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Original subtitles

709.

C'était sa chambre ?

C'était sa chambre ?

Oui.

Tu as loué l'autre ?

Ça se passait dans sa chambre ou dans la tienne ?

La sienne.

Ici ?

- Fonce en Europe. Déniche-le. - l'Europe ? Ça fait loin.

Je sais où il se cache. Ramenez-moi sa tête.

Sa tête ?

J'en ferai cadeau à ma femme.

Chouette bagnole !

- Tu m'aimes ? - J'aime ta voiture.

Et moi ?

- Bien sûr. - A ce soir pour dîner.

Bye !

- Quel étage ? - Septième.

Septième.

Alors, Don Juan ?

T'as eu tort de faire ça. MacKeen est très jaloux.

Sa femme te l'a pas dit?

Allez-y !

MacKeen veut la preuve que tu as compris avant...

Encore. Pour faire bon poids.

Au poil, celle-là.

Monsieur a sonné ?

- Cinq whiskys. - Oui, monsieur.

Maintenant, raconte.

MacKeen adore les détails.

Moi, Marc Borel,

avoue avoir séduit la femme du grand MacKeen,

ce salaud !

Sois poli.

Ce salaud !

Emballe ses affaires.

- Et n'oublie rien. - OK.

Paie sa note.

J'ai séduit Diana MacKeen par goût du risque,

de sa fortune et de son cœur d'or.

Épatant, l'eau chaude.

Ça ramollit les durs et ça les rend plus sincères. Hein ?

- Ouais. - Le charmeur qui nous revient.

Vide tes poches.

Carnet d'adresses.

Carnet d'adresses. Très intéressant.

Harry...

Garde tes papiers. MacKeen veut que ta mère le sache.

Quelle mère ?

Dis, le Français...

Je suis pas français. Je suis corse, comme Napoléon.

C'est pas de ta faute.

C'est encore loin, ta planque ?

Encore 20 minutes.

Vous aurez ma tête, MacKeen,

mais votre femme vous déteste.

Et moi, je vous emmerde !

Avec ton cran et mon cerveau, on serait allés loin.

Gardez mon fric, je vous le donne.

De la broutille.

Nous, on ne fait pas dans le détail.

Voilà la marchandise !

Tirez ! Tant pis pour Napoléon !

Tirez ! Tirez !

J'aurai sa peau. S'il faut, j'attendrai toute la nuit.

- Et s'il s'est noyé ? - Pas un poisson comme lui.

Il doit attendre la grosse circulation.

Faudra qu'il se montre. C'est la seule route.

Vise ! Là-bas !

C'est lui !

- Il n'ira pas loin. - A cause ?

Où irait-il ? Il n'a pas un rond.

Êtes-vous prêt à comparaître devant Dieu ?

Oui, bien entendu.

Car vous venez ici chaque soir

pour écouter la bonne parole

et la promesse d'une vie future meilleure.

Le Royaume des Cieux vous attend.

La pauvreté n'est pas un crime.

Vous êtes les derniers maintenant,

mais vous serez sûrement les premiers...

là-haut.

Vous êtes comme les lys des champs qui ne travaillent ni ne filent.

Mais Salomon dans toute sa gloire

n'était pas aussi bien paré.

Archimède, aidez-nous un peu.

Qui c'est ?

Les dingues. On va bien bouffer.

Quand je les vois, moi, je salive.

Crabe, mayonnaise, poulet rôti...

petits pains. Toujours le même menu.

Si vous désirez écrire à quelqu'un.

Si vous désirez écrire à quelqu'un.

-Vous voulez une enveloppe ? - Merci.

T'as la cote.

Pourquoi dis-tu qu'elles sont dingues ?

T'as pas lu les journaux il y a quelques années ?

J'étais pas en France.

Ben, mon vieux, pour du pétard, il y en a eu !

Quel genre de pétard ?

Son mari, Hill... Un millionnaire américain...

Son amant l'a descendu.

Et l'autre ?

Elle, c'est sa bonne.

Je vois.

Bonsoir, Madame Hill. Encore merci.

Mademoiselle Mélinda, bonsoir.

Puis-je vous poser une question délicate ?

