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(âȘ sifflement âȘ)
(âȘ sifflement âȘ)
(âȘ sifflement âȘ)
- Pour le boss.
Je pense pas qu'on se soit déjà vus.
T'es dans la gang Ă Santa, right?
Moi, c'est Rick, un vieux chum Ă Nick.
Ton boss, Santa.
- Bonbonne.
(petit rire)
- On aime ça. On aime ça.
Je pensais que ce serait Jean-Guy.
- Bien non, c'est Bonbonne.
Va t'asseoir.
- Ah.
Fait que toi...
t'es le nouveau Jean-Guy, hein?
Bien, mon Bonbonne, remarque bien cette face-lĂ ,
parce que c'est pas la derniĂšre fois que tu vas la voir.
Fumes-tu?
C'est la van de mon gars, ça.
(soupir)
- Je suis pas fier.
Tout ça, c'est weird.
Toi, assis ici. Moi, debout.
Je pensais qu'on était rendus...
à une autre étape dans notre union.
AprĂšs tout ce qu'on a fait ensemble.
(grognement)
Ah, bien crime!
Tu parles d'un hasard, toi, hein?
Ton pĂšre, Kevin, le Crooner de l'Est.
Attends, attends, attends. Richard, viens nous rejoindre.
- Qu'est-ce qui se passe dehors? Es-tu correct?
- Qu'est-ce que tu crisses ici? T'es en transition.
- Calme-toi, le jeune, lĂ . C'est quoi, lĂ ?
T'as pas assez chié à matin?
Il est drĂŽle, lui. "Qu'est-ce que tu fais ici?"
C'est pour toi, ça, boss.
- Ca vient de lui.
C'est lui qui m'a appelé avec ton téléphone.
Tu sais, celui avec la petite sonnerie niaiseuse, lĂ .
(âȘ fredonnement âȘ et rire)
- OK, OK, je te fais confiance,
puis toi, tu me voles mon cellulaire.
- Hé! Il était encore dans son paquet, ton téléphone.
Tu t'en aurais jamais servi, esti,
parce que t'es un chicken.
(imitation de caquĂštements)
Tu feras pas ton fin ici avec moi, ti-gars, lĂ , hein?
Si c'est pas vrai, ce que je dis, lĂ ,
comment ça se fait que tu viens de t'apercevoir
qu'il te manquait un téléphone?
- Je t'ai sorti de la marde
pour pas que tu retournes en dedans,
mon osti de sans-dessein!
- T'as rien fait pantoute!
- Enough!
Vos ostis d'histoires de pÚre manquant, puis de fils manqué,
vous allez me régler ça ailleurs qu'ici!
Toi le premier!
- C'est docile, ce petit gars-lĂ .
- J'ai dit enough! - Ah! Crisse!
Ca chauffe, osti!
- T'as rien qu'à écouter. Va t'essuyer.
- CĂąlice!
(rire de Santa)
- Un téléphone, pas de téléphone...
On s'en torche-tu le cul?
Hum? C'est du passé, là .
(soupir)
Hé, Richard! Mon Kevin t'a-t-il raconté
qu'on revient de la passe Ă Birdie?
- Bien! Toi, ça? A la chasse?
- Ouais, ouais.
- Bien voyons! T'as toujours hai ça!
- Je le sais, mais cette année...
j'avais le goût.
Tu sais, Richard, on n'est plus jeunes-jeunes.
On vieillit, on a nos petits bobos.
Il est jamais trop tard pour essayer des nouvelles affaires,
comme on dit.
- Bien oui! Puis?
- Ah bien, c'est confirmé, je hais ça.
(rires)
J'ai rien rapporté. J'ai rien pogné.
- MĂȘme pas un rhume? - MĂȘme pas. Juste...
des beaux souvenirs. Entre boys.
- Hé, je suis content d'entendre ça.
Je te remercie.
Je te remercie d'avoir pris soin de lui,
puis... bien, de prendre soin de lui.
Merci. - Ouais.
- OK, on passe Ă pourquoi on est ici?
- HĂ©, relaxe, mon homme, OK?
On est lĂ , on est trois, on va parler business.
- Business?
- Mon deal.
- Il est ici pour nous parler d'un deal
qui peut ĂȘtre bĂ©nĂ©fique pour tout le monde.
Il m'en a déjà glissé un mot.
