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Juin 1493
Malgré ses ennemis,
le pape jouit Ă nouveau de la paix.
Rome est libérée, grâce à l'Espagne.
La reine vous demande de respecter votre promesse.
Nous allons bannir les Juifs, non seulement de Rome,
mais de tous les États pontificaux.
Malgré l'amour,
Lucrezia entre en guerre.
Tu as envoyé ma femme en Espagne !
Vous me prostituez au nom du Christ,
comme Cesare avec les Colonna.
Ne nous parle plus jamais ainsi !
Vous cherchez refuge ?
Qui vous menace ?
Mon père.
Le pape Alexandre VI, souverain pontife.
Malgré ses échecs, Juan reste le préféré.
Pedro Luis a été tué.
Par qui ?
J'ai tué les assassins.
Vous êtes peut-être un bon stratège,
mais vous n'ĂŞtes pas un Borgia.
OĂą est le duc d'Urbino ?
Il a été capturé.
MĂŞme avec la foi, Cesare est perdu.
Un homme a essayé de tuer un bébé,
mais je l'ai arrêté.
Je l'ai sauvé.
J'ai sauvé son âme.
Et aussi le bébé.
L'enfant est en sécurité.
Depuis la défaite de la France,
le royaume de Naples n'a plus de souverain.
Au nom de mes fidèles, je vous demande
de désigner Federico d'Aragon frère de notre défunt souverain.
Federico est un homme bien.
Mais il n'a pas l'expérience pour gouverner.
Nous craignons des désordres.
Il est amiral.
Nous devons parler politique ?
Oui, Bella.
Venez, Mesdames.
Nous allons bavarder dans un endroit plus festif.
Le général de Cordoba arrive bientôt.
Il paraît qu'il est beau comme un dieu.
Il va falloir te méfier.
Des suggestions pour Naples ?
La famille d'Aragon a déchiré l'Italie.
Peut-elle garder le pouvoir ?
Le successeur devra avoir la confiance de l'Espagne.
Car l'armée Espagnole occupe Naples et Rome.
Nous suggérons comme nouveau roi,
le Prince de Tricarico.
Qui ?
Moi.
Alfonso m'a accordé le titre de Prince.
Juan appartient Ă la maison d'Aragon,
il a épousé Maria Enriques.
Son frère, Goffredo, est prince de Squillace.
Sans vous offenser, Votre Altesse,
Ă Bracciano les Orsini vous ont vaincu,
et la garde pontificale a déserté.
Ceci ne présage rien de bon,
Ă vous voir diriger une nation.
Si je prouvais mon talent au combat,
pourrais-je devenir roi de Naples ?
Nous verrons cela.
Je ne vais pas mourir mais vivre,
et révéler ce que le Seigneur a fait.
Portons sœur Lucia au lit.
Qu'est-ce qu'il se passe ?
C'est un miracle.
Les plaies du Christ
sont apparues, comme si des ongles
s'attaquaient Ă sa chair.
Les stigmates.
Elle a grandi tellement vite.
Nous devrions promulguer un décret
qui oblige les filles Ă rester innocentes.
Je suis une fille.
Tu aurais aimé que je reste "innocente" ?
Mais toi, tu es une exception.
Tu penses Ă Lucrezia.
Pourquoi s'est-elle enfermée dans un couvent ?
Ces semaines ont été insupportables.
Ordonne à la supérieure de la jeter dehors.
Pas tout de suite.
Elle doit revenir d'elle-mĂŞme.
Tu veux que je lui rende visite ?
Cela calmerait ton cœur ?
Je t'aime.
Très séduisant !
Si c'est père qui t'envoie, repars.
J'ai traversé des rues poussiéreuses et sordides,
et voilĂ comment tu m'accueilles ?
Mais le pape ?
Il ne sait pas que je suis venue.
Tu es partie sans mĂŞme me dire au revoir.
Il fallait que je parte.
Tous ces portraits qui nous dévisagent.
Rien n'anime leur regard.
Tout n'est qu'illusion.
Je voulais trouver la pureté, la vérité.
Un cloître ?
Rien n'est vrai dans la vie monacale.
Se couper du monde, n'est pas la réalité.