Bien sûr, monsieur.

Pas de casier judiciaire ?

Non. Je vous donne ma parole.

Tant mieux alors.

Bien que vous n'ayez rien à craindre de moi.

Craignez-vous Dieu ?

Oui, monsieur. Je crains tout.

Voici un don venant de gens pieux comme Mme Hill.

Une dame qui s'élève au-dessus du malheur, du scandale, des ragots.

Elle vient ici souvent?

Deux fois par semaine.

Deux fois par semaine.

Voyez, voyez, les rayons

Enfin naissent !

Toutes les joies...

...nuageux apparaissent...

Tel un nuage...

...s'envolent...

...nos détresses...

Rendons grâce au Seigneur pour tous Ses bienfaits.

Asseyez-vous.

Ce n'est pas seulement Dieu que vous craignez.

Je n'ai rien dit. Je les ai renvoyés.

Mais je ne puis vous garder plus de 5 jours.

C'est le règlement sur la Riviera. Vous comprenez ?

On m'a demandé

si vous saviez conduire.

- Oui. - Parfait.

Vous conduisez très prudemment.

Où avez-vous appris ?

À Paris.

À genoux ?

Laisse faire, Mélinda.

La serrure est chatouilleuse.

Il faut savoir la gratter.

- Vous permettez ? - Je vous en prie.

Je vous remercie.

- Venez me voir dans mon bureau. - Très bien, Madame.

Mélinda vous montrera votre chambre.

Combien de domestiques ?

Rien que vous... et moi.

C'est tout ?

Nous vivons seules.

Venez voir votre chambre.

Je n'habite pas ici ?

- Non, au-dessus du garage. - Mais...

Si je comprends bien...

...nous devons tout entretenir à nous deux ?

Nous occupons peu de pièces.

Et nous ne recevons jamais.

Je ne crains pas le travail...

...cirer, astiquer...

Agréable d'avoir un homme ici.

Mme Hill le pense aussi.

Mais dites-moi un peu...

...rien qu'entre nous...

elle a bien quelqu'un ?

Belle comme elle est !

- Oui. - Qui?

Dieu.

Vous pensez vraiment à tout.

À tout... ou à rien.

Vous voulez me faire croire que notre veuve... est une sainte.

Qu'elle aime seulement les pauvres et les bonnes œuvres !

Elle est très bonne.

Elle me donne ses robes.

Dites, ces hommes qui parlaient au pasteur Nielsen...

...ils vous recherchent ?

Que vous a-t-on appris à l'armée ?

À casser les cailloux.

Je ne peux imaginer ça.

Nous ne pouvons faire ça !

Si nous cherchions autre chose ?

Je ferai tout ce que tu veux.

Mais c'est dur de manger le lapin qu'on a apprivoisé.

Entrez.

Venez par ici, s'il vous plaît.

Montrez-moi votre passeport.

Bien sûr, Madame.

Vous venez de New York ?

Oui, Madame.

À la nage ?

Non, c'est arrivé ici.

Mais comment?

Une... jeune fille...

m'a poussé... et...

voilà...

je suis tombé dans la piscine.

Né à Billancourt. C'est à Paris ?

Sur les bords.

- Vous avez de la famille ? - Non.

Aimez-vous les voyages ?

Ça dépend.

Le cas échéant, vous retourneriez en Amérique ?

Le climat ne me convient pas.

"Né le 14 mai...

Signe du Taureau.

Vous avez 28 ans.

Et 13 jours.

16 jours !

Pour faire le malin, il faut savoir compter.

Oui, Madame.

Profession : manipulateur. Ça veut dire ?

Je touche un peu à tout, Madame.

Je sais conduire une voiture...

...laver des carreaux.

Je sais faire bien des choses.

Mais des choses qui vous ont déçu.

Oui. Mais madame sait qu'en manipulant...

...certaines choses, d'une certaine façon...

...on peut faire des millions.

À propos des millions...

...ça vous va 200 par mois, nourri, logé, blanchi?

Je pensais à 500.

Mal pensé.

Excusez-moi.

300.

Très bien.

Un jour libre par semaine, selon accord mutuel.

Quel jour ?

