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Zulu
...
- J'ai vécu ici avec ma mère. - On l'avait assassinée.
- J'étais là ? - Vous aviez disparu.
-Qu'est devenu son corps ?
-Vous pourrez récupérer ses affaires.
-On est à la recherche de cette femme qui se trouve être ma maman.
- Vous vous souvenez de son nom ? - Suzanne Grant.
-Elle a un frère, Léon Grant.
-Avez-vous gardé les affaires de ma mère ?
-Peut-être au grenier.
-Pourquoi
Tu fais tout ça ?
-T'auras pas la paix tant que t'auras pas réglé tout ça.
- Le plus âgé, c'est le plus sage. - Vous savez parler aux femmes !
-On touche pas
aux enfants. Ce sont nos rois. - J'ai dit au revoir
à mes fantômes.
Et ça, c'est vraiment grâce à vous.
-Tes 3 collègues sont des losers.
Là, tu vas retrouver Benjamin ?
-Tu laisses partir le petit. Maintenant !
-Tu bouges pas !
Tir.
-Ben ! Ben ! S'il te plaît.
-Allez, Lou, on est un peu en retard.
Viens.
On met le petit sac ?
D'accord ?
Je t'ai mis tes petits biscuits préférés à la noix de...
- Coco. - Coco.
Bonne journée, Lou.
Tu dis bonjour ? - Bonjour.
-Viens. Bonne journée.
-Au revoir.
-Oh, c'est mignon.
-Bonjour, princesse.
-Ca, c'est mignon.
Qu'est-ce que tu fais là ? - J'ai pensé que t'aurais envie
Que je t'emmène au boulot. - A fond !
Oh, merde.
Oh, merde !
Attends. Pousse-toi.
Dégage !
Merde !
- M. Darius ? - Oui ?
- Vous pouvez y aller. - Merci.
-Bonjour, commissaire.
-Salut, Duchesse.
-Petite nuit ?
-Ouais.
Et ton boss ?
Une femme crie.
-Votre bureau !
-Pardon. Pardon.
Poussez-vous.
Qui, ici,
La connaît ?
- Ca va ? - Oui.
-Hé ! Arrêtez de raconter votre vie, vous me cassez la tête !
Driss, je disais, là,
Ça fait trois fois que les keufs, ils descendent.
Donc, on va bouger les stocks.
Farid va s'en occuper. Driss va t'aider.
-Vince, je le fais seul.
-Qui décide ? Toi ?
- Non. - Fais voir
ton portable.
Mm.
Vas-y, sortez, là.
Sortez tous !
Pas toi, Driss.
Viens.
Ca va ?
- Ben ouais. Pourquoi ? - Parce que t'as
Une sale gueule. - Je dors pas bien en ce moment.
-Tu dors pas bien ?
Bouge. Je te vois tout à l'heure.
-"Commissaire, arrêtez de vous servir. Protégez-nous."
Vous avez entendu ce slogan dans les manifs des forces de l'ordre.
Il est évident que ce message s'adresse directement à nous,
Les supérieurs hiérarchiques.
D'ailleurs, la victime s'est donné la mort dans mon bureau.
Voici l'équipe.
Marijo, tu les connais.
Mathilde Vincent, brigade criminelle.
Bruno Servin des Stups. Jean-Michel Prost,
BAC de Lille.
Claude Dumas, chef des CRS
sur la région. - Y a pas
que nos agents qui se plaignent. - Non, mais vos services sont
Les plus éprouvants et comptent le plus fort taux de burn out.
Pour l'instant, la thèse du suicide est privilégiée.
Une collègue s'est donné la mort, ici, pour dénoncer
ses conditions de travail. - On ne sait pas qui est la victime.
L'enquête n'est pas encore ouverte. - Si. Elle l'est.
-Tu vas pas
filer ça aux stagiaires de Darius. - Tu sais ce qu'elle te dit...
-Marijo !
La victime n'ayant pas été identifiée,
L'équipe de Darius prend l'affaire.
Vous serez à leur disposition. - Ridicule !
-C'est comme ça.
