All language subtitles for la jeune fille et les loups

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂ®)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Musique sombre

---

Crescendo musique sombre

---

Musique symphonique enlevée

---

---

Coups de feu, cris des loups

---

L'âne brait.

Musique sombre

Coups de feu lointains

---

(En italien) - Frontiera ?

- Non, è l'echo, viene da la !

Braiment

Le loup gémit.

---

Coup de feu

- Il en manque un. C'était qui, le noiraud ?

- C'est moi. Mais je l'ai touché, sûr.

Je l'ai vu sauter, une vraie crĂŞpe !

- Ils sont pas sevrés, il ne tiendra pas.

- C'est vexant quand mĂŞme.

Cor de chasse

---

Il crie après l'âne.

L'âne brait.

Eh ! Eh !

Non ! - C'est qui, ce zouave ?

- C'est le fou.

Il va nous faire chier. - Non !

Mes loups... - Giuseppe, dégage !

Ça suffit !

- ArrĂŞte ! ArrĂŞte !

- Mais lâche-moi !

- Non, arrĂŞte !

Pas le droit de tuer mes loups !

- Avancez ! - Je vais rouler dessus !

- Démarrez ! On témoignera.

- ArrĂŞte ! Non !

Cri de rage

- Dégage !

- Non ! Mes loups !

Non !

ArrĂŞte ! - Attention, toi !

- Mes loups !

Il pleure.

---

Oh non, non !

Sans les annonces avec SubDownloader Premium.

- Qu'est-ce qui t'arrive ?

Tu saignes ?

- Non... les loups saignent.

- Ils t'ont attaqué ?

- Votre fils a attaqué les loups. Ça... mes loups.

- Tu as vu Emile ?

- Bien vu. La douane aussi. Si Emile revient...

- Rien du tout, je m'en occupe.

Remonte et lave-toi.

Lave-toi, tu es ridicule. Allez ! Allez !

Si Emile revient... finito !

Andiamo.

- Papa ! Ils sont oĂą ?

Ah, bonjour. Ils sont oĂą ?

- Dans la cour. Pendus haut et court.

Discussions

---

- Moi, j'ai tué celui-là. Pleine tête !

- Il y en a un qui est noir ?

Les noirs, c'est les pires.

- C'est tous des gris. - C'est rare, les noirs.

Une fois, il y en a un qui rôdait autour d'une bergère.

A l'angélus, il la tétait.

Et elle laissait faire !

Un jour, on les a surpris l'un sur l'autre... collés !

On les a brûlés ! Sur le bûcher. Ils gueulaient si fort...

Orage, pluie diluvienne

---

- Si papa les empaille bien,..

..et si tu deviens vétérinaire,..

..tu pourras peut-ĂŞtre les ressusciter, non ?

- Oui.

- Ça suffit, Angèle. Allez, au lit !

Tu nous bassines avec ça.

Antoine sera militaire, comme mon père.

Tu te vois en blouse, souffler dans le derrière d'un cheval ?

Tu auras plus d'allure dessus en uniforme de Dragon.

- Les militaires tuent les loups ?

- Non. Mais mon grand-père m'a dit que pendant la campagne de Russie,..

..les loups les suivaient pour dévorer les morts.

C'est un malin, le loup.

- Peut-ĂŞtre mais pourquoi lui dire ? Elle va faire des cauchemars.

Allez, on monte. Allez !

"Le loup le quitte alors et puis il nous regarde.

"Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'Ă  la garde,..

"..le clouaient au gazon tout baigné dans son sang,..

"..nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.

"Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,..

"..tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,..

"..et sans daigner savoir comment il a péri,..

"..refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri."

- Ça, c'est malin..

..pour les cauchemars.

- Mais, Madeleine, c'est du Vigny.

Le grand Vigny, ça n'a rien à voir.

Allez...

Vlens.

Bonne nuit.

Le louveteau gémit.

Les cloches sonnent.

---

Pleurs du louveteau

Musique douce, joyeuse

---

---

Cris du louveteau

---

---

---

---

---

- Viens.

Antoine, tu dors ? Réveille-toi, il y a un loup dans ma chambre.

- T'es dingue !

Réveille les parents, et c'est la raclée pour lui.

- Allez, viens. Viens !

Il a de beaux yeux.

- Ne le regarde pas dans les yeux.

Sinon, il t'hypnotise et te tue.

- Lui ? Ça m'étonnerait.

Cachou. On va l'appeler Cachou.

Moi, je serai vétérinaire.

- On prend pas les filles.

- Ben, je me marierai avec toi, comme ça, je t'aiderai.

- Je sais pas si c'est la côte ou tes âneries, mais j'en peux plus.

On va le relâcher ici.

- Embrasse-le. - Pourquoi ?

- Pour qu'il te reconnaisse une fois grand.

- S'il y arrive...

- O ù ça ? - A survivre là-dedans.

- Ben alors, pourquoi on le laisse ?

Faut pas te gĂŞner ! Il a fait pipi.

- Il marque son territoire.

- Ben moi, je suis trempée maintenant !

On devrait pas l'abandonner.

Si c'est ça, un vétérinaire, je me marierai plus avec toi.

- Oh bah non !

Tocsin

C'est le tocsin. Et le tocsin, c'est la guerre !

Viens !

Allez !

Musique rythmée

---

Cri de l'aigle

---

---

---

Giuseppe imite l'aigle.

Cri de l'aigle

---

- Non !

Non è per te. Per Giuseppe.

---

Gémissements du louveteau

---

HĂ© ! HĂ© !

HĂ© ! HĂ© !

Vieni.

Vleni qui.

Aspetta.

Vieni.

Ha ! Hé, hé !

Tuto nero come il carbone.

Eh no... No !

Per Giuseppe.

Rire

Les cloches sonnent. On fait l'appel.

---

- Molle Augustin ? - Présent.

- Lallemand Marcel ? - Présent.

- Chanfournier Bertrand ? - Présent.

- Chanfournier Robert ? - Présent.

- Boucaru Philémon ? - Ouais !

- On dirait que c'est la foire aux bestiaux.

- Perazio Valentin ? - Oui.

- Pardon.

C'est ça, la guerre ?

Le loup va faire comment s'il y a la guerre ?

- Il s'en fout ! C'est mieux pour lui.

- Delachaux Ferdinand ?

- Présent !

- C'était le 3 août 1914, le jour de la déclaration de guerre.

Je ne pensais qu'à ce petit loup que nous avions abandonné.

Au moment où l'espèce allait s'éteindre,..

..les hommes trop occupés à s'entretuer,..

..offraient quelques années de répit aux derniers loups survivants.

En peu de temps, ma vision de l'armée est passée..

..des soldats de plomb que dessinait maman,..

..aux soldats de chair dont les journaux tentaient..

..de masquer l'hécatombe.

La fonderie entra dans l'industrie de la mort,..

..produisant par milliers les "garces, garcines, garcettes",..

..douilles pour canons, mitrailleuses et fusils.

Une fulgurante réussite..

..qui décupla la fortune des Garcin père et fils.

A l'automne 1918, les lignes allemandes cédant..

..l'une après l'autre, la victoire s'annonçait.

Impatient, mon frère Antoine s'engagea le jour de ses 18 ans,..

