All language subtitles for Borgia.S01E04.DVDRIP.x264.AAC-ARA.frx

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian Download
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Août 1492

Après la mort du pape, tous les cardinaux d'Italie

se réunissent pour élire un nouveau pontife.

Rodrigo Borgia éloigne sa famille de Rome,

pour prouver son engagement exclusif envers l'Église.

Je pars à Gandie.

Cesare retourne à Pise.

Et Lucrezia part à la campagne.

Premier jour du conclave :

les manœuvres politiques continuent entre les cardinaux.

Vous pensez que vous pourriez être élu.

Je ne soutiendrai pas un candidat

qui n'est pas proposé par Da Costa.

À cause d'une querelle

le scrutin n'a pas commencé.

Deuxième jour du conclave.

Mon fils

est la plus belle création de Dieu.

Lucrezia,

la fièvre est bien pire.

"Tu étais en compagnie de plusieurs femmes."

Troisième jour du conclave.

Don Gaspare, va-t'en.

Je suis malade, tu vas mourir.

À ma naissance, Rodrigo a passé un pacte

irréversible avec Dieu.

Ma vie serait sans péchés,

sans convoitise. Elle ne serait que pureté.

En échange de quoi Rodrigo deviendrait pape.

Della Rovere, quatre.

Borgia, quatre.

Et j'éprouve une satisfaction à l'idée

que Della Rovere soit mon ultime adversaire.

Sforza,

huit.

Carafa, cinq.

Borgia, quatre.

Della Porta, quatre.

Della Rovere, quatre.

Savelli, deux.

Non concluant pour l'élection.

Regarde.

La fumée est noire, on n'a pas de pape.

J'ai fait un cauchemar.

Où est notre bébé ?

Où est notre fils ?

Notre fils ?

Où est-il ?

Je t'en prie.

Dis-le-moi.

Dis-moi, où est notre fils ?

Notre fils est avec Dieu.

Est-ce que...

Lucrezia...

va mieux ?

Et Saint-Michel, avance l'épée à la main,

et Sainte Pétronille se métamorphose.

Pétronille, la fille du premier pape.

Je veux retourner chez mon père.

Repose-toi.

Qui est Lucrezia ? Je suis Pétronille.

Elle est possédée.

Par le diable ?

Ou par la fille sans tête ?

Je vais demander un exorcisme.

L'exorciste la tuerait.

Elle pourrait perdre son âme.

Jamais, je ne l'accepterai.

On se passera de votre permission.

Quatre voix, il m'en faudrait une de plus.

Je dois faire quelque chose

d'extraordinaire, d'audacieux...

Tu dois calmer les cardinaux.

Orsini et Colonna ont peur que tu sois élu

et que le Vatican soit aux mains des Borgia.

Je pourrais renoncer à tout même à ma famille.

Sforza, ferait-il de même ?

Il abandonnerait son frère et aussi Milan ?

Sforza m'a fait une offre.

Plus lucrative que la mienne ?

Plus. Le double.

Je double.

Il doublera ta mise.

Il n'y aura bientôt plus assez de ducats.

Qu'est-ce que tu veux ?

Un titre ?

Si je suis pape, je nommerai qu'un seul vice-chancelier

et un autre Doyen pour remplacer Della Rovere.

Pérouse ?

Je te propose mon titre de légat.

Tu m'offrirais des terres en plus ?

C'est audacieux.

J'ai plus de terre cultivées que Sforza.

Pourquoi me donner un titre et des revenus aussi importants ?

Le pape est le serviteur des serviteurs de Dieu.

Ce titre suffit à un homme.

Tu commences à croire à ce que tu dis.

Vous entendez ?

Le peuple s'impatiente.

Pour nous obliger à nous dépêcher.

Un seul repas par jour.

C'est monstrueux.

Un seul repas.

Le repas de ce soir sera mémorable.

Pour le Cardinal Orsini !

Qui vous a dit d'apporter ces coffres ?

Le Cardinal Borgia.

Avant la fermeture des portes.

Il a dit si le conclave dure trois jours...

J'ai confiance en toi.

Confiance en moi ?

Pour oublier mon passé et épouser mon avenir.

