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à titre personnel, je suis flattée de vous accueillir.
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des films dans lesquels vous jouez. - Merci.
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- Je vous mets la serviette pour que vous ayez chaud.
Si je peux me permettre... on peut faire une photo, s'il vous plaît ?
J'adore vos films. Je regarde tout ce que vous faites.
Assez rapidement.
- LĂ , maintenant ?
- Oui, si possible. Après, à la fin, y aura des praticiens avec nous.
Donc si ça vous dérange pas...
- On peut le faire après le soin.
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Merci beaucoup.
Je vous allume la machine.
Je vous souhaite un bon soin. - Merci.
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- Oh putain !
Oh. Putain.
- AllĂ´ ? - Oui, mon amour.
- Ah, c'est toi. Ça va ?
- Ouais. On s'est ratés.
- Attends, je suis sous l'eau. - Je te dérange ?
- Non. Tu me laisses deux secondes ?
- Ouais. *- Un truc. Attends.
Attends. Ah, c'est pas vrai !
Pierre, je suis en ligne. Tu veux quoi ?
Va directement demander au service culture.
Ă€ tout Ă l'heure.
Ouais. Excuse-moi. Voilà . Comment ça va ?
- Bah ça va. *- Hum ?
- Ouais, ça va. Écoute...
Voilà . Là , j'ai commencé à faire quelques...
quelques soins, c'est cool.
Y a Morgane qui me parle.
Non. Non. J'ai jamais dit ça.
Je n'ai jamais dit qu'on faisait pas le sujet.
On fait le sujet, on fait le sujet,
mais je présente le 20 heures, pas une matinale.
Donc on ne le met pas en ouverture. Je sais plus comment le dire.
Je l'ai dit quatre fois. Tu retournes le voir
et tu lui dis ce que je lui ai dit. Ce que je t'ai dit.
On fait le sujet dans la deuxième partie du journal. Voilà .
Va lui dire. Je t'assure, il va finir par comprendre.
OK. Merci.
- Tu veux que je te rappelle ? *- Attends. AllĂ´ ?
Non. Je suis en ligne.
- Putain...
Putain...
Putain !
Fait chier ! Merde !
Putain...
Putain !
Putain, comment ça s'arrête, cette merde ?
- Oui, je t'appelle. Je te rassure, c'est pas pour te prendre la tĂŞte.
Ça fait quelques fois que j'essaie de te joindre.
Visiblement, t'as pas très envie de répondre.
J'aurais quand mĂŞme...
voulu essayer, peut-ĂŞtre,
de te faire revenir sur ta décision. Même si c'est pas la peine.
J'aurais au moins
eu envie de te dire que, quitter un spectacle
comme tu viens de le faire,
Ă quatre semaines
de la Première...
c'est minable.
Ensuite, c'est très violent pour tout le monde.
Pour toute l'équipe.
C'est violent pour les autres acteurs.
Qui eux, rêvaient. Ils étaient contents
de... de...
de t'accompagner pour ta première fois sur scène.
Ils avaient envie d'ĂŞtre lĂ . Avec toi.
Et c'est très violent pour moi aussi, parce que...
moi, j'avais pensé ce spectacle pour toi.
Autour de toi. Depuis le début, c'était pour toi.
Parce que j'ai cru en toi. On a cru en toi. Tous ensemble.
Donc je te le dis :
faire ce que t'as fait, c'est pas classe.
C'est mĂŞme assez nul, en fait.
Je trouve que tu t'es comporté comme un petit mec.
On a le droit d'avoir peur. On peut avoir peur.
C'est normal
dans ce genre de situation,
mais on n'a pas le droit de quitter le navire comme tu l'as fait. VoilĂ .
Bonne continuation Ă toi.
- Salut. - Salut.
- Ça va ? - Oui. Un peu froid.
- Ça souffle. - Oui.
- Désolé, j'ai pas de montre. J'ai croisé un truc de fou.
J'ai croisé un petit gravelot à collier interrompu. Tu vois ?
C'est un petit pluvier, quoi.
Entre la mouette et la bécasse. Des petits oiseaux endémiques.
C'est en voie de disparition. Quand t'en croises un, tu t'arrĂŞtes.
Et tu profites, quoi. Donc je l'ai regardé et...
Il était posé sur la plage. Il bougeait pas.
C'est nerveux normalement.
Et Ă un moment... je crois...
nos regards se sont croisés.
Et j'ai pu lire tous ses voyages. Dans ses yeux.
Parce que c'est une espèce qui migre.
Bref, j'étais avec lui, là , je suis avec toi. Tout va bien.
Tout est joie.
On commence ? - Oui. Moi, je suis lĂ depuis et demi.
On avait rendez-vous Ă et demi.
- Formidable.
Rapidement, moi, je suis prof depuis sept ans.
Bon, c'était pas ma...
vocation première. J'ai fait bac puis BTS gestion...
Je suis passé rapidement dans le monde de l'entreprise.
J'ai tracé ma route.
J'ai posé un acte libre
et projeté ma personnalité dans l'infini.
