All language subtitles for The.Return.Of.Dr.X.1939.DVDRip.XviD-FRAGMENT-French

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Original subtitles

LES PERSONNAGES, LES �V�NEMENTS ET LES NOMS FIGURANT DANS CE FILM

SONT PUREMENT FICTIFS. NULLE PERSONNE, VIVANTE OU MORTE,

N'EST CENS�E �TRE REPR�SENT�E PAR LES PERSONNAGES D�PEINTS

DANS CE FILM. TOUTE RESSEMBLANCE AVEC DES PERSONNES

VIVANTES OU MORTES EST PUREMENT FORTUITE.

"Le Retour de DOCTEUR X"

AIl� ? Morning Dispatch.

AIl� ? Morning Dispatch.

ANGELA MERROVA dans "SUMMER ESCAPADE"

AIl� ? L'h�tel Park Vista ?

Passez-moi l'appartement d'Angela Merrova.

Dites-lui que c'est Walt Garrett, du Morning Dispatch.

- Tes cacahu�tes, Wichita. - Merci, mon petit Pinky.

- Esp�ce de radin. - H�, attends un peu, qu'est-ce que...

Bonjour, MIle Merrova.

Bonjour, M. Garrett. Comment allez-vous ?

Bien, merci. Que diriez-vous d'une entrevue, ce matin ?

� quel propos ?

Disons, votre opinion sur l'amour, le mariage.

Mon opinion sur l'amour a chang� depuis mon dernier voyage en Europe.

Je suis tr�s occup�e, mais je pourrais vous consacrer quelques minutes, M. Garrett.

D'accord, alors venez imm�diatement.

� tout de suite, M. Garrett.

Dis, Dooley, si une rousse appelle, dis-lui que j'enqu�te sur l'amour, vu ?

Je vous dirai si j'apprends du nouveau.

Du nouveau ? Tu n'y connais rien.

Je vais vous montrer comment on �crit un article, vieux ringards.

C'est du joli.

Si la porte reste ouverte, n'importe qui peut d�bouler.

MIle Merrova, votre journaliste pr�f�r� est arriv�.

- La r�daction. - AIl�, Andy ?

�coute. Angela Merrova est morte. Oui, raide. Bien s�r que j'en suis s�r.

Oh, c'est Walt � l'appareil.

Je l'ignore. Il n'y a que le singe ici

- et il est innocent. - D'autres sont au courant ?

Non, personne. M�me pas les flics.

Ils le liront dans le journal.

Oui, passe-moi la r�vision.

�DITION SP�CIALE - The New York Morning Dispatch - ACTRICE ASSASSIN�E

UNE C�L�BRE ACTRICE RETROUV�E ASSASSIN�E DANS SON APPARTEMENT

Angela Merrova myst�rieusement poignard�e par un agresseur inconnu

C'est horrible. Que penseront les gens, inspecteur ?

Ils se diront que des malfrats fr�quentent votre �tablissement.

- Pr�cis�ment ! Quoi ? - Qui est-ce ?

Tiens, inspecteur. Je ne m'attendais pas � vous voir ici.

Tiens, le Sherlock Holmes du Kansas.

- Quelle chambre ? - Celle-ci.

- � plus tard, petit g�nie. - Si je peux vous �tre utile...

Bonjour.

- Alors, qu'est-ce que cela signifie ? - Je l'ignore.

- Le journal disait... - Il n'y a pas de corps.

Oh, va t'asseoir, tu veux ?

II est tr�s dr�le, ce Garrett.

Alors, o� est-il ?

- Oui, o� est-il ? - O� est quoi ?

Le corps. Je repr�sente juste la loi, ici,

et si vous vous r�servez l'exclusivit�,

je peux comprendre.

Arr�tez, Kincaid. Vous vous fichez de moi ?

� vous de me le dire. Je n'ai trouv� aucun cadavre.

Je... Aucun cadavre ?

Mais qu'est-ce que...

Alors ? Vous voulez changer votre histoire ?

Je ne saisis pas. Le corps �tait l�, par terre.

Elle �tait morte. Je le jure.

Poignard�e sous le c�ur.

- C'est une plaisanterie ? - Je vous jure que non, Kincaid,

elle a �t� assassin�e.

Je sais ! On a d� venir subtiliser le corps.

Voil�. Elle a �t� enlev�e !

Enlev�e ?

D'abord assassin�e, ensuite enlev�e.

Oh, c'est horrible pour la r�putation de l'h�tel.

- Nous serons ruin�s ! - Du calme.

- Alors, l'artiste ? - Je n'ai pas d'autre explication.

Eh bien, nous allons jouer � un nouveau jeu.

Cadavre, cadavre, qui a le cadavre ? Vous voulez jouer ?

Venez, les gars.

SALLE DES ARCHIVES

- �a va, Wichita ? - Pas trop bien.

Morgue. Institut m�dico-l�gal.

J'ai m�me fait draguer le fleuve.

Cette histoire est vraiment bizarre.

- Tu as plus d'infos sur cette fille ? - Tu as tout.

Cela ne m'aide pas. Ni amis ni famille. Orpheline.

Une orpheline qui aurait une famille, cela n'existe pas.

- Les archives. - Pinky, le petit g�nie du Kansas est l� ?

Oui, monsieur. Il est ici.

- Envoie-le-moi sur-le-champ. - Oui, monsieur !

H�, Wichita, le vieux ronchon veut te voir.

Et pas dans dix minutes.

�a va, �a va. Bon sang de bois.

Ces fichus gamins.

N'oublie pas de lire la page des bandes dessin�es.

Dis, c'�tait qui, ce cadavre avec qui tu �tais hier ?

- Oui, tu as pass� la nuit avec un cadavre. - Une veill�e ?

Tr�s dr�le, les gars. Mais ce corps finira par refaire surface.

Bonjour, patron. Vous vouliez me voir ?

- Plus apr�s aujourd'hui. - Oh, eh bien, Pinky...

- Comment ? - Tu m'as compris. Tu es vir�.

- Je ne saisis pas. - Tu connais cette dame, je crois.

Comment allez-vous, M. Garrett ?

Je n'en reviens pas.

Heureux de voir que tu reconnais MIle Merrova.

Mais... Mais ce n'est pas possible.

Vous devez �tre...

Patron, c'est un canular. J'ai vu MIle Merrova. Elle �tait morte.

Sans vouloir te contrarier, elle m'a l'air bien vivante.

Et sache qu'elle poursuit le journal pour la somme de 100000 $ .

Pour avoir entach� sa r�putation.