Si ça se tient, son affaire,
vous allez pouvoir travailler ensemble.
- Je pense pas que c'est une bonne idée.
- LĂ , tu te tais.
Et tu vas boire le bon thé que je t'ai fait.
Puis...
t'écoutes ton pÚre.
- Ecoute ça, mon homme.
En dedans, j'ai eu bien, bien le temps de réfléchir,
puis j'en suis venu Ă me dire:
"Richard, pourquoi tu ferais quelque chose d'autre de ta vie?
"Crisse, t'es le meilleur dans ce que tu fais.
"Ta place est dans la game avec ton monde.
"C'est pas pour rien qu'on t'appelle 'le Crooner'.
"T'es le Casanova de la game.
"Seduce, connect...
T'es un lubrifiant social, tabarnac!"
(rires)
En tout cas.
J'ai fini par m'acoquiner avec Willy Robichaud,
puis le monde avec qui il se tient dedans.
- Attends, attends... Robichaud...
Comme les Robichaud de Victo?
- Oh! Un almanach, tabarnac!
- Non, mais c'est pas fiable pour deux cents, ces gars-lĂ .
- Hé, hé, j'ai pas fini, laisse-moi faire, OK?
Fait que, parle, parle, jase, jase,
puis mon Robichaud finit par me dire
que lui puis sa gang de bums ont une plug Ă la douane de Woburn.
- Ouais.
- Un de ses cousins ou quelqu'un comme ça
a marié une Woburnoise.
Puis eux autres, dans leur bout,
c'est les pros du contournage, OK?
Robichaud me dit qu'avec son cousin,
on peut faire passer Ă travers les lignes
Ă peu prĂšs n'importe quoi.
Parce que les lignes, lĂ , c'est eux autres.
24, 7. A l'année, s'il faut.
En échange d'une cote, on s'entend.
- Quel genre de cote? - Attends, attends, attends.
Mais lĂ , eux autres, leur problĂšme,
c'est que c'est juste des passeurs.
Ils connaissent personne. Nada, esti!
Mais bibi ici, tu me connais, j'ai pas eu le choix.
(petit rire)
Il a fallu que je sorte mon arme secrĂšte:
ma gueule!
Je me suis fait aller le crooner comme pas possible
pour avoir plus de détails sur leur opération.
Mais le comment du pourquoi, ça, c'est une affaire.
Mais l'affaire qui fait en sorte
que je tiens une esti de bonne affaire,
c'est qu'il y a 2 jeunes des USA
qui se sont fait arrĂȘter ici pour possession de drogue.
"Checkez" bien, "checkez" bien.
Eux, lĂ , Jake puis Mark, ils sont pas pires pantoute.
C'est 2 flos qui ont grandi ensemble dans la mĂȘme ville.
Aujourd'hui, ils doivent avoir 25, 26 ans,
mais c'est pas important.
Eux, là , quand tous les deux étaient jeunes,
ils faisaient pousser de la mari.
Ils s'en ont mis plein les poches avec ça.
HĂ©, crisse, ils ont fait tellement de cash
qu'ils ont payé toutes leurs études avec ça.
Puis pas des études en n'importe quoi, là .
Des études en pharmacie aux States.
(rire)
En tout cas. Pour te faire une histoire courte, lĂ ,
il leur restait genre 3 mois, puis leur école était finie.
Eux, comme 2 tarlats, sont venus ici pendant le Spring Break,
puis ils se sont faits "buster" comme 2 petits counes
par les douanes canadiennes
avec leurs valises remplies de baggies de Ritalin homemade.
Mais c'est là que ça devient intéressant.
Puis c'est lĂ que notre deal avec les Robichauds embarque.
- Bien non, mais t'en as pas de deal, lĂ .
C'est eux qui ont un deal.
T'es le middleman qui les a mis en contact.
C'est n'importe quoi.
- Attends, ciboire, laisse-moi finir!
ArrĂȘte, ti-cul, lĂ !
- Excuse-moi. HĂ©, excuse-le.
- Il a quand mĂȘme raison, le petit gars.
- Non, non, non. Regarde, regarde, regarde.
Les 2 kids, les States, ils "trustent" pas les Robichaud.
Ils trouvent qu'ils sont trop petits dans la game.
Il est cute, hein?
Ils "trustent" juste les gros joueurs.
Comme toi, mon Nick.