..à la grande fierté de maman qui remua ciel et terre..

..pour qu'il soit dans l'artillerie.

Grâce à quoi il fut tué, la veille de l'armistice..

..par l'explosion de son canon.

Une paille dans l'acier ou un défaut de munition...

On ne le sut jamais.

Musique nostalgique

---

---

Rongée par la douleur et le remords,..

..maman mourut de chagrin quelques années plus tard,..

..un jour de Noël.

Tintements métalliques

---

- Ah, ma chère Angèle !

Un rayon de soleil dans cette grisaille !

" La victoire en chantant" .

Elle existe en 3 tailles. On frise les 2000 commandes. Gros succès !

Des petits pains ! Allez, venez !

- Nos malheurs nourrissaient l'entreprise Garcin.

Prompts Ă  s'adapter,..

..ils s'étaient lancés dans le monument aux morts.

36000 communes qui pleurent leurs enfants.

Et moi, naĂŻve, j'allais me prĂŞter Ă  leur jeu.

- C'est pas un loup ? - C'est un chien.

Ce sont les chiens enragés qui attaquent les enfants.

- Papa, je pense que la réclame pour Pasteur..

..serait mieux avec un loup. Dramatique, donc vendeur.

- Tu les as tous tués, couillon !

Ça, ce sera une belle Marianne !

- Les loups sont revenus ? - C'est Emile qui fait du sur-place.

- Si on ne fait rien, ils envahiront Ă  nouveau la France.

Voyez-vous, le loup a une particularité.

Seuls le mâle et la femelle dominants copulent.

Les autres, rien !

Nib !

Mais ils veulent aussi. Alors, soit ils sont tués,..

..soit ils partent sur un autre territoire.

Ça donne le loup solitaire..

..qui hurle pour trouver une compagne. Et crac...

..le tour est joué ! - Bon, allez ! Angèle, viens.

- Il avance comme ça.

A ce compte-lĂ , demain, ils seront Ă  Brest.

D'autant qu'ils ont profité de la guerre pour se reproduire.

- Ça va, ça va !

T'en as pas profité de la guerre, toi ?

Fous-leur la paix !

Toi, tu vas..

..te tenir là, bien, bien cambrée.

Le menton levé.

La poitrine en avant.

Narguant l'ennemi.

- Le téton vainqueur..

..du teuton !

- Bon... Alors...

Le drapeau dans une main.

Le doigt tendu. Paulin, tu te couches Ă  ses pieds..

..baĂŻonnette au canon. Au chaud, dans ses jupons.

VoilĂ  !

Bon, alors... tiens.

On changera sa tĂŞte.

Excuse-moi, Paulin,..

..mais celle d'Antoine est mieux.

Alors, euh...

..dégage bien la poitrine.

Une belle Marianne...

..nourricière...

- Je dois me déshabiller ?

- Non... juste la poitrine.

Enfin, tu incarnes la patrie.

La mère patrie nourrit ses enfants.

- Je n'avais pas compris que je devais poser nue.

- Bien sûr que si !

Le frère et la sœur réunis..

..dans un élan pour la liberté..

..et le souvenir.

- Enfin, papa, comprenez-la !

Je peux sortir, Angèle.

- Tu la gĂŞnes, alors sors !

C'est moderne..

..et beau comme l'antique ! C'est du moderne antique !

Alors, un cliché !

- C'est d'un goût douteux. Mais si ça vous fait plaisir...

- Un cliché !

Ah ! A la bonne heure !

Allez, feu ! Pah !

- Allez ma belle, écarte les jambes. C'est pour la science !

Une porte claque.

Mais quoi encore ? - Tu savais ?

La pose... les seins Ă  l'air ?

"Téton contre teuton" !

Tu ris ?

- C'est drĂ´le. C'est Emile, je parie ! C'est pas malin,..

..mais c'est drĂ´le.

- Il est crétin, lui !

- Mais tu n'es jamais contente !

Ils font beaucoup pour nous.

Tiens, ces planches, c'est une commande d'Emile.

Et elles sont les bienvenues !

- C'est pas une raison.

- Je fais ce que je peux.

Et je te signale que t'es mineure...

- Plus pour longtemps !

- On devrait faire que des garçons. Les filles, c'est trop ingrat.

Allez...

Tu vas pas m'emmerder non plus, toi !

Brouhaha d'usine

---

Cri

---

- Soulevez ! Soulevez !

Papa ! Papa !

Une chorale d'enfants chante La Marseillaise

Contre nous de la tyrannie

L'étendard sanglant est levé

L'étendard sanglant est levé

Entendez-vous dans nos campagnes

Mugir ces féroces soldats

Ils viennent jusque dans nos bras

Egorger vos fils, vos compagnes

Aux armes, citoyens

Formez vos bataillons

Marchons, marchons

Qu'un sang impur

Abreuve nos sillons

Applaudissements

---

Faut rentrer, papa.

Venez. Venez juste un instant...

Regardez. Ça a de l'allure, non ?

Les garces reliées par des chaînes, c'est mon idée.

- Très bien.

- Et Antoine, lĂ -haut, en premier sur la liste...

Bon allez, venez, il pleut.

- Il nous croit crétins, c'est l'ordre alphabétique !

- Tu vois le mal partout. Dans l'ordre chronologique,..

..mon Antoine serait en bas.

Pauvre petit...

Elle soupire.

Quoi, pfff ?

- Ça va bien ? Rosette...

Ça va bien ?

Magnifique !

Ma chère Angèle, magnifique !

Qui admirer ? La statue ou son modèle ?

Et ces études d'infirmière ?

Vous avez le diplĂ´me d'Etat ?

Félicitations ! J'ai une proposition...

Mon père a besoin d'une infirmière.

Une nurse attitrée.

Il vous apprécie...

- C'est une bonne idée. Ta mère et moi...

- Impossible, je reprends les études.

- Encore ?

Des études de quoi ? D'infirmière-chef ?

De vétérinaire.

Vétérinaire ?

Mais quoi... pour les animaux ? Ça n'existe pas, les femmes..

..vétérinaires.

- Ça existera ! C'est ce que voulait faire..

..Antoine.

Comme ça, je serai la première.

- Un métier de brutes, très ingrat.

Et puis il faut savoir ferrer les chevaux, les bÂśufs...

Non, vous méritez mieux.

- Tu mettrais ton bras dans le cul d'un cheval ?

- C'est mieux de sonder les vieillards ?

- Ecoute, tu vas...

- Non, je fais ce que je veux.

Je suis majeure !

Je reprends mes études.

- C'est ce qu'on appelle..

..une femme moderne !

- Maréchal-ferrant, c'est moderne ?

- Je ne sais pas...

- Femme vétérinaire, c'est moderne !

- Bon anniversaire, Angèle.

- Qui vous l'a dit ? Mon père ou le vôtre ?

- Un bon maire doit être un bon père pour ses administrés.

Maire... Père...!

- Bon, je vais vous laisser blaguer entre jeunes gens modernes.

J'ai vu un vin d'Arbois. Plus on en boit, plus on se tient droit.

- Je ne peux pas le laisser.

- M. le maire... - Plus tard.

Angèle, ne fuyez pas.

Bon... je me lance... J 'aimerais vous fréquenter plus souvent.

