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C'est pas ça, mais si je commence lundi, ça m'aurait pas déplu que tu me mettes
trĂšs vaguement au courant. - GalĂšre, galĂšre...
Avec tes 5 piques, tu y allais fort.
Plaßt-il ? C'est quoi des grimpettes ? - 2 de chute, ça nous coûte 300.
Mais autrement, ils marquaient 4 trÚfles. - 4 trÚfles, c'était pas la manche.
Tu veux une cigarette, Charles ? - Je veux bien.
Tiens, voilĂ Bertrand.
Bon, au quais des brumes. Merci pour tout.
Je vois mon frĂšre. Il faut absolument qu'il me remplace Ă l'hĂŽpital.
Va, mon grand. On se perd pas de vue. - Alors, comment ça va, les fleurs du bal ?
T'as trouvé un travail, Frédéric ? - Equipement électrique. Début : lundi.
Salut, Frédéric. - T'es content ?
C'est à qui, ces gamins ? - Il est allé les chercher à la gare.
Il faut lui dire... Le coup du peigne, ça craint.
Quel coup ? - Quand il se coiffe lentement
et qu'il jette le peigne au public. - Personne ne le ramasse.
Note que pour la 2Ăšme fois qu'il joue avec nous, c'est pas encore une bĂȘte de scene.
Demain, je fais mon cours jusqu'Ă 11 heures, et aprĂšs, on part pour Paris.
Mais on est là lundi matin. On peut faire ça le soir.
Les voilĂ . Ils sont beaux. Tu dis bonjour ?
Non, ils sont fatigués par le train. - Comment ils s'appellent ?
Lui, c'est David et lui, c'est Franzi. - Tu veux boire. Assieds-toi lĂ .
On a pas le temps. Il est 7 heures et quart. On a pas le temps.
Une minute, viens lĂ . - Bon.
Ăa va, au fait ? - Et vous ?
On fait aller. - Tu le tutoies pas encore ?
C'est une question de temps. - Ich habe Hunger. Ich möchte was essen.
Ich möchte Brot und Schokolade. - Quoi ?
Il dit qu'il veut du pain et du cacao.
Non. On va dĂźner dans un quart d'heure. - Wir haben im Zug noch nichts gegessen.
Wir haben Hunger. - Non. On dit bonjour avant de dire cacao.
Qu'est-ce qu'ils disent encore. - Ils disent qu'ils n'ont rien mangé,
qu'ils ont faim. - Dis-lui qu'on va rentrer.
Sa mĂšre nous attend. - Ich habe Hunger.
Tu vas pas commencer non plus. - Vous ne les comprenez pas du tout ?
Non, ils vivent toute l'année chez mes beaux-parents, à Stuttgart.
Ils repartent dans 8 jours. - Et toi, tu ne parles pas l'allemand ?
Non. J'ai fait anglais. - Et votre femme, elle...
Elle habite ici, avec moi. Elle a tenu à ce qu'ils soient élevés là -bas.
Ils ont une forĂȘt et un lac pour eux. Ils font du cheval,
de l'allemand, du kayak, ils sont extrĂȘmement bien Ă©levĂ©s.
Avec beaucoup de discipline. Un jour, quand ils auront fini leurs études,
on récupérera nos bébés. C'est sensationnel, non ?
Tiens, c'est Mickey. Mickey ! - On lui a pas fixé le départ pour Paris.
C'est quand ? - Paul a la générosité...
de prĂȘter son minibus. Il nous le conduit lui-mĂȘme jusqu'ici.
Rendez-vous 13 heures, devant l'Excelsior. Ăa baigne ?
Non, pas du tout. - Tiens, David et Franzi.
C'est Mickey Mouse. - Salut.
Excuse-moi. - Je t'en prie. Tu connais Bertrand ?
Oui. - Ăa va pas ?
Non, ça va pas. - Il commence dans la police.
Mais je vais pas continuer, je suis entré là par peur du chÎmage.
Je sens bien que j'ai pas la vocation. Tu peux rester dehors des nuits entiĂšres
par n'importe quelle température. Tout le monde s'en fout.
Sans compter l'appréhension, ça, je m'excuse, et les contacts humains...
J'ai aucun flair. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
Et puis, ça devait arriver, j'ai fait ma premiÚre bavure.
Il y avait des vols au supermarché. Ils m'ont envoyé...
J'ai sauté sur un type qui fouillait dans un étalage. C'était le sous-directeur.
Il se débattait. Je lui ai donné une claque, ça a fait une histoire...
Il m'a ramené au commissariat. - Non...
Tu veux jouer pour moi ? 2 minutes. - Alors, 2 minutes...
Qu'est-ce que tu vas faire ? - Je vais aller m'excuser.
Je te demande pardon de te relancer. Mais je te prends à témoin, est-ce que j'ai dit
quand les Rinaldi sont venus Ă la maison dimanche, est-ce que j'ai dit
que l'Algérie aurait dû rester française ? - Je sais pas si tu as dit : "dû".
On ne va pas ergoter sur une syllabe. Mais il a dit que si De Gaulle...
n'avait pas lùché en 62, l'Algérie serait toujours à nous.
Car les Français avaient remporté la victoire au moment du cessez-le-feu.
Est-ce que c'est moi qui invente ? - J'ai dit : "Ă nous"? Ou j'ai seulement
prononcé le mot de victoire ? J'ai dit que techniquement ou militairement,
la question était réglée. C'est quoi ? - Il veut passer, papa.
Ta mĂšre vient me chercher au journal pour me traiter de fasciste dans la voiture.
Soi-disant que les trois quarts de... - Louise, regarde-moi.
Je n'ai pas dit "fasciste". C'est un mot que je n'emploie pas. Avance.
Tu viens dĂźner, ma biche ? - Oui, maman.
Le plus beau, c'est que tu as insinué...
Certains étaient mariés, certains avaient des enfants trop grands pour eux,
ou des parents trop petits...
Nous mĂąchions du chewing-gum, et nous approchions presque tous de la trentaine
en chaussures de tennis. Frédéric, Aimée et Charles étaient parisiens.
Le reste venait de la province. Nous n'étions pas tous des amis de longtemps.
Bertrand était le nouveau venu. Mickey l'avait connu lors d'une manifestation...
Mickey était chargé de repérer les gaullistes :
Bertrand chantait des slogans avec une belle voix. Mickey nous l'avait amené.
Ce qui nous avait rassemblés, c'était par-dessus tout la musique,
l'envie de le faire. Quelques-uns, comme Frédéric ou moi,
avaient des emplois provisoires. Et tous travaillaient "en attendant".
Ăa aussi, sĂ»rement, nous rapprochait : ce sentiment indĂ©finissable...
d'attendre ensemble, avec une patience dérisoire, n'importe quoi,
sans se le dire. La mieux dans sa peau, était certainement...
la femme de Charles. Elle était cultivée.
Elle portait le nom d'Aimée. Ou plutÎt, elle était portée par son nom...
et se croyait irrésistible, d'autaunt plus que Charles mourait secrÚtement
de jalousie pour elle. - C'est sympa. Le problĂšme, c'est lui.
Mais qui ? - Mickey, il a peur en avoin.
On peut toujours lui demander. - Les enfants, non, non.
Non, non et non ! Allez, venez.
Vous direz ça à votre mÚre. - On peut vous déranger ?
Vous connaissez Georges ? Il va chercher des clients Ă Paris, demain aprĂšs-midi.
C'est quoi, ton avion ? - Un Navarro.
Il monte Ă vide et il propose de nous emmener. Il a 8 places.
C'est peut-ĂȘtre plus pratique que le bus. - Attendez. Parce que je suis dĂ©solĂ©...
Moi, je ne l'aime non plus...
Pour une fois qu'on a un contrat Ă Paris, s'il y a du brouillard,
ou n'importe quoi ? - Au mois de juin, remarque...
Vis-à -vis le mari d'Aimée, il dit rien pour son minibus,
il dit rien pour la peinture. - Quelle peinture ?
Bon, tu sais, la "Why Notes" lĂ . - Alors nous, en dernier moment...
On aime mieux s'éclater en avion, je trouve ça d'une désinvolture.
Je ne pars pas dans ces conditions. - Tu es gentil. Tu dis pas...
le mari d'Aimée, il a un nom. Il s'appelle Paul.
Salut, les enfants. - Mutti, wir haben Hunger.
Eh bien, ma chérie, je te présente mes camarades.
Aimée, Louise, Philipe, Charles, Mickey, Frédéric, George et...
Bonjour. - Et Hildegarde.
Tu as dit que tu les emmenais chercher tes patins Ă roulettes, et que tu rentres.
Ăa m'a fait plaisir de les amener pour... Hein, les brigands ?
Bien. Au revoir. - Au revoir.
Il faudra que vous veniez Ă la maison et qu'elle nous fasse son...