- Mercredi. - Soit. Et toutes mes nuits ?

N'oubliez pas qui est l'employeur et qui est l'employé.

Jamais !

Où avez-vous été élevé ?

Dans les rues de Paris.

Dans le ruisseau, plutôt !

Disposez !

Laissez-moi ça.

Beaucoup de chauffeurs sont passés ici ?

Non.

C'est fade !

Ça manque de sel.

Brûlant !

Je vous aime car vous êtes pauvre.

Pas pour longtemps !

Il n'y a jamais eu d'autre chauffeur ?

Je suis pauvre, aussi.

Comme toutes les bonnes.

Mais je suis sa cousine.

Il fallait le dire!

Son dernier chauffeur l'a quittée,

il y a 2 ans... avant mon arrivée.

8 jours après la mort du mari de Barbara.

Si vous voyiez la voiture !

Marc !

Marc.

Qu'y a-t-il ?

Soyez prêt dans une heure.

Il me faut 12 éponges et une tonne de savon.

Ouvrez la fenêtre !

Tenez, voilà.

- Merci. - C'est un plaisir.

Pour moi aussi !

Sale !

Je vous achèterai une livrée.

Ça m'arrange, Madame.

Doucement, chauffeur ! Nous ne sommes pas pressées.

- Pas mal du tout. - Ça sera celui-là.

Il tombe bien, n'est-ce pas ?

Pas d'ampleur sous les bras.

- Le col est trop haut. - Trop haut ?

Trop haut pour moi.

Avec ces épaules, j'ai l'air d'un porte-manteau.

C'est fabriqué en usine.

Monsieur est difficile.

Et celui-là ?

Ceci est une commande laissée pour compte.

Pas mal.

Il y a un défaut.

Et alors ?

Je serai à l'aise pour conduire.

Pour conduire les avions !

Qu'en pense Madame ?

Élégant. Mais il faudra changer les boutons.

- Ce sera fait en 10 minutes. - Je vais attendre.

J'en voudrais un deuxième, c'est plus sûr.

Ce sera fait en 4 jours.

Pas avant ?

On fera notre possible.

Et le complet gris que tu avais promis ?

C'est inutile.

Pour vos sorties.

Je ne pense pas en faire.

À propos, j'ai les yeux très sensibles aussi.

Vous serez superbe, en gris.

Mélinda.

Dites.

Avez-vous lu "La Guerre et la Paix" ?

Oui, plusieurs fois.

Répondez-moi, qui est Anna Pavlovna ?

Je la confonds toujours avec Anna Mikhaylovna.

De même pour Nikolushka Nicolaï...

Le Prince... c'est un Rostov ou un Bolkonski ?

Je vous le dirai plus tard.

En retardant notre départ de 8 jours, on est peinards.

On l'aura épinglé avant.

Reste là et ouvre les yeux.

Tous les quatre !

Vous pourriez descendre m'ouvrir la portière !

Au Consulat du Venezuela.

Tout de suite, Madame.

Vous conduisez de façon spéciale !

Vous trouvez ça trop cuit ?

Pourquoi vous en faire ?

Envoyez-lui des conserves.

Vous pensez que ça sera suffisant?

Son petit estomac est exigeant.

24.

Ce n'est pas une veuve, mais une ogresse !

Vous ne mangez pas ensemble ?

Je préfère rester avec toi.

Quel vin boire avec ça ?

Du rouge.

Je suis claqué !

L'ange à l'œil noir va devoir m'augmenter.

Oui l'a cognée ?

Quoi ?

L'Ange... d'où vient son œil au beurre noir ?

D'une porte. En la poussant.

Barbara ! Le dîner est prêt.

Que faisait-elle chez Cook ?

Et au Consulat du Venezuela ?

Comment voulez-vous que je le sache ?

Elle aurait pu vous le dire.

Elle ne me dit rien.

Partie au paradis !

Certains anges peuvent bien faire des choses...

Hé ho...

Je vous ai fait peur ?

Vous cherchez quelque chose ? - Oui. Ma tête.

- Du sucre ?

- Un.

- Qu'est ceci ?

Un cadeau, pour vous souhaiter le bonjour.

Ça va mieux ?