Donc j'ai développé ma...
ma technique de sport. Le sport mystique.
Rapidement, c'est...
une solidarité...
une solidarité entre
l'intérieur et l'extérieur.
Le montré, le caché. Le dicible, l'indicible.
- D'accord. - Tu saisis ?
Je dis "spécialité", c'est à prendre avec des pincettes.
Qui maîtrise quoi, surtout quand on touche...
Ă des choses aussi volatiles. Tu vois ?
Et surtout, ça compartimente.
Donc, y a pas de compartimentation dans la vie.
La vie, c'est que de la circulation d'énergie.
D'accord ? Tu fais quoi, toi ?
- Comment ça ? - Dans la vie.
- Je suis... je suis comédien.
- OK.
D'accord. Super.
Tu...
ça va, c'est pas trop dur ?
- Ça va.
- J'ai une copine qui fait ça. Elle ramone.
- Oui, ben... ça dépend.
- Ça doit te parler alors, le montré, le caché.
- Oui, bien sûr.
- Ce que tu veux montrer ou cacher, ce que les gens perçoivent de toi...
Non ? - Oui, bien sûr.
- Oui. Le miroir de l'homme. Les yeux.
Allez, on va respirer.
- On va quoi ? - Respirer.
Tout sport commence par la respiration, sinon, tu suffoques.
Mets-toi bien parallèle.
VoilĂ , sors les mains des poches.
On est dos au vent. Je me permets de mettre la main, lĂ .
Derrière toi. C'est pour entrer en connexion avec toi.
Pour qu'on respire Ă deux.
OK ?
T'es prĂŞt ? - Oui.
Je fais quoi ? Je respire ? - Oui.
LĂ , tu me montres que tu respires, mais tu respires pas.
Juste, prends l'extérieur, inspire...
et rends-le.
- AllĂ´ ? - Oui, on peut parler ?
- Ouais. Ça va ?
- T'as un peu de temps ? *- Oui, vas-y. J'ai deux minutes.
- Deux minutes, c'est compliqué de dire ce que j'ai à dire.
- Non, mais vas-y, dis-moi.
- Non, mais je suis... je suis...
J'arrête pas... ça tourne dans ma tête. J'arrête pas de...
de réfléchir à tout ça, quoi.
- Mais à tout quoi ? Tu réfléchis à quoi ?
- Ben...
à la pièce de théâtre.
Au fait de... d'être parti, comme ça...
Hyper vite, d'avoir planté tout le monde.
Je me questionne.
Je...
- Mais tu te questionnes comment ? Sur quoi ?
- Je me questionne sur le fait que c'était...
c'était la bonne décision à prendre, sinon...
je me serais planté.
Mais...
- Hein ? - Mais voilĂ . Mais sinon...
Enfin, je... Tu vois, le mec a beaucoup de talent.
La pièce était annoncée.
Et je me suis barré, quoi.
- Ben... OK, et donc ?
- Donc rien ! Je te fais part de mon questionnement, c'est tout.
- Mais non, y a pas de question, lĂ .
C'est quoi, la question ?
- Ben...
S'il y a une question ou pas, j'en sais rien.
C'est pas ça, c'est pas de savoir s'il y a une question ou pas.
C'est pas noir ou c'est pas blanc.
Enfin, tu...
- Non. Non. En fait, je comprends pas,
tu vois, le dossier classé qui suscite des questions après coup.
Donc moi, je ne sais plus, en fait...
- C'est classé, donc je peux pas te parler d'un truc...
qui me prend la tĂŞte, me rend pas bien. *- Non.
Mais si, mais je ne sais pas quoi te dire que de passer Ă autre chose.
Des projets qu'on abandonne, ça arrive tous les jours, c'est pas grave.
Tu vois, tu passes Ă autre chose et...
ça repart, tu vois ?
T'es lĂ -bas, tu vois,
pour te remettre en forme, te reposer,
pour lire les scénarios...
T'as des scénarios à lire, des réalisateurs attendent ta réponse.
Pour moi, l'objectif, c'est ça.
Travailler, rappeler les gens, revenir en forme.
Et puis, pardon, mais...
c'est toi qui as décidé d'abandonner. Tu vois ?
Encore une fois, c'est pas grave.
Et t'avais décidé d'y aller.
Tout ça, c'est toi, toi, toi.
- Oui, mais ça me tenait à cœur. C'était important pour moi.
Je me suis barré.
- C'est que c'était peut-être pas si important, justement. Tu vois ?
Et puis maintenant, c'est comme ça.
Donc tu vas rembourser ce que ça a coûté.
Pas mal d'argent, d'ailleurs.
Affiches, salaires, manque à gagner pour le théâtre...
Euh... Tu t'es mal comporté avec personne, en réalité.
T'es très clean.
Encore une fois, personne t'a obligé à te foutre là -dedans.
Tu vois ?
Plein de gens attendent que tu fasses leurs films, tu vas les faire.
Tu vas les faire.
Déjà , pour éponger ce que tu dois au théâtre.