Et me taire à propos de ça ?

L'Église Via Lata est prestigieuse,

les fresques stupéfiantes

et sa situation de premier ordre.

La route vers la richesse et le rayonnement.

Pourquoi te séparer d'une telle propriété ?

Peu m'importe ce que je possède,

c'est l'intérêt général qui m'intéresse.

J'ai changé, Francesco.

Aie confiance.

Oui, Rodrigo.

J'ai confiance.

Confiance ? Confiance dans des murs ?

Aux bénéfices perpétuels.

- Une abbaye ? - La plus glorieuse.

Subiaco et ses forteresses qui me protégeaient.

Et Cesare ?

Vous me demanderez de le protéger ?

Il n'est rien pour moi.

Pas pour moi.

Je veux qu'il soit puni pour avoir mutilé mon neveu.

Il doit être humilié publiquement.

La perte de son héritage n'est pas suffisante ?

Je vous offre le port de Porto ?

Ce serait assez, si les biens matériels suffisaient.

Mais les Orsini,

ont un contrat avec le roi de Naples.

Vous n'êtes plus obligé de lui obéir.

À Sa Majesté, non, mais à ma famille, si.

À mon neveu, Orsino Migliorati, par exemple.

Sa femme, Giulia, est...

Une fleur épanouie que tout le monde admire.

Arrêtez de la butiner !

Je me défais de tout ce que je possède.

Tout.

Tout Naples vous acclamera.

Bologne est proche des portes de Milan.

Vous êtes extraordinaire.

Si votre roi lance l'assaut contre les Sforza,

- Bologne est parfaitement... - Vous me plaisez.

Della Rovere s'éparpille, gesticule,

il danse pieds nus sur la braise, mais vous...

serez élu pape.

Trop de plaisanteries m'empêchent de dormir.

Reprenez votre diocèse graisseux

et offrez cette volaille à Gherardo.

Je les préfère sans hypocrisie.

Qu'est-ce que tu fais ?

Je vais à Rome.

Mon père, le pape, a besoin de moi.

Pourquoi tu es sur ce mur ?

Pour voler avec l'Archange Saint-Michel.

Non, je t'en prie.

J'ai reçu un message du pape.

Il exige que tu restes avec nous.

Pierre va être crucifié.

Non, Néron a pardonné à Saint Pierre.

Viens.

Viens dire avec moi une action de grâce.

- Viens. - Qui êtes-vous ?

Ta mère.

Ma mère est morte en Galilée.

Mon père fait des miracles. Pourquoi il ne l'a pas sauvée ?

Mon enfant.

Toujours pas de pape.

Naples a sept voix mais Milan en a huit.

Et Della Rovere ?

Quatre. Comme Porta et Borgia.

- Mon ami. - Ami ?

Nous nous connaissons depuis longtemps.

Mais depuis quelques jours, je vois que tu es désespéré.

Soit c'est un nouveau trait de ton caractère,

soit tu l'avais bien dissimulé.

Tu ne mérites pas d'être assis sur le trône

de Saint Pierre.

Ce que tu appelles désespoir,

moi j'appelle ça la passion de réformer.

Et pour réformer l'Église, il faut verser des pots-de-vin.

Tu préfères quoi ?

Le soutien de Médici, Savelli, Gherardo ?

Proférer des calomnies sur moi ?

Ça pourrait te rendre coupable des crimes dont tu m'accuses ?

Je n'ai acheté personne pour avoir quatre voix,

et je n'en veux pas d'autres.

Je n'ai même pas voté pour moi.

Je ne veux pas devenir pape.

Qui ? Carafa, Sforza ?

Élus, ils se déclareraient la guerre,

Rome serait anéantie.

Tu préfères Della Rovere, qui partagerait

avec de jeunes adolescents la chambre papale ?

Je ne veux pas être pape,

mais si Dieu le veut, je le serai.

Si l'homme ne se sentait plus coupable,

il ne serait plus un homme.

Il serait une tortue.

Reconnaître les péchés que nous commettons,

être responsable de nos actes,

voilà ce qui nous permet de nous approcher du divin.

Professeur, je peux ?