Je suis proche de Dieu ici.
La communauté, la prière, et sœur Lucia.
Une nonne bénie de Dieu. Elle a les stigmates.
C'est son sang qui coule.
J'ai trouvé ma voie.
Si tu es heureuse, je le suis aussi.
Que dirait ton père, le pape,
s'il savait que tu baisais une juive ?
Où est ton frère ?
Aucune idée.
Mais il devrait ĂŞtre lĂ .
L'ambassadeur Diego Lopez de Haro
et Gonzalo Fernandez de Cordoba,
commandant l'armée royale d'Espagne.
Bienvenue, Général.
Guidobaldo de Montefeltro, duc d'Urbino.
Vous avez combattu avec bravoure aux côtés du général de Cordoba.
Nous sommes heureux que vous ayez vaincu les Français,
et restauré la paix.
Une petite unité Française demeure à Marino.
Elle est avec nos ennemis, les Orsini et les Colonna.
Exterminez ce groupe satanique.
Et celui qui est dans Rome ?
Vous avez promis que tous les Juifs seraient bannis.
Nos épées sont prêtes.
Les Juifs apportent la peste.
Non, c'est la surpopulation.
Je parlais de spiritualité.
Il s'agit de politique.
Un fléau pour vous.
Leurs Majestés Très Catholiques parlerons de Marino
quand les Juifs seront bannis.
Les généraux décident des batailles, les soldats les gagnent.
Approchez, jeune homme.
Qui ĂŞtes-vous ?
Pedro Caldès de Valence, Votre Sainteté.
Notre frère se prénommait Pedro.
L'un de nos fils aussi.
Dieu les a rappelés.
Tu as le nez et le menton de notre frère.
Tu lui ressembles.
Tu es marié ?
L'amour est une bataille que je n'ai pas gagné.
Les Romaines sont moins sauvages.
Ce soldat ?
Il n'est ni duc, ni comte,
mais un humble paysan de Valence qui a sauvé Rome.
Il aurait sauvé Rome ?
Tu vas te servir de lui ?
Dieu est mystère, et puis il se révèle.
Mon frère, le juge.
Je vais présider le tribunal, parce que le pape est fatigué.
Un vol de carottes, une note impayée.
Il pense que tu es le seul à pouvoir le représenter.
C'est une étape, et une bonne formation.
Connaître leurs désirs,
c'est connaître leurs faiblesses.
Comme pour Lucrezia.
- Ce différent est triste. - Triste ?
Soyons tous satisfaits.
Le pape ne veut pas qu'elle reste au couvent.
Il finira par accepter.
Je l'ai convaincu que c'était mieux pour elle.
Pour toi aussi.
Je calcule chaque mot,
et mĂŞme s'ils sont faux, j'obtiens ce que je veux.
J'ai raconté à Rodrigo ma visite à Lucrezia,
et j'avais oublié que dire la vérité est simple.
Lucrezia est heureuse,
et il devra se contenter de notre fille,
ma Laura.
Un messager envoyé par Sa Sainteté.
Comtesse.
Je ne suis plus comtesse.
Pardonnez-moi.
Je n'ai pas l'habitude d'approcher la noblesse.
Je n'appartiens pas Ă la noblesse.
Mais vous ĂŞtes la fille du pape.
Je suis envoyé par Sa Sainteté Alexandre, pour...
Quel que soit le message, il n'a aucun intérêt.
Je dois vous le remettre.
Vous allez dire que je lui manque ?
Il ne peut plus m'utiliser
pour ses intrigues politiques.
Je veux consacrer ma vie au Christ.
J'insiste.
Pardonnez mon inexpérience.
Ça suffit.
Il est séduisant.
Oublions le plaisir du corps pour celui de l'esprit.
Un soupir ?
Je vous sers.
Il ne s'agit pas de moi.
Mais de la foi.
Veux-tu devenir nonne ?
Pars !
Rejoins cet homme que tu trouves si séduisant.
Tu n'es plus Ă mon service.
Va au Diable.
Nous sommes dans la Domus Aurea.
Le palais de l'empereur Néron.
Ça, un palais ?
On dirait un cachot, ou un tombeau.
Néron ne vivait pas ici.