Et l'h�tel Park Vista nous poursuit aussi, mais seulement pour 50000 $ .

Patron, je vous dis que la fille que j'ai vue dans cette chambre �tait morte.

- Je sais. C'est votre s�ur jumelle. - Je n'ai pas de s�ur.

J'ai d�j� pr�sent� mes excuses au nom du journal.

J'ai garanti � MIle Merrova que nous imprimerons un d�menti.

Et avant de quitter les lieux, j'ai pens� que tu voudrais t'excuser aussi.

Certainement.

Je suis navr� pour ce malentendu. Attendez un peu.

Ton dernier ch�que est pr�t, Garrett.

- Donnez-moi une deuxi�me chance. - Retourne � Wichita.

On t'y donnera peut-�tre une deuxi�me chance.

Pas de s�ur...

Sors d'ici !

H�PITAL JULES D�Dl� AUX FAIBLES, AUX MALADES

ET AUX MALCHANCEUX FOND� EN 1903

Un appel pour le docteur Rhodes. Dr Rhodes.

Un appel pour le docteur Rhodes.

Et elle �tait assise dans le bureau du patron. En vie.

Je n'en croyais pas mes yeux.

J'ai pr�f�r� t'en parler,

puisque tu es le seul ami m�decin que j'ai.

J'ai peut-�tre un truc qui cloche

et je devrais me faire enfermer.

Le directeur au t�l�phone.

Dr Rhodes � l'appareil.

- Va dans mon bureau. J'arrive. - Fais vite, Mike, d'accord ?

Oui, monsieur. Elle aura lieu � 10 h pile.

Oui, nous avons repouss� l'intervention � ce matin

pour que le docteur Flegg puisse la pratiquer.

Bien, monsieur. Nous serons pr�ts.

Le donneur est arriv�, MIle Sweetman ?

Pas encore. Il devrait bient�t arriver.

Qui avez-vous appel� ?

Stanley Rodgers.

Rodgers ? Son sang est du groupe un, non ?

- En effet. - La patiente est du m�me groupe ?

D'apr�s le rapport du labo, oui.

C'est �trange. Je pensais qu'elle �tait du groupe quatre.

Rappelez Rodgers.

Le docteur Flegg n'aime pas attendre

et il nous faut le sang avant de commencer.

Bien, docteur.

Vance, trouvez le num�ro de Rodgers. Voyez ce qui le retient.

Oui, MIle Sweetman.

- AIl� ? - AIl�, M. Rodgers ?

C'est l'h�pital Jules.

Le docteur Rhodes vous attend pour votre rendez-vous.

Mince, quelle heure est-il ?

J'ai d� oublier de r�gler mon r�veil. J'arrive tout de suite.

- D�sol�, Walt. - Je sais que tu es occup�, Mike,

mais ne me traite pas comme un �tranger.

Je devais v�rifier des rapports de tests sanguins.

- Vas-y, finis ton histoire. - Je n'ai rien � ajouter.

C'est Angela Merrova qui �tait dans le bureau du vieux.

Cela ne fait aucun doute.

Mais... je n'arrive pas � comprendre.

- En quoi puis-je t'aider ? - Ceci est une radio de thorax, non ?

- Oui. - Comment l'examine-t-on ?

- Je veux te montrer quelque chose. - Ferme les stores.

- Qu'as-tu en t�te, Walt ? - Mike,

- le c�ur est ici, non ? - Exact.

Sais-tu si quelqu'un a jamais surv�cu � un coup de couteau � cet endroit ?

Je dirais que c'est impossible.

La blessure devait �tre superficielle.

Non, elle faisait bien 10 cm.

Nette comme si tu l'avais faite au bistouri.

- Moi ? - Non, pas toi,

mais on aurait dit l'�uvre d'un chirurgien.

Et puis, le corps s'est lev� et est parti ?

Oh, Mike...

Prends-moi au s�rieux. Je sais que cela para�t d�ment,

et tu dois croire que je le suis.

Mais je dis la v�rit�, je le jure.

Si tu dis vrai et que la blessure ne l'a pas tu�e,

- elle se viderait de son sang. - Voil�.

C'est ce qui a donn� ce teint au corps.

Je n'avais jamais vu un tel teint.

- Quel teint ? - Elle �tait livide.

Comme si on l'avait vid�e de son sang jusqu'� la derni�re goutte.

P�leur extr�me apr�s 10 mn. C'est sans pr�c�dent.

Eh bien, c'est une premi�re.

Quand je l'ai vue au bureau,

elle �tait p�le comme quand je l'ai trouv�e.

Et froide.

- Oui ? - Le docteur Flegg est arriv�.

Merci. J'arrive.

�coute, Walt. Je vais en parler au docteur Flegg.

Il est souvent de bonne humeur avant d'op�rer.

Si quelqu'un peut t'aider en mati�re d'h�matologie, c'est Flegg.

- H�matologie ? - Oui, l'�tude du sang.

Reste dans le coin.

Je n'ai nulle part o� aller sauf Wichita.

- N'oublie pas de demander � Flegg. - Entendu.

Merci, Mike. Un jour, je te consacrerai un article.

- Rodgers est arriv� ? - Non, docteur, pas encore.

Comment �a ? C'est l'heure de l'intervention.

Rappelez-le chez lui.

N'oublie pas de parler � Flegg.

Je m'en souviendrai. Trouve-toi une revue et d�tends-toi.

Walnut 43701.

Qu'arrive-t-il � Rodgers ?

II est toujours � l'heure.

- Alors ? - Rien.

Je pourrais vous trouver un autre donneur.

Les donneurs du groupe un ne sont pas faciles � trouver.

Ils repr�sentent 7% de la population.

Pr�venez le directeur.

- Dr Rhodes ? - Oui ?

On m'a test�e � mon arriv�e � l'h�pital.

- Je suis du groupe un. - Vous en �tes s�re ?

Oui, docteur. C'est le docteur Baum qui a fait le test.

Je veux bien vous aider, si je peux.

H�, Mike, d�p�che-toi. Flegg risque de partir.

- Tu le connais. - Oui, j'arrive.

Emmenez MIle Vance au bloc pour la transfusion. Je serai l�.

Tr�s bien, Vance, venez avec moi.

- Vous avez peur ? - Non.

- Vous l'avez d�j� fait ? - Non.

Vous vous sentirez un peu faible apr�s cela.

Ce n'est pas grave.

- Tout est pr�t ? - Oui, Dr Flegg.

- Ce fut long. - Navr� pour l'attente.

Ce n'est rien.

Je pensais que ce serait Rodgers.