C'est sensationnel, vraiment.
Tu me passes un chewing ?
Ce soir, Ă 21 heures, Ă la maison de la Culture,
concert exceptionnel avec Michel Jonasz. Ce soir, Ă 21 heures.
Michel Jonasz. A la Maison de la Culture.
Kommt, wir gehen jetzt rauf.
Tu as pas ta clé ? - Ben, non, tu voies.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Il y a que je n'y arrive plus. Y en a un...
Le bulletin qu'il me rapporte. Mais lis les notes.
Les appréciations des professeurs.
Et la petite, elle s'est enfermée dans la salle de bain, je voudrais
qu'elle te répÚte ce qu'elle m'a dit. Y a que toi
que peux leur parler. Ils ont besoin de l'autorité d'un pÚre.
Moi, je peux plus. Je ne peux plus.
Il faut un homme dans cette maison.
Bonjour, papa. - J'ai pas le temps,
mais il faudra qu'on parle. - Oui, papa.
Allez, sors, Sylvie.
Attention, Sylvie. Ta mĂšre et moi, on est...
courroucés, je t'annonce.
Pardon, papa.
Ăa me gĂȘne qu'ils m'appellent papa. - C'est moi qui veux.
C'est meilleur pour eux. On va dĂźner. - Je peux pas.
Il faut que je parte. Je suis de service. - De nuit ?
Il y a eu des vols. Des télévisions, des postes de radio. Je prends la planque
jusqu'Ă 3 heures, aprĂšs on me relĂšve. - Va pas prendre un coup de rasoir
Ă la veille des vacances. - Tu as revu ta voyante ?
Mais non. Je te donne ton cadeau maintenant.
Mais pourquoi ? - Bonne anniversaire.
Qu'est-ce que c'est ? - Regarde.
Oh, un holster. - Essaye-le.
Dis donc, tu l'as achetĂ© oĂč ?
Je l'ai fait faire, par Jasmin, un client...
de la bijouterie.
Merci.
Je t'aime.
C'est pas une question d'intĂ©rĂȘt, c'est une question de droit.
La séparation, parlons-en, mais alors, la spoliation, non.
Ces terrains étaient d'abord à mes parents et tu le sais.
J'aime mieux te dire que je me batterai, je ne serai pas de ces femmes...
Je prends ma veste et j'arrive. - ...qui se retrouvent sans rien,
aprÚs avoir tout donné, leur jeunesse, leur santé, leur énergie.
Elles n'ont plus qu'Ă se retrouver dehors. - Je n'ai jamais voulu te spolier.
Je ne suis pas un spoliateur. - Tu as dit "nos" terrains de...
Saint-Pierre-de-Chartreuse. - C'est hallucinant.
Je veux je Louise l'entende. Louise, viens voir.
Louise ? Louise !
Tu Ă©coutes une piĂšce ? - Oui, la mĂȘme depuis 25 ans.
Depuis que ta mÚre a trouvé le féminisme ? - Soudain, il a voulu qu'elle travaille.
qu'ils sortent séparément, qu'elle ait son indépendance financiÚre. C'est lui
qui a découvert le féminisme. - Tu vas recevoir une lettre.
Je l'ai reçu, mais Ă©coute FrĂ©dĂ©ric. T'as envoyĂ© la mĂȘme Ă Leslie, Laurence...
et Dominique. Rien que des filles qui viennent au yoga. On s'est parlé,
qu'est-ce que tu crois ? C'est plus une lettre d'amour, c'est une circulaire.
Statistiquement, c'est pas une erreur. La vie étant un bol de noyaux.
Mais là , j'ai vraiment pas le créneau pour une histoire d'amour parce que...
Je deviens hébétée, j'ai besoin d'un projet, c'est ça qu'on doit dire.
Mais l'amour reste un projet. - Je te dis pas, je me suis branchée...
sur le Transafrica. Le rallye jusqu'à Niamey, on part le 23 décembre.
3 semaines, 12.000 km, des camions qui font 19 tonnes,
avec des filles au volant. Je m'entraßne. J'ai déjà fait un stage de pilotage,
un autre de mécanique. Il faut que tu changes une roue dans le désert,
et que tu repartes à la boussole. - Tu en avais jamais parlé.
Non. - Je te connais mal.
Je corresponds avec une fille, parce qu'on est par équipe de 2.
Ah, bon. - Quand on sera Ă Paris demain soir,
je vais faire sa connaissance. Elle va me montrer le camion.
HĂ©, fais gaffe. - Non, non, c'est Lionel.
Que le jour recommence et finisse... - Sans que jamais Titus puisse...
voir Bérénice. A bientÎt. - Salut. A la prochaine.
On y va ?
Vous essayez d'écouter Radio Contact, 90 MHz, salut, les auditeurs.
Salut, les brouilleurs. De la musique, mais de la bonne, les Crispies jouent
"Monkeys in the Street". Sur les annonces, je vous rappelle,
qu'elles sont naturellement gratuites. Il vous suffit de les inscrire Ă la craie
sur le mur du cimetiĂšre des Sablons.
Radio Contact, 90 MHz, tous les vendredis.
Que le copain objecteur de conscience qui cherche Ă passer en Allemagne sans papiers
sache que ça peut s'arranger avec qui tu sais, celui qui avait trouvé le joint.
Là , je vous signale... - Ceux qui ont tout piqué dans ma chambre
seraient sympas de m'appeler Ă mon travail : 8-7-4-3-1-7.
Je vourdrais racheter un blouson et un magnétophone...
qui ont appartenu à mon copain qui s'est tué cet été.
Si vous avez peur que je vous balance, renvoyez au moins la cassette.
Con cherche conne qui l'a laissé tombé aprÚs 2 ans d'amour fou.
Ecris-moi. Sans moi, tu es malheureuse. Adresse : toujours chez Coco et JerĂŽme.
L'auteur de l'article sacndaleux sur l'invasion de l'université
par les "nouveaux étrangers" et qui...
Comment, "de taille moyenne"?
Tu peux me donner du feu ? T'as du feu ?
Certainement.
Et il profitait donc d'un service aprĂšs-vente exceptionnel.
Dépannage 7 jours sur 7. 0 francs.
Toujours sans sous à débourser. PiÚces, déplacement... 0 francs.
C'est une excellente opération. - 0 plus, 0 plus, 0 plus,
0 reste : moins cher.
Aimée ? Je t'entends mal. C'est Louise. Y a ton ex-mari qui vient de m'appeler
parce que... Ben oui, Paul. Tu me demandes ça ?
J'en sais rien. Il paraßt que votre numéro est tout le temps occupé.
Il a téléphoné chez mes parents qui... Parce qu'il peut pas amener le minibus.
Il faut passer le prendre.
Alors préviens les garçons. Ah, ben, au "galÚre".
Ecoute, lĂ , je peux pas parler.
Non, non, je fais le remplacement de Poupex.
Oui.
Les molaires de M. Berthaux, je les mets en sous-occlusion ?
C'est votre femme. Je peux partir tĂŽt ? - Oui, Maguerite, Ă lundi.
Merci. - Oui, ma beauté. Oui.
C'est lui qui t'a appelé ? Ou c'est toi ? Comment ça, ni l'un, ni l'autre ?
Ah, bon. C'est amusant que tu me parles de Paul.
Je suis en train de travailler sur son appareil. Je sais pas ce qui s'est passé.
Son dentiste me l'a retourné.
On a placé les dents trop en avant. Elles débordent sur la mùchoire inférieure.
Ăa arrive. Que'st-ce qu'il veut ? Bonjour, madame. C'est prĂȘt.
Quoi ? C'est Ă 20 km. Il est parfait, Paul.
Ăa me tue, ce genre de type. S'il te donne la main, c'est toujours en 2 tours.
Oui, ben. Faut que Bertrand sorte de son cours Ă 11 heures,
il faut qu'il me passe prendre. Avant de partir, j'ai un marriage.
Depuis quelle heure ?
A quelle page t'en es ? Y a eu d'autres coups de téléphone ?
Non. Vous voulez ma photo ?
Vous improvisez, lĂ ? - Non, c'est Bach.
Jean-Chrétien...
Il a assurĂ©, lĂ . - RĂ©-orchestrĂ© par moi, quand mĂȘme.
Ah oui. - Puisque vous ĂȘtes dĂ©cidĂ©s de...
vous engager dans les liens du mariage. En présence de Dieu et de l'Eglise,
veuillez joindre vos mains,
et échanger vos consentements.
Clara, veux-tu ĂȘtre ma femme ? - Oui. Et toit, Michel,
veux-tu ĂȘtre mon mari ? - Oui.
Je te reçois comme époux, je donne à toi. - Je te reçois comme époux, je me donne...
DĂ©sormais, vous ĂȘtes unis par Dieu, dans le mariage.