Il organisait des orgies.
Le palais était enseveli depuis des siècles, et hier,
un homme est tombé dans une brèche
creusée par les pluies.
Quel est l'intérêt ?
Dieu nous révèle la beauté, la splendeur.
Il nous ramène aux jours glorieux de l'Empire Romain.
Cette découverte est un présage de notre future gloire.
De la mienne, comme roi de Naples.
Pourquoi tu n'as pas accueilli de Cordoba ?
Tu as peur du duc d'Urbino ?
Mon frère.
Arrête avec cette rancœur.
Tu veux que je t'aide Ă devenir roi ?
Il faut que je prouve ma valeur.
De Cordoba refuse que je commande ses soldats.
Aide-moi à créer une garde pontificale.
Tant que l'Espagne dominera la ville,
aucune armée ne sera autorisée.
Tu crois vraiment
que le roi Ferdinand te laissera gouverner ?
Partons avant de disparaître avec les vestiges.
Toi !
LĂ -haut !
Tire !
Construisons la basilique maintenant que la ville est libérée.
Le peuple a besoin de beauté.
Finit les toits qui fuient, les merdes de pigeon.
Vous vouliez me voir ?
Nous devons convaincre les barons de Naples,
mais également les souverains d'Espagne,
que tu seras un excellent roi.
J'ai fait bien des erreurs
mais je vais prouver Ă la reine ma valeur.
Je vais expulser les Juifs.
Nous avons un dilemme,
les Juifs ont de l'argent, ils payent leurs impĂ´ts.
Nous voulons qu'ils restent.
Dans l'intérêt de Rome,
je vais trouver une stratégie, qui vous satisfera
ainsi que la reine.
Merci d'ĂŞtre venu.
Tu as dit que c'était urgent.
Tu voudrais apporter Ă ta famille encore plus de gloire ?
Les Juifs se font circoncire.
Ce sont des barbares.
Je vais débarrasser Rome de ces barbares,
sans verser une goutte de sang.
- Comment ? - Nous allons les baptiser.
Les convertir ?
Un soupçon d'eau bénite, et brusquement, tous les Juifs,
disparaissent.
Nous leur ferons payer cet honneur,
ce qui augmentera le trésor.
Comment t'aider ?
Les prêtres célèbrent les baptêmes.
Qui de mieux qu'un de Médici ?
Rodrigo a envoyé un soldat pour qu'elle revienne ?
Pedro n'a pas réussi à la séduire.
Retourne au couvent.
Je suis venu Ă Rome pour trouver un homme riche.
Pas pour ĂŞtre chaste.
Elle ne veut plus de moi.
Je ne peux plus y retourner.
Alors tu ne sers plus Ă rien.
Je vais t'envoyer en Terre de Feu.
Les colons manquent de putains.
Pitié !
Dame Lucrezia semble obstinée.
Le problème, quand on est un Borgia,
c'est que vos enfants le sont également.
De la part du roi de Hongrie.
Tu ne peux rien faire ?
Tu n'as aucune solution ?
Sœur Lucia est dans ce couvent, elle souffre de stigmates.
Et c'est en la voyant, qu'elle a décidé de rester.
Un médecin va examiner cette nonne.
Et il démontrera la supercherie,
Lucrezia changera d'avis.
Mais si les symptĂ´mes sont divins ?
Notre médecin diagnostiquera ce que nous voulons.
Il y a la vérité, et une vérité plus subtile.
Ma fille n'a pas besoin de paumes qui saignent.
Elle a besoin d'un ami.
Veux-tu ĂŞtre cet ami ?
Le pape a ordonné à mon frère de se confesser,
de purifier son âme, afin d'hériter du trône de Naples.
J'ai l'intention de m'amuser avec lui.
Je vais le confesser.
Mais tu n'es pas prĂŞtre.
Pour être pardonné, il ne doit plus servir le mal.
Tu crois qu'il en est capable ?
Surtout s'il est roi ?
Bien sûr que non.
Moi ou frère Jacopo, qu'est-ce que ça change ?
Préparez la basilique, pour le baptême des Juifs.
Oui, Votre Altesse.
Tu es venu te confesser ?
C'est fait.
