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Mai 1493
La France a envahi Rome.
Fuyez ! Les Français arrivent !
Le désespoir s'est emparé de la famille Borgia.
J'ai créé une force allemande et loyale envers notre père.
C'était de la racaille.
Je savais que tu les perdrais à cause de ton incompétence.
Mieux vaut un mariage sans amour, plutôt qu'être maltraitée.
Être maltraitée ?
Des pions ont été sacrifiés.
Le Shahzadeh Djem sera mon prisonnier.
Si vous refusez de m'accompagner,
un homme de confiance le doit.
Vous demandez trop, Charles.
Alors c'est notre dernière entrevue.
Votre Sainteté, j'accompagnerai le roi.
L'heure est grave.
Sur la route d'Orvieto,
Giulia a été faite prisonnière par les Français.
Je l'ai beaucoup diverti.
Mon père a décidé de s'allier à la France.
Je vais être inquiète pour vous.
Ă€ moins de croire aux miracles.
Vous avez un bébé, une fille.
Je voudrais l'appeler Laura.
Nous devons nous rassembler pour sauver l'Italie.
Le roi d'Espagne se joindra Ă nous.
La Sainte Lance apporte la victoire à celui qui la possède.
Vive le pape Alexandre.
Tu es en danger.
Aux échecs nous sommes les maîtres.
Maître des coups tordus.
Combien de temps, avant le départ ?
Avant d'atteindre Naples ?
Avec cette pluie, très longtemps.
Ă€ Istanbul ce temps n'existe pas.
Quel froid.
Le roi Charles.
Que nous vaut cet honneur ?
Je me devais de vous apporter cette nouvelle.
Votre fils est mort.
Toutes mes condoléances.
Mon fils...
Mon frère a tué mon fils.
Bajazet a décapité mon enfant.
Oguzhan n'avait que deux ans.
Dieu, Allah...
protégera ton fils.
Celui qui tue un enfant n'est pas un homme.
Je vois que ton voyage est un succès.
Le prince Ferdinand de Habsbourg, neveu de l'empereur Maximilien,
et futur parrain de votre fille, Laura.
Prince Ferdinand.
Bienvenue parmi nous.
Prince !
Suivez nos instructions !
ArrĂŞtez.
Saint-Père...
Il va falloir parler plus fort,
nous n'entendons pas vos murmures.
Mon oncle Maximilien,
Empereur des Romains, dit que ses troupes,
sont dans les Alpes
et qu'elles seront bientĂ´t lĂ .
Ă€ Rome, je veux dire.
Mon oncle a dit,
je veux rentrer chez moi.
Après la cérémonie.
Viens Ferdinand,
je vais t'accompagner dans tes quartiers.
Tu aimes la pâte d'amande ?
La vérité ?
L'armée impériale est dans les Alpes.
Elle a pris Feltre et Bellune aux Vénitiens.
Feltre et Bellune ?
Les Français n'y sont pas. Difficile de vaincre Charles.
Maximilien ne combat que pour son profit.
L'empereur ne tient pas Ă faire avancer
ses troupes en Italie, pour attaquer les Français.
Il ne viendra peut-ĂŞtre pas nous aider,
mais son attaque contre les Vénitiens va nous profiter.
Allez Ă Venise.
Dites au Doge que nos services secrets
nous informent que ses canaux vont ĂŞtre envahis par les Allemands.
Au lieu de gondoles, ils auront des bateaux germaniques.
Tu es de bonne humeur.
J'ai reçu des nouvelles d'Alfonso d'Este,
depuis mon divorce !
Il dit qu'il va mourir au combat,
non pas Ă cause de l'ennemi,
mais à cause de l'amour qui emplit son cœur !
Je suis trop grosse pour danser.
- Je suis heureuse... - Ne me touche pas !
Pourquoi ?
Regarde.
Le travail de ton frère...
Mon époux.
VoilĂ ce que les hommes font.
Je suis piégée ici, avec ce monstre.
Couvre-toi, je t'en prie.
Pantisilea, aide-moi !