J'émerge.

On dort bien ici, pas vrai ?

On dort bien partout... avec un peu d'aide.

Ce qui veut dire ?

Rien.

Vous avez de jolies jambes !

Vous trouvez ?

Pour une fillette.

Vous êtes unique !

Le programme du jour ?

Ce matin...

Pardon.

Après-midi... on ira chez le boucher

puis à l'épicerie chercher 50 boîtes de crabes.

C'est tout ?

Non. On ira visiter la Maison de la Rédemption,

le Foyer Évangélique et ensuite l'Orphelinat des Saints Innocents.

C'est au dernier où tous les deux nous devrions être.

Barbara tient à ce que tous ses fournisseurs vous connaissent.

Elle est très fière de vous avoir.

Pourquoi pas ? Faisons toute la ville !

Encore une surprise ?

Un gnon, une pipe... C'est trop pour moi.

Il a quelqu'un ?

Il a quelqu'un ?

Il a quelqu'un ?

- Allô ?

C'est toi, ma chérie ?

- Qui parle ? - Moi, Marc.

Marc ? Ben, pour une surprise ! Où es-tu ?

Dans un coin malsain.

Je peux me parachuter chez toi ? Tu es seule ?

Je peux l'être.

Bien, j'arriverai demain.

Que Madame m'excuse de la déranger.

Vous ne nous dérangez pas.

Je voudrais juste demander à Madame un petit service.

Je vous écoute.

Madame peut-elle m'accorder une petite avance ?

Mais je n'ai pas d'argent sur moi.

De quoi avez-vous besoin ?

Comme Madame l'a dit, tout ne va pas fort.

Tu as de l'argent?

Pas beaucoup.

Puis-je avoir une matinée libre...

...pour acheter des choses ?

Toute ma fortune.

Ça vous suffit ?

Oui... exactement.

Merci.

Un aller Paris, en seconde.

Marc !

Et alors ?

Un aller Paris... Vous partez ?

Vous pouvez vous redresser.

Vous conduisez à droite ou à gauche ?

- Je conduis à l'ombre. - Allons-y pour l'ombre !

Il faut le garder ici à tout prix !

Si je lui faisais du charme ?

Pas question ! J'ai bonne mémoire, je le connais.

Mais quoi que tu fasses, je veux sortir d'ici.

Vincent !

Chez toi... la jalousie est un vice,

une passion criminelle.

Souvent, j'ai envie de le duper ...rien que pour l'inquiéter.

Ça Suffit !

Tu vas lui parler argent, sous mes yeux.

Je serai gênée, si tu me regardes.

Dans le bar, je serai à l'aise.

On verra ça !

Si tu ne l'avais pas entendu téléphoner...

...Si Mélinda ne l'avait pas filée...

...il serait déjà loin... avec son passeport !

Tout ceci est nouveau pour vous.

Plaie d'argent n'est pas mortelle.

J'ai à vous parler sérieusement.

Donnez-moi à boire.

Eh oui, Madame.

Gin, Whisky, crème de banane ?

Whisky... Sec !

Qu'avez-vous à me dire ?

Vous m'avez demandé 3.000 F.

Pour aller en Amérique, non merci.

Amérique du Sud, c'est conclu.

Peut-être.

Vous changez souvent d'avis comme ça ?

Vous vouliez partir.

Je vois... Mélinda a bavardé.

Mélinda ? Non. Intuition !

C'est le château des intuitions.

Vous avez repris votre passeport.

Je déteste voir traîner mes affaires n'importe où.

Qu'est-ce que vous voulez obtenir de moi?

Embrasse-moi.

Madame est satisfaite ?

Je travaille à la demande.

Votre insolence est détestable.

Oui, Madame.

Redoutable !

Pas mal. Mais il faudra faire mieux.

Vous apprendrez à nettoyer tout ce qui a servi.

Ça fera trop de travail.

Si j'étais une fleur, ça serait laquelle ?

Je n'ai jamais su jouer à ce petit jeu-là.

Ça s'apprend, comme votre valet de chambre.

Bien sûr, ça ne rapporte guère.

Essayez !

Vous seriez une rose en bouton.

Vous voyez ?

