All language subtitles for You and Me (1938)

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Original subtitles

CASIER JUDICIAIRE

On ne peut avoir quoi que ce soit pour rien.

Il n'y a qu'un imbécile qui tenterait ça!

Tout ce que tu veux, tu peux l'avoir. Pourvu que tu l'achètes!

Tu aimerais vivre dans le luxe, porter une fourrure d'hermine...

un bracelet ou cette pierre précieuse

Ils ne t'appartiendront,

que si tu peux les payer.

On n'a rien pour rien!

Tu es bien obligé de mettre l'argent sur la table!

Les voitures pour rouler, tu dois les payer!

Les vins pour notre plaisir, tu dois les payer!

Les aliments pour vivre, tu dois les acheter!

Tu ne dois pas mentir, quand il s'agit de fric!

Tu dis que l'argent ne peut pas tout acheter.

Alors quoi? Qu'est-ce qui te vient à l'idée? Essaie!

La beauté pour attirer ton amant, tu dois l'acheter!

Des trésors de l'esprit pour cultiver la pensée, tu dois les acheter!

Même l'envie et la force, tu dois les acheter!

Et aussi des cieux ensoleillés!

Du fromage et des roses, des skis et des statues, des parfums, des pistolets!

Des flûtes, des dynamos, des poubelles, des éventails, des sucettes et des briques!

La vaisselle d'argent, des bouts d'essai, des avions et des trains rapides!

Fais-nous voir la couleur de ton argent!

Tu ne peux pas changer...

Ce que l'homme a imaginé depuis l'origine du monde!

On n'a rien pour rien!

Il n'y a qu'un imbécile

qui ferait ça.

- Remettez ça. - Quoi?

Allez, donnez-le-moi!

Je ne l'avais jamais fait. Vraiment!

Pourquoi l'avoir fait cette fois?

C'est en satin, et je n'ai jamais eu un chemisier en satin.

Ne me dénoncez pas! S'il vous plaît!

Vous ne savez pas ce que c'est de désirer quelque chose à ce point.

Un problème, Mlle Roberts?

Oui, en effet.

Regardez! Il y a une tache.

Votre réclamation est justifiée. Venez avec moi...

Mlle Roberts va s'en occuper.

La maison Morris est désolée.

- On arrangera ça. N'est-ce pas? - Oui!

- Merci! - A votre service.

- Vous êtes vraiment formidable! - Vous croyez?

J'ai été accommodante cette fois, mais évitez de recommencer!

Partez. Et la prochaine fois attendez de pouvoir payer.

Oui, Madame. Merci!

Remerciez M. Morris. Il ne veut pas de scandale dans son magasin.

Tous les enfants adorent ce fauteuil à bascule! Mignon, non?

Je le trouve débile!

Mais les enfants adorent ce fauteuil de la petite oie!

Regarde-le! Regarde!

Pas moi, vous êtes un imbécile incapable!

Mais, ma mignonne, les enfants adorent ce fauteuil à bascule!

Et toi aussi, ou je l'enroule autour de ton gros cou, compris?

Oui, Monsieur!

- Ok, Madame, elle le prend. - Excusez-moi.

Ma chérie, tu es bien certaine de l'aimer?

Mais oui, Maman, je l'adore!

Vous comprenez les enfants. Voilà ce qui est épatant chez Morris.

Les vendeurs sont des experts.

- C'est vous qui m'avez vendu ça? - Oui, Madame.

Vous disiez que ça ouvrait les boîtes.

Chère Madame, et beaucoup d'autres choses! C'est un objet miraculeux.

Tire-bouchon, décapsuleur, râpe, attrape-glaçon, épluchoir...

- Encore un peu, et il cuisinera! - Mais il n'ouvre pas les boîtes!

Si! Regardez bien.

D'abord faites ainsi, pour rendre les doigts sensibles.

Puis prenez-le, tournez-le à droite,

puis à gauche, et écoutez.

Vous avez plus l'air d'ouvrir un coffre-fort.

C'est drôle de voir comme on prend des habitudes.

Jérôme, je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi impudent.

Cet homme est un voleur de coffre-fort!

Oui, il l'est, ou plutôt, il l'était. Qui d'autre y arriverait?

- Mais, je... - Ça me donne une idée.

- Georges! - Oui?

Mason doit ouvrir en vitrine un coffre-fort avec un ouvre-boîte.

Jérôme!

Tu te rends compte que c'est moi, ton épouse,

qui approche ces gens?

Parfois je pense que tu es fou

de peupler ce magasin avec des prisonniers!

D'anciens prisonniers, ma chérie,

recommandés pour leur réinsertion.

Le magasin n'en est pas peuplé.

Il n'y en a que 50 sur un total de 2.500 employés.

Et alors?

Si nos clients l'apprennent, notre maison est ruinée.

Comment ça? Personne ne les connaît.

Ils ne se connaissent même pas entre eux.

Tu vois,

Tu vois, Mary, c'est ça l'idée.

Ils ne sont pas différents. Ce ne sont pas des monstres.

Chacun d'entre nous aurait pu commettre leurs fautes.

Jérôme!

M'as-tu caché quelque chose de ton passé?

Non, Mary, rien d'aussi romantique.

- Alors pourquoi? - Ecoute,

la plupart croient qu'en donnant quelques dollars aux services sociaux...

ils ont fait leur devoir et n'ont plus aucune responsabilité.

- Mais il faut faire plus! - Ne sois pas ridicule!

Que faire de plus que donner de l'argent?

Dans mon cas... des emplois!

Tu vois, Mary...

qu'importe leur conduite en prison...

pour obtenir une libération conditionnelle il faut un emploi.

Si personne ne leur donne une chance, comment peuvent-ils y arriver?

Foutaise que de vouloir les changer, puisqu'ils sont nés ainsi.

Sais-tu que jusqu'alors personne parmi eux n'a récidivé?

Oh Jérôme, pourquoi cherches-tu de telles difficultés?

Le mari de Mme Marvin collectionne les timbres. Mais pas toi!

Ton passe-temps, c'est les criminels.

Et un qui fait quatorze et cinq qui font vingt.

Merci!

- Carter. - Oui?

Un client veut vous voir.

Il n'y a personne pour le servir?

Il vous demande, M. Carter. Vous connaissez ses pieds.

- Que désirez-vous? - Du daim.

Ok, Monsieur.

Blanc, marron ou gris?

-Tu devais venir ici. - Que veut...

Du blanc, avec des semelles en caoutchouc.

- Que veut faire Joe? - Demande-lui toi-même!

Mais c'est à toi que je demande.

Arrête.

- Le blanc est à la mode? - Oui, tout à fait.

Ok, que veux-tu savoir?

- Joe s'en va? - On dirait.

- Que veut-il faire? - En tout cas, rien avec toi.

- Fiche-lui la paix. - Je ne peux pas, Gimpy.

Ma conscience m'interdit de laisser pourrir les dons de ce type.

- Tu n'as pas de conscience. - Si, elle me tue, quand je te vois.

Gimpy Carter, au 2° étage, juste bon à péter dans son fauteuil.

- Bon, je dois... - Faire mon lacet, je n'achète rien.

