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Pedro...
Pedro...
Mon amour...
Ah, que c'est bon !
Au revoir.
Bonsoir, nous sommes Ă Palerme,
splendide ville se la MĂ©diterranĂ©e, riche en chefs-dâĆuvre,
tĂ©moignages des conquĂȘtes de nombreuses civilisations.
Palerme est une métropole trÚs vivante,
qui compte un million d'habitants.
Je serai votre humble guide au cours de ce film,
qui entend montrer au plus grand nombre
le vrai visage de cette ville,
dont le nom est lié, hélas, à de tristissimes faits divers.
Non ? Y a rien d'autre ?
Bon film.
L'ONCLE DE BROOKLYN
Un play-boy, un play-boy
Je ne suis pas un play-boy
Je suis un garçon romantique
qui croit encore Ă l'amour
donc je te dis non
Aujourd'hui, le play-boy, c'est celui qui a l'argent
mĂȘme s'il est vieux, chauve, gros ou petit
Viens ici, bouffon !
Mes hommages, monsieur VioĂš.
Le 23, don Masino donne une fĂȘte.
Tu viendras avec ton groupe.
Ne me ridiculise pas sinon je vous casse tous la figure !
Ne vous inquiétez pas...
- Va mendier ton pain ! - Au revoir, monsieur VicĂš.
Allons-y, Turiddu.
Monsieur Marianu !
Fils de pute !
Ta mĂšre !
Fils de salope !
Qu'est-ce que tu veux ?
Maman dit qu'elle veut des patates pour mettre dans les pĂątes.
Attends, on va voir s'il y en a.
Cette ombre ruelle est sans fin
et mĂȘme le soleil la frĂŽle, mais s'enfuit
mais tu es là , comme une rose, volée aux étoiles
Carmela, Carmela !
Seulement si personne ne te voit, tu pleures...
Tais-toi,
ça me donne mal au crùne !
C'était qui ?
Anciluzzu,
le fils de tante Rosa.
Il voulait quoi ?
Des patates. Sa mĂšre veut lui faire des pĂątes avec des patates.
C'est bon les pĂątes avec les patates...
Tu veux manger, Saro ?
J'ai pas faim.
Oncle Ciccio m'a raconté
que quand tu étais jeune,
tu étais beau garçon.
Et que toutes les femmes te couraient aprĂšs.
Comment es-tu devenu aussi laid ?
C'est la vieillesse...
Dieu est sans pitié.
Quand on devient aussi vieux,
Dieu devrait nous reprendre.
Papi ! Papi !
Mon Dieu !
T'es La petite chienne de mes rĂȘves...
T'es La petite chienne de mes rĂȘves...
Ah ! Comme tu l'as étroite, je te défonce...
T'es bonne, petite chienne.
Ah ! Tiens, avale !
Fils de pute !
Encore lĂ ?
Rentre chez toi !
Bonsoir.
Malotru !
Fiche-moi le camp et ne reviens plus !
Embrasse-moi, embrasse-moi !
T'as pas honte, t'es un obsédé !
Ne remets plus les pieds ici !
Si tu me regardes ainsi
tu me fais souffrir, encore et toujours
Je suis fou de toi
mon amour grandit chaque jour
Je suis fou de toi
tes charmes m'envoûtent
Je n'ai plus de mots
Je peux seulement te dire
encore et toujours...
Suce-moi !
CrĂšve, fils de pute !
Embrasse-moi, embrasse-moi !
Celle-lĂ , celle-!Ă
Si tu crois que je vais perdre la tĂȘte et me tirer une balle
Putes,
toutes des putes.
On mange tous frais payés !
Vas-y, mange !
Mange, c'est bon pour la santé !
T'es en train de tout bouffer !
Doucement, doucement !
- Iachino, tu aimes la chatte ? - Putain, vachement !
Allez, mange ! AprĂšs on ira baiser.
Comment est-ce possible que chaque matin
les radars ne soient pas cléments
envers mes aventures.