Mon âme est pure.
Frère Jacopo est de quelle humeur ?
Bienveillante.
Nouvelle mode ?
Depuis la découverte de la Domus Aurea,
tout Rome est envoûté.
Bénissez-moi, parce que j'ai péché.
Ma dernière confession remonte à une semaine.
Confessez-vous, et vous serez pardonné.
J'ai menti, triché, volé.
Mais pour le Saint-Père, par conséquent...
Ce ne sont pas vos péchés.
Absolument.
Je peux partir ?
Attendez.
Vous avez sûrement agi de façon égoïste.
La vérité, frère Jacopo,
j'ai commis un péché,
un péché mortel.
Je ne l'ai jamais dit
mais ça me hante.
Confessez-vous.
Libérez-vous de la culpabilité.
N'oubliez jamais
que la loi du silence est la règle.
Personne ne le saura.
Vous le jurez ?
Au péril de votre âme ?
J'ai fait tuer mon demi-frère, Pedro Luis.
J'ai engagé des assassins, habillés en musulmans,
et je les ai assassinés pour couvrir mon crime.
C'est ignoble, frère Jacopo.
Je regrette d'avoir offensé Dieu.
Je ne commettrai plus jamais de fratricide.
Frère Jacopo ?
Dieu vous pardonne.
Et ma pénitence ?
Dites-le à votre père.
Jamais.
Alors vous ne serez pas pardonné.
Allez vous faire foutre.
Toi, va te faire foutre !
Je savais que c'était toi.
- Menteur ! - J'ai reconnu ta voix.
Je suis bon comédien.
Et tu as cru Ă ces conneries.
Assassin !
Viens me voir quand je serai roi de Naples.
Juan a besoin de soldats Espagnols pour les baptĂŞmes.
Il n'a manifesté aucun remords,
quand Guidobaldo a été capturé.
Lorsque Juan rencontrera le duc d'Urbino,
il devra faire son mea culpa.
Chaque jour, les Colonna, les Orsini
et les Français s'installent un peu plus,
et vous refusez d'intervenir parce que vous êtes blessés ?
Blessés dans notre honneur.
L'honneur est une denrée rare.
Guidobaldo aura ses excuses,
et vos troupes seront au service de Juan.
Qui est lĂ ?
Madame.
Lucrezia est malade ?
Elle est au couvent...
Au couvent ?
Je ne veux pas ĂŞtre une putain !
Maman ? Nous devons parler.
Va-t'en.
Va dans le salon de musique.
Cette créature me pétrifie.
Elle est inoffensive.
Ta sœur est dans un couvent, pourquoi on ne me l'a pas dit ?
Père nous l'a interdit.
Nous, les Borgia,
nous avons tellement de secrets.
J'ai une horrible nouvelle,
Juan a fait assassiner Pedro Luis.
Quoi ?
Il me l'a avoué.
Il s'est confessé.
Il plaisantait.
Je ne crois pas.
Prouve-le.
- Mais comment ? - Essaie.
Et si j'y arrive ?
Il devra mourir.
Dis-moi, Juan Borgia.
Comment vit-on quand on n'a pas besoin de Dieu ?
Qu'on naît riche et qu'on a ce qu'on veut
en un claquement de doigts ?
Je vois le problème.
Tu ne veux pas payer le baptĂŞme.
Tiens.
Je suis généreux.
Sors de chez moi.
Tu iras à Saint Pierre, ou on t'y traînera de force.
- Je te laisse le choix. - Qui nous y traînera ?
Il n'y a plus de garde, les Espagnols refusent de te suivre.
Tes mercenaires ne peuvent rien contre douze cents Juifs.
Vous vouliez me voir, Votre Altesse ?
Mon frère sait quelque chose de dangereux sur moi.
Cesare doit mourir.
C'est dans l'intérêt de Rome.
Surprenante coĂŻncidence que ce soit vous
qui veniez avec le médecin.
Ce n'est pas une coĂŻncidence.
Le pape a voulu que ce soit moi.
Ces plaies...
En tant qu'homme de sciences, je suis ennuyé.
En tant que croyant, je suis ébloui.
Je ne sais pas s'il s'agit de médecine,
ou d'un miracle.