- Non, bien lĂ , c'est bien smatte,
mais c'est pas chez nous, Woburn, hein.
C'est aux Roadkills puis Ă Fernand,
qui sont pas vraiment nos amis, mettons.
- Ah! Mais c'est pas tes amis lĂ !
Mais crisse, avec ce deal-lĂ , la plug, tout, puis le cash!
- Es-tu sérieux? Les Roadkills, ils nous haissent.
Surtout le chapitre de l'Estrie, crois-moi.
Lui, s'il se pointe la face lĂ -bas,
il se fait descendre, sûr.
- Mais crisse, on peut leur parler, hein?
Il y a toujours moyen de moyenner.
Moi, je dis, lĂ , qu'on prend contact.
HĂ©, je peux mĂȘme le faire si vous voulez.
Je peux mĂȘme leur dire, esti, qu'on peut ĂȘtre partners,
puis on met le paquet, puis tout,
puis qu'on "splitte" Ă la gang.
(paroles indistinctes)
Oh! Il a oublié de faire une brassée, lui.
- Anything?
Hum, hum.
OK. Hum, hum.
(soupir)
- Gros, j'aime pas mon feeling, lĂ .
Je le sens pas pantoute.
OK, on va essayer de quoi. Ferme tes yeux.
- Ferme mes yeux?
- Ouais. C'est toi, la derniÚre personne à qui il a parlé.
Ca veut dire que les indices sont dans ta tĂȘte. Go.
- De quoi, go?
- Envoye, ferme tes yeux.
Moi, je vais t'écouter me raconter tout ce que tu sais
de ce qu'il t'a dit avant qu'il raccroche.
- Il a rien dit, il a juste arrĂȘtĂ© de parler.
- Go, continue. - Continue quoi?
Il a arrĂȘtĂ© de parler.
On faisait juste jaser avant ça, bien relax.
- Jaser de quoi?
- Es-tu au courant, toi, qu'il veut arrĂȘter?
- Ouais. C'est quoi le rapport avec son téléphone?
- Le rapport, c'est qu'il est en train de faire des moves.
Moi, j'entends des bruits de char, des bruits de porte.
Ca brasse, puis plus rien.
- Brasse, des bruits de porte... OK, OK.
Ca veut dire qu'il est pas sur une job.
Il est en train de se rendre Ă une job ou de sortir d'une job.
C'est ou, ici, lĂ ?
- C'est pas loin de sa maison.
- A Kevin? - Ouais.
- Ah ouais?
- Tu sais pas ou est-ce qu'il habite?
Dans la maison, juste lĂ .
- Bon, OK, ils l'ont peut-ĂȘtre sĂ©questrĂ© chez eux.
Fait que toi, tu cognes en avant.
Moi, je passe par en arriĂšre.
Si jamais ils sont plus que quatre,
écoute-moi, on attend, on rappelle Casper.
- Non! - OK, Ă "go", on sort. Go!
- Non, non, non! Attends!
Le char de Julie est lĂ , OK?
Moi, je vais aller lui parler, voir ce qu'elle sait,
si elle sait quelque chose.
C'est peut-ĂȘtre rien aussi.
Essaie donc de le rappeler, toi.
(vibration de cellulaire)
(vibration de cellulaire)
(vibration de cellulaire)
(vibration de cellulaire)
(sonnerie)
- Il répond pas. Veux-tu que je laisse un message?
- Non, non.
- As-tu déjà vu ça, toi, un gars de 300 livres jouer au hockey?
- Je suis désolé, Ju. Je voulais pas te faire capoter.
- LĂ , je suis pas en train de capoter.
- Non, mais tu sais, te... te rajouter du stress.
- Regarde, on peut-tu, lĂ ?
Je sors de l'hĂŽpital, je viens d'arriver, j'ai pas dormi.
Tu m'appelles parce que tu cherches Kev,
je te réponds que je le sais pas, puis là ,
tu débarques ici parce que je suis censée savoir
ou ce qu'il est.
Je le sais pas, il est ou,
je l'ai pas vu depuis qu'il est parti Ă la chasse.
- Hein? A la chasse?
Là , là ? - Non, ça fait 3 ou 4 jours.
- Moi, 2 jours que je suis avec,
puis il m'a jamais dit qu'il allait Ă la chasse.
- Nice.
- Je sais que t'es en crisse aprĂšs, c'est juste que...