Et puis, je vais te dire, en fait...
c'est pas dramatique si tu fais jamais de théâtre de ta vie. Tu vois ?
Qui a dit qu'il fallait absolument faire du théâtre ? Pas moi.
T'es au cinéma, les gens t'adorent dans les films.
Ils te le disent dans la rue tous les jours.
Donc tu fais pas de théâtre, tu fais pas de théâtre. C'est comme ça.
- Bonjour. - Bonjour.
- Un message pour vous a été déposé à la réception.
- Merci beaucoup. - Bonne fin de journée.
- AllĂ´ ?
- AllĂ´... Alice ?
- Oui, oui. - C'est moi.
- Oui, ciao. - Ça va ?
- Oui, ça va. Et toi ?
- Ouais, c'est...
c'est étrange de t'entendre. Ça me fait plaisir.
- Oui, moi aussi.
- J'ai eu ton petit mot.
- Oui. - Je te dérange pas ?
- Non, tu me déranges pas du tout.
- Bon...
Euh...
Ben écoute...
- C'est...
- Oui, moi aussi.
Donc t'habites ici ?
- Oui, j'habite ici. - D'accord.
Comment t'as su que j'étais là ?
dans un endroit comme ça...
comme ici...
tout le monde le sait.
- Moi qui voulais être discret, c'est raté.
- Et... tu restes combien ici ?
- Jusqu'Ă la fin de la semaine.
Quand j'étais à l'hôtel, après avoir eu ton message, quand on s'est parlé,
j'ai...
je réfléchissais, je...
je pensais Ă ce qu'on allait se dire.
J'ai trouvé des trucs super intelligents.
Mais...
mais je m'en souviens plus.
Franchement, je sais pas quoi...
par oĂą commencer, quoi te dire. Je te laisse...
je te laisse démarrer. - J'ai pas d'idée.
- T'as pas d'idée ? - Non.
- On n'a rien Ă se dire. - Non.
- Bon, c'était super. Allez, ciao.
J'étais pas sûre de te contacter. - Ah bon ?
Pourquoi ? - Je me suis dit...
Il va peut-ĂŞtre en avoir rien Ă faire.
- Moi ? - Attends. Après, je me suis dit...
"Je le tente. On verra."
- Pourquoi, rien Ă faire ?
Vraiment, tu t'es dit ça ?
Non, je suis... très heureux de te voir.
- Et...
tu es là pour préparer un film ? - Non.
Non, non, je suis... je suis lĂ parce que...
j'avais le choix entre aller en Suisse pour un suicide assisté,
ou faire une thalasso ici. J'ai plutôt été dans...
dans le deuxième choix. La thalasso d'abord.
Après la thalasso, on verra.
- OK.
- Toi, vas-y, raconte-moi. T'habites ici ?
Et...
Et donc, c'est quoi, ta vie ? Mariée ? Des enfants ?
Tu travailles ?
- Alors, j'habite ici depuis 12 ans.
- Ah oui.
- 12 ans et demi, mĂŞme.
Et les deux ans avant, juste après Paris...
- Oui ?
- J'habitais dans une ville un peu pareil.
- D'accord.
- Pas loin d'ici.
Et après, nous sommes venus vivre ici.
Nous. - Oui, j'attendais justement.
- Ça veut dire mon mari et moi. - Oui.
- Alors... mariée. - Oui.
- Avec Xavier, médecin.
Mariée depuis 12 ans.
- Génial. - Mais ensemble depuis 15 ans.
Et pas des enfants, mais une fille.
Emmy.
Qui a presque 15 ans maintenant.
- Ah oui. - Ah oui.
- D'accord. - Et... on vient d'acheter une maison.
- Super. - On a fait beaucoup de travaux.
Il reste encore beaucoup de choses à faire, mais j'aime ça.
Et...
comme tu peux entendre...
je parle toujours aussi mal le français.
- Mais non, pourquoi ? Mais tu parles super bien.
En plus, t'as un accent totalement inaudible.
Je te rassure. - Je fais des efforts.
- Ah oui, je vois bien.
Attends, en 15 ans, je pense que tu parles moins bien qu'avant.
- C'est pas vrai. C'est pas vrai.
- Non, je te taquine.
Et le piano ? Y a toujours le piano, j'imagine ?
- Oui, toujours le piano. - Oui.
- Pas comme Ă Paris. Parce qu'ici, c'est pas Paris, mais...
C'est toujours mon métier, oui.
- C'est bien.
- Après, la vie ici, c'est tranquille.
Il n'y a pas 12 000 trucs Ă faire.
- Non, je te confirme.
- Oui. Mais il y a la nature. - Oui.
- La mer.
Je suis très heureuse.
VoilĂ . - C'est bien.
C'est super.
T'as pas une photo de ta fille ?
- J'en ai 4 000 si tu veux.
- Oh, c'est fou.
Le papa est roux, j'imagine ? - Oui.
- Oui. Sinon, y a un problème. - Oui.
- Oh lĂ lĂ ... Elle est belle.
Elle est très, très belle.
C'est super.