Dis à Joe que je veux le voir, avant qu'il parte.

Et ce n'est pas peut-être!

Voilà une bonne raquette, je vous dis, je m'y connais.

J'ai les ai toutes essayées.

- Regardez le manche. - Faites-moi essayer.

Nous avons un professeur ici, si voulez faire des progrès.

Je ne suis que vendeur.

D'accord, je la prends.

Merci.

J'aimerais aussi des chaussures de tennis.

Que me faut-il?

Je ne sais pas. Les souliers sont au 1er étage.

Je vous y amène, pendant qu'on emballe la raquette.

- Vous jouez? - Au tennis?

- Oui, vous devez êtes bon. - Et vous?

Jusqu'à présent, personne ne s'est plaint.

- Avec qui avez-vous joué? - Avec beaucoup de bons joueurs.

Vous ne devez pas les connaître.

J'aimerais bien jouer avec vous.

Quoi? Désolé, je quitte la ville aujourd'hui.

Ce monsieur va s'occuper de vous. On emballe votre raquette.

- Au revoir et bonne chance. - Merci.

- Hé, Joe!

- Salut, Gimpy. - J'ai rencontré Mickey.

- Il n'apprécie pas que tu partes. - Et alors?

- Sois prudent! C'est un dur. - Il me fait pas peur.

Il veut te voir avant.

Vas voir Morris, raconte-lui tout sur Mickey.

- Il t'aidera. - Depuis quand je suis un traître?

Ok, Joe, ne t'énerve pas.

Tu veux que je t'accompagne au car?

Non merci, j'ai encore à faire.

J'ai fait une lettre de recommandation.

Merci.

Ça pourra vous aider.

Dommage que vous partiez, Joe.

C'est pas parce qu'on a appris...

Non, Monsieur.

- Ils étaient tous gentils. - La Californie, c'est loin.

Vous avez des raisons personnelles?

Oui, Monsieur, c'est ça.

C'est personnel.

M. Morris, j'aimerais vous remercier.

Maintenant je peux parler de mon dernier travail.

On disait que vous étiez dangereux,

incapable de vous améliorer.

Vous avez prouvé le contraire.

Continuez ainsi. Je sais que c'était pas facile.

Au revoir, Joe.

Rappelez-vous, vous pourrez toujours revenir.

- Salut, Joe! - Salut, Mickey!

- T'as une minute? - Non.

- J'ai une proposition pour toi. - Je quitte la ville ce soir.

Je savais que tu lâcherais ce boulot.

- Que vas-tu faire? - Chercher un boulot identique.

- Pourquoi partir? - Le climat me conviendra mieux.

Et tout pousse bien là-bas.

Ne prends pas de haut tes vieux amis,

on n'aime pas ça!

Ça serait dommage!

Salut!

Salut!

Tu as attendu longtemps?

J'en ai l'impression.

- Où est ta valise? - Je l'ai laissée à la gare.

Je regarde encore ça, Joe.

Imagine, certaines femmes peuvent se l'acheter.

Ça se renifle, non?

Joe, c'est "l'heure de l'extase"!

Ah bon?

Tu ne comprends pas de quoi il s'agit.

Pour séduire une fille, rien de tel qu'un bon parfum.

Ça parle à son âme, quelque part.

- Tu comprends? - Non.

C'est simple d'être un homme.

- Tu aimerais en être un? - Non...

Oui. Je ne sais pas.

Il est plus facile d'être un homme,

mais les femmes sont...

Tu n'as pas une bonne opinion des femmes?

Effectivement.

Jusqu'à présent.

Je n'oublierai jamais, combien tu m'as encouragé...

quand tu as découvert que je sortais de prison.

C'est toi qui me l'as dit.

Je ne l'ai dit à personne d'autre.

Pourquoi me l'avoir dit?

Je pensais pas qu'un gars et une fille pouvaient être amis.

Ça n'arrive pas souvent.

Où allons-nous?

Je ne sais pas.

- Une petite danse? - Avec plaisir.

Allons-y.

DANCING, BAR, COCKTAILS

J'apprécie de venir ici, avant je n'avais pas le droit.

Contraire au règlement. Pas d'alcool. Interdit de bar.

Sinon retour en tôle.

Nous y voilà.

- Ils sont bons. - Très bons.

- Un verre? - Un soda glacé.

Désolé.

Ça va.

Et une vraie boisson? Juste pour une fois.

- Vaut mieux pas. - Oh, vas-y.

Il m'en faut un, pour te dire "au revoir". Alors, vas-y.

Bon. Il m'en faut un aussi.

Assieds-toi. Je reviens tout de suite.

Salut...

- Une petite danse? - Non merci.

- Une seule! - Je regrette, je suis accompagnée.

Si tu regrettes, pourquoi tu ne le renvoies pas?

Tu fais semblant. Tu es seule.

- Je vous en prie! - Allez, lève-toi.

Calme-toi.

T'as pas compris? Lève-toi!

Joe! Non, ne le frappe pas!

Arrêtez!

Vous vous croyez où? Il y a des dames ici!

Il ne voulait pas se battre. Juste rouler les mécaniques.

Votre intervention l'a soulagé. Pas vrai?

Il n'y a rien à voir ici. Continuez à danser!

Ne te retourne pas.

Tu ne dois pas te battre.

Non.

Je ne devrais pas.

Pas moi...

Mon casier judiciaire me suivra en Californie?

N'y pense plus. Tu prendras un nouveau départ.

Peut-être.

Dans quelques années, tu auras oublié.

Tu verras.

Tu tomberas amoureux,

et tu fonderas une famille, comme tout le monde.

- Tu es comme les autres. - Je suis différent.

Oublie ça.

Tu n'as pas de casier.

Tu n'as jamais été en prison.

C'est pour ça que tu pars.

Jamais je ne me marierais ainsi.

Non, je ne crois pas non plus.

- Tu lui dirais. - Et puis, ce serait fini.

Non, pas si elle t'aime assez.

Je chante une chanson sur l'homme, dont nous rêvons toutes.

S'il venait, il nous apporterait le bonheur ou la misère.

Ce serait le paradis de toutes façons.

On l'appelle vaurien, et il n'est pas grand chose

mais j'ai le sentiment bizarre

que c'est lui qu'il me faut.

Dans le bouge du port, où voyous et vagabonds...

font des plans sinistres, vint un étranger mystérieux...

avec dans ses veines le sel de la mer.

Bien qu'il semblait prendre le mauvais chemin

dans un monde d'hommes oubliés...

Le voir me fit tellement d'effet

que j'ai dit tout de suite

Bon sang! Remue-toi!"

C'est ça, l'amour.

Il n'y avait pas le moindre doute.

On l'appelle vaurien,

et il n'est pas grand chose

mais je suis sûre

que c'est l'homme qu'il me faut.

Mais un jour viendra

où il mettra les voiles

sans même dire au revoir.

Je le maudirai,

et je l'enverrai au diable

mais je lui appartiendrai

jusqu'à ma mort.

Et là, perplexe

je regarderai la mer déserte

et je dirai toujours qu'il

était l'homme qu'il me fallait.