Je suis d'accord avec Remolino,

mais je me pose une question,

peut-on commettre un péché pour une cause juste ?

Ce qui en ferait une bonne action

et non un péché ?

Comment évaluer la culpabilité ?

Je vais te le dire.

Quand le péché est contre nature.

Contre nature ?

Comme un père qui tue son fils ?

Dieu l'a fait,

il a envoyé Jésus sur la croix.

Dieu est contre nature.

Tu blasphèmes !

Silence !

Silence !

Nous n'avons plus le temps.

Ce soir, vous allez franchir une étape qui mène à la prêtrise,

la tonsure.

Son Excellence vous coupera les cheveux au sommet du crâne

pour symboliser votre obéissance à Dieu.

Méditez pour savoir si vous en êtes dignes.

Tu en es digne ?

Y en a-t-il un seul ?

Ayez conscience de ce que vous ferez

imitez dans votre vie ce que vous accomplirez

par ses rites

et conformez-vous

au mystère de la croix.

Louons le Seigneur.

Gloire à Dieu, notre Père tout-puissant.

J'ai raté un festin.

Il y a eu profusion et abondance.

Je croyais que tu n'aimais pas le poulet !

Je t'en ferai porter, si tu le souhaites.

Quand mon père me disait

qu'il y avait des cardinaux corrompus, je ne pensais pas à vous.

La simonie est un grave péché.

C'est Della Rovere qui t'a dit ça ?

J'essaie de ne pas vous écouter,

je vois vos lèvres bouger,

qui rampent comme des vipères sur le marbre.

Je t'offre mon amour éternel.

Que vous avez offert à d'autres.

Comme Cesare l'a fait.

À moins que son amitié ne soit qu'une manipulation.

Cesare t'aime, c'est ton ami.

Vos paroles rendent l'air nauséabond.

Tu es jeune.

Assez jeune pour ignorer les simagrées de ces vieillards.

Vous m'écœurez avec vos jérémiades.

Je suis inquiet pour l'avenir.

Il faut en finir avec le conclave.

Ma victoire est proche...

Lequel avez-vous engendré à cette orgie ?

Juan ? Lucrezia ?

La mère de Cesare était-elle une putain ?

Je n'ai pas d'enfants.

Si je suis élu, je bannirai Lucrezia, Cesare et Juan de Rome.

Évidemment. Le Catalan !

Je me suis trompé.

Tu n'es pas jeune.

Tu es un enfant.

Ils veulent détruire tout Florence.

Mon cousin Giuliano veut qu'on se prosterne,

qu'on fasse des courbettes à plat ventre,

et qu'on voue un culte au jeune Médici.

La famille c'est important.

Vous devez avec vos cousins faire bloc pour le vote.

Mais vous ne devez pas tout accepter.

Préparez-vous pour le prochain scrutin.

Par exemple, le Palais Riario,

que le pape a confisqué à votre père,

c'était injuste.

Terriblement injuste.

Il est possible d'y remédier.

En vous restituant le palais

et en vous dédommageant financièrement, rétroactivement.

Vous me demandez de trahir Giuliano,

de voter pour vous et non pour lui.

Le Diocèse d'Imola est à un jour de marche de Florence,

du Palazzo Vecchio.

Piero de Médici n'a de pouvoir que

sur des antiquités laissées par son père.

Un coup d'épaule et toute la maison s'écroule.

Qui a écrit votre homélie ?

Pardonnez-moi ?

Au moment de l'apparition des trois soleils.

Le discours était de vous ?

Oui !

Beau discours.

Puisque le vote est secret,

mon cousin n'a pas à savoir à qui je donne ma voix.

Et vos autres cousins ?

Ils ont aussi bon appétit.

Della Rovere, trois.

Della Porta,

quatre.

Sforza, cinq.

Borgia, dix.

Dix ! C'est incroyable !

Carafa,

cinq.

Non concluant pour l'élection.

Seigneur,

faites que mon roi m'entende.

Que le roi Ferrante marche avec son armée sur Rome,

et expulse par la force l'air putride de l'indécision

qui infecte la Chapelle.

Vous m'entendez ?

Seigneur ?