Ma queue marche bien,
mais mes fiancées se lassent parce qu'elles perdent patience.
Je deviens vieux et je pense qu'elles ne voudront plus de moi.
J'espĂšre qu'elles me voudront.
HolĂ , Iachino !
J'arrive du marché du Bourg.
C'est désert !
Tout le monde a disparu, mĂȘme les vendeurs,
Je n'ai mĂȘme pas rĂ©ussi Ă trouver mes frĂšres !
Je m'en branle...
C'est quoi ce bordel dans les escaliers ?
Papa est mort.
- Juste un mot, monsieur Toto. - Bonjour, messieurs.
- Toutes nos condoléances. - Merci.
C'est une grande perte.
Mais la vie continue.
- On doit vous parler. - Je suis Ă votre service.
Ce n'est pas le moment, vos frĂšres vous attendent.
- Quand, alors ? - C'est nous qui vous contacterons.
D'accord.
- Je vous salue. - Au revoir.
Ils voulaient quoi, ceux-lĂ ?
Quoi... ils ont des choses Ă me dire.
Putain, qu'ils étaient grands !
Tu vas te maquer avec eux !
Regarde ça comme il est beau...
Un, deux, trois, quatre, cinq...
- Qu'est-ce que vous faites ? - Je compte les spectateurs.
Je compte les spectateurs !
- Et comment ça se passe ? - Mal.
Mal ?
Oui.
Treize, quatorze, quinze, seize...
Et pourquoi donc, d'aprĂšs vous ?
Vous ne le comprenez pas ?
- Moi, Non. - Tant pis.
- Tant pis ? - Oui,
Vous le savez, vous ?
Oui. Parce que le film est dégoûtant !
Le film est dégoûtant.
OĂč vas-tu, chien galeux ?
Retourne Ă ta place !
- A qui vous en prenez vous ? - Un spectateur est parti.
- Il s'en allait ? - Oui.
Rentre, idiote !
- Laisse-moi prendre l'ampoule. - Quelle ampoule, putain ?
- Va te coucher ! - Ne me pousse pas !
C'est moi qui ai crucifié le Seigneur ?
Prends l'ampoule, alors !
Va te coucher, y'a un client ! T'as pas vu ?
- Tu es affreux ! - Tais-toi !
Tais-toi !
Voyant Zoras !
- Tu es affreux. Tu bats ta mĂšre ! - Tais-toi !
- Je peux ? - Une minute.
Tais-toi !
Que les chiens te bouffent !
- Bonjour. - Bonjour, Lo Giudice.
Maman, je suis si heureux
car je retourne chez toi
Ma chanson te dit
que c'est mon rĂȘve le plus beau
Maman, je suis si heureux
Pourquoi vivre loin ?
Maman, juste pour toi ma chanson prend vie
Maman, tu seras avec moi, tu ne seras plus seule
Je t'aime
Mon cĆur t'envoie
ces mots d'amour
qui peut-ĂȘtre ne sont plus d'usage
Maman
Ma chanson la plus belle c'est toi
Tu e la vie
et pour la vie je ne te quitterai jamais plus
Alors, Lo Giudice,
ça va un peu mieux, n'est-ce pas ?
Pas du tout. Elle me gĂąche la vie.
Oui ?
Qui ? Ma mĂšre.
Tant qu'elle sera lĂ , je ne pourrai pas percer.
Je serai toujours un chanteur raté.
Regardez ça...
C'est de la poudre magique.
C'est quoi, cette poudre ?
La poudre qu'elle me met partout :
dans mes sous-vĂȘtements, dans ma chambre,
sous mon lit,
dans mes chaussures. MĂȘme dans la bouffe.
Voyant Zoras, je ne peux pas m'en défaire.
Le bracelet que vous m'avez donné n'a pas marché.
Elle veut ma mort.
N'exagérons rien, Lo Giudice !
Mon lit est tout mouillé !
Tais-toi !
Mon lit est tout mouillé !
Croyez-moi, voyant Zoras,
pour pas que je la quitte,
elle serait capable de tout.