Il �tait injoignable, monsieur.

- Commencez la transfusion. - Bien.

- Beau travail, Dr Flegg. - Oui, cela s'est bien d�roul�.

Vous avez sauv� la vie de cette patiente.

Vous seul pouviez le faire.

Substance int�ressante que le sang.

Faites-en une �tude approfondie, Rhodes.

C'est assez important pour y consacrer sa vie.

Je fais des recherches, mais pas autant que je ne le voudrais.

Bien. Continuez.

Cela changera compl�tement l'avenir de la chirurgie.

Le jour o� l'homme aura perc� les secrets du sang approche.

Et ce jour-l�, nous aurons les r�nes de notre destin�e en main.

Le sang, c'est la source de la vie.

Souvenez-vous de la Bible.

"La chair avec son �me, son sang."

Allez donc voir votre donneuse.

Oui, monsieur.

- Qui est-ce, � propos ? - Elle s'appelle Vance,

c'est une nouvelle infirmi�re.

- Docteur ? - Oui ?

Diriez-vous qu'il est possible de survivre

� une incision profonde � la base de l'aorte thoracique ?

Pourquoi cette question ?

Un ami pensait que cela �tait possible.

C'est ridicule. Dites-lui de changer de marque d'alcool.

- Oh, c'est vous, docteur. - Vous vous sentez faible ?

Rien d'insurmontable.

Vous feriez mieux de vous reposer durant une heure.

- Vous en avez bu ? - Pas encore.

Tenez, buvez d'un coup. Cela vous remontera.

- Qu'est-ce que c'est ? - Allez, buvez.

C'est gentil � vous de nous avoir aid�s.

- Cela fait partie de mes devoirs. - C'est tr�s professionnel.

Pourquoi ne vous avais-je jamais vue ?

Vous ne regardiez pas.

Je ratais quelque chose.

Encore une chose. Demain soir, j'ai une intervention importante

et j'aimerais que vous m'assistiez. �tes-vous libre ?

- Oui, docteur. - Bien.

Vous feriez mieux de porter autre chose.

Une robe du soir. Nous irons danser.

Cela me plairait. Mais les infirmi�res...

Oui, r�gle 114 du Manuel des infirmi�res: "Ne pas fr�quenter les chirurgiens."

� quoi bon avoir des r�gles si on ne les enfreint pas ?

Alors, qu'a dit le docteur Flegg ?

Que tu devrais changer de marque d'alcool.

Mike, arr�te de plaisanter. C'est s�rieux.

- J'ai perdu mon boulot. - Dr Rhodes.

- Oui ? - Excusez-moi. J'ai un message pour vous.

On vous attend au 438 de la rue Gore.

- La police a appel�. - La police ?

- Oui, ils ont dit que c'�tait tr�s urgent. - Merci.

- Qu'y a-t-il ? - Je ne sais pas encore.

Reviens quand tu seras sobre.

Oh, non. L� o� va la police, je la suis.

Dr Rhodes. Le policier d'en bas m'a fait monter.

Oui, docteur. Entrez.

- Dr Rhodes. - Entrez, docteur.

- Bonjour, inspecteur. - Qui vous a demand� ?

Ayez bon c�ur, Kincaid. On fait tous des erreurs.

- Qu'est-il arriv� ? - Du calme, petit malin.

- C'est un ami ? - Oui.

Puisque vous �tes ex-journaliste, vous pouvez rester.

Venez par ici, docteur.

Vous connaissez ce type ?

C'est Stanley Rodgers. Comment est-ce arriv� ?

Venez.

Qu'est-ce que cela signifie ?

H�pital Jules 10 h - Dr Rhodes

Oui, il avait rendez-vous

� l'h�pital ce matin.

- Un rendez-vous ? Pour ? - Pour une transfusion.

- Il est donneur de sang professionnel. - H�, Mike, viens voir.

Regarde ce type. Regarde son visage et son corps.

- Il est bl�me. - Oui.

Tout comme Merrova quand je l'ai trouv�e dans sa chambre.

Et celui-ci est en vie, aussi, c'est �a ?

Eh bien, inspecteur, il y a du pour et du contre.

- Alors, docteur ? - Le corps est exsangue.

J'ai vu. Mais o� est pass� le sang ?

C'est ce que je veux savoir. Je ne vois que quelques taches.

- Je l'ignore. - J'ai peut-�tre une id�e.

L'intervention de ce matin, c'est vous qui l'avez pratiqu�e ?

Non, c'est le docteur Flegg, sp�cialiste du sang.

- Mais vous op�rez aussi, non ? - Oui.

Avez-vous bien examin� cette blessure, docteur ?

Oui. Oui, je l'ai fait.

Le l�giste dit qu'il n'a pas �t� poignard�,

mais op�r� avec un instrument chirurgical.

Et par quelqu'un qui savait s'en servir.

C'est ce que je vous disais. C'est comme pour Merrova.

�coutez-moi bien, abruti, si vous mentionnez encore son nom, je...

Je sais ce que vous pensez. Qu'un m�decin l'a fait.

- Peut-�tre moi. - Je n'ai rien dit.

Je sais juste que le l�giste dit n'avoir jamais rien vu de tel.

- Vous avez son rapport ? - Oui.

- Vous le voulez ? - Oui.

Le sang retrouv� sur le tapis est du groupe quatre.

C'est impossible, sauf si le meurtrier �tait bless�.

Comment savez-vous cela ?

Rodgers �tait du groupe un.

J'ai d�j� utilis� son sang pour des transfusions.

C'est quoi, cette histoire de groupes un et quatre ?

Les sciences m�dicales ont �tabli

que le sang humain peut �tre class� en quatre groupes.

Le premier �tant le plus rare et le quatri�me �tant le plus commun.

Certains groupes ne doivent pas

�tre m�lang�s lors des transfusions.

Diriez-vous que celui qui est venu ici pour tuer Rodgers

- cherchait du sang du groupe un ? - C'est possible.

Voil� pourquoi je pense que le l�giste a fait une erreur.

Puis-je faire des tests sur ces taches moi-m�me ?

Oui, allez-y, docteur.

Un, deux, quatre, sept ou onze, peu m'importe.

Tout ce que je sais, c'est que son heure �tait venue.

- Oui, et qui est l'assassin ? - Va t'asseoir.

Je vous tiendrai au courant.

Oui, faites donc cela, docteur.

Et, euh, docteur,

si j'�tais vous, je n'essaierais pas de partir. Enfin, de quitter la ville, je veux dire.

Je suis s�r d'une chose, Walt.