Que le Seigneur bénisse vos alliances, et vous garde tous les deux,
dans l'amour et la fidélité.
Tu peux pas faire attention, non ? - Ăa suffit, ne me parle pas sur ce ton.
Tu vas pas me menacer maintenant ?
Quand on rentre Ă 3 heures du matin, on sait plus ce qu'on fait.
En arrivant ici, il voulait téléphoner. - Je travaillais.
Quand on est responsable d'un programme d'un milliard et demi en CĂŽte dâIvoire,
on peut rentrer aprĂšs l'heure. - Tu vas le voir, mon programme.
Vous les connaissez ? - Non.
Clara, ici. Tu vas le voir. - Ah, tu vas le voir.
Je compte jusqu'Ă 3! 1...
Clara ? - Tu tombes bien. Allez, venez.
Allez, avance. - Comment avance ? Mais oĂč ?
Allez, monte. DĂ©pĂȘche-toi.
Clara, reviens immédiatement.
Clara, ça va aller trÚs mal. Clara, tu vas m'obéir.
Vous allez faire la connaissance de Paul. Je vous préviens que c'est un con.
Ah, bon. - Et avec moi, il est d'un paternalisme.
Autrement, il n'est pas antipathique, notez bien.
C'est un sorte de camion, des pieds de camion, une voix de camion.
Naturellement, avec Aimée, il s'est planté vite fait.
Il reste hanté par elle. - Ah, bon.
Oui, c'est triste.
Bon, tenez.
Ăa les aurait fatiguĂ©s de mettre des planches.
Merde. - Ah, bonjour, ma poule.
Tu m'appelles pas ma poule. Bertrand. Le nouveau chanteur du groupe, Paul.
Faites le tour lĂ , je finis ma colonne.
T'es pressé ?
Tiens. Heureusement qu'il est pas plus gros...
Charles, ton nĆud. On ne te voyait plus.
Oui, d'accord.
DĂ©pĂȘche-toi. On est quand mĂȘme...
Paul, tes photos avec Aimée, je sais pas si j'adore.
Commence pas Ă dire du mal de mes photos, elles sont aussi bonnes que les tiennes.
Il faut tout le temps qu'il critique les gens, Bernard ? Salut, Robert...
C'est un con. - Allez-y, les gars.
Qui va conduire le bus ? C'est toi ? - Et bon.
Vas-y. AprĂšs vous. - T'arrĂȘte, merde.
Qu'est-ce que j'ai fait, Bernard ? - Vous pouvez continuer avec Bernard.
Tu m'excuses, ma poule, pour le contretemps-lĂ .
Un de mes comptables, il fallait que je reste. Il a perdu sa femme.
Pendant que j'y pense là , tu peux me porter ça jusque là -bas ?
Vous ĂȘtes venus comment, lĂ ? - Ben, en doux roues.
Vous le laissez lĂ et le reprendrez lundi. Eh ben, allez.
VoilĂ le bolide.
C'est comme ça : "Why Notes Orchestra". - C'est superbe.
Merci beaucoup. - C'est rien. Tu veux l'essayer ?
C'est avec 2 doigts. Avec douceur.
Alors ! - Pourquoi c'est moi qui porte ça ?
Tu vois pas, on a les mains occupées. Allez,
donne-moi ça. Charlie, je t'aime.
Oui, moi aussi. - Viens.
Et la grande, ça va ? - Oui, ça va, t'occupe...
Attends, le Chinois. Il se pointe jamais.
Tu jures ? - Tu me lĂąches. C'est de l'alpaga.
S'il se pointe Ă moins de 100 km, tu m'appelles.
J'en fais de la confiture de citron. Vu l'arbre en boule.
Vu. - Allez. Bon voyage.
Et alors, les gars. Prudence !
Vous avez vu le genre de crétin... Et à chaque fois qu'il me voit,
il faut qu'il me bassine avec son Chinois.
Parce que vous l'avez jugé tout de suite. Elle est exceptionnelle.
Sciences politiques. Langues. Elle traduit une vie de pĂšre de Tchang-KaĂŻ-Check,
340 pages. Elle est belle. Tous les hommes ont envie d'elle.
C'est vers moi qu'elle est allée. Pourquoi ? C'est pas à moi de répondre.
A l'époque de Paul, elle a fait la connaissance de ce Chinois.
Un homme remarquable. Psychoananalyste. Il pratique l'acupuncture verbale.
Je sais pas si vous le connaissez. - Non.
Les mots sont des aiguilles, ou les aiguilles sont des mots, si vous voulez.
Ah, oui, bien sûr, oui. - Il vous les place sur des points,
oĂč il sait que votre tissu psychique est sensible. Il va vous dire :
"Pomme de terre." Si vous fondez en larmes, il vous explique pourquoi...
vous ĂȘtes sorti de vous-mĂȘme. En moyennant finance, il vous donne la clĂ© de retour.
Alors que s'est-il passé entre Aimée et lui ? Absolument rien.
Rien de plus qu'entre Socrate et ses disciples. Pas Socrate, d'ailleurs.
J'allais juste vous dire. Socrate, y a eu des plaintes.
Ce qui a joué entre eux, elle me l'a dit, c'est le magnétisme intellectuel.
AprÚs un an de séance, elle a fait un constat trÚs vache pour Paul : C'est que
Paul, c'est Paul. Elle l'a quitté. Depuis, il cherche partout le Chinois,
pour l'égorger. Tiens. - Qu'est-ce que c'est que ça ?
C'est Paul.
Ecarte-toi du poteau. T'es bien trop prĂšs.
Je te préviens. Je commence lundi à 8 heures et à 8 heures et quart, je suis
en grĂšve pour protester contre ces conditions de travail inhumaines.
C'est ça, allez. - Dis donc, Frédéric.
C'est pas vrai. Vous ĂȘtes venus exprĂšs pour m'emmerder ? Y a un car de Japonais.
Ils m'ont filmé. Ils ont fait des photos. Maintenant, vous me lùchez le coude.
Il a fallu chercher le bus. - Ah bon.
Allez-vous-en. Salut. - Pourquoi il se fout en colĂšre ?
Vas-y. Continue. - Qu'est-ce qu'il faut faire maintenant ?
Ben, monte. On n'arrĂȘte pas lĂ . - FrĂ©dĂ©ric !
Pour le voyage, quand mĂȘme deux ou trois ?
Quoi ? - Des noix de coco...
Pauvre con. - Il était là , accroché à son mùt,
trolleybus Ă bĂąbord. Il insultait les passants.
Vous avez vu la chaßne qu'il s'est payé ? - Oh.
Attends. Tu vas voir le mélomane.
Vous voulez savoir le titre ? - Oui.
Roméo et Musetto. - D'aprÚs Marcel Shakespeare.
A quelle heure on arrivera Ă Paris ? - Il faut que je trouve l'autoroute.
S'il avait pas fallu chercher Mickey chez son pĂšre...
Il va, au fait ? - C'était de la tachycardie, c'est...
parce que Charlotte veut le quitter. - Ah bon.
Pardon, monsieur. Pour rattraper l'autoroute ?
L'autoroute ? Tout droit. Au stop Ă gauche,
et aprÚs, vous verrez. C'est indiqué.
Alors, ça fait tout droit, puis à gauche. - Ah, le con.
La tĂȘte du mec. Ah, t'es vache.
T'en as beaucoup, des idées comme ça ? - Moi ? Je fourmille...
J'ai eu les flubes. - J'adore ça.
Tu l'as confisqué à tes élÚves ? - Non, c'est à Paul.
Ah, non... - Ils ont bien dit Ă gauche.
Oui. T'as mĂȘme pas Ă©coutĂ© en plus. - J'aime pas qu'on me vise.
Ils se rapprochent. - Ils ont le droit. La route est Ă tous.
Mais ils se rapprochent beaucoup.
Qu'est-ce qu'ils veulent ? - Ils manqueraient d'humour.
AccĂ©lĂ©rez, quand mĂȘme. - Tourne lĂ .
On rattrapera l'autoroute aprĂšs.
Ils suivent.
Ils sont cons. Si je file un coup de patins...
ArrĂȘtez de les regarder comme ça. Sinon, ils se croient intĂ©ressants.
Qu'est-ce qu'ils font ? - Ils font marcher les essuie-glaces.
Quelqu'un aurait l'heure ? - Qu'est-ce qui te prend ?
Qu'est-ce que vous faites ? - Je suis Ă fond.
Vous ĂȘtes Ă 80 et il mont Ă 110. - Je suis pas pilote.
Tiens, ils doublent... - Laisse-les passer.
Qu'est-ce que tu crois ? Je vais les amuser.
Alors, ils passent ? - Non, ils restent comme ça.
S'il vient quelqu'un en face, le gala Ă Paris, on annule.