Je suis désolée.
Mon bébé.
J'ai peur que Juan, avec sa brutalité,
tue le bébé avant que je puisse le voir.
Non, ça n'arrivera pas.
J'ai fait la guerre avec mon frère.
Et pourquoi ?
Un titre ?
Une couronne ?
Je voulais montrer à mon père,
même après sa mort,
que je pouvais mieux réussir
que son fils préféré, Bajazet.
Je te le demande.
Est-ce que mon ambition valait tout ça ?
Au nom du prophète Mahomet,
qu'est-ce que c'est que ça ?
De la soupe. Pour soigner votre toux.
Prends-en un peu.
Prends des forces
pour que l'on puisse s'évader.
Ton seul but est de me retarder ?
Pardonne-moi.
Je ne peux pas marcher plus vite.
Tu peux et tu le feras. Allez, avance.
Le baptĂŞme va commencer.
Encourage Lucrezia à concrétiser ses plans
avec Maria Enriques.
Qu'elle se mĂŞle de ce qui ne la regarde pas.
Et quand Juan apprendra de quelle manière
elle s'est occupée de ses affaires,
il sera furieux.
Tu ne la pends pas.
Tu lui apprends à faire le nœud.
Laura, tu n'es plus une étrangère,
tu fais partie du royaume de Dieu.
Tu appartiens Ă la maison du Tout Puissant,
édifiée sur les fondations des apôtres,
et dont la pierre angulaire est le Seigneur Jésus.
"Ouvre-toi Ă une douce odeur.
Puisses-tu fuir, Ô démon, car le jugement de Dieu est..."
Je déteste Rome !
Dame Rosalina Della Mirandola,
marraine de cette enfant, renoncez-vous Ă Satan,
père du péché et prince des Ténèbres ?
Pour Laura ?
J'y renonce.
Prince Ferdinand de Habsbourg,
parrain de cette enfant,
renoncez-vous Ă Satan,
père du péché et prince des Ténèbres ?
Si cette colère persiste, je vais te rendre eunuque.
Sans tes petites couilles, Satan sera le moindre de tes soucis.
Oui, je rejette le diable. Je rejette Satan !
Par le baptĂŞme, Dieu Tout Puissant...
Renvoie Ferdinand chez son oncle.
Tu voulais te servir de lui ?
Nous préférons perdre notre tiare,
que de l'entendre pleurer un jour de plus.
Laisse-moi appeler un médecin.
Jamais.
Les médecins Français ne sont pas plus que des chamans.
Seuls les arabes et les juifs sont des experts.
Je ne vais pas partir vĂŞtue comme une paysanne.
Tu n'as pas le choix.
Personne ne remarquera une servante qui sort du Palais.
Ces plantes sont pour la traversée.
Tu n'accoucheras pas avant d'ĂŞtre en Espagne.
Ne dis Ă personne qui tu es.
Sauf à l'évêque Desprats.
Le légat du pape à Barcelone.
J'ai bien fait ?
Je t'en prie, Djem.
Récupère vite. La pluie s'est arrêtée.
Naples nous attend.
Mais...
on devait s'enfuir ?
Les plans ont changé.
On va Ă Naples et ensuite, on rejoint ton pays.
Charles veut organiser une croisade contre ton frère.
Quand Bajazet sera vaincu,
le trône te sera restitué.
Le miséricordieux...
Allah...
m'appelle.
Tu marcheras le long de l'hippodrome.
Et tu vengeras ton fils.
Oguzhan.
Je le vois, il est lĂ .
Je suis navré mon ami,
je ne connais pas tes prières pour recommander ton âme à Allah.
Mais ton Dieu t'offrira une place auprès de ton fils.
Garde ! Il est mort.
Mort ?
Oui, Saint-Père.
C'est triste. C'est la fièvre ?
Les Français pensent que Djem a été empoisonné.
Ils accusent ton fils.
Impossible.
Il ne tuerait pas un ami.
Rendons grâce à Dieu, que Cesare ait pu s'échapper.
Je le soupçonne d'avoir offert ses chevaux
dans le but de s'enfuir.