Le Saint-Père sera en colère.
Si seulement je pouvais recevoir un tel signe.
Je dois savoir si ma foi est réelle
si je suis dans la lumière de la pureté,
peu importe ce qui se dit sur moi.
Pardonnez-moi encore une fois.
Mais les stigmates ne sont pas nécessaires, pour être pure.
Vous avez renvoyé votre dame de compagnie.
Je ne suis pas Ă l'aise avec les mots,
mais je sais rester calme
si vous voulez qu'un ami vous écoute.
Pourquoi je me confierais à un imbécile ?
Je suis allée au couvent voir Lucrezia.
Je n'ai pas pu entrer.
Rodrigo a interdit tous les visiteurs,
sauf ceux qu'il envoie.
Cette famille est folle.
J'ai vu Lucrezia.
Il me l'a demandé.
Tu fais tout ce qu'il te demande ?
Je l'aime.
Rodrigo m'a dit qu'il n'a aimé que deux femmes.
Moi et...
Moi et Lucrezia.
On lui montre son amour et en retour, on a son indifférence.
Il se moque de son bonheur.
Je lui ai dit qu'elle a trouvé la paix, mais...
Il pense que ses désirs, sont des cadeaux pour nous.
Il va détruire Lucrezia.
Va le voir.
Dis-lui de la laisser prendre le voile.
Ce n'est pas son bonheur qui t'importe.
Tu as peur.
S'il est indifférent envers ma fille,
quand la tienne aura grandi,
il en fera peut-ĂŞtre autant ?
J'aurais dĂ» le savoir,
on ne peut pas te duper.
Je vais t'aider et après nous serons quittes.
Je n'ai pas oublié le service que tu m'as rendu.
Ensuite on sera ennemies comme avant.
Pantisilea, travaillera chez moi. À tes frais.
Tes désirs sont des ordres.
Je viens en paix.
En paix ?
Votre frère m'a dit de vous tuer.
Pourquoi tu me le dis ?
La loyauté n'appartient pas à celui qui paye
mais à une âme noble.
Je vous offre mon sang.
Pourquoi ?
Grâce à ce masque, je sais
que vous régnerez en maître absolu.
Que sais-tu sur l'assassinat de Pedro Luis ?
J'ai toujours su que la vérité jaillirait.
Tu présenteras tes excuses au duc.
Pourquoi ?
Ă€ cause de sa capture.
C'est sa faute.
Vous n'avez pas payé la rançon.
Je ne paye pas pour les erreurs des autres.
Nous allons débarrasser l'Italie des soldats Français,
et des Italiens qui ont comploté.
Le général de Cordoba est indispensable
pour régler le conflit et le problème Juif.
Sans son soutien,
tu ne pourras pas devenir roi de Naples.
Présente tes excuses.
Pour Bracciano...
Je regrette
que vous ayez été fait prisonnier,
et d'avoir été incapable de vous libérer.
Je jure de servir le Vicaire du Christ.
Je tiendrai ma parole,
et je suivrai les ordres du général de Cordoba.
Mes soldats sont Ă vos ordres.
Saint-Père, Vannozza Catanei.
Merci de me recevoir.
Dis à Pedro Caldès de venir.
De quoi as-tu besoin ?
Lucrezia vit dans un couvent.
Elle est impulsive, comme sa mère.
Quand notre fille était malade, elle parlait de sa vocation.
Elle n'a pas Ă choisir.
Et si elle est heureuse ?
Tu le serais, toi ?
Je ne suis pas elle, et toi non plus.
Ouvre les yeux.
Notre fille est une femme.
C'est de la rébellion infantile !
Je peux aller lui parler ?
Lui, ira lui parler.
Et mĂŞme plus que lui parler.
Si notre plan échoue,
il sera temps de l'étouffer sous tes baisers.
C'est notre dernier mot.
Tu n'auras jamais le dernier mot.
Tu n'es pas Dieu.
Ego te baptizo, in nomine Patris
et Filii et Spiritus Sancti.
ArrĂŞte tes conneries ou tu le paieras !
Est-ce que tu as fini ?
Vous avez tenu votre promesse concernant les Juifs.
