All language subtitles for Fantozzi contro tutti Fr

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Original subtitles

Il s'agit du siège social...

d'une méga entreprise italienne dans les années 80.

La crise du pays et la dévaluation galopante...

ont finalement généré chez les cols blancs...

un attachement nouveau, incroyable au travail.

- Tenez le filet de sécurité ! - Les filets !

- J'ai fini ! - Nous avons fini !

- Au revoir, les gars ! - On se voit lundi.

Quoi de neuf, comptable ? Tout va bien ?

- Tout va bien ? - Attend... Elle marche.

Je n'ai qu'un très léger inconfort dans mes genoux.

- Les genoux. - Ok.

Un billet !

- Voilà ma bonne dame. - Mais je suis ta femme, Ugo.

Désolé, Pina, je ne t'ai pas reconnue.

Je plaisantais.

- Pourquoi es-tu venue ? - Je suis venue te chercher.

ça fait longtemps qu'on est pas allés au cinéma ou faire du lèche-vitrine.

le cinéma ou faire du lèche-vitrine ? Tu es devenue folle.

Allez, on rentre. Vite !

Viens ou je vais tout perdre. Allez, vite !

Chaque nuit, les habitants de la ville avaient, comme Fantozzi,

la même envie frénétique de rentrer à la maison.

Une place vide ! C'est la mienne !

- Excusez-moi, mais je suis pressé. - Bonjour, comment allez-vous ?

- Je passe sur le toit de votre voiture. - Bien sûr, vas-y.

- A demain. - Au revoir !

Faites place !

Pina, les clés !

Allons!

- Excusez-moi, madame. - Quelles manières !

Les clés ! Putain de merde !

Donne-moi les clés.

Tu aurais dû les préparer. Laquelle est la bonne ?

Il faut quelque chose pour les reconnaître, les colorier. Peint-les !

C'est Mariangela, Ugo, notre fille.

Je plaisante, je l'ai fait pour amuser la petite fille.

- Attention, j'ai ciré le sol ! - Tu aurais pu me prévenir !

Où est ce truc ?

J'en ai besoin !

C'était là... ça a toujours été là.

Voilà!

Fantozzi, comme beaucoup de gens malchanceux,

avait été écrasé par un nouvel ennemi mortel,

la télécommande.

Il était comme beaucoup, un accro de la télécommande.

Lors d'un terrible sevrage,

il avait également établi le nouveau record de copropriété,

380 changements de chaine en 26 secondes chrono.

- Arrête ! - Laissez-le !

- Je vais la jeter par la fenêtre ! - Je vais te tuer !

Plutôt mourir !

Dois-je la ramener ?

A une certaine heure de la nuit, les familles se retirent vaincues.

C'est l'heure critique, l'heure de "l'Interdit",

de "Oralchannel" et "Super Porn Show".

Attend.

Je la mets ici.

Comme c'est gentil !

Allez... Allez...

Je te donne ma main.

Quelle fille !

- Enlève ta culotte ! - Ugo!

Pina!

Je ne voudrais pas que tu penses que moi et cette jeune femme...

Qui est-ce?Voilà...

Comme tu le vois, je disais les prières du soir

avec ce prêtre.

Je l'ai observé et il dit des choses intéressantes.

Ce prêtre fait vraiment des miracles.

Pina, tu sais quoi ?

Ce soir, je ressens un feu intérieur étrange .

Si on va dans l'autre pièce tu sais ce que je ferai ?

Je vais te couper en deux comme une pomme !

- Oui ! - Non ! Ne fais pas ça.

Ça ne change pas.

Que...

La semaine de ski a été l'un des séjours les plus tragiques

de Fantozzi et de ses collègues malchanceux.

Prudemment, cette fois, ils s'étaient inscrits en septembre,

mais leur tour était encore à la mi-mai de l'année suivante,

presque au début de l'été.

- Fantozzi n'est pas encore là ? - Pas encore et il nous reste une minute.

Il est toujours pareil. S'il ne vient pas, c'est mieux.

- Mais il a payé sa part... - Le voilà !

Où est-il ?

Alors, messieurs, montez !

On part enfin.

Doucement, un par un, ne faisons pas comme d'habitude.

- Dépêche-toi, molasson ! - Il est sourd aussi ?

- Excusez-moi, où sont les couchettes ? - Plus loin.

Où ?

Où ?

Allez!

Monsieur, montez.

C'est le départ, allez.

- Mes amis sont là. - Vous les rejoindrez dans le train.

- Je vais m'en occuper. - Faites attention à mes skis.

Ne vous inquiétez pas.

Le casque est très lourd !

Je vais le lancer.

Désolé, j'ai perdu un peu de sensibilité dans mes pieds.

- Enfin ! Le voilà. - Fantozzi, où étais-tu passé ?

- Je te le dirai plus tard. - Fais attention. Fais attention...

- Je le savais. - Désolé, je l'ai pas fait exprès.

Doucement!

- Pardon ! - Très bien...

Désolé.

Alors nous avons déjà été au wagon-restaurant.

- Je vais y aller, j'ai très faim. - C'est fermé maintenant.

- Tu ne manges plus. - Ouais !

- C'est fermé ? - Oui.

Mais il y a une gare, je suis sauvé.

Je voudrais un panier, s'il vous plaît.

- Je peux avoir un panier ? - Tout de suite, monsieur.

- Combien c'est ? - 9.000.

Attendez.

- Vous avez la monnaie de 50 000 lires ? - Bien sûr.

Merci.

Donnez-moi la monnaie, j'ai peur qu'on parte.

- Vas-y. - Vous me le donnez, s'il vous plaît ?

Il s'en va ! Donnez-le-moi !

Donnez-le-moi !

Dix pour toi, dix pour moi.

Dix pour toi, vingt pour moi.

Pour 50.000 lires, il a acheté : une fourchette en plastique,

un petit couteau en plastique, des cure-dents en plastique,

un gobelet en plastique et une aile de poulet.

En plastique.

Et une pomme pourrie.