Il est en route pour être à tes côtés.
Non, il ne viendra jamais au Vatican
car les Français le chercheront d'abord ici.
Ils frapperont Ă nos portes, furieux et haineux.
Pourquoi ?
Qu'est-ce qu'il leur a fait ?
Détruit leurs munitions et incendié leur campement.
Ils ne vont plus Ă Naples ?
Non, malheureusement.
Des orages se sont abattus sur la Campanie,
et Charles poursuit sa route vers le sud.
Les Espagnols vont l'accueillir avec leurs lances.
C'est un miracle que Cesare se soit enfui.
Les anges ont un grand amour pour lui.
Tu as été maltraité ?
Pas physiquement. Pas par les Français.
Dieu, par contre, ne m'a pas épargné.
Et tu viens ici, et non pas au Vatican ?
Je vais Ă Orvieto.
La forteresse d'Alessandro m'abritera,
au moins pour un moment.
Viens manger quelque chose,
je vais te donner des vĂŞtements.
Viens.
Le roi Charles est entré dans Naples acclamé par la foule.
Cela n'a rien d'étonnant.
Bonne nouvelle du nord,
Piccolomini a convaincu Venise de rejoindre la Ligue.
OĂą est-il ?
Charles exige une réponse.
OĂą est-il ?
Qui est "Il" ?
Le Cardinal Cesare Borgia.
Sa Majesté le roi de France,
et de Naples, exige que votre fils revienne.
Il est roi de Naples ?
Alors...
Della Rovere a couronné Charles,
et le Cardinal Borgia
n'a pas été témoin du couronnement ?
Vous savez qu'il s'est échappé.
S'il s'est échappé, c'est qu'il était en danger.
Mon souverain assurait sa sécurité.
Il a respecté sa parole.
Vous n'avez pas tenu la vĂ´tre.
Comment ça ?
Vous avez demandé à l'Espagne, de nous combattre à Naples.
Malgré votre serment.
Votre parole
a autant de valeur qu'une bouse de taureau.
Livrez-nous votre fils,
ou nos troupes reviendront Ă Rome
et elles détruiront les palais des Borgia.
Tous les Catholiques d'Europe savent
que le Cardinal Borgia était en bonne santé
quand il a été nommé légat.
S'il a disparu,
méditez ce conseil :
si vous le retrouvez,
gardez-le en vie.
Je le retrouverai.
Et ce jour-lĂ ,
je traiterai votre fils, comme Giulia.
Après avoir pénétré un des vôtres,
je vais en violer un autre.
Comment as-tu osé ?
Mon amour, s'il te plaît.
Je t'en prie, crois-moi.
Ne me touche pas !
Tu n'as que deux solutions,
ou tu disparais Ă jamais,
ou tu répares ton péché.
J'ai besoin de toi et j'ai besoin de Laura.
Dis-moi ce que je dois faire.
Va au Diable !
Lord Jaches est séduisant et intelligent.
Jaches est fou de moi.
On marche sans parler.
On se tient par la main en silence.
Le temps est suspendu,
et l'univers est magnifique.
J'ai hâte que notre union soit célébrée.
Quand je suis avec Alfonso, le silence n'existe pas.
Il me pose plein de questions.
Il cherche à me connaître.
Tu ne lui parles pas depuis des mois ?
Parce qu'il se bat contre ton père ?
C'est compliqué la politique.
Quoi ?
Tu as vu ma femme ?
Non, je ne l'ai pas vue.
Ton frère, m'a toujours
fait peur.
Avant, je l'aimais beaucoup.
On est amies depuis des années et...
Juan ne connaît pas mon nom.
C'est mieux pour toi.
Les événements ont pris une tournure étrange.
Nos espions disent que D'Alègre
a vécu une épreuve épouvantable.
Plusieurs personnes inconnues sont entrées
dans ses appartements du Palazzo Santa Maria, et...
lui ont coupé les testicules.
Quelle femme remarquable.
"Tout est en ordre".