Ayez confiance, Lo Giudice.
Dites-moi, vous chantez quand, la prochaine fois ?
Ce soir.
Don Masino donne un fĂȘte et m'a demandĂ© de chanter.
C'est quoi cette fĂȘte ?
Prends l'ampoule pour moi.
Bouge pas !
- Fils indigne ! - Saie vieille !
Fils indigne !
Maudite, Dieu ne t'a pas encore fauchée !
Tais-toi !
Tu bats ta mĂšre, t'es affreux !
T'es affreux !
Tu bats t mĂšre...
C'est quoi cette fĂȘte ?
Ils avaient mis une bombe dans l'auto de son frĂšre.
Oui.
Eh ben, il est vivant par miracle.
Il est resté un an dans le coma.
Petit à petit, il s'est rétabli.
Mais maintenant, il est un peu...
FĂȘlĂ©. Et il ne peut plus marcher.
Mais il est vivant et ça, c'est un miracle.
Alors il donne une fĂȘte pour lui.
Voyant Zoras, le meilleur est pour la fin :
il va y avoir du carnage !
Qu'ils s'entretuent...
On n'en a rien Ă foutre, nous !
Ce qui compte maintenant, c'est votre succĂšs.
Moi, j'ai un remĂšde prodigieux !
C'est quoi, Voyant Zoras ?
VoilĂ .
Mettez-le, et ne l'enlevez jamais !
Sous aucun prétexte !
Celle-lĂ , celle-lĂ ...
Celle-lĂ , celle-lĂ ...
Chante bien, ou je t'arrache les oreilles en une bouchée !
Elle raconte qu'elle veut me quitter...
Si elle croit que je vais me faire du mauvais sang
Si elle croit que je vais perdre la tĂȘte et me tirer une balle
Celle-lĂ , celle-!Ă
Elle ne sait pas quel plaisir elle me fait
J'en trouverai une autre plus jolie
et elle va rester vieille fille
Celle-lĂ , celle-!Ă
Et maintenant,
c'est avec une grande émotion
que je passe la parole Ă don Masino !
Je remercie, de tout mon cĆur, tous mes amis,
qui sont ici ce soir.
Des gens mesquins et sans cĆur
ont essayé d'arracher à la vie,
et Ă l'amour de ses proches,
un pauvre garçon innocent,
et d'une grande bonté.
Mais Dieu est puissant,
et il a fait un miracle.
Il est parmi nous, Ă notre grande joie,
mon frĂšre Paliddu !
Masino !
Je veux dire aux infĂąmes qui ont fait cela,
que la justice de Dieu
existe bien,
et qu'elle se chargera d'eux !
Je remercie tous mes amis.
Du calme, du calme. Haut les cĆurs.
Maintenant, je vous mets à l'épreuve :
est-ce que quelquâun peut me dire la diffĂ©rence
entre un femme et une chambre Ă air ?
Tu troues la chambre à air, elle se dégonfle.
Tu troues la femme, elle se gonfle !
Mais taisez-vous ! Vous n'avez rien compris !
Allez vous laver les pieds !
Je vous en raconte une autre.
Ce que vous ĂȘtes bĂȘtes alors, vous ne comprenez vraiment rien.
Tu dois pas voir les nains, ce matin ?
Si.
Je ne les ai jamais aimés, ces deux-là .
Quelle merde ! C'est de la pisse d'Ăąne !
Fais gaffe...
De toute maniĂšre ça ne peut pas ĂȘtre pire.
Le propriétaire va nous mettre à la rue.
Ăa fait des lustres qu'on paye plus le loyer.
Nous suons sang et eau du matin au soir
sans gagner un sou.
On a sur le dos ces deux misérables-là .
Oui! beau tableau !
Vous en avez toujours aprĂšs moi, putain de Dieu !
C'est que t'es un bon Ă rien.
Tu détestes travailler.
Tu ne penses qu'aux femmes.
Trouves-en une, et fous-moi le camp !