- Vous m'entendez ? - Oui.

Rejoignons les collines.

Donnons l'alerte.

Doucement.

Je ne peux pas déchiffrer.

Attends.

Carafa, vieux fou !

L'air est trop humide

pour que je supporte ton souffle.

Tu dis ne pas avoir voté pour toi.

Tu voteras pour Carafa ?

C'est une affaire entre Dieu et moi.

Depuis combien de temps les Porta habitent Rome ?

Depuis que César a été sacré empereur.

Que vont-ils dire quand ils verront

que tu cires les bottes du roi de Naples ?

L'armée de Ferrante a envahi la ville.

Elle occupe notre cité.

Comment tu le sais ? Nous sommes coupés du monde.

Écoute,

tu n'entends pas l'appel aux armes ?

Les plaintes des mères qui ont peur pour leurs filles ?

Je ne suis pas né romain, mais je suis romain.

Je ne suis loyal ni envers la France,

ni Milan, ni Naples, mais envers Rome.

Envers l'Église Catholique Romaine.

Au nom de tous les saints qui ont été martyrisés,

de tous les hommes qui depuis les Césars

ont souffert et se sont battus,

nous ne baisserons pas les bras.

Aucun homme, fut-il roi,

ne nous détournera de notre devoir.

Nous ne serons éclairés que par

le Saint-Esprit, notre seul guide.

Homme de bonne volonté

mon roi s'est laissé abuser.

Enfermé ici avec vous, je n'ai pas pu

empêcher son geste insensé,

mais maintenant,

il n'y a rien que je puisse dire

pour que vous m'accordiez à nouveau votre confiance.

Donc,

je demande aux quatre cardinaux qui ont voté pour moi,

de donner leur voix à un homme fort,

un homme dévoué et pieux,

un homme qui mériterait d'être notre prochain pape.

Ascanio Sforza.

Pourquoi vous désister pour Sforza ?

Milan est votre ennemi.

Parce que lui est Italien.

Et il est d'une lignée noble.

Les Borgia aussi sont nobles.

Pas d'après ce qu'on dit. Vous êtes un Marrano.

Vous avez été engendré par des juifs Espagnols

faussement convertis au catholicisme.

Des calomnies qui n'épargnent pas Sforza.

La seule certitude,

c'est que Sforza a treize voix,

une de plus, et il sera pape, et vous,

le Catalan, vous brûlerez en enfer !

Je t'ai apporté à manger.

Je ne veux ni manger, ni boire.

Je ne veux rien.

Pourquoi le Seigneur a infesté son esprit ?

N'accablez pas le Seigneur.

C'est le diable qui la possède.

Il faut la libérer de ce démon,

l'exorciser, c'est tellement violent.

C'est ma seule fille.

Elle n'est plus votre fille.

Jusqu'à l'exorcisme, elle est une ombre.

Vous avez été une mère pour mes enfants.

Je ne vous ai jamais remerciée.

Je fais mon devoir, rien de plus.

Je vais encore solliciter votre bienveillance.

J'aimerais partir

avant que l'exorciste n'arrive.

Je ne peux pas assister à ce rituel.

Vous protégerez ma fille à ma place ?

Pouvez-vous l'accompagner pendant l'exorcisme ?

Bien sûr.

Mais le rituel aura lieu ici.

Merci.

Merci pour tout.

Je partirai dès que l'exorciste arrivera.

Demandez qu'on prépare l'attelage ?

Pas tout de suite.

Le prêtre ne viendra que ce soir.

J'aimerais rester avec ma fille.

Seule.

C'est bien que vous reconnaissiez mon expérience.

Vous vous comportez comme une vraie mère romaine.

Entrez.

Et ces tractations avec les cousins ?

Domenico va abandonner Giuliano en échange d'un fief

et du Diocèse de Turin.

Basso est le plus honnête du clan Della Rovere ?

Il a refusé toutes les offres.

Tu n'as qu'une voix de plus.

Ça fait douze au total.

Et Sforza en a treize.

Pour ne pas être discrédité, je dois agir ce soir.

J'ai donné tous les biens que je possède,

si je ne suis pas élu,

je serai obligé de me cacher en Espagne.