Nous sommes faits l'un pour l'autre.

Hein ? J'ai quelques atouts, non ?

Unissons nos familles..

..qui ont tant souffert, et qui ont tant Ă  partager...

..et Ă  gagner !

- Je... je... je vais réfléchir.

- La réflexion, c'est du luxe !

Il a de la galette, il est généreux.

Tu veux filer Ă  Lyon, il nous prĂŞte son auto.

Hein ?

- Il nous a refilé en hiver le modèle de son père..

..qui se traîne en chaise à roulettes !

- Tu m'épuises, Angèle.

Peut-être que ta mère t'aurait convaincue.

En amour, il y a de la passion, mais ça ne dure pas.

La raison l'emporte.

- Ça donne drôlement envie !

S'il est panard, j'ébranche... non. J'étampe la branche à maigre dehors.

- Ah non ! La branche dedans, s'il est panard.

C'est s' il est cagneux que tu le forges gras sur le dehors.

- Je le savais. - Il peut être aussi bouleté,..

..rampin ou brassicourt comme moi.

Va, prends l'arrière.

Prends l'arrière !

Et cale-la bien entre tes gambettes.

- C'est lourd ! Et le plus léger ?

- Les plus légers sont plus nerveux. Accroche-toi, fillette !

Elle tousse.

---

Tiens.

Non, le grain d'orge, tourne-le.

Et enfonce le clou.

Sinon t'es dans le vif et ça chie.

Hennissement

Elle crie.

Ah, le travail ! Il faut 2 ans pour faire..

..un apprenti avec un couillu. Il faudra le double..

..avec une fendue ! Et avec des chevaux de bois !

Au boulot !

J'ai tout essayé.

La maréchalerie, c'est pas pour elle.

Prenez-la avec vous.

Elle y arrivera mieux. - Je vous l'avais dit.

C'est une école de garçons.

Le maréchal est brave et patient, mais il y a des limites.

- Justement, vétérinaire, c'est pas maréchal.

- On doit s'occuper des chevaux !

Ils sont vapeur ! Vos machines à crottin, c'est le passé.

- Le passé ? Ha ! Ha ! Le passé !

3 millions et demi de chevaux et elle dit " le passé" !

- Moi, j'aime les animaux sauvages !

- Dans ce cas, rendez votre tablier,..

..et puis allez au zoo, ou mieux, dans un cirque !

Et mettez un tutu, ça vous ira !

Ah non, mais j'y crois pas !

- Oh lĂ  ! RĂŞnes courtes ! Elle a du sang, la jument !

- Bon, messieurs, Ă  table !

Râle, fracas

- Volailles de merde !

- Vous ĂŞtes M. Morzov ?

- Zhormov. C'est mon patron. Je suis Anatole, mécano. Enchanté.

- C'est vilain ! Il faut le soigner.

- J'ai pas le temps.

- Ça va ?

- Ça va... Faut que je m'y remette ou je suis mort.

Le cosaque nourrit ses fauves.

- Ça fait peur ! Il est où, ce monstre ?

- Dans ses cages, derrière.

Rugissements

---

---

---

---

- Chut....

- Ecartez-vous ! Un coup de croc, il vous coupe !

Vous ignorez la force de leurs mâchoires !

- Si ! 150 kg par cm², 32 dents,..

..12 incisives...

- Hop, hop, hop...

- Angèle Amblard, infirmière vétérinaire.

- Comte Zhormov Igor.

Russe, grande Russie !

Explorateur, négociant, spécialiste des fauves,..

..pour cirques et tous les zoos.

Enchanté.

(En russe) Du calme !

- Ils sont agressifs.

- Pas ordinaires. Et pas regarder yeux dans yeux.

Vous ne connaissez pas le loup.

Si, je connais !

- Non ! Américains ceux-là. Agressifs, bons pour commerce.

Alors comme ça, vous êtes vétérinaire ?

- Infirmière... J 'aimerais travailler avec des fauves.

Je sais soigner les hommes, mais je préfère les animaux.

- Dommage. - Dommage que quoi ?

- Que vous n'aimiez pas les hommes. Moi, j'aimerais dîner avec vous,..

..en tĂŞte-Ă -tĂŞte,..

..yeux dans yeux. Vous êtes très charmante.

- Pas plus que ça. Je cherche du travail.

- Ah...

- Jugez-moi sur mes compétences.

- Pas le temps. Je pars dans 8 jours pour le Groenland..

..chercher ses petits frères. Alors, adieu. Non !

- Des ours blancs au Groenland ?

Je peux venir pour rien ! C'est pour ça, l'avion ?

- Oui. Repérage en basse altitude sur la banquise.

Poursuite. Epuisement de la bête, et hop, l'épuisette.

Oui, le filet.

- Des ours à l'épuisette ? Par avion ?

Emmenez-moi et je dînerai avec vous tous les soirs à l'hôtel.

- Dans un igloo ! Par moins 30 ! A manger du caribou cru !

Entourée de trappeurs inuits qui puent le renard ?

- Parce qu'ici, ça sent le muguet ?

- Vous tiendrez 2 h, ça dure 3 mois. Ravi de vous connaître. Au revoir.

- Redre... redresse !

Oui... VoilĂ  !

VoilĂ , c'est bon lĂ  !

Impeccable !

- C'est magique !

- Et vous entendez ? C'est du Mozart !

En 18, les cigognes... l'escadrille, c'était moi, le mécano.

J'accordais les pianos.

Une balle pour dézinguer les Pruscos ! Les Allemands.

Il fallait que ça ronronne.

Hispano Suiza... 8 cylindres en V, 12 litres de cylindrée.

Ça ne vous dit rien ?

Ça fait la pige aux oiseaux, ça.

Et au choix, roulette sur l'herbe ou patinette sur la neige.

Le tout breveté Anatole Turcat. Ça vous la coupe, hein ?

- Ah complètement ! C'est formidable ce que vous faites.

Aidez-moi, je voudrais aller avec vous au Groenland.

- Mon pur-sang se soigne pas comme un bourrin.

- Je pense bien. Je vous aiderai, je peux apprendre.

- La souris est revenue. Un fruit mûr... à cueillir.

- Arrange-moi la bascule Ă  patins.

J'ai que deux mains !

- Emmenez-moi, je vous aiderai. - Encore lĂ  ?

Vous ne doutez de rien ?

- Ça ne se refuse pas, patron.

- Vous pilotez comme un as.

Emmenez-moi, j'ai confiance.

Allez, soyez chic !

LĂ , c'est chez moi.

- Vous allez me présenter à vos parents ?

- Non. Je vous montrerai les derniers loups.

Des vrais, des sauvages.

Pas des qui puent... C'est par là, près de la frontière.

Je me suis documentée sur les ours polaires.

Arctique veut dire " le coin des ours" .

- Mon petit, les ours, c'est mon travail.

Je connais. - Ah oui ?

Ursus maritimus, 3 m 20 de long, plus de 300 kg. Vous savez..

..qu'ils sont tous gauchers ?

- Vous en avez vu un qui suçait son pouce ?

- Méfiez-vous des crochets du gauche.

Il y a une technique lĂ . Je vous raconterai dans l'igloo...

..en tĂŞte-Ă -tĂŞte.

Même si ça sent le renard.