Ils sont sympas. - Rigolez aussi,
on veut se marrer comme eux. - Oui.
Ils passent ou quoi ?
Continuez à rigoler... - On s'éloigne.
LĂ , on va sur lâItalie. - Bertrand !
Ils sont chiants quand mĂȘme. - Tu trouves ?
Essayez d'aller plus vite. - C'est ça ce qui vous ferait plaisir.
Il n'y a pas 36 solutions. On s'arrĂȘte et les garçons se battent avec eux.
Je regrette. Je ne tape pas sur des ouvriers.
Mickey, toi qui es dans la police. Tu peux pas les...
Non, qu'est-ce que je dois faire ? - Vous trouvez spirituel...
d'attaquer des inconnus avec un pistolet Ă eau. AprĂšs, vous appelez la police.
Ah, commencez pas. Y a deux minutes, tout le monde riait.
Allez, pas de prise de bec. - Serrez-vous la main.
J'ai bien vu que c'était un scoop, mais j'ai rien dit.
Ils lĂąchent. Ils en ont marre.
Ah, nous aussi, remarque. - Je veux vous présenter mes excuses.
En ce moment, je suis trĂšs vif. Tous les gens veulent leurs dents
pour partir en vacances. - Non, c'est moi. Je suis impulsif.
J'ai du sang suisse. - Qu'est-ce que c'est ça ?
T'as rien ? - Non, ça va.
Oh, putain. - Oh, non.
Oh.
C'est quoi, comme oiseau ? - Je sais pas.
J'ai tout pris en main. La dépanneuse est là dans 15 minutes.
Il est oĂč, FrĂ©dĂ©ric ? - Il garde les bagages.
Et Georges ? - Lui, avec son avion ?
Je l'ai appelé. Il est pas chez lui. - Ah, merde.
Comment on va lui dire ? Comment ?
Quand il faut que t'annonces Ă quelqu'un une chose qui va l'emmerder,
Par exemple, t'as besoin d'emprunter 100.000 balles, tu dis :
"Ma femme est Ă l'hĂŽpital, il me faut un million et demi..."
Le type devient livide, tu le laisses bafouiller, et puis, tu dis :
"Si tu me donnes 100.000, je peux m'arranger pour le reste."
Le mec, il est fou de joie qu'il te les file Ă genoux. Le principe, c'est que
tu matraques au départ, et à l'arrivée, quand tu affichces la vérité,
c'est toi qui as l'air de faire un cadeau.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Mais qu'est-ce qui s'est passé ?
Et les autres ? - Ils sont morts.
Je blague. Personne n'a rien. - Salaud.
Tu m'as fais une de ces peurs. Je suis content, ma poule,
je suis content. - Oui. Tant mieux...
Ma vieille, je suis content.
Tu gardes les bagages ?
Vous ĂȘtes le musiciens de Michel Jonasz ? - Non, pourquoi ?
Qu'est-ce que vous faites avec ça ? - On est un groupe.
Les "Why Notes".
Comment tu t'appelles ? - Bertrand. Vous étiez au concert...
de Michel Jonasz, hier soir ? - Bien sûr. Moi, c'est Clara.
Non, merci.
Tous les concerts de Jonasz, si je suis dans la mĂȘme ville, j'y vais.
S'il en donne 6 de suite, j'y vais 6 fois de suite.
C'est une 12 cordes, celle-lĂ ? - Oui.
Ăa va mieux depuis ce matin ? - Depuis ce matin, quoi ?
Le mariage. - Vous étiez invité ?
Je vous ai pas vu. Pourtant vous ĂȘtes relativement beau.
J'Ă©tais avec un camarade qui tenait l'harmonium. Vous ĂȘtes rĂ©conciliĂ©s ?
Dans les couples, il y a des turbulences.
C'est tellement banale. Vous ĂȘtes allĂ©s Ă Civitavecchia ?
Non, pas moi. Les autres.
C'est pas lui, le problĂšme.
C'est moi. Je veux pas ĂȘtre sur la photo.
J'ai peur de jaunir.
Michel, il aun caractĂšre glauque, mais quand mĂȘme. Y a que lui
que je m'entends. Il y environ une idée par seconde.
Y a qu' à regarder ses yeux, ça bouge tout le temps.
Ah, non merci. - On était trÚs bien sans se marier,
ça fait 2 ans...
C'est utile pour son travail.
C'est dommage.
Se marier ou pas, c'est pas ça qui compte.
Pourquoi, c'est dommage ? - Il a mis son nom sur moi,
comme sur une valise. Il s'image que je lui appartiens.
Vous ĂȘtes mariĂ©s ? - Hein.
Je suis avec une fille, mais on est trĂšs libre.
Je suis trÚs contre la tradition judéo-chrétienne, je suis comme vous,
un petit peu. Certains vont dire...
Enfin, bon. - Tu m'emmĂšnes alors ?
On peut partir tous les 2. - Oui.
EmmĂšne-moi.
Michel, ce n'est pas de moi dont il a besoin, c'est lui.
C'est ça, la vérité.
Je te plais pas ? - Mais si. Vous vous rendez pas compte.
Vous me branchez beaucoup. Vous ĂȘtes exactement...
Vous me plaisez vraiment en toute analyse.
On s'en va tout de suite. On traverse...
Toi aussi, tu me plais. Il faut surtout partir.
Avant de faire connaissance. Si on se déplaßt,
on se quittera. Mais on aura eu du beau temps.
6 mois, 1 an, 10 jours.
C'est ça, la vie.
T'es trop bien, toi, dans ta vie ?
Non, je suis pas trop bien. J'ai une femme qui est trĂšs belle,
mais il rit quand elle se brûle. J'ai 2 gamins. Pour leur demander
de m'embrasser, il faut que je cherche dans le dictionnaire.
Cela me regarde, mais je suis pas trop bien.
Je veux partir avec toi.
Il faut faire le saut de l'ange.
C'est ça. Ou rester sur la photo.
Et puis, jaunir.
Qu'est-ce qui se passe ?
Salut. On aura quand mĂȘme eu 40 secondes de beau temps.
C'est pas mal, non ?
Alors, ils ont tout ce qu'on veut. C'est beaucoup plus cher que le train.
Les bagages. Qu'est-ce qu'on fait ? - Oui. D'accord.
Quoi, oui d'accord ?
260 chevaux, tu vois le genre de bĂȘtes. - Tu vas conduire avec tes petits bras ?
Tu vas voir mes petits bras. - Je donne son billet Ă chacun
pour le retour demain, pour le cas oĂč on serait sĂ©parĂ©s par la ville
au cĆur cruel. Le train est Ă ...
23 heures 12. AllÎ ? - Attachez vos ceintures, on décolle.
T'es belle, toi. J'ai un petit coup dans ma jupe.
Je te le rends, ton cahier. Elle s'appelle comment, ton amie ?
Edith Goriot. - Elle est bien ?
Je sais pas. Je la vois pour la premiÚre fois. On s'est écrit,
On s'est pas envoyé de photos. - C'est les maquettes des costumes.
On les aura quand ? - Pas avant septembre.
C'est genre punk ? - C'est pas punk. C'est bowie.
Non, c'est new-punk. - C'est beau.
C'est beau, ces tissus. Mais donc, au lavage... Fais voir. Merci.
Il sera pas trise, Mickey ?
Vise la coiffure. - La coiffure en "derriĂšre de canard".
Qu'est-ce qu'elle va dire, Edwige ? - Et dis, toi, avec le chapeau ?
Ne dis pas ça. C'est les noirs. Les Antillais.
Attention. - Qu'est-ce que tu fais avec ton sax ?
Il faudrait revoir le pont dans "Fish & Chips".
C'est maintenant qu'il ne va pas. Il faut que ça soit plus rythmé.
VoilĂ .
Les filles.
Je m'éclate. Appelle Bertrand.
Il est pas dans le couloir.
Je ne sais pas. Ce sont des personnes qui partent pour la CĂŽte d'lvoire.
Le monsieur a de la famille Ă Dijon. Ils avaient besoin d'une voiture.
Ils la rendent demain à Paris. - Comment ça, à Paris ?
A Roissy.
Pourquoi vous pleurez ? - Parce que vous m'avez fait peur.
Vous ĂȘtes entrĂ© lĂ , comme un fou, et j'ai cru que c'Ă©tait...
un hold-up. - Ils n'ont pas donné une adresse,
à Paris ? - Mais évidemment.
Excusez-moi.
Je connais la vie. Il a manqué le bol. - C'est pas une question de bol.
S'il était tombé du train, le contrÎleur l'aurait su.
Il a dû descendre à Lyon, pour téléphoner, il a dû laisser partir le train.
On va vous dire qu'il a appelé au lycée.
Il est fatigant, sous certains angles. - Indéniablement.