Sauf si tu me rends Pérouse.

Alors, Sforza doit me donner ses voix.

En le payant, en le raisonnant ?

En le tuant !

Pas sa mort physique, celle de son esprit.

J'ai un document nuisible pour Sforza

qui pourrait le déstabiliser.

Je ne voulais pas m'en servir,

dans le combat que se livre Milan et Naples.

Je dois parler avec Sforza sans être interrompu.

J'ai besoin de ton aide.

Dis au Cardinal de Milan de me rejoindre.

Ici, Éminence ?

Dans l'endroit le plus intime.

Un miracle.

Une nouvelle attaque de Naples ?

Savelli a une vision.

Je peux rentrer chez moi ?

- Un miracle ! - Il reste des pastilles ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Savelli parle au Saint-Esprit !

Dans la Chapelle !

La vision est si belle. Elle dépasse l'imagination.

Parle-moi, Seigneur.

Quel est le message ?

Guide-moi.

Fais de moi ton émissaire.

Vous n'allez pas croire à ça ?

Seigneur !

Debout !

Il parle avec Dieu.

Savelli voit le Saint-Esprit ?

Des ombres au plafond mais pas l'Esprit Saint.

Vous êtes un homme mais pas saint.

J'ai appris tous les dialectes d'Italie.

La noblesse aime qu'on la comprenne.

Ça réconforte son sentiment de supériorité.

Vous connaissez l'art du double langage.

Avec une seule bouche.

- Habile. - Informé.

Je sais ce qui se passe entre les murs du Vatican.

Je sais où les registres sont cachés.

Et je sais aussi où sont cachés les registres

qui les contredisent. Et je sais aussi où...

Sont cachés.

Beaucoup de papier dans ces murs.

Et de l'or et des ducats d'argent.

Vous êtes fort pour transporter l'or.

Comme un juif Espagnol.

Ou un banquier Milanais.

Je t'entends, Seigneur.

L'Esprit Saint m'a dit,

cet homme t'a trahi.

Traître !

Tu as été mon maître, cousin ?

Qui était allié à Borgia pour élire Innocent ?

Tu m'as appris l'art de la négociation

et la jouissance de la trahison.

Regarde la vérité en face.

Tu ne peux pas être pape,

mais le faiseur de pape en votant pour Borgia.

Je serai plutôt l'épilogue.

Des mules chargées d'or ont quitté le Vatican ?

Par précaution.

Vous volez la banque pour la sauver ?

Pas besoin de voler,

j'ai suffisamment d'or et d'argent pour enrichir la Sixtine.

Qui de nous peut remplir la plus grande pièce ?

Peut-être que je ne possède pas le bon langage Milanais.

Il n'y a pas de vanité dans mon propos mais de l'amitié.

En tant que vice-chancelier vous pourriez être riche,

beaucoup plus riche,

plus que vous ne pouvez l'imaginer.

Mais la contrepartie, c'est que vous deveniez pape.

Nous parlons le même langage.

Seigneur,

je vous entends.

Dieu parle à travers Savelli.

Guide-nous, Seigneur.

Qui doit être le prochain pape ?

Il me manque une voix pour être pape.

Pourquoi me soumettre ?

Trente-sept ans en Italie et le mystère demeure.

Chaque ville est indépendante, rebelle, puissante.

Traiter avec vous tous c'est lutter contre douze serpents

qui s'éloignent et qui mordent encore.

L'Espagne est unie derrière un roi.

Ici, nous n'avons qu'un pape.

Les Milanais le méprise s'il est napolitain,

s'il est vénitien, par les Florentins.

Je suis impartial je suis le serviteur de Dieu.

Si je suis pape, j'unifierai les royaumes.

Je crains que Della Rovere vous en empêche.

Je le bannirai.

Et la France attaquera Milan ?

Votre frère perdrait sa cour...

Votre famille, sa ville.

Et vous,

une nuit dans le Palais Apostolique,

en buvant du vin et votre vie pourrait vous échapper.

Della Rovere connaît les caves du Vatican.

L'Espagnol a l'imagination morbide.

Si j'ai une telle imagination,

pensez à celle de Della Rovere.