- Doucement... Doucement! - La main !

Mais quelles sont ces manières ?

Si vous me laissez passer...

Le pied !

C'est ma couchette.

Quel effort !

On est vraiment bien ici.

Je vais enlever ces bottes.

Dors bien, je te réveillerai une demi-heure avant Ortisei.

Il n'y avait pas de quoi être tranquille.

Filini avait le sommeil lourd.

Mais encore plus redouté était M. Calboni à cause d'une maladie.

au nom scientifique de "ventilatio intestinalis putrens".

L'air est immédiatement est devenu irrespirable.

Quelle puanteur !

Ma belle, va aux toilettes au lieu de nous tourmenter avec ces vents.

Tu t'es vanté d'avoir participé à des compétitions de pets...

Moi ? Qu'est-ce que tu dis ?

Fantozzi, on arrive plus à respirer.

- Sors pour prendre l'air. -Vous avez tort.

- Sors, allez ! - C'est une erreur.

- S'il te plaît, sors ! - Sors !

- Calboni s'en est toujours vanté..... - Tu aurais dû prendre un single.

Sors ! On ne peut pas résister !

- Sors ! - C'est un vrai porc.

- Un porc ? - Tu es un porc.

Mais c'est toi, Calboni.....

On peut à peine respirer ici et il nous tue avec ses gazs !

Fantozzi a été réadmis dans le groupe le lendemain matin,

quand ils sont montés dans le petit train de Val Gardena.

- Voilà la neige ! - En bas, les gars.

J'aimerais faire des boules de neige.

Je veux faire un bonhomme de neige.

Excuse-moi, Filini, où est la neige ?

Tu ne lis pas le panneau ? Ortisei.

Il y a toujours de la neige à Ortisei. Maintenant le bus va nous emmener à la neige.

L'organisation de Filini est toujours parfaite.

- Filini ! - Qui est-ce ?

- C'est lui, ce monsieur. - Oui.

Je peux ? M. Silvio Filini.

- Vous venez d'Italie ? - On n'est pas en Italie ici ?

Oui, nous sommes partis hier soir, vous ne saviez pas que nous venions ?

Oui, mais avec vous les Italiens, on ne peut être sûr de rien. A vos places !

Excusez-moi, professeur, vous ne savez pas où est la neige ?

Vous posez une question stupide.

La neige n'attend pas les Italiens.

Au lieu de la neige, des vacances alternatives intelligentes.

Vous pouvez faire de l'escalade si vous aimez ça,

ou apprenez à connaître le folklore du Tyrol du Sud

ou faire une cure d'amaigrissement dans notre célèbre clinique.

Vous, les mafieux italiens, vous mangez toujours des spaghettis.

- Et pour le ski... - Pas de ski !

Ne fais pas d'histoires, l'Italien ! Vacances alternatives, j'ai dit !

Après une horrible nuit pleine de doutes

passé à décider de vacances alternatives,

le groupe se divisa selon les goûts et tendances.

Calboni, Colzi et Filini ont opté pour un cours d'escalade.

- Où dois-je m'attacher ? - Allez !

Calboni a été imprudemment placé en tête de ligne.

Excusez-moi.

Fantozzi, qui a promis à Pina de perdre au moins 5 kg en skiant,

a choisi la perte de poids. Il s'était lui-même inscrit

dans la clinique locale de pointe pour suivre le fameux régime alimentaire

du professeur Birkermaier de l'Université de Hyena.

11!

182!

C'est très agréable ici.

C'est gai, j'aime bien. C'est ouvert il y a longtemps ?

Que...

J'ai faim !

Un morceau de pain !

Qu'est-ce que c'est ? Où m'emmenez-vous ?

Professeur Birker.

Bienvenue dans votre nouvelle maison.

- Merci, Professeur Birker. - Birkermaier !

Excusez-moi, puisque je n'ai pas encore pris mon petit-déjeuner,

- En quoi consiste le régime... - Rien, 20 jours de jeûne.

Pas de nourriture, pas de boisson.

Quoi ? On ne mange pas ? Excusez-moi, professeur Birkermaier !

Alors à quoi servent ces toilettes ?

Au sixième jour du traitement, Fantozzi était très fatigué.

Hé, toi, "Mafia, spaghetti", comment ça va ?

Bien, professeur.

Quand as-tu arrêté de manger des spaghettis ?

Je ne m'en souviens plus.

- Six jours ? - Six.

Très bien !

Pour faire une bonne cure, il faut une grande volonté !

- Très bien, professeur. - Et qui n'a pas de volonté...

Regarde.

Pitié !

Pour développer une grande volonté,

J'invite chaque soir un de tes camarades à mon dîner.

Je mange, il regarde.

Il regarde, je mange.

Qui touche la nourriture... Kaput !

Il n'a pas résisté.

Il a volé et mangé une miette de pain qui était sur ma nappe !

Mais j'ai vu... Je veux dire...

Veux-tu être mon invité ce soir ?

Merci, mais ce soir j'ai un engagement avec une de mes tantes.

Tu écris son nom.

Quel nom doit-je écrire ? Non, je...

Entre.

- Professeur. - Entre.

Assis.

S'il te plaît, assied toi.

- Où es-tu assis ? - Là où vous m'avez dit.

Ici.

Vous dites...

Qu'y a-t-il de bon ce soir ?

Qu'y a-t-il de bon?

Des boulettes de viande bavaroises !

Faites de pommes de terre,

farine, épices...

Dommage que tu ne puisses pas en manger.

Quatre sortes de viande, du jambon,

du fromage, des œufs...

Tu te souviens de ton camarade qui a mangé ?

Un peu.

Ça fond dans la bouche.

Regarde.

Une bouchée, une boulette de viande,

une boulette, un verre de vi...

Vin du Rhi...

Vallée du Rhin.

Vin de la Va...

Du Rhin !

Du vin...

- Est-ce que tu manges ? - Non.

Tu manges ? Infirmières !

Infirmières, il mange !

Il mange tout ! Il mange !