- Non, je suis pas en crisse.
J'ai juste pas l'espace mental
pour m'inquiéter de ma fille, de mon chum,
puis toi qui stresses
parce qu'il répond pas à son téléphone, tu sais.
Puis lĂ , moi, je suis en train de baby-proof la maison,
mais il y a pas un maudit recoin
ou il a pas de caché quelque chose, d'un coup que.
Crisse. - Ca va aller.
- Je suis tellement tannée de son osti de vie de dangereux.
J'Ă©tais peut-ĂȘtre correcte avec ça avant, mais maintenant,
avec la petite, la nouvelle maison, c'est non.
- C'est juste des vieux réflexes qu'il a.
- Ils vont aller prendre une préretraite
dans le cabanon.
- Tu pourrais peut-ĂȘtre te garder un petit quelque chose,
en attendant, tu sais. Juste...
au cas que ça soit grave pour vrai.
- Non, je suis correcte.
Je me suis gardé un 38 "loadé" en dessous de mon oreiller.
(âȘ new age âȘ)
(soupir)
(âȘ new age âȘ)
(soupir)
(âȘ new age âȘ)
- Fuck.
(âȘ new age âȘ)
(cri)
(soupir)
Ca sent pas bon, lĂ .
Fuck tout. Fuck tout!
Gab!
Gab!
Gab!
- Ca va, la testostérone? J'ai un client là .
(soupir)
- Sors ton tarot, ça sent pas bon.
(enregistrement de gazouillis)
- Donne-moi 2 minutes.
- Bien là ! - T'es sérieux?
Je t'ai dit de rester de dos.
- Je m'en vais, lĂ .
- Tabarnac! - Excuse.
- Je peux ravoir mon panda?
- HĂ©, regarde.
Tiens, tu t'en rachĂšteras, un autre panda.
Envoye, fly.
- HĂ©, tu m'en dois une, lĂ . - Ouais.
(âȘ new age âȘ)
(inspiration)
(âȘ new age âȘ)
(expiration)
Elle.
- OK.
(soupir)
(respiration profonde)
OK.
HĂ© boy! - Quoi?
- OK, les boys.
Ce qu'on s'en va faire, c'est pas n'importe quelle job.
C'est une grosse, grosse job.
Ca, ça veut dire que ça peut pas chier.
Le gars a presque 30 ans, il s'appelle Rufus.
Pas pire background dans la MMA. L'ancien champion canadien.
Ca, c'était avant de tomber dans la poudre
puis dans le poker semi-pro.
- J'espĂšre pour eux autres
qu'il est pas mauvais perdant.
- Oui.
Le gars, c'est pas un cave.
C'est pas son premier front avec Santa.
D'habitude, il rembourse, sauf que lĂ , il est en retard.
- Il est en retard? Combien de temps?
- Deux mois.
- (riant): "Katching", esti!
- Hé, sérieux, OK?
Il a emprunté 10, Santa veut 21.
Faut espérer qu'il l'a sur lui.
Puis pas d'esti de move de singe, capiche?
- Capiche.
- Il a un coffre-fort en dedans.
On le trouve, on le vide, puis on décrisse, c'est bon?
Le gars, c'est un parano puis un pro du bluff.
Ca, ça veut dire qu'il faut qu'on soit prĂȘts
pour n'importe quoi, lĂ .
Garde du corps, panic button,
machette, couteau, guns, name it.
- Dude! Il est pareil comme ceux de la popo.
Casp.. .
Ca, ça reste ici. - OK.
- Clear? - Ouais.
- Toi, tu nous attends ici.
T'es prĂȘt Ă dĂ©coller quand on arrive, c'est bon?
All right, let's go, on y va.
- C'est fret. - OK.
Ca veut dire que soit il est pas lĂ , soit il est prĂȘt en esti.
Pit, fais le tour. - Comme d'hab.
- Ouais, c'est bon, c'est bon.
(âȘ techno âȘ)
Pit, Pit, Pit, Pit!
(âȘ techno âȘ)
OK. "Watche-le". "Watche-le".
(âȘ techno âȘ)
En haut.
(âȘ techno âȘ)
(âȘ techno âȘ)
(déclics d'appareil photo)
Casp.
(déclics d'appareil photo)
- Chief?
- Champion. Champion des épais.