Tu crois qu'une fille m'en voudrait,

si elle savait que j'ai changé?

Tu trouveras quelqu'un.

Il faut y aller pour que tu choisisses une place.

Il paraît qu'au-dessus des roues, on est moins bien.

Entendu, viens.

- Je vais m'arranger un peu. - Très bien!

Ignore-le, ne fais pas attention à lui.

- Ne t'inquiète pas. - J'en ai pour une minute.

T'es toujours assis.

Tu vas le sentir passer.

Ne le regarde pas, il veut t'embêter. Ignore-le.

- Viens. - C'est bien.

D'accord, viens.

Il a dû s'évanouir. Viens, partons.

Attention au départ.

Au revoir!

Au revoir!

Joe!

- Chérie! - Joe!

Tu ne voulais pas me demander en mariage?

- Quoi? - Car...

si tu veux, moi aussi, je veux!

Hé chauffeur, arrêtez! Stop!

- C'était un trajet formidable! - Ça commence bien.

- Tu n'as pas changé d'avis? - Non.

Ecoute, je ne veux pas te dissuader,

mais tu ne préfères pas attendre demain?

Non. Je me suis décidée.

Je suis loyal. Je t'accorde vingt minutes.

Tu n'essaies pas de rompre?

Helen...

C'est pour ça que je voulais partir. Je ne pouvais pas être avec toi,

ni te le demander.

Je sais, Joe.

Tu ne le regretteras pas, Helen.

Tu ne veux pas m'embrasser?

Allons nous marier tout de suite.

- Tout de suite? - Bien sûr!

- Ça peut se faire si tard? - Je ne sais pas

Les renseignements! Ils savent tout!

Oui, on peut tout leur demander.

- Autrefois, j'ai connu un garçon. - C'est maintenant que tu en parles?

- Joe, ce n'était qu'un garçon... - Je sais...

Désolé, je

Je pensais juste que je ne sais rien de ta vie avant et...

Et quoi, Joe?

Rien que penser à un autre, ça me rend fou.

Alors...oublions ça, tu veux?

Tu peux oublier ça, Joe.

- Il n'y en a jamais eu d'autre. - Tu vois, je le savais.

C'est ça qui est fou avec moi. Je sais toujours tout.

- Où trouver ces renseignements? - Dans le métro.

- C'est "à perpétuité". - Je sais.

Aucune remise de peine.

- Impossible de te débarrasser de moi. - Me débarrasser de toi?

Tu sais ce que tu représentes? Une nouvelle vie!

Avec toi, je peux oublier que j'ai été en prison.

Je ne suis pas si merveilleuse.

Toi? Tu sais quel genre de femmes un ex-taulard rencontre.

Des taulardes.

Si on est réduit à ça, autant rester en prison.

Je sais ce que tu vas dire.

Je les plains moi aussi mais je n'ai pas envie de les fréquenter.

Je suis peut-être trop méfiant.

La prison m'a rendu ainsi. Je ne leur fais pas confiance.

Joe...

je t'aime plus que tout au monde. Ne l'oublie pas.

Toi, je peux te faire confiance.

Jamais tu ne me mentiras.

Jamais tu ne me laisserais tomber. Allez, viens.

BUREAU DES MARIAGES ÉCLAIR OUVERT TOUTE LA NUIT

JUGE DE PAIX PRESENT

- Jusqu'où faut-il monter? - Tu vas réveiller ma logeuse!

- Pourquoi c'est pas allumé? - Elle me croit rentrée.

Je ne reste pas dehors si tard. Je me marie toujours l'après-midi.

- Chéri, tu es blessé? - Oui, mortellement.

Elle va t'entendre.

La statue de la Liberté.

Elle habite là, derrière.

- C'est joli chez toi. - Oui. Tiens!

Très bien.

Joe...

ne ris pas, ça porte bonheur d'être portée par-dessus le seuil.

D'accord.

- Ne te brûle pas. - Non.

- C'était ma dernière allumette. - A gauche, il y a une lampe.

Je crois qu'elle est là.

J'ai trouvé la lampe.

La statue de la Liberté!

Ça te plaît?

Le sol est si doux.

Levez-vous!

- Levez-vous et partez! - Dehors!

- Mme Levine! - Pas de ça! Dehors!

- Dehors! - Et ce voyou aussi!

- On s'est mariés aujourd'hui. - Vraiment.

Arrêtez avec ça! Je ne te crois pas.

Si c'était le cas, tu me l'aurais dit, Helen!

Je ne savais pas jusqu'à ce soir.

Regardez!

Comme c'est merveilleux.

Regarde, Abie!

Joe, voici M. et Mme Levine.

- Joe Dennis, mon mari. - Bonsoir.

- Enchanté. - Comment allez-vous?

Que le bonheur soit avec vous.

Merci.

Tu es un bon garçon,

et tu as épousé la meilleure fille du monde.

- Je le sais. - Maman!

- Vous allez habiter ici? - Bien sûr, ça va de soi!

C'est M. Kelly. Nous le dérangeons.

On le dérange!

Je vais le remettre à sa place.

Vous devriez dormir, au lieu de faire du bruit.

Six semaines de retard de loyer, et il ose se plaindre!

Les enfants, cette nuit faites autant de bruit que vous voulez.

- Viens, Abie. - Maman!

Je vais chercher une bouteille de vin, nous allons fêter ça.

Tu veux fêter ça, avec une bouteille de vin?

Vas plutôt chercher la valise.

Ma chérie, je ne t'aurais pas virée,

juste lui.

- Bonne nuit, les enfants. - Bonne nuit.

- Bonne nuit. - Allez, viens.

Bonne nuit.

- Je crois qu'ils t'aiment bien. - Et toi aussi.

- Allons ranger un peu. - Oui.

- Quel désordre tu as fait! - Moi?

- Oui, toi. - Jamais!

- Là, oui. - C'était pas moi.

- Oh que si... - Bon! c'était moi.

- Voici ton chapeau. - Merci.

- C'est quoi? - La salle de bains.

Et ça?

- Un placard. - Un placard...

J'ai l'impression qu'il manque quelque chose.

Il manque quoi?

Oui, tu sais bien.

Derrière toi.

Bien, tu devrais défaire tes bagages.

D'accord.

Je te donne un tiroir en haut et la moitié de celui du milieu.

Quel désordre!

COMMISSION DE SURSIS... ANNULE

C'était long à remplir.

- Je vais l'encadrer. - NE PAS SE MARIER

Eh oui...

Je vide le tiroir. Défais ta valise.

Ok.

COMMISSION DE SURSIS

Ne parlons pas au magasin de notre mariage.

Pourquoi pas?

Les employés ne doivent pas se marier entre eux.

C'est la règle.

Ah bon?

Je ne savais pas.

Bizarre...

Ça ne ressemble pas à Morris.

Eh bien...

Nous le savons.

Pas vrai?

NE VOUS MARIEZ PAS

Bonjour, Helen.

Bonjour.

Vous habitez à la même adresse?

Oui, chez Mme Levine. C'est drôlement bien chez elle.

J'espère bien.

Je vous rendrai visite. Mercredi.

Au revoir.

Se teindre au henné en mangeant, c'est pas facile.