On est tous
À votre service et je vous demanderai d'avancer rapidement.
-Allez.
Il gémit.
Ca va ? - Oui.
- Tu reconnais ? - Ouais.
-Bien, vous le savez, on vit donc une situation assez particulière.
Suite à cet événement terrible, on va essayer
de faire la lumière sur tout ça le plus rapidement possible.
Mais il n'y a pas que des mauvaises nouvelles.
-Commissaire.
-Le lieutenant Ferrer nous a fait une jolie cascade, il y a six mois
lors d'une interpellation. Son foie va bien. Merci pour lui.
Les quelques mois de convalescence lui ont rendu la ligne.
Grâce au sport et aux rendez-vous avec sa kiné, il pourra bientôt
lâcher ses béquilles. Il réintègre le service
malgré une impossibilité de terrain pour l'instant jusqu'à sa prochaine
visite médicale.
-Qui a décidé ça ?
-C'est moi... Après avoir écouté le rapport du chirurgien,
j'en ai parlé à Ben et on a décidé tous les 4, avec le commissaire,
après concertation,
qu'il serait réintégré aujourd'hui. - OK.
-Bien.
Ben, bon retour
Parmi nous. - Merci, commissaire.
Merci. Merci les gars.
- Contente de te revoir. - Merci, Fanny.
-Oh là là ! Cours pas si vite !
Viens là.
-Et ça, c'est quoi ?
- Oh ! - Je les ai lavés.
- Merci. - Tu touches pas plus qu'un stylo.
- Promis, Marijo. - Compris ?
- Ca va ? - Oui.
- Tiens. Ah, donne. - Merci.
On voulait...
Vous faire la surprise avec Darius.
-C'est bien. Comme t'as vu, on est bien surprises.
Je te rends tes clés, du coup. Je t'ai fait 2, 3 courses
Ce matin et un brin de ménage parce que je savais que tu sortais.
- OK. - Voilà.
-C'est un double,
Garde-les. - Si tu veux.
Ah oui, si, juste : jeudi à 16h30, il y a le rendez-vous ORL de Lou.
Comme normalement le jeudi, c'est moi. L'ordonnance est sur le frigo.
-OK.
Merci pour tout ça. - Pas de merci, Ben. C'est normal.
-Merci.
-Ah oui, je... C'est pas
Un peu tôt, là ?
Le plus important, c'est que tu prennes soin de toi.
Y a rien qui presse. - Non, ça va. J'ai besoin d'être là.
J'ai besoin d'être avec vous, de me sentir utile. Tout va bien.
Je vais bien.
- Tant mieux. Tant mieux. - Duchesse,
c'est bon ? - Chistera nous a briffés.
On n'a qu'à s'y mettre
tout de suite. - On l'a appelée
Marianne,
en rapport avec l'écusson bleu blanc rouge. Tout le monde
Est d'accord ? - Oui.
-On a une ligne directe au cas où
Un collègue la reconnaîtrait. Pour l'instant, y a eu aucun appel.
-Ca peut être une collègue d'une autre région.
-Le corps
ayant été trouvé ce matin, ça s'est passé cette nuit. Ben, tu récupères
les caméras
De vidéosurveillance ? - OK.
-J'imagine mal
Que personne n'ait rien vu. - Et pour le profil de Marianne ?
-Parente de flic,
ou ancienne flic.
-Ancienne, en mutation, démission. Bon, faut chercher de ce côté.
Vibreur.
-Oui, allô ?
Ah, déjà ?
-Vous étiez prioritaires. C'est la 1re fois que je suis pas obligée
De magouiller pour vous rencarder. - Tout s'arrange.
-D'après la PTS, l'uniforme de flic est un faux.
Marianne avait entre 32 et 35 ans. Les analyses révèlent
La présence de THC. C'était une fumeuse de pétards.
J'ai retrouvé du shit sous les ongles.
Un shit dont la concentration est 5 fois supérieure au shit normal.
- Ah ouais ! - Et les coupures,
Elles n'ont presque pas saigné. Elles ont été faites post mortem.
