Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Polish
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
D�gagez, allez ! - C'est la voiture de l'�poux de madame.
D�placez cette voiture ! - C'est la veuve du chauffeur.
Mais, c'est quoi ces mani�res ?
Pourquoi ? Vous n'�tes pas la veuve ?
Monsieur le juge.
Monsieur l'avocat. - Mme Passini.
Il est ici au nom du procureur Federici.
Je sais ce que vous ressentez,
mais nous devons faire une enqu�te. Par ici.
Francesca... allons y.
S'il vous pla�t.
Madame...
Madame ?
Ce n'est pas mon mari. - Comment ce n'est pas votre mari ?
Il est dit ici: "Passini". Vous �tes s�re ?
Evidemment. C'est pas son mari.
Ma�tre, nous devons identifier le corps.
O� est son mari ? - Ce n'est pas lui ?
Non. Vous n'avez pas entendu ?
Alors c'est l'autre.
Alors allons y. - Ils se ressemblent tous.
Viens Francesca.
S'il vous pla�t.
Francesca.
Excusez-moi, madame, est-ce votre mari ?
Alors, tu es s�re de vouloir rester ?
Tu ne veux pas venir ?
Nous savons tous les deux qu'il vaut mieux pas. Et il y a ma fille.
Ce serait un trop gros traumatisme pour elle.
Elle a d�j� perdu son p�re.
Ce ne serait pas juste de perdre aussi ses amis, sa ville, sa maison...
Et ici, il y a tellement de gens qui m'aiment et qui ont aim� Maurizio.
Julia et moi ne sommes pas seules ici.
Tu avais le m�me �ge que ta fille quand ta m�re est d�c�d�e.
Et tu �tais forte, tr�s forte.
Vraiment.
Tu me l'as dit, Pap�. Nous allons surmonter �a... comme tu l'a fais.
C'est s�r... tu es une femme forte.
Je suis rest� avec toi et pas avec cette... autre femme.
Et en plus, tu avais un avantage...
Je n'avais nulle part o� aller...
mais toi, tu n'as pas de probl�me, hein ?
C'est vrai,
ne pas avoir de probl�mes d'argent est important, tr�s important.
Combien ?
Environ 3 millions.
Le compte de Maurizio est verrouill� et je n'y ai pas acc�s.
Peu importe. Tout ce qui compte, c'est que nous soyons unis
Tu l'as d�j� dit, papa. Vas y, ou tu vas rater ton avion.
D'accord...
Alors, j'y vais, Francesca.
Ecoute... au cas o� tu aurais besoin...
Merci, bon voyage.
Au revoir. - Au revoir.
H�, je te le rendrai quand je pourrai...
Ne t'inquite pas, pas de probl�me.
Pardon. Au revoir.
Donc, essaie d'imaginer un homme traversant une rivi�re
pris par le courant dans la boue.
Tu me suis ? - Non. De quelle rivi�re parles-tu ?
Ce n'est un exemple. - Un exemple de quoi ?
Tu te rappelles que Maurizio s'�tait engag�
dans le domaine du tourisme portuaire ?
Ca promettait beaucoup.
S'il avait r�ussi, il aurait gagn� des millions.
Mais �a n'a pas march�. Tu le sais tr�s bien.
Il s'�tait endett� jusqu'au cou avec les banques,
les designers, des fournisseurs.
Et ses dettes reviennent maintenant � ses h�ritiers.
Autrement dit, � Julia et � moi.
Exactement.
Combien ? Eh bien... le chiffre exact n'est pas encore connu.
Disons que c'est dans les centaines de millions.
Quelques centaines.
Pardon.
Mais l'assurance va payer ?
Non, Maurizio est fautif dans l'accident...
c'est m�me un miracle que la famille du camionneur
ne te poursuive pas en justice.
D'accord, mais au moins son assurance vie...
Annul�e il y a six mois.
Je sais. C'�tait idiot et j'ai essay� de le dissuader...
mais il a dit qu'il avait besoin de l'argent.
Je vais simplement vendre le chalet de la plage.
Et apr�s avoir pay� nos dettes, Julia et moi continuerons � vivre.
Francesca, pardonne-moi si je suis tr�s direct, mais
tu dois savoir que les choses ont touch� le fond.
Le chalet est hypoth�qu� aupr�s de la banque
tu ne peux pas le vendre parce que pratiquement, il n'est pas � toi.
Je vendrai le yacht et ma voiture.
Ce ne sera pas suffisant. - Alors, que dois-je faire ?
Pas la maison que tu habites, elle est lou�e, mais tout le reste... si.
Tu n'as pas faim ?
Rosaria, je dois te parler. - Je ne m'en irai pas.
Mais je ne peux pas te payer.
Peu importe, je reste.
Pourquoi ?
Parce que je suis bien ici,
et dans une autre maison, je devrai laver, repasser, et nettoyer toute la journ�e.
Je reste. Rosaria n'est pas stupide.
Mais ils te paieraient mieux. Je n'ai pas d'argent.
Moi j'en ai, je peux t'en pr�ter. Et tu me le rendra, madame.
Mais quand ? - Bient�t.
Tu es trop jolie pour rester seule, madame.
Trop belle.
Bonjour. - Bonjour, Mme Passini.
Mes condol�ances.
Quel dommage ! Un homme si jeune.
C'est vraiment dommage pour tout le monde. - Je vous remercie.
C'est arriv� si vite Comment pouvons nous vous aider ?
Est-ce que Mme Cristina est l� ? - Oui, au bureau. Tout droit.
Bonjour, Cristina. - Bonjour, Francesca, je t'attendais.
Assieds-toi. - Merci.
Merci beaucoup d'avoir accept�.
Tu es la bienvenue ma ch�re. Tu es une amie.
Guido aussi est d'accord. il est m�me enthousiasm�, vraiment.
Les filles. Viens... je vais te pr�senter.
Alors... Francesca va commencer � travailler ici aujourd'hui.
Maria, Lucia, - Ravie de vous rencontrer.
Ana, Silvia... - Enchant�e.
Et Rosa. - Ravie de vous conna�tre, madame.
Moi aussi. J'esp�re que nous apprendrons � mieux nous conna�tre.
