.

Est-ce que Luja est là ?

Ils sont dans l'atelier.

Bonjour.

Je vais nourrir les cochons.

Je te cherchais.

- J'ai battu le record du saut en hauteur. - Quoi ?

Karesz va être furieux.

Gabi était mon meilleur ami. Vous le savez tous.

Il était un homme...

Maintenant, il n'est plus rien.

Il n'a plus de personnalité.

D'un point de vue physiologique, c'est simple.

Circulation, respiration, métabolisme, décomposition, etc.

Mais il reste un problème. Celui de la responsabilité.

Nous étions un groupe.

Notre responsabilité morale demeure et persiste.

Tu crois que c'est un problème mathématique.

Je déteste ton explication. Ton sourire! Ta suffisance !

Tu es perturbé. Démoule un cake, cela te fera du bien.

Tu as des chiffres à la place du cœur.

- Et tu n'en as même pas honte. - Pas du tout.

En 3ème année, on nous a posé un problème de maths.

Il a fallu une semaine pour le résoudre.

Seul Gabi et toi avez pu le résoudre.

Le professeur vous a fait venir au tableau.

Vous avez tous les deux le même résultat.

Nous on n'y avait rien compris.

Je n'ai pas noté l'exercice. Tout ça se brouillait dans ma tête.

Les chiffres se fondaient en lignes. Les équations - comme des images...

Celui de Gabi était claire. Je te l'avais dit.

Tu m'as dit de me taire. Tu n'as pas compris.

Peut-être. Le tableau noir a été effacé. Mais le résultat reste le même.

Le problème, c'est qu'aucun de nous n'y peut rien.

Nous sommes obligés de fermer les yeux.

Ne pars pas.

Combien de temps pars-tu ?

Je ne sais pas.

C'est mieux si on ne se revoit pas.

A bord !

Si tu veux, je t'épouserai.

Au 7ème déménagement.

Je connaissais toutes les régions du pays.

Tomboy... Tu me trouve prétentieux ?

Zsoka !

Je ne sais pas.

On ira se promener quand j'aurai fini.

Je ne me souvenais pas d'avoir pris cette photo.

Tu as dû beaucoup l'aimer.

Comment le sais-tu ?

Je peux le sentir. Nous aurions pu être de bons amis.

- Avec qui ? - Avec Gaby.

Pourtant, tu ne te souviens pas de lui.

Maintenant, je m'en souviens de plus en plus.

Depuis que je suis avec toi.

C'est moi qui l'ai remarqué en premier.

- N'est-ce pas ? - Oui.

Ne te soucie pas des autres.

Occupe-toi de tes propres sentiments !

Ni de Böbe, ni de Karesz ou de qui que ce soit d'autre.

Ce n'est pas vrai !

Il ne s'est rien passé au hangar à bateaux.

Nous étions seulement allongés. En survêtements.

J'avais peur.

Nous tremblions...

Il a juste caressé mon visage.

Mais les autres ont pensé...

Je m'en foutais.

Je ne voulais pas que les autres se moquent de lui.

Et maintenant, c'est fini, à jamais...

C'est toi, Luja ?

Sa grand-mère...

On dit que là où tourne le pain, gît le corps.

T'a-t-il parlé de moi ?

Une fois.

On l'a retrouvé !

Je sais.

Comment ?

Hier... Quand je l'ai oublié pour la première fois.

Puis j'ai vu sa grand-mère avec ses vêtements.

Il y a deux semaines, il m'a téléphoné mardi soir

disant qu'il devait me parler.

J'ai tout oublié.

Quand la police a téléphoné,

dès que j'ai raccroché, je me suis souvenu.

Je lui avais dit que je n'avais pas le temps.

Je voulais lire un livre de physique atomique que j'avais emprunté.

Ma tante en Suisse aurait pu l'avoir.

Et durant un tour à vélo, devant une grotte,

J'ai été dur avec lui.

Il était si beau que cela m'énervait.

Il avait une telle confiance en lui !

Je le jalousais surtout.

On pouvait lui parler de tout, de rien.

De physique, de musique, de bêtises...

Tu te souviens de la couleur de ses yeux ?

J'ai peur, Luja.

J'ai peur que...

J'ai bien peur de l'avoir déjà oublié.

J'ai peur de tout.

De Budapest, de l'université.

Je ne pourrais plus me faire d'amis... Jamais.

Tu avais tort hier.

Il faut formuler...

Mais pas seulement le résultat !

- Je n'ose pas y aller... - Où ? - A la morgue.

Pour identifier le corps.

Pour confirmer son identité.

Vous allez où ? Pouvez-vous m'emmener à Lados ?