-C'est pas un suicide.
-Non. Mais on a voulu nous le faire croire. Regardez les traces
Autour du cou.
-Elle a été étranglée.
-Tu crois que j'ai besoin d'aide pour le chargement ?
Tu veux me la mettre à l'envers ?
-C'est Vince qui décide. Si ça te va pas, tu vois avec lui.
-Tu te prends pour qui ?
Ca fait 4 mois que t'es revenu, et tu veux faire le patron ?
-Je me prends pour qui ? Mais pour ton boss, mon petit Farid.
J'y peux rien si Vince croit que t'es pas capable de gérer seul.
Il me demande de t'aider, alors moi, je t'aide.
Et si t'es pas content, je m'en bats les couilles.
-Je sais pas encore à quoi tu joues, Driss, mais je vais trouver.
Tu pues.
Oui. Tu pues le mec qui veut la mettre à l'envers.
Et ça, ça, je suis pas le seul à le penser.
-C'est ça. Arrête de raconter de la merde et va porter tes cartons.
Casse-toi !
-A ce stade, le profil de Marianne est encore flou.
Si son uniforme était faux, alors comment est-elle entrée au SRPJ ?
Notre seule piste, c'est le shit qu'elle avait sous ses ongles.
Là, on se rapprocherait
de chez vous. - Non, à ce stade, ça concerne
la Crim' autant que les Stups. Je veux être dans la boucle.
-Et on partage l'info.
Mais il nous a semblé que cette concentration de shit
était très inhabituelle. Et on se disait qu'avec votre aide,
on obtiendrait une zone de deal
plus restreinte, ou un quartier. - Commissaire,
nous,
on a du boulot.
Et votre victime, si en plus, c'est pas une collègue...
-En attendant, on l'a retrouvée
Dans mon bureau.
-On doit explorer toutes les pistes.
C'est comme ça qu'on bosse. - Prenez Adama.
Il vient d'arriver. Vois ça comme un bizutage en règle, soldat.
Allez, on se casse.
...
-Oh là là !
- Bonsoir, Marijo. - Ma petite Lucie. Oh, mon Dieu.
- Ca va ? - Et toi ?
-Ca va.
-Voici le lieutenant Lacorderie.
- Enchantée. - Enchantée.
-Ma mère est décédée
il y a 3 ans. Marijo et elle se sont pas lâchées pendant...
J'ai 34 ans, donc... - Bon,
oublie tes calculs. Sa mère était pire que moi,
Question rentre-dedans.
- Ca existe ? - La terreur de la hiérarchie.
Il fallait pas nous marcher
sur les pieds. Sa mère a créé l'association des amies des forces
de l'ordre.
T'aurais dû reprendre la présidence.
-Difficile de passer après maman. Et être une petite main discrète,
Ça me va bien.
Tu connais un peu l'asso, Estelle ? - Oui. Vous faites un gros soutien
Pour les familles. - Familles, parents, amis.
On discute, on écoute. Ca commence par là.
On cherche des solutions pour que la vie soit... moins dure.
J'ai épousé un flic, donc j'en sais quelque chose.
-On a un problème
Qui touche à ces sujets-là. - Le corps retrouvé au SRPJ ?
-Tu savais ?
-Evidemment. Cette femme est déjà venue nous voir.
-Ah bon ?
On parle bien...
de cette femme ?
Elle, elle est pas flic. - J'étais pas aux dernières séances.
-Si y a des gens qui l'ont rencontrée pendant les séances,
Moi, j'aimerais bien leur parler.
Est-ce que tu pourrais
leur envoyer un message, leur expliquer le problème
et leur demander
de venir ici demain ? - Bien sûr. Pas de problème. Oui.
-Tu voulais me voir ?
-Les gars ont trouvé ça.
-Merci, Ronald.
Ca va ? Comment tu gères avec tout ça ?
-Je me suis toujours battu pour protéger mes gars, mais là...
C'est violent dehors, hein. - Oui.
-On n'a pas les moyens là où il faudrait. Et puis bon...
J'ai mon petit caractère, et mes défauts aussi.