C'est Edith et Mr. MacKenzie.
Tu t'occupes des bagages ? - Qui est-ce ? Mr. MacKenzie ?
C'est le camion. - Affirmatif...
Je suis Bernard. Je suis chargé de vous accompagner.
Je te voyais pas comme ça. - Moi, non plus.
On est en retard. Tu attends longtemps ? - Non, pas longtemps.
Comment tu trouves Mr. MacKenzie ?
Il est beau mec. - Je dois le rendre demain au dépÎt,
je voulais que tu le voies. Tu montes ? - Il faut qu'on pose nos bagages.
Je vais te montrer mes copains.
Tu déjeunes demain à la maison ? - Viens.
Ah, ça me fait plaisir de revoir le lycée. - Vous aviez pas d'autres bagages ?
Si. Mais on les a laissé à la consigne. A Paris, quand tu auras plus de 3 valises,
tu te fais jeter par les taxis. - O tempora, o mores.
Il va se faire chier à l'oral, lui. - Y a votre camarade qui a téléphoné.
Tiens ! OĂș il Ă©tait ? - Ben, je sais pas, Ă Paris.
A Paris, non. Y a combien de temps ? - A peu prĂšs deux heures.
Certainement pas, qu'est-ce qu'il a dit ? - Ben, rien, qu'il rappellerait.
OĂč ils sont, les "Why Notes"? - LĂ !
Téléphone ! - Bon, j'y vais. Tiens. Merci.
Toujours fidĂšle au poste, Mr. Chemineau. - Charles ? Et bon, alors.
Je vous attends, moi. A Paris !
Non, je suis venu en avion. Non, je vous expose briĂšvement :
Vous vous souvenez de cette fille, ce matin à l'église. La mariée.
Voici, vos pénates. - Rostropovitch.
Présent ? - Y a pas de cintres ?
Pas à ma connaissance. - Je vous présente Edith, Aimée...
Et un amour pareil, vous qui ĂȘtes un spĂ©cialiste des affaires du cĆur,
ça ne passe qu'une fois et aprÚs c'est la vie qui passe, un café,
l'addition et puis le cimetiĂšres. Comment ? Ben, vous me trouvez elliptique,
en attendant si j'avais pas régai, il l'emmenait demain en CÎte d'lvoire.
J'arrive in extremis, là . Bon, écoutez là , je suis en banlieue,
en grande banlieu. Non, je l'ai pas encore contactée,
Parce que vous savez oĂč il l'a emmenĂ©e, pour la nuit de noces ?
Enfin, d'aprĂšs ce que j'ai su, le type c'est une figure de l'immobilier.
Il construit des cages à lapins. Ils habites dans l'appartement témoin.
Parole d'honneur y a leur voiture devant, et je les ai vus dans la fenĂȘtres.
Alors, j'essaie de l'appeler depuis que je suis arrivé, c'est toujours occupé,
Vous n'avez pas encore dßné, vous ? Ben, venez tous me rejoindre ici.
ArrĂȘtez de m'appeler malheureux, non francement, c'est trĂšs Ă©nervant.
Attendez, je note l'adresse. - Allez, salut.
Bon alors, c'est le... - Oui, c'est le...
Salut.
Clara !
Dis donc, pour le trouver, son resto ? Merci, Edith.
Alors, Ă demain et merci, Edith. - En tout cas c'est gai, comme endroit.
T'as raison, c'est une riante banlieue. - Elle viens nous voir, au lycée ?
Ăa peut pas ĂȘtre lĂ , c'est fermĂ©. - Mais si, c'est lĂ .
En tout cas, il est pas dedans. - On va pas zoner comme ça.
Salut. - Bertrand ?
Salut.
Il est par lĂ . - OĂč ?
Bertrand, tu es oĂč, lĂ ? - Bertrand !
Oui ? - Qu'est-ce que vous faites lĂ -haut ?
Et ben, j'ai voulu monter là , voir par là , puis heu... c'était fermé en bas.
Et puis, je me suis bloqué. - Mais non, mais c'est ouvert, viens voir.
Non, je ne viens pas voir. - Y a une fenĂȘtre qui a pas de carreaux,
Continue un peu sur ta gauche. - Je suis bloqué là .
Mais qu'est-ce que tu comptes faire ? - Je compte sur vous, il faut m'aider.
Mais qu'est-ce que vou voulez qu'on fasse ? Faites un minimum d'effort...
Ecoutez, c'est idiot. - Je vous dis que je peux plus bouger.
Ni une main, ni un pied, rien. - Alors, vite, on monte par l'escalier,
il faut casser la fenĂȘtre devant lui.
Coucou. - Coucou.
Ăa va, tu tiens ? - Ben, on fait aller.
Ils montent ? - Ils montent, t'inquiĂštes...
Et à part ça ? - A part ça, tu sais, rien...
Charles nous a ranconté. Comment elle est ? Quel genre de look ?
Je vais pas te la décrire en détail, là .
Qu'est-ce qu'ils font ? - Il essaient d'ouvrir les appartements.
C'est lĂ que tu te dis... - Tu m'en parles pas, lĂ .
Qu'est-ce qu'ils font ? - Ils sont montés demander les clés
Ă l'appartement tĂ©moin. - Vous ĂȘtes oĂč, lĂ ?
C'est les toilettes, lĂ . - T'est croyant, toi ?
Pourquoi tu me demandes ça ? - Qu'est-ce qu'ils vont dire, là -haut ?
Bonjour, monsieur, police, simple contrĂŽle de routine.
Je sais plus quoi lui dire, lĂ .
Mais vous voulez contrĂŽler quoi ? - Est-ce que je pourrais...
avoir un entretien avec... - Comment ?
Il serait souhaitable que j'aie un entretien avec mademoiselle, votre femme,
en particulier, s'il vous plaĂźt. Elle n'est pas ici, pourquoi ?
Comment, mais oĂč est-elle ? - Elle est partie chez son amie.
Je dois lui porter toutes ses affaires demain matin.
Ma femme et moi sommes séparés depuis un bon quart d'heure.
Excusez-nous, vraiment. - Non, mais je vous en prie.
Ăa se passe entre gens dont le quotient est haut. Nous nous Ă©tions mariĂ©s.
Je rends hommage Ă l'esprit de synthĂšse de ma femme, qui a sĂ» voir au terme...
de cette premiÚre journée que les composantes de nos caractÚres...
produisaient une résultante finalement conflictuelle.
Oui, je comprends trĂšs bien, et d'autre part pourrions-nous avoir...
les clés du 5Úme étage assez rapidement ? - C'est pour quoi faire ? Je ne l'ai pas.
C'est pas nous ça, c'est la Socotec.
Non, c'est à eux qu'il faut demander ça. - Bien, c'est bien. Tout est parfait.
Puis-je disposer du téléphone pour... - Il est en dérangement, le téléphone.
Mais pourquoi appeler les pompiers ? - Vous posez beaucoup de questions.
M Blitrovicz. - C'est pas moi, Blitrovicz.
C'est la personne qui travaille ici. Voulez-vous me refaire voir votre carte.
Il a relevé mon non, maintenant... - T'avais besoin de faire la malin,
là , genre flic de cinéma. Vous posez beaucoup de question, M. Blitrovicz !
Alors ! - Comment veux-tu qu'il entende ?
Vous ĂȘtes encore lĂ ? - Quelle question, je suis encore lĂ .
Bien, tenez-vous bien, Clara n'est plus là -haut, elle a quitté son...
Oui, je le sais qu'elle n'y est plus. Il a dit oĂč est-ce qu'elle est partie ?
Si, on a l'adresse. - Attendez, je voudrais pas vous ennuyer.
Pourquoi vous ĂȘtes montĂ© ? - C'est vraiment pas le moment,
vous avez les clés ? - Non, on les aura lundi.
Y a plus que les pompiers. Mais... - Bon, je prends les chose en main.
Charles, Aimée, Frédéric, vous appelez les pompiers et vous rentrez au lycée,
Machin va prévenir Clara, et puis, Louise reste pur me parler.
Pour "Machin", ça va bien. Il est bon pour ĂȘtre virĂ© de la police.
Il va avoir sa photo dans les journaux avec "encore une brebis galeuse".
On peut pas lui en demander plus Ă "Machin".
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Ne dramatise pas. - Tu as pas le droit de lui en vouloir.
Vous étiez un type formidable. - Pourquoi "étiez"?
Maintenant arrĂȘte, Charles, Ă©coute. - Mais elle me donnera des coups de pied,
Ă cette heure. Je ne l'ai jamais vue. Qu'est-ce que je vais lui dire ?
Qu'elle me retrouve au lycée. Je l'aime. - Je le sens pas, là .
Mickey, il faut que je la perde. Si tu y vas pas, je me lĂąche.