(rire)
- Ouais, c'est bon, c'est bon, c'est bon. Remplis.
Envoye, fais ça vite.
Envoye, envoye, envoye! - Fuck!
- Quoi?
- Esti. OK, no stress. Remplis le sac, on décrisse. Envoye!
C'est bon, c'est bon, c'est bon, ça.
C'est bon, c'est bon, envoye!
(âȘ techno âȘ)
Sacrament!
Hé, petit casque! Envoye, on décrisse! La police s'en vient.
- OK, ouais.
- Jackpot!
(petit rire)
- Envoye. - Ouais.
(sirĂšnes au loin)
- C'est nous autres, ça? - Yep.
- Ouais, mais c'est beau. Envoye, le Pit, on décrisse!
Qu'est-ce que tu fais? - Mon hologramme.
- Hein?
- Mon bracelet, je pense qu'il est tombé.
- Tu penses qu'il est tombé. - Je reviens dans 3 minutes max.
- On s'en suce le cul de ton bracelet,
t'en rachĂšteras un autre.
- Non, mon nom est gravé dessus avec mon chiffre chanceux.
- Tu me niaises, lĂ . Envoye ici.
Pit, dans la van! - Je peux pas!
- Sacrament!
HĂ©, si je suis pas lĂ dans 2 minutes,
vous crissez votre camp.
- Gros, la police! - Je sais!
Regardes-tu dans le piano, lĂ ?
Crisse, tu jouais lĂ . Regarde en dessous du divan.
- Je le vois pas.
(soupir)
Fuck!
Le Pit. Le Pit!
- Ah, yes! - On peut y aller, lĂ ?
- Mon hologramme.
(sirĂšnes au loin)
- Envoye!
(sirĂšnes au loin)
âȘâȘ A shame Think something new âȘ
âȘ Under the sun âȘ
(bĂąillement)
âȘ You can't Take back them things âȘ
âȘ That you already done âȘ
âȘ No âȘ
âȘ You blame Things that you do âȘ
âȘ On somebody else âȘâȘ
- Esti, qu'est-ce que c'est?
Yannick. Yannick! Qu'est-ce que tu fais?
- Je m'autodéfends.
Watch out.
- OK, hé! Ciboire, hé!
Ca va faire, Home Alone sur la pinotte!
ArrĂȘte ça, tu vas crisser le feu!
Il est ou, mon oncle? - Il est dehors.
Je le laisse poireauter.
Je voulais l'aider, mais Ă me faire traiter de mĂȘme,
qu'il mange de la marde, lui puis sa TransAm.
- Il est ou, au golf? - Ouais.
- HĂ©!
Enough.
Ciboire!
- Saint-trou de pape de sangsue de suceux de cul d'insignifiant.
Il devrait ĂȘtre dans le record Guinness
pour tout ce qu'il m'a siphonné, le petit crisse.
Il est mĂȘme pas capable de se servir d'un grinder.
(vrombissement d'une scie)
Hé, ça me revole dans la face, crisse, voyons!
- Bien oui, excuse. - Voyons, toi!
Il est pas fait en chocolat, esti.
Il est fait en papier de soie de marde.
- Bouge pas, lĂ , ciboire. Je peux pas le tenir.
Quand il était jeune,
je le savais que c'était une moumoune, le petit.
Il passait son temps Ă se pogner le cul sur son drum,
puis Ă "dropper" des pills.
A part ça, je vais te dire, il fera pas grand-chose.
HĂ©, cĂąlice, c'est chaud!
Qu'est-ce que tu fais, lĂ ?
- LĂąche-le un peu, lĂ , crisse.
Regarde-toi.
T'es pas placé pour faire la morale à personne.
Sérieux, mon oncle!
T'aurais peut-ĂȘtre moins de chance
de te faire shylock ta TransAm sur le speed que sur la poudre.
Un petit peu moins chérant.
- Va donc chier, toi.
- C'est Ă qui que tu dois, hein? Parce qu'un cadenas...
- Ca, c'est pas de tes affaires.
- Je te demande pas de me conter ta vie, ciboire.
Je veux rien que rembourser ce que tu dois.
- Pourquoi tu ferais ça?
(soupir)
- J'ai fait une job avec mes gars tantĂŽt.
On a peut-ĂȘtre bien collectĂ© un dude de la MMA.
- Combien?
- 58 000 piastres.