-Tu dois te sentir directement pointé du doigt dans cette affaire,
Mais c'est pas anormal que le boss prenne pour toute la hiérarchie.
-On verra bien.
-Ronald, on a un problème.
-Quoi ?
-Ben a tenté de récupérer les vidéos de la nuit dernière.
-Et alors ?
-Toutes les caméras ont été coupées après 23 heures.
-Ca veut dire quoi, ça ?
-Aucune idée, mais ça veut dire quelque chose.
Gémissements d'efforts.
Ah, putain !
Ah !
-Donne tes mains.
On va faire comme ils ont dit à la clinique. Prêt ?
-Oui, vas-y.
Ben gémit.
Vas-y, pose-moi. Pose-moi.
Vas-y. Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y.
C'est bon, c'est bon !
C'est bon. Ah !
Je crois qu'on est bon, là.
-Attends.
-Ah !
- Ca va ? - Ouais. Merci.
-Ca va aller.
-J'espère.
-Mon oncle m'a raconté que ma mère,
le jour de ses 18 ans,
A claqué la porte de chez ses parents sans un mot.
-Comment elle s'appelait, ta mère ?
- Suzanne Grant. - Pourquoi elle a fait ça ?
-D'après ce que j'ai compris, son père était très dur.
A priori, elle en a eu marre, elle a foutu
Le camp.
- Il s'est passé quoi, après ? - Je pense qu'elle a rencontré
Ou suivi quelqu'un qui... lui a proposé un avenir différent.
-Chez ton oncle, t'as rien trouvé
Qui te permette de remonter une piste ?
-Si, il avait gardé pas mal de trucs.
C'était le...
C'était le jour où... - Où je me suis fait
Tirer dessus ?
-Ouais.
Il y avait notamment un béret.
Et sur ce béret, un écusson sur lequel figurait
Comme un numéro de brevet, un laurier et une étoile.
- Un soldat. - Parachutiste.
Chistera a ses entrées là-bas. Regarde, il m'a filé ça,
Ce soir. - Il va devenir quelqu'un de bien.
-Il est mignon, en ce moment.
-Yoann Richert.
Et il pourrait être ton père.
-C'est quelqu'un qui a connu ma mère
et qui sait peut-être
Où elle est partie.
-Il perçoit une pension
Et il y a même une adresse. - 12, rue des Postes, à Bouvines.
-Si tu connais l'adresse par coeur, c'est que tu comptes y aller.
-Je sais plus.
♪-Bon. Ca va ? T'en es où ? - Il est bizarre.
C'est tendu. Je comprends pas ce qu'il veut faire.
♪-Ca, j'en ai rien à foutre. T'entends ? Rien à foutre !
-Oui, je sais. Mais pour le rendez-vous, il est pas chaud.
♪-Eh bien, tu vas le chauffer. Tu te débrouilles.
♪Ne me laisse pas tomber.
♪Driss, je te fais confiance. On refait le point demain.
On frappe à la porte.
-Je te dérange pas ?
-Euh... Ben non.
Pourquoi tu... Tu veux rentrer ?
-Je me suis embrouillé avec Sam.
-Ah...
Ca arrive. C'est normal
de s'embrouiller avec sa meuf. - Du coup, je me suis dit que...
Je sais pas, vu que...
Vous vous entendez bien. Elle t'aime bien, hein... Quand même.
-Ben, je... Je sais pas.
Elle m'aime...
Elle m'aime normal.
- Normal. - On vit dans le même immeuble.
-Je me suis dit que peut-être...
T'avais de ses nouvelles.
-Mais comment j'en aurais si toi, t'en as pas ?
Non, je sais rien,
Mais... si j'entends un truc, je te dis.
Elle doit pas être loin, Samira. - Tu sais que je t'aime bien, Driss.
-Moi aussi, je t'aime bien.
On va la retrouver.
-Je vous présente
La capitaine Cantini, le lieutenant Lacorderie.
Marijo, Estelle, voici Isabelle Valence et Véronique Daltois.