Je n'y arrive pas, putain de ma mĂšre !
On dirait qu'elles ont toutes disparu.
Ăa me rend fou de ne pas pouvoir me dĂ©fouler.
- T'as prĂ©parĂ© la marchandise ? - Tout est prĂȘt.
- Le sac de caroubes aussi ? - Je lâai laissĂ© dehors.
Y a rien pour moi ?
Va te gagner ta croute, paresseux.
Je suis pas con !
Tu m'en donnes un chouĂŻa ?
HĂ©, monsieur Toto...
Bonjour, Capitaine.
Debout de bonne heure mĂȘme le dimanche ?
Je me lĂšve tĂŽt pour faire un tour Ă bicyclette.
Sinon, les gamins me piquent tout.
Hier, ils m'ont piqué ma casquette et la pompe.
Je ne sais pas quoi faire !
Laisse tomber, Capitaine !
C'est vrai que derriĂšre les HLM, toutes les nuits,
se posent des soucoupes volantes
qui kidnappent des gens ?
Comment ça se fait qu'on t'a pas mis à l'asile ?
Alors c'est pas vrai !
Parce que cette histoire est vraiment surprenante.
C'est pour ça que je veux bien me renseigner
sur ma bonne conduite morale et physique.
C'est pour ça que je ne veux rien risquer.
Au revoir, Capitaine.
Bonsoir.
En réfléchissant à la derniÚre scÚne,
j'en suis venu Ă penser...
On recommence.
J'ai oublié le mot...
- Bonjour, messieurs. - Bonjour.
Monsieur Toto, écoutez-moi attentivement.
Quelquâun de trĂšs important doit arriver,
de trés loin. Il compte beaucoup pour nous.
Vous devez l'héberger chez vous.
- Vous le traiterez comme un pĂšre. - MĂȘme mieux.
D'accord. Mais qui est-ce ?
Aucune importance.
Vous savez notre générosité envers ceux qui nous aident.
Comme le dit l'adage...
- Bonne journée. - Bonne journée.
Ne te laisse pas abattre, Concetta.
Tu dois ĂȘtre forte.
N'oublie pas qu'il te reste quelqu'un pour te soutenir.
De qui tu parles ?
Rosali !
Lui, ton fiis Giovanni.
Qu'est-ce que je peux en faire ? C'est un bon Ă rien.
C'est quand mĂȘme ton fils.
Il a beau ĂȘtre mon fils,
câest un pique-assiette.
Tante Rosalia, je veux ĂȘtre chanteur.
Mais elle ne veut pas. Est-ce que câest normal ?
Chanteur de mes couilles !
Ton pauvre pĂšre
aurait mieux fait de te balancer dans le caniveau.
Elle n'a pas de cĆur. Elle me jette des mauvais sorts,
pour me faire tout rater.
Elle se sert de sa poudre pour me garder auprĂšs d'elle, hein ?
Te garder auprĂšs de moi ?
Mais casse-toi, pauv' con !
Salut, Ninuzzu.
Bonjour.
Je détache l'ùnesse ?
- J'ai pas les sous. - Alors je m'en vais.
Salut !
Au revoir.
Magne-toi, magne-toi ! Vieille pute !
Tu m'as gùché la vie ! Magne-toi !
Certainement !
Ils arrivent, don Masino.
Anciluzzu !
- Vous savez pourquoi vous ĂȘtes ici. - Oui, don Masino.
Ă votre service, don Masino.
Je veux la tĂȘte des deux nains.
Ă vos ordres, don Masino.
Si vous ne me ramenez pas les nains morts...
c'est vous qui y passerez.
Vous serez exaucé.
Bravo, Masino !
T'inquiÚte que ça va leur coûter cher !
Je veux voir couler le sang
de ces deux salauds de nains !
Bravo, Masino !
Putain, un vrai chef-dâĆuvre !
Et cÎté cul, ça va ?
Vous avez compris ?
Il ne doit manquer de rien.
Rappelez-vous que vous en ĂȘtes responsable.
