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Original subtitles

Promets-moi que tu ne coucheras pas avec un Italien, chérie.

Qu'est-ce que tu dis, bébé ?

- Ni avec un hippy Ricain. - Non, c'est dégueulasse !

Ni avc un joli petit Français.

Naan !

Même pas avec un Mexicain qui vend des bracelets...

- ... sur la Cote D'Azur. - Oh, Tenoch.

- avec personne. - Bien sûr que non.

- Promets-moi. - Je promets.

- De quoi ? - Allez, tu sais très bien !

Que sais-je ?

Je promets...

...que je ne coucherai pas...

...avec un Chinois.

- Je plaisante pas ! - Tu me fais pas confiance, Tenoch ?

- Si. - Et alors ?

- Alors, promets. - Et toi ?

Je le promets, moi aussi.

Je veux l'entendre.

- On le dit ensemble. - Ensemble.

Un...

...deux...

...trois.

Je promets que...

...je ne coucherai pas avec...

- Une Brésilienne. - Un Allemand.

- Une Argentine. - Un Polonais.

- Une fille de Sonora. - Un Irlandais.

- Une fille de Guasave. - Ton père.

T'es folle ?

La mère d'Anna, une Française divorcée, professeur...

...à l'Institut des Etrangers...

...ne désapprouvait pas que Tenoch couchait avec sa fille.

Pour Julio, ce n'était pas pareil.

Il restait avec Cecilia jusqu'à l'heure du diner, et revenait le lendemain matin.

On ne remarquait pas, mais le pere de Cecilia, un spécialiste des allergies...

...craignait que sa relation avec Julio aille trop loin.

Sa mère, psychologue...

...le voyait comme une chose positive, innocente.

- Elle trouve pas son passeport ! - Alors, elle va rater l'avion !

Julio ! Aide-moi a retrouver mon passeport !

- Fais vite, on est en retard ! - Oui, oui.

Tu as sorti la voiture ?

- Ferme la porte ! - Et le passeport ?

Il est ici, crétin.

Viens !

Vite.

- Quelle belle salutation. Ah, ouiii !

Hé.

Qu'est-ce que tu vas faire ce soir, tu vas à la fête ?

Non, je me sentirais seul sans toi...

...Je sais déjà que tu vas me manquer beaucoup.

- Allez ! - Cecilia !

- Ta mère ! - Viens, viens !

Je veux prendre quelquechose de toi avec moi.

L'avion va partir sans toi, chérie !

Bouge ! Bouge !

Tu l'as trouvé ?

- Le voilà ! - Bien.

Comment ça va ?

- T'as vu Esteban ? - Non.

Ana, enregistre les bagages !

Ca va, charrolastra ?

Quelle fête de départ, hein ?

Laisse-les partir.

Elle va me manquer, mais nous voilà ensemble. Ciao.

- Salut les gars. - Salut, ça marche ?

Pourquoi t'es si pâle ?

Laisse tomber.

- Excellent ! - Salut Papa ! Ca va ?

Le père d'Ana était journaliste, recemment converti à la politique.

Il était directeur de l'Institut de Culture de Mexico.

Il aimait bien Tenoch...

...mais avec ses confrères du Parti...

...Il l'appellait "le p'tit jeune" mais jamais devant Ana.

- On y va. - J'ai envie d'être arrivée déjà.

- Pars pas. - Tu vas me manquer, mon amour.

- Je veux pas partir, chéri. - Ana !

Tu le sens, ça ?

Oh, putain ! Quel cochon ! Dégage !

Un cadeau de promotion. Va te faire foutre !

Va chier, gros porc !

Mais arrête. T'es un vrai gamin.

Il s'est vexé, ton père ?

Non. Il s'est carrément fâché.

Si je fais pas l'économie, je peux oublier la caisse.

Qu'on me prive de "Murciègalo"...

- parce que je veux pas étudier ? - Je déteste les economistes !

Il peuvent tous aller se faire foutre.

- Quel crétin. - Y'a pas moyen.

Moi, je veux devenir écrivain. Viens faire de la littérature avec moi.

Non, merci.

Quel bouchon ! Je parie que Boinas est là, en train de manifester.

C'est son droit, charrolastra.

Et c'est mon droit de leur dire que c'est tous des fils de putes.

C'est vrai.

Mais il y a toujours des belles nanas à ces manifs, non ?

C'est clair.

Tu mets du parfum ?

Oh putain ! C'est toi le cochon !

Ouvre le

- Ouvre le ! - Il y a la fermeture d sécurité.

Ouvre le, trouduc !

Ce jour là, trois manifestations ont eu lieu.

Mais l'embouteillage était dû à un piéton qui s'était fait renversé...

Marcelino Escutia, un menusier immigré de Michoacàn.

Marcelino a été touché par un camion qui roulait à grande vitesse.

Il n'utilisait jamais le passage piéton...

...parce que ça l'obligeait de faire 2 km. de plus pour arriver au chantier.

Son corps non-identifié a été récuperé...

et emmené à la mortuaire. Quatre jours plus tard, on l'a reclamé.

Tenoch était deuxième de trois fils d'un économiste d'Harvard...

...Sous-secrétariat de l'Etat...

...et d'une femme au foyer qui assistait à plusieurs cours ésotériques.

Ils ont décidé d'appeller Tenoch "Hernàn"...

...mais par la suite son père avait décroché un boulot pour le gouvernement...

et a été pris par le nationalisme...

...Il a doc donné le nom "Tenoch", un nom aztèque, a son fils.

Je roule ce pétard et on y va.

J'ai emmené du matos de San Francisco. C'est du bon !

- Des cachetons non-coupés. - Vraiment ?

On se fait le trip !

Si je vois Miriam je vais lui mordre les tétés, l'accrocher par

les oreilles et la niquer !

- Quelle gonzesse ! - Putain, ouais !

Elle s'est frottée sur moi à la fête de Rata.

Vraiment, quelle salope !

Je veux me taper la femme de Sazòn.

Quel cul, et quelle paire de nichons !

Ouais, la nana de Sazòn et vraiment autre chose.

Oh, pas ici, couillon, sur la terrasse !

- L'odeur est le même. - Ca chlingue, mec !

- Bien humide, non ? - Sois pas si con.

- Sec. - Bien sur.

C'est du bon.

Il est fort, ce joint.

Tenoch !

Ma mère !

- Bonjour, madamme. Comment allez-vous ? - Salut, Julio.

- Salut, Maman. - Chéri !

Ca va pas, les jeunes ? Vous avez l'air bizarre.

Vous êtes un peu tristes ?

C'est à cause des filles, non ?

Allez les garçons ! L'amour vous a tous bouleversés !

Pensez à elles, et vous serez avec elles.

- Tu viens au mariage de Jessica ? - Je pourrais pas le rater.

Il faudra bien te saper. Il y aura le président aussi.

Tenoch, jète cette cigarette.

Bonjour madame. Il est chouette, votre jardin

- Saba, je savais pas que t'etais là aussi. - Je suis de partout, moi.

A la fête, Julio et Tenoch ont bu de l'alcool et fumé de la marijuana...

...et ont pris l'ecstasy de San Francisco.

Leur plans pour concluir ont échoué.

Ils avait peur que cet échec marque leur destin pour l'été.

A 4h du matin Julio a vomi sur la route.

A 5h, Tenoch a cassé le phare d'une voiture en rentrant chez lui...