C'est elles qui codirigent l'asso. - Enchantée, Véronique.
-Le pire, c'est que...
Le pire, c'est que Pierre
Était l'homme le plus doux que je connaisse.
Et... il s'est suicidé il y a 15 jours,
car il supportait plus la violence
sur le terrain.
Je reçois des messages dégueulasses
qui parlent de Pierre comme d'un CRS sans âme
qui casse du manifestant alors que...
Alors que c'est faux.
-J'imaginais pas
qu'il y avait eu
Autant de plaintes des collègues. - Et les caméras de surveillance ?
-Parmi ceux qui étaient présents,
N'importe qui aurait pu débrancher la console.
-Il faut que t'arrêtes de lire ces saloperies. Quitte les écrans.
C'est valable pour tout le monde.
La réalité, c'est vos proches, c'est vos familles.
Il faut que la frontière
Entre le dehors et le dedans soit très claire.
Il faut travailler sur soi
pour pas laisser le chaos
rentrer chez soi. Désolée, c'est un peu l'ascenseur
Émotionnel.
-Non, pas de problème, Mme Valence, on comprend.
On sait très bien ce que c'est.
Nous, on est là parce qu'il y a une femme
dont on n'a pas l'identité et dont les proches doivent se demander
Ce qui lui est arrivé.
Je voulais vous montrer son portrait,
Savoir si vous la reconnaissez.
-C'est Sam.
-Sam ?
Comme... - Samira.
-Son nom de famille ?
-La mère de Sam est sans nouvelles de sa fille depuis trois jours.
Je sais pas, mais à mon avis, il lui est arrivé quelque chose.
-Elle est des quartiers sud.
-Il faut
la retrouver. Vous faites des équipes de deux, de trois,
Je m'en fous.
On frappe à toutes les portes, on se renseigne.
-J'ai quelque chose.
Vous aviez raison.
Du shit filtré à 120 microns, on n'en trouve pas partout.
-Elle venait souvent ?
-Depuis 2, 3 mois.
- Et elle a dit pourquoi ? - Elle avait recroisé
Un amour d'enfance avec qui elle avait démarré une relation.
Un gars qui était devenu flic entretemps.
Elle disait qu'avec lui, elle allait changer
De vie. - Elle a dit son nom ?
- Non, elle n'a jamais voulu. - Elle venait ici pour l'aider.
Il arrivait plus à tenir son rôle. - Quel rôle ?
-Voilà, je vous remercie.
Driss !
Oh, Driss !
T'entends pas
Quand je te parle ? - Ben si, je t'entends.
-Appelle ton contact. Tu lui dis qu'on le fait pas.
Je le sens pas.
-Tu sais combien de temps ça m'a pris
Pour établir une relation avec lui ?
- T'as entendu ? - Attends.
Là, ma meuf, elle a disparu, et toi, c'est ça que tu me réponds ?
C'est ça ? - Je suis désolé.
J'appelle mon contact. T'es sûr ? - Ouais.
- J'annule ? - Appelle-le !
- On n'aura pas une 2e chance. - Arrête de casser la tête, Driss.
- Comme tu veux. C'est toi le boss. - Appelle-le.
-Marianne
s'appelle Samira Djamil. Elle viendrait des quartiers sud,
Vers Moulins. - Même spot que le shit filtré.
-Vincent Paumel,
Appelé Vince.
Il dirige le trafic
sur la zone.
-Et lui, c'est pareil ? Aucun lien avec Samira ?
Vous êtes sur ce réseau
Depuis des mois avec planques, écoutes, photos, et y a rien ?
Pas un lien ?
-OK. Ils sortaient ensemble.
-Attends, comment ça ?
-Donc, tu nous prends
pour des cons
depuis le début !
A quoi tu joues ?
-Je discute pas d'opérations confidentielles.
-Continue, Marijo.
Je crois que c'est pas fini. - Y a 4 mois, Samira a croisé
un ancien amour
De jeunesse revenu habiter dans son quartier.
Elle a jamais voulu donner son nom aux gens de l'asso. Pourquoi ?