Si j'étais une... chatte ?

Quoi ?

Chatte.

Un chaton, plutôt, qui commence à faire ses griffes.

Je peux apprendre, aussi.

Et si j'étais un...

un chauffeur ?

Vous seriez amoureux... de Mélinda.

Vous êtes très doué ! Et si j'étais une veuve ?

Vous ne seriez pas Barbara.

Non.

Je suis Mélinda.

Et Mélinda n'est rien, pas vrai ?

Mais si vous étiez Barbara ?

Si j'étais Barbara, j'obtiendrais ce que je veux.

- Qui est là ? - C'est moi.

Que veux-tu ?

- Je veux entrer. - Ici ?

Pas dans le bar.

Tu n'es pas fatiguée de jouer les petites filles ?

C'est ce que tu attends de moi, non ?

Rends-moi un service, Barbara.

Lequel?

Tu vois comme tu me traites !

Tu ne m'as jamais parlé ainsi. Comme à une vraie bonne.

Et moi, je n'ai jamais rien fait pour toi ?

Si. Et je te rends service.

Nous sommes quittes.

Prête-moi une de tes robes d'avant.

- D'avant... quoi? - La mort de John.

On a convenu de ne jamais en reparler.

Excuse-moi.

Je t'en ai donné une il y a 3 jours. Pourquoi veux-tu toutes ces robes ?

Pour plaire à Marc.

Si tu permets ?

- Non. - Pourquoi ?

- Touche pas à ça ! - Non.

Celle de ta rencontre avec Vincent.

Mais elle ne sied pas à une veuve.

Prends-la.

Merci, Barbara.

Tu es un ange !

Nerveuse !

On redemande le spécialiste !

- Allô ? - Marc.

- C'est Marc, oui. - Montez, je vous prie.

Avec une pelle... et un balai.

J'ai brisé le Ming.

Nous le recollons ?

"Vous" ramassez ça et "vous" le jetez aux ordures.

Mélinda désire sortir avec vous ce soir.

Avec moi ?

Que veut donc dire Madame ?

Que je compte sur votre moralité.

Vous pouvez disposer.

N'y compte pas !

La boîte dont je vous parle est très courue.

Barbara y allait souvent.

Vous ne voulez pas aller danser ?

Pas question.

Parlez-moi de votre père. Votre mère.

Ils sont morts. Tous les deux.

Et c'est tant mieux.

Et votre enfance ?

Je n'en ai jamais eu.

Je comprends...

Vous savez, cette maison a été construite en 1880.

Style néo-gothique.

Je la trouve magnifique.

Barbara m'en fera don...

Lors de son départ pour l'Amérique.

L'Amérique du Sud.

C'est sûr qu'elle part?

Elle me l'a dit.

Mais il y a 2 ans et elle est encore là.

Et la cousine pauvre

est toujours la Cendrillon.

Ma robe vous plaît?

Elle vient de Paris.

J'aime tout de la France.

Il faudra m'enseigner à choisir les vins.

Écoutez-moi pendant une minute.

Bien plus que ça, votre voix est si belle.

Pas moyen de vous taire.

Il y en a un...

Dites-moi en plus au sujet de cette veuve éplorée.

Je serais idiot de croire qu'une femme comme Barbara

vit comme une sainte !

Une sainte ! Elle court après les hommes qu'elle désire.

Comme vous après moi, à la gare ?

Je pensais vous être utile.

L'heure du dodo, bébé !

Allez vous coucher.

Je vous déteste.

Vous n'avez pas pris le café.

Bien dormi ?

Vous ne le savez pas ?

Pourquoi ?

Mettez-vous là.

Votre café m'endort.

L'air marin, plutôt.

Je ne comprends pas pourquoi.

Non.

Lait.

Ce soir, pas de café non plus.

Je vais au cinéma.

Vous m'emmenez ?

Non. Pas vous. Moi... tout seul.

Je suis en disgrâce ?

Jusque-là !

Qu'ai-je fait de mal ?

D'abord, votre café me donne des cauchemars.

Ensuite, je vous laisse au soleil et vous trouve à la gare.

Et vous ne répondez pas à mes questions.