Ce n'est pas le sang de Rodgers. J'ai v�rifi� avec un de ses �chantillons.

Alors, c'est simple: C'est celui du meurtrier.

Cela ne ressemble m�me pas � du sang humain.

Un gorille assassin. Oh, Mike.

Si cela se confirme, on fera la une

des journaux du pays durant des semaines.

Je dois �tre bon pour l'asile.

Cela ne ressemble m�me pas � du sang animal.

Il te reste le v�g�tal et le min�ral.

C'est inutile. Je reprendrai demain.

Tu n'abandonnes pas, hein, Mike ?

Non, non, cela prendra du temps, et je suis �puis�.

Je continuerai demain matin.

Cela te dirait d'aller manger un bout avant de rentrer ?

- Non, je vais aller me coucher. - D'accord.

Si une id�e te vient, tiens-moi au courant.

- Entendu. - Bonne nuit.

- Appelle-moi demain matin. - Parfait.

86e Rue Ouest.

FRANCIS FLEGG, DOCTEUR EN M�DECINE

Attendez ici. Le docteur Flegg ne va pas tarder.

Merci.

Vous cherchez quelque chose ?

Je peux peut-�tre vous aider.

Je... J'attendais le docteur Flegg.

Que voulez-vous ?

Je voulais lui parler d'un pr�l�vement sanguin. Je suis le docteur Rhodes.

Oh, le docteur Rhodes ? Enchant�.

Je m'appelle Quesne.

Le docteur Flegg a souvent parl� de vous.

- Ah oui ? - Oui,

il pense que vous �tes tr�s prometteur.

Surtout dans l'�tude de la composition sanguine.

C'est gentil de sa part.

Oui, j'esp�re pouvoir m'entretenir de ce sujet avec vous un jour.

J'en serais ravi.

Oh, il est malade.

- Nous sommes tous deux victimes de... - De quoi ?

Allez-y, Quesne. Victimes de quoi ?

Des circonstances.

Retournez travailler.

Vous vouliez me voir ?

Qu'y a-t-il ? Un souci avec la patiente ?

Non, je suis venu vous demander un service.

Alors, parlez. Que voulez-vous ?

Votre avis au sujet du groupe d'un �chantillon de sang.

Le groupe sanguin ?

Pas besoin d'un g�nie pour le d�terminer.

Avez-vous tout oubli� de l'h�matologie ? Vous l'avez �tudi�e, non ?

Je suis navr� de vous d�ranger si tard, docteur,

- mais cet �chantillon est particulier. - Particulier ?

Quelque chose m'�chappe.

Bon, tr�s bien. Quesne.

Oui, monsieur ?

Le docteur Rhodes a un �chantillon de sang � pr�parer pour le microscope.

Imm�diatement.

Il est �trange, n'est-ce pas ?

Oui, plut�t.

Qu'a-t-il ? Phase terminale d'an�mie ?

Non, il ne s'est pas enti�rement remis d'un choc assez grave.

Mais il m'est tr�s utile.

- Il travaille avec vous depuis longtemps ? - Depuis deux ans.

Son int�r�t pour le sang �gale presque le mien.

Allons examiner cet �chantillon.

- C'est pr�t ? - Oui.

O� avez-vous fait ce pr�l�vement ?

Sur la sc�ne d'un meurtre, ce matin.

Pourquoi a-t-on fait appel � vous ?

- Pour identifier le corps. - Une connaissance ?

Oui, un donneur de sang.

L'homme qui devait venir faire un don ce matin.

Stanley Rodgers.

- Rodgers a �t� assassin� ? - Oui.

Oh, c'est f�cheux. Il �tait du groupe sanguin un, non ?

- Collaborez-vous avec la police ? - Non.

Alors, pourquoi m'avoir apport� ceci ?

Le labo de la police a d�termin� qu'il �tait du groupe quatre.

Mais il n'est ni du groupe un ni du groupe quatre.

Pas selon moi. Le laboratoire de la police a raison.

Groupe quatre. Ce sera tout ?

Ne remarquez-vous rien d'inhabituel ?

Non. Rien que les changements chimiques dus � la coagulation post-mortem.

J'ignore comment l'expliquer, mais n'est-il pas

d'une qualit� artificielle ?

Qu'avez-vous fait ?

Esp�ce de maladroit.

Allez panser cela dans le bureau. Et faites plus attention.

- Il est h�mophile ? - Non, c'est un grand maladroit.

C'est la seconde fois qu'il se coupe cette semaine.

D�sol� pour cette interruption.

Mais il est inutile de tergiverser.

Ce sang est bel et bien du groupe quatre.

Veuillez m'excuser, mais du travail m'attend.

Puis-je r�cup�rer l'�chantillon ?

- Bien entendu. - Merci.

La sortie est par ici.

- Au revoir. - Au revoir.

Je devais vous voir.

- Qu'avez-vous ? - J'ai froid.

J'ai les oreilles qui sifflent. J'arrive � peine � respirer.

Oui. Vous voyez, Flegg ? Je vous l'avais dit.

Vous ne trouverez jamais ce que vous cherchez.

- Vous �tes un rat�, Flegg. - Vous mentez.

- Que veut-il dire par l� ? - Rien.

Rien, je vous l'assure.

Je n'ai pas encore �chou�. Maintenant, sortez !

- Salut, Michael. - Bonjour, Walt. Ravi de te voir.

- Du nouveau ? - Oui, je suis all� voir Flegg hier soir.

- Que t'a-t-il dit ? - Il ne m'a pas beaucoup aid�.

Il a affirm� que le rapport �tait correct.

Mais je suis persuad�

qu'il sait que ce sang n'est pas du groupe 4.

Qui �tait le type au visage blafard ?

- Qui t'a parl� de lui ? - J'observais depuis la rue.

Tu m'as suivi ? Pourquoi ?

Kincaid a dit que le meurtre avait �t� commis par un m�decin.

- Tu me soup�onnes ? - Bien s�r que non,

- mais Flegg... - Flegg ? C'est ridicule.

C'est peut-�tre ridicule, mais c'est possible.

Qui �tait l'autre type ? Je l'ai d�j� vu quelque part.

Il se nomme Quesne. C'est l'assistant de Flegg.

Tu sais, il se passe des choses �tranges dans cette baraque.

Bonjour, docteur. Entrez.

- Puis-je vous parler, Rhodes ? - Certainement.

- En priv�. - Excusez-moi. Justement, je partais.

Comment va la patiente ?

Tr�s bien. Sa temp�rature est presque normale.

Hier soir, vous m'avez demand� un service.