Soupir

- Vous, vous ĂŞtes fortiche !

C'est à moi, ça !

J'y crois pas, on est fait pareil !

A Saint-Marcel, c'est enneigé. C'est bon pour les patins.

Il y a une auberge.

La demoiselle pourra se réchauffer sous la couette.

- Ta gueule, Anatole !

- On est oĂą, lĂ  ?

- Ici.

C'est votre baptĂŞme ? Les fesses en l'air ?

Ça va vous secouer.

Patron, je vous mets un coup de lanceur.

- Tu m'agaces, pygmée.

- Comme pour les filles du " bal Ă  Jo" ,..

..3 tours de piste, le moteur est chaud. Contact.

Musique douce

---

Trapu, le russe !

---

---

- Suivez le chemin de fer pour vous repérer !

- Vu d'ici, c'est différent !

- Là-bas, ça devrait être chez vous.

Suivez avec le doigt. - Je trouve pas !

J'ai les doigts gelés !

- Il faut mettre les gants !

- LĂ -bas...

..c'est chez moi. C'est Plombières.

Et derrière, c'est le plateau des Poisses.

Vous pourriez pas vous poser ?

Je trouve pas les gants !

Merde !

- VoilĂ  gants !

Zhormov chantonne.

---

Alors ? Ils sont oĂą ces loups qui sentent le muguet ?

- On les a pas vus.

Il y a des poils et des crottes.

- Passionnant, expédition avec vous !

- Arrêtez de bouger comme ça...

Vous pouvez pas virer Ă  plat ?

- C'est pas charrette Ă  bras, mademoiselle.

Si vous devez rendre,..

..faites ça dehors, loin, parce que je suis derrière !

- Posez-vous !

Je vais crever !

- AĂŻe, aĂŻe, aĂŻe !

Tenez-vous bien !

Accrochez-vous !

Accrochez-vous !

Angèle crie.

Il crie.

---

Il parle en russe.

---

Mademoiselle... Mademoiselle ?

Mademoiselle ? Mademoiselle !

---

- Doucement.

- Il faut sortir.

Elle hurle comme un loup.

---

Vous pouvez poser jambe ?

- AĂŻe !

Allez chercher mon père, Léon Amblard...

..à Plombières. - Mais on est où, là ?

Elle est oĂą, la carte ?

- Elle s'est envolée.

- Envolée ? Mais comment je fais, moi, sans carte ?

Je connais rien ici !

VoilĂ ...

Je vous laisse mon pistolet.

Attention, chargé !

Et la vodka.

Surtout, pas dormir, petit chat. Pas dormir, petite hirondelle.

Si tu dors, t'es mort. Hein ?

Moi, je reviens vite avec papa.

Et après ça, promis, je t'emmène courir après les ours au Groenland.

Surtout, pas dormir. D'accord ?

Pas dormir, hein !

- Il a été vu là.

Plombières. Et après, direction l'Italie.

Sauf qu'il devrait déjà être au bercail.

- Il lui apprend le vol sur le dos. Au chaud, accroché au manche.

- En looping, s'il veut.

- Ou il sort le grand jeu,..

..et c'est Venise,..

..le Danieli.

- Venise ? Avec mon taxi ?

Et la purée de gris qui s'annonce... Ça sent pas bon.

Musique mystérieuse

---

Hurlements de loups

---

Il parle en russe.

---

Hurlements de loups

- N'aie pas peur, je reviens.

Russe

Grognements

---

---

Il parle en russe.

---

Grognements

---

---

Hurlements de loups

---

- AllĂ´ ? AllĂ´ ? AllĂ´ !

Allô ? M. Le préfet ? Allô ? Pas au point, leur machin.

Moteur de véhicule

C'est pour quoi ?

- Désolé, mais il faut réveiller le maire.

- Vous lui parlez. Montez.

- C'est vous, le maire ? Moi, c'est l'avion.

Les recherches sont lancées ? - Par ce temps ?

- Ma carte !

C'est ma carte ! C'est la fille qui l'avait. Quelle quiche !

- Il y a une fille ?

- Une collante, une vraie glu.

Elle est du coin. Mignonne. Si elles sont toutes comme ça,..

..j'aime ce pays !

- Je trouve vos propos hors de propos.

L'avion et la fille, que faisaient-ils ici ?

- Elle a tanné mon patron, Zhormov, pour qu'il l'embarque.

Pas farouche, la souris !

Elle voulait voir le loup.

- Qu'est-ce que vous racontez ?

- Il paraît qu'ici, il y a les derniers loups.

- Et vous venez voir ça ? C'est grotesque !

- On l'a trouvé en bas de la côte des thermes.

- Ça va, patron ?

- Euh... il aurait atterri avec son planeur..

..dans les sapins. Il y a une fille,..

..des loups...

- Pas très clair, le garenne.

- Faut bouger.

Allez chercher jeune femme blessée là-haut.

Papa, ici. - Son père ? lci ?

Son nom ?

- Samovar ?

Calamar ? Malabar ?

Prénom, Angèle.

- Angèle ? Amblard ?

- Da !

- Blessée... Au milieu des loups !

N'affolez pas son père, je m'en occupe.

C'est ma... Enfin... On doit se fiancer..

..bientĂ´t.

Fiancer ?

Avec vous ? Ah...

Félicitations, l'ami !

Faut avoir beaucoup courage.

LĂ -haut, plus de loups que dans toute la sainte Russie.

Il faut y aller.

Il parle en russe.

- Sainte Agathe, liez-lui les pattes

- Ave Maria

- Saint Gésippe Serrez-lui les tripes

- Ave Maria

- Saint Eloi, clouez la mâchoire

- Ave Maria

- Saint Matthieu Crevez-lui les yeux

- Ave Maria

- Saint Armand, cassez-lui les dents

- Ave Maria

- Saint Pancrace Montrez-nous la trace

- Ave Maria

- C'est par lĂ , on est sur la bonne voie.

- On la connaît. C'est chez moi, ici, partout !

Et bientôt on grimpera accrochés à un câble.

Téléphérique, M. l'Aviateur.

En toute sécurité !

- C'est la Sibérie, ici !

- Il n'a pas servi.

- Du sang...

..humain. Une femme.

Des poils de loups.

Ils l'ont dévorée.

- J'ai vu des loups traîner des caribous sur des km.

- Et vous, vous n'avez pas été capable de la porter ?

- Elle souffrait. Je pensais bien faire.

Dans la pelisse, au chaud, avec mon pistolet. Je comprends pas.

- Et voilĂ  ! Tu sais, il y a toujours des... un soulier.

Par contre, il n'y a pas de traces. La neige est toute soufflée.

- Et le fou, lĂ -haut ?

- Mais bien sûr !

Venez !

- La gaufrette ! C'était une mouette !

- Maintenant, c'est du petit-bois !

- Ouvrez !

On frappe avec insistance.

J'ai vu de la fumée. Vous êtes chez moi, ici !

- Ici, chez M. Albert.

- C'est mon père, c'est pareil.

Faites sauter la porte.

A la bonne heure ! Il y a eu un accident.

Un aéroplane a atterri juste en dessous.

Une femme a disparu. Tu l'as vue ?

- Pas vu...

Je dormir tranquille.

Fait froid.