Je voudrais pouvoir vous répondre.

Je connais cette affaire par cœur. C'est ma préférée.

Entre nous, ça crève les yeux

qu'elle était sa maîtresse.

"Mme Hill

jure que le moniteur de ski n'était pas son amant...

Donc selon l'histoire officielle,

Vincent se serait introduit...

Oui, mais...

Regardez, c'est une sensuelle, non ?

Peut-être aimait-elle son mari ?

Il avait 22 ans de plus qu'elle. Regardez-le.

Je comprends qu'elle ait préféré le ski nautique.

Et Vincent, le moniteur, on ne l'a jamais retrouvé ?

Pas à ma connaissance. La police a perdu sa trace.

Bien qu'ayant fouillé la maison deux fois.

À mon avis si elle s'en est sortie comme ça...

c'est parce qu'elle est riche à millions.

Je comprends...

Excusez-moi.

La toux me tient éveillé toute la nuit.

Vous voulez un tranquillisant ?

Non. Plutôt une poudre pour mon café.

- Café ? - Oui, oui.

Voici votre affaire.

Une cuillerée et vous dormirez comme un bébé.

Comme un bébé ! Tout juste ce qu'il me faut.

Merci.

Vous êtes parfait en gris.

Que diable fabriquez-vous ? C'est l'heure de faire dodo.

J'ai pas sommeil.

Attention. Vous pourriez tomber de sommeil !

Tu as grillé un stop, éraflé un taxi

et tu n'as pas de carte grise. Ça suffit, non ?

Je ne conduis plus depuis 2 ans, je dois m'y remettre. Monte !

Prends la 2 CV. Elle se voit moins.

Il faut prendre celle-ci.

Tu le sais très bien.

- Je dois passer pour ton chauffeur. - Mais c'est stupide.

Tu attends depuis deux ans. Patiente encore deux jours.

J'aurai le visa du Consulat après-demain.

Tu veux tout gâcher ?

Marc est au cinéma. Et s'il rentre avant nous ?

J'aurais déjà dû le tuer, et ce serait fini !

Vincent, j'ai peur ! Trouvons un autre moyen.

Il n'y en a pas.

Pourquoi veux-tu traînasser ?

Tu y tiens donc, à ton lapin apprivoisé ?

Bon, je t'accompagne.

Il y a bien une entrée à cette planque !

- Bonjour, Marc. - Bonjour, Madame.

Et mon café ?

Où est Mélinda ?

Elle dort encore, Madame.

À 10h30?

Elle a dû boire trop de café hier soir.

Dans une heure, vous conduirez en ville.

Merci.

À vos ordres... Madame !

Que faites-vous ?

J'arrête.

- Vous voulez me parler ? - Non.

Vous êtes impossible.

J'aime vous voir rire.

On dirait que vous mordez. Moi, sans doute.

On peut venir.

Le lapin apprivoisé, c'est moi ?

Je me suis trompé d'animal. Vous êtes plutôt un loup.

- On ne mange pas un loup. - Moi, je peux.

Un loup, oui.

Fermez les yeux.

Laissez-moi faire.

J'ai vu Vincent.

Où se cache-t-il ?

Ainsi, vous et Vincent, voulez me tuer comme ça.

On n'est pas les seuls. Deux de plus ou moins, qu'importe.

Très juste.

Et Mélinda est dans le coup ?

Vous êtes fou ? Elle croit ce qu'on lui dit.

- Et que lui a-t-on dit? - Des contes de fée.

Meurtrier par amour. Pour elle, c'est merveilleux.

Et moi ?

Un type qui va retourner chez lui sans son passeport.

Sans mes papiers ?

Mais je râlerai, je ferai un scandale.

Exactement.

Vos visites charitables,

c'était pour trouver un clodo sans famille

et sans avenir.

On a cherché 2 ans.

On tue le clodo, on prend ses papiers, et vivement Caracas.

Mais je suis tombée sur vous.

Mme Hill arrive.

Madame Hill, je suis très heureux.

Très aimable à vous d'être venue.

- Marc, venez me reprendre à 15 h 30. - A vos ordres, madame.

Que fais-tu, là ?

Je me contemple.