La forteresse d'Albornoz
n'a jamais vu une femme aussi belle.
Je vous trouve bien charnel pour un cardinal.
Dieu voit la même beauté en toi.
VoilĂ un homme de robe.
Je suis venu chercher refuge.
Mais j'ai peur d'ĂŞtre de trop.
Votre Sainteté, des nouvelles du roi Ferdinand.
Les Espagnols feront route vers le nord, depuis la Sicile,
si vous accordez à la reine une dernière chose.
Quoi ?
Que vous bannissiez tous les juifs de la Ville éternelle.
Nous le ferons,
quand ils vaincront nos ennemis.
Ma sœur, je suis content de te voir.
Que fais-tu ici ?
Je lis les lettres d'Alfonso d'Este.
Tu sais qu'il se bat contre nous ?
Il m'aime. Remets-les Ă leur place.
Laisse-nous.
S'il part aussi.
Nous devons nous expliquer.
Je t'en prie, assieds-toi.
J'ai été courtois.
Assieds-toi !
Autrefois avec Cesare, on jouait Ă un jeu.
Fais comme ça.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
N'aie pas peur, c'est un jeu.
Tu trahis ta famille pour d'Este ?
Lâche-moi !
Ça fait mal, arrête !
Tu as envoyé ma femme en Espagne.
Non.
De Corella dit le contraire. C'est vrai ?
Tu crois ton âme damnée plutôt que moi ?
Sans ma femme, une autre doit me sucer.
Alors, suce-moi.
Je vais hurler.
De Corella est dehors. Personne n'entrera.
Père te tuera.
Par jalousie ?
Tu suces le pape ?
Quoi ?
Ou il met sa bite entre tes jambes ?
Tu es un malade.
On parle de tes vices dans les tavernes.
Qui répand ces mensonges ?
Ton ex-mari, Giovanni Sforza.
Il dit aux ivrognes qui l'écoutent
que tu baises avec le Saint-Père.
Tu es face Ă lui, ou Ă quatre pattes ?
Et on croit Giovanni ?
Tu crois Giovanni ?
Giovanni est un bouffon,
un salaud qui veut me déshonorer, et détruire notre famille.
Pour cacher son manque de virilité.
Une chose que tu partages avec lui.
Seul un lâche,
frappe une femme enceinte qui porte son enfant !
Je connais tes perversions.
Quand elle arrivera en Espagne,
et que le roi et la reine apprendront la vérité,
quelle sera la réaction du Saint-Père ?
Quand il verra que tu as détruit son rêve
de voir un Borgia sur le trĂ´ne d'Espagne ?
Et qu'Ă cause de toi,
Ferdinand arrĂŞtera de se battre contre la France.
Cardinal Sforza.
Nous avons appris que vous étiez encore
retourné à Milan.
Votre cheval y va les yeux bandés.
Je vais vous attendre.
Non. Nous voulons vous parler ici,
lĂ oĂą nous avons obtenu votre voix.
Mon frère souhaite se rallier à vous,
Ă l'Espagne, Ă Venise, Mantoue, Sienne et au Saint-Empire Romain.
Quelle coĂŻncidence.
Trente mille soldats vénitiens et l'armée espagnole,
sont en route pour attaquer la France
et vous nous annoncez que Milan,
veut changer de camp ?
Les Français sont finis, car les Sforza
ne s'allient qu'à l'armée victorieuse.
Quelle différence y a-t-il entre vous et nous ?
Dites au duc que Milan est la bienvenue.
Tu sais comment dans les maisons closes,
ils ont rebaptisé Alessandro ?
Au lieu de Farnèse on m'appelle bonne baise.
Un bon jeu de mots.
Un peu insultant, je te l'accorde.
Sous prétexte que je dois mon titre à ma sœur,
je suis devenu cardinal de la chatte.
C'est incroyable la jalousie.
Ça n'a rien à voir avec la jalousie
c'est une insulte contre toi et ta sœur.
Voilà ce qui nous différencie.
Je ris de moi, et toi tu prends chaque mot
comme un coup d'épée.