- Merci. - Et voici.
- Merci.
- Merci beaucoup.
J'ai un service Ă vous demander. - Oui ?
- Ce serait possible d'arrĂŞter le jazz ?
- Bien sûr. - Merci. Mettez ce que vous voulez,
de la zumba, ce que vous voulez, mais pas...
j'ai un problème avec le jazz.
- Je m'occupe de ça. - Merci.
Tu vois, déjà ...
Rien, c'est déjà mieux que le jazz.
C'est pas vrai, il a foutu de la zumba.
Il a pas compris.
En plus, hyper fort.
Non, pardon, en fait...
la zumba, c'était une façon de parler.
- D'accord. - Mettez ce que vous voulez, mais...
pas de jazz et pas de zumba. Et... pas de R'n'B.
- D'accord. - Et mĂŞme si...
Même si vous voulez rien mettre, ça va aussi. On n'a pas besoin...
- Je vais voir si c'est possible. - Merci. Désolé.
Je vais encore passer pour un chieur.
Euh...
Impeccable. Merci beaucoup.
Tu vois ? À l'usure... - Oui.
- On y arrive.
Euh...
Où on en était ?
Je sais plus ce qu'on se disait.
- Toi.
- Moi ? - Oui.
- Alors... moi.
Moi... ben écoute, moi...
Moi, ça va aussi.
Euh...
Tout va pas bien, mais le tout va bien.
- Et... - VoilĂ .
Globalement.
- Qu'est-ce qui ne va pas dans le tout ? - Oh lĂ .
Qu'est-ce qui va pas dans le tout ?
Euh...
Bah ça, déjà . Tu vois ? Les golfes, là .
Les cheveux gris, ça. T'as pas connu, ça.
- Non. - Non.
Voilà , principalement, tout ça.
Déjà , quand je me regarde dans une glace le matin, c'est...
ça atteint un peu le moral.
Bon, ça passe après le réchauffement climatique,
c'est pas très grave. Mais bon...
C'est...
VoilĂ .
- Alors ça va ?
- Oui.
Oui, non, mais ça va. J'ai pas à me plaindre.
Sinon, je serais grotesque de me plaindre, mais...
ça grignote. Voilà .
- Alors... je sais que t'as un fils. - Oui.
Jules. - Jules.
- Oui.
- Et dis-moi, il va bien, ton fils ?
- Oui, il va bien. Il a...
Il a 11 ans. Il est en 6e.
Il...
C'est un branleur, un peu, quand mĂŞme.
Mais j'étais comme lui à son âge, donc...
je fais semblant de pas m'inquiéter.
VoilĂ .
Mais il va bien. - Après...
tu as pas de maladie grave.
- Non, je crois pas.
Tu me fais un peu flipper, mais... non, je crois pas.
- Tu as dĂ» faire des examens y a pas longtemps.
- Oui, tu me connais. - Oui.
Alors, tout va bien aussi de ce côté-là . - Oui.
- Tu es toujours avec la mĂŞme femme. - Oui.
Oui, toujours.
- Tu fais des choses que t'aimes. - Hum.
- Tu gagnes bien ta vie.
Oui ?
- Vas-y, je te vois venir.
- Tout va bien. - Oui.
Oui, oui. C'est vrai, t'as raison. T'as raison.
- Et... j'ai entendu que tu allais jouer au théâtre.
Quand j'ai lu ça, j'étais très contente.
Je me suis dit : "Waouh ! Il ose ! Il l'a fait."
Tu fais des films, ça marche bien pour toi.
Tu pourrais rester dans ton confort. Mais non, t'y vas.
Donc...
je confirme.
Tout va bien.
- Maintenant, ça va beaucoup mieux.
Après tout ce que tu m'as dit.
C'est pas mal, faut faire un forfait. Thalasso + toi.
C'est bien, je rentabilise le séjour. C'est parfait.
- La prochaine fois,
quand l'angoisse arrive... - Oui ?
- Avant la Suisse, tu m'appelles.
- D'accord.
D'accord, avant la Suisse, je t'appelle.
C'est bien, ça. OK.
Dès que je pense à la Suisse, je pense à toi.
- Oui. - Avant la Suisse, l'Italie.
OK.
- Et ça change tout. - Oui.
- Ton mari, il sait qu'on a été ensemble ?
- Non.
Il sait qu'avant lui, j'étais avec quelqu'un qui m'a laissée en vrac.
Mais...
Que ce soit toi ou un autre, ça change pas grand-chose.
En plus, il t'aime pas comme acteur.
Alors imagine s'il savait que...
il m'avait prescrit des antidépresseurs à cause de toi.
- C'est pour ça que tu voulais qu'on se voie ? Pour me dire ça ?
- Bah... c'est possible. Peut-ĂŞtre.
Qu'est-ce que t'en penses ?
- Qu'est-ce que j'en pense ? - Oui.
- Très franchement, je comprends pas trop. En fait...
Je sais pas, au final, t'as rencontré quelqu'un qui...
de bien, apparemment, qui m'aime pas, mais quelqu'un...