Montez.

Vous avez manqué le bateau ? Nous allons le rattraper.

Comment va votre père ?

Vous avez toujours votre voiture ?

Nous l'avons essayé ensemble.

Le jeune garçon a fait surface...

Après 3 jours, comme d'habitude.

Le vieil Áron l'a trouvé.

Tous les hommes reviennent en flottant sur le ventre.

Les femmes en flottant sur le dos.

C'est triste.

C'était un brave garçon.

Vous étiez amis, n'est-ce pas ?

Nous les avons dépassés.

Une fois, nous transportions du ciment de la gare.

Il aidait au déchargement.

C'était Gabi.

"Gabi, ce n'est pas pour toi !"

Il a juste ri.

Il portait ces lourds sacs comme s'ils n'étaient rien.

Il faisait plus chaud qu'aujourd'hui.

C'est lui qui s'occupait de sa famille.

Son père est mort d'un cancer du poumon.

- Bon après-midi! - Bon après-midi!

- Y a-t-il quelqu'un ? - Celui a été retirée de la Tisza ?

- Oui. - Êtes-vous un membre de la famille ?

Je suis le fils du médecin.

- Vous ne pouvez pas entrer. - Pourquoi ?

C'est interdit. Jusqu'à ce que la police arrive.

Avez-vous une cigarette?

Bonjour Böbe.

Tu es revenue ?

Pas pour la raison que tu crois.

Ce n'est pas ce que je voulais dire.

Bon après-midi.

Bon après-midi. Ouvrez s'il vous plaît.

Venez, madame.

- C'est lui ? - Oui.

- Votre petit-fils ? - Oui.

Le corps retrouvé est celui de Gábor Bajnóczy, 18 ans, étudiant.

Fermez la porte. La camionnette va arriver.

- Toutes mes condoléances. - Au revoir.

Gábor, mon cher petit-fils,

ma chère fleur,

ma belle fleur de printemps.

Oh, tu as disparu.

Ma brillante étoile, tu as décliné.

Ma chandelle.

qui s'est éteinte dans la nuit.

Oh, mon soleil est devenu brumeux,

dans une demeure éternelle tu es parti.

Il n'y a ni porte ni fenêtre.

Mort, pourquoi n'en as-tu pas choisi un autre ?

Il est parti errer dans l'autre monde.

Ma couronne d'or s'est brisée.

Il n'y aura plus d'aube pour mon petit-fils bien-aimé.

Ma branche de romarin, La fierté de ma famille,

Gloire de ma maison.

Comment se fait-il quand je rentre, que je ne puisse pas te trouver ?

Où dois-je regarder ? Dans la rue ou dans le jardin ?

Conforte mes vieux jours, Tu étais mon socle.

Si seulement je pouvais partager ta sépulture...

Pourquoi m'as-tu abandonné ? Mon petit-fils chéri.

Prenez une cigarette, sergent.

- Il va pleuvoir. - Peut-être. - L'air est humide.

La pluie nous fera du bien.

C'est bon pour le maïs.

Puis-je rentrer lundi ? Je veux aider mon beau-frère

- Pour la moisson. - Nous allons le planter ici.

Je vais le tenir.

BAIGNADE INTERDITE

- Encore ? - Ça suffit.

- Oncle Aron. Y a des poissons ? - Pas beaucoup.

Oh Seigneur!

Allez, mon fils.

Ne t'excite pas.

Je vais porter ta valise. Laisse la moi.

- Bonjour professeur. - Bonjour.

Ouvrez le coffre. Mettez tout dedans.

- J'ai entendu dire que vous avez trouvé du pétrole. - Et c'est un gros puis.

Toutes mes condoléances.

Merci de l'emmener avec vous.

Prends soin de toi.

Que Dieu te bénisse. Prends soin de toi.

Ne t'égare pas. Et surveille tes dépenses.

Ne meurt pas de faim. Écris-nous.

Pouvez-vous klaxonner ? Deux fois.

J'étais bien ici, mais Budapest me manque.

J'avais presque oublié. Les photos sont assez belles.

J'ai fait une copie pour chacun de vous.

Quel a été le résultat de l'autopsie ?

Syncope.

C'est ce que j'avais cru.

Il n'y avait aucun signe de violence.

La cause du décès a été une insuffisance cardiaque.

Combiné à la pression de l'eau

et la température basse.

Je pense qu'avec l'effort, il a du s'évanouir.

Son cœur a lâché.

Son fort métabolisme musculaire a du provoquer

une crampe soudaine...

Ou bien...

As-tu du feu ?

A ton service.

FIN

Sous-titres: JF STURM 2023

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