Italie-Argentine. C'est le match retour du championnat du monde.

Un mercredi, un mois plus tard,

tous les appareils étaient réglés sur une seule chaine

pour la revanche

entre l'Italie et l'Argentine. Fantozzi était en première ligne.

Fauteuil, table devant la télévision,

robe de chambre en flanelle, des spaghettis en train de cuire,

une bière froide et des rots à gogo.

Pina, apporte-les moi al dente !

Si Bettega joue bien, ils sont foutus.

Puis il y a Cabrini, Causio qui font des trucs,

et puis il y a Benetti qui est une bête.

Il y en a tellement ! D'accord, à partir de demain, je vais faire un régime.

C'est quoi cette odeur ?

C'est mon nouveau parfum, "Tentation".

Un nouveau parfum ? Tu n'as jamais mis de parfum de toute ta vie.

Il faut bien commencer.

Qu'est-ce que tu racontes ? Tu es stupide ?

Attention, lance !

Tu as consommé des litres de lavande quand tu avais tes trucs...

Qu'as tu as fait avec tes cheveux ?

Pour cette coiffure, qui s'appelle Slap,

J'ai passé deux heures chez le coiffeur.

Arrête car tu ne ressembles même pas à un être humain. Allez !

Qu'est-ce qu'il fait ? Il est devenu fou ?

Ugo, je dois te dire quelque chose d'important.

Non ! Ne me dis pas qui a gagné !

Ce n'est pas ça, c'est quelque chose de plus important.

- Pénalty contre l'Italie ! - En tout cas pour moi.

Ce pénalty pourrait être le tournant du match.

- Ugo, s'il te plaît. - Penalty contre l'Italie.

- C'est très important. - Penalty contre l'Italie ! Non !

Ugo, tu ne peux pas imaginer à quel point c'est important.

Il prend de l'élan...

- Râté! - C'est ça !

Kempes, il l'a sauvé !

Et maintenant, écoute-moi.

C'est très important, Ugo !

Je te donne 20 secondes, parle.

Je suis tombée amoureuse d'un autre homme !

Maintenant que tu l'as dit, vas-y, Le jeu.

Laisse-moi tranquille. Le tunnel de Causio ! Ces connards...

A la 21ème minute de la seconde mi-temps Fantozzi a enfin compris.

Et tu me dis ça comme ça, pour l'amour de Dieu ?

Que tu es tombé amoureuse de quelqu'un d'autre ?

Pina, je vais te tuer !

Qu'est-ce que tu fais ici ? En fait, je vais vous tuer toutes les deux.

Je vais te tuer. Je vais me tuer...

Tu sais ce que je vais faire ? Je vais me tuer.

Je veux donc voir comment vous allez subvenir à vos besoins...

Pina, appelle une ambulance.

Je me suis poignardé avec une fourchette.

Non, Ugo, il est inutile d'inventer des choses pour m'impressionner,

Je l'aime quand même.

Et je pense que notre histoire est maintenant terminée.

Attention, J'ai déjà séparé les lits !

Fantozzi s'est disputé avec sa femme toute la nuit.

A la fin, il a décidé de rester calme et d'être civilisé.

Finalement, tout le monde le saura et se moquera de moi.

Je vais devoir changer de quartier, de ville, d'amis.

- Cocu ! - Désolé, comment tu sais ça ?

Je le sais.

- Bonjour, Fantozzi. - Bonjour.

- Comment ça va ? - Très bien.

Espérons que la journée ne nous trahira pas !

Si tu as envie de te moquer, ce n'est pas le jour.

Qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est-ce qui se passe ?

Les amis, allons chercher quelque chose à manger.

- J'offre des "cornetto" (croissants) ! - Non !

L'épingle !

Je n'achète rien, allez manger vos cornes !

- Qu'est-ce qui ne va pas ? - Il est nerveux, allons-y.

En effet.

Allô, Pina ? La chose est déjà connue de toute la ville.

et tout le monde ici le sait déjà.

Dis-moi qui c'est.

Pina, ne m'énerve pas. Je veux savoir qui est ton amant.

Pina, je vais quitter mon travail. et je vais te montrer....

Allo, Pina!

Que..

Fantozzi a décidé de le découvrir par lui-même.

Ugo, j'y vais.

Tu reviens ?

- Je vais juste faire les courses. - Ok.

Il a pris un jour de congé, a attendu que Pina sorte

et a commencé à fouiller la maison à la recherche d'un petit indice,

une lettre, une photo.

A ce stade, il avait déjà un petit soupçon.

BOULANGERIE

- Prends ça, la blonde ! - Et donne-moi une livre de sucre.

Hé, tu sais à qui tu me fais penser ? Donatella Rettore,

la chanteuse de "Splendido splendente".

Bonjour ! As-tu fait tes cheveux comme ça ?

Belle dame, que puis-je vous donner ? Vous en voulez un peu,

ou vous voulez le tout ?

ça fait plus de 5 kilos, je dois le mettre à l'intérieur ?

Si vous revenez dans l'après-midi,

Je vais faire un petit pain spécial. Du pain pour vos dents.

Je reviendrai dans l'après-midi. 17 heures, ça va ?

Pour vous, la baguette spéciale est toujours là.

Je suis diabolique dans les rapports,

disproportionné en termes de dimensions du sexe

et si je trouve la femme idéale...

C'était Cecco, le neveu du boulanger.

C'était un laideron de 26 ans avec de l'acné,

avec un cul très bas et une terrible haleine, comme un égout de Calcutta.

Papa, tu ne regardes plus la télé ?

- Je suis fatigué de la vie. - Qu'est-ce que tu fais ? Tu fumes ?

Oui, et je bois aussi.

- Qu'est-ce que c'est ? - Une dent.

- Où est maman ? - Maman a dû sortir pour acheter.....

Du pain.

Chérie, assieds-toi à côté de ton père.

Chérie, maintenant tu es une grande...

Tu es une grande fille.

Si maman, qui est aussi bonne que le pain, devait nous quitter,

- Que deviendrions nous ? - Ne t'inquiète pas, papa.