Nous passerons de temps en temps
vous apporter ce qu'il faut.
On s'est compris.
Attention, personne ne doit le voir et savoir qu'il est chez vous.
Et si quelqu'un l'a vu arriver ?
Dites que câest votre oncle d'AmĂ©rique.
De toute façon, personne l'a jamais vu.
Comment il s'appelle ?
Quelle importance ?
Non, juste pour savoir comment l'appeler !
Appelez-le oncle. Ăa suffit.
On le fera dormir lĂ avec Sarino,
Comme ça, il lui tiendra compagnie.
Il doit vraiment rester avec nous ?
Il dormir avec toi.
Je veux pas de lui ! Il pue comme un rat mort !
Il pue, je veux pas de lui !
Il pue comme un rat mort ! Je veux pas de lui !
Nous partons.
On reviendra aprÚs-demain voir comment ça va.
Attendez, dehors il y a...
Bonsoir.
Ils n'aboient plus.
Merci ! Merci !
Je suis en train de me pisser dessus.
Sale vieille ! Sale vieille de merde !
Magne-toi, putain de sale vieille !
Sale vieille, magne-toi !
Dieu n'existe pas... il ne peut pas exister,
sinon il t'aurait fauchée depuis longtemps.
Tu n'es qu'une vieille pute !
Pourquoi il y a personne Ă la procession ?
Qu'est-ce que j'en sais ?
Si tu l'ouvres encore, je t'arrache les oreilles.
Prends-moi l'ampoule.
J'y vais. On se voit demain soir ?
Maudite ! Qu'est-ce qu'il y a, demain soir ?
La fĂȘte. il y aura des feux d'artifice.
On te laissera chanter ?
Oui. Je chanterai "On est tous frĂšres".
Tu vois que mon médaillon t'a porté chance !
Ăa pue...
Maudite vieille !
MĂȘme ici il faut que tu te chies dessus, sale vieille !
Sale vieille pute !
Vous voyez ce ohien ?
Vous voyez ce chien ?
Et alors ?
Comparé aux acteurs de ce film, c'est Douglas Fairbanks Senior !
Douglas Fairbanks Senior.
- Qui ? - Douglas Fairbanks Senior.
Douglas Fairbanks Senior.
- C'est qui ? - Vous ne le connaissez pas ?
- Non. - Tant pis.
Depuis que je suis dans un HLM,
je me sens observé par tous ceux qui sortent à leur balcon.
Moi, je les ignore.
Moi, j'aime une fille qui habite
en face de mon immeuble.
J'aimerais me fiancer avec elle car je suis seul.
Les autres, par contre, ils me cassent les pieds.
Entre-temps, j'en profite pour regarder
toutes ces jolies filles qui sortent au balcon.
Mais tout le monde a disparu.
Il n'y plus personne. Elles ne sortent plus au balcon.
Alors, je me dis
que mon rĂȘve va peut-ĂȘtre s'Ă©vanouir,
et que disparaĂźtra cet espoir merveilleux
de conquérir cette femme superbe
dont je suis tombé amoureux.
Les nains...
OĂč sont les nains ?
Vous ne deviez pas me rapporter les grosses caboches des deux nains ?
- Oui, c'est vrai, mais... - Tais-toi, connard !
Ferme ta gueule quand je parle !
Vous ne sortirez pas d'ici. Je vais dĂ©vorer votre cĆur !
- Don Masino, mais moi... - Tais-toi !
EnlĂšve ta veste, si tu es plus Ă l'aise
Reste face Ă moi, tu sais bien pourquoi
Ce soir on ne tue pas en traĂźtre
comme t'as fait Ă mon frangin un vrai oaĂŻd, lui...
Couteau contre couteau
qui ont soif de vengeance
Ce soir l'un de nous doit tomber
et si vraiment la loi de Dieu existe
c'est l'infĂąme qui tombera
Et ainsi soit-il !
Merci.
- Putain, comme il chante ! - C'est un sacré chanteur !