Allons-y.
Je vous en prie - Merci.
Carla, tu es s�re que le manteau vert est l� ?
Il �tait l�, la semaine derni�re. A moins qu'il ait �t� vendu.
J'esp�re que non. Excusez moi mademoiselle.
Bonjour, Serenna. Carla.
Mais Francesca, je ne savais pas que tu...
C'est mon premier jour. - C'est absolument n�cessaire ?
Je le crois, oui.
Comment puis-je vous aider ? - Je suis un peu g�n�e.
Pas moi. Et il vaut mieux s'y faire.
D�sirez-vous quelque chose ? - Pas moi. elle.
Eh bien... j'ai vu un manteau vert la semaine derni�re.
En velours rembourr� ? - Oui, c'est ��.
Il est beau, je l'apporte tout de suite. Je pense que c'est la bonne taille.
Bonjour. - Bonjour.
Te voil�. - Bonjour Guido.
Que penses-tu de la nouvelle vendeuse ?
Parfait.
Cristina a �t� tr�s gentille avec moi.
Du calme... Laisse-la tranquille, Guido.
Te m�les pas de �a. Et retourne u boulot.
Je suis d�sol�e, Francesca.
C'est une simple formalit�. Tu dois signer ces documents. Ici.
C'est �a. Signe-les tous. C'est pour l'inscription du yacht.
Oui c'est �a. Attends, c'est pas termin�.
Il manque celui-ci... et aussi �a.
Parfait.
Voil�.
Je range �a. Merci.
J'ai trouv� ces cl�s dans le tiroir de Maurizio.
Tu devrais en avoir une copie dans ton bureau...
Si si, je les ai.
Prends-�a, Francesca, c'est le ch�que.
Quoi ?
Je sais, Francesca. Le yacht vaut beaucoup plus...
mais tu dois comprendre que c'est tout ce que j'ai.
De plus, ce yacht a d�j� quelques ann�es.
Pas vrai ? - Bien, au revoir.
Faisons un petit tour. J'appelle un marin qui pourra nous emmener.
Non merci. Je rentre � la maison.
Bon d'acord. Au revoir Francesca. - Au revoir.
Ah, je t'envoie les documents. D'accord ? - D'accord.
Au revoir. - Au revoir.
Nous avons termin�. Ceci est � vous. Un ch�que, comme demand�.
Ca vous va ? C'est le montant qui �tait convenu.
Vous avez fait du bon travail.
Nous l'avons fait tous les deux. Madame.
Pardon. - Allez-y.
Mesdames. - Bonjour.
Bonjour. - Bonjour, Rosaria.
Bonjour. - Bonjour.
C'est un antiquaire qu'on vient de croiser ?
Lui, un antiquaire ? C'est un usurier.
Pardonne-moi mais, c'est mieux de vendre dans une vente aux ench�res.
Si, mais en attendant, ils te saisissent tout.
Tu as bien fait.
Mais je veux faire une vente aux ench�res avec tout ce qui reste
Bijoux, v�tements, chaussures, fourrures... tout
Et la zibeline ? - Aussi.
Quel dommage ! Je l'aime tellement.
Nous l'organiserons nous-m�mes. - Oui, beaucoup de gens viendront.
Cela inclut tout ici. En ce moment il n'y a qu'une seule r�gle...
On ne doit rien casser.
Bonsoir. - Bonsoir.
Madame, �a fait longtemps... - Comment allez-vous ?
Bien merci.
Tu es superbe. Contente de te voir.
Comment va Julia ? - Tr�s bien, merci.
Cette zibeline est un r�ve.
Excusez-moi, je n'ai pas vu la robe noire.
Celle que vous portiez le soir au club, vous vous souvenez ? Quel dommage !
Je la porte, madame.
D�sol�e, je n'avais pas remarqu�. D�sol�e.
Nul besoin de vous excuser. Venez.
Venez avec moi. - O� m'emmenez-vous ?
Ne vous inqui�tez pas. Venez. - Je ne comprends pas, madame.
C'est qu'il n'y a rien � comprendre.
Ne fais pas �a. Tu avais d�cid� de garder cette robe.
Ca ne me d�range pas.
Elle est bien, non ?
Mon cadeau pour vous, madame.
Au revoir.
Bonsoir, Rosaria. - Bonsoir, madame.
Quelqu'un a appel� ?
Oui, Mme Carla, Mme Serenna et la secr�taire du propri�taire.
Qu'a-t-elle dit ?
Que le monsieur vient vous voir ce soir.
Vas-y, Rosaria, vas-y.
Vous voil�. Venez madame, venez.
Vite ! - On dirait un film de gangsters !
Appelez-moi Enrico.
Vous �tes charmante, Francesca. Cesare avait raison, vous �tes parfaite.
Parfaite pour quoi ? - Cesare ne vous a rien dit ?
Il n'a pas donn� de d�tails. - C'est mieux ainsi.
Je suis un homme tr�s solitaire.
Seul ? Avec cette clique autour de vous ?
Ils me font me sentir encore plus seul.
Et que puis-je faire pour vous ?
Remplir ma vie.
N'est-elle pas d�j� remplie par une femme et trois enfants ?
Bien s�r, oui... Mais ils sont � Rome.
Au fait, qui vous l'a dit ? - Cesare.
Mais vous avez dit manquer de d�tails ?
Une famille ne semble pas �tre un d�tail.
Francesca, je suis tr�s proche de ma famille.
Mais ils sont l�-bas et ma circonscription �lectorale est ici.
Oui merci.
Je comprends.
Francesca, je ne veux pas l'aventure d'une nuit.
Je cherche une femme pour partager mes envies,
mes projets mes victoires et mes d�faites.
La charge de gouverner est difficile.
et j'aimerais la partager avec vous.
La charge de gouverner ?
Tout. Nous deux, ensemble.
Cesare m'a parl� de vos probl�mes...
J'esp�re vous aider.
Je pourrais payer le loyer de la maison,
et vous envoyer un ch�que mensuel pour votre domestique
l'�cole de votre fille et d'autres d�penses.