Nous attaquerons les Français,
les Orsini et les Colonna.
Et Juan, comme préfet de Rome,
et Prince de Tricarico, se joindra Ă vous.
Bien sûr, Votre Sainteté.
Son épée sera précieuse.
Parfait !
Dînons pour célébrer notre victoire prochaine.
Votre Sainteté,
notre délivrance est totale.
Et ces deux-lĂ ...
étaient terrifiés.
Ils agitaient le drapeau blanc.
Et Virginio Orsini ?
Il s'est enfui.
Le duc va nous expliquer pourquoi ?
Nous le poursuivons.
Il sera bientĂ´t notre prisonnier.
Jetez-les aux cachots,
pendant que nous célébrerons une messe.
Ne les laissez pas s'échapper.
Votre Altesse,
j'ai reçu cette lettre de la cour d'Espagne.
Je suis venu te dire comment tu as secouru
ta chère amie Maria Enriques.
Lis cette lettre.
Mon épouse est morte.
Je suis veuf,
et tu es une meurtrière.
"Morte en couches lors de la tempĂŞte".
Au lieu de t'occuper de toi,
tu as tué ma famille.
OĂą est l'enfant ?
Tu es contente de toi ?
Et le bébé ?
Tu es fière de tes manigances ?
Et l'enfant ?
Comment va l'enfant ?
Les enfants.
Des jumeaux.
Ils sont vivants.
Dans son dernier soupir,
Maria Enriques a prénommé mon fils,
mon héritier,
Juan.
Elle m'aimait.
Ce ne sont pas tes vœux
qui répareront le mal que tu as fait.
Sœur Lucia ?
Conseille-moi.
Apprends-moi la pureté.
Ces vertus ne s'enseignent pas.
Elles viennent du cœur.
Oui, bien sûr.
Je me suis mal exprimée.
J'ai eu une vision, je devais entrer au couvent.
Mais ma famille m'en a dissuadée.
Pour elle, ce n'était qu'un rêve.
Mais je savais que c'était vrai.
La foi, c'est accepter l'inconcevable.
Mais ma conduite...
J'ai menti, j'ai vu un meurtre.
Mon amie est morte Ă cause de mes intrigues.
J'ai même désobéi pour être ici.
Prions ensemble.
Prie pour que je puisse avoir les stigmates.
Tu demandes Ă souffrir ?
Pour obtenir un signe du divin.
Le signe que je suis bénie et pardonnée.
"Je", "moi".
Tant d'orgueil, tant d'égoïsme.
Prier pour un tel fléau.
Pour s'exposer, pour prouver Sa Sainteté.
En demandant cette souffrance,
tu montres que tu n'es pas digne de sa bénédiction.
Tu n'as rien Ă faire ici.
Quand allez-vous dire à votre père
que Juan a commandité le meurtre de Pedro Luis ?
BientĂ´t.
Maintenant que les Français ne sont plus une menace,
je dois trouver le moyen d'arracher la couronne Ă Juan.
VoilĂ celui qu'on cherchait.
Nous avons une surprise.
Tu es enceinte.
Sublime nouvelle.
Tu seras un merveilleux père.
Et toi un vrai parrain.
Vous ĂŞtes Marco Antonio Colonna ?
Que voulez-vous ?
De la part de Juan Borgia.
Pour le viol de son frère.
Juan déteste autant son frère ?
De la part de Cesare Borgia.
Madame.
Vous m'avez demandé ?
J'ai obéi au pape.
Je vous ai obéi aussi.
Ma vie n'est pas importante...
Un jour, Dieu m'a parlé.
Je t'en prie, viens près de moi.
Ă€ quoi ressemble Sa voix ?
Ă€ celle d'une colombe qui vole entre les flocons de neige.
Et depuis, je cherche le son de Sa voix
et le sens de ma vie.
Vous l'avez trouvé ?
Au couvent de San Sisto ?
Certaines ont réussi. Moi, non.
J'en suis désolé.
Mes pensées incultes sont bien peu,
face à votre grâce, mais...
Sur le champ de bataille,
j'ai découvert qu'il y a des expériences
qu'on ne vit qu'une fois.
Celles qui sont bonnes,
il faut les chérir,
car on ne vit jamais deux fois la mĂŞme chose.