Don Masino !
- C'est qui ? - C'est VicĂš le Cradingue.
Fais-le entrer.
Qu'est-ce qui se passe, VicĂš ?
Don Masino, Palerme est envahie par les chiens.
Ii y a des chiens partout.
Je me demande mĂȘme comment j'ai pu me sauver.
Don Masino...
Qu'est-ce qui se passe, don Masino ?
Certainement !
Certainement !
Qu'est-ce que je peux faire maintenant ?
Qu'est-ce qu'il y a, Giovanni ?
On ne peut pas sortir. C'est plein de chiens, dehors.
Qu'est-ce qui pue comme ça ?
- Giovanni... - Quoi ?
Apporte-moi un chiffon,
je me suis chiée dessus.
D'accord.
T'es vraiment un cochon !
C'est toujours moi qui dois le nourrir.
Putain, ils ont tout bouffé !
Embrasse-moi, embrasse-moi.
Je vais me coucher.
AprĂšs ces fĂšves, on n'a plus rien Ă manger.
Qui va le dire aux nains ?
Si le vieux ne mange pas,
il va s'affaiblir et crever.
Il va crever... Et nous ?
Nous, on a l'habitude d'avoir faim.
Rappelle-toi
que c'est moi qui ai la responsabilité du vieux.
Qu'est-ce qu'il y a, encore ?
Je vais mourir jeune,
et en plus sans avoir jamais touché une femme.
Quel malheureux je fais.
Les nains ne sont pas revenus.
Ils vont venir. Ils l'ont dit.
Une semaine est déjà passée.
Ils ont été tués...
Qu'est-ce qu'on fait ?
On attend.
Je ne veux plus rester ici avec cette gueule de croquemort !
Il a une tĂȘte Ă porter malheur.
Pourquoi tu ne sors pas un peu ?
Je peux ? Il y a quelqu'un ?
Je peux ?
Il y quelqu'un ?
Bonjour messieurs, bon appétit.
Vous avez vu passer quelqu'un avec un vélo de course ?
Il est à moi. On me l'a volé.
Comment je vais faire ? J'en ai besoin pour aller travailler.
Tu entends les chiens ?
Eux aussi ils veulent baiser !
Hurlez ! Hurlez !
Tu n'es qu'un bon Ă rien,
un paresseux.
Tu es la ruine de notre famille !
C'est pas ma faute.
J'ai eu sommeil et je me suis endormi...
Et à mon réveil, le vieux n'était plus là !
- Et qui va le dire Ă Toto ? - J'en sais rien.
"J'en sais rien..." Et ii s'en lave les mains.
Qu'est-ce qui se passe ?
Le vieux est parti.
Et maintenant qui v le dire aux nains ?
Ils ont peut-ĂȘtre Ă©tĂ© tuĂ©s.
Tais-toi, tu es la honte de la famille !
T'es qu'un bon Ă rien. Tais-toi ou je te tue !
On fait quoi maintenant ?
Allons le chercher. Quoi d'autre ?
Ils l'ont mangé ?
Allons voir.
Attends, je prends des bĂątons.
Ouvre doucement.
- Vous allez oĂč ? - Tais-toi, trouillard !
Allez, habillez-vous ! Prends Sarino. On va chercher le vieux.
On doit tous y aller ?
Fais ce que je te dis ou je te coupe la tĂȘte !
On va faire la petite promenade ?
Pousse, pousse, Iachino !
Ăa te plaĂźt ?
Toujours Ă faire le con. Tu vois pas dans quelle merde on est ?
Calme-toi un peu.
On va mourir !
Tu vas le faire rentrer dans le mur. Fais gaffe !
Il n'y a pas de quoi rire, idiot.
Putain, quelle sacrée belle chatte ! C'est qui ?
Putain, quel cul !
Je m'en bats les couilles. On se verra plus tard...
Viens-ici, bouffon. Tu vas oĂč ?
J'i un truc Ă faire.
Mademoiselle !
Mademoiselle.