Francesca, je sais, tu es une tr�s belle femme
et n'importe qui peut vous offrir beaucoup de choses mat�rielles.
Mais je vous offre une exp�rience unique, stimulante, passionnante.
Que pensez-vous d'un permis sp�cial pour votre voiture ?
Voies prioritaires...
badges, horaires... tout.
C'est tr�s difficile � obtenir. Mais je peux l'obtenir pour vous.
Qu'en dites-vous ?
Vous voyez, je n'ai plus de voiture. Que dites-vous de �a ?
Naturellement, Madame Passini, nous comprenons votre situation.
Pour cette raison, nous n'avons intent� aucune
action d'expulsion, jusqu'� aujourd'hui, pour vos impay�s.
Mais ce ne sont que trois mois.
Non, en fait c'est plus d'un an. - Une ann�e ?
Treize mois pour �tre pr�cis.
Votre mari avait suspendu les paiements, vous ne saviez pas ?
Quelle �tourdie ! J'avais oubli�. Je paierai d�s que possible.
A bient�t.
Au revoir.
Une douceur ? Un Amaretto ?
Non merci, commandant.
Peut �tre un caf�, Francesca ? - Non merci.
Quel Saint est-ce ? - Je ne sais pas. Je viens de l'acheter.
C'est une copie, alors... - Comme toutes les peintures ici.
Les originaux sont � la banque.
Non, merci. Je suis repue. - Mais �a va vous plaire.
S'il vous pla�t, ouvrez-le.
Il est beau. - Vous m�ritez ce qu'il y a de mieux.
Evidemment c'est une copie.
Bien s�r. L'original n'est pas loin.
Il semble que nous nous comprenons.
Commandant, on vous demande au t�l�phone.
Pardonez-moi. - Bien s�r.
Dans le verre avec les proth�ses ? - Oui.
Tout ensemble.
Avec son dentier ? - Oui.
Femme, les b�b�s te r�clament.
Quoi ? Tu ne peux pas t'en occuper ? On n'a m�me pas cinq minutes.
C'est le truc des femmes. Bien s�r, "le truc des femmes".
Au boulot. D�p�che toi.
Macho.
Pourquoi vous moquez-vous de nous ? A parler dans le dos des hommes, hein ?
En effet, "choses de femmes".
Allez, sors, vas-t-en.
Au revoir. - Au revoir.
Quelle belle zibeline ! Quand Carla l'a-t-elle achet�e ?
Quand tu l'as vendue...
A la vente aux ench�res. Rappele-toi que cette femme l'a caress� et a dit:
"Cette zibeline est un r�ve".
Eh bien... elle �tait fourreuse.
Elle a achet� toutes les peaux et a fait un nouveau manteau.
Et voil�...
Je suis venu d�s que j'ai pu.
As tu dit � Carla o� tu allais ? - Non pourquoi ? J'aurais d� ?
Non, c'est mieux comme �a.
Qu'est-ce qu'il y a, Francesca ? - Rien.
Que puis-je dire ? Je t'appr�cie, tu le sais.
Et moi, toi. - Allez, dis-moi.
C'est que je suis seule, Sandro. Et je ne peux plus le supporter.
Tu as �t� merveilleuse.
Et toi, splendide.
Je t'aime, Francesca. Je t'ai toujours aim�, toujours.
Tu avais l'air si proche de ta femme...
Je la d�teste. Carla est froide, hideuse...
Je t'aime. Je ferais n'importe quoi pour toi.
Rends-moi ma zibeline.
Qu'est-ce que tu dis ?
Ce que Carla a, et qui est � moi. Tu le sais.
Je jure que non. C'�tait son id�e.
Ca m'est �gal. Je la veux, c'est tout.
Mais je ne peux pas la voler !
Je ne veux pas celle-l�, j'en veux une neuve.
T'es folle. Tu sais pas ce que �a co�te. - Combien pour ce soir ?
Tu me d�goutes !
Tu as jusqu'� demain, � midi.
Apr�s toute la ville saura...
Carla saura aussi que tu es venu en courant pour me baiser,
que tu la d�testes, que tu la trouves froide et hideuse.
Et tu ne veux pas que �a arrive n'est-ce pas ?
Madame, il y a quelqu'un � la porte. Il veut une signature.
Signez quoi ? - Il apporte un manteau de fourrure.
Excuse-moi un instant. - Je t'en prie.
Merci madame. - Bonne journ�e.
Je sors un instant... Tu m'attends ?
Je rentrais � la maison. - A demain, d'accord ?
D'accord. - Au revoir, Rosaria.
Au revoir, madame.
Oui ?
Madame Carla est l�.
Dis-lui que j'arrive tout de suite.
Regarde, Francesca,
Mon idiot de Sandro n'avait pas d'argent pour acheter le manteau.
Il a laiss� une avance et le solde
reste � payer en plusieurs versements.
Heureusement je connais le propri�taire du magasin
et nous avons convenu que d�s que tu rendras la zabeline,
on pourra oublier les paiements.
Mais il garde l'acompte. Il ne peut rien faire.
Francesca, o� est le manteau ? - Je l'ai vendu.
Pourquoi l'avoir vendu ? - Pour de l'argent.
J'ai pay� un mois de garderie et pr�s d'un an de loyer.
Avec le reste, j'ai achet� une voiture d'occasion.
Ma situation tu sais...
Je n'ai plus rien. D�sol�e.
Non, je suis s�re que tu n'es pas d�sol�e.
Tu es m�me contente d'avoir couch� avec mon mari.
Pauvre Francesca ! Tu crois �tre intelligente, hmm ?
Ton mari t'a tromp�e pendant des ann�es, avec plus belle que toi.
Il �tait avec elle la nuit de l'accident.
Tu ne l'as jamais entendu parler d'une certaine Camilla ?
C'�tait elle.
Pauvre Francesca !
On le savait tous, et pas toi.
Tous.
Tout a commenc� il y a trois ans.
Il est venu acheter un terrain par ici. Pour le port touristique.
Ensuite, il est venu nous voir presque tous les jours.
Il m'a beaucoup parl� de vous et de votre fille.
Il l'aimait et je ne pouvais pas le supporter.
Je lui ai demand� de choisir entre vous et moi.