Nous serons ensemble toute la vie,

juste toi et moi.

Quand la douleur devint insupportable,

il décida d'en finir.

Oh mon Dieu, il va le tuer. Oh mon Dieu !

Je peux te parler d'homme à homme ?

Tu dois...

Tu dois expliquer...

Voilà.

- Tu dois expliquer... - C'est l'oncle s'occupe des comptes.

Bon.

- Excuse-moi... - Qui es tu?

Je suis M. Fantozzi,

mari de Mme Pina Fantozzi.

C'est lui qui a de la dette de 700.000 lires.

Qu'est-ce que tu fais avec tout ce pain ?

Demande à ton neveu.

Tu cours après ma femme.

- Quelle dame ? - Ma femme.

- Ta femme ? - Oui.

Tu es le collectionneur de monstres !

Celui avec le petit monstre et la plus grande.

Tu dois êre content d'avoir une telle collection.

Bravo ! Tout le monde ici parle de toi.

Quand tu entres dans la cour, tout le monde dit : "Fantozzi ! Fantozzi !"

On pensait que la dame travaillait au cirque.

La seule chose que tu peux faire est un voyage à Lourdes.

Tous les trois ! Prenez un bain dans la piscine

- et attendez le miracle. - Mais... alors...

- Tu ne me l'enlèveras pas. - L'énlever ?

Les éboueurs pourraient l'emmener si tu la laisses dans la poubelle.

C'est la seule chance parce qu'avec toi, le destin a été vraiment méchant.

Merci.

Donc, vous êtes témoins.

On est d'accord, il ne l'enlèvera pas.

- Qu'est-ce que tu dis, bordel ? - Quoi ?

Ils ne comprennent pas qui elle est, ils ne la connaissent pas.

Tu as une photo ? Prends une photo du monstre, sors-la.

- De ma femme ? - Oui.

Fais rire ces gens.

Ils ne s'amusent jamais, toujours dans leur coquille.

Montre la photo du monstre, allez !

Tiens, on a pris celle-ci à Riccione.

Regarde ! Tu sais ce que c'est ?

La synthèse de la disgrâce, l'apothéose de la merde.

Regardez et riez un peu vous aussi qui ne riez jamais.

Allez, viens.

- Donne-moi la photo. - Montre-la-lui.

Allez, montre-lui.

- C'est de la merde. - Donne-moi la photo.

Il l'a repris.

Vu que ta femme aime les baguettes,

Prends-lui ça aussi.

Vous ne comprenez absolument rien aux femmes !

Elle est belle.

et je n'achèterai plus jamais de pain chez toi.

- Fantozzi ? - Oui ?

Merci.

J'ai parlé à ce jeune homme.

J'ai eu un entretien très courtois.

Nous avons eu un échange de vues

et il a été très compréhensif.

Pauvre gars ! Il est tombé amoureux comme une bête.

Il est fou de toi.

Il te trouve belle. Très sexy !

Tu es très appréciée par tous ses amis.

Ils pensent que tu es géniale.

Maintenant, il...

Il est également prêt à renoncer

parce qu'il ne veut pas ruiner une famille.

Cependant, comme tu le comprends,

la dernière décision te revient.

Que vas-tu faire ?

J'ai déjà décidé, Ugo.

Je vais rester avec toi...

Parce que je te tiens dans la plus haute estime.

Mais pas d'amour ?

Aide-moi à réunir les lits.

- Le grand drap est dans le placard. - Ah, voilà.

Pina, je suis content parce que je vois que tout est vraiment terminé.

Ça semblait être un matin normal.

Jusqu'à ce que l'austère et irréprochable secrétaire

du directeur héréditaire,

est sortie de son bureau avec de tristes nouvelles.

Ils ont téléphoné, c'est confirmé !

Le directeur héréditaire a la rubéole !

Le directeur héréditaire avait 106 ans.

Cette maladie infantile pouvait lui être fatale.

Les employés ont accueilli la nouvelle avec une tristesse contenue.

Fantozzi pensait que cette chance devait être saisie par tous les moyens.

Bonjour, M. le curé.

Assieds-toi, mon fils.

Je voudrais qu'une messe soit dite.

Pour ou contre quelqu'un ?

- Contre. - C'est trois fois plus, 30 000.

Chantée, 50,000.

Chantée.

Tu le détestes beaucoup, mon fils.

Après l'initiative de Fantozzi, d'autres initiatives collectives ont suivi...

Des chapelets géants dans la cantine.

Leurs prières ont été exaucées.

Fantozzi s'est rendu à l'enterrement en deuil total.

Madame, vous avez vu...

Je comprends, mais lâchez-moi.

Lâchez mon bras.

Qui porte le cercueil ?

- Moi. - Je vais le porter aussi.

Comptable, je ne comprends pas, avait-il un mari ?

- Qui ? - Le comte.

- Je ne sais pas, demande. - Oui.

Excusez-moi, ce sont les funérailles du comte Vignardelli Bava ?

Non, de la veuve Ricci.

Comptable, nous sommes au mauvais enterrement.

- Pourquoi ? - C'est la veuve Ricci.

- Mais est-ce la veuve Ricci ? - Non, le lieutenant Gambardella.

Lieutenant Gambardella?

Voilà!

- Excusez-moi, madame... - Non, Filini !

- Fais attention ! - Lâchez-moi, madame !

Laissez-moi, que faites-vous ?

Hé, où êtes-vous ?

Où êtes-vous ?

- Je suis là ! - Allons-nous-en !

- J'arrive. - Attention !

Fantozzi et Filini, avec un retard monstrueux,

sont finalement allés au bon enterrement.

Et devant cette pierre commémorative en or pur,

forgé avec la fusion des alliances

données spontanément par les fidèles employés,

ici, selon la volonté de l'illustres disparu...

J'annonce le nom de son successeur.

Votre nouveau directeur global sera...

Ce sera...

Sera...

Le grand coquin de la Grande Croix,

Le Vicomte Cobram.