Juste une minute, s'il vous plaĂźt. Vous ĂȘtes du coin ?
Je ne vous ai jamais vue ici. Comment ça se fait ?
Je peux vous accompagner, mademoiselle ?
Vous savez que vous ĂȘtes vraiment jolie ?
Je peux vous parler ? ArrĂȘtez-vous une minute !
Je suis un homme qui sait respecter les femmes !
Je m'appelle Iachino. Et vous ?
Teresa ? Rosa ? Giuseppina ?
Il y quelqu'un ?
Il y quelqu'un ?
Tu as vu passer quelqu'un avec un vélo de course ?
Il est à moi. On me l' volé.
J'en ai besoin pour aller travailler. Comment je vais faire ?
"GoudbĂŻe"
Certainement !
J'arrive.
J'arrive !
Il y personne ici.
Peut-ĂȘtre que le vieux est rentrĂ© Ă la maison ?
Je m'inquiÚte pour Iachino. S'il lui est arrivé quelque chose...
Qu'est-ce qui peut bien lui arriver, Ă ce couillon ?
Quelle heure peut-il ĂȘtre ?
13h, 14h, peut-ĂȘtre.
Qu'est-ce qui se passe ?
Tu entends cette musique ?
Non, j'entends rien.
OĂč tu l'entends, cette musique ?
LĂ -bas. Vite, ailons voir.
D'accord, allons voir.
Qu'est-ce qui se passe ?
J'y comprends plus rien.
Comment il est revenu, celui-lĂ ?
On l'avait pas enterré ?
J'y comprends plus rien.
Sainte Rosalie !
Papi est vivant.
Saro !
Saro, mon chéri !
T'es ressuscité, papi.
Allons faire la promenade, papi.
- Allons faire la promenade, papi. - Saro, mon chéri !
Retourne Ă ta place, sale chien galeux !
Vous réalisez à quel point vos acteurs sont mauvais ?
Vous réalisez à quel point vos acteurs sont mauvais ?
- Mauvais ? - Oui.
Vous allez faire quoi ?
Je vais fermer le cercueil.
Je vais fermer le cercueil.
Giordano...
Giordano...
Il est de travers.
Maman !
T'es oĂč, vieille pute ?
Je suis lĂ .
Mais qu'est-ce que tu fous lĂ ?
Je suis en train de chier.
Sale vieille !
Je peux mĂȘme pas chier tranquille !
Maudite vieille !
Que la terre t'engloutisse !
T'es pleine de merde !
Toute éclaboussée ! Magne-toi !
Fils indigne !
Magne-toi, il est tard !
Magne-toi, maudite vieille !
Vous me dégoûtez !
Vous me dégoûtez !
Vous avez vu passer quelqu'un avec un vélo de course ?
Il est Ă moi. Comment je vais faire ?
J'en ai besoin pour aller travailler.
Au revoir.
Donne-moi l'argent, c'est mon Ăąnesse !
Donne-moi l'argent !
Donne-moi l'argent !
Donne-moi l'argent, c'est mon Ăąnesse !
Donne-moi l'argent !
Dégage. Sinon je t'encule, toi aussi !
Sinon je t'encule, toi aussi !
Salut les gars !
Je suis vivant.
Messieurs, souhaitons la bienvenue Ă un grand chef,
une Ăąme terrestre,
qui se trouve à présent dans ce beau paradis.
Applaudissons-le !
Merci.
Pedro...
Magne-toi !
Magne-toi. Que la terre t'engloutisse !
Tu m'as ruiné.
Le producteur a courageusement fait ce film dans le but,..
D'offrir.
Le producteur a courageusement fait ce film dans le but,..
Merde !
...d'offrir.
Le producteur a courageusement fait ce film dans le but
d'offrir au public une image totalement dépourvue
de tous lieux vieux communs
qui malheureusement...
qui malheureusement asphyxient notre belle Ăźle.
Permettez-moi de me présenter.
Je suis...
Merci !
Adptateur : Salvo Manzone
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