C'est un flic
infiltré dans les quartiers sud. Ca te parle,
Bruno ? Un flic en burn out, pressurisé
Par sa hiérarchie, terrifié à l'idée de se faire gauler !
-On commence à se faire chier !
On parle d'un flic qui est pas à la hauteur.
Ce flic se tape la meuf
D'un des plus gros trafiquants du coin.
Il va faire foirer cette opération !
-Alors, tu vas le laisser se faire buter, ou se faire sauter caisson ?
Abruti !
- Me parle pas comme ça ! - Ca va,
Marijo !
-Faut pas s'embêter, Bruno, t'as raison. Toi, par exemple,
tu lâches tes gars
Dans la nature, et quand ça va pas comme tu veux, tu les punis.
Tu les laisses pourrir. Hein ?
Ton gars avait peut-être fait une connerie.
T'en fais jamais, toi ?
Il était
Sous ta responsabilité. - Oui.
Toi, t'étais où quand ton mec s'est fait shooter ? En villégiature ?
-Tu parles pas de ce que tu sais pas !
- Arrête ! Arrête ! - Normal que vous fassiez les chiens
crevés !
On n'a pas oublié vos exploits dans l'affaire Fontana !
- Tu arrêtes tout de suite ! - Fini les conneries.
Adama,
tu reviens !
-Désolé.
-Il faut aider ce mec !
-L'identité d'un agent infiltré est confidentielle.
Je peux rien faire. Désolé, mais il a raison,
L'affaire vous appartient plus.
-Eh ben, le traitement VIP aura pas duré longtemps.
-C'est pas grave, on n'en a jamais eu besoin.
Allons chercher ce mec.
Vibreur.
-Oui ! ♪-Il arrête
♪tout. - Je sais. La meuf de Vince.
- Comment tu sais ? - Je sais ce que t'as fait.
- Tu sais où est Samira ? - Non, on n'a pas de nouvelles.
♪Tu t'es tapé sa meuf. T'as conscience de la merde
Dans laquelle tu t'es foutu ? - Bruno, je l'aime, cette meuf. OK ?
♪Je l'aime. - Ta gueule !
♪Ecoute-moi ! - Toi, tais-toi. Ferme ta gueule !
♪Je suis
En train de devenir fou ! Ils vont me fumer !
Sors-moi de là ! ♪-Tu restes là-bas
Tant que le rendez-vous n'a pas lieu !
- Je l'aime, Bruno. Je l'aime ! - Fallait y penser avant !
♪Tu restes là-bas,
T'as compris ? ♪-Chistera, il dit quoi ?
-Il valide. Il est furax ! Tu vas nettoyer le bordel que t'as foutu !
♪Rappelle-moi ce soir avec de meilleures nouvelles !
Connard !
Que fais-tu là ?
T'as entendu ? - Non.
Je t'apportais la transcription des écoutes d'hier.
-Y a que les fouines qui écoutent aux portes. T'es pas une fouine ?
-Non.
-Très bien. Ca va.
-Commandant !
C'est lui que vous cherchez.
-Tu peux te faire virer
pour ça.
-Il va avoir des problèmes. J'ai pas signé pour ça.
Faut le sortir de là. - On va faire notre possible.
On frappe.
Toc toc.
Je te fais la version courte.
Je t'ai entendu téléphoner.
Je sais que tu te tapais Sam.
Maintenant, je veux savoir où elle est.
Et je vais regarder Vince t'enculer tes morts quand je vais lui dire.
-T'es sûr de ton coup ?
T'es sûr de toi ? Toi, je sais pas,
Mais moi, Vince, il me fait confiance.
-Ca durera pas.
-Ah, ça, je sais pas. C'est chaud pour Vince, en ce moment.
Les descentes, la fumette, Samira.
Je pense que si tu vas le voir et que tu lui dis ça,
Il te croira pas.
Parce que derrière, moi, je vais t'enfoncer.
Je vais le retourner contre toi en 4s.
Tu vas lui dire que je me suis tapé Samira ? Je dirai que tu mens.
Qui il croira ?
Pas toi, Farid.