- Ah, cette odeur !

Ce fumet de bĂŞte !

Et ta mère ?

Oh, tu m'écoutes ?

Elle est oĂą, la vieille ?

- Partie... L'Italie. Fait froid ici.

La mamma, vieille, malade...

- Et les loups ? Ils sont oĂą, les loups ?

Ils ont attaqué une femme.

- Pas possible. Les loups, braves, gentils.

Partis aussi...

Gran Paradiso colla mamma.

- Grand Paradiso ! Il se paye ma tĂŞte, l'abruti !

- Non, moujik... des loups grands !

Des gueules comme ça ! Ils m'ont attaqué.

- Non. Pas possible. Gran Paradiso, les loups. Multi...

- Fais pas le malin, macaroni !

Il atterrit, une femme disparaît. Et toi, tu dors ? Rien vu ?

Tu te fous du monde, salopard !

- Et ça, c'est à qui ?

- Pas toucher, ça ! A la mamma.

Je jure, j'ai rien vu.

Pas vu, la fille. Dormir. Voir M. Albert ?

- Tu le verras. Mais le maire, c'est moi, et ici t'es chez moi.

Alors, au dégel, tu déguerpis.

Je vais foutre le feu Ă  ce gourbi !

Et les loups, on va les saigner comme des gorets !

- Pourquoi vous vous énervez..

..contre un moujik ? Faut fouiller..

..dans montagne.

- Qui vous en empĂŞche ? Allez-y, vous gĂŞnez pas.

Mais n'empĂŞchez pas les gens d'ici de s'occuper des affaires d'ici.

- Le fou n'y est pour rien.

Il a une tête curieuse, ce garçon !

- Il porte la guigne. Vous le voyez bien.

Râle de cauchemar

---

- Hop, l'épuisette !

SpakoĂŻna !

Rire

Grognements

- E mia !

---

---

Musique mystérieuse

---

Vai, vai ! Per Giuseppe. Cadeau de la mamma.

Rire

Musique douce

---

---

---

Les cloches sonnent.

---

---

- C'est pas possible qu'on retrouve que ça !

Il faut... il faut chercher encore.

Il faut sonder le torrent.

- Jamais les loups n'ont attaqué les humains !

Sauf dans les histoires !

Surtout si elle était armée, près d'un feu. Ça tient pas !

Il faut battre la montagne !

- Nos hommes sont allés partout.

- Soyons réalistes. Une nuit glaciale en altitude...

..blessée, à bout de force...

Elle s'est sûrement endormie dans le froid de la nuit.

Les loups sont passés après.

- Qu'ai-je fait pour mériter ça ?

Mais que faisait-elle dans cet avion ?

- Le responsable est lĂ .

Je dirais mĂŞme, l'irresponsable. Oui, monsieur !

- C'est elle qui... - Taisez-vous !

Ça va être de sa faute, maintenant ?

- Je suis accablé.

Vraiment désolé. Acceptez..

..mes condoléances. - Condoléances ?

Trop facile ! Respectez au moins notre deuil !

Fichez le camp !

Dehors !

- Messieurs...

- Il mérite..

..qu'on lui botte les fesses.

- Tu n'as pas à traiter de cette façon un étranger.

- Je n'ai que faire de vos conseils.

Vous êtes aussi responsable. Vous vous êtes entêté..

..contre l'avis de tous. Faut toucher Ă  rien !

Les loups, le fou...!

Comme s'il était chez lui !

Voilà le résultat !

Ma bien-aimée, morte ! Dévorée par ces monstres !

Bris de verre

Il fait une attaque.

Papa ?

- M. Garcin ?

M. Garcin ?

Il fallait pas le faire boire !

- Qu'est-ce...

- Enfin laissez-nous respirer !

Léon s'effondre.

Râle

- Il ne faut pas le tirer, le loup. Il faut le piéger !

- Petit Georges !

Petit Georges !

Arrive ici !

Dis-moi, combien de temps pour m'en faire une cinquantaine ?

- Tudieu ! C'est infesté ou bien ?

- Une semaine.

- Il faut pas traîner, alors.

Tu es sûr de toi ?

- Ma main Ă  couper, M. Garcin.

- Appuie de tout ton poids avec ça. Là, sur le palier.

Allez, vas-y.

Vas-y, je te dis !

- Pas bon, ça. Trop tendu. On lui laisse sa chance...

On a vu des loups sur 3 pattes. Ils se lèchent et ça cautérise !

La bave du loup, il y a pas meilleur.

Non, c'est mieux quand la mâchoire rentre bien dans la viande.

Le bestiau tire pour fuir, et ça le déculotte.

Bien, jusqu'Ă  l'os.

L'infection se fout dedans. Et après, bingo ! Le gros lot !

- Et la strychnine ?

- Ah, c'est avant, ça !

Au-dessus du traquenard, t'accroches une charogne.

Tu prends un lapin,..

..tu le déloques. Tu tires bien la peau.

Et après, tu le rhabilles en le bourrant de strychnine.

La strychnine, il n'y a pas mieux comme poison.

Ton loup se vide de partout, les boyaux, le foie, la boucherie...

Tout y passe !

Croyez-moi, M. Garcin, le piège à loup,..

..vous allez y aimer !

De l'eau coule.

---

- Monsieur ?

- Giuseppe.

- C'est vous le...

- Le fou ?

Si...

Mais... Giuseppe.

- Et M. Zhormov ?

Et les secours ?

- Déjà venus. Pas trouvé...

Le loup a trouvé... et Giuseppe.

- Qui m'a déshabillée ?

- Giuseppe.

Et soigné et lavé.

- Vous m'avez lavée ?

- Bien lavé... bien lavé... tout propre.

- Et mes habits ?

Il soupire.

C'est Ă  qui ?

- Serena.

- Votre femme ?

- La mamma.

Très jolie.

Danser avec les loups.

- La mamma, je peux lui parler ?

Je peux la voir ?

S'il vous plaît, monsieur... Giuseppe.

Je voudrais m'habiller.

Ah...

Non, non !

Toute seule.

Je vais m' habiller toute seule.

Vous pouvez sortir ?

Musique mystérieuse

---

- Carbone... mon frère.

Scusi.

Vai, vai, vai !

Vai !

Vai !

---

- C'est quoi ?

- Medicina... Latte,..

..absinthe, pavot et gentiane.

La mamma !

- La mamma, elle peut voir ma jambe ?

- Giuseppe, déjà vue, bien soignée.

- Je préférerais un médecin.

Vous pourriez m'accompagner en bas ?

On vous récompensera.

- Non ! Pas possible. Restez ici avec Giuseppe..

..et les loups.

- Sûrement pas.

J'ai une famille.

J'ai un père et j'ai un fiancé aussi.

Ils doivent se faire du souci, ils me croient morte.

- Bien morte.

Très bien.

Foutre la paix, comme ça.

Elle crie.

Elle pleure.

---

C'est quoi, le nomine ?

- Angèle.

- Angèle...

Angelo ! Comme "agnello" .

Le loup trouvé "agnello" .

Il destino.

Le loup plus fort que l'agnello.

Ah ! Pleure un peu.

Personne entend agnelle pleurer.

Toujours le loup qui décide...

..si agnelle vivre...

..ou mourir.