(cris de joie)
Le boss va ĂȘtre content, man!
- Va chier!
Il devait tout ça? - Non, il devait 21 000$.
- Osti, la belle marge!
- Si ça te tente, je peux dire à Santa
que t'étais avec nous autres sur la job.
- Non - Non?
Ca te tenterait pas de redorer ta réputation un peu,
histoire que ça, ça ne se passe plus?
- Hé, je m'en suce le cul de ma réputation.
Tant que ça va ĂȘtre le gros "Santorche", osti,
qui va ĂȘtre lĂ , qui va diriger en haut,
ma réputation, elle me sert fuck all. Fuck all.
Ca fait 20 ans que je travaille pour le PĂšre Noel.
Je lui ramĂšne des bundles de cash gros de mĂȘme.
Pourquoi? Pour rien.
J'ai pas de réputation, j'ai pas de respect.
Je suis mĂȘme pas protĂ©gĂ©.
On est des pions, saint-cul.
Pis toi, tu veux qu'on aille lui donner
des petits becs sur les couilles?
- Calvaire.
- Il va venir te chercher, toi aussi.
C'est ça qu'il fait.
Il attend juste que tu fasses une gaffe
ou que tu lui demandes une faveur.
Puis aprÚs ça, le "yùble",
il va venir te dire que t'es Ă lui.
- OK, calme-toi, le "yĂąble".
Tu t'es mis dans la marde, mon oncle.
C'est pas sa job Ă lui de t'empĂȘcher
de te mettre dans la marde.
Tu ne viens mĂȘme plus sur les collectes avec nous.
Je fais ce que je peux pour pas que ça paraisse,
mais il est pas cave, il le sait.
Puis tu le sais qu'il le sait.
- Je t'ai jamais demandé de me "backer".
- Aide-nous, calvaire.
Aide-toi!
Puis si tu le fais pas pour toi,
fais-le au moins pour ta famille.
- (riant): Ma famille!
(rire)
- Ca te tenterait pas de léguer le golf à Yan à un moment donné?
Non?
- C'est pas un golf, Kevin.
C'est un cimetiĂšre.
(gazouillis d'oiseaux)
(stridulations)
(aboiements au loin)
- Comment est-ce qu'il va? - Il va bien, toi?
- Il va bien. - Yes.
Tout devrait ĂȘtre lĂ .
Il y a ma cote, celle Ă Birdie puis un petit extra.
- Un petit extra?
- Je lui expliquerai demain.
Bien, en fait, penses-tu que je peux lui parler Ă soir?
- Euh... Regarde, je peux lui demander.
Il est de bonne humeur en plus.
(rires)
Je vais aller voir ça.
(stridulations)
Ouais, c'est beau. Sonne pas, fait juste cogner.
- OK. Toi, tu viens pas?
- Non, ma journée est finie, moi.
Je m'en vais m'occuper de ma femme.
- OK. - OK, bye.
- Bonne soirée. - Salut!
(âȘ folklorique colombien âȘ)
- Je te fais un petit piña colada?
- Ah, bien lĂ , j'ai pas le choix de dire oui.
(rire)
- Hé, en passant, je te présente Daniela.
Daniela, la Star. La Star, Daniela.
- Enchanté - Enchantée.
- Ce petit gars-lĂ , je le connais depuis qu'il a quoi?
HĂ©, 2, 3 ans.
Remarque, mĂȘme en couche,
il avait une tĂȘte de plus que les autres.
(rires)
Lui, c'est comme un fils pour moi.
LĂ , le monsieur va prendre
una pequeña piña colada.
Por favor, mi hermosa.
Hein?
(soupir)
Ca te donne pas le goût de voyager rien qu'un peu, ça?
(rires)
HĂ©, tu voulais me parler?
Des bonnes nouvelles, j'espĂšre. Hein? Viens-t'en.
Parce que moi, aujourd'hui,
je suis dans le mood pour des bonnes nouvelles.
(rires)
- Regarde.
(grognement)
LĂ -dedans, t'as ma cote de la semaine
avec l'argent que le joueur de poker, Rufus, te devait.
T'as toute ma cote, puis celle de Steph.
- Birdie-Bird? - Hum, hum.
- Comment qu'il va, l'oiseau?
- Il va bien.
(petit rire)
- Il est pas trop fort sur le travail de ce temps-ci,
notre Stéphane.