- De très bien, oui. - De très bien.
Vous avez une fille super.
T'es heureuse dans ce que tu fais. Vous avez une nouvelle maison.
T'es épanouie.
Donc je sais pas trop, vraiment, oĂą tu veux en venir.
En me disant tout ça.
Je sais pas. C'est peut-être... comme ça que ça devait se passer.
- Si ça t'arrange de le penser... - Non.
Non, c'est pas que ça m'arrange. Attends.
Je fais que répéter ce que tu m'as dit hier.
- Pour moi... ça s'est passé comme j'ai pu.
Pour toi, peut-être, ça devait se passer comme ça.
Parce que tu as commencé à avoir du succès,
peut-être, c'était plus facile.
MĂŞme plus sexy,
d'aller avec une femme comme la tienne,
une femme qui a aussi du succès, super belle...
Très forte.
PlutĂ´t que rester avec une pauvre fille comme moi qui n'y arrive pas.
- Une pauvre fille comme toi ?
- Mmm.
- Tu crois que c'est ce que je pense de toi ?
Ce que je pensais quand on s'est quittés ?
- On s'est pas quittés. C'est toi...
- OK, d'accord, si tu veux.
- T'es parti. - OK, d'accord.
Quand c'est moi qui suis parti.
Mais me fais pas dire des choses que j'ai jamais dites.
Une pauvre fille ?
J'ai jamais dit une chose pareille. Je l'ai jamais pensé.
Donc si c'est ce que tu penses, c'est autre chose.
Et deuxièmement, oui, j'ai pas cherché...
Ă ... Ă savoir
comment t'allais, où t'étais... Ce que tu faisais, avec qui.
- Non, jamais. - Donc si tu veux, OK...
Tu peux dire que je suis un connard, un lâche. Je veux bien m'excuser.
- Après 16 ans, c'est facile. - Non, mais méprisant,
pour toi, pour ton travail... jamais.
- Montre-moi.
Comment tu t'excuserais ?
- Je m'excuse.
C'est ça, tes excuses ?
- Ben oui. - Non. On va la refaire.
Vraiment...
Une deuxième prise. Mais vraiment...
Essaie vraiment de faire plaisir Ă l'autre.
Avec plus d'intention. Plus sincère.
Vas-y.
- Alice, vraiment, je te prie de m'excuser.
Vraiment.
VoilĂ .
- Merci.
- Est-ce que je peux te poser une dernière question ?
- Euh... oui, vas-y.
- Est-ce que si un connard... - Oui ?
- ...te proposait d'aller dîner ce soir, pour s'excuser,
est-ce que tu accepterais ?
- Je lui répondrais : "Avec plaisir, mais...
"ce soir, je peux pas." - Ah...
Et si en plus d'être un connard, il était lourd
et qu'il te proposait d'aller dîner demain soir ?
- Je lui répondrais encore : "Avec plaisir,
"sauf que je pourrai pas non plus."
Demain, je vais au mariage d'une amie que j'aime beaucoup.
Et qui t'aime beaucoup aussi.
Parce que je lui ai déjà parlé de toi. Et... bon, voilà .
C'est important pour elle que je sois lĂ .
- Tu parles pas de moi Ă ton mari,
mais... tu parles de moi Ă tes amis ?
- Oui, mais une seule.
Et après, c'est pas n'importe quelle amie.
Peut-ĂŞtre...
après-demain ?
- Après-demain, je serai plus là .
- Ah.
Alors... ça devait se passer comme ça.
- Santé. - SANTÉ.
- À la maison. - Vous savez où c'est, venez.
- On connaît l'adresse.
- On doit appeler avant ou pas ?
- Allez, santé ! - Alice.
- À la maison ! - À nous.
- Et Ă nous.
- Merci. - Et Ă l'anniversaire de votre fille.
- Ouais, ouais. Ça file.
- Elle est oĂą ?
- Avec son mec.
- Non, puis aussi...
Je voulais en profiter pour... - Elle est avec son mec ?
- Je sais pas si elle a un mec.
Elle a un mec, Emmy ?
- Mais non. - Tu vois ?
- Mais non. - Faut écouter la mama.
- Blague Ă part... - Pas du tout.
- Je voulais qu'on discute par rapport Ă la proposition de Claire.
Je voulais qu'on en parle avant que je la propose à l'équipe du maire.
Personnellement, je voulais te dire, j'y ai beaucoup réfléchi,
je me suis pris le chou...
Je trouve que c'est une belle idée.
VoilĂ , je sais pas... Chacun va dire ce qu'il en pense, mais...
je trouve que c'est hyper intéressant. Je partage complètement les valeurs.
Je trouve que s'emparer de la figure d'Anne de Poudoulec,
qui est hyper importante ici depuis le XVe siècle,
et de dire : "OK... pour le défilé,
"la jeune fille qui va l'incarner cette année, on propose qu'elle soit noire."
Non, c'est pas...
- Excuse-moi. - Voilà , je trouve ça fort.
Et en mĂŞme temps, je me demande si...
c'est pas casse-gueule.