Cette même nuit...

...Saba a eu sa première expérience du sexe en groupe.

Une semaine est passée.

Pour Julio et Tenoch, l'ennui s'installait.

Le père de Tenoch était actionnaire d'un club de sport...

...ainsi son fils pouvait rentrer le lundi, le jour de la fermeture.

Un, deux, trois.

T'étais hors d'haleine parce que tu venais de fumer.

Le pro.

Tu m'as donné que deux mètres d'avance.

Au moins dix, couillon.

- Quatre, à tout casser. - Deux et demi.

T'exagères toujours.

Je veux pas exagérer...

...mais elle est trop moche, ta bite.

Ca ressemble à un moine avec sa capuche...

Alors, à genoux. Confesse-toi !

Arrète d'être pédé !

Six, sept...

...huit, neuf, dix, onze.

- Plus de gardes de corps que d'invités. - Compte les.

3 pour les Comonforts, 3 pour les Guerreros.

N'indique pas du doigt.

Le patron de mon père en a deux, comme ce mec du gouvernement.

- Plus tout l'Etat Major. - Et puis Herminio, n'est-ce pas ?

- Non, c'est mon chauffeur. - Mais il est armé.

On dirait que notre Tenoch est un peu bourré.

Papa, j'ai rencontré le président.

Les Gonzales Bocanegras te cherchent. S'il te plait, comporte-toi bien avec eux.

Ils ont toujours été gentils avec toi.

D'accord, Papa.

Tu te souviens de la grosse ?

Ca va ?

Ca fait un bail !

Tu vois ?

Qu'est-ce que vous faites ?

Quelle bande de trous du culs, hein ?

- Comme vous le dites, monsieur. - Hé, mec.

Fais-moi un Mil lslas. Bien chargé.

Tu te souviens de ton cousin, Tenoch ? Lui veut aussi être écrivain.

Tu auras beaucoup à raconter.

- Santé. - Santé, Tata. Merci.

- Quelle dame, hein ? - Oui.

Comment tu vas, petit ? La dernière fois qu'on s'est vus, t'étais un...

...gamin qui pleurait pour avoir une Tortue Ninja.

- C'était un Thundercat. - Excuse moi, un Thundercat.

Alors tu veux écrire des histoires sur les enfants ?

Non, sur des cons comme toi.

Ecrire au lycée, c'est une chose, la littérature en est une autre.

- Quand est-ce que tu commences ? - T'as lu mon livre ?

- J'ai lu les critiques. - Les critiques, c'est des enculés !

Alejandro Montes de Oca, "Jano", était le cousin de Tenoch.

Quand il avait trois ans, son père est mort. Sa tante l'a pris en charge.

Il a reussi a s'échapper à l'étranger avec un doctorat.

Il rentrait à peine après dix ans.

Réfléchis bien. Tu veux vraiment devenir écrivain ?

Le monde est plein d'écrivains, mais les bons sont rares.

Il faut toute une vie pour en devenir un.

Mon cousin, l'ecrivain.

Il ne suffit pas d'être discipliné et d'améliorer ta technique.

Non, il faut aussi un style personnel. Il faut avoir beaucoup vécu.

Soyons honnêtes, qu'est-ce que t'as vécu ?

Oui, Tenoch, T'as quoi comme expérience ?

Putain, les gars !

Désolé, désolé.

Ca va ?

Je voudrais...

...vous remercier tous...

...de votre présence à cette humble fête.

Et surtout...

...le président de la République et sa charmante épouse...

...qui ont partagé avec nous...

...ce moment important pour Jessica et Francisco...

...malgré leurs devoirs.

C'est vraiment...

un geste délicat.

Devant de tels invités illustrés...

...Je voudrais souhaiter aux mariés le bonheur absolu.

Putain, quelle beauté.

Bonjour.

- Enchanté. - Salut.

- Bonjour. - Salut.

- Tu te fais pas trop chier ? - Non.

- Même pas un peu ? - Pardon.

- Un petit peu, alors. - Si ?

- Mais d'où tu viens ? - De Madrid, en Espagne.

- Et qu'est-ce que tu fais ici ? - Mon mari est de la famille.

- Du marié ? - Non, de la mariée.

T'as vu ce qu'ils m'ont fait ?

Oui, toi, bordel !

A l'age de dix ans, Luisa Cortés a perdu ses parents, suite à un accident de voiture.

Elle a été élevée par sa grande-tante...

...une franquiste qui est par la suite tombée malade. Luisa s'en est occupée...

pour les cinq dernières années de sa vie.

Luisa a toujours vécu avec elle. A l'âge de vingt ans elle a épousé Jano.

Quelques mois plus tard, Luisa a perdu sa grande-tante, dernière membre de sa famille.

- Que s'est-il passé ? - Ces cons, là.

Je peux te présenter le président ?

Une autre fois.

- Allons-y. - Avec un peu de sel...

- Du sel. - Cherchons plutôt un autre costume.

- Jano, ne me fais pas ça. - Attention.

- Prends soin de ma mère. - Hé.

C'est lui ton mari ?

- Oui, pourquoi ? - C'est mon cousin.

Son cousin.

- Comment tu t'appelles - Moi ? Tenoch.

- Tenoch ? - Oui.

Tenoch, le petit nain ?

Je t'ai vu à mon mariage.

T'étais qu'un p'tit chiot.

Tu voulais un Thundercat.

T'as une bonne mémoire.

- Tu fumes ? - Merci.

- T'as beaucoup grandi. - Merci.

T'es arrivée quand ?

Il y a presque un mois.

Jano va enseigner à l'université. A partir de septembre.

Vous allez partir en vacances ?

Lui, il va à Villahermosa avec d'autres profs.

- Moi, je reste ici à faire des colloques. - Bien.

S'il y a le temps, J'aimerais aller à la mer. Et toi ?

- Nous, on va à la mer. - A Puerto Escondido ?

- Jano m'en a parlé. - Puerto ? No, c'est à chier.

C'est pas beau comme endroit ?

Il y a que les gens branchés et les surfeurs de 4ème classe qui y vont.

Là où on va nous, il n'y a que des pêcheurs.

Ca s'appelle comment ?

- La Bouche de... comment ça s'appelle ? - La Bouche du Ciel.

La Bouche du Ciel, c'est ça.

- C'est magnifique ! - Un vrai paradis !

Le paradis à la mer.

Tropical.

Un morceau de paradis, ici sur terre.

Un paradis sur terre, avec des racines...

- Tu pourrais venir avec nous Ouais, viens avec nous !

Moi ?

- Vous m'emmeneriez avec vous ? - Ben oui.

- Bien sûr. - Il y a la place pour dormir ?

Oui, sur un lit de sable, chaud et doux...

- ...sous un ciel étoilé. - Le luxe, quoi.

Il y a des noix de coco, et on prendras des caguàmas.

- Caguàmas ? - De la biére.

Ca plaira à Jano.

Les mariachis.

Une heure plus tard, le président est parti. Il avait rendez-vous...

...avec la Comité Executive pour choisir les candidats electoraux.

Le lendemain matin, à 10h...

il a exprimé son regret pour le massacre de Cerro Verde...

...en niant que le gouverneur de l'état avait été impliqué.

Après avoir exprimé ses condoléances...

...il a pris un vol pour Seattle pour un sommet mondial sur la globalisation.