-Tu sais ce que je crois ? Je crois que t'es un condé.
Il rit.
-T'en as d'autres
Des comme ça ?
-"Ouais. C'est chaud pour moi, ici.
"Il dit quoi, Chistera ?"
-C'est chaud avec mon propriétaire ici pour cet appartement.
Chistera, c'est le mec chez qui je vais loger après. Abruti !
Vibreur.
-Farid, y a les flics en bas.
- Pas plus près. - Pas de problème.
-Reculez un peu,
s'il vous plaît. Merci.
-Bonjour, messieurs dames. Est-ce que l'un d'entre vous
Connaît cette personne ?
OK.
Je m'appelle Gabriel Darius.
Je suis commandant de police au SRPG de Lille.
J'ai une information délicate à vous transmettre. J'imagine
Que je suis pas le bienvenu. - Ferme ta gueule !
-Ca confirme mes propos.
Y a une chose
Qui m'échappe.
Je vais vous l'expliquer. Je suis venu avec le capitaine Cantini
et le Lt Lacorderie,
pas avec des gros bras. Je suis là pour quoi,
d'après vous ?
Pour tenter d'aider ceux qui l'accepteront.
J'aimerais juste savoir qui a eu
La franchise de me dire "Ferme ta gueule" ?
N'hésitez pas. Ca me gêne pas qu'on me dise "Ferme ta gueule".
Je veux
Comprendre pourquoi. C'est vous, monsieur ?
D'accord.
C'est vous,
monsieur ?
OK.
Monsieur...
C'est vous ?
-Il se passe quoi ?
-Bonjour, monsieur.
Connaissez-vous
Cette personne ? - Pourquoi ?
-Elle est décédée.
Je suis désolé.
On peut se parler ?
-Oui,
venez avec moi.
Elle s'appelle
Samira.
Samira Djamil.
-Vous la connaissiez
bien ?
-Oui.
C'était ma meuf, quoi. Donc, oui. Vibreur.
- Depuis quand vous l'avez pas vue ? - Trois jours,
un truc comme ça. - Vous vous êtes pas inquiété ?
-Je voyais pas l'intérêt à ce moment-là.
-D'accord.
-(Je sais où il est. Gagnez du temps. On se rejoint à la voiture.)
Ouvre, bordel !
-Vous savez si elle se sentait en danger ces derniers temps ou pas ?
-Non.
-Non ?
Personne lui en voulait ?
Elle aurait pas pu
se brouiller avec quelqu'un ? - J'ai dit
Non. - Je demande.
- Je vous réponds. - Faut que je te parle.
-Il est occupé !
- Quoi ? - Pas ici.
-On n'a pas fini !
Oh !
Alors quoi ? On peut pas passer ?
-Je comprends ta tristesse, mais faut bouger, là.
-Non ! Si je me barre, Bruno, il me vire.
-Tu sais les risques que j'ai pris en venant ici ?
- T'es sûr ? - Sûr.
Tu veux qu'on fasse quoi ?
-Je sais... C'est Bruno qui a dû faire fumer Samira.
-Non, il faut atterrir, là. Bruno,
C'est le patron des Stups.
-Qui, alors ?
-On trouvera.
Mais là, on se barre ! - Je comprends pas.
-Je sais que tu l'aimais. Les mecs en bas, comment tu les trouves ?
On va se faire lyncher ! Tu m'entends ?
Prends ton arme. Prends ton arme ! - OK ! OK !
- On va les chercher. - Les gars, on bouge !
Dépêchez-vous ! - Tt tt tt.
Vaut mieux
Partir.
Vibreur.
-Marijo, on est dans les caves. Rejoins-nous...
Où ça ? - A l'angle Léo-Lagrange, rue Lepic.
-Angle Léo-Lagrange, rue Lepic.
Cris.
-Par là !
Rue du Placieux. - Rue du Placieux !
Rue du Placieux !
-C'est bon !
-Il faut des renforts.
-Lâche ton arme !
-Lâche ton arme ! Fais pas le con ! Lâche-la !
Il crie.