- Bien, il voulait que...
Il a dit que c'était bon si... que j'apprenne un peu sans lui.
- Ouais, ouais, ouais, ouais.
J'ai entendu dire que tu t'étais monté une petite team.
- Ouais, 3 gars.
- Tu vas en avoir besoin souvent
si Birdie continue de se la couler douce.
Kevin Larose,
vas-tu finir par arrĂȘter de le "backer" un moment donnĂ©, toi?
Je suis pas on top pour rien, mon homme.
Je vois tout. Je sais tout.
Ca se parle.
Ton oncle est en train de perdre le golf.
Son lac est bourré d'algues. Ca sent le "yùble".
Ses greens sont tout croches avec des petites puffs de sable.
Qu'est-ce que t'attends pour le racheter?
Faire ta place avec ton cash, ta carriĂšre, hein?
Spread your own wings.
Ah non, excuse. Elle était facile.
(rire)
Si tu viens travailler pour moi,
pas de Birdie qui te dit quoi faire, pas de payage de cote.
Je te le dis, en 2 ans,
tu vas pouvoir te payer n'importe quel appart en ville.
- J'apprécie, pour vrai, Santa,
mais je peux pas le laisser de mĂȘme, mon oncle.
Il est dans une mauvaise passe.
- Ecoute, mes conseils, prends-les, prends-les pas.
Je te dis pas ça en tant que Santa, ton boss.
On se jase entre nous autres, en famille,
de Nico Ă Kev.
(rire)
Moi, je veux juste ton bien.
Steph est pas Ă une bonne place en ce moment,
mais t'es pas obligé de caler avec.
Tu vaux mieux que ça, toi.
(âȘ folklorique colombien âȘ)
- OK.
(grognement)
On fait ça.
Je travaille pour toi, direct.
Donne-moi des grosses jobs,
je vais te prouver que je suis capable.
Mais en échange...
j'aimerais ça que tu lui donnes un break.
Laisse-le tranquille une couple de mois.
(grognement)
(âȘ folklorique colombien âȘ)
Ca, c'est en échange que tu lui redonnes sa TransAm.
(soupir de Santa)
Puis...
est-ce que c'est possible d'enlever
la plaque du Nouveau-Brunswick?
Regarde, je sais qu'il a fuck up,
je sais.
Il mĂ©rite quand mĂȘme pas ça. C'est de la famille.
Tu peux pas lui remettre une plaque d'ici, s'il te plaĂźt?
(âȘ folklorique colombien âȘ)
(raclement de gorge de Kevin)
Je vais t'expliquer, lĂ . - Ta gueule!
- (Richard): Oui, mais boss... - Toi avec!
(respiration haletante)
HĂ©, tu te prends pas pour de la marde.
Avec tout ce que j'ai fait pour toi,
je t'ai tout donné dans la vie, petit crisse.
Ta job, ton cash.
C'est Ă cause de moi, cĂąlice,
si t'as la blonde que t'as astheure.
Puis toi, c'est quoi que tu fais?
Tu fais comme l'autre? Pire!
(respiration haletante)
Tu m'aimes pas, dans le fond.
Vous m'aimez pas.
Vous vous en crissez.
- En tout cas, moi, Nick... - Toi, ferme-toi!
(respiration haletante)
Rich, j'aurais jamais dĂ» te tirer.
J'aurais dĂ» te laisser avec dans le motel
une couple de jours de plus.
Peut-ĂȘtre que t'aurais Ă©tĂ© un peu plus reconnaissant
pour tout ce que j'ai fait pour toi.
Une tabarnac de gang de...
Ah! Kevin, cĂąlice!
(respiration haletante)
Kevin...
(respiration haletante)
OK.
(grognements)
(respiration haletante)
Sais-tu quoi, Richard? T'as bien raison.
On va le faire, le deal.
C'est une crisse de bonne idée.
- Oui? - Ouais.
Tu t'occupes de les appeler. Tout le monde.
Robichaud, les Roadkills, Fernand, tout le monde.
Arrange ça comme tu veux, puis quand t'auras la date,
tu me téléphoneras avec son cell, puis tu me diras tout. OK?
- Ouais. Puis lui?
- Lui.
Lui...
Lui...
il va t'aider.
Il va y aller à ma place, vu que c'est trop risqué pour moi.
Hein, ma Star?