Les jours ont passés, et pendant que Jano s'absentait pour sa conférence...

...Luisa a eu les résultats des tests de son médecin.

Dans la salle d'attente, elle a fait un test dans un magazine, titré :

"Etes-vous une femme satisfaite ?"

Pour la première question, Luisa a choisi la réponse B :

"Je préfère être reveillée que de dormir et de rêver."

Pour la quatrième, C :

"Pour moi, le temps a plus de valeur que le pouvoir et l'argent."

Pour la septième, A :

"Je pense à aujourd'hui plutôt qu'à hier ou à demain."

Elle a marqué 16 points.

Le magazine a trouvé qu'elle avait peur de reclamer sa liberté.

Luisa n'était pas d'accord.

Pense aux tétés de Conchita. Ces bouts de sein durs, raides.

Excéllent.

Et la chatte de Mayela ?

Toute humide et poilue.

- La mère de ta copine. - Ta gueule.

L'institutrice de la deuxième ?

- Oui, Mme. Georgina. - Elle me faisait bander.

- Salma Hayek ! - Ouais, Salmita !

- Hé, ta cousine. - Laquelle ?

La...

L'espagnole !

Oui ?

Allô ?

- Chérie ? - Jano.

Tu vas bien ?

C'est juste que...

J'suis bourré, Luisa.

Alors, va te coucher. On parlera demain.

Je reviens dans deux jours.

- Je t'aime tellement.. - Moi aussi, Jano.

J'suis con. Je te jure. J'suis nul.

T'es bourré. Dors.

J'suis un enfoiré. J'suis qu'une merde.

Calme-toi. Qu'est-ce qu'il y a ?

- Ca va pas, cheri ? - C'est juste que...

C'est juste que...

...J'ai couché avec une femme.

Tu vois pas que je suis nul ?

Luisa ?

Pourquoi tu me racontes ça ?

Je t'aime tellement !

Pourquoi tu me racontes ça ?

Voilà ton sandwich, chéri.

- Avec ton fromage préféré. - Merci.

Allô ?

Un instant, s'il vous plaît.

C'est pour toi, Tenoch.

C'est qui ?

C'est Luisa.

L'espagnole.

Ah, bonjour ! Ca va ?

Je suis contente que tu sois encore là. Vous avez dit que vous partiez aujourd'hui.

- Pour aller où ? - A la Bouche du Ciel, non ?

Ah oui, on part aujourd'hui.

- Vous êtes prêts ? - Ben, on arrange les choses.

- Ecoute, juste une question... - Quoi ?

Votre invitation, elle est toujours valable ?

Allô ?

- Ben... - Je suppose que non.

- Ca va, laisse tomber. - Attends. Oui. Oui.

- Laisse tomber, je veux pas vous déranger. - Non, c'est cool.

On passe te prendre, t'habites où ?

J'habite Calle Machu Picchu, numéro 52. Troisième étage, bloc C, comme Camembert.

Allô ?

Tu dors encore, feignasse ?

Je me suis couché à trois heures. Je matais des vidéos.

- Dépèche-toi, on va à la plage - Quoi ?

A La Bouche du Ciel.

- Mais ça n'existe pas. - Je sais, mais Luisa veut y aller.

- Qui Luisa ? - Luisa.

- Tu plaisantes ? Vraiment ? - Vraiment. Va chercher Betsabé.

Elle tiendra pas la route. Le radiateur et la batterie sont nazes.

Et c'est le tour de ma soeur de la conduire. On y va avec Murciègalo.

Mon père me l'a reprise à cause du phare cassé.

Quel enculé.

Julio Zapata vivait avec sa mère et sa soeur.

Il n'avait pas vu son père depuis l'age de cinq ans.

Sa mère a toujours été sécrétaire dans une société.

Sa soeur Manuela, qui se surnommait "Boinas"...

...étudiait la Science Politique à l'Université Nationale.

Après une longue negotiation, Julio a eu la voiture pour cinq jours...

...en échange pour trois semaines...

...pendant lesquelles Boinas irait à Chiapas pour distribuer des provisions.

- Bière ! - Bière, bière, bière.

La voilà, la bière.

Une, deux..

Pour trois !

Capotes !

- Il n'y en a pas à ta taille ? - C'est le rayon des hommes.

Attention, mec.

Après Puebla, il faut sortir de l'autoroute.

- Le paysage est d'enfer. - Ouais, par là.

Une fois là-bas, il faut aller par ici. Merde !

Saba, t'es con, c'est un fleuve !

Vous allez vers Veracruz !

Non, vers Oaxaca.

Chuut ! , puis, vous allez par là...

Faites gaffe, hein ? Il y a des contrôles sur la route.

Si vous avez de la beuh, cachez la dans vos slips, compris ?

- Saba, on est pressés. - Oui, fais vite.

Puis, vous arrivez à un petit village...

...il y a une hutte avec une bouteille géante de Coca-Cola sur le toit.

- Saba, et puis ? - Ouais, et puis ?

Quoi ?

- La plage, crétin ! - Ouais, la plage.

Prenez à gauche sur une petite route de campagne et vous arrivez à la plage.

C'est tout ?

Oui.

Je descends.

Donne la moi, je t'aide.

Tais toi, c'est ma bagnole.

- Tu nous a pas dit ce que tu faisais comme métier. - A votre avis ?

- Sociologue ?. - Froid.

Philosophe ?

Non, froid.

- Psychologue. - Vraiment ?

- Mannequin de lingerie. - Gelé !

On abandonne.

J'ai un diplôme d'odontologie.

- C'est quoi ? - Elle t'aspire la bave, chez le dentiste.

- Vraiment ? - Vraiment.

- Pourquoi avoir choisi ça ? - Je l'ai pas choisi.

J'ai jamais joué avec des poupées...

...ni fait semblant d'être dentiste.

- Pourquoi, alors ? - J'avais 16 ans, ma tante est tombée malade...

...et j'ai dû trouver un boulot.

4 mois plus tard, j'avais un diplôme.

- Mais, tu voulais pas faire autre chose avant ? - J'étais pas très bonne à l'école.

J'avais une idée fixe :

Je voulais voyager.

- Voyager, c'est classe. - Eh, oui.

- Tu n'as jamais été dans un avion ! - Qu'est-ce que tu dis ?

- Alors, que trois fois. - Et alors ?

Alors, j'ai l'air d'une philosophe ?

- T'as l'air de quelqu'un qui réfléchit. - Bien sûr, t'es la femme de Jano.

Luisa allait souvent à des dîners d'intellectuels avec Jano.

Elle ne s'y est jamais integrée...

il y avait toujours quelqu'un qui voulait l'incluire...

...ou l'exposer...

...en lui laissant la parole lors d'une discussion.

Humblement, elle disait :

"Je n'en sait rien de ces choses".

Parfois, elle aurait voulu leur demander...

...de reciter la liste des noms des dents une par une.

Elle ne l'a jamais fait.

Charrolastra, passe-moi les chips.

C'est quoi, charro...

- Charrolastra ? - Oui. Qu'est-ce que c'est.

Un mélange de charol astrale et de charro lastre.

- Cool, n'est-ce pas ? - Très.

Daniel connaissait pas les paroles d'une chanson en anglais et il chantait :

Charrolastra, charrolo

Charrolastra, charrolo

Selon Saba...

...ça décrit le poids mort qu'on réprésente pour nos pères.