Nous nous sommes battus puis il a pris la voiture et...
Il t'avait choisi.
Et il avait raison.
Tu es belle, tr�s belle.
Une tombola ? Je ne comprends pas. Explique.
Eh bien... une tombola, une loterie.
Une loterie ?
Qu'est-ce que ca signifie ? Je ne comprends pas.
Ecoute. Je n'ai pas d'argent, j'ai une fille et je suis seule.
Pourquoi insistes-tu sur le fait d'�tre seule, Francesca ?
Beaucoup de gens t'aiment. Moi, par exemple.
Tu me paies la garderie de Julia ?
Le seul capital que j'ai est entre mes cuisses.
un capital qui se d�grade,
et je veux le vendre au meilleur prix.
Mais, c'est quoi cette tombola ?
C'est la solution. Beaucoup me veulent, c'est vrai,
mais peu veulent avoir affaire � une femme avec une fille.
Beaucoup me donneraient 100 millions par an pendant quelques ann�es.
Disons pendant 4 ans. Ca fait 400 millions.
Au lieu de �a, ils ne m'en donneraient que 100 et
si �a se passe bien je serai libre dans 4 ans.
Hors d�penses et cadeaux.
Quelles sont les chances de gagner ?
Une sur 20. Pour �tre honn�te.
100 � investir pour gagner 2000.
Que toi, tu es s�re de gagner. En �change de mes services.
Qui consisteraient en... ?
Pendant 4 ans, je serai le prix.
Je ne demanderai rien et je ferai le meilleur
de ce que les amoureux savent faire.
Tout.
Et ta r�putation ? As-tu r�fl�chi � ce que les gens diront ?
Tu ne sais pas � quoi peut ressemble cette ville...
Qu'ont-ils dit quand Maurizio �tait avec Camilla et que tous le savaient ?
Qu'est-ce qu'ils m'ont dit alors ?
On s'en fout Francesca. Allez...
Tu vas le faire, ou je contacte un notaire ?
Que dois-je faire ?
Passe le mot, mais prudemment.
A certaines personnes seulement.
La ville est petite et les gens sauront vite.
Puis collecte les mises.
et r�dige un r�glement pour que tout soit en ordre.
Quiconque participe ne doit pas se sentir grug�.
Avec 20 joueurs. Pas plus, mais pas moins.
Sinon, personne ne joue.
D'accord.
Mais si j'accepte, je ne peux pas participer.
Mais tu auras un pourcentage sur le gain. D'accord ?
J'ai suivi tes instructions � la lettre, Francesca.
J'ai discr�tement soumis le r�glement � un notaire sympathique.
Il semble parfait, inattaquable.
Je passe le mot avec beaucoup de prudence naturellement,
comme tu me l'as demand�.
Certains d'entre eux seront � la f�te
ils connaissent d�j� la tombola.
Et ils seront curieux.
Ils te regarderont, t'observeront et t'�valueront.
Ignore leur regard et agis tr�s naturellement.
N'oublie pas que l'image que tu laisses est essentielle.
Allons-y.
H�, Gabriella, comment vas-tu ? - Bien. Merci, Cesare.
Tout va pour le mieux ?
Bonsoir. Bonsoir.
Ah tu es venu... - Bonsoir, Cesare.
Attends moi un instant. Je dois lui parler.
Bonsoir. Je vous cherchais.
Quand ouvrez-vous l'inscription ?
Je vous promets que vous serez le premier inform�.
Et je vous promets de gagner.
Bonne chance.
Le prix de la tombola ?
Ca a �t� un succ�s.
Le notaire et son amie, Mme Fanelli, veulent s'inscrire.
S'ils participent, ce sera un succ�s.
Et beaucoup d'autres voudront aussi participer.
Mais ils veulent te conna�tre... d'abord.
Il est �crit dans les r�gles qu'il n'y aura qu'une seule personne.
Pas question de trio.
Si on avait pens� � un trio
nous n'aurions pas achet� une entr�e par personne.
Ni l'un ni l'autre ne serait si terrible.
Et vous ne semblez pas �tre de celles qui s'offensent facilement.
Certaines choses, � long terme, peuvent �tre une nuisance.
Ecoutez, quand j'ai entendu parler de la tombola,
J'ai pens� que ce serait amusant de participer.
Et maintenant que je vous ai rencontr�e, j'aimerais gagner.
Vous �tes assur�ment un bon prix, Francesca.
Bonjour. Tu m'entends ? Oui, oui, c'est �a.
Oui, les deux premiers ont sign�.
Et ils ont amen� un ami.
Oui, lui aussi veut participer...
tout en restant anonyme. Mais il a une condition:
Te voir, sans te rencontrer ni te parler.
Juste te voir quelques secondes.
A toi de choisir l'heure et le lieu.
Bonjour, madame. - Bonjour.
Garez la s'il vous pla�t. - Volontier.
Et quelles garanties a-t-on, ma�tre, qu'� un moment donn�,
disons apr�s un an, le gros lot change d'avis et disparaisse.
Ou va avec quelqu'un d'autre ? - Tout le monde perdrait la tombola.
Francesca attend 500 millions par an.
Si elle met fin au contrat, ce qui reste revient au gagnant.
O� l'argent est-il d�pos� ? - A la banque.
Et les int�r�ts, qui les aura ?
Sa fille, par contrat.
Et si Francesca devait mourir ?
Alors tout va � sa fille.
Et si c'est le gagnant qui meurt ?
Alors, tout revient � ses h�ritiers.
A l'exclusion des int�r�ts qui restent � la fille.
Comme vous le voyez, si l'un des deux se d�siste
il ne peut en aucun cas se d�lier de l'autre.
D'accord ?
En r�sum�, qu'en pensez-vous ?
Apr�s avoir tout �tudi�, je tiens � vous f�liciter.
Je vous remercie.
Oui, je crois que c'est un bon contrat.
Excellent, je dirais. - Je vous remercie.
Alors, Andrea, ce n'est pas assez ?
Tu n'es pas convaincu ? - Excusez-moi ma�tre.
Bien s�r, excusez-nous.
Oui.
Alors vous pouvez me consid�rer comme un des participants.