J'aimerais vous en demander un � pr�sent.

Bien entendu, Dr Flegg.

Oubliez tout et tous ceux que vous avez vus chez moi hier soir.

Parlons de secret professionnel.

Bien.

Oh...

Quel �tait le nom de cette fille ?

Celle qui a donn� son sang pour la transfusion.

Joan. Joan Vance.

- Infirmi�re ici, non ? - Oui.

J'aime garder une liste exhaustive des individus de groupe un.

- Connaissez-vous son adresse ? - 1233 South Cedar.

Merci.

Tu crois toujours qu'il est un spectateur innocent ?

Je ne crois pas que ce soit un meurtrier.

Que dirais-tu si je te disais

qu'Angela Merrova lui a rendu visite, hier soir,

pour se faire transfuser du sang ?

Crois-tu toujours que je sois cingl� ?

- Tu es s�r que c'�tait Merrova ? - S�r ?

C'est un visage que je n'oublierai jamais.

J'aimerais aussi te faire remarquer

le teint �trange qu'avait ce Quesne. L'as-tu remarqu� ?

Oui.

- Blanc comme un linge. - Ou comme un mort, non ?

Oui, en lui serrant la main, j'ai remarqu�

qu'elle �tait froide et inerte, comme celle d'un mort.

Que penses-tu qu'il ait ?

Je l'ignore.

Flegg a dit qu'il souffrait d'un choc grave.

Quoi qu'il ait, Merrova a le m�me teint froid venu d'outre-tombe.

Il faut que tu m'aides.

Les autres journalistes se fichent de moi.

Crois-tu qu'on pourrait parler � Merrova ?

J'ai quelques questions pour elle.

On peut essayer.

J'en ai aussi � lui poser.

Ce soir ?

Non, pas ce soir. J'ai rendez-vous avec Joan.

Annule-le. Ne va pas courir les jupons ce soir.

Je ne peux pas annuler.

Je sais. Emmenons-la avec nous.

Apr�s, tu nous d�poseras au club El Rey.

L'affaire est entendue.

- Nous irons chez Merrova � 21 h. - D'accord.

J'ai une table au club El Rey. Nous ferons vite.

Cela ne me d�range pas d'attendre.

La 616 est par ici.

C'est ici.

La derni�re fois, la porte �tait ouverte et je suis tomb�.

Elle a encore d� la laisser ouverte.

- C'est vous, Dr Flegg ? - Non, madame.

Que faites-vous ici ?

De quel droit entrez-vous dans mon appartement ?

Du calme, MIle Merrova. Nous voulons simplement vous parler.

Je n'ai rien � vous dire, M. Garrett.

Alors, veuillez sortir.

Elle n'arr�te pas de s'�vanouir.

Ses mains sont frigorifi�es.

C'est du whisky qu'il y a l� ?

Oui.

Tiens, Mike.

- Merci. - Une chance que nous soyons pass�s.

Voici le docteur Rhodes, de l'h�pital Jules. Il va vous aider.

Je n'ai pas besoin d'aide. Je vais bien.

Et puis, mon m�decin ne va plus tarder.

Entre-temps, voulez-vous bien r�pondre � mes questions ?

Quel genre de questions ?

Souffrez-vous d'an�mie ?

Le docteur Flegg est-il votre m�decin depuis longtemps ?

Oui. Depuis plusieurs ann�es.

- Pourquoi ? - A-t-il jamais test� votre sang ?

Nous essayons de savoir si votre sang est du groupe un.

Je ne suis pas s�re, mais je crois bien.

Pourquoi tenez-vous � le savoir ?

Nous pensons que vous pouvez nous aider.

Un meurtrier se prom�ne en libert� quelque part en ville.

Le seul indice que nous ayons,

c'est qu'il semble vouloir se procurer du sang de groupe un.

Hier matin, un jeune homme du nom de Stanley Rodgers

a �t� retrouv� assassin� chez lui.

Son sang �tait du groupe un.

Son corps �tait compl�tement exsangue.

Par ailleurs,

sa blessure �tait identique � celle que M. Garrett a vue sur vous.

C'est faux.

M. Garrett a des hallucinations.

Plus depuis que j'ai 14 ans.

Vous pourriez nous aider � sauver la vie de quelqu'un.

Tr�s bien.

C'est vrai.

Quand vous m'avez appel�e pour votre article,

en raccrochant, je me suis rendu compte qu'on �tait entr� dans ma chambre.

J'�tais terrifi�e.

Une main s'est pos�e sur ma bouche,

puis j'ai senti une douleur intense � la poitrine.

Ensuite, j'ai perdu connaissance.

C'est � ce moment que je vous ai trouv�e par terre.

- Sans doute. - Mais o� avez-vous disparu ensuite ?

Je ne sais pas.

Je sais juste que je me suis r�veill�e ici le lendemain.

Pourquoi ne pas l'avoir dit � la police ?

Je voulais �viter ce genre de publicit�.

Ne pouvez-vous pas nous dire qui vous a poignard�e

et o� on vous a emmen�e ?

J'irai mieux d�s que le docteur Flegg sera l�.

Je vous verrai demain matin, � 10 h, dans votre bureau.

L�, je vous dirai tout.

Bonsoir.

Le docteur Flegg est sorti. J'ai re�u le message.

J'ai pens� que je pouvais vous aider.

- Bonsoir, Dr Rhodes. - Bonsoir.

Et vous �tes ?

C'est M. Garrett. Walt, voici le docteur Quesne.

Ravi de vous rencontrer.

Oui, moi de m�me, M. Garrett.

Navr� de vous d�ranger, messieurs, mais, comme vous le voyez, MIle Merrova est

souffrante.

Oui. Nous allions partir.

Oui. C'est tr�s aimable � vous.

Au revoir.

Au revoir.

� propos, docteur,

nous devons toujours nous entretenir de la composition sanguine.

En effet.

Je t'avais dit que j'avais raison.

- Je dois parler au patron. - D�pose-nous au club.

Ah, non, Mike. Tu dois venir.

Il ne me croira pas.

- Cela a �t� ? - Et comment !

- Mais je ne... - Alors, nous pouvons y aller ?

En fait, Joan,

Walt voulait que j'aille voir son patron...

Pour qui se prend-il, Rip van Winkle ?

- Tu es s�r que c'est la bonne adresse ? - Oui, c'est bien ici.

H�, patron !

- Salut, grand manitou. - Toi !

Pourquoi viens-tu sonner � ma porte � une heure pareille ?

Tu pensais que c'�tait Halloween ?

- Quel humour. - De l'humour ?