- Salut Nellie. - Salut.

- Salut Gladys. - C'est pas son nom.

- Non? - Non.

Daisy, n'est-ce pas?

- Ça me revient: Elsie. - Helen!

Comment ai-je pu oublier?

- Pardon. - Pas grave.

- Tu sors ce soir, Nellie? - Pas avec toi, je dois étudier.

- Peut-être avec Helen? - Je regrette, je ne peux pas.

- J'ai un rendez-vous. - Vous pourriez l'annuler?

Tu n'es pas seul au monde.

Ah, mon rinçage au henné.

- A quoi bon cette remarque? - A rien. Elle voulait m'aider.

Déjà jaloux?

Non, si tu sors avec moi, Gladys.

Même pas... pour un voyage de noces?

D'où sortirais-tu l'argent?

J'ai rendu mon billet pour la Californie.

Tu es fou!

Vas-y, mon petit, choisis la destination.

Allez!

Voyons!

Pommes de terre, pieds de porc, dinde, œufs, boulettes de viande...

Qu'as-tu, Joe? poisson à la crème, saumon, hareng, sardines.

- Tu n'aimes pas les poissons? - Non, c'est eux qui m'aiment.

Ils me suivent comme des chiens.

- Le plat principal? - Non, que des entrées.

Nous mangeons en Italie.

- Ne les coupe pas, enroule-les. - Quoi?

Regarde, comme ça. C'est simple.

Tu les enroules, et tu fais comme ça.

Hé! Un hareng de Suède m'a fait signe.

S'il le refait, frappe-le. S'immiscer ainsi entre nous...

Je pourrais continuer, mais je n'en peux plus.

Manger avec des baguettes, ça me remet en appétit.

Viens lire ton avenir.

Ça dit quoi?

Ta vieillesse sera bénie par dix fils fidèles.

Dix?

Fabriqué par la Compagnie des Pâtes.

Viens.

Partons d'ici.

- C'est quoi? - Une crêpe.

- Une crêpe? - Oui.

Je l'achève moi-même.

C'est elle qui nous achève.

Regarde! D'abord le citron...

- après la compote. - Tu l'aimes, ta crêpe, Joe?

J'aime quand tu vas bien.

Qu'y a-t-il?

Pardon.

Je te verrai au magasin.

- Qui c'était? - Des types...

Ça alors! Je n'aurais pas deviné.

- Je regrette. - Non, c'est moi qui regrette.

Je ne suis pas curieuse, mais tu as l'air soucieux.

Joe, quand tu te fais du souci, je m'en fais aussi.

Nous sommes mariés.

A qui le dis-tu!

Partons.

Un beau voyage de noces passé à manger.

- Bonsoir, mes chers. - Salut.

- C'était bien! - Vous avez raison. Amusez-vous!

Quand j'étais jeune, je pourrais vous raconter...

Ça va. J'ai une surprise pour vous.

Quoi donc, Abie?

J'ai déjà une chambre simple pour ton mari.

Déjà? Nous nous sommes mariés hier.

Ça va, elle ne coûte que 4 $.

Mais nous...

J'ai fait déguerpir ce vaurien de M. Kelly.

Il criait pour avoir la paix.

Maintenant il l'a. A Central Park.

Une suite!

Je n'ai jamais eu deux pièces.

D'accord,

nous la prenons et l'utiliserons comme salon.

Et maintenant regardez la surprise, les enfants.

Venez! Regardez! Regardez!

- Tu aimes le poisson? - Bien sûr.

Joe adore les poissons et eux aussi l'aiment

- Ils le suivent partout - C'est notre spécialité.

Ça faisait longtemps. Asseyons-nous et mangeons.

Allons-y. Ils n'ont plus besoin de compagnie.

Bonne nuit, kinder. Et bon appétit!

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Oh, j'ai oublié de dire quelque chose à Mme Levine.

Enlève la baleine, avant mon retour.

- Mme Levine? - Oui?

Juste une minute.

- Pourriez-vous m'aider? - A quoi, ma chère?

Voilà, c'est que...

le magasin Morris vérifie que ses employés ne sont pas mariés.

Si quelqu'un passe, ne me trahissez pas.

Laissez-moi faire. Je dirai que vous êtes vieille fille.

- Mettez M. Levine au courant! - Mais qui travaille ici?

Quand le vérificateur se présentera, Abie se taira.

- Le menteur de la famille c'est moi. - Merci.

- Bonjour, M. Morris. -Salut, Joe.

- Bonjour, M. Morris. - Bonjour.

M. Morris.

- Votre femme va bien? - Maintenant ça va.

Merci de l'avoir changée de poste.

Les balles de tissu étaient trop lourdes pour elles.

- Ravi de voir qu'elle va mieux. - Merci, M. Morris.

- Votre femme travaille ici? - Oui, nous étions ici au verre.

Je croyais que les employés ne devaient pas se marier ensemble.

Quelle bêtise! Il nous a offert un frigo pour notre mariage.

On vous a embobiné.

Oui, je crois aussi.

BUREAU D'ETAT POUR LA REMISE DES PEINES

- Voilà, la dernière ligne droite. - Oui.

- Ça va le travail? - Oui.

Il devrait y avoir plus de Morris.

Vous vous êtes bien tenue. Continuez.

- Ne buvez pas. - Oui.

- Ne sortez pas. - Oui.

Ne tombez pas amoureuse.

- Non, Monsieur. - Ok.

Bonne nouvelle:

plus besoin de pointer chaque semaine.

Je vous verrai...

dans un mois, d'accord?

- Merci, M. Dayton. - Au revoir.

Au revoir.

Passe me voir à Thanksgiving.

Nous parlerons affaires.

Mes affaires, c'est vendre des articles de sport.

Toi!

Ne fais pas l'idiot!

J'aimerais que tu reviennes avec moi, Joe.

J'avais les flics sur le râble, et tu as mis les voiles.

Tu ressasses encore ça? J'avais mes raisons.

Je suis sur un gros coup.

Tu ne veux pas te faire du blé?

Ce club de golf coûte 14,70.

Trop cher pour moi.

Je t'attends pour Thanksgiving.

Je peux pas t'empêcher d'attendre.

POUR THANKSGIVING LE MAGASIN MORRIS EST FERME

- Tu es prête? - Presque.

C'était bien, hier soir.

J'aime bien être avec les Levine.

- Tu sais pourquoi? - Pourquoi?

Ils m'appellent "Mme Dennis".

Chez eux, pas de comédie à jouer.

J'aimerais monter sur le toit et le crier à tout le monde:

"Hé, je suis Mme Dennis!"

- Pourquoi ne peux-tu pas le faire? - Je te l'ai déjà dit.

Helen,

es-tu sûre que...

- Morris ne veut pas? - Oui, bien sûr.

Joe, peux-tu m'apporter une serviette?

Elles sont dans le placard.

- Tu ne les trouves pas? - Si, je les ai trouvées.

Qu'y a-t-il, chéri?

J'ai aussi trouvé des lettres.

- Des lettres? - C'est quoi?

Je ne me souviens plus...

On dirait des lettres d'amour.

- Je peux les ouvrir? - Non!