-Là ! Ils sont là !
Vite, vite !
Vite, vite !
Bouge ! - Démarre !
-Tiens.
-Merci.
-Ah ben bravo.
On oublie Fontana ?
Bon, Driss,
Bruno m'a jamais fait part de la situation.
J'aurais pas laissé faire.
Il a dû penser que cette mission était
importante pour son CV. On éclaircira tout ça.
Il y aura des suites.
-Ben, c'est bon. Chistera m'a donné le dossier complet de Driss.
-Ah, super ! Merci.
-Oui ?
-Pardon.
Oh, Driss.
Ca va ?
Désolé, mec. On savait pas.
Isa va venir te chercher.
Elle s'inquiétait.
-Vous savez
qu'il est marié, Driss ?
- Isa ? - Sa femme.
- Elle est venue quand ? - Avant-hier.
Elle avait besoin de parler.
- Je peux voir ? - Tiens.
-C'est pas vrai !
-Quoi ?
-Marijo...
-Quoi ?
-Le nom de famille
De Driss.
-Driss Valence ?
- Y a quelqu'un qui m'explique ? - I. Valence dirige l'association
Des proches des forces de l'ordre. - Elle connaît très bien l'endroit.
-Après la mission, on devait faire du ménage dans nos vies
et repartir à zéro. On devait partir
dans le Sud avec Samira.
Que fais-tu là ?
Que fais-tu là ? - Je viens te voir.
-Darius ?
Isabelle dirige
l'association
dont je t'ai parlé.
-Que faites-vous là ?
-Isabelle, je vous arrête
pour le meurtre de Samira Djamil.
- Quoi ? Je... - Driss, Samira se rendait souvent
à l'association. Elle espérait vous sortir
de ce bourbier. Mais elle ignorait
qu'Isabelle
était votre femme.
-C'est ce qu'elle disait.
-T'as tué
Samira ?
-N'importe quoi.
Elle venait
À l'association, mais j'ai rien fait ! Driss !
-Mme Valence.
Mme Valence, vous êtes venue ici
Le soir du meurtre.
Si. Vous avez salué
Tous les collègues de votre mari.
Ensuite, vous avez coupé les caméras
de vidéosurveillance après 23h. Et vous avez fait monter
Samira par l'escalier de service. - Vous avez aucune preuve.
-Les collègues vous ont vue. Tout le monde vous connaît,
c'était facile pour vous.
-Isa,
Dis-moi que c'est pas vrai. - C'est elle qui est venue me voir.
Elle voulait
Voir Chistera. J'ai dit que j'allais l'aider.
- Allez, allez-y, continuez. - Après, je lui ai proposé de faire
Une action forte.
Même si elle ruinait notre mariage, elle avait raison.
Il fallait taper un coup fort
Pour te sortir de cette merde. C'est ce qu'on a fait. Ca a marché.
Sans moi, t'y serais encore.
Elle voulait mettre une banderole.
Les banderoles, les gens s'en foutent.
Je me suis dit...
qu'une nana
en uniforme dans le bureau de Chistera, ça les réveillerait tous.
Driss...
Je l'ai fait pour toi.
Je t'ai donné
toute ma vie.
Je t'ai soutenu tous les jours sans relâche.
C'est comme ça
que tu me remercies ? - Mme Valence.
- A quel moment tu m'as préservée ? - Isabelle.
Venez.
Venez avec moi.
Venez, Isabelle.
-Darius...
Est-ce que je peux avoir un moment tout seul, s'il te plaît ?
-OK.
Allez.
-Ouais.
- C'est bon ? - Ca va, ça va aller.
- Je te raccompagne, Ben ? - Ouais, avec plaisir.
- Fais attention à toi. - Promis.
Bon, ben bisous.
- A demain. - Bonne soirée à tous les deux.
-Voilà mon carrosse.
-Bonsoir, Darius.
-Salut, Luis.
Ramène-la intacte. J'en ai besoin. - Marijo, elle est indestructible.
-Alors...
-Ca va aller ?
-Oui, ça va aller.
Bonne route.
...
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