- Moi, je rejoins Xavier. Pas sur le "en mĂŞme temps",
mais du coup, sur le... casse-gueule.
Le clivant.
- En mĂŞme temps... excuse-moi, mais...
je veux te redire, Claire, que je comprends ton idée.
- Ouais.
- Mais non, c'est pas une figure de style.
- Ouais. - J'y ai réfléchi tout le week-end.
- C'est ce qui est intéressant dans ce projet.
C'est justement de créer du débat...
- J'ai peur que ça crée pas... C'est justement ça.
J'ai peur qu'on nous accuse d'ĂŞtre... de faire de la provoc.
- Oui ? *- Oui ? Ça va, chéri ?
- Ben oui et toi ? *- Je te dérange pas ?
Qu'est-ce que tu fais ? - Ben... je lis.
- Tu lis les scénarios ? Alors ? - Ouais.
Bah...
C'est pas très folichon.
- Ben pourquoi ?
- Je sais pas, jusqu'à présent, la comédie sociale...
bah c'est pas vraiment drĂ´le.
Et c'est pas... je vois pas ce qu'il y a de...
de social, mais c'est pas l'important. C'est pas...
on s'en fout, quoi.
Avec des dialogues...
pas possibles, quoi.
Euh... le polar...
J'ai arrêté en plein milieu parce que...
j'avais compris la fin avant le milieu, c'est toujours emmerdant.
- Pourquoi ? Ça raconte quoi ?
- Rien, c'est un mec... avec son...
qui a un enfant handicapé et qui en fait...
découvre au bout de quelque temps que...
que son fils a eu un accident parce que...
c'était son ex-femme qui avait... Enfin, y a un truc de...
C'est tellement... Tu le vois dès le départ. C'est chiant.
- Je sais pas, j'ai pas lu, mais... - C'est chiant.
- LĂ , t'y mets pas du tien.
Un type avec un enfant handicapé...
Je sais ce que tu vas me dire :
"Le réalisateur, c'est un beauf..."
N'empêche que c'est un très bon faiseur.
Ça va ressembler à une série. Je suis sûre que ça va être efficace.
Ensuite, une fois que t'as fait ça,
tu surprends avec la comédie sociale,
qui, de ce que j'ai compris, porte... des valeurs de gauche.
C'est con, mais je pense que c'est bien, c'est bien pour les Césars aussi.
Je pense qu'il faut réfléchir...
comme ça.
La bonne stratégie, c'est le polar
et la comédie sociale.
- Alors...
j'aimerais bien parler avec toi, de toi.
Et je vais commencer par une question simple.
Tu as quel âge ?
- 78 ans.
Allez, ça commence.
- Et...
tu as toujours habité ici ?
- Non, j'ai vécu jusqu'à 18 ans à Vannes.
Après, je me suis...
j'ai rencontré mon mari.
On a très vite eu...
un enfant. Une petite fille. - OK.
- On est venus vivre dans cette région.
Et...
Et je travaillais Ă la poste.
- Et ton mari, il faisait quoi ?
- Il travaillait aux impĂ´ts. - OK.
- Et... disons que...
après ma fille, deux ans après, on a eu un garçon.
Du coup, j'ai arrêté de travailler.
Et deux ans après, on a encore eu un autre garçon.
- Waouh. - Ouais.
- Alors si j'ai bien compris...
à 22 ans, tu avais déjà 3 enfants.
- Oui. - Oui.
- Oui.
- Et ça s'est passé comment avec ton mari ?
- Ben c'était quelqu'un de gentil, donc ça allait.
Ça allait. Oui.
- Tu l'aimais ?
- Disons que je me posais pas tellement la question.
Il était gentil et travailleur. C'était déjà important.
Et...
Parce que dans ma famille, mon père était très violent.
Donc là , c'était...
c'était plutôt agréable.
Il était plutôt agréable. En plus...
il a plu à ma mère et ça me plaisait qu'il plaise à ma mère.
Après, je dirais que physiquement,
c'était pas forcément...
mon idéal, mais...
VoilĂ .
Comme ça se passait bien, je...
je ne me posais pas de question par rapport...
Voilà , ça me paraissait normal. Comme tout le monde, un peu.
- Mmm.
Et...
Je vais te poser une question, mais...
tu vas me répondre ou tu me réponds pas, comme tu veux.
- Oui.
- C'est une question un peu plus... intime.
C'était...
dur pour toi d'ĂŞtre dans le mĂŞme lit que ton mari ?
Qu'il te touche, par exemple.
- C'est...
C'est pareil, je me posais pas trop la question.
Je... je crois que...
euh, je...
C'est pas...
J'attendais pas forcément ça avec plaisir, mais...
je le faisais parce que... aussi, c'était...
ça faisait partie, un peu, du devoir conjugal.
Mais en fait...
ce que je dirais aussi, c'est que...
je ne...
Moi, je regardais pas forcément les autres hommes.
J'étais plutôt un petit peu...
Je regardais plutĂ´t de l'autre bord et...