Tu as raison comme toujours.
Saint-Père, dame Giulia.
Prends ce que tu veux avec toi.
Avec moi ?
Pour aller oĂą ?
Pour partir avec moi,
Ă Orvieto.
Quand Charles apprendra la trahison de Milan,
il se précipitera à Rome.
Il viendra du sud.
Par conséquent, nous partirons voir nos fidèles,
qui méritent de voir leur pape dans toute sa gloire.
Je suis pardonnée ?
C'est vrai ?
Tu devais faire pénitence, et tu nous as obéi.
Rappelle-nous de ne jamais te faire du tort.
Je devrais vous accompagner.
Reste ici.
Retiens le roi le plus longtemps possible,
ce qui nous permettra d'aller loin au nord,
et à l'Espagne d'assiéger Naples.
Quand Charles est venu, vous êtes resté.
La dernière fois, il pensait que nous étions faibles
et nous le pensions aussi.
Il est difficile de prédire.
Vous fuyez quand vous ĂŞtes fort ?
Tant qu'il y aura un Borgia Ă Rome,
ce ne sera pas une fuite
parce que ta présence signifie que nous reviendrons.
Pourquoi nous restons tous les deux ?
Charles ne te fera rien.
Comment le savez-vous ?
Rien ne devait arriver à notre mère...
Juan accordera au roi tout ce qu'il demande.
Inonde-le de "oui".
Tous les concordats peuvent s'annuler.
Je vous refléterai,
comme mon armure reflète le soleil.
Ma sœur,
tes paroles étaient pleines de sagesse.
Je regrette de t'avoir malmenée, ainsi que ma femme.
Je m'efforcerai de me racheter
chaque jour.
Votre Sainteté, je suis désolé
pour les problèmes que ma lâcheté vous a causés.
Au paradis, les Borgia,
nos ancĂŞtres, sont fiers.
Ton hospitalité a été parfaite.
Nous allons avoir besoin
de beaucoup de chevaux demain matin.
Pourquoi partir si vite ?
Vous allez rester avec ton frère.
Si je reste, Charles nous assiégera,
si nous partons, il n'attaquera pas.
Nous voulons vous protéger.
Ma sécurité n'est rien, face à la douleur d'une séparation.
Excusez-nous.
Vous voulez une escorte ?
Moins nous sommes, plus vite nous irons.
Votre Majesté,
nous vous félicitons, pour votre accession
au trĂ´ne de Naples.
À genoux devant Sa Majesté.
Dois-je m'agenouiller ?
Vous ĂŞtes trop charmante.
Où est votre père ?
Dans les États pontificaux, il parcourt...
Ă€ genoux !
Où est votre père ?
Il n'est pas lĂ , vos appartements...
OĂą ?
VoilĂ la question. "OĂą est-il ?"
Je l'ignore.
Je vous le demande Ă nouveau,
et si vous me répondez je l'ignore,
votre frère sera exécuté.
OĂą est le pape Alexandre VI ?
Je l'ignore.
Tu l'aurais laissé me tuer ?
- Il ne l'aurait pas fait. - Tu en es sûr ?
Je raisonne aussi bien qu'un homme,
aussi bien que toi.
Et si tu avais mal raisonné ?
J'aurais pleuré à ton enterrement,
de tristesse ou de joie. Je l'ignore.
Les Français ont saccagé l'Italie.
Expliquez-nous, Cardinal Savelli ?
Des Français et des mercenaires
mettent ces collines Ă sac.
Vous ne les enterrez pas ?
Il y a beaucoup trop de morts.
Nous allons vous escorter jusqu'à Pérouse.
Content de te voir, Giovanni.
Nous partons vers le nord.
Nous allons retrouver notre ami le pape.
Bon voyage, Votre Majesté.
Bon vent, Votre Éminence.
J'ai tenu ma promesse au pape.
Rome a survécu.
Je mérite une récompense.
Agenouille-toi et remercie Dieu. Implore son pardon.
Tu as raison, je vais demander pardon.
J'y vais tout de suite.