Craquement des os, cri

Agnelle pour le loup.

- C'est très joli, mais vous n'auriez pas autre chose ?

- Mamma.

Quand Giuseppe petit, la mamma...

..dansait avec les loups.

Musique tsigane

---

Applaudissements

---

---

Hurlement du loup

---

Applaudissements

---

Eh... attenzione !

- Vous faites quoi avec ces gros glaçons ?

- Pas glaçons... pains de glace.

Quand il fait chaud, Giuseppe vendre en bas.

- Mais c'est fini, ça.

On fabrique la glace avec le courant électrique.

- Perche elettrico ? Je connais "elettrico" .

Pas bon, trop cher.

Ici, beaucoup la glace. Pas chère.

- D'accord. Mais avec l'électricité, on fabrique la glace toute l'année.

- Pareil. Maintenant je fabrique la glace,..

..et je garde lĂ .

LĂ , plus de glace qu'Ă  l'usine.

Il rit.

- Viens ! Viens... viens.

On en a sauvé un avec mon frère.

Un petit noir, Cachou. Si ça se trouve, c'est lui.

- Non. Lui, Carbone. Tu verras.

Musique rythmée

Hurlement de loup

---

Giuseppe imite le loup.

--- ---

---

La famille...

Bianca, la mamma.

Marco.

Luigi, Matteo.

Carbone. Sauvé tout petit..

..par Angela. Agnella !

Et per Giuseppe.

- C'est des noms chrétiens !

- Si. Tous baptisés.

Enfants de Dieu, non ?

- Pas Carbone !

- Si !

- Nous, on l'appelait Cachou.

C'est plus gentil.

Musique mystérieuse

(Voix d'Antoine)

- "Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,..

"..tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,..

"..et sans daigner savoir comment il a péri,..

"..refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.

"Hélas ! Ai-je pensé, malgré ce grand nom d'hommes,..

"..que j'ai honte de nous, débiles que nous sommes.

"Comment on doit quitter la vie et tous ses maux ?

"C'est vous qui le savez, sublimes animaux !

"A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,..

"..seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse."

Musique douce

---

Elle crie.

---

- Vai !

Agnella.

Cadeau.

- Merci.

- S'il vous plaît...

..tu quittes pas ici.

- Si.

- Giuseppe pas beau ?

Le fiancé ?

- J'ai pas de fiancé.

- Alors, reste ! Reste ici...

Marier Giuseppe.

- Je ne veux pas rester enfermée. C'est impossible. Je dois partir.

- Tu veux partir ? Tu vas voir Carbone. Il t'attend.

Allez, vas-y ! Va, va !

Cri

La mamma...

Dormir...

- Dormir ? Mais tu es complètement fou ?

Pourquoi ?

- Garder encore un peu.

- Mais elle est morte !

Ça sert à rien, c'est plus elle !

C'est interdit ! On garde pas un mort comme ça !

Elle doit reposer au cimetière.

- Pas possible, cimetière.

Si en bas ils savent mamma morte, me foutre dehors et tuer les loups !

- Pourquoi ?

- Pas les papiers, Giuseppe.

Pas "francese" !

M. Albert donner un papier... pour la mamma.

- Quel papier ?

- Vieni.

- Comment allez-vous ?

- Il va bien. Il va très bien.

Il s'exprime avec sa canne, un coup pour "oui" , deux pour " non" .

- Et lĂ , que dit-il ?

- Oui. Il est d'accord.

Merci. Merci, Rosette. Merci bien.

Et puis, Maître, c'est une simple procuration.

- De pouvoirs très étendus, tout de même...

Difficile de recueillir un consentement explicite..

..à coups de bâtons.

- C'est papa qui a financé le rachat de votre étude, je me trompe ?

Rire gêné

- Après tout, c'est assez simple...

Nous avons en bleu, lĂ ,..

..votre propriété, soit environ 832 hectares...

..dont hachurés de bistre, 38 hectares de la concession..

..dite "Serena Corazzi" ...

Il tape de sa canne.

Parcelle pour laquelle il conviendrait d'ajouter une clause..

..d'exclusion temporaire.

- Comment ça, exclusion ? - Temporaire !

Temporaire... jusqu'Ă  la fin du bail.

Votre père..

..avait imprudemment concédé...

- Mais, la durée ?

- La durée... de vie !

- De qui ?

- Mais de la bénéficiaire Corazzi Serena.

- Elle n'y habite plus.

- Il faut faire constater.

- J'ai constaté. Elle a fui..

..en Italie. Il ne reste..

..là-haut que son bâtard. Alors, stop !

Terminée la concession !

C'est pas un demi-loup qui va empĂŞcher la marche..

..du progrès, entraver notre prospérité.

Prospérité qui entraîne en passant celle de votre étude.

- Chaque génération d'entrepreneurs apporte sa pierre..

..à notre communauté.

- "Sa pierre" ? Vous voulez rire ?

Des tombereaux de pierres pour construire..

..des hĂ´tels, des restaurants... Je les ai vus !

Je voyage, moi ! Saint-Moritz,..

..Chamonix... Les Jeux olympiques ! Ils ont pigé !

Ils appellent ça " l'or blanc" .

Faut pas se laisser distancer ! Si on avance pas, on recule.

Ecoutez-moi bien !

Pour grimper lĂ -haut,..

..je construirai un train à crémaillère.

Crémaillère ! Ce mot sonne délicieusement métallique !

Fini, le bronze ! On passe Ă  l'acier.

Monuments aux morts, fini ! On en met pas 2 par village !

J'ai 300 familles sur les bras ! Vous voyez, papa... Hein ?

Alors, le rastaquouère..

..lĂ -haut, dehors !

Il me fait une tache énorme sur ma neige !

L'avenir est là ! Et ça...

..c'est le passé ! - Je comprends... Je comprends.

Eh bien, M. Garcin...

..un paraphe sur chaque page, et signature..

..sur la dernière.

- Rosette !

Sers-nous un petit verre de Quinquina.

Avec une paille pour papa.

VoilĂ  !

Canne.

- Tu as lu l'acte de notaire ?

- Je sais pas lire.

Et pas Giuseppe dedans.

Rire étouffé

- Pardon.

Excuse-moi, c'est... c'est ta tĂŞte... le...

Pardon.

Elle était belle, la mamma.

- Belle...

Comme toi ! Je connais.

C'est Albert Garcin,..

..il m'a sculptée aussi.

- M. Albert... gentil.

- Giuseppe, c'était qui, ton père ?

- Un loup.

- Je vais aller voir Albert Garcin avec ça.

C'est mon parrain, il peut t'aider. Il te fera un nouveau bail.

- Après tu vas venir ?

- Oui, je... je vais revenir...

..pour t'apprendre Ă  lire. Regarde.

"Se-re-na" .

- La mamma.

Musique mystérieuse

---

Pleurs de Carbone

---

Musique mélancolique

Hurlement de loup

---

Pleurs de Carbone

---

Agnella !

- Chut...

---

Hurlement de Carbone

---

---

---

---

Hurlements des loups

---

---

---

---

---

- Tenez, monsieur.

J'en ai plein d'autres.

- Sûr qu'ils vont aimer ça !

Je te ramènerai des crocs de loup pour faire un collier.