Je préfère d'abord les voir,

je n'en ai aucun souvenir.

Ok.

Ça ne me regarde pas, je suppose.

Voilà ta serviette. Le petit déjeuner est servi.

Tu ne manges pas avec moi?

Non, j'ai mal à la tête. Je vais aller marcher un peu.

- Mais il pleut. - Pas grave.

De plus, j'ai quelqu'un à voir.

Joe!

Hé vous! Vous mettez de l'eau partout!

- Que voulez-vous? - Je cherche Helen Roberts.

- Elle habite ici? - En effet.

Elle est là?

Si vous voulez la voir, pourquoi ne pas attendre en bas?

Vous vous croyez où?

C'est bien ici, mais j'aimerais voir Mlle Roberts.

Un peu de patience!

- Qui êtes-vous? - Dayton. M. Dayton.

Peut-être, mais attendez dehors...

Tout va bien. Je connais M. Dayton.

Merci.

- Je peux? - Merci.

- Du magasin. - Tout va bien.

Je n'aime pas les visites masculines chez des filles non mariées.

Je regrette, M. Dayton. Mme Levine est sévère.

- Asseyez-vous. - Vous êtes bien protégée ici.

- Sinon, ça va? - Oui, Monsieur.

Qu'y a-t-il avec Joe Dennis?

Quoi?

Vous le connaissez?

Oui...

C'est bien de dire la vérité.

Nous avons eu un rapport sur vous et Joe Dennis.

Vous avez...?

Vous prenez le métro avec lui pour aller au travail.

Il habite ici.

Voilà pourquoi.

Une mauvaise relation peut vous remettre en prison.

C'est contraire au règlement.

Dennis est une mauvaise relation. Il sort de prison.

- Joe Dennis? - Oui.

Je comprends que vous alliez ensemble au travail...

mais faites attention.

Je ne le verrai plus.

Et...

vous lui parlerez de moi?

Il pourrait le répéter à d'autres...

- au magasin... - Nous ne dénonçons personne.

Il n'y a pas de raison d'en parler à Dennis.

Vous n'avez pas commis de braquage.

Pas de souci, Helen. J'y vais.

Vous êtes une brave fille. Je vous soutiens.

Merci, M. Dayton.

Gardez courage.

Encore trois mois à me supporter.

Au revoir.

Au revoir.

Joe!

Qu'y a-t-il?

Je ne t'ai pas entendu revenir.

Donne-moi ton manteau. Tu vas prendre froid.

Un vieil ami est passé.

Nous avons parlé de toi.

Il nous a vus dans le métro.

Il vient de partir. Tu nous as entendus?

Non.

Qui c'était?

Où est ton chapeau, Joe?

Tu ne m'as pas répondu.

Ah, cet homme? Je le connais du magasin.

Pauvre gars...

Ton manteau met de l'eau partout.

Sa femme est malade, lui sans travail,

je lui ai prêté 5 $.

Je me suis trouvée très généreuse.

Je mets ça dans la salle de bain.

Je ne pensais pas revoir mes 5 $,

et le revoilà aujourd'hui.

Pourquoi Mme Levine dit que c'était un espion du magasin?

Je ne sais pas.

Si c'était un ami, pourquoi as-tu fermé la porte?

Ah oui, la porte!

Tu insistes sur tout!

Pourquoi dois-je savoir, si j'ai fermé la porte?

Joe,

que t'arrive-t-il? Tu es si différent...

Qu'ai-je fait?

Qu'ai-je pour que tu sois si méfiant envers moi?

Dis-le-moi.

Eh bien, c'est...

J'ai appris par hasard...

Helen, Mc Tavish et sa femme travaillent au magasin.

Et tu m'avais dit...

C'est ça ton problème? Alors écoute:

Mme Mc Tavish est une parente de la femme de M. Morris

- Ah oui? - Bien sûr!

Morris était bien obligé de faire une exception, non?

Que tu es bête, mon chéri...

Je suis si fou de toi!

Et moi aussi de toi.

Ce n'est pas toi et ce n'est pas moi,

c'est toi et moi!

Je fais une petite réunion chez moi ce soir, Gimpy.

Une dinde et tout ce qu'il faut.

- J'aimerais bien que tu viennes - Merci, Mick, mais

- Je... Je ne peux pas. - Et amène Joe.

Joe ne viendra sûrement pas avec nous. J'en suis sûr.

- Tu viens et tu l'amènes, compris? - Oh, Mickey...

Tu ne voudrais pas qu'on se fâche, hein , Jim?

Je n'ai rien dit à propos de ce casse à Detroit.

- Mickey, tais-toi! - Parce que je t'aime bien.

Mais si je ne t'appréciais plus...

Très bien. Quoi?

Quand tu viendras ce soir, tu amèneras Joe, vu?

Il y aura plein de beaux cadeaux.

- Avec les vœux de M. Morris. - Merci! Joyeux Noël!

Merci! Joyeux Noël!

Avec les vœux de M. Morris.

- Joe! un petit verre, ça te dirait? - Je dois rentrer.

Heu... J'ai un rendez-vous.

Les femmes n'aiment pas qu'on rentre trop tôt le soir de Noël.

Elles ont des choses à faire.

Tu sais... Empaqueter les cadeaux

Joe, on arrive plus à se voir ces temps-ci et tu sais...

Je suis seul pour le soir de Noël.

Ok, Gimpy, mais pas longtemps.

C'est drôle...

Noël dernier, en prison, je regardais dehors...

Je pensais devenir fou, si je ne sortais pas.

Maintenant je suis dehors...

et je ne sais pas...

Quand j'y pense,

J'étais bien dans ma petite cellule

Ma femme m'envoyait un gâteau.

Les matons me le donnaient pas de peur qu'il y contienne une scie

S'ils avaient su...

J'aurais pu me libérer avec le gâteau.

Et quel cuistot!

Le souvenir du poulet à Noël.

Une fois l'an.

On y pensait dès le quatre juillet.

C'est marrant!

Maintenant on mange du poulet quand on veut.

C'est plus si bien.

Et pas de femme pour vous sermonner

Pourquoi on se marie d'ailleurs?

Un idiot a mangé une pomme, et depuis nous avons mal au ventre.

Cinq ans sans qu'elle me parle.

C'était le bon temps...

- Nous étions une bonne bande. - On est toujours ensemble.

C'est bien ainsi! On doit se serrer les coudes!

Seul, on ne peut rien.

Vous vous souvenez de celui qui était arrivé à Noël?

- Oui, vous vous souvenez? - Oui.

- Je l'ai vu à la cantine. - Personne ne le connaissait.

Il avait une réputation de caïd.

- Les surveillants ne disaient rien. - Puis après l'extinction des feux...

Oui, nous avons commencé.

Tu m'entends?

Tu m'entends?

Pas de risque?

Pas de risque.

Toi, le nouveau...

Qui es-tu, l'ami?

Qui es-tu, l'ami?

- Le n°1! - Le n°1!

Le n°1!

- Le grand caïd! - Ils ont fini par l'attraper!

On l'a mis en tôle!

Tu as pris combien?

Tu as pris combien?

Cinq ans.