Vous ĂȘtes tous des chics types. Je vais chanter...
comme j'ai jamais chanté. - Allez, venez !
Le vent se lĂšve, non ? - La nuit que nous passĂąmes
ne fut pas ordinaire. Tandis que Bertrand et moi, pour tromper son angoisse,
nous efforcions de ne pas laisser tomber la conversation.
Tu vois, on me demanderait les 3 choses les plus importantes dans la vie,
je dirai un, l'amitié,
2, la sincÚrité, et puis 3, Mozart.
Je mets l'amour Ă part parce qu'on peut pas comparer l'amour.
Non, c'est certain, parce que l'amour...
Les trois autres parcouraient cet endroit à la recherche d'une cabine téléphonique.
Y a des cabines, mais... - Mickey se prĂ©sentait Ă contre-cĆur
chez Marie-Claude Moutiers, l'amie chez qui Clara s'Útais réfugiée pour la nuit.
Elle y comprend rien, mais allez lui dire vous-mĂȘme,
si vous en avez pas pour longtemps, parce que lĂ , elle est mal.
C'est la deuxiÚme porte. - Je vous dérange.
Je m'en vais prendre mon service Ă 2 heures, alors je collais des photos.
Bertrand est dans la capitale et il compte sur votre présence,
demain, Ă partir de 14 heures. - Mais qui est-ce Bertrand ?
Mais pourquoi voulez-vous ça. Ils ont déjà été dérangés cette nuit
par des farceurs, ils veulent pas y aller.
Ecoutez, vous prenez vos responsabilité. Je vous dis cette personne est accrochée
à 20 mÚtres au-dessus du vide. Il me répond : "moi aussi".
Mais je lui ai dit ça, oui, je vois bien, maintenant, mais ça vous arrive aussi,
à vous, d'avoir des flashed, j'etais pas dans un étant ordinaire.
C'est pas lui tout seul que j'aimais, c'étais le moment, la rue,
la liberté, plus lui, l'occasion, l'herbe tendre,
mais s'il avait dit oui, toute de suite, on serait peut-ĂȘtre loin, sĂ»rement mĂȘme,
Maintenant, c'est moi qui suis loin. Ma vie a changé, moi aussi.
Allez lui dire. - En un jour...
Je le reconnaßtrais pas dans la rue, déjà que je suis pas sûre de me connaßtre.
Il va se lùcher, ou il va se tuer d'une façon ou d'une autre.
Il ferait mieux de se lĂącher, parce que avec moi, dans l'Ă©tat oĂč je suis,
il se pendrait ou il se jetterait dans les 10 minutes...
J'ai le moral Ă moins trente aujourd'hui,
Ce matin, je me suis mariée,
je me suis battue toute la journée, je me suis...
séparée cette nuit,
je devais quitter la Farnce demain,
mais maintenant, je sais plus oĂč habiter.
J'ai mĂȘme plus... J'ai vendu ma mobylette,
je l'ai vendue, et j'ai perdu mon travail.
Alors, je peux pas m'occuper de ton copain.
Pleurez pas, parce que ça me... Enfin... j'aime pas.
Qu'est-ce que vous faites comme travail ? - Je m'occupe de...
Enfin, je suis pas toute seule... d'enfants problématiques,
dans un centre spécialisé.
Parle-moi d'autre chose,
de ta vie,
tu es marié ? - Non, je suis pas marié.
Tu travailles oĂč ? - Bien, lĂ , provisoirement,
je suis de passage dans la police. - Raconte-moi une histoire de police.
J'en connais pas des gaies. - Oh, je m'en fous des histoires gaies.
Raconte. Allez.
Alors, par example derniÚrement, on a été appelés pour un rÚglement...
de comptes entre des Italiens et des Gitans. On a retrouvé...
deux cadavres criblés de balles, dans une vieille Citroën, et un troisiÚme étranglé
avec un lacet de chaussure. Alors, c'est moi qui ai pensé à porter le lacet
au lobo, enfin, non, ça c'est pas vrai,
parce que plusieurs avaient l'idée. C'est retrouvant la marque de la chaussure
qu'on a pu arrĂȘtĂ© un certain nombre d'individus
dont un nommé Castaldini qui avait un lacet...
neuf Ă un pied. - Raconte encore.
Encore ?
Une fois, c'était dans la montagne,
Un fermier et sa femme ont fait un match d'escrime avec des pique-feu.
C'était pour une histoire d'engrais qu'il avait échangé contre un appareil photo.
Et alors, on l'a retrouvée, elle assise dans le feu.
Attention. Il y a du danger. - Mais on vous moleste pas,
on vous descend.
Lui, dit, allez pas d'histoires lĂ , les mains sur la tĂȘte elle est oĂč, la drogue ?
Ils étaient cinq, j'étais seul et sans arme.
Et soudain, il y avait... La lame d'un rasoir.
Faut que je m'en aille. - Non, attends. Reste encore.
Continue. Parle. Parle.
Moi... - Continue.
AprÚs quelques formalités, nous étions rentrés au lycée.
OĂč les autres dormaient. Au lieu de chercher le sommeil, Bertrand,
courageusement, avait entrepris d'écrire à sa femme.
Je te lis le début, tu dors pas ?
"Hildegarde, je ne t'ai peut-ĂȘtre jamais autant aimĂ©e que cette nuit.
Et pourtant, tu va rire, je te quitte."
EnlĂšve "tu va rire".
Qu'est-ce que tu fais debout ?
Dis donc, tu m'as fait pour toi, alors ?
Louise, je me méprise. - Et qu'est-ce qui s'est passé ?
Tu l'as pas retrouvée ?
Ben... Elle veut pas de lui.
Elle veut mĂȘme pas en entendre parler. - Oui, mais ça c'est pas de ta faute.
Non. - Mais, alor qu'est-ce t'as fait ?
Je me méprise. - Qu'est-ce t'as fait ?
L'amour avec elle.
Avec elle ?
Avec la femme de la vie de mon ami. Je savais pas qu'un jour...
je descendrais aussi bas.
Pourquoi tu me regardes sur ce ton ? - Mais je... Non, pas du tout.
Elle a un visage, un corps... sublimes.
Je l'ai embrassée, embrassée.
Je me foutais de lui complĂštement.
Elle étais nue. Je la regardais. D'une beauté...
Si tu avait vu ses jambes... C'est lamentable.
On a fait l'amour avec un plaisir... Je l'avais lu, je l'avais jamais connu,
Je sais pas si tu vois... Je me méprise, Louise.
Mais non, tu dois pas te culpabiliser, t'as fait ce que t'as pu pour ton ami,
et puis, t'as une sensualité autonome, bon t'as subi la loi de ton corps...
Tu dois la revoir. - Non.
Il dort ? - Oui.
Qu'est-ce que je vais lui dire ? - Mais rien. Rien !
Oh, plus fort, beaucoup plus fort. Va y avoir du monde,
faut que ça pÚte là . - On mettrait pas un petit peu d'écho.
Oui, absolument. - On pourrait faire la balance...
quand on sera tous lĂ . - Oui.
Ben, t'es réveillé, toi ? - Bonjour, Bertrand.
Alors, tu l'as pas trouvée ? Oui, je sais, Louise m'a dit.
Comment ça se fait tu l'a pas trouvée ? - Parce que l'homme, à l'appartement,
il a dit 34 rue Simon-Dereure, et que y a que 27 numéros.
C'était fini pour moi. - Comment ça se fait t'es rentré si tard ?
Je t'ai pas entendu. - VoilĂ une question que j'attendais.
Je suis rentré tard parce que j'étais à Paris la nuit, j'ai enchaßné.
Oh, Mickey, quel salaud ce type-lĂ .
Louise est dedans lĂ .
Louise, oui, mais pas toi, élargis. Oui, en effet.
Téléphone, les Why Notes. La province. - Tu y vas, Charles ?
Tu es gentille, tu boutonnes ça. - J'avais pas vu.
Miel.
Frédéric ? - ChÚre amie ?
T'allais faire des courses ce matin ? Tu peux me porter cette lettre ?
Oui, oĂč ? - Je me permets de t'acheter ton silence.
Et je paie cher.
Remarque, tu peux trĂšs bien me demander de te poster une lettre sans pour autant
engager un processus érotique entre nous. - Non, tu ne la postes pas, justement.
Tu la portes. - Bonjour, Edwige.
Non, c'est Charles. Et vous-mĂȘme ?
Comment ? Mon Dieu, non, rien de bien particulier.
Pourquoi cette question ? - J'arrive à l'appartement témoin,
j'enfoice la porte, et lĂ , je te signale, le type, il a 5 secondes pour me donner...
la bonne adresse, aprĂšs, je lui enlĂšve un Ćil. Tu fais une drĂŽle de tĂȘte.
Tu vois que ma nuque. - Tu fais une drĂŽle de nuque.