Alors, Daniel et Saba, c'est aussi des charrolastras ?

Dernièrement Saba a éte pris par l'investigation de...

...de l'état altéré de sa conscience étendue.

- Une phase mythique ? - Non, du shit.

- Il est sorti de sa tête. - On voit Daniel de moins en moins.

- Chaque jour il est plus pédé. - C'est pour ça que vous le voyez pas ?

Il veut fréquenter d'autre gens. Mais on est toujours frères.

Pecas n'est qu'un membre honoraire...

...parce qu'elle a des copains trop cons.

- Elle n'a pas signé notre manifeste. - Manifeste ?

Parlez moi en.

- Non. - C'est secret.

- J'en parlerai à personne. - On sera obligés de te tuer.

Un : il n'y a pas plus grand honneur que d'être charrolastra.

Deux : chacun à son goût.

Trois : la musique populaire a tué la poésie.

- Quatre : un joint par jour. - L'idée de Saba.

Cinq : on ne baise pas avec les copines des autres.

Six : Les supporteurs de America, c'est des pédés. - Sept : la mort aux morales.

Huit : interdit de se marier puceau.

- Neuf : les supporteurs du club America... - Vous l'avez déjà dit ça.

On le repète parce qu'ils sont deux fois pédés.

Equipe de merde.

Dix : la verité est cool mais hors de portée.

La verité est la meilleure, mais elle est très dure à atteindre.

Onze : celui qui brise une de ces règles

...perd son titre de charrolastra.

Emmenez votre manifeste à l'assemblée et ce sera un franc succès.

Mais c'est cool, non ?

Ils mangent pas, les charrolastras ?

Julio and Tenoch lui ont raconté plein d'autres histoires.

Chaque histoire a montré les liens forts

...qui les joignaient, ils étaient comme un.

Les histoires, bien qu'embellies avec de la mythologie personelle, étaient vraies.

Mais, comme toujours, c'était des vérités incomplètes.

Julio n'a pas raconté qu'il allumait des allumettes pour cacher l'odeur...

... des toilettes chez Tenoch...

- Vous avez des copines ? - Oui, Ceci.

- Ana Bananas. - Bananas ?

Et elles sont où ?

En Europe. Elle sont inséparables.

- Où en Europe ? - En Italie.

Elles ont de la chance.

- On dit que c'est merveilleux. - Oui, mais c'est pas pour ça.

- Pourquoi ? - Pourquoi elles sont allées en Italie ?

- Pour les fringues ? - En vacances ?

Pour les mecs ! Ils sont beaux, les Ritals !

- Qu'est-ce que tu dis ? Tu les connais pas. - C'est vrai.

Ceci ne me tromperait jamais.

Elle voulait se faire tatouer mon nom sur son sein.

- Mais sa mère le voulait pas. - J'ai dépucelé Ana.

- Elle ne le fait qu'avec moi. - Exactement.

Je suis contente.

Vos copines ont de la chance d'avoir des copains comme vous.

Vous êtes fidels, vous les charrolastras ? - Bien sûr.

C'est comme ça qu'il faut que ce soit.

T'as déjà trompé Jano ?

Moi ? Tromper Jano ? Non, je pourrais pas.

- J'ai tellement faim... - Elle arrive, la dame.

Il t'a déjà trompée ?

Jano avait toujours besoin de confirmations.

Tu crois ?

- Il t'a trompée ? - De la bière.

- Moi aussi. - Tu l'as rencontré où ?

- Dans un bar à Madrid. - Vraiment ?

Je suis sûr qu'il était bourré.

Non, il était sobre. Moi, par contre, j'étais saoûle.

- Vraiment ? - Ouaip.

- Et puis ? - Et puis ?

Ce type, si arrogant, si osé...

...s'approche de moi et fait :

- "Hé, t'es vraiment canon ! " - Qu'est-ce qui t'a plu en lui ?

Oui, qu'est-ce qui t'a plu ?

Ben, je sais pas. Jano et moi, on a beaucoup en commun.

Par exemple ?

Ben...

Il n'a pas de père et moi je suis orpheline.

Sa mère était chiante...

...toute comme la tante avec qui je vivais.

Ces cinq années où je me suis occupée d'elle étaient terribles.

Il n'y avait que Jano de mon côté.

- On trinque ? - Bien sûr !

A la détente.

- Tu prends quoi ? - Je sais pas.

Merci. Bonne nuit.

Bonne nuit.

- Hé, mec ! - Tu prends le petit.

- Sympa, hein ? - Putain, ouais.

- Hé. - Qu'est-ce qu'il y a ?

Elle vont se faire des Italiens, Ana et Ceci ?

- Non, qu'est-ce que tu racontes ? - Ah, c'est plein de pipi ici.

- Non, hein ? - Bien sûr que non !

C'est Ritals, c'est tous des pédés.

C'est clair.

Tu crois que la petite cousine elle va coucher avec nous ?

- On dirait que Jano la trompe. - Dur, hein ?

Il faut qu'on la console. Qu'on lui fasse sourire un peu.

Je te montre.

Viens.

Hé, les mecs.

J'arrive.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Vous êtes reveillés ?

Allez, la plage va s'en aller !

- Putain allez ! - Julio, la plage.

Maintenant ?

- Le joint du p'tit déj, cool. - Par ici.

- Tu sais conduire comme ça ? - Oui.

On ne sent pas les virages.

On vole comme le Concorde.

C'est du bon, ça. Du pur.

- C'est du bon. - C'est clair.

Bien.

- vous fumez beaucoup ? - De temps en temps. Toi ?

- Non. - Tu veux une bière ?

Tenoch ne connaissait pas Tepelmeme...

...lieu de naissance de Leodegaria Victoria, Leo, sa mamie.

A l'âge de treize ans, elle est allée à Mexico...

a trouvé un boulot chez les Iturbide et s'est occupée de Tenoch depuis qu'il est tout petit.

Jusqu'à l'age de 4 ans, Il l'appellait "Maman".

Tenoch n'a rien dit.

Il y a quelquechose pour tout le monde.

Je vous ai vu.

- Quoi ? - Quoi ?

- Vous savez de quoi je parle. - Non, de quoi ?

Vous trouvez que c'est bien d'épier une femme à l'hôtel.

C'était son idée à lui.

Ah, bon ?

Et tu l'as suivi ?

- Vous vouliez me voir à poil ? - Non.

- Et vous faire faire une branlette. - Allez.

Dîtes-moi une chose :

vous avez fait l'amour avec beacuoup de femmes ?

- Quelques unes. - Arrête, menteur.

- Quoi ?. - Il n'a baisé qu'avec sa copine.

- Tu vois, t'as tort. - Avec qui, alors ?

- Avec Flavia. - N'importe quoi ! Jamais !

Ce con, il a jouit en mettant la capote.

- Tu me l'as dit. - Quoi ?

Un petit cadeau pour la reine ?

Et toi, Tenoch ?

- Quoi ? - Tu as fait l'amour avec d'autres...

...à part ta copine ? - Quelques unes.

- Oui, deux ou trois guidounes. - Des guidounes ?

- Des putes. - Vraiment ? Tu vas avec des putes ?

Elle est trop belle, la petite reine.

- Je vais pas avec les putes. - Si.

- Tu chasses les putes. - Non.

- Au revoir ! - Au revoir !

- Super ! - Monte le son !