Il a peut-être les mêmes projets pour vous ?

J'ai mal de voir Cesare souffrir.

Il faut que je lui parle.

- Il a commis l'indescriptible. - C'est notre ami.

On a tous commis des actes regrettables.

Mais nous on savait que nos actes étaient mauvais.

Mais lui pense qu'il fait le bien.

Tu vas rester ici à attendre le châtiment.

J'attends la sentence de Rome.

Mon péché capital a-t-il triomphé ?

Ou l'enfant est mort pour rien ?

Tu fais toujours la même chose,

tu fais le mal, et tu t'en veux.

Dieu te pardonnera.

Fiametta te pardonnera.

Je ne me le pardonnerai jamais.

Je prie pour trouver la paix...

Arrête de prier, agis, repens-toi,

sois sincère dans ton amour.

Pas pour toi, mais pour le Seigneur.

Le soleil va bientôt se lever.

Comme acte de pénitence, je vais gravir le Monte Serra.

Et chercher mon enfant.

S'il est mort, je vais l'enterrer dignement.

Aucun homme ne peut affronter ça tout seul.

Mettez douze galets dans l'eau chaude et apportez-les.

Della Rovere dit que je suis un Marrano.

Mais le roi Ferdinand par une ordonnance

a certifié la pureté de mon sang.

C'est l'ordonnance ?

Ce document vient de Carthage.

Il révèle les origines d'une autre famille.

De votre famille,

souillée par du sang musulman.

C'est faux.

Vous allez perdre des voix.

Un musulman qui règne sur Milan la Catholique ?

La populace va se révolter.

Ils vont s'attaquer au Palais et dépouiller votre frère.

Les mêmes menaces, encore et encore.

Toujours plus.

Ce parchemin donne au roi de Naples un argument

pour assouvir sa haine et justifier sa guerre.

Comme un vieux chien et il n'est pas le seul.

Ferrante va s'emparer du trône de Milan qui

d'après lui, appartient à sa petite fille

puisqu'elle est mariée avec votre neveu.

C'est Galeazzo qui m'accuse avec ses boniments ?

Quand il sortira de prison dans laquelle votre frère l'a enfermé,

comment se vengera-t-il ?

Ce sont des mensonges.

Un mensonge habile est plus puissant qu'une vérité grossière.

Le peuple croit à la cruauté de sa noblesse.

Notre décadence donne aux pauvres un sentiment d'égalité.

- Je peux falsifier des documents. - Faites-le !

Si Rome croit que je suis juif, je ne perds que ma situation.

Je peux repartir en Espagne et vivre ma vie.

Mais si Rome veut y croire,

la famille Sforza disparaît toute entière,

aussi vite que la neige fond au soleil.

La vision de Savelli va s'évanouir

et la patience dont je fais preuve aussi.

Je serai vice-chancelier.

Accordé.

Vous me donnez votre palais.

Accordé.

Votre nièce, Lucrezia, épousera mon cousin Giovanni

pour nous lier par le sang.

Elle est déjà promise au fils du Comte d'Aversa.

Obstacle mineur.

Accordé.

Ça va être une marche difficile.

Qu'est-ce que tu fais ?

Je vais y aller pieds nus,

comme Jésus sur le chemin de croix.

Je n'aspire pas à la perfection divine.

Je garde mes chaussures.

Della Rovere, deux.

Savelli, deux.

De Médici, deux.

Fregoso, trois.

Della Porta, quatre.

Borgia, treize.

Le total est de vingt-six voix.

Et un bulletin blanc.

Il vous manque une voix, le Catalan !

Comment peut-on voter blanc ?

Vous deviez voter pour moi.

Votre pacte avec Sforza, conclu dans les vespasiennes,

voter pour vous c'est perdre mon âme.

Si le conclave continue, vous allez mourir.

Pendant votre agonie, personne ne vous aidera.

Vous n'avez pas le droit.

Et une fois dans la tombe, vous irez en enfer.

Dans quel cercle de Dante irez-vous ?

Vous mangerez de la merde, au lieu de pastilles.

Non, pas ça, Rodrigo. J'ai tellement faim,

je ne pense qu'à ça.