Fiche le camp d'ici, esp�ce de monstre de Wichita.

Du calme, patron.

J'ai un sujet en or, cette fois-ci. �coutez-moi.

Bon, entrez.

- Alors ? - Vous ne devinerez jamais d'o� je reviens.

Des devinettes, � pr�sent ?

Soyez bref, Garrett.

Je suis all� voir Angela Merrova ce soir.

Merrova ? Imb�cile !

Tu veux qu'elle poursuive encore le journal ?

Oubliez ce proc�s.

Elle a bien �t� poignard�e. Elle nous l'a dit.

- Quoi ? - Oui, et elle passera

au bureau demain pour tout nous raconter.

Est-ce une autre de tes id�es d�biles ?

Non, patron. Je vous jure que non.

Voici le docteur Rhodes. C'est un ami.

Il �tait avec moi. Dis-lui, Mike.

- Il dit vrai, monsieur. - Eh bien !

Imaginez un article de quatre colonnes.

"L'actrice se confie.

"Angela Merrova r�v�le tout au Morning Dispatch. "

- Je vous le dis. Ce sera sensationnel. - �patant. Venez.

C'est The Evening Bulletin qui sera surpris.

Je leur ferai imprimer des excuses pour celles qu'ils ont exig�es de nous.

- Garrett, je m'�tais tromp� sur toi. - Merci.

Salut, Andy. Arr�te les presses pour une �dition sp�ciale.

Angela Merrova vient dans mon bureau ce matin...

Quoi ?

- Si elle vient, je ne serai pas l�. - Comment cela ?

J'ai re�u une d�p�che. Elle est morte.

Quoi ? Tu en es certain ?

Oh, je vois.

D'accord. Merci, Andy.

Qu'y a-t-il, patron ?

Alors, Angela Merrova va venir � mon bureau demain matin

pour tout r�v�ler, hein ?

- Oui, je vous le garantis. - �coute, petit malin,

- Merrova est morte. - Morte ?

Mais nous lui avons parl� voil� une heure.

Quesne. C'est lui qui l'a tu�e. On l'a assassin�e.

- Encore ? - Oui.

Esp�ce de sale...

J'ignore d'o� tu sors tes histoires abracadabrantes, charlatan,

mais MIle Merrova n'a pas �t� tu�e. Elle est morte de causes naturelles.

Attendez. C'est peut-�tre encore l'un de ses stratag�mes.

Elle est peut-�tre en vie.

Alors on lui joue un sale tour,

car on l'a emmen�e au fun�rarium Bixby.

- Maintenant, fichez-moi le camp ! - Bien.

Et ne revenez plus.

Je n'y croirai pas avant de l'avoir vue.

M�me l�, je n'y croirai pas.

- O� allons-nous ? - Au fun�rarium.

C'est peu commun. Au fun�rarium ?

Cela ne sera pas long.

Fun�rarium Bixby

Nous revenons tout de suite.

Si vous y trouvez quelqu'un d'int�ressant, envoyez-le-moi.

- Bonsoir. - Bonsoir.

Auriez-vous une...

Une cliente du nom d'Angela Merrova ?

- Son corps, vous voulez dire ? - Oui.

Nous venons de le recevoir.

- �tes-vous de la famille ? - Pas vraiment.

Mais elle nous int�resse, dans un sens.

Des amis.

Oui, monsieur.

Nous nous demandions si nous pourrions voir le corps.

Par ici, messieurs.

Voulez-vous bien me suivre � c�t�, je vous prie ?

J'aimerais vous poser quelques questions.

Certainement.

Nous r�pondons aux besoins de chacun dans des moments pareils.

- Dites-moi, M. Bixby... - Je ne suis pas M. Bixby.

M. Bixby est d�c�d� il y a sept ans.

Pardon.

Ce n'est rien. Nous faisons tous des erreurs.

Pourriez-vous me dire qui vous a amen� MIle Merrova ?

Cher jeune homme, personne ne l'a amen�e.

Nous sommes all�s la chercher.

- C'est le docteur Flegg qui nous a appel�s. - Le docteur Flegg ?

L'acte de d�c�s mentionnait-il des causes naturelles ?

Je crois bien que oui.

C'est bon, Walt.

Merci beaucoup, monsieur.

- J'esp�re vous revoir un jour. - Nous nous reverrons.

Il a dit que Flegg avait appel� pour qu'on l'emm�ne.

- Qu'as-tu trouv� ? - Causes naturelles.

Nous sommes encore dans l'impasse.

Alors, le grand myst�re est lev� ?

Non, mais il est 1 h pass�e.

Nous devrions rentrer.

Sans avoir eu l'occasion de manger quelque chose ?

Si. Allons chez Gus manger un bon gros hamburger.

Angela Merrova meurt chez elle

Angela Merrova, c�l�bre com�dienne retir�e de la sc�ne,

a �t� trouv�e morte dans sa suite.

H�, Wichita, tu n'as pas encore trouv� ce que tu cherches ?

Non. Donne-moi cinq minutes, Pinky.

Si le patron l'apprend, je me retrouverai au ch�mage avec toi.

Tu reclasseras tout apr�s, hein ?

Oui. Retourne faire le guet et tais-toi.

Tu me fais prendre de gros risques.

Il n'y a rien sur personne du nom de Quesne.

Mais si. J'ai d�j� vu sa trogne dans un journal.

Tu as tout compuls� sauf X, Y et Z,

et voil� le dernier dossier.

- J'ai trouv�. - Quoi ?

Le type.

Dr Maurice Xavier. Dr X.

Le docteur Xavier accus� par un t�moin dans l'enqu�te Dr "X"

C'est lui qui a laiss� un gosse mourir de faim.

Oui, cette ordure voulait savoir

combien de temps un b�b� peut rester sans manger.

Le docteur Xavier jug�

"Un chirurgien accus� de meurtre."

Le docteur Xavier jug� pour le meurtre d'un enfant

"Le docteur Xavier sera jug�."

UN TUEUR D'ENFANT RECONNU COUPABLE

L'EX�CUTION DU M�DECIN AURA LIEU LE 2 NOVEMBRE

"Le docteur X meurt �lectrocut�."

Le tueur d'enfant ex�cut�

Tu as vu ce type se balader, en vie ?

- Oui. - � pr�sent, je sais que tu es fou.

Que fais-tu ? Tu ne peux pas faire sortir cela d'ici.

Pinky, trouve-moi le dossier sur...

Salut, patron. Enfin, ex-patron.

Ce n'est pas ma faute. Je lui ai dit de ne pas...