Et les mauvaises,
il faut s'en consoler,
car on ne vit jamais deux fois la mĂŞme chose.
Je ne veux pas être le jouet de mon père.
Quels sont ses ordres ?
D'ĂŞtre votre ami.
Si c'est son souhait, je refuse ton amitié.
Sois mon amant.
Ici ?
Dame Lucrezia.
Papa !
Je voudrais revenir chez nous.
Tu m'as manqué !
Tu m'as manquée aussi.
Merci de nous avoir ramené notre fille.
Comment te récompenser ?
Je suis sûr que vous trouverez.
Oui, bien sûr.
Nous parlerons à de Cordoba de son dévouement,
qui est exemplaire Ă nos yeux.
Quelle est la preuve que Juan a tué Pedro Luis ?
Et qu'il veut également vous tuer ?
Je n'en ai aucune.
Votre frère niera la vérité,
et comme sa parole est souveraine, personne ne doutera de lui.
C'est vrai.
Tu peux partir.
Son allégeance,
pourrait faire partie d'un plan pour vous tuer.
Toi ?
Chez ma mère ?
Moi aussi, j'aurai une maison un jour.
Qui est ce bâtard ?
De toi.
Sale menteuse.
Notre fils est mort.
Non. Il est vivant.
Ton ami l'a sauvé.
Je ne te crois pas.
Je me fous de savoir ce que tu crois.
Notre fils s'appelle Girolamo.
Putain !
Je suis la femme que tu as créée.
Cardinal Carafa,
avez-vous l'accord de vos barons, et de vos évêques ?
Quand pourra-t-il accéder au trône de Naples ?
Votre Sainteté.
Jamais.
Jamais ?
Le peuple de Naples a choisi Federico d'Aragon
comme héritier légitime.
Le peuple ?
J'ai un document, signé par le Doge de Venise,
par les ducs de Milan, de Ferrare, de Savoie,
de Mantoue, et du roi d'Espagne,
qui approuve Federico.
Le pape ne peut pas donner son avis ?
Nous espérons que le souverain pontife
acceptera de bénir cette succession.
Très bien.
Nous y consentons.
Mais Ă une condition,
comme l'épouse de Juan est morte,
il se remariera avec Carlotta d'Aragon,
la fille du futur roi de Naples.
Notre nouveau roi sera enchanté.
Si en retour, vous couronnez Sa Majesté.
Bien sûr.
Revoir Capri, c'était notre rêve.
Merde !
C'est un avertissement.
Il y a des fantĂ´mes ici.
Pourquoi un rendez-vous ici ?
Tu n'aimes pas l'histoire ?
J'ai lu Plutarque.
Néron était un monstre.
J'adore l'histoire.
Mais je préfère le soleil et l'air pur.
Tu vas bientôt être père ?
Oui.
Nous sommes deux.
Toi ? Tu vas bientôt être père ?
Pas bientĂ´t.
Je le suis déjà .
Et sa mère s'appelle Fiametta.
À Pérouse, j'ai vu les pouvoirs de sœur Columba.
Elle a ramené à la vie un bébé.
Mais tu connais les miracles.
Tu as ramené mon fils à la vie.
Je te remercie.
Tu as bien fait.
Tout comme je vais bien faire aussi.
Parfois, je suis le monstre de Dieu.
Ne me tue pas.
Supplie-moi.
- Pitié. - Lâche !
Est-ce que j'ai pleuré quand Marco Antonio m'a violé ?
Je suis resté un homme !
Tu es un homme ?
Silvia doit ĂŞtre enceinte d'un autre.
Tu n'as pas de couilles.
Tu n'en as jamais eu.
Je pourrais t'encorner, comme un taureau.
Fais-le.
Si ça te permet de te sentir mieux.
Mais je te connais.
Tu vas te noyer dans le Tibre dévoré de remords.
Tu pleureras sur mon cadavre.
Ce que j'ai fait, c'est par amour.
Ce que tu fais toi, c'est par orgueil.
Le pire des péchés, aux yeux de Dieu,
l'égoïsme.
Ă€ partir de maintenant toi et moi,
nous sommes ennemis.
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