Pour tous, le vicomte Cobram était le nom le plus redouté.

Jeune homme, il avait été un cycliste amateur médiocre

qui était entré à 18 ans dans les rangs de l'entreprise,

et fait son chemin en étant un lèche-cul et un espion pour ceux au pouvoir.

Et maintenant, ayant aussi atteint le pouvoir,

il voulait que le cyclisme soit pratiqué par tous ses employés.

Le cyclisme est un sport sain et à la portée de tous.

Contre la vieillesse et la maladie.

Mais surtout, il apporte une grande lucidité et l'efficacité au travail.

- Et le tennis ? - C'est nul.

- C'est des trucs de filles. - Pour les pédés !

- Et le foot ? - Eh bien, le foot...

- Quoi ? - Eh bien... Dégueulasse !

- Dégoûtant. - Oui.

Bon!

Je veux aussi vous dire que je suis désolé et dégoûté

pour les employés qui viennent au bureau en voiture

et qui, le soir, courent s'enfermer dans ces boîtes à sardines

au lieu de faire une belle promenade en dehors de la ville.

- Vous ! - Moi ?

Non, vous, derrière.

Moi ? Vous ne vouliez pas parler à...

Moi, très bien.

Au Milan-Sanremo de 1931,

Piemontesi est arrivé troisième, le deuxième était Guerra... Et le premier ?

Premier ? Premier, Carnera.

Qu'est-ce que le balisage ?

C'est... l'Étiquetage.

C'est ce qu'on appelle le balisage, quand...

Je ne m'en souviens plus.

Vous ne vous souvenez plus.

Il me semble...

On pourrait peut-être spéculer que le balisage est une mauvaise action.

Parfois tu dis : "Elle lui a mis une belle marque."

Ah, oui ! Quand un essaim d'abeilles....

Non, c'est un plat régional des Abruzzes.

Un plat régional des Abruzzes !

Qui me répondra...

Qui me répondra...

Ne bougez pas !

Le marquage est l'attribution des numéros de course.

Les choses vont changer ici.

Vous n'avez aucune idée de ce qui vous attend, bande de mauviettes !

Dehors!

Ils avaient en fait une idée de ce qui les attendait.

Soit ils devenaient des cyclistes soit ils étaient foutus.

Allez ! Allez !

Stop.

- Prêt ? - Oui.

Entre notre Martano et la Trueba espagnole,

ce fut un grand duel en août 34.

- Non, c'était en juin. - Bien sûr, désolé, j'ai fait une erreur.

Juin, Trueba!

Surnommé la puce des Pyrénées.

Où allons-nous ce soir pour la promenade habituelle ?

- Où allons-nous ? - On fait le tour des lacs.

Non, faisons le tour des sept collines.

Non, allons dîner chez ma tante à Pinerolo.

et revenons à la nuit.

ça fait 1 200 km.

Et que sont 1 200 km ?

- Que sont ils? - Rien.

Alors, messieurs, tout le monde à Pinerolo !

A Pinerolo!

A Pinerolo ! Comptable, où as-tu mis ta voiture ?

- Au coin de la rue, à côté de la tienne. - Alors faisons ce voyage.

- A Pinerolo ! - A Pinerolo.

A Pinerolo!

A Pinerol.

Il l'a cru.

- Voilà le voyage ! - Oui, allons-y !

Un tour ?

- On rentre. - Personne ne bouge !

Allons-y étape par étape.

Pour une première sortie, 20 km suffiront.

Quoi ?

En selle !

En selle, style bersagliera !

Mon Dieu ! Un instant !

M. Chien ! Non, ingénieur !

Le diable n'est pas aussi laid qu'il est peint.

Oui, j'ai abattu 20 km très facilement.

J'ai l'impression que tous mes muscles sont relâchés....

Au revoir.

Trois heures plus tard, Fantozzi aussi

avait quelques difficultés de mouvement.

Pina, aide-moi ! Je n'arrive pas à atteindre la poignée.

Il y a un problème.

dans mes articulations.

Le lendemain, à la cantine,

est entré un peloton d'amputés de toutes les guerres.

Ils étaient les tragiques participants de l'entrainement.

- Je peux avoir de la viande ? - Les couverts.

- Il n'y a pas de viande ? - Je ne sais pas, prends les pommes de terre.

Mais je voulais de la viande.

Du vin !

- Du vin ? - Oui, du vin.

Du vin.

Voilà.

Merci.

- Je voudrais des fruits. - Non, tu as déjà des pommes de terre.

- Au moins du pain. - Très bien, voilà le pain.

Attention!

J'ai de bonnes nouvelles pour vous.

Dans 15 jours, le dimanche 28 juillet,

il y aura la première Cobram Cup

pour tous les employés de notre entreprise.

Une course de 40 km !

50?

50!

- Quelque chose ne va pas ? - Non, tout va bien.

- En fait, c'est peu. - 55 ?

- 60. - 70!

Inscrivez vous tous !

Je vous recommande de continuer à vous entraîner !

Le soir avant le jour fatal,

Fantozzi et Filini ont fait une tentative misérable et désespérée.

- Tu es prêt ? - Non, je ne veux pas le faire.

- Tu veux faire la Coupe ? - Non !

C'est très facile, J'ai préparé le texte pour toi.

Tu dois juste lire. Je te montrerai ce qu'il faut faire après.

"Allo ? Vicomte Cobram ?"

- Déguise ta voix. - Oui.

"Ici le distingué docteur Bergman-Valadier."

- C'est-à-dire moi. - Oui.

"J'ai rendu visite à vos employés Filini et Fantozzi,

et j'ai trouvé dans les deux cas le syndrome de Ménière

et donc je ne recommande pas, en fait, j'interdis,

qu'ils participent à votre belle initiative sportive

ou je décline toute responsabilité."

Merci et bonsoir.

- C'est simple comme bonjour. - Tu n'as pas composé le numéro.

- Tu veux faire la course ? - Non !

Donc, allez, déguise la voix.

Pince ! Pince...

Patate...