Je pensais t'avoir ordonn� de ne plus jamais repointer ta tronche ici.

Vous n'en pensiez rien.

Tu vas voir si je n'�tais pas s�rieux.

Attendez.

Appelle le service de distribution.

Dis-leur de venir chercher un colis.

Je veux qu'on me d�barrasse de cet abruti de Wichita !

Attendez. J'ai un sujet

qui fera la une de tous les journaux du pays.

Apr�s l'avoir lu, vous me rendrez mon poste.

- Que caches-tu derri�re ton dos ? - Rien. Rien.

- Alors ? - La distribution ?

C'est impossible.

Il a �t� �lectrocut�.

INCULP� !

Et l'ex�cution ?

Elle a eu lieu. J'ai appel� le gardien pour m'en assurer.

Le docteur Flegg a r�cup�r� le corps.

On l'a enterr� au cimeti�re de Greenlawn.

C'est impossible, Walt.

Dans ce cas, allons au cimeti�re ce soir.

Entendu.

- Je passe te prendre apr�s le d�ner. - Bien.

CIMETl�RE DE GREENLAWN

Comment entrer dans la tombe de Xavier ?

C'est ill�gal, tu sais ?

Je connais le fossoyeur. Laisse-moi faire.

Eh bien, messieurs,

nous y sommes.

Oui. C'est bien celle-ci.

Au travail.

Oui.

Je n'ai jamais entendu des clous faire un tel bruit.

Alors ? Qu'est-ce que je t'avais dit ? II est vide.

On m'a cambriol�.

Non, il n'y a jamais rien eu � voler dans ce cercueil.

Allons-y, Mike.

Merci, l'ami. Remettez-le en place, hein ?

J'aimerais entendre ce que ton ami, le docteur Flegg, a � dire.

Laissons-lui la chance de s'expliquer.

C'est vrai.

Je voulais garder le secret jusqu'� ce que j'aie fini mes exp�riences.

Il est inutile que je continue � nier les faits.

Quesne et le docteur Xavier sont la m�me personne.

Essayez-vous de nous dire que vous avez trouv�

le moyen de rendre la vie � un mort ?

Oui.

- C'est incroyable. - Ah oui ?

Souvenez-vous. Il y a cent ans,

l'anesth�sie aurait sembl� tout aussi incroyable.

Il y a seulement 50 ans,

la radiographie aurait stup�fi� le monde.

Il y a 20 ans,

qui aurait pu croire

qu'un c�ur humain palpitant

pourrait �tre dans la main d'un m�decin

pendant qu'il l'op�re et que le patient pourrait remarcher ?

- De l� � rendre la vie � un mort. - Je n'y crois pas.

Vous n'avez parl� � personne de votre incursion au cimeti�re ?

Non.

Alors, venez avec moi.

Apr�s vous, messieurs.

Vous tombez bien. J'ai fait installer ceci cet apr�s-midi,

pour mener d'autres exp�riences.

Cet animal est mort ce matin.

Tumeur c�r�brale.

Constatez par vous-m�mes qu'il est bien mort.

Oui.

Il est bien mort.

Vous �tes trop �motif, Garrett.

Vous ne feriez pas un bon chirurgien.

Un chirurgien objectif ne peut avoir de sentiments.

Je comprends.

Eh bien, Rhodes ?

Cela ne fait aucun doute. Il est d�j� rigide.

Pr�parons le sang pour la d�coagulation.

La chaise �lectrique a rendu cette �tape inutile pour Quesne.

Son corps �tait d�j� pr�t.

Si vous voulez bien passer de l'autre c�t� de cette table.

Du sang de lapin ordinaire,

pr�lev� sur l'animal directement apr�s sa mort.

Rhodes, si vous voulez bien...

C'est une formule sp�ciale de ma composition.

Un ester

dans lequel les sels sanguins ont pr�cipit�.

�videmment, Quesne

en a re�u une dose bien plus importante.

�tes-vous satisfaits � pr�sent ?

Cela me suffit.

C'est remarquable, Dr Flegg.

Bien entendu, il m'a fallu plus de temps pour rendre vie au docteur X,

mais la proc�dure reste la m�me.

Comme vous le savez,

j'ai r�cup�r� le corps et ai certifi� que je l'enterrerais au cimeti�re.

Mais apr�s l'ex�cution, je l'ai aussit�t amen� ici, au laboratoire.

Inutile de dire qu'apr�s six heures de travail intense,

son c�ur recommen�a � battre.

Une heure plus tard,

il ouvrit les yeux et me parla.

Pourquoi avez-vous ramen� Xavier � la vie ?

C'�tait un assassin.

En effet, aux yeux de la soci�t�, c'�tait un assassin.

Mais c'�tait aussi un g�nie de la m�decine.

Je le consid�rais comme un martyr de la science.

�tait-ce la seule raison ?

Non. Pas tout � fait.

En plus des exp�riences auxquelles vous venez d'assister,

j'avais besoin de lui pour mes recherches.

Messieurs, retournons dans mon bureau.

Messieurs, il se fait tard, et je suis fatigu�...

Encore une chose, docteur.

Pourriez-vous rendre la vie ind�pendamment des causes de la mort ?

Oui, je pense que oui.

Alors, vous avez peut-�tre rendu la vie � Angela Merrova.

MIle Merrova �tait l'une de mes patientes, oui.

Vous savez peut-�tre qui l'a tu�e.

Je n'ai rien � voir l�-dedans.

Je sauve des vies,

je n'en d�truis pas.

Vos autres exp�riences, quelles sont-elles, Dr Flegg ?

Rhodes, vous pouvez me comprendre.

Apr�s avoir recr�� la vie,

le probl�me qui s'ensuit, c'est de la maintenir.

Pour ce faire, nous devons �tre en mesure

de fournir au patient un nouveau sang.

Depuis six ans, dans ce laboratoire,

je m'acharne � cr�er un sang artificiel qui puisse servir de substitut.

Du sang artificiel ?

Voil� ce que j'ai trouv� dans le corps de Merrova.

Ce sang �tait votre sang artificiel.

Ainsi que dans les taches trouv�es chez Rodgers.

Oui.

Pourquoi est-elle morte si vous avez cr�� un sang synth�tique ?

Je n'ai pas encore r�ussi.

Ma formule peut maintenir la vie pendant une courte p�riode.

Mais contrairement au sang humain,

il ne peut se r�g�n�rer.

J'ignore pourquoi,

mais la magie des �l�ments de la vie m'a �chapp�.

Comment se fait-il que Quesne puisse rester en vie ?