Tu as un miroir chez toi.

Ils ne sont pas rentrés ?

- Quelle heure est-il ? - Très tard.

Elle devait voir l'Archevêque.

Puis, aller au Consulat.

Pourquoi es-tu restée ?

Je dormais.

Mes jambes sont-elles trop longues ?

Trop minces ?

Non.

Il fait un temps splendide.

Si tu voyais ce soleil !

Tu aimes cette danse, Vincent? Tu sais ce que c'est?

Le twist ?

Le twist ?

Non, c'est le surf.

Qu'est-ce qu'ils...

Que dansait-on avant que tu sois bouclé ici ?

Le foxtrot ?

Le tango ?

Ta gueule.

- La valse ? - Arrête.

Comme tu voudras.

Pourquoi tu me regardes comme ça ? Est-ce que je te plais ?

- Pourquoi pas ? - Je te plais beaucoup ?

Si seulement il me regardait comme ça.

- Qui ça "il" ? - Marc.

On s'en fout de Marc.

Lâche-moi ou je préviens Barbara.

Que me veux-tu ?

Il me dédaigne. Il ne voit qu'elle.

Aide-moi, Vincent. Ça te touche aussi.

Ce qui signifie ?

Que ta peau est blême.

J'ai vu ta photo au ski nautique.

Tu étais si beau et bronzé.

Et te voilà blanc comme un fantôme.

Le chat est devenu énorme.

Tu te rappelles quand on l'a eu, tout petit chaton ?

Tu ferais bien de filer vite avec Barbara.

Que sais-tu ?

Qu'as-tu surpris entre eux deux ?

- Rien, je le jure. - Qu'as-tu donc, ce matin ?

Tu as bu ou quoi?

Allez.

Va faire le ménage.

Après, tu iras m'acheter des journaux.

Vincent.

Qu'a-belle de plus que moi?

Barbara ?

Elle prend. Elle décide.

Elle n'a pas besoin d'aide. Ce qu'elle veut, elle l'obtient.

Toujours.

Essaie de garder un jeune homme comme moi.

2 ans avec un chat.

En conclusion...

il vous faut partir d'ici.

Mais vous avez deux gars et un seul passeport.

Triste dilemme.

Vous me rendez folle !

Au Venezuela, je pourrais

mieux faire l'affaire que Vincent.

La nuit... sûrement!

Le jour aussi...

Mais que faire de Vincent?

C'est lui ou moi... Et il ne me ratera pas.

Vous pourriez évoquer la légitime défense.

Aux yeux de la loi...

Vincent est déjà mort.

C'est une idée.

Une idée très séduisante.

- Donnez-moi votre passeport. - Pas si vite.

Si vous voulez partir avec moi, il faut vous fier à moi.

Me fier ?

Un mot dont je me méfie.

Donnez-moi un gage de bonne foi.

Je viens de me donner à vous. Ça ne suffit pas ?

L'amour, vous savez,

ça vient et ça va.

Montrez-moi l'entrée de la cache de Vincent,

et je vous remets mon passeport.

C'est correct, non ?

En vérité, vous êtes très redoutable.

Je vous le donne...

mais j'irai le chercher moi-même au consulat.

Tu es folle ? Que mijotes-tu ?

Il le fallait. Verrouille la penderie.

Je passerai par la cheminée.

Pourquoi le fallait-il ?

Qu'as-tu combiné avec ce type ?

Tu voulais un passeport? Voilà.

Tu voulais un uniforme ? Tu l'as.

Pardon, je dois me tromper de chambre.

Qu'est-ce que c'est ?

Une épingle à cheveux !

Où était-elle ? Ici ?

Son parfum flotte encore... Partout !

Allons, Mélinda. Ça suffit.

Il existe des choses que tu ne peux comprendre.

Je sais. Et ça vaut mieux.

Oui, bien mieux.

Peu importe que vous restiez pour "elle".

Pourvu que vous soyez toujours là.

Marc... je vous aime !

Encore...

Non.

Pourquoi "non" ?

Mets donc ça.

Lève-toi.

Pourquoi ?

Lève-toi et je te le dirai.

Je pars dans trois jours.

Pour le Venezuela, avec elle ?