Ouvre ta bouche. Entonnoir.

Entonnoir. Tiens-le.

Serviette. Une serviette...

Et maintenant...

Serre.

Tu peux respirer ?

Voici le bassin de cuivre, et le texte...

- Je ne comprends pas. - Je dois prendre l'accent suédois ?

Tu peux le faire ? D'accord, fais-le.

J'appelle le numéro.

3, 4,

7, 8, 1.

- Dans le bassin ! Suédois ! - Allô ?

Fantozzi, c'est vous ?

Tu es content ?

Tu as tout gâché. Un accent suédois !

- Je ne comprends pas. - Ça me donne envie de vomir.

- Bien sûr ! - J'aimerais donner un dernier baiser...

Au babouin... Au singe.

- A Albertina... Comment s'appelle-t-elle ? - Mariangela.

- Allez. - Merci.

Voilà mon ange.

Au revoir, ma chérie.

Bravo!

Bravo!

Bombe ? J'ai la bombe, la bonne.

J'ai la bombe, la plus forte.

Tu la veux ? Bombe !

- Regarde c'est bien. - Qu'y a-t-il à l'intérieur ?

Methadrine, sympamine, aspirine, franceschina, cocaïne

et du poivre de Cayenne. Tu en veux ? C'est 100 000.

- Je vais le prendre. - Très bien.

Avec ça, tu arriveras en tête et ça te rendra aussi excité.

Une bombe ? Qui veut la bombe ?

- Bravo! - Bravo.

Préparez-vous !

Mes compliments, M. le Comte-Duc.

Cyclistes, en selle !

- L'ambulance ! Vous l'avez vue ? - Bien sûr, juste au cas où.

Mes jolis !

- Tu fais la course aussi ! - Calboni, tu es blessé ?

Je ne suis pas un connard comme toi.

J'ai des fractures multiples.

C'est comme ça qu'ils m'ont mis sur la ligne de renfort.

- Pourquoi ça ? - On ne sait jamais.

Mais ne t'inquiétes pas, juste au cas où, je le dirai à ta femme.

- Si on peut l'éviter... - Attention !

Plus que 10 secondes.

Notre Père, qui es aux cieux....

Attention !

Debout, bande de crétins ! Levez-vous !

Relevez-les !

Montez leur dessus !

Vous voyez ? Vous vous relevez ! Bravo !

Allez, c'est parti !

Sur la petite pente de Viale De Amicis,

après ça renommé le "Pic du Diable",

ils ont rencontré l'inévitable et terrifiante tempête,

le théâtre de chaque Grand Prix de la Montagne.

A l'épicentre, 50 degrés en dessous de zéro !

M. Belli, qui ressemblait étrangement à une daurade,

a été perdu dans le brouillard. Il a été vendu en tranches dans un supermarché local.

Et de quatre !

Comptable, tu accélères ?

Non, les freins sont cassés !

Au secours !

Que se passe t'il ? Félicitations !

Où est le marié ? Peu importe, chantons.

Qu'est-ce que ça peut nous faire si ça tourne mal ?

- C'est papa, tu vois ? Il est toujours vivant. - Allez !

Lors de la seconde montée de colline du diable,

ils ont eu les premiers symptômes de fatigue.

Asphyxie.

Yeux ciblés.

Arrêts cardiaques.

Langues de peluche.

Aurores boréales et mirages.

Déshydraté, Fantozzi pensait qu'il était victime d'une hallucination.

Mais...

Putain de merde !

Ici.

Tu veux entrer ?

Non, plus tard.

Salut.

Au deuxième passage dans la tempête,

un fan ému de compassion.

Oh, mon Dieu ! Je ne vois plus!

Arrête, bon sang !

Puis-je présenter M. Vannini ?

- C'est moi. - Tu chantes aussi.

Qui sait ! Maintenant, voyons demain, qui sait !

Quelques survivants ont atteint les provisions tant attendues.

- Approchez-vous ! - Ici !

A la volée, Pina ! Tire !

- A moi ! - A moi !

La Cobram Cup est maintenant devenue une course par élimination.

Ils n'étaient plus que deux visant la victoire finale

par tous les moyens nécessaires, même les plus injustes.

Va plus lentement, par pitié.

M. Fantozzi!

Oh là là !

Je peux ? C'est M. Colzi. On va chanter !

Qu'est-ce que ça peut nous faire si ça tourne mal ?

- C'est Fantozzi ! - Bon travail !

A la fin du mois de juillet, 11 heures,

Fantozzi avait été mystérieusement convoqué avec son collègue Filini

par le directeur magistral le Duc Comte Piermatteo Barambani.

Pour l'occasion, il portait un nouveau costume

et avait décidé de prendre un café revigorant.

- Bordel de merde ! - Doucement !

- Ça me fout toujours dans la merde. - Vas-y doucement, Fantozzi.

Il suffit d'appuyer ici et voilà.

Ton café. Tu vois ?

Fais attention avec ce café, j'ai un nouveau costume.

Je peux ?

- J'ai un nouveau costume... - Il est neuf !

Oui, je dois aller à Barambani... et il veut tout...

C'est vide ! Tu as eu peur, n'est-ce pas, mon joli ?

Quelle blague ! Je vais boire mon café là-bas.

Oui, abrutis, riez.

Je dois aller chez Barambani. S'il te voit avec une tache....

- Fantozzi est ici ? - Il était là.

- Fantozzi est là ? - Il était là.

- Quand on le cherche, il a disparu. - Calboni !

Mon joil, qu'est-ce que tu fais ? Ils te cherchaient.

J'ai dit : "Je vais au coin pour boire un café..."

- L'avez-vous vu ? - Non, et vous ?

Je bois du café...

Fantozzi, enfin !

Excuse-moi, mais j'ai eu un curieux incident avec un café.

- Pourquoi nous a-t-il convoqués ? - Je n'en ai aucune idée.

- Tu le sais ? - Allez y. Par là.

Espérons que tout se passera bien.

Après toi.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Je croyais que tu voulais danser.

Je peux ?