Cinq ans.

Cinq ans, c'est pas si long.

Cinq ans, c'est pas long?

Cinq ans, ce n'est pas long...

Cinq ans, ce n'est pas long...

C'est toute une vie! Cinq ans séparé de tout...

De la lumière, de la musique, des belles gonzesses!

Enfermé comme un rat!

Ça me rend fou! Il faut que je sorte!

J'ai un tas d'argent, et aussi un avocat!

Je vous le dis! Je vous dis: Il faut que je sorte!

Il faut que je sorte!

Tu nous entends? Mets-toi avec la bande!

Et la bande se met avec toi!

- Vous m'entendez? - Bien sûr, on t'entend!

Pas de risque?

- Pas de risque! - Donne-nous un signe!

Un scotch et une bière pour Joe.

- La même chose pour les gars. - Gimpy est là!

- Salut, les gars. - Salut, Joe.

Salut, Joe.

- Salut, Joe. - Quand je traîne avec vous...

- Salut, Joe. - et que je vois vos tronches...

- Salut, Joe. - Je me sens comme autrefois.

Salut, Joe. Mets-toi avec la bande!

Je me sens à nouveau de la bande.

- Mets-toi avec la bande! - J'ai trouvé un métier honnête.

Oui, mets-toi avec la bande!

Je me sens à nouveau de la bande.

Une fois avec nous, toujours avec nous! En taule, tu étais notre copain!

- Tu es de la bande! - Tu en fais partie!

- Ça ne va pas. - Qu'y a-t-il?

- Ça veut dire quoi? - Quel est ce bruit?

- Qu'y a-t-il? - Pourquoi les matons s'agitent?

- Le n°1 trame quelque chose! - Il doit être fou!

- Que veut-il faire? - Il veut mettre les voiles?

- Oui, il fout le camp. - Pourquoi?

- Cinq ans, c'est court! - Il nous lâche.

- Il n'a aucune chance! - Il est fou! Ils vont le descendre!

- Il n'ira pas loin! - Il n'y arrivera pas!

Ecoutez!

- C'est bon! - Il est dehors!

Une voiture l'attend!

Hé, l'ami! Hé, patron!

Ils l'ont eu.

Il n'a pas réussi.

Ça ne marche pas quand on est seul. Même le patron l'a vu.

- Oui. - Pareil pour toi, Joe!

La bande, c'est pour toujours. C'est pour ça qu'on est là.

- Raconte-lui, de quoi il s'agit. - Joe, c'est un gros coup.

- Viens avec nous. - Nous dévaliserons le magasin.

- Chez Morris? - Oui! Une fortune nous attend là-bas!

- Des fourrures et de l'argent. - Vingt à trente mille!

- Nous y travaillons pour presque rien! - Vous n'y pensez pas!

- Faire ça à Morris! - Qu'a-t-il fait pour nous?

- Il vous a donné une chance! - Il s'est fait du blé sur notre dos!

Nous avons même reçu 10 $ pour Noël.

- Viens Joe, viens avec nous. - Oui, Joe!

- Allez, Joe. - Les gars te suivront.

Mais je ne veux pas, je viens de vous le dire.

Il a peur que sa copine n'aimerait pas ça.

- Helen n'aimerait pas ça. - Cette petite hypocrite!

- Ça veut dire quoi? - Qu'essaies-tu de faire?

Vous montez un spectacle ensemble...

ou elle se moque de toi?

Elle fait attention à son sursis!

Ça serait bête, si elle ne le faisait pas.

Son sursis?

Elle t'a rien dit?

J'ai connu sa voisine de cellule.

Tu ne savais pas?

Elle s'est payé ta tête, tout ce temps?

Je n'ai rien dit, Joe.

Je le savais!

Je savais que quelque chose ne tournait pas rond.

Pourquoi me l'avez-vous dit?

J'étais heureux comme ça!

Reviens, quand tu seras calmé! Nous t'attendrons!

Ça c'est un gâteau! Il fond dans la bouche!

Merveilleux!

Mais tant d'œufs, de sucre, de beurre, et de chocolat...

- Je ne sais pas. - Ça va.

C'est notre cadeau de Noël pour toi et Joe.

Merci, Mme Levine.

Tu n'as pas l'air bien, mon ange.

Mais je vais bien.

Tu lui as déjà dit?

Ce soir.

Comme il va être content!

J'ai la chair de poule! Je pars chercher les ingrédients.

Mais n'oublie pas: le plus important est de pétrir.

Tu dois le pétrir, pétrir et pétrir.

- Salut, chéri. - Salut.

Je ne peux pas t'embrasser, sinon il retombe.

- Fatigué? - Pas trop. Où est le journal?

Sur la chaise.

J'ai presque fini, chéri.

Il sera très bon, j'espère.

C'est l'arrière-grand-mère de Mme Levine qui l'a inventé.

Ah bon? Ça fait combien d'années?

Plus de cent ans, je crois.

Mme Levine... Quel âge peut-elle avoir?

Je ne sais pas, tu en penses quoi?

Elle me l'a dit, quand j'ai emménagé.

T'es là depuis combien de temps?

Environ six mois. Je me souviens qu'elle m'a...

T'avais été condamnée à combien?

Trois ans.

Salut Joe, rentre.

N.G. BORTON AVOCAT

Vous avez payé une avance,

je suis à votre disposition à partir de maintenant.

En cas de problème.

Mais que ce soit clair,

notre arrangement n'est valable que pour vous.

Bien sûr, c'est clair.

Comme vous disiez: 1.000 $. Vous verrez: le compte y est.

Bien sûr, sinon je ne suis pas votre avocat.

Et rappelez-vous: S'il n'y a pas de pépin,

je garde quand même l'argent.

Bien entendu!

- Au revoir. - A bientôt!

J'espère que non.

A plus tard.

Oui?

Que se passe-t-il, Borton?

Qui?

Mickey Bane?

- Tout va bien, Joe? - Tout va bien.

Tu as un bavard pour le cas où ils auraient un pépin?

Bien sûr! Tout est prêt pour mercredi soir.

Attends.

Avec ton plan, c'est un jeu d'enfant.

On entre et on se sert.

Fais ce que je t'ai dit et ça ira.

Allons-y!

Reste ici. J'ai pas besoin de toi.

Je ne dis pas que tu as tort, Joe

mais tu m'as perturbé.

- J'ai été clair. - Bien sûr.

Je te retrouve à l'arrière du magasin à minuit.

Ce n'est pas pour ça.

- Quoi alors? - D'accord, je suis bête, Joe...

C'est pour ça que je dois te croire.

Tu m'as fait croire quelque chose et maintenant tu dis l'inverse.

- Tu trouvais M. Morris formidable. - La ferme!

Maintenant, on peut le dévaliser.

Fiche-moi la paix avec ça, compris?

D'accord!

On se verra demain.

Laisse tomber!

Ah bon? Qui dit ça?

C'est le patron qui dit ça.

Le patron?

On pourrait s'arranger?

- Peut-être travailler ensemble? - Le patron ne veut pas.

Pourquoi pas? J'y serais prêt.

Qu'a-t-il contre moi?

Il ne t'aime pas.