Pour moi ?

Que le monde entier le sache.

Le trône a été acquis pour deux morceaux de pâte d'amande.

Della Rovere, deux.

Savelli, deux.

De Médici, deux.

Fregoso, trois.

Della Porta, quatre.

Borgia,

quatorze.

La volonté de Dieu s'est manifestée.

Levez-vous pour témoigner de notre unanimité.

Nous sommes tombés dans la gueule du loup.

Il va tous nous dévorer.

Je suis pape.

Vicaire du Christ !

Pardonnez-moi.

Je vous prie de me pardonner.

Pour mon manque...

J'ai tellement eu...

confiance dans l'infini sagesse

de l'Esprit Saint.

Giuliano,

vous êtes le Doyen du Sacré-Collège,

faites votre devoir.

Je vous rappelle

que vous devez refuser deux fois avant d'accepter.

Je m'appellerai Alexandre.

Comme Alexandre le Grand.

Il pense qu'il peut tout conquérir.

Je vais avaler un festin.

Écrivez mon nom sur des bouts de papier

et lancez-les par la fenêtre.

Mon nom doit recouvrir la ville.

Ouvrez cette porte !

Putain tyrannique.

Vous reniez mes qualités de mère,

alors que votre fils est cocu.

Continuez à tromper votre monde dans les faubourgs.

Je vais dormir au Palais Apostolique.

Chez votre ancien amant, le nouveau pape.

Rodrigo ? Pape ?

Et quand je dirai au Saint-Père votre désintérêt pour Lucrezia

sa colère s'abattra sur vous comme la foudre !

Grâce à toi, je suis sur ce trône.

Vous avez conscience de ce que vous avez fait ?

Oui.

Qu'allez-vous dire à votre frère ?

Que Borgia porte la tiare mais que je gouverne.

Il fait chaud, dépêchez-vous.

Plus vite.

- Vice-chancelier. - Votre Sainteté.

Tu as trouvé quoi ?

Rien.

Il n'est pas là.

Mon fils.

Son corps n'est plus là.

L'Ange de Dieu a entendu.

Il a sauvé mon fils.

C'est possible qu'autre chose l'ait entendu.

Seigneur Tout Puissant.

Tu guides mes pas vers la lumière.

Je suis ton serviteur.

Que soient bénis, ma famille et moi-même,

pour que notre dynastie ne disparaisse jamais.

Les cloches sonnent pour Borgia !

Ma chère enfant.

Ma bouche est sèche.

Je suis là.

J'ai eu des visions magnifiques.

L'Archange Saint-Michel, Sainte Pétronille.

Le Saint-Esprit.

Et maintenant, je sais.

Qu'est-ce que tu sais ?

Le but de ma vie.

Dieu me demande de le servir.

Je rentre au couvent.

Ne dis plus jamais ça.

Ne le dis jamais à ton oncle.

Le pape.

Voici ce que je te dois.

Ce n'est pas assez.

On était d'accord.

Mais avant j'étais aussi pur qu'Adam au paradis.

Tu n'as jamais été pur. Achète-toi des cannoli.

On doit se marier.

- Elle sait quoi ? - Rien.

Pour l'instant.

Je vais avoir besoin de beaucoup plus

et d'un titre,

ou je révélerai les secrets du conclave

et la vérité sur notre nouveau Saint-Père,

à propos de son élection.

Tu as donné ta parole.

Les hommes de Dieu trichent et mentent.

- Je suis leur exemple. - Moi aussi.

Un dernier mot ?

Demain, je réorganiserai la décoration de ces pièces.

Je bâtirai de nouveaux appartements.

"Nous" bâtirons de nouveaux appartements.

Vous et moi ?

"Vous" êtes "nous" maintenant.

Oui.

"Je" suis "nous".

Je parle au nom des âmes humaines.

Ce sera tout, Herr Burchard.

Seigneur, bénissez ma famille et moi-même,

que notre dynastie demeure toujours auprès de vous.

Lorsque vous m'accordez votre bénédiction,

elle devient une bénédiction éternelle.

Fiametta, notre enfant est vivant,

je te donne ma parole...

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.