T'as couché avec beaucoup de mecs avant Jano ?

J'ai commencé tard et et j'ai vite rencontré Jano.

- T'étais vierge ? - Vierge ? Non.

Il y a eu un mec avant.

Il t'a bien baisée ? La verité, allez, allez, allez !

Honnêtement, oui.

Il m'a emmenée à l'usine où travaillait son oncle.

J'avais la trouille, je le connaissait à peine.

Je pensais qu'il voulait m'embrasser. Non, en fait...

...il m'a dépucelée.

- Le salaud. - Il m'a fait beaucoup mal.

J'ai dit "Je le ferai plus".

Mais on finissait toujours par le faire, lorsqu'on se disputait.

Je pensais qu'il voulait que baiser.

Mais il voulait aussi parler.

- Il est tombé amoureux de moi. - Naan...

Il venait me chercher sur sa moto...

...avec son blouson en cuir.

Il me fascinait. J'étais ensorcelée.

Je faisais toujours le mur.

Tu faisais l'amour, et des pipes et tout ça ?

Oui, ça aussi.

Non, faire le mur, ça veut dire ne pas aller en cours.

J'allais pas en cours, pour passer plus de temps avec lui...

...au parc, où pour aller se promener sur sa moto.

On voulait même aller à la Cote D'Azur.

Moi aussi.

Un copain à lui m'avait trouvé un boulot de serveuse.

On avait fait les valises et tout.

Il avait une queue de cheval et une dent cassée.

Et une boucle dans l'oreille droite.

J'étais amoureuse de lui, je vous jure.

Très amoureuse.

- Et puis t'as rencontré Jano, n'est-ce pas ? - Non.

- Alors, quoi ? - Mort dans un accident de moto.

Merde.

Il avait 17 ans.

S'ils étaient passés par là 10 ans plus tôt...

...ils auraient croisé deux cages au milieu de la route.

Et après, une nuage de plumes blanches.

Juste après, encore des cages ecrasées, avec des poules mourantes.

Plus loin encore, un camion, retourné, entouré de fumée.

Ils auraient vu deux corps par terre...

...le plus petit couvert d'une veste...

...et une femme inconsolable qui pleurait à son côté.

Encore une cigarette.

- Elle est belle, cette chanson. - Les piles sont nazes.

Mets la radio.

Merde.

- Cache l'herbe. - T'en fais pas.

- Du calme. - Ne les regarde pas.

Putain, eux, ils sont dans la merde.

Ne regarde pas, mec.

Qu'est-ce qui se passe ?

Hé, pas mal.

Ca vous a reveillé, tous les deux.

Ca doit être la chaleur ?

- Tu bandes ? - Si tu le voyais.

- Il en a une toute petite. - Petite, couillon ?

Teodoro fait 5 millimetres de moins que ton Rasputin.

N'importe quoi.

- Vous les avez mesurées ? - Oui.

- Mais la sienne est horrible ? - Comment ça, horrible ?

- Avec une capuche. - Allez.

- Ah ! Que c'est beau ! - Quoi ?

- T'as vu ? - C'est horrible, c'est dégueulasse !

Vous faites l'amour comment avec elles ?

- Doucement, avec sensibilité. - Oui, avec jiribilla.

Avec quoi ?

Avec affection.

- Comment vous faites exactement ? - D'abord, on pelote un peu.

Des bisous sur les tétés et puis on leur mordille les bouts de seins.

Et puis ?

- Et puis je le mets dedans. - Avec jiribilla.

Et puis ?

Je pousse jusqu'à ce qu'elle en peut plus.

- Rien d'autre ? - Qu'est-ce que tu veux dire ?

Ceci se tortille, tremble, gémit, comme une huître au citron.

- Ana pleurt. - Oh, pauvre chéri.

- Non, elle pleurt de plaisir. - J'avais compris.

- Dans la position du missionaire ? - Missionire, quatre pattes, tout.

Ana aime être dessus. Et s'asseoir, aussi.

Et un bon 69, aussi. Tout le Kamasutra.

Tout ? - Moi, je fais tout.

Et ce truc où tu mets un doigt dans...

- ...dans le cul ? - Dans le cul ? Oh, putain !

Va chercher de l'eau ! De l'eau !

- Je t'ai dit. - Vers San Rafael.

- Combien de temps ça va prendre ? - Ce sera prêt demain.

Non, merci.

- Il est beau, ton sombrero. - Oui, très beau.

Tu peux le garder.

- Vraiment ? - Oui.

- C'est un cadeau ? - Oui.

Merci.

Ca me va bien.

Voilà la noix de coco.

- Merci. - Pardon.

C'est mon nom.

C'est un beau nom, Luisita.

Salut, Jano. Je sais que t'es pas encore rentré.

Je t'appelle parce que je t'ai pas laissé de messages, pour pas que tu t'inquiètes.

Je voulais disparaître de ta vie...

...mais j'ai compris que c'est pas bon.

Voilà mon message mais en fait, je sais pas quoi dire.

J'ai rencontré Madame Martina.

Elle a 98 ans et se souvient de tout depuis qu'elle a 5 ans.

Imagine tout ce qu'elle a vécu...

et ce que nous, on vit pas.

La mousse que ta mère a envoyée est dans le frigo.

Paie la note de téléphone. Elle est sur le bureau.

Il faut que tu ailles chercher tes chemises à la laverie.

Attention, ne les froisse pas.

Bon, ben, prends soin de toi.

Au revoir.

Passe-moi le shampooing.

Shampooing !

S'il te plaît.

- Oh, désolé. - Non, tu peux rentrer.

- Tu vas bien ? - Oui.

Ca doit être la chaleur, le voyage, tout.

Je voulais te demander si t'avais du shampooing.

Tu l'as emmené ?

Enlève la serviette.

Quoi ?

Enlève la serviette, je te dis.

- La serviette ? - Oui, la serviette.

Enlève la, Tenoch.

Ne te couvre pas.

Ne te couvre pas.

- Tu bandes facilement, hein ? - Euh, oui ?

Ca tombe à gauche, tu m'as menti.

- Quoi ? - Tu m'as dit que ça pendait à droite.

- Ah, oui. - Je l'imaginais comme ça, tu sais.

Branle toi.

Que je me branle ?

- Branle toi. Touche toi. - Non.

Tu veux que je t'aide ?

Tu veux que je te montre mes seins ?

Je te les montrerai si tu te touches.

Viens ici, Tenoch.

Plus près.

Je mouille. Tu veux toucher ?

- Oui. - Touche moi.

Touche moi.

Lèche moi, Tenoch, lèche moi.

- Mais enlève ma culotte. - Oui, oui.

Non, viens ici.

Oh, chérie.

Chérie.

- J'suis désolé. - Ca va, c'est pas grave.

Détends toi.

Julio ne savait pas ce qu'il ressentait. Mais il savait que ce n'était pas la colère.

La dernière fois qu'il s'était senti pareil, il avait huit ans.

Un soir il est sorti pour prendre à boire...

...et a trouvé sa mère dans les bras de son parrain.

Julio s'était retiré en silence...

...et n'en a jamais parlé à personne.

Ca va, mec ?

Je suis là.

On fait la course ?

- Non, c'est tout plein de feuilles - C'est pas grave.

Oké.

Tu m'as laissé gagner.

Pourquoi t'as fait ça.

J'ai couché avec Ana.

Quoi ?