Non, j'aimerais mieux que tu laisses tomber. Non, je m'excuse infiniment,
mais je pense Ă Hildegarde. - Hildegarde, mon ex-femme ?
Oh, ton ex-femme. - Ecoute, n'y pense pas,
Moi-mĂȘme, j'Ă©vite. - A ta famille,
Ă ta mĂšre que j'ai vue une fois, qui est une petite vieille merveilleuse,
qui va aller au tapis quand elle... - Elle a 55 ans.
Qu'est-ce qui te prend, lĂ ? - J'aimerais mieux
que tu laisses tomber. - Mickey, téléphone, c'est Edwige.
L'ancien... Photo de classe. Midi tapantes.
D'accord.
Qu'est-ce t'as fait cette nuit, toi, t'as pas honte ?
Oh, allez, arrĂȘte, j't'en prie.
Comment est-elle, cette fille de la rue Simon-Dereure, Michel ?
Michel, tu mens !
Qu'est-ce qu'il y a ? - Notre grand ami a trouvé...
le moyen de perdre son portefeuille chez une dame cette nuit.
La copine de la fille a téléphoné... - Elle a fait ça ?
Oh, dis donc, ça craint ! Il a dit qu'il était pas marié.
Ce qui est vrai, d'ailleurs. - Réaction d'Edwige ? Elle a été sport ?
Non. - Comment il va récupérer le portefeuille ?
Elle lui a donné rendez-vous. - Allez, t'inquÚte je t'quitte pas.
On passe d'abord à lappartement témoin. Non, j'irai, je sors, tiens,
fais voir l'adresse. C'est au Trocadéro,
Je vous ai préparé votre moto. - Merci.
Maman, je suis venue vous dire que j'ai pris la décision de vous tutoyer.
Tu es revenue d'Amérique du Sud pour me dire ça ?
Non, je vis depuis un an et demi en France, Ă Grenoble.
Tu as un métier, maintenant ? - Oui, je commence lundi...
comme monteur-électricien.
5 ans d'études supérieures pour en arriver là . Tu aurais mieux fait...
de te représenter à l'histoire. - Non, 6 années, pas 5 années d'etudes,
2.500 candidats, 90 reçus, j'ai conclu en effet...
que la société était inapte à utiliser mon énergie.
Alors, je recommence au bas de l'échelle, mais en changeant d'echelle.
C'est pour faire de la politique. - Je propose que nous ne reprenions...
pas cette conversation. - Et les autres, les 2.500...
qui ont été refusés comme toi, veux-tu me dire ce qu'ils font ?
Comme moi, les petites annonces.
Ton pÚre me faisait remarquer récemment que tu n'avais ni écrit, ni téléphoné
depuis cette scĂšne affreuse. - Ben, je suis venue.
Aujourd'hui. Tu aurais pu au moins envoyer tes vĆux.
MĂȘme les Ă©trangers le font.
Bonne année, maman.
Bonjour. Entrez. - J'arrive. Hello.
C'est Jacques, mon mari. Je t'ai jamais parlé de lui ?
Non. - Bonjour.
Et voilĂ Louise. Entre. Jacques fait de la photo,
il vient avec nous. - Avec nous ?
Oui, Kodak lui a commandé un reportage sur le rallye, il sera avec nous.
il n'a pas le droit de toucher au volant, ni à la mécanique. La porte reste ouverte ?
Non. - Va la fermer, alors.
Je lui ai pas demandé aimablement ? Non, t'es folle, avec tes fleurs.
Quand le rouge est parti ? - Je sais pas ?
Mais si, le monsieur est venue prendre un café, y a 45 minutes.
Et il est parti. - Il était seul ? Merci.
Oh. C'est moi, et à cÎté, c'est mon meilleur ami,
Jean-Michel de Vauquer, je l'ai jamais revue. A quelle heure ils arrivent ?
Mais ils sont tous lĂ , on vous attend. - Non.
Si.
Salut Ă tous. - Mais c'est le petit Mealnes.
Et puis Tombouctou, Gao, Niamey. - On ne passe pas par Tombouctou.
Ecoute, Jacques. - Si tu veux bien faire l'effort...
de regarder la carte, tu verras Tombouctou ici et Niamey lĂ .
Je regarderai la carte quand j'aurais envie de la regarder.
Tu as réuissi à t'embarquer avec nous au dernier moment pour ce reportage ?
Un seul... - Mais comment ça ?
Tu insinues que j'ai cherché à immiscer dans votre voyage ?
Pour... - Non, Ă t'immiscer, quel vocabulaire.
Je n'insinue rien, d'abord. - Mais déjà avant-hier tu m'as dit :
"Oh, tu sais, y a d'autres hommes qui essayent de noyauter le rallye."
Qu'est-ce que ça veut dire pour vous ? Et mĂȘme je t'ai dit :
"Emploie encore une fois ce mot de noyautage et je pars pas."
Et tu m'as rétorqué : "Appelle ça comme tu veux."
Viens avec tes photos mais pas avec tes complexes.
Pourquoi ne fais-tu pas les choses avec simplicité ?
Mais, commence par les dire, toi, avec simplicité.
Immediate boexding. Sattelite number 7.
Non, j'vais juste demander quelque chose. Je reviens tout de suite.
Non, attendez, je ne prends pas l'avion, il faut que je vois un voyageur...
qui vient d'embarquer. - Non...
Il est à vous, ce petit garçon ?
Je suis la premiĂšre gĂȘnĂ©e, Clara Ă©tais sortie, ensuite elle m'a dit
que j'avais commis un éventuel impair. - Il a fallu que tu donnes ton nom ?
Parce que j'ai appelé en PCV. - Non, mais c'étais pas super-grave.
Elle aussi, elle a dérapé. - C'est le truc qui me ruine la santé.
Maxime ! C'est le petit qu'on a eu au Centre au milieu de l'année
qui parlait plus du tout Ă son pĂšre. - Pourquoi il lui parlait plus ?
C'était venu brusquement. - C'est toi qui lui as réappris à parler ?
C'est plutÎt au pÚre qu'on a réappris à parler.
Ăa va, tous les deux ? - Bonjour, Maxime.
Bonjour, mademoiselle. - Bonjour. Ăa va maintenant ?
TrĂšs bien. Justement je voulais vous voir.
Pour vous remercier. - VoilĂ , on se voit, c'est bien.
LĂ , on va chercher mon frĂšre. J'ai une locomotive CLW 613.
La mĂȘme que lui, mais mieux. - J'ai toutes les nouvelles, comme ça.
Ben, salut. Oui. Au revoir. - Au revoir.
Dis donc, tu n'as pas l'air d'aller trĂšs fort.
Allez, raconte-moi qui vous ĂȘtes tous. A part la musique, qu'est-ce que tu fais ?
Bernard, je peux avoir une glace vanille ? - Avant je faisais...
de la représentation médicale, tu sais, tu te balades en voiture avec ça.
Et puis le labo m'a...
Et là , j'fais un truc intermédiaire dans une fabrique de jouets.
Et puis, je devais... - Mais qu'est-ce qu'y a ?
Qu'est-ce que tu as Louise ?
Qu'est-ce que t'as ? Allez, raconte. - Des connerie.
Mais qu'est-ce qui se passe aujourd'hui, personne n'a l'air branché ?
Mais je m'excuse de vous le dire, the show must go on.
Qu'est-ce qu'y a ? Tu veux ma photo ?
C'est lui ? - Qui ?
Le Chinois.
Oui, tiens. - Mais qu'est-ce qu'il fait lĂ ?
GalĂšro...
Je ne sais pas, y a marqué nulle part interdit aux Chinois.
Tu lui as téléphoné ou quoi ?
Me récapitules ce qui s'est passé entre vous, avant qu'on se connaisse ?
Ecoute, si tu es si inquiet, tu lui demandes.
OĂč tu vas ? - Je vais le saluer.
Tu viens avec moi si tu veux.
C'est fabuleux, quel bon vent ? Mon mari,
Charles Maulnory, Roger Phang-Su-Yen. - Bonjour, Aimée m'a maintes fois...
parlé de vous. Vous buvez quelque chose ? - Non, merci.
Vous ĂȘtes venue. - Pourquoi m'avez vous fait porter
cette lettre insensée ? - Je vous ai écrit trois fois
de Grenoble sans réponse. - C'est ridicule.
Vous refusez de me prendre au téléphone. - Oui, c'est ça.
Dites tout de suite que je vous importune. - Vous m'importunez.
Pourquoi ĂȘtes-vous venue, alors ? - Pour vous dire de cesser.
Il n'y a jamais rien eu entre nous. Vous me poursuivez, c'est odieux.
Salaud. - Mais oui.
Donnez-moi une heure. La derniĂšre, Roger. - A quoi, bon.
Je vous en supplie.