Au d�but, je n'y croyais pas, mais de nombreuses sources me l'ont confirm�.
Vous pouvez faire ce que vous voulez, sans y m�ler ma petite fille...
Julia a notre nom, il est connu et respect�
et il vaut mieux qu'elle vienne vivre avec moi.
Vous �tes folle ! - Comment ?
Vous �tes folle. - Je ne le permettrai pas.
Je ne vous autorise pas non plus � emmener ma fille.
A pr�sent vous ne pensez qu'� elle, mais avant ?
Quand j'ai d� vendre les meubles, la voiture et nos v�tements
pour la nourrir et payer nos dettes. O� �tiez-vous ?
M'avez-vous demand� comment �tait Julia,
s'il lui manquait quelque chose, ni propos� un coup de main. Rien !
Et vous voulez d�fendre la r�putation de votre famille ?
M�me pas en r�ve. - Je vais poursuivre.
Eh bien, � bient�t au tribunal.
On verra quel juge enl�vera une enfant � sa m�re pour vous la donner.
Viens, Julia. Dis adieu � ta grand-m�re.
Au revoir.
Bonjour. J'attends M. Neri.
Ca, c'est moi. Bonjour.
Montez.
Les coqs sont tr�s beaux ! Qu'est-ce que vous leur faites ?
Rien.
Par ici.
Merci d'�tre venue ici. Je ne vais jamais en ville.
Je sais. Cesare me l'a dit.
Qui est Cesare ?
Que voulez-vous dire qui ? L'avocat. Vous ne lui avez pas parl� ?
Ah si...
Cette loterie est tr�s curieuse. Est-ce votre id�e ?
H� bien oui.
Extraordinaire !
Comment est-ce arriv� ? C'est un jeu tr�s particulier...
Il faut bien commencer quelque part...
Commencer quoi ? - Payer le loyer, par exemple.
Quel loyer ? - Pour ma maison.
Et puis tout le reste. La garderie de ma fille, les autres d�penses.
Vous faites �a juste pour l'argent ? - Ben oui...
Vous �tes une femme vulgaire !
Sortez ! Quittez cette maison ! Dehors !
Sortez d'ici ! Allez ! Foutez le camp !
En dehors !
Maman, maman.
Bonjour ma puce. - Regarde ce qu'ils m'ont donn�.
Qui t'a donn� �a ? - Eugenia.
La fille de Serenna ? - Oui, � la garderie.
Tu m'apprends � jouer ?
Si, on va y jouer ensemble. Viens.
Bonjour, Eugenia. - Bonjour.
Bonjour, Serenna. Je dois te parler.
Au revoir, Eugenia. - Au revoir, Julia.
Au revoir.
Je dois te parler.
Je dois te dire quelque chose sur l'orientation sexuelle de Gustavo.
Ses plaisirs ne sont pas si difficiles. C'est qu'ils sont sp�ciaux.
C'est de ton mari que tu parles ? - Oui. Tu ne sais pas ?
Vraiment pas ? - Que devrais-je savoir ?
Il s'est achet� un billet pour ta loterie.
Je n'en sais rien. Je te jure, je ne savais pas et je
ne veux pas de lui. Cela n'a rien � voir avec nous.
Pourquoi ? Il n'est pas assez riche pour toi ?
Ou pas assez perverti ? - Qu'est-ce que tu dis ?
Maintenant tu ne veux pas de lui ?
C'est ton mari, et je n'en veux pas.
Mais il l'a fait. Et lui te veut � tout prix.
Serenna, calme-toi ! Calmez-toi, s'il te pla�t !
Je lui dirai que je ne veux pas de lui. Il fera marche arri�re. Serenna !
Je viens voir l'avocat. - Vous avez rendez-vous ?
Non, mais je veux le voir tout de suite. Je suis Mme Passini.
L'avocatr est occup�. Il est avec des clients.
Peu m'importe. Je dois le voir. Madame, il ne peut pas vous recevoir.
Vous ne pouvez pas, vous ne pouvez pas. Madame, ne le d�rangez pas maintenant.
Francesca ! - Je dois te parler.
Mais je suis en r�union, ce n'est pas le bon moment.
Tu veux parler ici et maintenant ? - Non non Non.
Pardon. Faisons une pause.
Continuez � lire le texte.
A partir d'ici. Je reviens. Excusez-moi un instant.
T'es devenue folle ?
Je te l'ai dit. Je ne me retirerai pas.
Gustavo, sois raisonnable.
Tu es mon ami et Serenna est ma meilleure amie.
Ce n'est pas possible !
Et ce serait possible avec un de ces viellards d�j� inscrits ?
Bonjour. - Bonjour, bonjour.
Je ne les connais pas et je ne suis pas amie de leurs femmes.
Tu n'�tais pas l'amie de Carla quand tu lui a d�tourn� son mari ?
Gustavo...
tu �tais le meilleur ami de mon mari. Faites-le au moins pour lui.
Francesca, tous ceux qui participent � la tombola �taient amis de ton mari.
Tous, Francesca.
Bonsoir. - Bonsoir, Francesca.
Bonjour, Francesca.
Bonsoir, Mademoiselle. - Bonjour, Francesca.
Mme Passini ?
Bonsoir, Francesca.
Rappelez-vous. Un sur 20. La prochaine fois, vous m'embrasserez.
Ce n'�tait pas la maitresse de son mari ?
Si, Camilla. Elle s'est inscrite � la tombola.
Ne fais plus rien.
Restitue l'argent. J'annule la tombola.
Tu aurais d� y penser d'abord.
Je n'avais rien pr�vu de tout �a. J'ai �t� stupide.
Mais c'est termin�.
Je ne peux pas.
S'il te pla�t, lib�re-moi de ce cauchemar.
Non, il est trop tard.
Mais...
il y a peut �tre moyen...
Je ne sais pas, je ne sais pas...
Quoi ?
Francesca, de deux maux, il faut choisir le moindre, non ?
Maintenant tu sais dans quelles mains tu pourrais tomber...
�a, c'est le plus grand mal.
Et le moindre mal ?
Quelqu'un que tu connais. A qui tu fais confiance.