- Eh bien... - Je vais vous le dire.

En tuant pour se procurer du vrai sang.

Oui, mais il y �tait contraint.

Il m'avait pr�venu. Il m'a dit qu'il �tait mourant.

Il m'a suppli� de l'aider, mais j'ai refus�.

Puis, je me suis rendu compte

que mes travaux n'avaient pas aboutis � un �chec,

mais � un d�sastre.

Angela Merrova avait �t� assassin�e.

Quesne l'a vue ici, dans mon bureau.

Il savait qu'elle �tait du groupe un.

Le groupe dont il avait besoin.

Elle fut sa premi�re victime.

Quand j'ai su ce qui s'�tait pass�,

je lui ai rendu la vie.

Mais je savais que cela ne durerait pas.

Sa mort �tait in�luctable.

Dr Flegg, vous saviez tout,

mais n'avez rien dit � la police ?

Je voulais le faire.

Mais j'esp�rais sans cesse

pouvoir percer le secret.

Des milliers de vies seraient sauv�es si ma formule �tait parfaite.

Mais tout est fini d�sormais.

Quesne continuera de tuer jusqu'� ce qu'il meure.

Mes exp�riences se sont transform�es en folie.

J'ai cr�� un monstre.

Que Dieu me pardonne.

Je regrette, Dr Flegg.

Il est trop tard pour cela.

Il faut avertir la police. Et je dois retourner au journal.

Au revoir, Dr Flegg.

Mike, rien de tel n'�tait jamais arriv�.

C'est le meilleur sujet que j'aie eu.

- H�, une minute. Pas si vite. - Roy.

Quelle bonne surprise.

Pour moi. Je vous ai cherch�s partout en ville.

Menotte-les, Moran.

Attendez. Nous n'avons rien fait.

Et que faisiez-vous au cimeti�re alors ?

- Je peux tout expliquer. - Pas � moi.

Voler un cadavre est ill�gal.

Attendez un peu, Roy.

Nous avons �lucid� les meurtres. �coutez-moi...

Flegg.

Vous leur avez tout dit sur moi.

Oui.

D'ici quelques minutes, la police vous cherchera partout.

Vous feriez mieux d'aller vous livrer.

Non, vous m'avez rendu la vie, et j'entends bien la conserver.

Je veux la liste des donneurs de sang.

Les adresses de votre calepin.

Je ne vous les donnerai pas.

Dr Flegg ?

Quesne.

Le calepin.

Il a pris le calepin avec les adresses.

De quoi parle-t-il, Mike ?

La liste des donneurs. Joan y figure et Quesne la d�tient.

Moran, appelle une ambulance et reste ici.

- Venez. Il nous faut de l'aide. - Bon.

Montez dans ma voiture.

- Le journal. - MIle Vance ?

Oui ?

Je m'appelle Quesne.

Le docteur Rhodes est chez le docteur Flegg.

Il m'a demand� de venir vous chercher.

- Merci. - J'ai un taxi qui nous attend.

Tout va bien.

Allez, inspecteur. Appuyez sur le champignon.

Je pensais que le docteur Flegg habitait sur la 86e.

Il a d�m�nag� la semaine derni�re. Place Sutton.

�dition sp�ciale. �dition sp�ciale.

Dites, l'ami, avez-vous vu MIle Vance ?

Oui, il y a moins d'une demi-heure.

Un type l'a abord�e

et ils sont mont�s dans un taxi.

- Un type au teint p�le ? - Oui, dr�le de t�te.

Vous savez o� ils sont partis ?

Je l'ai entendu dire qu'il allait

- dans le New Jersey. - Le New Jersey ?

Vise un peu cela.

Sc�ne d'un crime odieux

C'est le vieux club, pr�s de Newark,

l� o� il a fait mourir le b�b�.

Tout se tient, Mike. Allons-y.

Ne devait-on pas tourner l� pour la place Sutton ?

J'imagine que le chauffeur conna�t un raccourci.

Vous n'avez vraiment pas d'inqui�tude � avoir.

Non.

Bien s�r que non.

D�p�chez-vous, Roy !

Vous ne m'emmenez pas chez le docteur Flegg.

C'est exact.

Ce n'est pas Rhodes qui vous envoie.

- Au contraire... - Vous mentez.

Laissez-moi descendre.

Ici, cela ira, patron ?

Oui, cela fera l'affaire.

- Nous devrons continuer � pied. - Bien, allons-y.

Je ne crierais pas, si j'�tais vous.

Personne ne peut vous entendre.

Je m'occupe de Joan. Poursuis Xavier.

Vous �tes pr�ts ?

Dites au docteur Rhodes

que nous devrons remettre notre conversation

sur le sang � plus tard.

LA POLICE TEND UN Pl�GE MORTEL AU DOCTEUR XAVIER

Tueur fou pi�g� dans un marais

LE DOCTEUR X RETOURNE AU CIMETl�RE

Le maire remercie Garrett, journaliste au Morning Dispatch

Le journaliste Garrett r�sout des meurtres

Un journaliste suit la piste laiss�e par le tueur

Tu renoncerais � cela ?

Tu as le potentiel d'un grand journaliste.

Si tu restes avec moi, tu iras loin.

Tu auras ta rubrique quotidienne.

Ton nom figurera dans le journal 365 jours par an.

On est en train de te r�diger un contrat.

Que pensez-vous de ma pipe ?

Oui, jolie. Et pour ce contrat ? Tu vas le signer ?

Non, patron. J'ai un roman � �crire.

Je veux rentrer chez moi,

� Wichita, o� je serai plus proche de mes racines.

Inutile d'essayer de te faire changer d'avis.

Mais tu me d��ois, Garrett. �norm�ment.

Mais sans rancune.

Je suis content que vous le preniez ainsi, patron.

Si vous �tes un jour � Wichita,

j'esp�re que vous viendrez me voir.

- Voici le contrat pour M. Garrett. - Merci.

- Bonjour. - Bonjour.

- Bien le bonjour. - Nous n'en aurons pas besoin.

M. Garrett est bien d�cid� � nous quitter.

Oh, vraiment ?

Je regrette que vous ne restiez pas au journal, M. Garrett.

C'est vrai ?

- Ce sera tout, MIle Lawrence. - Bien, monsieur.

- Au revoir. - Au revoir.

- Qui est-ce ? - Ma nouvelle secr�taire.

Oui, je suis profond�ment d��u.

- Vous avez de l'encre ? - Aujourd'hui, oui.

Mon grand, tu n'auras pas � le regretter.

Bon, patron, � plus tard.

FIN

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