Joe!

Joe, si tu ne me parles plus, je dois te parler.

C'est horrible de vivre avec celui qu'on aime...

sans dire un mot.

Je ne te reproche rien.

J'ai préféré ne rien te dire,

mais c'était une erreur.

Je ferais tout pour réparer ça.

Helen, on te demande au téléphone.

Ok, qui est-ce?

Il dit qu'il est un ami de Joe.

- Allô? - Allô.

- Helen Roberts? - Que voulez-vous? Qui êtes-vous?

Peu importe.

Je suis un ami de Joe, et je vous donne un conseil:

Ce soir, vous devez sortir avec Joe,

et rester avec lui.

- Quoi? - Une femme sait faire ça.

- De quoi parlez-vous? - De Joe!

- Qui êtes-vous? - Qu'importe.

Faites-le, sinon il aura des problèmes.

- Pas seulement avec M. Morris. - M. Morris?

Gardez Joe avec vous...

Pour qu'il ne soit pas impliqué?

- N'est-ce pas? - Oui... non... euh!

Vous êtes toujours là? Ecoutez!

- Gimpy! - Ne lui dites pas que j'ai appelé.

M. Morris, je suis Roberts, du rayon des chemisiers.

- Je sais. Asseyez-vous. - Merci.

Vous devez être occupé. Je n'aurais pas...

Si je n'étais pas venue vous voir tout suite...

- je ne l'aurais pas fait. - Continuez...

M. Morris, si dans votre vie il y a une partie pourrie,

qui gâche tout le reste...

qui va jusqu'à menacer votre vie...

ne faut-il pas alors couper cette partie pourrie...

- même si ça fait mal? - Je pense que oui.

Moi aussi. Voilà pourquoi je suis ici.

Salut.

- Tu es quand même venu? - Pourquoi dis-tu: "quand même"?

- Rien du tout. Ça m'étonne. - Si tu veux abandonner, dis-le.

- Non Joe, je ne veux pas... - Alors arrête et viens.

C'est Monohan. Tout est calme.

- Un piège. - On est cuit!

- La copine de Joe. - Ta copine, Joe.

- Une traitresse! - Silence!

Un sale petit espion.

J'ai dit: silence! Prenez leurs armes.

- Je crains les chatouilles. - Où est ton flingue?

C'est un héritage.

Celui-là n'en a pas.

Alors tu as eu un moment de lucidité.

Vous avez l'air malin.

Ma femme voulait que je collectionne des timbres.

Mais allez savoir pourquoi, je collectionne les idiots.

J'aurais découvert le pot aux roses, même sans cette jeune dame.

Si vous pouvez corrompre un gars pour 50 dollars,

vous croyez que je ne peux pas faire de même pour 55?

Mais bon dieu, Gimpy, baisse tes mains.

- Tu me rends nerveux. - Merci, M. Morris.

Et la loi dit que les types inutiles comme vous,

il faudrait les mettre en prison aux frais des contribuables.

Vous ne vous en sortirez pas si facilement,

je paie déjà assez d'impôts.

Vous allez travailler pour gagner votre vie, tout comme moi.

Helen m'a convaincu de ne pas vous mettre en taule.

J'ai fait de mon mieux pour vous.

et ça n'a servi à rien.

Elle m'a demander de tenter sa chance.

Elle croit pouvoir vous mettre face à la réalité.

Mais j'en doute.

Peut-être refuserez-vous moins d'écouter ses leçons que

les miennes, qui suis votre employeur.

Vous voulez des gardes?

Vous êtes sûre?

Alors écoutez-moi...

Je m'en vais maintenant.

Mais celui qui s'en va sans l'autorisation de Mlle Roberts

ira en prison pour le casse de cette nuit.

Je sais qui vous êtes, et je veux voir chacun d'entre vous

au travail, demain matin, à huit heures.

Et pas avec trois minutes de retard.

Allez, les gars.

Et après, en partant, éteignez la lumière.

Il est givré, celui-là!

L'idée de revenir ici à huit heures du matin ne me plaît pas.

Ce casse n'a pas marché, le prochain marchera peut-être mieux.

Asseyez-vous.

- Que veut-elle? - Tu n'as pas entendu?

- J'ai dit: "Asseyez-vous". - Dis donc, Joe...

Allez, va.

Mettons nous à l'aise, les flics attendent en bas.

Ecoutez, ce que j'ai à vous dire est simple.

Vous auriez dû l'apprendre à l'école, où nous sommes tous allés.

J'y ai appris quelque chose, mais ce n'est pas le cas de tous.

Quelque chose que vous connaissez et qui vous fait rire...

chez des réformateurs ennuyeux

et dans des éditoriaux bavards.

C'est une vieille citation...

qui dit:

"Le crime ne paie pas."

Pas seulement, parce que vous vous faites prendre et êtes punis

parce que vous n'êtes pas toujours pris.

Ou parce que ça détruit ce qu'il y a de bon en vous

car nombre d'entre vous s'en ficherait

mais...

parce que c'est pas rentable.

Le vol vous rapportera peu!

Ah bon?

Nous aurions gagné 30.000 dollars!

15% de 30.000 dollars!

Voilà ce que le receleur vous aurait donné, pas un cent de plus.

Shifty nous aurait donné 25%.

Non, 15%, et pas plus.

Je connaissais des gars plus importants que vous,

C'est tout ce qu'il leur donnait.

Je peux vous expliquer ça mieux

Je vais le prouver noir sur blanc.

Vous estimez le butin à 30.000.

Ok...

Le butin... 30.000.

Le receleur vous aurait donné 15%.

15% de 30.000 ça fait...

4.500. Je l'écris ici.

Et les dépenses ici.

La voiture pour la fuite... combien?

1.000.

La voiture pour la fuite... 1.000.

Vous la revendrez pour la moitié. Donc 500.

Vous auriez pu la voler.

Mais votre chef ne voulait pas avoir une voiture volée sur les bras.

Bien sûr, nous l'avons toujours volée!

Imagine ça, acheter une voiture!

Les camions, pour le butin.

Au moins 200 chaque pour les cacher. C'est risqué.

Combien?

- Combien? - Je ne sais pas.

- Joe s'en est chargé. - Joe?

Ok, j'estime qu'il vous en fallait deux.

Trois donc.

Vous avez graissé la patte aux gardiens.

M. Morris leur a dit qu'ils ne garderaient leur boulot...

que s'ils faisaient semblant que personne n'était au courant.

Trois gardiens, à 100 chacun.

Ça fait 300 dollars.

Les deux magasiniers du département fourrures ont avoué.

Les s... ! Je leur faisais confiance comme une mère.

Ils n'allaient risquer de perdre leur boulot pour 50 dollars.

Ça fait encore 100.

Les tickets pour la fuite. On va les compter ensemble.

1, 2, 3, 4... vous êtes huit.

Joe ne partait pas.

Vous êtes huit. 40 chacun, j'estime.

Disons 300.

Les outils, l'argent pour le médecin...

les flingues et tout le reste, que je ne compte pas.

Attention! Il y a encore le bavard.

On n'a pas d'avocat à moins d'une brique.

C'est le prix habituel.