Quelqu'un qui ne te fera pas de mal.
Comme qui ?
Moi, par exemple.
Tu pourrais t'y habituer.
Je ne parle pas de tomber amoureux mais...
peut-�tre que tu m'aimes comme je t'aime.
Ensemble, nous pourrions �tre heureux, non ?
Mais tu n'as pas le droit de participer au tirage au sort.
Je cherche un moyen, ne t'inqui�te pas.
L'important est d'accepter.
Le moindre mal ?
Appelons �a comme �a.
Alors, qu'en dis-tu ?
Oui.
Mais � une condition. - Laquelle ?
Une possibilit� doit �tre envisag�e.
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Es-tu amoureuse de quelqu'un ?
Bien s�r que non ! Sinon, je ne serais pas dans ce p�trin.
Alors, allons-y.
Cesare, o� es-tu ?
Excusez-moi, ma�tre.
C'est rien, une cliente. Une amie de Rafael.
Passe-moi mon manteau. - Tout de suite.
Tu t'en vas ? - Oui, je suis en retard.
Francesca, tu veux que je t'accompagne ? - Non merci, je connais le chemin.
Bonsoir, ma�tre. - Bonsoir.
H�, r�veillez-vous ! Mon Dieu...
D'o� est-ce que vous veniez ? - J'ai d�truit votre voiture ?
C'est s�rement cocasse, mais je saigne...
Quelque chose de cass� ? - Je ne sais pas.
Vous avez mal ? - Seulement au visage.
Je vous crois. Vous avez... une belle bosse.
A�e ! - D�sol�e, vous voulez un peu d'eau ?
Essayez de vous lever. Essayez.
A�e ! Je ne pense pas pouvoir.
Accompagne Julia � la garderie. - Et lui ?
Je vais m'occuper de lui moi-m�me. Il ne peut pas �tre d�plac�.
Vas-y !
Elle est d�j� en retard.
Au revoir, Julia.
Je viendrai te chercher plus tard. - Au revoir.
Excusez-moi, mais je ne sais pas quoi faire pour votre visage.
Vous pourriez vous asseoir dessus.
Je vois que vous allez mieux... Essayez de vous lever.
R�veillez-vous ! Allez ! R�veillez-vous !
Qui vous a dit de vous lever ?
Madame !
Madame...
Madame !
Vous venez souvent ici ? - Quelquefois.
Seule ou... ?
Ca d�pend... Qu'est-ce que tu as � la main ?
C� ?... Je suis tomb�.
Un autre accident ? - Non, en volant.
En avion ? - Non, je volais.
Comme �a. - Oh... parce que tu peux voler.
Tu sautes, sautes et voles.
Non, je ne peux pas depuis le sol.
Je dois d'abord sauter d'un arbre pour voler.
Il faut vraiment se concentrer pour voler.
Si on est distrait, c'est fini.
Et tu as �t� distrait ? - Ouais.
J'ai vol� trop bas et je me suis disloqu� la main.
Quoi ?
Tu ne me crois pas ?
Tu es un clown.
J'habite ici. Au revoir. - Attends. Je dois te dire quelque chose.
Je t'aime.
Tu ne sais m�me pas mon nom. - C'est quoi ton nom ?
Francesca. Je t'aime, Francesca.
Et toi tu t'appelles comment ? - Antonio.
Mais je ne t'aime pas, Antonio. - Pas encore, bien s�r.
A quelle heure je viens te chercher ? - Pas ce soir, je suis attendue.
Par qui ? - Ca ne te regarde pas.
Par quelqu'un.
Appelle-le et dis-lui que tu chang� d'avis.
Ne dis pas de b�tises. - Alors on sortira tous les trois.
Tu dois �tre un peu cingl�.
Pas tellement. Je t'aime, Francesca.
On se connait depuis seulement deux heures...
C'est une �ternit�...
Au revoir.
A tout � l'heure. - J'ai dit non.
Alors quand ?
Appelle-moi. - Mais je n'ai pas ton num�ro...
Alors je t'appellerai.
Mais tu n'as pas mon num�ro !
On ne peux pas arr�ter le destin, Francesca !
...j'ai donc d� red�finir avec toute la douleur de mon �me...
Un homme, dans ma position...
si on savait en ville, que je participe � la tombola...
Vous pourriez utiliser un pr�te nom...
Et s'ils trouvent les papiers ?
Ils n'h�siteraient pas � me jeter.
Je comprends.
Mais j'esp�re conserver une position privil�gi�e.
Salutations ! - Qui est-ce ?
Comment �a va ? Vous vous amusez ?
D�sol� mais je ne crois pas vous conna�tre
Je salue tellement de gens...
On ne se connait pas,
mais je connais tr�s bien Francesca.
Vous le connaissez ?
Bien s�r ! Nous sommes amoureux.
Vraiment, vous le connaissez ?
Je vous dit qu'elle me connait bien.
Je suis son amant.
Dis-lui, Francesca. Ne crains rien.
Il vaut mieux dire honn�tement la v�rit�.
De quoi parle-t-il ?
Il est inutile de mentir. Nous lui ferions plus de mal.
Allez-vous m'expliquer ? Vous le connaissez ou pas ?
Je l'ai rencontr� ce matin, en le heurtant avec ma voiture.
Dis-lui tout. Dis-lui le reste.
Quoi d'autre ? - Quoi d'autre ?
Tu ne veux pas ? - Qu'est-ce qu'il y a � dire ?
Je veux que tu m'expliques tout de suite !
Il n'y a rien � dire. Il invente tout.
Je l'ai heurt� C'est tout.
Expliquez comment vous vous �tes bless� � la main.
Alors comment le savez-vous ?
Il me l'a dit. Allez, dis-lui ce qui s'est pass�.
Explique-lui.
D'accord. Il l'a cass� en volant.
En volant, comment ?
Comme �a, agitant les bras.
Il a saut� d'un arbre et a vol�.
Mais une distraction l'a fait tomber.
Vous n'avez pas d'autre absurdit� a dire ? - C'est ce qu'il m'a dit.
Ce n'est pas vrai ?
Est-ce qu'on peut croire quelqu'un qui raconte de telles choses ?