Je vous salue, Marie, le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes,
et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, mère de Dieu,
priez pour nous, pauvres pécheurs.
Je vous salue, Marie, le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes,
et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, mère de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs,
maintenant et Ă l'heure de notre mort.
Le bébé est mort ?
Soyez prêt, la main de Dieu va se révéler.
C'est la sixième fois.
Qu'elle a ramené un mort à la vie ?
Elle peut aussi prédire l'avenir.
Vous pensez ce que vous dites ?
Je vous demande pardon.
Je n'aurais pas dĂ» vous le dire dans la Chapelle.
Cet endroit est sacré.
Je suis marié
et je n'ai pas le droit de tomber amoureux d'une autre.
Vous ĂŞtes amoureux de moi ?
Ma langue trahit mon cœur.
Prions Dieu qu'Il m'aide Ă changer.
J'imagine qu'Il a plaisir Ă contempler
l'ĂŞtre unique que vous ĂŞtes.
Tu es toute mouillée.
Vous accomplissez des miracles.
Non, je ne suis qu'une intermédiaire entre Dieu
et ceux à qui Il accorde sa grâce.
Votre humilité est remarquable.
Mais vous accomplissez des miracles.
Nous devons vous le demander,
prédisez notre avenir ?
Non, je vous en prie.
Qu'est-ce que Dieu nous réserve ?
Libérera-t-il l'Italie des Français ?
Restaurera t-il Constantinople la Catholique ?
Les juifs doivent-ils ĂŞtre bannis ?
Qu'est-ce que vous voyez ?
Cette expression. Elle a vu l'avenir.
Mon avenir l'a terrifiée.
Lord Jaches a rendu ma dot.
Il rompt nos fiançailles.
Pourquoi ?
J'ai perdu ma virginité.
Juan me l'a prise.
Il t'a violée ?
Tu t'es donnée à lui ?
Comment tu as pu ?
Tu sais ce qu'il a fait Ă sa femme ?
Peu importe la morale, ma vie est détruite.
Mon père m'a reniée.
Je suis morte.
Non, espèce d'idiote.
On est mort que quand on l'est vraiment !
Que vais-je faire ?
Dis Ă Lord Jaches que ce sont des ragots.
Que tu es toujours vierge.
Vous, les Borgia, vous ĂŞtes des menteurs.
Tous autant que vous ĂŞtes !
Débrouille-toi avec ta vérité.
On est mort que quand on l'est vraiment !
Sous le commandement de Gonzaga,
le Marquis de Mantoue
a eu trois chevaux tués sous lui.
Trente mille mercenaires de Venise ont affronté
les Français à Fornoue.
Le roi Charles aurait perdu beaucoup de soldats,
ainsi que tous les trésors qu'il a volé en Italie,
parmi lesquels une Sainte Croix,
et les armes de Saint Denis.
Ils ont également volé un heaume royal et une épée,
ainsi qu'un livre d'images de femmes nues,
dans des postures lascives.
Les trois mille cavaliers Français
qui restent se terrent dans leur campement.
Bravo, Votre Sainteté !
Gilbert de Bourbon, comte de Montpensier,
vice-roi de Naples, s'est rendu aux Espagnols.
Cordoba veut exécuter tous les mercenaires Français.
Sauf si vous le refusez.
Ce Français ridicule.
Charles, l'orgueilleux, qui pensait diviser pour régner.
Il a trop dispersé ses efforts.
Il a gagné la guerre pour nous.
Que de Cordoba exécute un homme sur trois,
et expédie les autres à Lyon.
Va voir le Roi Très Chrétien, dis lui que nous l'exhortons.
Charles doit, aujourd'hui,
reprendre la route Ă travers les Alpes.
Et ne plus jamais troubler la paix.
Père, vous avez accompli l'impossible.
Vous avez créé l'union de la péninsule Italienne.
C'est Dieu qui a créé l'union.
Comme sœur Colomba, nous sommes son serviteur.
Prions pour remercier Dieu.
Seigneur, comme lorsque David a vaincu Goliath,
nous sommes reconnaissants du miracle de ton intervention,
qui prouve au monde que nous sommes les élus.