Maintenant, voyons...

2.800... 45 moins 28 ça fait...

1.700 dollars.

Et maintenant pour le patron.

Vous croyiez que M. Morris vous volait.

avec un salaire trop faible pour votre travail.

Vous ne voulez plus travailler pour lui.

Mais il y a toujours un patron.

Vous avez remplacé M. Morris par un autre patron.

Et il ne paie pas les salaires avant d'avoir son bénéfice...

Il encaisse d'abord son bénéfice,

et vous vous partagez le reste.

- Il prend un tiers, pas vrai? - Oui.

- Oui! - C'est vrai.

Un tiers de 1.700 ça fait... 5... 6... 6... 6... 6...

566 dollars et 66 cents. Voilà la part du patron.

Soustrait des 1.700 ça fait...

4... 3... 3... 3... 1... 1...

1.133 $ et 34 cents, à partager en huit.

En dix! Il y a deux gars avec le patron.

Ça facilite les calculs.

113 $ et 33 cents pour chacun d'entre vous.

Et pour 113 dollars et 33 cents,

vous n'avez plus de boulot, de maison et les flics vous traquent.

Tôt ou tard, vous irez en prison.

Certains pour la 2è fois.

Une autre fois et vous y restez.

Il faut être idiot pour croire que le crime rapporte.

Les grosses pointures se font bien plus!

Mais pas les petits voyous comme vous.

Ce sont des politiciens.

Qu'est-ce qu'ils fabriquent??

Sors de là!

Rentre!

Je t'avais dit que le grand chef ne t'aimait pas.

Dans la voiture!

- Hé, la frangine, tu es ok. - Pas vrai, Joe?

Joe, pourquoi tu nous as pas tout expliqué, comme Helen?

- Là, on a compris. - Il ne savait pas.

J'ai cherché à te le dire mais tu n'écoutais pas.

Tu lui disais la même chose qu'à nous, mais il n'écoutait pas.

Joe est difficile.

Si j'avais une nana comme ça, je ferais pas ça.

Où l'as-tu trouvée, Joe?

- En taule. - Joe!

Elles deviennent malignes là.

Assez pour pousser un type comme moi à l'épouser.

J'étais pas un cadeau non plus, mais je te l'ai dit.

Quand je t'ai épousée, je ne t'ai pas menti.

Tu peux être fière de toi.

Oublie que je t'ai épousée!

- Frangine, reste ici. - Laissez-moi partir.

- Mais écoute! - Laissez-moi!

Joe, t'aurais pas dû lui parler comme ça.

Tu devrais la remercier au lieu de la bousculer.

Tu lui as fait du mal, Joe. Tu as vu son visage?

Un gars a le droit d'engueuler sa nana mais

- devant les autres. - Ferme-la, tu veux? Ferme-la!

Je te comprends, Joe.

C'est dur d'avoir une femme si intelligente.

Fermez-la! Arrêtez! Tirez-vous!

- D'accord, venez! - Mais écoute!

- Non, laissez-le seul. Venez! - D'accord, Joe. D'accord.

M. Morris nous a dit de le faire.

Où veux-tu aller?

Ailleurs!

Et Joe n'en sait rien? Je le vois bien!

Je ne te laisserai pas faire!

Tu n'as pas le droit de priver Joe de son bébé.

- Joe ne sait pas pour le bébé. - Il n'est pas au courant?

Non. Et j'en suis bien contente.

Ça lui évitera des soucis.

Mais que veux-tu faire?

M'occuper seule du bébé, d'autres l'ont fait.

J'aimerais donner la fessée à ce Joe.

Tout est de ma faute.

Vous ne comprenez pas Joe.

Je lui ai menti. Il ne le supporte pas.

Il a découvert la vérité.

UN FLACON DE PARFUM: 15 $ + 30 CENTS D'IMPÔT = 15,30 $

Helen!

Cher Joe, je regrette de t'avoir trompé comme tu dis

Mais je croyais que c'était la seule façon de conserver mon seul bonheur

Je suis partie pour que tu ne te fasses plus de souci.

Elle était ici ce matin, quand je suis arrivé.

Elle n'avait personne d'autre à qui parler.

Mais où est-elle?

Elle veut que personne ne le sache.

Mais c'est ma femme, M. Dayton! On est mariés!

Votre mariage n'était pas légal.

Un libéré sur parole n'a pas ses droits civils.

Les contrats qu'ils signent ne sont pas valides.

Vous êtes délivré du mariage, où elle vous a entraîné.

- Vous êtes libre. - Je ne veux pas l'être, compris?

Je veux ma femme! Dites-moi où elle est.

Je regrette, elle ne veut pas vous voir. C'est mieux ainsi.

Vous l'avez remise en prison?

Parce qu'elle m'a épousé.

Non, elle n'est pas en prison.

Nous ne voulons pas que son bébé naisse en prison.

- Vous avez dit: "son bébé"? - Effectivement.

- Tu as vu les journaux? - Non. Joe?

- Mickey! - Mickey?

TROIS MORTS DANS LA GUERRE DES GANGS

Mon Dieu, ça aurait pu être nous.

Salut, Joe.

- Content de te voir. Je pense... - Je sais ce que tu penses.

Ecoutez, les gars, j'ai besoin de votre aide.

- T'as un sacré culot! - J'arrête, Joe!

T'as vu ça?

Vous m'avez mal compris.

Je voudrais que vous m'aidiez à trouver...

Helen.

- Elle est partie. - Helen? Partie?

Tu n'aurais pas dû la traiter comme ça.

Toi, tais-toi! Ce qui est fait, est fait.

Je dois la trouver, et lui parler.

Si elle est en ville, nous la trouverons.

Bien sûr! si elle ne nous avait pas parlé...

- on serait peut-être mort. - On va mettre la ville sens dessus dessous

- On va faire les flics. - On va la trouver, Joe.

- Bien sûr! - On va prendre nos jours de congé!

ARMEE DU SALUT FOYER POUR FEMMES

ONCLE IKE, PRÊTEUR SUR GAGES

BUREAU DE PLACEMENT

Il faut que je la trouve.

Il faut que je la trouve.

- Où étais-tu? - Tu ne nous as pas aidés...

Vous vous êtes servis de vos jambes, moi de mon cerveau.

Ah oui! Ton quoi?

J'ai réfléchi.

Si j'étais une femme qui attend un bébé,

j'irais où?

Dans une parade de monstres.

- A l'hôpital. Voilà, où j'irais! - On a déjà essayé.

- Mais moi, au bon moment. - Gimpy!

Tu veux dire que tu l'as trouvée?

HÔPITAL

M. Dennis?

Lequel est M. Dennis?

Tout s'est bien passé.

Et votre femme veut vous voir. Suivez-moi.

Voilà ce que je t'ai apporté.

Joe...

- Il est avec les infirmières. - Il?

Joe.... j'ai réfléchi.

Tu crois pas qu'on devrait se marier?

Ainsi, je vous déclare mari et femme.

Ils arrivent...

Allez, préparons-nous.

Félicitations!

- Où est Gimpy? - Oui, où est Gimpy?

Il a le droit de savoir ce qui se passe.

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