- Merci, monsieur. Et puis, tuez-les tous !

- Tous ! Jusqu'au dernier !

Allez, adieu, petit !

- Au revoir.

- Demain j'irai chez le graveur pour une plaque.

Pour ta fille.

La malédiction s'acharne vraiment sur nous.

Râle

Oui...

Ça, c'est une commande d'Albert.

Ça y est, je lui ai dit. Je lui ai dit !

Et aux beaux jours je l'emmènerai là-haut..

..pour déposer une gerbe sur le lieu de l'accident.

C'est pas raisonnable,..

..mais il insiste. Il est tĂŞtu.

Râle

Calme-toi, Albert.

Il devient très difficile, je te jure...

Ça va, ça va ! Tu commences à m'emmerder, Albert !

- Léon, la petite !

Elle a ressuscité !

C'est le miracle des loups ! Jésus, Marie, Joseph !

- Allez, allez... Allez !

Les cloches sonnent.

---

- Ma petite fille ! Ma petite fille !

Ma petite fille...

- C'est parrain ?

- Oui.

- Parrain ? Que vous est-il arrivé ?

- Il a eu une attaque. On s'est inquiétés.

On t'a crue morte.

Les loups, tout ça... Il se retrouve la gueule en biais.

Il marmonne quelque chose.

- Il peut plus parler ?

- Non, il est muet. Je m'occupe de lui. J'ai du mal.

Mais on se débrouille... On se comprend.

Hein, mon petit père ?

Les cloches sonnent.

---

---

Personne..

..n'y croira Ă  ton histoire.

Et encore moins..

..que le fou t'a soignée !

- Pourtant, c'est vrai. C'est un bon rebouteux, et doux !

Il pourrait vivre de ça.

- Si on lui greffe une autre tĂŞte !

Hein ?!

- On s'y fait très bien à sa tête !

T'aurais vu la mienne quand j'ai repris connaissance..

..nue comme au premier jour...

- Quoi ? Comment ça, " nue" ?

Angèle !

Il t'a abusée ?

- Il aurait pu, mais il ne l'a pas fait.

C'est un garçon très honnête, malgré ce que vous pensez.

Et lĂ , sors, je dois m'habiller.

- Alors, ma fille nue devant une bête, ça passe,..

..mais ton père doit sortir ? Très bien, je sors.

Et tu vas aller voir un médecin.

Il ne m'inspire pas du tout, ton rebouteux.

Et sa mère, la vieille, tu l'as vue ?

- Euh... oui. Enfin, elle n'est pas très vaillante.

- Emile m'a dit qu'elle était passée en Italie.

- C'est bon, tu peux venir.

Tu l'as connue quand elle dansait ?

- Oui, c'était une belle plante.

Elle était bien balancée.

Elle le savait, la tigresse.

Elle affolait les troupes !

- Le baiser de Satan ?

- Une jolie sorcière.

Musique tsigane

---

Acclamations

--- ---

- Vieni.

Grognement du loup

Murmure de la foule

Gentile...

Acclamations

(La foule, en rythme) - Le baiser, le baiser...

---

Applaudissements

---

- Baise-la !

- Baise-la !

(La foule, en rythme) - Baise-la !

---

- C'était qui, le père ?

- Alors, là ! Ça se bouscule au portillon !

Certaines femmes ont dit que c'était des loups.

D'autres, que c'était ton parrain.

Albert ne l'a jamais reconnu. En plus, il était marié..

..à l'époque. Et il y avait Emile.

- Il m'aime.

- Je sais. Je te l'ai déjà dit.

- Je parle de Giuseppe.

- Giuseppe ?

Comment ça, Giuseppe ?

Ma petite, tu vas oublier ce macaque,..

..et attendre Emile.

Qui est moderne ! Et qui a du cadastre, lui !

Entre l'épouvantail..

..et un aigle visionnaire,..

..le choix est vite fait !

Giuseppe !

Giuseppe joue de l'harmonica.

---

Hurlement de loup

---

Musique douce

---

---

---

- Eh Bianca !

---

Cris de louveteaux

---

Giuseppe rit.

Hurlements de loups

Bravo, Carbone ! Bravo, Carbone !

---

Mamma !

Hurlements des loups

---

- Elle est morte.

Giuseppe est seul avec ses loups.

Si vous ne l'aidez pas, il sera chassé..

..par votre propre fils.

Il n'a plus personne.

Son père... qui est-ce ?

Vous le savez ?

Klaxon

- M. Emile, la petite est dans le jardin avec votre papa.

- Je vous en supplie...

Je dois savoir !

- Ma très chère Angèle ! Quelle histoire !

Ah, papa !

Le retour d'Angèle vous a ragaillardi !

Superbe mine ! Rosette.

Votre père..

..m'a raconté une histoire à dormir debout. Sauvée ? Par des loups ?

Sacré Léon, à force de respirer l'éther, le formol, ça lui...

Ou c'est le vin d'Arbois qui lui monte au beffroi !

Racontez-moi ça.

Votre retour me revigore, je ne dormais plus,..

..je ne mangeais plus... je revis !

Nous revivons tous !

On a tout fouillé là-haut.

- Même ce taudis ! - J'y ai été soignée.

- Puis une chape de plomb s'est abattue sur Plombières.

Chape de plomb, Plombières !

C'est amusant, ça.

Doublement difficile pour moi.

En tant que maire, je devais rester fort pour éviter la panique,..

Tout en...

..portant le deuil de ma tendre amie.

- Les journaux ont même parlé de...

..de fiancée ?

Fiancée ?

- On était quasiment d'accord ?

- Quasiment ne veut pas dire oui. Il reste du chemin.

- Alors ne perdons pas de temps, en route !

Regardez.

Un chemin de fer à crémaillère.

Des pentes à 150 pour 1000. 8 km de montée,..

..1500 traverses par kilomètre. Et là, un téléphérique !

Ça va faire beaucoup d'acier ! J'ai vu les Rothschild à Megève.

Ils prennent une part dans mon projet "Grand Massif" ,..

..et je leur fournis de l'acier..

..pour la ligne qu'ils feront jusqu'en haut du Mont-Blanc.

Un train sur le toit de l'Europe. Epatant !

Pour l'usine qui va s'enrichir. Pour moi !

Pour vous...

Pas un mot d'encouragement à défaut d'admiration ?

Cette ferraille ne passionne pas une amoureuse de la nature,..

..mais là-haut, ça sera la nature maîtrisée, accessible.

Avec vous à mes côtés.

Pour me conseiller, me guider...

..me freiner au besoin.

J'ai une idée très moderne du rôle de l'épouse.

- Et lĂ , c'est quoi ?

La réserve des Indiens ?

- Ecoutez...

Ce n'est pas des loups et un romanichel qui vont m'arrĂŞter.

La boiteuse a disparu et le fou des neiges, lui,..

..n'existe pas. Juridiquement, c'est du vent.

Il est pas né.

Rien, pas de traces. Ni école, ni armée. Le néant !

- Justement,..

..en tant que maire vous pourriez régulariser.

- On ne régularise pas l'irrégularité.

Il a choisi sa liberté. L'égalité,..

..ça se mérite.

- Il m'a sauvée !

- Votre père n'y croit pas.

- En tout cas, c'est le protégé du vôtre.