Je vous ai cherchée partout...
Je prie pour mon âme misérable.
Alfonso d'Este est Ă Rome.
Il est vivant ?
Pourquoi tu es triste ?
Il est Ă l'hĂ´pital.
Mon amour ?
J'ai rêvé de te voir.
Que t'arrive-t-il ?
On t'a décapité ?
Je serai bientôt guéri.
Qu'y a-t-il dans cette boîte ?
C'est un bain au mercure.
Tu es magnifique.
Qu'as-tu sur le visage ?
J'ai attrapé la variole.
Je suis Ă Rome pour me soigner.
Tu as attrapé le mal Français ?
Pour les Français c'est le mal Italien.
La variole vient du Nouveau Monde.
On l'attrape en couchant avec des putains !
Un homme est seul Ă la guerre.
Je n'ai pensé qu'à toi.
J'étais seule aussi, mais je n'ai pas eu d'aventures.
Oui, évidemment.
Tu es une femme.
Et j'en rends grâce à Dieu.
Attends, je veux te prendre dans mes bras.
Il faut que je sorte, sœur Clarissa ?
Tu me dégoûtes !
Ma sœur, aidez-moi.
Je vois Rome comme la première fois.
Et mon cœur bat la chamade.
Accueillons les Espagnols avec les honneurs dus à un César.
N'exagérons rien. Une cérémonie suffira.
C'est notre victoire Ă tous.
Grâce à l'aide de l'Espagne, Rome est libérée.
Ferdinand sera à jamais loué,
comme protecteur de l'Église.
La reine Isabelle m'a demandé de vous rappeler
que son époux a envoyé ses troupes, tenez votre promesse.
Nous la tiendrons.
Nous allons expulser les juifs de Rome,
mais aussi de tous les États pontificaux.
Père ?
Je pourrais demander au général de Cordoba
de nous aider à éliminer les juifs.
C'est la fĂŞte. La politique attendra.
Ne bannissons pas les juifs tout de suite.
Va chercher ta femme.
Maria Enriques devrait ĂŞtre avec nos amis Espagnols.
Ma femme est...
- Père ! - Elle est...
Père ! Il faut que je vous parle.
Pas maintenant !
J'ai prié, et j'ai réprimé ces prières.
J'ai vécu comme vous le vouliez.
Je veux votre bénédiction.
Je veux entrer au couvent. Je veux consacrer ma vie Ă Dieu.
Tu peux servir notre Sauveur sans devenir nonne.
Mais je le veux.
C'est ma vie pas la vĂ´tre.
Juan a raison.
Nous en parlerons plus tard.
J'ai déjà trop attendu,
j'ai été donnée à des porcs, sur votre ordre.
Ils étaient issus des plus grandes familles.
Ma mère a raison.
Vous ĂŞtes comme eux.
Vous me vendez quand vous en avez besoin,
et ensuite je dois divorcer.
C'est toi qui as voulu divorcer.
Nous ne voulons que ton bonheur.
Vous êtes mon père.
Et vous devez me protéger.
Nous le faisons.
Nous faisons tout pour toi, pour eux, pour Rome.
Nous nous sacrifions pour notre famille.
Grâce à cette victoire,
nous sommes sur la bonne voie.
Vous me prostituez comme Cesare, aux Colonna.
Ne nous parle pas ainsi.
Tu n'es pas aussi importante.
Nous avons une autre fille.
C'est une enfant gâtée.
Les miracles arrivent Ă ceux qui prient ?
Ces soldats ne sont pas ici Ă cause du divin,
mais parce que Rodrigo Borgia est un manipulateur.
Néanmoins, ils sont là .
La liberté de Rome
est un miracle.
Nous vous demandons asile.
Nous sommes en danger.
Je vous en supplie, laissez-nous entrer.
Vous cherchez refuge ?
Qui vous menace ?
Mon père.
Votre père ?
Le pape Alexandre VI,
souverain pontife de notre Sainte Mère l'Église.
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