Tu vas faire ça pour ton vieux boss?
Tu t'en vas aider ton pĂšre?
(rire)
Parce que si je suis pas lĂ , ils voudront pas parler.
Ils ont besoin de voir quelqu'un qu'ils connaissent,
un gars de confiance qui est capable,
puis qui peut parler pour moi.
- Peut-on juste se parler, s'il te plaĂźt, Nico?
- Santa.
C'est Santa astheure.
- Come on. - LĂ ...
décrisse avant que je change d'idée.
(respiration difficile)
- Tu regretteras pas, hein? For sure.
HĂ©.
Je vais t'attendre dehors.
- Allez.
(fermeture de porte)
(soupir de Santa)
- Fais pas le cave. Let's go.
Let's go.
- Qu'est-ce qui se passe, lĂ ?
Es-tu correct?
- C'est quoi, ton osti de problĂšme?
- OK, là , commence par régler tes problÚmes avec le monsieur,
hein, puis tu me feras de l'attitude aprĂšs.
Moi, ce que je veux rien que savoir, lĂ , c'est que...
c'est ce qui se passe avec lui, puis si t'es correct.
C'est quoi, crisse, le gun?
- HĂ©, je sais pas si tu le sais,
mais moi, je veux arrĂȘter de faire ça. OK?
Moi, je veux arrĂȘter, puis toi, t'es lĂ
avec ton osti de plan d'aller te prendre pour un dealer
avec une gang de tout croches.
La prison t'a pas aidé pantoute, toi, hein?
Ca te tenterait pas d'ĂȘtre grand-papa?
De lùcher ça, là .
- C'est rien que ça que je connais.
- OK.
Mais moi, j'ai le goĂ»t d'ĂȘtre lĂ pour la petite.
Toi, t'es... pas capable de penser aux autres.
Tu penses rien qu'Ă toi.
- Hé, hé, hé, hé, hé!
Je sais pas ce que t'as fait, OK, lĂ ,
mais crisse, c'est pas moi qui a fuck up.
Hein?
Tu l'as entendu comme moi.
Il vient de me donner le green light.
Le green light de fuck all.
- Voyons, crisse, je suis pas débile.
- Penses-tu vraiment que les motards
vont nous laisser "dealer"
avec d'autre monde sur leur territoire, toi?
- Je sais pas ce que les Roads ont fait Ă Nico, mais crisse,
dans mon temps Ă moi, on pouvait se parler.
- On n'est plus dans ton temps, OK?
C'est fini ça fait un crisse de bout, ça.
Envoye. - HĂ©! HĂ©!
"Checke-moi" bien aller.
De toute façon, c'est pas comme si t'avais bien, bien le choix.
(cloche et coup de klaxon)
(vrombissement de moteur lointain)
(paroles indistinctes au loin)
- HĂ©, close shop.
Envoye, bye-bye.
Envoye!
- La Star, Larose! - Salut.
- Ca va, mon homme?
Puis, as-tu eu des nouvelles de Jean-Guy?
(petit cri)
- Depuis tout le temps, toi!
Hein? Mon vieux crisse de vendu!
(petit cri)
(petits cris)
(grognements)
T'as parlé, mon osti!
(respiration haletante)
Hein? Tu lui as dit que j'étais venu te voir pour l'adresse?
(respiration haletante)
- Au monde que je connais, attĂšle-toi.
- C'est des menaces, ça, mon Jayjay? Hein?
C'est des menaces?
Parce que tu vas voir que le temps est long en esti,
plus d'oeil!
(respiration haletante)
- Il te cherchait. J'avais pas le choix.
- Ah oui, t'avais pas le choix. Mon osti!
EspĂšce de con.
- Tu ne remettras plus ta face ici.
- Ah, inquiĂšte-toi, tu ne la verras plus, ma crisse de face.
(respiration haletante)
âȘ âȘ âȘ
(paroles indistinctes lointaines)
(soupir de Kevin)
(soupir de Kevin)
(paroles indistinctes et pleurs de bébé au loin)
(bips de l'appareil)
Si t'as pas de nouvelles de moi demain soir
ou aprĂšs-demain...
j'ai briefé Guillaume, puis une couple d'autres gars
pour que tu manques de rien pour une couple d'années.
Je veux que tu me promettes que si je reviens pas,
tu vas refaire ta vie.
Sous-titrage: MELS
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