Tu m'as entendu. J'ai couché avec ta copine.

La dernière fois que Tenoch avait ressenti ça, il avait onze ans.

Il avait vu une photo de son père dans un journal, où on l'accusait...

...de fraude, concernant l'importation de graine pour les pauvres.

Tenoch et ses parents sont partis vivre à Vancouver pendant huit mois.

Tenoch n'a jamais su pourquoi.

Luisa n'était pas au courant de la confession de Julio.

Mais pendant le repas, elle a senti la tension entre les deux amis.

Elle a senti que l'équilibre était perdu...

...et qu'elle devait remettre ça en ordre.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Bonne nuit, Tenoch.

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Tu dors pas avec Luisa maintenant ? - Va te faire voir.

Combien de fois tu te l'es faite ?

Une seule fois, et j'étais bourré.

- Quand ? - Arrète.

- Non, dis moi. Quand ? - Je sais plus.

Comment ça, tu sais plus ?

Quand tu étais à Lake Tahoe.

- Et elle était où, Cecilia ? - Elle était malade.

C'était chez elle ?

- Non. - Alors, où ?

- A une fête. - Quelle fête, connard ?

Je sais pas, mec.

La fête de Fuity Loopy, je suppose.

Cette fête où Saba l'a dépucelée ?

- Je suppose ? - Pourquoi tu rigoles, connard ?

- Saba. - Rigole pas !

- Qui l'a commencé ? - Nous deux, on était tellement bourrés.

Vous l'avez fait où ?

Dans la chambre de la soeur d'Ana.

Elle était habillée comment, Ana ?

- Putain ! Je me rappelle plus. - Elle portait un jean ou une jupe ?

Elle portait quelle culotte ?

- Quelle culotte ? Tu m'as bien entendu ! - Une blanche, je suppose.

- Elle t'a pris dans sa bouche ? - Non !

Regarde moi, crétin. Elle t'a sucé ?

- Tu l'a lechée ? - Bien sûr que non !

- Elle a jouit ? - J'en sais rien, moi ? C'était très vite terminé.

- Ca lui a plu ? - Comment je peux savoir, moi ?

- Et toi, connard, ça t'a plu ? - Non, non.

Je me sens trop mal, je te jure.

Je voulais te dire...

Va t'en, connard ! Va te faire foutre !

T'as cassé notre amitié. La confiance !

T'as baisé ma copine. Tu m'as tout foutu !

Et toi, crétin, tous ces BDs que je t'ai ramenés du Lac Tahoe.

Et cette robe de merde pour cette pute d'Ana, merde !

Va chier, mec.

Va chier.

Tenoch, pardonne moi

Je l'ai pas fait exprès.

Tu l'as pas fait exprès ?

Tu peux lui marcher sur le pied sans faire exprès, mais la baiser, non !

Hein ? Pas la baiser

- Pas la baiser ! - Non.

Il a continé ainsi toute la nuit.

Tenoch s'est lancé sur une quête des détails.

Il voulait refaire un puzzle avec des morceaux qui ne rentraient pas.

Entretemps, Julio a omis quelques détails pour adoucir la verité.

Lady Martina a fait un cadeau du singe en pelouche qui portait son nom à Luisa.

Ca appartenait à sa grande-tante. Luisa Obregòn...

...qui est morte d'une insolation en traversant le désert d'Arizona...

...lorsqu'elle cherchait un avenir meilleur.

Luisa croyait que les morts restaient parmi nous.

Elle se demandait combien de temps elle resterait dans les souvenirs des gens.

Mais elle ne voulait pas se bourrer la tête des pensées morbides.

La chaleur t'a atteint, toi aussi ?

Quelle chaleur.

Mais, où tu vas ?

- Reste là. - Je veux voir Rasputin.

Ecoute, j'aime pas cet idée.

Si Julio était rentré dans ma chambre, ça aurait été la même chose.

N'importe quoi.

Si vous croyez que je vais vous conduire, vous pouvez aller vous faire foutre !

Vous faire foutre !

Calme toi !

Espèces de cochons !

Moi, moi, moi, moi !

- Les godasses. - Les quoi ?

Chaussures.

Oké, enlève les. Maintenant...

...comme ça, comme ça, comme ça.

Viens là !

Donne le moi !

viens, sens moi. Tranquillement. Doucement.

Regarde moi.

Regarde moi.

- Attends moi. - Attention.

Je suis désolé.

Ca fait rien. Ca va.

Luisa, je suis désolé.

C'est juste que...

Sois pas comme ça, allez !

C'est pas ça que vous vouliez ?

C'était ça, votre jeu, hein ?

M'emmener avec vous pour me baiser, n'est-ce pas ?

Et alors ?

Mon dieu, quels crétins.

J'aurais dû le faire avec aucun de vous.

C'est ça que j'aurais dû faire.

Je voulais faire du mal à personne.

Vous me croyez ?

- vous me croyez ? - Oui, oui.

Allons-y.

Moi aussi.

- Comment ç, toi aussi ? - Julio.

Moi aussi, connard.

- De quoi, toi aussi ? - J'ai couché avec ta copine, Ceci.

C'est pas vrai.

- Quand ? - Après le concert de Plastilina Mosh.

Fils de pute.

C'est pour ça que tu m'as déposé en premier, hein, connard ?

- Où ? - Chez moi.

- chez toi ? - Dans ma chambre, mec.

- Elle avait une culotte avec des fleurs. - T'as baisé sa copine ?

- Ce con s'est tapé la mienne. - Et la règle numéro Trois ?

Trois : on ne couche pas avec les copines des autres.

C'est la Cinq, ça !

Descends !

Descends, connard ! Je vais te massacrer.

- Ouvre ! - Hé, les gars, arretez !

Merde...

Ha, le gros plouc !.

Maintenant le plouc va te casser la gueule !

Suce moi, salope !

- Va te faire foutre ! - Pédé de bourge, va !

- Va en enfer. - Julio, écoute...

Fils de pute !

Je croyais qe vous étiez différents mais vous êtes que des animaux !

A quoi bon un Manifeste si vous...

respectez même pas vos propres règles.

Vous vous battez comme des bêtes mais vous voulez que vous baiser !

C'est ça que vous aimez !

Ca sert à quoi de vous tapez des nanas si c'est pour jouir après trois secondes ?

Pourquoi je suis là, moi ? Je suis là à changer les couches.

T'as vu, connard ?

- Allez, descends, ouvre ! - Non.

- Elle s'en va. - C'est toi qui l'a poussée.

Comment t'as pu baiser ma Ceci ?

Cette pute !

- Alors, on est quitte ? - Quitte ?

On est pas quitte ! A genoux, comme tu m'as fait faire.

- Allez ! - Je suis désolé.

- A genoux, fils de pute ! - Elle fait du stop.

Je sais, connard ! A genoux !

Dégage.

- Ecarte toi si tu veux que je descends. - Voilà.

Allez, je vais rien faire. Descends.

Pardon.

Sur les deux genoux.

Je suis désolé, Julio, d'avoir couché avec ta copine, oké ?

Allez, crétin, elle s'en va.

- combien de fois vous l'avez fait ? - Une seule, qu'est-ce que tu crois ?

T'es plus un charrolastra !

- T'es plus rien pour moi. - Toi non plus.

T'es qu'une merde !

- Allez, Luisa, monte. - Non.