Cher Bambacci ! Cher Follini !

Je suis Fantozzi et lui c'est Filini.

Que faites-vous le week-end prochain ?

Nous pensions rester dans l'entreprise à faire des heures supplémentaires.

Je possède un petit bateau, il me coûte un milliard,

mais je suis aussi démocrate.

Ma famille, c'est vous, les pauvres.

- Ah oui. - Des malheureux !

Vous êtes des inférieurs ! C'est le mot pour le dire.

Mes chers inférieurs ! Comme vous le savez, j'aime beaucoup les mendiants.

Voulez-vous être mes invités sur mon petit bateau ?

- Je le ferais. - Il le fera et moi aussi.

Super, maintenant, foutez le camp d'ici.

- Vous pouvez y aller. - Merci, marquis duc comte,

de la préférence vraiment... Vraiment...

On bouge ! Allons-y.

Attention !

Merde, Fantozzi ! Qu'est-ce que tu as fait ?

Je ne l'ai pas vu parce que je regardais les bateaux !

- Pauvre gars ! - Tu t'es blessé ?

- Il est anglais ! Tu parles anglais ? - Oui.

- Demande-lui s'il est blessé. - Alors. Qu'est-ce que tu as dit ?

- Vous êtes blessé ? - Oui !

Quelle heure est il ?

- Qu'est-ce qu'il a dit ? - Très bien.

- Où est le bateau ? - Là-bas !

Très chers ! Chers inférieurs !

Bienvenue !

- Bonjour, Duc Marquis. - Bonjour, Monsieur l'Amiral.

- Mes respects. - Nous devons monter...

Oui, très chers.

- Monte. - Non, toi d'abord.

- Non, toi. - Toi, tu y vas.

- Montez. N'aie pas peur. - Je suis un vrai débutant.

Qu'est-ce que tu as fait ?

Ce...

- Vous perdez de l'eau. - Qu'est-ce que tu fais, Sbarbozzi ?

Comme la journée est chaude, je voulais me rafraîchir.

Tu as bien fait, maintenant embarque.

- Après toi. - Je voudrais abandonner... Non.

Je vais l'aborder plus prudemment.

Viens!

Je ne suis pas sûr, mais.....

C'est ça, encore un pas... Très bien !

Viens, Filini, j'ai réussi !

Bordel de merde !

Désolé, je ne veux pas que vous pensiez que que j'ai une attirance physique pour vous.

Et ici, chère déchets, c'est, enfin, lae pont.

J'ai fait visiter mon bateau, ma petite maison.

Parva sed apta mihi !

Ici, je suis heureux, même en votre compagnie.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Les chaussures !

Je dois vous demander une petite courtoisie. Enlevez vos chaussures.

Les bateaux sont comme des mosquées.

On va les enlever.

- Enlevons nos chaussures. - Oui.

Donnez-les-moi.

Voilà!

Soyez patients...

Allez vouse rafraîchir, changez vous dans la cabine de l'équipage.

- Je veux dire : des invités. - Aucun espoir pour les chaussures.

Excuse-moi. Désolé, laisse-moi...

On se retrouve coincé, on prend un risque sérieux.

Laisse-moi...

Attention à la tête !

Filini, fais attention à ta...

tête !

Encore une chose, les inférieurs. Il n'y a pas de fainéants sur un bateau.

Il y a plein de petites choses à faire.

Nous allons nous répartir les tâches car sur un bateau, nous sommes tous égaux.

Et maintenant, chers invités,

portons un bon toast à notre croisière.

Parce que...

Je veux dire que j'y vais. Avec votre permission.

A la manoeuvre ! Filini, toi à l'avant. Remonte l'ancre.

Bambocci, libère les amarres.

- Fantozzi. - Oui, Fantocci. Les amarres !

- Filini, tu la bloques. - Oui.

- Bambocci, défais la corde. - Oui, c'est ça, n'est-ce pas ?

Ah, non, c'est celle-là. Si, c'est celle-là.

- Pas celle-là, l'autre ! - Oui, l'autre.

Dépêche-toi, Bambocci !

J'expliquerai plus tard...

- Filini, enlève les défenses. - J'y vais.

Vous entendez cette sirène ?

- Quel est ce bouton ? - C'est la vitesse.

- Et celui-là ? - Moteur droit.

- Moteur droit. - Moteur gauche.

- Switch. - Et ce bouton ?

- Un son fort et agréable. - C'est ultra puissant.

18 000 décibels !

Me voici, M. le Comte, il y a un très léger roulis.

Très léger, mais très insi...

- Très... - Beccacci, ici !

Je me rapproche... C'est très insidieux !

- Et mon vin ? - Il se refroidit.

Me voilà...

Hé ! On est là!

On jette l'ancre ici ! Prêt pour la manœuvre !

Prends l'aussière.

Je n'ai pas compris.

- Prenez l'haussière ! - Prends-la ou il va s'énerver.

C'est ça ?

D'accord, je m'en occupe.

- Je dois faire trois ou quatre tours ? - Que fais-tu ? Prends-la !

- Tu l'attaches là ! - Je vais l'attacher là.

- Je ne me souviens pas... - Prends la gaffe.

- Où est la gaffe ? - As-tu vu un petit matelot ?

- Non. - Il est de Sardaigne ?

- Cherchez-le derrière le tanguon. - Derrière le tanguon.

Derrière le tanguon ! Ah, le tanguon !

Le tanguon!

Au treuil ! Filini, jette l'ancre !

Toi, Mamozzi, à l'ancre de poupe !

Je m'appelle Fantozzi.

ça c'est très dangereux.

Bonjour, Madame.

Bacherozzi, dépêche-toi !

Vite, le bateau tourne.

Voilà.

Fantozzi, qu'est-ce que tu as fait ?

Je voulais me rafraîchir.

- Oui ? Comment est l'eau ? - Elle est magnifique.

- Je voudrais faire un plongeon. - Fais-le !

Faites de la place !

Filini, ça va ?

Attention, j'ai vécu avec cette dame une expérience inoubliable.