- Exact. - Non !

Quelqu'un vous en empêchera.

Oui, Vincent. Je sais.

Il vous tuera tous les deux.

Ne t'inquiète pas. La question va se régler.

Tu comprends ?

Non. Tu ne peux comprendre.

Cela vaut peut-être mieux ainsi.

- Je peux appeler New York ? - Voyez la réception.

Allô ? New York ?

Je veux envoyer un télégramme à Barbara Hill.

Villefranche-sur-Mer. France.

"T'attendrai à New York le 22.

"Stop.

"Heureux savoir problème réglé.

"Stop.

"Je t'aime.

"Signé...

"Frank."

14 h 30. Ton déjeuner.

À vivre cloîtré, je perds le sens de l'heure.

Le chat lui-même en a assez.

J'ai eu une idée.

Inutile d'emporter le corps.

Laissons-le dans cette oubliette.

La police elle-même ne l'a jamais trouvée.

Ne parle plus de ça !

La frousse ?

Cette maison est sinistre. Je l'avais dit à John.

- Faut-il le tuer ? - Pas de ça.

Les visas ?

Suis cette voiture.

C'est bien le numéro.

Ainsi, ton idéal

est de vivre dans ce château vénitien

jusqu'à la fin de tes jours ?

Oui, tout juste.

Et c'est ce que je ferai.

Regardez.

Non, dans mon sac.

Ce n'est pas possible !

Barbara Hill, c'est bien vous ?

Villefranche, c'est bien ici ?

"Je t'attendrai à New York le 22.

"Heureux savoir problème réglé.

"Je t'aime.

"Frank."

Le problème, c'est moi, hein ?

Et l'autre pauvre crétin bouclé dans son grenier ?

Vous l'avez eu, lui aussi ?

On s'entretue et vous gagnez ?

Marc, vous êtes fou !

Lui, vous l'aurez peut-être. Mais pas moi !

Ouvrez !

Ce n'est pas vrai ! Pas vrai !

Vincent, ce n'est pas vrai !

Vincent, écoute-moi !

Je te tuerai !

Je le tuerai, lui aussi !

Ta sale photo nous fait perdre trois jours.

Filons.

Pas blessé ?

Vincent a tué Barbara !

Où va-t-on les mettre ?

Je connais une crique déserte.

Il n'y en a guère, par ici.

Dans celle-là...

on m'a tiré dessus...

sans éveiller personne.

Ça ne m'amuse pas de faire ça...

mais il le faut bien.

Et après que fait-on ?

Je file avec la Rolls.

Et moi ?

Tu as ton château.

Sans vous ?

On ne peut tout avoir, fillette !

Arrêtez !

Pourquoi ?

Je veux des fleurs pour Barbara.

On ne va pas au cimetière.

J'y tiens !

Arrêtez, sinon vous vous en repentirez.

Allez lui acheter des fleurs.

Complètement dingue !

Tu es contente, maintenant?

Terminons ça.

Dégagez ! En arrière !

Dégagez, messieurs dames !

Vous êtes blessée ?

Je suis vraiment désolé.

Vous êtes cinglé ? C'est un sens unique.

Vous êtes à plat.

- Quoi ? - Pas de rechange ?

- Non, aucune. - Si, M. L'agent!

Nous en avons deux dans le coffre.

- Je vais vous aider. - Mais on n'en a pas !

Pourquoi as-tu fait ça ?

C'était le seul moyen de vous retenir.

- C'était donc toi, le télégramme ? - Barbara ne vous aimait pas.

- Je te tuerai. - Non. Je vous suis utile.

Pourquoi t'a-t-on laissée libre ?

Vous avez filé.

On vous croit coupable. Et vous vouliez partir.

Je veux toujours partir et tu ne me retiendras pas.

Où irais-tu ? Les tueurs te cherchent encore.

Mais je n'ai tué personne !

Alors pourquoi te cacher ?

La police ! Va lui dire la vérité.

Un petit cadeau...

pour te tenir compagnie !

Entrez !

Vous êtes de la police ?

Oui. Nous avons certaines questions à vous poser.

Je vous en prie.

Sous-titrage : ECLAIR

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