Je prends un bus pour Puerto Escondido ! Allez vous en avec votre Bouche du Ciel.

On veut y aller avec toi.

Pour quoi faire ? Vous disputer. Non, merci.

- On se disputera plus. - Promis.

Je m'imagine bien, avec deux cons.

- On a été cons. - On fera comme tu veux.

C'est toi qui décide.

C'est à deux pas d'ici ! - On y est presque, viens.

Mais on fait comme moi je décide de faire ?

La première bagare, je me casse.

Comme tu veux.

Alors, je vais faire les règles.

Je ferai mon Manifeste.

T'es allé trop loin, Julio.

Une : Je couche plus avec vous. Couchez ensemble, si vos voulez.

Deux : Je prends le soleil à poil et je ne veux pas que vous regardiez.

Trois : C'est moi qui choisis la musique.

Quatre : vous fermez vos gueules quand je vous le dis.

Cinq : Vous faites la cuisine.

Six : Plus un mot au sujet de vos copines.

Sept : Gardez une distance de 6 mètres. Si je préfère, 100.

Huit : Vous faites tout le travail.

Neuf : Vous ne parlez que si vous êtes déjà d'accord.

Mais c'est mieux si vous vous taisez.

Et Dix : Interdit de me contredire.

Et surtout ne me poussez pas.

Julio et Tenoch ne savaient pas où ils étaient...

...ni comment arrive à leur destination.

Les directions de Saba se contredisaient.

Craignant que Luisa s'en rende compte, Julio a pris une route de campagne.

Il pensaient que Luisa dormait.

Il ne savaient pas que sa peur l'en empêchait.

Ce n'était pas une peur du noir ni de ce qui l'entourait.

Hé !

On a de la céviche...

...du poisson frit et de la bière !

Jesus Carranza, dit "Chuy", et son épouse, Mabel...

...quatrième génération d'une famille de pêcheurs.

Ils habitaient là, près de San Bernabe.

Chuy a proposé de les accompagner à la plage, le lendemain

Il leur a demandé 350 pesos (€35) , avec le déjeuner.

- Laisse moi conduire ! - Non.

- Je sais comment faire. - Alors, oké.

- Ne le pousse pas trop. - Je sais, je sais.

- Bel endroit pour se baigner. - Comment ça s'appelle ?

- La Bouche du Ciel. - Très beau.

Super.

Lucero ! Dérange pas la madame !

T'inquiète pas, Mabel ! Il m'apprend à nager.

- Je t'aide. - Non, je m'en sors, merci.

Va voir ton pote, il est tout seule. L'eau est bonne, allez.

Fais la planche.

Oh, elle est morte.

Oh, Lucero.

Christian s'arrête pas de chialer. Il pleurt toute la nuit.

Il s'arrète que quand je le prends.

Il aime bien être avec sa soeur. Elle est tellement belle.

Elle te resemble, Mabel. Les mêmes yeux.

Tu devrais avoir des bébés. Ca t'apprendrait comment t'en occuper.

T'as l'âge, non ?

Il s'est endormi. Que dois-je faire.

Marquez... à Ramon. Ramon, petit pont sous Zepeda.

Il est majestueux, comme le colosse de Santa Ursula.

Claudio, l'empereur, s'empare de la balle. Tellement fiable.

On peut lui faire confiance, a l'empereur !

Sa majesté continue, cherche à marquer tout seul.

Mais tire, bordel !

Nous voilà.

La passe pour Cuauhtemoc, il le contrôle.

Il arive près du but...

...et tire !

Le "mur humain" !

Campos !

C'est pour ça qu'il est titulaire de l'équipe nationale ! Voilà pourquoi !

Quoi ?

Vous aimez pas Campos ?

Vous avez pas envie de vivre eternellement ?

- Si. - Ce serait beau.

Non ?

Avant la fin de l'année, la famille déménagera d'ici...

...parce qu'un hôtel de luxe se construira à San Bernabe.

Ils iront vivre dana les banlieux de Santa Maria Colotepec.

Chuy créera une société de transports...

...mais sera contré par les syndicats d'Acapulco...

...et par le Congolmmérat d Tourisme.

Deuz ans plus tard, il fera le ménage dans un hôtel.

Il n'ira pluis jamais à la pêche.

- Merde ! - Quoi ?

Qu'est-e qu'il y a ?

- Plus vite Chuy ! - Merde.

Cassez vous, salauds !

Non, pas par là !

Ils sont en train de chier ici, mec !

Sortez, salauds !

- Tu me mets de la merde ! - Sortez !

Allez !

Vite, petite merde !

Les cochons ont fracassé les tentes.

Il faisait déjà tard, et Julio et Tenoch ont décidé de dormir en ville.

Pour 75 pesos, Chuy leur avait trouvé une chambre en suite.

L'idée d'une douche froide temptait Luisa.

Ils retourneraient le lendemain pour récupérer leurs affaires.

Les 23 cochons s'étaient échappés d'une ferme à côté.

Pendant les 2 mois suivants, 14 ont été sacrifiés.

3 perosnnes contracteront une infection de la vésicule biliaire...

...après avoir mangé leur chair au ranche "El Chavarin".

Fais pas tourner comme ça, idiot !

Ta mère, tu peux lui dire ce que tu veux.

Laisse moi parler. Laisse moi parler, ou je raccroche.

Je t'aurais quitté en tout cas, Jano...

...Tu m'as juste facilité les choses. Je t'en remercie.

C'est pas de la révanche.

Je sais tout sur tes aventures. Carmen à Escorial...

...et la fille à Barcelone. J'ai toujours su.

J'esperais que tu changerais, c'est tout.

Ma décision n'a rien à voir avec ça.

Je peux pas l'éxpliquer maintenant, mais bientôt tu comprendras, d'accord ?

Ne te blame pas et ne me blame pas non plus...

...c'est la faute à personne.

Non, je te déteste pas. Et je t'en prie, ne me déteste pas.

Ecoute, Jano, écoute.

J'appelle pour dire que je t'aime, et que tu as été ma vie.

Je m'attends pas à une rupture joyeuse, mais que ce soit amical, au moins.

Calme toi, s'il te plaît soit pas comme ça.

t'as remarqué que j'ai pris moins d'argent que ce que devais.

Non, il m'en faut pas plus. Ca va.

J'ai laissé mes clés dans la cuisine.

Ne perds pas la clef de la terasse, il n'y en a qu'une seule.

j'ai pris les t-chirts d'Ibiza.

Tu sais que j'aime les mettre pour dormir.

J'espère que tu apprendras à être heureux.

Moi, je le suis maintenant.

Prends soin de toi, Jano. Je raccroche maintenant ? Ciao.

Ah merde ! La revanche !

Je remercie toute les femmes avec qui Jano m'a trompée.

Vous savez comment j'ai remarqué ?

Lorsqu'on faisait l'amour. Il essayait ce qu'il avait appris avec elles.

- Enfin, tu comprends. - Comme le doigt dans le cul, hein ?

- Oui, par exemple. - Allez, vraiment ?

Mais il faut savoir le faire. Tout doucement.

Tu peux pas juste le foutre dedans. Jano c'était le maître de la finesse.

- Au maître de la finesse ! - A Jano !

Jano, où que tu sois.

Je suis contente de vous avoir rencontrés.

Des fois, vous êtes cons, mais à la fin...

...vous êtes loin de l'être.