Tir au Skeet ! Filini, le fusil !

- Tir au Skeet ! - Attention, il est chargé !

- Il est chargé ? - Pupazzi ! Le score.

- Vous avez le score ? - Je l'ai soigné...

- Le marqueur de score ! - Le voilà !

Tu le pointes vers le duc.

Prêt ? Poule !

- Quel disque avez-vous lancé ? - Celui-là.

C'était un plat en argent, antique, 18ème siècle, anglais.

18ème siècle ? Mais je...

Prenez les assiettes de la cuisine.

Filini, faisons un concours, deux disques chacun.

- La balle est dedans ! - Ici ?

- Vous commencez. - Moi ?

- Vous le pointez... - Excusez-moi.

- Pratique, n'est-ce pas ? - Non, je n'ai pas l'habitude de...

- Pendant ce temps, je... - Bacherozzi, où vas-tu ?

Tu comptes le score et lances les disques.

Filini, prêt à tirer ! Poule !

Le disque est prêt. Poule !

- Manqué ! - Désolé.

Je vous ai dit...

- Un autre tir, prêt ? - Oui.

- Poule! - Poule!

Raté !

- Manqué ! Manqué. - Encore raté.

Il a vraiment raté.

- Bambozzi, maintenant tu tires. - Non, je préfère...

- Prends le fusil, c'est ton tour. - Donne-moi la planche.

- Allez, Filini, Poule! - Ici.

Prêt, Cagnacci ? Poule!

- Garde le fusil. - Faites disparaître tout ça !

Partons d'ici, Cachons tout, on s'en va !

Attention à ta tête.

Attention à...

Au cours du voyage de retour le Duc Comte Barambani,

à cause d'une fichue panne de moteur,

a réparti à nouveau les tâches avec ses invités.

A la fin de l'été, confronté à la perspective tragique

d'une nouvelle année de travail répugnant,

Fantozzi a été pris par sa crise habituelle

d'impatience et de rébellion.

Le mégaprésident est un connard.

Parfois, j'ai l'impression que je veux l'écrire dans le ciel. Comme ça !

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Mais comment est-ce possible ? - Venez voir !

C'est une blague !

Le Grand Conseil des Dix Absents

a soumis tout le monde à une comparaison d'écriture.

- Que font-ils ? - Ils te font écrire cette phrase.

- C'est des conneries, trésor. - C'est ton tour.

Avez-vous vu la phrase qu'ils font... ça ne donne pas confiance.

Donne-le moi.

Non, ce n'est pas lui.

- Allez-y. - Merci, mes respects.

- Allez-y ! - Désolé.

- Mes respects à vous aussi. - Sortez maintenant !

Vous devez sortir, s'il vous plaît.

Suivant !

Il a fermé...

Écrivez cette phrase ignoble.

Je n'ai pas de mains.

- Et qu'est-ce que c'est ? - Elles sont paralysées.

Ne faites pas le clown, écrivez.

Ecrire ? Je n'ai pas de stylo.

Ce sont des faux.

Écrivez.

- Avec la main droite. - Bien sûr, avec la droite.

Je vais écrire, alors.

Voilà, c'est prêt.

- Je suis analphabète. - Écrivez !

J'écris, d'accord. Comme...

Voilà, j'ai aussi mis le point d'exclamation.

- C'est lui. - Tu as écrit tes pensées !

- Mais... - Je te ferai massacrer,

te découper, te mettre dans une valise et l'envoyer à Olbia !

Et moi, maudite charogne, je t'arracherai les oreilles, les bras et les jambes,

les mettrai dans une valise et enverrai tout à Olbia par avion !

Je te couperai en quatre, je te mettrai dans une malle et je l'enverrai à Olbia !

À Olbia, vous avez mis en place

le nouveau centre de collecte ?

- Fripouille ! - Canaille !

- Salaud ! - Bouffon !

Le méga-président Archange !

Assieds-toi, cher Fantozzi.

C'était toi, n'est-ce pas ?

Je le savais.

S'il vous plaît.

Tu seras heureux d'avoir ta femme à tes côtés

à ce moment de ta vie.

Es-tu convaincu de ce que tu as écrit sur moi ?

Je ne...

Je ne l'ai pas écrit, je l'ai juste pensé.

Tu n'as pas à penser. C'est ton erreur.

Viens avec moi.

Vas-y, annule-le.

Bravo, Fantozzi.

Et maintenant tu vas écrire sur toi-même ce que tu as écrit sur moi.

Non, enlève le "un peu".

Bravo, Fantozzi!

Et assure toi de ne pas l'effacer.

Très aimable à vous, sire.

Est-ce que ça se voit beaucoup ?

Non, pas tant que ça. Et puis ne regarde pas.

Ouais, ne lis pas. Ils m'ont fait passer pour un idiot.

Putain de merde ! Mais s'ils pensent m'éliminer, ils ont tort.

parce que j'ai une particularité qu'ils ne la connaissent pas.

Je suis indestructible et tu sais pourquoi ?

Parce que je suis le plus grand perdant de tous les temps.

J'ai toujours tout perdu.

Deux guerres mondiales, un empire colonial,

8 Coupes du Monde consécutives,

le pouvoir d'achat de la lire, la confiance dans le gouvernement.

Et ma tête pour un monst... une femme comme toi.

Le voilà ! Le voilà !

Oui, riez ! Riez !

Mais rira bien qui rira le dernier.

Dites ce que vous voulez, mais je... je suis un homme qui a beaucoup de succès.

- Fantozzo. - Oui, dites-moi.

D'accord, pas de succès.

Mais disons au moins que j'ai de la chance.

Qu'est-ce qui me manque ? J'ai tout.

J'ai un merveilleux HLM,

J'ai une télécommande à 99 chaines.

Une fille merveilleuse...

Merveilleuse ! !! Et une épouse fidèle.

Je suis le plus heureux de tous. Je veux jouer !

Bouge, Mariangela, Je suis très...

Chan-ceux!

Sous titres: Picard 60.

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