Je vous en supplie.
Je ne vous aime pas, vous me disloquez. - Mais oui.
Jean-Michael. - Oui.
Qu'est-ce qu'il y a ? - Quoi ?
Rien, j'ai une femme, un enfant, et je travaille dans une banque.
Et je sors le soir. Enfin, pas tous les soirs.
Oh, remarque, si c'est ton trip.
Ils t'ont reconnue, les autres ?
Non. - Vous dansez ?
Oui.
T'as pas vu passer Aimée ? - Je l'ai pas vue depuis longtemps
Un temps fou...
Qu'est-ce que tu vas faire ? - Je sais pas. Il faut que je trouve
une autre fille et un autre camion. Si je pars avec eux,
je deviens folle. - Bravo ! Fameux.
Et le camion, je pourrais voir du cÎté du mari d'Aimée, non ? Avec son frÚre,
qui est directeur chez Berliet ? - Tu dis pas le mari d'Aimée.
Le mari d'Aimee, c'est Charles.
Clara, je l'ai aimĂ©e, je l'ai adorĂ©e. MĂȘme si le gens peuvent objecter
qu'hier matin je ne la connaissais pas. Je ne sais plus oĂč elle se trouve...
sur la planĂšte. Mais l'amour, figure-toi, c'est pas une question d'endure.
Tu vois, y a une phrase formidable de Spinoza que j'ai oubliée,
mais il avait raison et c'est ça l'amour. Vous allez dire que je dérange,
je suis ridicule, d'accord, j'assume.
Absolument pas, on parle comme ça. - Non, pas du tout.
Je m'excuse, mais la vie, c'est peut-ĂȘtre pas...
seulement ma vie, y a les enfants,
une femme, sévÚre, mais juste...
Il faut qu'on parle la mĂȘme langue. Il faut que j'impose le français...
et puis, soyons, adultes, quand je vais au lycée le matin,
je veux désormais que mes enfants m'accompagnent, qu'ils vivent avec moi,
je ne veux plus que mes bras soient leur résidence secondaire.
C'est vrai, non ? C'est pas pour dire systématiquement du mal de la société,
Mais je trouve que les gens brandent un petit peu vite...
les valeurs fondamentales d'une civilisation,
dont on est qu'on le veuille ou non, les héritiers.
Qu'est-ce que tu as ? - Tu as toujours mené une vie exemplaire.
Tous les concerts de Jonasz, si je suis dans la mĂȘme ville, j'y vais.
Taxi, monsieur. Taxi ! - Cette machine, elle me rend fou,
Et dĂšs que je l'arrĂȘte, elle veut plus repartir.
Elle marche ? - Oui.
Je voudrais te consulter Ă propos d'une affaire concernant un de nos amis.
Est-ce que tu es capable d'ĂȘtre discret ? - Eh bon, tu me raconteras ça en route.
D'accord. Il cherche Aimée partout,
Il perd la tĂȘte ! Alors, dois-je le laisser dans une ignorance ?
Ou, au contraire, lui faire comprendre qu'il la retrouvera chez le Chinois ?
A Paris ? - Non, non, tu lui dis rien, t'oublies.
Est-elle sa maĂźtresse au sens Ă©rotique ? Attendons avant d'ĂȘtre formels !
Surtout des Ă©treintes psychologiques ! - Qui, mais ça n'empĂȘche pas, remarque !
Alors ?
La sortie des artistes, on sait jamais aprĂšs tout.
Elle est lĂ . Clara !
C'est qui ? - C'est le type qui...
Viens ! Allez ! - Je vais rejoindre une amie.
Tu l'attends ici, ton amie.
Monsieur. Vous n'ĂȘtes pas responsable des ordres que l'on vous donne,
pour entraver la liberté des individus. Je vous prie de ne pas vous sentir visé
personnellement par mon geste, que nous allons considérer ensemble
comme un simple symbole de protestation...
Je porte plainte, ja saigne. Ăa va vous coĂ»ter cher, les mecs !
Faudra pas pleurer, hein !
Clara ! Clara ! Clara !
Ils vous ont gardés combien de temps ? - Quatre heures. Classique, hein.
Je vais engager des poursuites. Depuis qu'il m'a rendu ma gifle,
j'ai un sifflement dans l'oreille. Je pourrais avoir une pension.
Qu est-ce qu'on peut trouver Ă boire ? - Il veut des journaux ?
Tu veux des journaux, quelque chose ? Non, non !
Elle lui a mĂȘne pas tĂ©lĂ©phonĂ©, rien ? - Il pense qu'ils sont partis...
directement pour la Chine. - Oh ! Il s'affole, il s'affole.
C'est comme moi si je te disais Clara, je la reverrai jamais.
DÚs demain matin en arrivant, je reprends les recherches, je commence par l'église.
OĂč elle s'est mariĂ©e. Au fait, c'est ouvert les Ă©glises le lundi ?
Je t'aime.
Je le hais. C'est un ĂȘtre malfaisant. Il a jouĂ© avec mon corpus,
avec mes nĆuds, avec ma gĂ©nĂ©alogie. - Comment ?
Je le hais, je le rejette. Lui et sa méthode traumatique.
Qu'est-ce que tu appelles jouer avec ton corpus ?
C'est l'ensemble des inscriptions faites sur mon subconscient.
Par les pulsions extérieures. Il m'a ruinée en deux heures de temps,
sans me toucher, rien qu'avec dos mots. Mais quels mots.
J'suis complÚtement désynchronisée, je suis fraßche. Je sais plus ou je suis,
qui je suis, quand je suis. Tu sais quand je suis, toi ?
LĂ , je te dis franchement, non. - Je t'aime, embrasse-moi.
Attends.
Eh...
Il faut que je te parle en tĂȘte Ă tĂȘte. Ce ne serait pas longtemps.
Attends ! Tu m'excuses.
Je pars avec toi ! Tu as besoin d'une fille, non,
je vais apprendre, je vais travailler, je vais m'entraĂźner.
On part ensemble ! - C'est à la fin de l'année, tu sais ?
J'ai tout l'été pour m'entraßner avec toi, aprÚs je reprends mon travail.
Et on part. EmmĂšne-moi. - Fermez les portiĂšres, s'il vous plaĂźt,
Attention au départ.
Tu n'as pas le droit de me faire cette tĂȘte, Bertrand, c'est ma vie.
Je veux ĂȘtre libre, et c'est difficile, difficile.
Et en plus, je veux ĂȘtre libre de me contredire. Pas de parents,
pas de mari, pas de juges, je change de vie parce que...
la vie me change, hier aprĂšs-midi, je te rencontre, le soir je quitte l'homme
avec qui je m'étais mariée le matin, la nuit, je fais l'amour avec Mickey,
et aujourd'hui, je pars dans le désert avec Louise, oui, c'est comme ça.
Comment ça avec Mickey ? Quel Mickey ? Pas lui, là ?
Mais si ! Je vais t'expliquer.
Par un concours de circonstances.... - Non, attends, c'est pas possible.
C'est vrai, ça peut paraĂźtre curieux... - Non, attendez. Vous vous ĂȘtes vus ?
Alors, cette nuit lĂ quand tu m'as dit...
que tu l'avais pas trouvée... - Qu'est-ce que tu lui as dit ?
Rien, parce que si tu veux, on a décidé que...
On a décidé... - Comment ça, "on" a décidé ?
Ah le complot ! Ah, il était pas tout seul, Judas !
Tout le monde a les mains sales. - Ah non, trĂšs honnĂȘtement...
Non, non. - Attends, attends, Bertrand...
Il y avait un film d'Hitchcock, comme ça, oĂč ils Ă©taient tous dans le compartiment !
Si ma parole d'honneur a de la valeur. - Non, aucune valeur !
Ladies, le film d'Hitchcock. - Mais oĂč tu vas ?
Je m'en vais. Je vous laisse entre vous. Ah, je touche le fond.
La lie de la societe. Tiens, regardez bien oĂș je vais !
Bertrand ! - Bertrand, revenez !
Bertrand, tu crées un malaise, - Mais reviens.
Il a quitté le train, hein ? - Mais non, il est là ,
il fait la tĂȘte, c'est tout.
Tu ne veux pas que je te porte ton sac ? - Merci, t'es gentil, j'suis pas fatigué.
On va oĂč ? - Chez Louise.
Mais on va pas réveiller tes parents ? - Non. C'est du café moulu,
ça fait pas de bruit.
J'espÚre que tu as pas envoyé ta lettre, toi. A Hildegarde.
Elle est partie de Paris dimanche, Je surveillerai le facteur...
en promenant le chien. - Mais t'as pas de chien.
Je vais en acheter un aujourd'hui.
Ah, ça fait une bonne tronche. Bon, alors, on y va !
Qu'est-ce que tu fais ? - Je regarde.
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