Et du coup, je...
je me satisfaisais de la situation, parce que...
à l'époque, ça paraissait pas...
ça paraissait pas normal de regarder les femmes, quoi.
- Et... qu'est-ce qui a fait qu'un jour,
la chose a été possible ?
- Ce qui s'est passé, c'est que...
mon mari est tombé gravement malade. Gravement...
Il est mort, quoi. Il avait 58 ans.
Et puis...
à la suite de ça...
Moi, je...
j'ai été malade aussi, quelque temps après.
Et j'ai cru que...
que j'allais pas me remettre. C'était assez grave.
Et à ce moment-là , j'ai réfléchi.
Je... je me suis dit que ce serait...
que j'étais pas honnête avec moi-même de...
de garder ce secret en moi.
Et que j'étais pas honnête vis-à -vis, par exemple, de mes enfants
ou de ma famille.
Et...
Et je me suis dit aussi que je devais...
je devais considérer ça...
pas comme quelque chose d'anormal, que d'autres femmes l'étaient,
que c'était...
ça faisait partie de la vie...
de certaines personnes.
Et...
Du coup, j'ai réussi à l'admettre un peu pour moi-même.
Et quand je suis arrivée dans la maison...
dans ce lieu oĂą je vis maintenant,
j'ai rencontré Gilberte et là , je me suis dit que c'était...
VoilĂ , qu'il y avait quelque chose
avec... par rapport Ă elle.
- Oui ? - Oui.
- Est-ce que Gilberte est le vrai amour pour toi ?
- Je dirais que oui. C'est le vrai amour, je...
Je pourrai dire que j'aurai vécu
un amour vrai. Oui.
- Tu es très belle.
- Comment ? - Tu es très belle.
Je te regarde... - Je te laisse la responsabilité.
Parce que moi... - Oui !
Très, très belle.
Tu ressembles Ă ...
une fleur.
Un fleur. - Une fleur.
- Une fleur. - Laquelle, alors ?
- Une rose. - Une rose.
- Une rose.
Une rose rose. - C'est très gentil.
Je...
Je suis touchée par ce que tu me dis.
Et en mĂŞme temps...
Je sais pas quoi te dire. Alors merci.
- De rien.
- Alors, ce mariage
point d'interrogation.
J'aurais beaucoup aimé virgule.
Mais je pars demain.
Point.
Et qu'est-ce que tu vas dire Ă ton mari
qui m'aime pas
point d'interrogation.
- Ils sont gentils, ils sont gentils.
- Super. Magnifique.
- Oui.
Arrivederci.
- Viens.
- Son truc dans les Alpes, faut pas que je le fasse.
Je vais jamais y arriver.
J'ai pas du tout son niveau, moi.
Tu vois, il a fait de l'athlétisme,
moi, si c'est pour m'inscrire et pas terminer...
Franchement...
je vais passer pour un con.
Il arrêtait pas d'accélérer. Chaque tour, il allait plus vite.
Il doit s'entraîner tout le temps.
Un moment, je lui ai dit : "Franchement, j'ai plus de plaisir.
"VoilĂ , t'es plus fort, c'est bon."
Bon, soit. Ça sent bon en tout cas.
Je prends une douche.
Je prends une douche ! Après, on mange.
- Excusez-moi... - Oui ?
- Pour les poissons, c'est marqué "manière ikejimé".
Ça veut dire quoi ?
- On reçoit les poissons vivants, ce qui est rare.
Et donc, on les tue sur place avec un outil très pointu.
On saisit le poisson et on transperce la tĂŞte au-dessus des yeux.
Le poisson va se vider de son sang et mourir car transpercé au cerveau.
C'est pour le bien-ĂŞtre du poisson,
il ne souffre pas contrairement aux poissons pêchés
qui restent dans les filets des bateaux et meurent par asphyxie.
Pour les petits poissons, on utilise une technique différente.
On a une lame de couteau qu'on glisse dans les ouĂŻes du poisson.
Imaginez, entre les ouĂŻes, d'un coup sec,
on traverse la tête et donc le cerveau est explosé.
Il perd tout son sang et il meurt. Il n'aura pas souffert.
- C'est incroyable. - Incroyable.
Et c'est exceptionnel au niveau du goût.
On trouve quelque chose qu'on n'a jamais goûté.
Ça vous tente ? - Tu veux quoi ?
- Je suis déçu, mais c'est pas grave. Couscous.
- Vous l'avez bien... bien convaincue. - Oui.
- Moi, je vais essayer.
- Je vous remercie de ce choix. Bon choix.
Je suis vraiment très fan de vos films.
- C'est très gentil, merci. - Vous êtes...
Mon idole, mon acteur favori.
- C'est très gentil, merci.
- J'apprécie tous les films que vous avez faits. Presque.
- Ah. - Les derniers, moins.
Les deux derniers. C'est juste
que j'ai l'impression d'un déjà -vu.
- Un déjà -vu ? - Peut-être. Je sais pas.
Mais c'est présomptueux de ma part.
- Peut mieux faire.