Taisez-vous ! A quoi diable joues-tu ?
Ah oui, jouons. Dis lui la v�rit�.
Ca lui brisera le c�ur mais il pourra reconstruire sa vie.
Silence ! Silence, ou je te fends les l�vres !
Vous ne pouvez pas, je suis bless�. - Silence !
Parle. - Ne me parlez pas sur ce ton.
Je parle comme je le veux. - Pas avec moi.
Viens ! - L�chez-moi, vous me faites mal.
Viens j'ai dit ! - Je ne bouge pas d'ici.
Vous n'avez pas compris ? Elle ne veut pas vous accompagner.
Toi tu pars, idiot. Viens-l� !
Francesca, � plus tard. - Vous avez aim� pas le d�ner, monsieur ?
Je n'aime pas vos clients. Je vois...
Quelque chose ne va pas, madame ? - Tout va mal !
Qu'est-ce qui va leur arriver ?
H�, h�... - Ciao...
Comment tu te sens ? - Tr�s bien.
Mais il y a toujours du sang qui coule de ton nez ?
Si, mais combien de fr�res il a ?
Quels fr�res ? C'�taient ses sbires.
Tu sais ce que tu attends de moi ? - Je t'aime, Francesca.
Mais pas moi. - Pas encore, je te l'ai dit.
Attends, je vais l'ouvrir pour toi. - Elle ne s'ouvre pas.
Je sais. Elle est cass�e et ne s'ouvre pas de l'int�rieur.
Merci pour cette merveilleuse soir�e.
Attends ! - Oublie moi, Antonio !
Attends, Francesca !
Quoi encore ?
Je t'aime, Francesca. Je t'aime.
Ma�tre... - Cher ami...
Je voudrais vous pr�senter... - Chevalier Purini.
Enchant�, Madame.
Venez, Madame. Par ici.
L'avocat attendra ici, d'accord ?
Excusez l'�tat de ma maison.
Nous ne venons pas ici tr�s souvent.
S'il vous pla�t...
Ce n'�tait pas comme �a avant.
Avant...
Avant, dans cette maison,... il y avait de la vie dans cette maison.
Il y avait beaucoup de monde. Toujours avec des f�tes et des danses.
C'�tait il y a longtemps.
Avant...
Peut-�tre que maintenant tout peut changer pour le mieux.
Finalement.
S'il vous pla�t.
On va venir vous aider sous peu.
Entrez, Maman.
Entrez.
Il m'a pay� en esp�ces. En liquide.
Pourquoi est-ce qu'il pleurait tant ?
Maintenant nous sommes sauv�s. Avec lui, il y en a 20.
Nous jouerons samedi.
Qu'est-ce qu'il y a, hein ?
Tu es �mue ?
Francesca...
...nous le sommes tous. Oui, nous le sommes tous.
Tu ne dois pas avoir peur. - Je n'ai pas peur.
Bien. Maintenant, plie-les bien. - Comme �a ?
Encore ! - Comme �a ?
Encore mieux. Maintenant, tes bras compl�tement �tendus.
Non, un peu plus. - Comment ?
Voil�. Un peu plus. Pr�te pour la cabriole, non ?
Bonsoir, madame. - Bonsoir.
Regarde qui est arriv�e.
Tu es en retard. Nous mourons de faim.
Pas moi.
Laisse moi respirer. J'ai besoin d'une pause.
C'est �trange. Tu agis comme si c'�tait la derni�re fois.
Eh, tu es press�e...
Je d�teste les aurevoirs.
Nous ne nous verrons plus ?
Je ne pense pas. Plus jamais.
Pas m�me dans quatre ans ?
Depuis quand le sais-tu ?
Pour la tombola ? R�cemment. - Pourquoi tu n'as rien dit ?
Et toi ?
Comment dire � quelqu'un "regarde, je suis le gros lot de la tombola" ?
Oui, mais en le sachant tous les deux, on peut �viter les conflits...
Antonio, si je pouvais compter sur toi
Je laisserais tout tomber, vaille que vaille.
Pas de pr�cipitation.
Que veux-tu dire ?
Qu'il serait insens� de laisser tout cet argent s'�chapper.
Il faut trouver un moyen de se voir en cachette.
Et quatre ans passeront rapidement.
Quand tu t'es jet� sur ma voiture, tu �tais d�j� au courant de la tombola, non ?
Pauvre Antonio !
Ce document aussi ? - Oui bien s�r.
Monsieur le juge, nous avons termin�. - Bien.
Rassemblez tout. Allons-y, vite.
Oui, votre honneur.
Ma�tre, suivez nous chez vous pour proc�der � la perquisition...
Certainementi, on se revoit dans quelques heures.
Laura, s'il vous pla�t, mon manteau et mon portable. Merci...
Puis-je au moins savoir qui a port� plainte ?
C'�tait anonyme, comme d'habitude. - Anonyme... !
Mais bien document�.
On y parle d'un suppos� r�glement de tombola
avec de fortes mises pour y participer.
C'est assez haut. 100 millions.
Un joli chiffre, n'est-ce pas, ma�tre ?
C'est ridicule. - Pas vraiment, pas vraiment...
Depuis nous avons trouv� 19 ch�ques
libell�s au nom de Mme Francesca Passini.
O� �a ? - Vous le savez bien, ma�tre.
Non. - Vous le savez tr�s bien.
Dans votre coffre-fort. A la Banque.
Et vous connaissez les charges possibles. - Qui seraient... ?
Promouvoir la prostitution, les jeux d'argent
et aussi les loteries non autoris�es.
Et vous avez vu les noms sur la liste ?
Je les ai vus, ma�tre.
Et �a m'a donn� des palpitations, tellement ces gens sont c�l�bres.
Mais je ne peux accorder aucune faveur sous peine de passer pour un idiot.
Ma�tre venez, nous allons chez vous.
Heureusement, ils n'ont pas trouv� le r�glement.
O� �tait-il ? - Ici, parmi les cartes de navigation.
Parmi les cartes de navigation ? - Ici ?
Si. D�tendez-vous, je l'ai br�l�.
Mais ce n'est pas suffisant car le procureur
a pratiquement tous les autres �l�ments.