Vous avez de la chance de vivre dans un pays comme la Méxique.

On peut respirer la vie partout.

A la douce Méxique ! - A la Méxique !

Magique et musical.

- Alors, vous êtes des copains ou pas ? - Non.

Allez, faîtes la paix.

- Alors, j'suis un plouc ? - C'est vrai.

- Tu te souviens de ce gros truc ? - Putain, c'est ma voiture, ça.

Et moi, Mr. Bourge ?

- Oké, oké. T'es cool. - Mais t'aimes bien venir chez moi ?

Pour voir tout ce que vole ton père.

Mais son père, c'est un homme honnète, non ?

Il n'est pas honnète ?

Quels couillons ! Maintenant vous êtes amis.

- Aux charrolastras ! - Aux charolastras !

- tu veux une bière ? - Ouais, une fraîche.

Bien sur.

- Luisa. - Quoi ?

- Désolé de t'avoir poussée. - Oh, Julio...

- ...t'es allé trop loin. - Je sais.

- Fais moi un bisous. - Pardonne moi.

T'est pardonné.

Hé, Luisa...

...dis nous la vérité :

Qui c'et qui baise le mieux entre nous ? La vérité.

- Vous me faites rire. - Allez.

Chacun a ses qualités.

Mais qui t'a fait sentir le mieux ?

Voilà Tenoch qui jouit :

"Chérie. Chérie !"

- Je le crois pas, mec. - Julio se croise les yeux.

Mais il faut arrêter de vous branler et travailler l'endurance.

- Il a jouit plus vite que moi ! - Il faut vous entraîner, tous les deux.

- Et numéro Sept ? - Oubliez le.

Chuy, c'est pas cool de se branler ?

- Se branler ! - Ouais !

On peux pas faire une toast à ça !

Ah oui :

Vous savez pas le lécher.

- Je l'ai pas fait du tout. - T'es sans doute aussi nul que Tenoch.

Tu l'as leché comme ça, comme une glace.

Ila faut le faire avec soin. Le clitoris doit ête ton ami.

C'est dur de trouver un grand ami.

Cherchez, et vous trouverez. Il n'y a pas plus grand plaisir que de le faire.

- On applaudit le clitoris ! - Yes !

- Au clitoris. - Au clitoris.

Ecoute, sérieusement...

La vérité, je veux la vérité.

Ceci t'a sucé.

La vérité ?

- Elle l'a un peu mordillé. - Merde, elle t'a sucé !

- Elle mord aussi, Ana ? - Nom, elle suce bien !

- T'as dit qu'elle t'avait pas sucé. - Que le bout.

Elle a raté le plat principal.

- C'est pas bon les pipes, Chuy ? - Hein, Chuy !

- Aux pipes ! - Attends.

Puisqu'on dit la vérité :

J'ai baisé Ceci plein de fois.

C'est pas grave. J'ai niqué Ana plein de fois, aussi.

- J'ai été là à mélanger la crème. - Moi aussi !

Tu te rends compte on est ded frères adoptifs ?

Il s'est tapé ma copine, mais il jouit en moins de deux.

A vos copines, qui se font 10 italiens à la fois.

- A Luigi ! - A Francesco !

Je fais un toast à Tiberio !

- Vous avez de la monnaie ? - Qui veut le petit vers ?

Je le prends.

Hé, Tenoch.

- Et ta mère aussi, tu sais ? - Quoi ?

Vraiment. Le jour où elle m'a lavé les fringues.

T'es sérieux ?

Absolument !

- Santé ! - Vous êtes fous !

Luisa ! A toutes les mères !

Qui c'est qui chante "Fandunga" ?

- "La Fandunga" ? - Tu rigoles ?

En fait, non. Donnez moi une chiffre et une lettre.

Treize.

- Euh... B. - 13-B.

Après La Bouche du Ciel il y a Palikata et les plages de Chacrita...

...et Santa Rita.

- Et Chacagua. - "Chacagua". Comme c'est beau, tous ces noms.

- Qu'est-ce qu'ils signifient ? - Je sais pas.

- Bonjour, marmotte. - Marmotte.

Tu veux des oeufs ?

- De le soupe aux crevettes ? - Volontiers. Et une bière.

La meilleure antidote.

- Il faut que je rende la bagnole à ma soeur. - Très bien.

- Tu disais Chaca... - Chacagua.

- Il y a quoi après Chacagua ? - Il y a Amaranto.

La Plage dorée est là. Enorme, avec beaucoup de vagues.

Beaucoup de gens se noient là-bas. Mais c'est magnifique.

- Encore de la soupe - Non, merci.

Il faut que j'y aille. Mes parents vont s'inquieter.

Et Julio doit rendre la voiture à sa soeur.

Je parlais avec Mabel, je crois que je vais rester ici un peu...

...pour voir quelques baies.

- J'ai faim, maman. - Tiens, mange.

Casse toi !

Ce jour là, Julio et Tenoch sont rentrés chez eux.

C'était un voyage silencieux sans évènements.

Leurs parents n'ont jamais su qu'ils étaient partis à la mer avec Luisa.

Luisa est restée pour explorer les baies autour.

En quittant Tenoch Julio, Luisa leur a dit :

"La vie est comme l'ecume de la mer. Il faut se jeter dedans".

Une fois rentrées, Ana et Cecilia ont cassé avec Tenoch et Julio.

Deux fois plus tard, Tenoch a commencé à sortir avec une voisine.

Il a fallu 11 mois pour que Julio sorte avec fille de son cours de français.

Julio et Tenoch se voyaient de moins en moins.

L'été prochain, le PRI...

...a perdu les élections pour la première fois en 71 ans.

Julio a croisé Tenoch en route pour chez le dentiste.

C'était plus facile de boire un café ensemble que de faire des excuses.

- Et Saba, Tu l'as revu ? - Je sais qu'il habite à Real de Catorce.

Vraiment ? C'est bien.

Et Daniel ?

Sorti du placard.

Son père l'a renvoyé de la maison.

- Un gros problème, non ? - Au contraire, il en est heureux.

Il a même un copain et tout.

Alors, ça va.

- On m'a accepté à l'univeristé. - Super ! Tu commences quand ?

- En septembre. - Economie ?

Ouais.

- Et toi ? - Biologie à l'UAM. La semaine prochaine.

- Ah, pas de chance ? - Oui. On commence plus tôt à l'UAM.

T'es au courant pour Luisa ?

Non.

Quoi ?

- Elle est morte. - Mais qu'est-ce que tu racontes ?

- Autre chose, les mecs ? - Non, merci.

- Et comment ? - Le cancer.

Elle en avait de partout.

Ca s'est passé à San Bernabe. Un mois après qu'on parte.

Chuy a appelé Jano, et c'est tout.

Terrible.

Quand on l'a rencontrée, elle savait déjà qu'elle allait mourir.

Elle voulait que personne ne sache.

Luisa a passé ses 4 derniers jours a l'Hôpital de Santa Maria Colotepec.

Comme elle avait demandé...

... Chuy et Mabel n'ont jamais revelé son aventure avec Julio et Tenoch.

Avant de mourir, elle a donné la sousi en peluche à Lucero.

Tenoch s'est excusé. Sa copine l'attendait au cinéma.

Julio a insisté à payer l'addition.

Ils ne se sont plus jamais revus.

- On s'appelle ? - Ouais.

L'addition, s'il vous plaît.

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