- Je suis très fier de vous recevoir.
- Merci à vous. - Je suis touché.
Je vous embĂŞte pas plus. - Merci.
Allez, santé.
Qu'est-ce que c'est ?
- Une chansonnette.
- Une chansonnette. - Oui. C'est vraiment...
une très petite chose.
Je pose le téléphone à côté du piano.
- C'est Ă toi ? - Oui, mais c'est...
- Tu l'as composé ?
- Oui. - D'accord.
- Pas de la grande qualité. - C'est pas grave.
C'est magnifique.
- C'est un petit truc.
- C'est pas un petit truc, c'est magnifique, Alice.
- Je sais pas. - Mais si, c'est sublime.
- Merci.
Tu es gentil.
- Non, je suis pas gentil, je...
C'est pas une question d'ĂŞtre gentil.
Je dis pas ça pour être gentil. Je pense vraiment que c'est magnifique.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tout ça existe... juste dans mon téléphone.
Dans ma tĂŞte aussi, oui.
Sur des petits papiers, mais...
c'est vraiment caché en moi.
Et basta.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Je sais pas.
Mais c'est pour personne.
Et c'est de ma faute si c'est pour personne.
Mmm.
Je me suis mise dans un trou. Toute seule.
MĂŞme ici, c'est...
c'est pas d'ĂŞtre...
d'ĂŞtre venue habiter ici que je regrette.
C'est de ne pas ĂŞtre repartie.
Ça, je regrette.
Après, j'ai eu ma fille... et là ...
Là , j'ai assuré.
Et...
j'arrive...
J'arrive...
j'arrive pas Ă sortir les choses de moi.
Tu comprends ?
J'avais... j'avais beaucoup de...
je sais pas de...
des idées.
Mais après, c'est tout resté caché en moi, comme ça.
Vraiment caché au fond de moi.
Mais c'est sûrement ma faute.
C'est normal que tu sois pas resté avec quelqu'un comme moi.
- Tu peux pas dire une chose pareille. Ça n'a rien à voir.
- Mais oui. Je le sais.
Il y a des gens comme toi et il y a des gens comme moi.
Et moi, je suis comme ça.
- Qu'est-ce que t'as ?
- Pourquoi t'es pas reparti chez toi, hier ?
- Je... - Pourquoi ?
- Bah je suis pas reparti.
- Tu vas bien partir, un jour.
Oui ? - Oui.
- Et c'est quoi, l'idée ? C'est quoi ?
De toute façon, c'est pas important pour toi.
Tu vas retrouver ta jolie vie.
Ton travail super.
C'est facile, la vie, pour toi.
Tu prends, tu jettes.
Tu pars.
- Tu veux vraiment que ça se termine comme ça ?
- Je sais pas.
Peut-ĂŞtre, oui.
- T'as conscience que c'est...
c'est très glauque ce que t'es en train de faire ?
- La vie est comme ça.
Parfois, c'est glauque.
Très glauque.
- OK.
Oui, Alice, c'est moi.
Je... Je sais pas si tu écouteras ce message
ou si tu l'écouteras pas, mais je...
j'ai...
j'ai pas su répondre quand tu m'as demandé pourquoi j'étais pas rentré.
Je suis pas sûr de pouvoir plus répondre maintenant, mais...
mais visiblement, c'était une mauvaise idée.
Une très mauvaise idée, même. De pas repartir.
Cette fois-ci, je...
je vais pas attendre 15 ans pour te demander pardon.
Donc je te demande pardon.
Sinon...
je voulais te dire...
Je vais pas faire la pièce de théâtre.
Je me suis barré du projet. Comme un... un minable, on peut le dire.
Et... la seule raison, c'est que...
c'est que j'ai peur.
Peur de me planter.
Peur de...
de pas ĂŞtre Ă la hauteur.
Peur de déplaire.
C'est pas très glorieux, mais bon... c'est comme ça.
Mais voilà , j'ai mon petit succès avec mes films, mon fan-club.
La vérité, c'est que je suis un type banal, en fait.
VoilĂ .
Je voulais juste te dire ça avant de partir.
Pour ĂŞtre au moins aussi honnĂŞte que toi.
Au revoir, Alice.
- Ciao. - Ciao.
- Ça va ?
Je me suis dit que...
pour une fois...
ce serait bien de se quitter comme il faut.
C'était bien de te voir.
Je suis contente
de ne pas avoir eu peur de le faire.
Tout était bien.
Bon, je me suis pas facilité
la tâche pour après, mais...
Comme ça, pas de regret.
- C'était bien, ce hasard.
- Mais...
c'est pas du tout un hasard.
C'était complètement organisé.
Je pensais qu'un jour
tu aurais eu besoin d'une thalassothérapie, alors...
je suis venue vivre ici.
J'ai trouvé un mari, j'ai fait un enfant.
Et j'ai fait construire un hĂ´tel.
Ça fait beaucoup d'organisation quand même pour te revoir.
Mais tu me promets que tu reviens jamais.
OK ?
Sous-titrage TITRAFILM
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