Mais le procureur sait � qui il a affaire.
Il sait. Il sait tr�s bien.
Mais il ne peut ignorer une plainte m�me si c'est nous.
Et il a toujours �t� pr�venant.
Il aurait pu envoyer une assignation � tout le monde pour nous interroger.
Mais le temps passe, et peut nous permettre
pour trouver une bonne solution pour lui et pour nous.
Et Francesca ? Elle est avec lui. - Ils l'ont convoqu�e.
Ma�tre Dicilo l'accompagne.
Que va t-elle dire ? - Elle niera. Elle niera tout.
Bonjour. - Bonjour.
Votre Honneur, pouvons-nous... ? - Entrez, ma�tre.
Entrez.
Bonjour madame. Nous nous sommes d�j� rencontr�s,
mais dans des circonstances tragiques.
Asseyez-vous s'il vous pla�t.
Bien... Si vous �tes d'accord ma�tre, nous pouvons commencer.
S'il vous pla�t.
Madame, vous savez que nous avons trouv� 19 ch�ques.
Chacun de 100 millions. Et tout cela en votre nom.
Pouvez-vous m'expliquer � quoi servent ces 19 ch�ques ?
Votre Honneur, ma cliente a de droit
de ne pas r�pondre � cette question.
�tes-vous au courant de l'existence d'une tombola, ou plut�t d'une loterie ?
Madame, la v�rit� est tr�s importante.
Connaissez-vous l'existence d'une tombola ?
Oui.
Votre honneur, jaimerais parler un instant � ma cliente.
Asseyez-vous s'il vous pla�t.
�tes-vous consciente des cons�quences de votre d�claration ?
Je ne vois pas pourquoi je devrais nier
l'existence d'une initiative caritative.
La tombola, une charit� ? - Oui.
Vous connaissez mes amis qui �taient aussi les amis de Maurizio
mon pauvre mari.
Quand le malheur est survenu
ils ont appris la situation que ma fille traversait
tous ensemble, ils ont d�cid� de nous aider.
Et pour �viter de nous humilier par un acte de charit�,
la tombola a �t� cr��e.
Votre honneur... - Ma�tre, s'il vous pla�t, taisez-vous.
Expliquez-moi le but du tirage au sort ?
Pour garantir que ma fille et moi puissions vivre dignement.
et assurer le paiement int�gral des �tudes de ma fille
Faudrait-il avoir honte d'une tombola ?
Mais... pourquoi tant de secret ?
Pour ne pas offenser ma sensibilit� ou celle de ma fille, bien s�r.
C'est tr�s touchant, vous ne trouvez pas ?
Mais enfin, madame...
Chaque tombola a une r�compense. Dans ce cas quel serait la r�compense ?
Ben... vous ne le savez pas ? - Non.
Cesare ne vous l'a pas dit ? - Non.
Eh bien... son yacht !
Il l'a offert dans cette tombola comme prix.
C'est tr�s g�n�reux, non ?
Si.
Eh bien, maintenant, tout est en ordre.
Quelque chose � ajouter, ma�tre ? - Non.
Parfait.
R�sumons. A la question, la dame r�pond
qu'elle conna�t le groupe organis� pour un prix
parmi les amis de son d�funt mari
dont le but caritatif est d'assurer un
entretien d�cent pour elle-m�me et sa fille,
et assurer � cette derni�re la fin de ses �tudes.
Le prix est constitu� par un yacht mis � disposition
par l'avocat Cesare Lorusso.
Ton bateau ? Celui de Maurizio, tu veux dire.
Je l'ai achet� � Francesca. Tout est en ordre.
Sauf le prix.
La tombola a ramen� 100 millions et il vaut cinq fois plus.
Et alors ? Vous vouliez l'aider ! La tombola �tait n�cessaire.
Mais apr�s tout...
Francesca nous a tous sauv�s avec son id�e.
On se serait retrouv�s en prison pour ne pas dire pire.
Elle nous a sauv�s. Je vous le dit.
Mais elle en gardera pr�s de deux milliards.
Elle a probablement d�j� l'argent dans sa poche.
Comment ? D�j� ?
Si, apr�s apurement par les services fiscaux.
Mais vous n'aviez pas d�truit le r�glement ?
Le premier oui, mais...
...J'en ai r�dig� un autre apr�s la d�claration de Francesca.
Et le juge a lev� la mesure conservatoire oppos�e aux ch�ques
Elle a pu les encaisser.
Et l'histoire est close.
La veuve a jou� � la tombola... et nous avons �t� arnaqu�s.
Je voudrais savoir qui a d�pos� la plainte.
Moi aussi. Il pourrait finir mort.
Assez ! Nous sommes � la messe.
Et maintenant, quand jouons-nous pour le yacht ?
Quoi ? Est-ce que vous plaisantez ?
Sans blague. C'est �crit dans le r�glement.
Quel est le probl�me avec le r�glement ? - Que voulez-vous dire ?
Nous devons jouer quelque chose entre nous, cher ami.
Ami de qui ? - Je m'en remets aux amis.
Ce soir au club. - Si, nous r�glerons ce probl�me.
Nous jouerons �a aux cartes. - La plus haute carte.
Apr�s le d�ner ?
Ca me va..
Mais rappelez-vous que le yacht est � moi. - Avec tout ce qui s'est pass�... !
Faut-il nous bl�mer ? - Nous jouerons pour le yacht.
Qui appelle-t-on pour jouer ? - L'amiral peut �tre ?
S�rement pas, il est compl�tement ruin�.
Quoi ! Il a une fortune.
Il est mari� � la femme... Ce corbeau...
Il pensera � la tombola... - C'est s�r, avec la femme qu'il a !
Silence...
Votre Honneur... Bonjour.
Bonjour. - Bonjour.
Je pensais que vos amis seraient venus vous dire au revoir...
Aujourd'hui c'est samedi. Ils joueront. - Encore.
Aujourd'hui, nous conna�trons le gagnant ? - Sans doute.
Madame.
Au revoir. - Bon voyage.
Je vous remercie.
Madame... Madame !
Avez-vous une id�e de qui a pu porter plainte ?
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.