Et la fraternité ?

- Stop !

Pas de fraternité. On n'est pas du même sang.

Ne vous aventurez pas sur ce terrain.

N'inventez pas des confidences de mon père.

Respectez ce vieil homme. Il a droit Ă  la paix.

Il souffre assez.

- Les loups m'ont sauvé la vie. Ils ont droit à quoi ?

- Les loups ? Montez un zoo !

2 loups, 3 marmottes, un chamois... ça plaira aux touristes.

Un petit parc animalier... Il y a de l'argent Ă  gagner.

Non, c'est insoluble.

Le loup en liberté écarte le tourisme.

Sans compter nos paysans qui sont patients mais tout de mĂŞme.

Le loup, c'est fini.

Plus jamais. J'ai pris des décisions précises à ce sujet.

C'est une question de semaine, voire de jours.

- Bien...

Laissez-moi faire. Je m'occupe des loups et du romanichel.

J'ai juste besoin d'un peu de temps,..

..un peu d'argent... Et ils partiront.

Je m'en porte garante.

Juste un prêt et... et vous récupérez..

..les glacières sans loups.

Et vous gagnez à mes yeux le crédit...

..et l'humanité que j'attends de...

- De...?

De votre futur époux ?

- 10 jours.

Et 1000 francs.

Pas négociable.

- Tout de mĂŞme ! 1000 francs, c'est une somme !

Mon crédit à vos yeux n'a pas de prix.

- Mademoiselle. - Chut !

- Vous allez y aimer, M. Garcin.

On a piégé un mâle. Aux douanes, qu'il est.

- Bien, Jacob. J'ai autre chose pour toi.

Cri du loup

Pleurs du loup

Musique triste

---

---

---

---

---

---

---

- Eh ben, ma gorette !

Tu perds pas de temps !

Elle va t'y faire cocu, le patron. Ça va pas traîner !

Toi, le négro, tu vas finir "descente de lit" ,..

..façon Jacob.

Grognement

- Si elle remarche, ça sera un miracle.

Il faut qu'elle tienne un peu ou ses petits mourront.

Il faut qu'elle mange pour avoir du lait.

- Giuseppe déjà pensé.

Il lapino per Bianca !

Il recrache en toussant.

---

- Giuseppe, ça va ?

Ça va ?

Il tousse.

- C'est toi qui l'as chassé ?

Mais c'est bourré de strychnine !

Ils vont tous vous éliminer. D'abord les loups, et toi avec.

- Marco, Luigi, Matteo, pas revus. 3 Jours.

- Sans doute déjà morts... Il faut que tu partes vite !

- La mamma ?

- La mamma... la mamma, je m'en occupe.

Mais toi, il faut que tu partes.

Avec tes loups.

- Il y a du nouveau. - Entre.

- Deux nouvelles. Une bonne et une moins bonne...

- Je t'écoute.

- Deux loups, raides crevés.

Et bientôt un grand nègre immense. Je l'ai fixé, il y a plus qu'à...

- Parfait !

Et la mauvaise ?

Accouche !

- J'ai fait comme vous avez dit. Jusqu'en haut, je l'ai suivie...

Et il est arrivé comme un fou, le fou.

- Et alors ?

- Alors lĂ ... Et que je t'embrasse et que je te pelote...

- Ça va, ça va ! Et elle, elle se débattait ?

- Pensez-vous... pareil ! Et que je te prends la tĂŞte...

..et que je te bisoute...

- Tu mens !

- Vous m'avez demandé de raconter, moi, je raconte...

- Continue !

- J'aurais bien aimé y voir plus mais il y a eu une couille.

- Quelle couille ? - Un loup.

Le grand nègre justement. Il est dressé, il garde la bicoque.

- Et alors ? Tu avais ton fusil !

Une balle entre les yeux. LĂ  !

- Vous m'aviez demandé de faire discret.

Le fusil, c'est pas discret, M. Garcin.

Musique mélancolique

---

---

- Je vais partir en Italie...

..avec Bianca,..

..les petits et Carbone.

Grand Paradiso... On va trouver d'autres loups.

- Et si je veux te revoir ?

Tu ne veux pas me revoir ?

- Si je veux te revoir, je ferme les yeux.

---

Hurlement de Carbone

Grognement

---

Coup de feu

Bouge pas !

Musique inquiétante

---

Pleurs des louveteaux

---

---

Musique rythmée

---

Coups de feu

---

- Non !

Non !

Angèle crie.

---

--- ---

---

Giuseppe crie.

- Giuseppe !

Hurlement de Carbone

Giuseppe et Carbone disparurent sous mes yeux.

Jusqu'Ă  la nuit, j'ai attendu.

Toute cette haine accumulée en 10 ans aurait pu me submerger,..

..elle décupla ma détermination.

- " Ménagerie u-ni-ver-selle" .

Vous êtes sûre ? - Oui.

- C'est la dame dans le journal,..

..bouffée par les loups.

Ça sonne !

Cabine 3.

- M. Zhormov, s'il vous plaît.

Je ne vous avais pas reconnu.

Venez vite, j'ai besoin de vous. J'ai un service Ă  vous demander.

Pleurs des louveteaux

---

- Tu exagères !

Il y a des limites !

Il faut essayer de lâcher prise !

- Jamais ! Je ne lâcherai rien !

- Elle est folle.

- Je me fous des ragots !

- Mais on ne peut pas élever un fauve !

D'accord ? Et le loup, c'est un fauve !

- Ça ira. - Ils vont crever !

Eh ben tant pis ! Ou plutĂ´t tant mieux !

Même si tu les sauves, ils sont condamnés.

Ils ont besoin d'espace et de liberté !

- Il va livrer des singes Ă  Turin.

Les loups iront au Grand Paradis, ils trouveront une meute.

- Le Grand Paradis... Qu'ils aillent au diable, tiens !

- Ils ont bien pris, tes loupiots.

Je t'ai mis du rab pour la route.

On avait dit 50.

Par 3, ça fait 200 tout rond.

- Tout de mĂŞme !

Vous ne vous mouchez pas du coude, vous ! Tu vas pas payer ?

- Tords-toi le nez voir si t'as du lait !

En Russie aussi, les femmes nourrissaient les petits des loups..

..tués à la chasse, mais gratis.

- Elles ont fait la révolution.

Garde tes courbettes, envoie la monnaie.

- Les femmes, Ă  vrai dire,..

..ça me déroute un peu.

Enfin je...

Je vous comprends pas.

- Il ne faut pas les comprendre mais les aimer.

- C'est pas con, ça !

Je ferais bien " louveteau orphelin" . Elle a de ces hémisphères !

- Allez, on roule. Allez !

- C'est plaisant à regarder, des tétons !

Klaxon

Musique douce

---

- Agnella ! Agnella !

---

Cris des louveteaux

Giuseppe tape sur le toit.

Musique rythmée, gaie

---

- Dis bonjour Ă  Benito.

- Viva il Duce !

Il parle en italien.

- Grazie. -Viva il Duce !

- Molto intelligente.

---

- Vieni, vieni !

Carbone !

---

---

---

---

Musique mélancolique

---

---

---

---

Sous-titrage : LeapinLar

Sans les annonces avec SubDownloader Premium.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.